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Rigolo (adj. et n.) : 1° Qui amuse, qui fait rigoler. 2° Curieux, étrange, insolite. 3° (Vieil argot) Revolver.

Mais où se cache Kanye West ?

Posté par Slick Rick le 28.08.08 à 17:05 | tags : rigolo, vidéos musicales, hip hop
Kanye West - Good Morning

Même s'il a du se "renier" récemment, Burial y a cru un moment, au convoité doublé "Succès + Anonymat". Le héros très très discret du dubstep ne voulait pas dévoiler son identité, jusqu'à ce qu'on lui dise qu'il pouvait avoir un Mercury Prize. Cédant au chantage, l'artiste a finit par se montrer (ici), à contre-coeur.  D'autres, comme les pourtant surmédiatisés Daft Punk, sont parvenus à conserver leur anonymat - un exploit, souvent plus réalisable dans le monde "déshumanisé" de l'electro. 

Mais franchement, Kanye West...Tout le monde la connait maintenant, la bouille "Droopy style" de Kanye. Il faudrait le lui dire, parce que le rappeur-producteur-megastar semble continuer à croire que son célèbre faciès peut rester confidentiel, malgré ses hits en rafales. Kanye West...Se cache, donc. Persiste dans sa folle quête d'incognito. Regardez ses clip : dans "All comes Down", la caméra subjective élude malicieusement sa présence, qui surgit toutefois par flashs (reflets/radiographie). Dans "Gold Digga", Kanye se prend pour le Bertrand Cantat de "Tostaky" : il nous tourne le dos, le rustre !

Dans le nocturne "Flashing Lights", la star se terre dans le coffre d'une grosse berline : bien mal lui en prend, au moment où l'on devine ses traits derrière un sparadrap, Kanye se fait massacrer à coups de pelle (!) par une biâtch de magazine qui nous obstrue (agréablement) la vue avec son string. Dans "Stronger", où il rend un hommage appuyé à ses mentors de l'effacement (Daft Punk), son visage est bouffé par les plus grosses sunglasses du marché. Et on peut continuer longtemps comme ça !

La clipographie de l'elliptique West est une véritable partie de cache-cache. Chacun peut jouer à "Où est Kanye ?" Dans ses deux dernières vidéos, le producteur-rappeur met même la barre plus haut : il est remplacé par des avatars rigolos, une marionnette ("Champion") et un nounours animé (l'excellent "Good Morning", ci-dessus). Ce perso récurrent figure  d'ailleurs sur ses pochettes d'album, dont la dernière a été dessinée par la star du Superflat (le neo pop art japonais), Takashi Murakami. Bref, on ne voit pas souvent son visage, à Kanye...alors que sa musique est partout ! Graduation, son dernier album est sorti il y un an, mais les hits continuent d'en être extraits chaque mois. Omniprésent, le rappeur voudrait pourtant disparaitre, pfiout, à la Hollow man : une quête un poil démiurgique...On lui souhaite bien du courage !

 


Pete Doherty entre dans l'histoire juridique de la subversion !

Posté par Myosotis le 22.08.08 à 15:00 | tags : news, rigolo, pop, uk

Après un nouveau no-show remarqué lors d'un festival sur le continent, le pauvre Pete Doherty, à qui il n'était rien arrivé de bien excitant depuis quelques semaines (entendre qu'il ne s'est pas fait arrêter depuis un bail), a été l'objet d'une charge juridique inédite de la part de la police du Wiltshire, la "comté" où il réside et joli bout de campagne où lui et ses Babyshambles devaient tenir la vedette du Moonfest Festival. Invoquant un texte vieux de plus de 60 ans, qui nous ramène aux bonnes vieilles arrestations préventives ou sur scène des dinosaures de la subversion rock, les Stones, Iggy Pop ou Jim Morrisson, les flics de Wiltshire ont obtenu de la justice saisie en référé, après une inspection de la caravane des Babyshambles, la reconnaissance que la présence de Doherty au festival risquait d'inciter à la violence et de représenter un risque grave et imminent pour la sécurité des festivaliers. Plus drôle, l'ordonnance indique que la musique du groupe a la particularité de "ralentir le tempo avant de le réaccélérer, tandis que le chanteur incite tout le monde à s'enflammer, ce qui crée un effet d'emballement - whirlpool effect - et des conditions très favorables à des explosions chroniques de violence". La décision de justice a enjoint les organisateurs du festival Moonfest à décommander ses têtes d'affiche et contraint finalement ce dernier à annuler le festival entier. La rumeur veut du reste que le niveau des ventes ait été très très bas et que cette annulation ne soit pas si mal vue de la part de John Green, le responsable du Moonfest.
 

