Le Cybraphon est un groupe indie comme tant d'autres aujourd'hui. Il cultive une esthétique bric-à-brac, il joue de plein d'instruments vintage, il est déjà connu via une multitude de vidéos postées sur le web mais est loin d'avoir un contrat. Il n'a aucune âme aussi. Bien sûr il mesure sa propre popularité au nombre des internautes qui le suivent sur les réseaux sociaux et à vrai dire, ça l'obsède plus que tout.
La seule originalité du cybraphon, à vrai dire, c'est d'être une grosse armoire. Une grosse armoire qu'un trio d'artistes britanniques a rempli d'instruments et de mécanismes qui les jouent. Les mécanismes sont eux même reliés à un mac qui analyse en temps réél le nombre de nouveaux fans, followers et autres amis que le Cybraphon accumule jour jour après jour sur Facebook, Twitter et Myspace. Selon le flux de sa popularité, le Cybraphon joue une musique plus ou moins joyeuse aux visiteurs qui viennent le découvrir dans une galerie à Edinbourgh. Bien sûr, comme un vrai groupe, le Cybraphon finira toujours par déprimer, parce que même le succès ne rend pas heureux (qu'ils sont moralistes ces artistes!).
En attendant l'inévitable split, voilà ce que joue le Cybraphon quand il est heureux.