American Gods(Dave aux manettes de cette notule) Les anciens Dieux sont-ils amenés à dépérir au profit des nouvelles idoles populaires ? La question se pose dans le chef-d’œuvre éponyme de Neil Gaiman ; aux Eurocks, elle fait toute l’actualité. Dix ans après avoir déchaîné moults adolescents (j’en étais), Cake et Shirley Manson sont relégués au vide grenier. « C’est qui Garbage ? C’est bien ?» lance un néo-punk exhibant fièrement son t-shirt Sum 41. Quelques heures avant, le même hurlait par-dessus Ghinzu, conditionné probablement par l’entrée des Belges en costards / ray-ban. Restons honnête, leur prestation est la plus mémorable du festival (cf review de Flyer), aux côtés de celles de NIN et de Bonnie Prince Billy. Du peps à revendre, ce qu’il manquait sûrement à Cake qui ouvrait le samedi après-midi. L’heure de la sieste surtout. Loin d’être vieux, usés et fatigués, les californiens tranquilles n’ont pourtant pas manqué d’humour et d’interactions avec la foule… peu réceptive.
La revanche des Anciens viendra donc de ces funestes papys inconnus menés par une rousse volcanique aux faux airs de Lara Croft. Pas dupe, la belle féministe enchaîne ses tubes oldies, rappelant au passage qu’elle occupe la scène depuis une décennie. Stupid Girl et Cherry Lips déchaînent le public, ça pousse dans tous les coins et je suis persuadé que mon petit pounk y est pour quelque chose. Puis histoire de prévenir que le groupe n’est pas décidé à passer has been, on se mange le nouvel - et passable - opus Bleed Like Me quasi-intégralement dans la setlist. Summum de la cure de jouvence, Belfort se paye avec Shirley le plus long rappel de son édition 2005 (même après la dernière sortie de sa leadeuse, le band co-orchestré par Butch Vig ne se presse pas de rentrer). La générosité, finalement ce serait ça la rançon des croyants… Commentaires
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