Les Babyshambles ont d'abord réagi avec humour à cette décision inédite et venue d'un autre temps, signalant qu'il n'y avait jamais eu le moindre incident lors de leurs concerts, avant de la regretter officiellement. L'histoire ne dit pas s'ils engageront à leur tour des poursuites contre les supposées déclarations du chef de la police qui aurait déclaré : "haïr ce dégénéré et ne pas supporter qu'il habite dans la région". On se croirait dans Hot Fuzz. Une chose est sûre c'est que la jurisprudence Doherty va faire du bruit et les beaux jours de la doctrine dans les prochains mois : plusieurs juristes se sont émus de la légalité d'une telle interdiction et surtout des motifs invoqués qui semblent revenir aux errances de la justice victorienne. Des parallèles ont évidemment été faits avec les ennuis judiciaires d' Oscar Wilde, l'un des héros de Doherty, dont l'oeuvre avait été attaquée pour son immoralité supposée.

Doherty s'il déménageait n'irait sans doute pas à Liverpool où lui et ses amis se sont presque faits sortir de scène pour avoir tenté une reprise maltapropos de "You'll Never Walk Alone", l'hymne des Reds, lors d'un récent concert dans une salle remplie de supporters d'Everton. Hué, soumis à des jets de projectiles, le fan notoire des londoniens de QPR n'a dû son salut qu'à un second titre des Libertines, "Breck Road Lover", évoquant qu'il avait passé une partie de son enfance à Liverpool. Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas.....


Janet Jackson déballe sa lingerie en famille

Posté par Myosotis le 21.08.08 à 10:19 | tags : soul, rigolo

Vous en rêviez depuis le désormais fameux épisode du Superbowl 2004 durant lequel le beau Justin Timberlake lui avait sauvagement découvert le nichon : Janet Jackson a décidé de capitaliser sur ce moment cocasse et sa nouvelle célébrité mammaire en lançant, d'ici la fin de l'automne, une ligne complète de lingerie. Les ustensiles sexy qui seront dessinés avec un styliste australien, seront vendus à des prix accessibles (à partir de 30 euros) un peu partout et spécialement dans la grande distribution. La collection s'appellera Pleasure Principle et sera centrée sur le confort et le côté pratique. Janet Jackson a dit qu'il y "en aurait pour tous les goûts". Elle a déclaré qu'elle avait trop souffert, dans sa chair (sic) de soutiens-gorge mal adaptés et qui font mal pour ne pas avoir eu en tête le confort de chaque femme. "Je veux, a-t-elle confié, que toutes les poitrines puissent se retrouver dans ce que je fais : les grosses, les petites, les rondes, les poires..." Alors que son dernier album, Discipline, a été un flop en France mais un succès aux Etats-Unis (n°1 des charts pendant 3 semaines), la plus jeune des Jackson a aussi en tête de sortir un livre sur ses récurrents problèmes de poids.

Janet Jackson n'a effectué aucune déclaration concernant la reformation possible des Jackson 5, dont, rappelons-le, elle ne faisait pas partie, pour avoir été un peu trop jeune à l'époque. A l'exception de quelques pas de danse sur scène, elle n'avait, en effet, pas fait partie de l'aventure menée par ses frères Jermaine, Tito, Michael, Jackie et Marlon qui les avait menés à être les fleurons de la Motown à la fin des années 70.

 

 


Black Obama vs Mc Dancin' Cain : la guerre des playlists

Posté par Myosotis le 19.08.08 à 17:53 | tags : politique, rigolo, élucubration

On avait parlé il y a quelques semaines du beau cadeau à base de pop anglaise fait par David Cameron, le leader des Tories, à Barack Obama lors de sa tournée européenne. Voilà que les deux possibles candidats à la présidence américaine reviennent sur le terrain musical au travers de confidences faites au magazine Blender. Barack Obama et John McCain ont été invités à livrer la liste de leurs 10 chansons favorites de tous les temps et il faut bien avouer que sur ce terrain là, on serait bien infoutu de les départager. Si les deux hommes ont fait à bien des égards des choix sans grande surprise (des chansons que tout le monde connaît), on ne peut pas céder à la facilité et considérer que Mc Cain, ce qu'on aurait bien aimé faire pour céder à la Obamania, a des goûts de merde.

