My Name Is Nobody : un nom à retenir…Dehors une pluie Bruxelloise incessante, mais j’ai retrouvé Vincent Dupas, alias My Name Is Nobody dont je vous avais déjà dit tout le bien que j’en pensais. Sur son dernier album, The Mentor, il est entouré des Desert Foxes, sa formation électrique et émérite. Soit l’orgue-wurlitzer de Faustine Seilman, une excellente section rythmique composée d’Erwan Fauchard (basse) et Franzl O’Gautreau (batterie), avec de surcroît le concours des banjoseries de Vassili Caillosse et d’un demi Berg Sans Nipple à la trompette et aux percus. (D’ailleurs, cette moitié de Berg Sans Nipple donne des petites touches qui rappellent immanquablement son excellente prestation sur le Next Year In Zion d’Herman Düne – écoutez "The Sea Sprays"…).
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Pour les influences, c’est bien chez Arbouretum, Howe Gelb ou Palace Brothers qu’il faut aller chercher les mentors. Tantôt crispé comme la mâchoire du pionnier, tantôt relâché comme une balade en baudet entre deux déserts, le disque est une réussite totale. Le fil de l’histoire ne se perd jamais, et Dupas sait conter avec l’inflexion américaine juste. Un son profond et sincère se mue en tornade sur les puissants "The Mentor" (époustoufflant), "Doom" et "Miklos The Hopeless" (bouleversant), avant d’envelopper tendrement nos esgourdes sur le morriconesque "Down In The City" ou les superbes chansons-d’après-l’orage "A Tree, A Home" et "Stars Are Falling". Sans peine, on oubliera le bancal Song Of The Pearl d’Arbouretum, surclassé ici par des transitions limpides, un sens mélodique impressionnnat et une instrumentation ouvragée (des accents métal de "Strange" au chœur exalté de "Harvest & Wine"). The Mentor esquisse un sans faute entre cruauté et douceur, et toujours mène son homme vers la félicité. Commentaires
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