Universal donne tout (ou veut vous le faire croire) "Pour 1 téléchargement légal, il y a 40 téléchargements illicites", nous révélait en juillet la Fédération internationale des industries phonographiques. Les Majors de l'industrie, raisonnant en termes de manque à gagner, y voient depuis longtemps un source de revenus perdue, ce qui explique pourquoi elles tentent fébrilement, depuis un an et demi, de se placer sur le marché du Mp3, le célèbre format qu'elles ont longtemps boudé, attaqué, et sur lequel elles ont lancé tant d'avis de mise à mort.Dernière annonce en vogue dans le milieu du Mp3 légal : Universal va lâcher, dès le mois de décembre, la totalité de son catalogue en ligne, disponible de façon illimitée et gratuite pour tous les résidents américains et canadiens. Tout cela en partenariat avec la start-up SpiralFrog, une boîte américaine qui délivre du contenu artistique préalablement publicisé. Et les officiels d'expliquer que l'important, c'est la rémunération des artistes, et que la publicité peut financer cela à la place de l'utilisateur. Grande nouvelle ? Pas tant que ça. En y regardant de plus près, l'annonce sent très fort la poudre mouillée. Primo, ce n'est pas Universal qui lance ce service, c'est SpiralFrog. Universal leur vend son catalogue, et eux se débrouillent avec leur annonceurs (Levi's, Benetton, Aeropostale et Perry Ellis entre autres). Le système propose de télécharger n'importe quel morceau à condition de bien vouloir visionner ou écouter de la publicité. Mais, et c'est ici que le bât blesse, pour chaque téléchargement, c'est 90 secondes de spots publicitaires qu'il faudra s'enquiller. Et les internautes patients, c'est comme la Petite Souris ou les ados mûrs et compréhensifs : ça n'existe pas.Autre mauvais point, les morceaux qui ne seront pas suffisament consultés devraient s'auto-détruire. Le Darwinisme web-capitalistique est né. Dernier point, les morceaux (au format Windows Media avec toutes les DRM de circonstances) ne seront pas gravables sur un CD, ni transférables vers un iPod. Microsoft, qui prépare sa plate-forme de téléchargements et son lecteur associé (nom de code Zuna) veut priver le leadership d'Apple de ces ressources là, à une époque où toutes les ventes en ligne des majors se font dévorer par l'indétrônable iTunes. MàJ (6 septembre 2006) : Des accords sont signés, et Spiral Frog vient d'ajouter EMI Music à son catalogue. Commentaires
De marvin rouge, posté le 04.09.06 à 18:23
![]() Même pas peur !!!! (il y a vraiment peu de chance que ça marche) marvin http://www.gimmicksecouez.blogspot.com/ De CHANOU, posté le 24.01.07 à 16:03 ![]() Comment télécharger la musique des resto du coeur sur MP3 Ajouter un commentaire |
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