Tout ce qu'on peut dire c'est que Mc Cain a des goûts camp (2 Abba dans les 10, ça fait quand même beaucoup) et aime visiblement beaucoup trémousser son corps meurtri. Chacun emprunte un ou deux blancs/noirs à l'autre histoire de retourner l'adversaire, Mc Cain joue la tradition (Armstrong, Beach Boys, Dooley Wilson) et Obama la modernité : c'est plutôt roublard et bien vu. On notera que les deux semblent choisir les titres autant en raison de leur musique que du message qu'ils véhiculent : Touch the Sky, Think, ou Take A Chance on Me (ok, il y a aussi Espérons qu'on va passer le mois de décembre). Bizarrerie pour ceux qui ont l'habitude de suivre ce type de listes, c'est Obama qui a cité Springsteen et pas son rival. Clin d'oeil à l'icône musicale que chérissent les Américains qui feront pencher la balance électorale entre Démocrates et Républicains. Sinatra les met d'accord en revanche... comme d'habitude.

Alors, vous êtes plutôt Black Obama ou Dancin' Cain ?

Playlist de Barack Obama

1. Fugees - Ready or Not

2. Marvin Gaye - What's going on

3. Bruce Springsteen - I'm on Fire

4. The Rolling Stones - Gimme Shelter

5. Nina Simone - Sinnerman

6. Kanye West - Touch the sky

7. Aretha Franklin - Think.

8. U2 - City of Blinding Lights

9. Will.i.am - Yes we can

10. Frank Sinatra - You'd be so easy to love

 

Playlist de John Mc Cain

1. ABBA - Dancing Queen

2. Roy Orbison - Blue Bayou

3. ABBA - Take A chance On Me

4. Merle Haggard - If We Make It Through December

5. Dooley Wilson - As Time Goes By

6. The Beach Boys - Good Vibrations

7. Louis Armstrong - What a beautiful World

8. Frank Sinatra - I've Got You Under My Skin

9. Neil Diamond - Sweet Caroline

10. The Platters - Smoke Gest In Your Eyes

 

J'ai sous les yeux la playlist officieuse du président Nicolas Sarkozy mais ne la révélerai que sous la torture. Italians Americans do it better comme disait l'amie Madonna.

 


Le popping va-t-il défoncer la tecktonik ?

Posté par Myosotis le 15.08.08 à 14:43 | tags : youtube, rigolo


 
La tecktonik aura fait long feu. Le mouvement est en passe d'être renvoyé aux oubliettes de l'histoire par une nouvelle vague venue d'Asie : le popping. Pas la peine de changer les fringues, l'esthétique criarde à carreaux élargis à l'oeuvre chez les amis de Lorie peut tout à fait être réutilisée pour se saper popping. A regarder les images de ce qui nous est vendu un peu partout dans la presse spécialisée (et non spécialisée - signe que ça bouge du côté de la hype), le popping comme nouveau phénomène de mode ressemble clairement à une arnaque : le truc ne se distingue pas vraiment de la danse hiphop, du smurf, du breakdance tendance robot, et donne une impression évidente de déjà vu.

Après une petite recherche, on se rend compte que cette danse soi-disant nouvelle serait arrivée de Californie à la fin des années 70. Le combo Electric Boogaloos, groupe de dance et de funk, est considéré comme son inventeur officiel même si d'autres réclamations en paternité ont été faites. Pour les puristes, ce serait le groupe Close Encounter of the Funkiest Kind (impeccable pour un futur oublié-de-la-funk) qui aura montré la voie au tout début de la décennie.

