Henriette, ce n'est pas le prénom le plus glamour qui soit, surtout si l'on a la bonne idée de se lancer dans le trip hop langoureux ou le post-rock mystique. Pourtant, perchée sur ses talons aiguilles, la gracile Henriette Sennewald d'Under Byen, ne semble pas faire grand cas de son prénom, et réussit à conquérir en quelques couplets mystérieux et sensuels, une population mâle la bave aux lèvres, scotchée au premier rang tout le concert. Mais au delà des apparences, Under Byen sait aussi convaincre par ses ambiances sonores complexes, passant habilement de l'intimiste à la démesure, parfois très proche du trip-hop de Portishead, parfois aussi lyrique que Sigur Ros, avec peut-être moins de ténèbres dans les basses, même si les deux batteries (oui, deux batteries, ça aussi ça existe...), donnent à certains morceaux une rythmique plus soutenue. Quand la voix soyeuse d'Henriette se casse sur le fil, on pense un peu à Björk : même si la comparaison est facile, l'expérience Under Byen est habitée de la même mystique, et tout comme Homogenic, m'a donné matière à de futurs rêves lunaires... Les gars du premier rang ne me contrediront pas.