Démoniaques simiens Le nouveau Gorillaz est excellent. Si si, c’est vrai ! Damon Albarn, leader de Blur et marionnetiste des quatre singes virtuels qui s’étalent sur les banderoles de métro, vient de signer, en collaboration avec plein de gens différents (Neneh Cherry, Shaun Ryder, la chorale gospel de Londres) un album finement composé, plus hétéroclite que son prédécesseur et pourtant plus cohérent. Le disque s’ouvre sur quelques ballades éléctro-pop bien sombres, histoire de montrer que les primates cartoonisés ont évolué depuis leur joyeux premier album, et enchaîne sur des fusions entre hip-hop (Feel Good Inc. avec De la Soul), disco-rap-trip-hop (All alone), conte musical (Fire coming out of the monkey’s head narré par l’acteur Dennis Hopper), folk (Don’t get lost in heaven), rock (White light) et un gospel symphonique (Demon Days) qui clôt ce nouvel opus en douceur. Le quatuor imaginaire, créé sous la plume de Jamie Hewlett (le dessinateur de l’amoral Tank Girl), a sa propre version de l’enregistrement de l’album. Russell, le batteur gorille américain, explique que c’est Noodle, guitarero japonaise de 11 ans qui a eu la vision générale de ce Demon Days et qui en a composé la majeure partie, sans que Murdoc (bassiste crasseux et sataniste à l’origine du groupe) ne puisse s’en attribuer le mérite. Pendant ce temps, le chanteur 2D, icône pop aux cheveux bleus et migraineux carabiné, n’entrave de toutes façons que dalle au monde évoluant autour de lui. Une seule question nous reste au bord des lèvres : à quand les musiques de Gorillaz chez leur cousin Donkey Kong(a) ? Commentaires
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