Pour la vulgate, et peu importe les grands débats, le popping est avant tout une danse urbaine basée sur la contraction en rythme de tous les muscles du corps (le ticking) et qui connaît un revival maousse au Japon. A l'inverse du breakdance et du smurf, c'est une danse qui se pratique exclusivement debout : pas question ici de faire des roulades, des toupies, de tourner sur la tête, le cul ou tout autre organe : le popper (ne pas confondre avec Popper's) se danse droit et fier comme Artaban. Parmi les différentes facettes du mouvement, on trouve quelques spécificités qui ont essaimé dans les autres types de danse urbaine comme la fameuse technique du robot, le waving (faire des vagues avec son corps comme si on était l'Océan Atlantique) ou encore le spectaculaire Tetris, variante humanoïde du fameux jeu où l'on fait tourner les pièces pour composer des lignes. Dans sa version japonaise, le popping est donc un mouvement infiniment plus branché que la tecktonik belge attitude, dont le top de la branchitude est le Liquid pop. Cette dernière spécialité consiste à prendre son corps non pour un... corps mais pour un liquide ou un fluide. Le liquid pop dancer abandonne alors la ligne droite pour la ligne courbe. Il danse comme Plastic Man en essayant de contourner les limites naturelles fixées par son squelette et ses articulations. Ce nouveau développement du popping, qu'on rencontre aussi dans l'univers des ravers, repose sur l'idée que la danse peut amener à quitter son enveloppe corporelle et à faire fusionner l'homme avec les éléments. Il est toujours impressionnant et curieux de voir que ce type d'art repose sur un socle théorique aussi élaboré et sérieux alors qu'il finira massivement dansé par des ados mal fagottés et à moitié bourrés sur le parking d'un Macumba. A vos sneakers, poppez !

Dr Dooom a-t-il tué le Dr Octagon ?

Posté par Slick Rick le 08.08.08 à 12:03 | tags : youtube, rigolo, vidéos musicales, hip hop
Dr Dooom - "R.I.P Dr Octagon"

Dr Dooom n'est pas un énième avatar du rappeur MF DOOM, alias Zev Love X alias King Geedorah alias Metal Fingers alias Viktor Vaughn. Rien à voir, hormis un featuring : Dr Dooom est un énième avatar du rappeur Keith Matthew Thornton, alias Kool Keith, alias Dr Octagon alias Black Elvis alias Dr Nogatco. C'est pourtant simple !

 

Passé en HP dans sa jeunesse, Kool Keith (alias Dr Dooom, alias...) aime bien jouer au dingue, en exposant par exemple dans ses chansons sa passion pour des thèmes rassembleurs tels que la chirurgie, la schizophrénie, le porno alternatif, le grand chaos ou l'invasion de la terre par les aliens. Ses clips déments attestent d'un univers mental aussi foisonnant que perturbé.

Mais Kool Keith n'est pas seulement un passionnant cas d'étude psychiatrique. C'est aussi - comme chacun sait - un génie underground. Prenez un de ses disques, n'importe lequel : voilà vous voyez... Ce MC est le John Waters du hip hop. L'Alan Vega de l'acid rap. Un savant satirique et fou.

Et, bonne nouvelle, le roi du "pornocore" va sortir un album : Dr Dooom 2, sous son blase éponyme, avec "R.I.P Dr Octagon" pour single. Le clip raconte (confirme) l'assassinat de Dr Octagon par Dr Dooom. Le Dr Octagon, personnage qu'on pourrait succinctement dépeindre comme une sorte de "chirurgien-extraterrestre-gynéco-tueur" (apparu sur Dr. Octagonecologyst en 1996) était pourtant déjà donné pour mort sur First Come, First Served, le premier album de Dr Dooom ("Who killed Dr Octagon?") en 1999. Tout celà est bien compliqué... D'où l'intéret de ce clip qui, à travers son traitement efficace proche du "snuff" confirme le trépas du Dr Octagon, réduit à un vulgaire bout de viande sanguinolant. Cette fois c'est sûr, the man is dead.

Mais non. Car une rumeur colportée par l'infâme Fanatik-J sème le doute sur la toile : le Dr Octagon n'aurait pas dit son dernier mot, Jean-Pierre. Mais qui est ce déplaisant plaisantin ? Quels mobiles l'habitent ? Cette phrase est-elle une contrepèterie ?

En cherchant un peu, on trouve la clé du mystère. Selon nos informations, Fanatik-J serait l'homme qui devait produire l'album "The Return of Dr Octagon" (2006). Le malheureux aurait été écarté du projet par le label (CMH / OCD Records, un label de country !), qui a quand même sorti l'album, sans son accord, ni celui de Kool Keith. Keith qui l'a ensuite renié, l'album. Rebelle jusqu'au bout, Fanatik-J promet même sur son site le "Real return of Dr octagon". Tataaa.

