Le deuxième album des garçons preppy de Vampire Weekend sort le 11 janvier prochain, mais ils ont su faire monter le buzz depuis quelques mois déjà. Depuis cet été, ils ont profité des quelques dates qui ont rythmé l’enregistrement de leur album pour offrir à leur public un avant-goût du tant attendu Contra, en jouant plusieurs de ses morceaux sur scène. Le public français avait notamment eu l’occasion d’en découvrir quelques uns lors de leur passage à Rock en Seine en août. Le 5 octobre dernier, la blogosphère s’agitait sur le sens d’un mystérieux compteur sur leur site officiel ; après des interprétations plus ou moins farfelues, on a pu découvrir avec une certaine extase le premier single en libre téléchargement, l’excellent "Horchata".

Apothéose de cette promo au compte-goutte : une série de concerts intimistes en guise de tour de chauffe avant la date de sortie fatidique, et l’inévitable tournée qui suivra. Après New-York et Londres la semaine dernière, les Vampire Weekend ont investi hier soir la scène du Nouveau Casino. Malgré l’heure tardive (concert prévu à 23h30, début sur les coups de 00h45), la file d’attente était celle des grands jours de la salle d’Oberkampf. Dans un Nouveau Caz plein à craquer et moite, les garçons ont immédiatement planté le décor : oui, vous alliez entendre une bonne moitié du futur album, et non, vous n’alliez pas être déçus. Le quator de Brooklyn nous a offert un savant mélange de nouveaux morceaux et de leurs tubes du précédent album éponyme, le tout au cours d’un set d’un peu moins d’une heure.
On a pu observer un public attentif aux nouvelles chansons, le plus souvent emballé (le refrain entêtant de "Cousins" n’a pas tardé à être repris en cœur), mais qui ne se déchaînait vraiment que sur les bon vieux hits ("A-Punk", "Cape Cod Kwassa Kwassa", "Oxford Comma" et les autres), interprétés à la perfection. Une setlist particulièrement bien dosée et rythmée par un Ezra Koenig en bonne forme, parlant dès qu’il en a l’occasion en français, un exercice dont il s’en sort bien mieux que la majorité de ses compatriotes, comme il nous l’avait prouvé avec sa reprise de "Ca plane pour moi" à la Cigale il y a un an. C’est à l’occasion du rappel que le tant attendu "Horchata" déboule, ou plutôt, arrive tranquillement. Le claviériste Rostam s’asseoit, un curieux petit clavier sur les genoux, et la chanson est lancée, pour une version un peu moins rapide que l’originale, mais définitivement sublime. Un ultime pogo sur "Walcott", il est presque 2h du mat’, et les happy few quittent la salle, conscients d’avoir eu la chance d’entendre une bonne moitié de ce qui s’annonce d’ores et déjà comme l’un des meilleurs albums de 2010.

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http://lesseptembriseurs.blogspot.com/2009/10/vampire-weekend-contrattaque.html
avec quelques vidéos en prime pour les fanatiques…
Un bon concert mais un peu trop court, Quoi qu’il en soit, Vampire Weekend fait toujours plaisir à voir.
http://anysound.wordpress.com/