Interdiction du sexe et de la violence à la radio jamaïcaine
Il est assez facile dans les cas de censure de dire qu'il vaudrait mieux s'occuper des vrais problèmes plutôt que de se lancer dans une chasse aux épouvantails. On ne va pas s'en priver, surtout que pour le coup, la Jamaïque est une cible facile. Quand on jette un oeil au rapport d'Amnesty International sur la Jamaïque, on se dit que le gouvernement a d'autres chats à fouetter. Le mauvais exemple donné par les chanteurs de dancehall quand il s'agit de violence, par exemple, est sans doute bien moins grave que celui que donne la violence policière. Et les actes sexuels mimés sur les pistes valent sans doute mieux que les viols qui restent très souvent impunis, même sur des mineurs.
Si le gouvernement jamaïcain tenait vraiment à censurer ses chanteurs, il aurait sans doute mieux fait de s'attaquer à ceux qui tiennent des propos homophobes, comme Elephant Man ou Dr Evil. Commentaires
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