De multiples interrogations subsistent donc à l'heure où nous écrivons ces laborieuses lignes. L'ultra-magnétique Dr Octagon est-il mort ? Ressuscité ? Cloné ? Zombifié ? La réponse pour Halloween.


Mark E. Smith vend des trucs sur Ebay

Posté par Maxence le 06.08.08 à 16:49 | tags : punk, rock, rigolo, youtube

Mark E. Smith, le grincheux leader et seul maître à bord de The Fall, dont Myosotis nous chroniquait avec verve la dernière exaction (lire la chronique de Imperial Wax Solvent) au mois de juin dernier, fait encore parler de lui au sein du landernau rock' n roll. Après une prestation j'm'en-foutiste et rigolarde au cours de la soirée de remise des prix du magazine Mojo, pour laquelle il avait été nominé au titre de "Mojo Maverick", en gros celui d'outsider du rock, MES s'est illustré en bousculant publiquement les membres de The Cribs (qui ça ?) venus lui apporter son award, puis en tabassant carrément leur chanteur, vertement éjecté du podium où il tentait de poser pour la postérité avec l'atrabilaire mancunien durant la séance photo qui eut lieu en coulisse (toujours selon les dires dudit chanteur).


Cette anecdote qui prête à rire passe encore puisqu'on imagine aisément le peu de valeur que "Mémé" (comme le surnomment ses fans) accorde aux récompenses de ce genre. Mais cela ne suffisait pas, histoire d'enfoncer le bouchon un peu plus loin dans le cul du cochon médiatique, Mark E. Smith se devait de passer encore les bornes. C'est donc le 07 août dernier que des internautes attentifs ont constaté la mise aux enchères sur Ebay de la récompense en question ! Un grand fuck off au musique business (Buck Fuzik Musiness !) et la prevue qu'à la rengaine : "I am a 50 years old man, and I like it " présente sur Imperial Wax Solvent, le dernier album de The Fall, MES aurait du/pu ajouter "I'm a 50 years old man, and I feel 25 again". (via Visi.com)


La vidéo de la remise des prix du magazine Mojo en juin dernier :


The Residents, Reductio Ad Hitlerum

Posté par 2goldfish le 01.08.08 à 11:53 | tags : politique, rigolo, vidéos musicales, rock

 

 

A une époque lointaine, bien avant l'invention de la loi de Godwin, on parlait encore de Reductio Ad Hitlerium pour l'album Third Reich 'n' Roll des Residents. Aujourd'hui il est communément admis que le rock n'était qu'une fausse révolution qui avait le mérite de garder les gamins occupés pendant que leur parents faisaient des affaires et s'occupaient des Russes, et les Residents avaient des années d'avance sur ce discours sarkoziste avec leurs longs mashups anarchistes comme autant de gorgées de vitriol craché à la face du mythe rock'n'roll. C'est l'été et il n'y a plus d'actu, et c'est toujours plus rigolo que John Lydon en 2008 et toujours plus avant gardiste que nous. Il vaut toujours mieux regarder les Residents sur Youtube.


Le clip de Kiss Kool : parce qu'ils sont jeunes et c...cools??

Posté par Slick Rick le 29.07.08 à 16:56 | tags : rigolo, dailymotion, rnb
Kiss Kool avec un "K" rageux, c'est pas des bonbons mecton : "C'est le nouveau groupe belge du moment" peut-on lire sur le site...des Kiss Kool. Alors, "attendez-vous à ce que ca décoiffe sur les podiums !", parce que Julien, Julien ("appelez-le Juju"), Jérôme et Gillian (tiens, un "G"!) sont les quatre Kiss Kool. "Et vous allez adorer".


Et de fait, "Parce qu'on est jeune", le premier clip de ces "ados" belges ( ils prétendent être au lycée), on adore. Avec cet extraordinaire single qui évoque les regrettés 2be3, en version prépubère, ce mini boys band revendique un look audacieux et hybride, entre hip hop, tektonik et La Redoute-Enfants. Autant dire qu'ils ont la classe. Tous "danseurs et célibataires", les Kiss Kool chantent leur rage adolescente ( le déjà culte : "Parce qu'on est jeune on n'fait pas d'erreur, on vit la vie à 200% à l'heure.") avec une plume trempée dans le vitriol. Checkez plutôt cette phase de barbare : "Viens avec nous oui c'est parti / Oui viens danser dans les boum parties / parce qu'on est jeunes nous on en raffolle / mais c'est pas grave on sèche pas l'école !" Attention, c'est du hardcore.


Mais les quatre lascars savent aussi montrer leur face tendre et "love", n'hésitant pas à user de métaphores simples et funky, bien de notre temps : "sa photo couleur me fait trop kiffer / elle me dit j'aimerais tant te parler". Trop craquant ! Une modernité dans les lyrics qui se traduit également par une ouverture à la "screet culture" avec un featuring rap qui n'est pas sans rappeler les grandes heures de Yannick (auteur du classique "Ces soirées là"). Pas de doute les filles, "la tèntèchieune va nous rendre fous!" Qui a dit "blague belge?"

 

 


Where the ladies at ? #1 : Les batailles de Roxanne Shanté

Posté par Edouard le 29.07.08 à 15:13 | tags : hip hop, rigolo, usa, youtube, rap féminin

Mouvement machiste par excellence, le Hip-Hop a toujours eu du mal à faire de la place aux filles. Ces dernières ont souvent dû se battre pour faire entendre leur voix. Playlist leur rend hommage dans cette série 100% ladies.

 

Quand on parle musique, le prénom Roxanne fait généralement référence à la célèbre chanson éponyme de The Police qui raconte l'histoire d'une prostituée du Sud de la France. Pour tout fan de Hip-Hop qui connaît ses classiques sur le bout du doigt, il évoque surtout une pionnière du rap au féminin, Roxanne Shanté, qui connut son heure de gloire dans les années 80 en bottant le cul de ses collègues masculins.


Si les Lil' Kim et autres Missy Elliot jouaient les castratrices dans les 90's, une gamine de 14 ans faisait déjà la nique aux machistes Hip-Hop à l'époque où le mouvement n'en était encore qu'à ses balbutiements. C'est en effet à ce tendre âge que la petite Lolita Shanté Gooden a explosé à la face du rap en s'attaquant au groupe UTFO et son tube "Roxanne, Roxanne". Kangol Kid, Educated Rapper Doctor Ice y racontaient leurs vaines tentatives de séduire une jeune fille nommée Roxanne. Ce qu'ils n'avaient pas prévu, c'est qu'elle allait se personnifier pour les humilier en public.


Chaperonnée par le légendaire DJ Marley Marl et les membres du Juice Crew, la fly girl du Queens se paie donc la tête du trio sur "Roxanne's Revenge" (1984). Le succès est immédiat (250 000 copies écoulées à New York). Shanté se produit un peu partout dans le pays et une centaine d'autres réponses fusent dans les bacs signées par "The Real Roxanne", "Roxanne's Brother" ou "The Parents of Roxanne". Les "Roxanne Wars" sont le premier clash sur disque d'une telle ampleur et précèdent les fameuses "Bridge Wars" qui opposeront peu de temps après le Juice Crew au BDP de KRS-One.


A vrai dire, le culot et la verve de Roxanne n'avaient guère de limites. Epinglée par KRS dans "The Bridge Is Over" en tant que membre du Juice Crew ("Roxanne Shanté is only good for steady fucking"), elle n'hésitera pas à s'attaquer au Blastmaster en personne sur "Have A Nice Day" (1987), comparant même son nom (KRS-1) à ce lui d'une "station de radio pourrie", à une époque où Kris pouvait stopper une carrière en quelques rimes. Un peu plus tôt, elle avait même cité LL Cool J, Kurtis Blow ou Run DMC sur le titre "Bite This" (1985), s'imposant sans doute comme la première rappeuse féministe et un des talents les plus précoces de l'histoire du Hip-Hop. Même si, ironie du sort, bon nombre de ses textes ont été écrits ou co-écrits par des hommes.


Bien sûr, sa carrière s'écourta au tournant des années 90 et son dernier titre important, "Big Mama" où elle s'en prenait violemment à ses concurrentes (MC Lyte, Monie Love, Queen Latifah), était une attaque plus aigrie que subtile. Mais Roxanne Shanté reste donc la première référence des female MC's et un acteur respecté du mouvement encore actif malgré son diplôme de docteur en psychologie. Une reconversion qui lui a peut-être permis de comprendre pourquoi elle en voulait autant aux hommes...

Les "Roxannes Wars" dans le DVD Beef :



Obama repart chez lui avec de la pop anglaise

Posté par Myosotis le 28.07.08 à 11:34 | tags : rigolo, usa, politique

 


 

On savait que le leader conservateur britannique David Cameron était un fin connaisseur des musiques de son pays et plus généralement de rock pop. Ses déclarations d'amour envers plusieurs groupes et personnalités musicales avaient déjà été relayées par les médias, qu'il s'agisse de son affection pour les Smiths, son goût pour Bob Dylan, Johnny Cash ou d'autres plus au goût du jour comme Radiohead. En 2006, il avait néanmoins mené une sorte de mini-croisade assez affligeante contre la diffusion par la BBC de titres rap faisant la promotion de clichés et situations violents. Cameron l'amateur s'est offert un joli coup de pub ce weekend lorsqu'il a donné, "pour le plaisir", au candidat démocrate à la Présidence Barack Obama, un carton plein de CDs représentatifs, selon lui, de "ce qui se fait de meilleur dans son pays".

Au programme, une sorte de boîte à chaussures dans laquelle on trouvait des albums des Smiths, de Radiohead, Gorillaz et Lilly Allen. L'histoire ne dit pas si Obama a pris la boîte pour écouter ça dans l'avion du retour, s'il a refilé les CDs à l'un de ses conseillers en lui disant de les revendre sur ebay ou s'il a tout simplement rangé le cadeau à côté de la French Box offerte par son nouveau copain Sarkopop. Dans la boîte du Français, là aussi quelques CDs représentatifs de notre variété : Miss Dominhulk, Didier Barbelivien, Mireille Mathieuet Carla Bruni. On comprend mieux pourquoi Obama ne s'est pas éternisé à Paris... Mais que diable a pu lui offrir Frau Merkel pour qu'il reste aussi longtemps à Berlin ? Obama aimerait-il Tokio Hotel, Scorpions et Nena ?

http://www.sundayherald.com/news/heraldnews/display.var.2410435.0.0.php


Téléchargez le nouveau single de Deerhoof !

Posté par 2goldfish le 25.07.08 à 17:19 | tags : rigolo, rock, news

 

 

Hop, le voilà ! Pour une version en plus haute résolution, plus lisible et plus facile à imprimer, c'est par là. Vous trouverez aussi les mp3 premières versions enregistrées par des fans en attendant celle du groupe lui même qui devrait arriver sans doute avant Offend Maggie, le prochain album du groupe, en octobre prochain.

L'idée est véritablement excellente, en tout cas je le pense parce que je l'avais eue moi-même il y a quelques temps déjà et j'attendais de voir quel groupe l'aurait aussi. Je ne me vante pas, le concept, à l'époque du web 2.0, est évident, mais je suis fier que ce soit Deerhoof qui ait eu la même idée que moi plutôt que, disons, Coldplay. Du coup je vais peut-être apprendre à lire la partition et enregistrer une reprise au kazoo et à la cowbell. Je vous tiens au courant.


Pour une loi anti-EMO en Russie : la cocasserie du jour

Posté par Myosotis le 25.07.08 à 12:30 | tags : news, youtube, rigolo, gothique

Si vous aussi vous avez peur des EMO (pour emotive ou emotional), de leurs attirails post-gothiques, de leurs grosses chaussures à semelle d'aluminium, de leurs clous dans le nez, le gland et le bout des doigts, si vous craignez les coupes de cheveux corbeaux, les moues boudeuses, le rouge à lèvres qui déborde, les mèches qui cachent les deux tiers du visage, les attitudes suicidaires, antiéconomiques, alors il n'y a qu'une destination pour cet été : la Russie. A la surprise générale, le NME qui suit cette affaire de très près a relayé l'information selon laquelle la Douma aurait dans ses tablettes un projet de loi anti-EMO susceptible d'être soutenu par une majorité de députés du peuple. Le dispositif prévoierait une régulation des sites EMO, ainsi qu'une interdiction des fringues gothiques dans les établissements scolaires. La loi s'appuierait sur un constat (déjà relayé maintes fois ici et qui a fait l'objet d'études plus ou moins fumeuses), selon lequel les attitudes EMO favoriseraient le suicide et la dépression chez les jeunes. Autant dire que les Russes avec leur taux maousse d'adultes en détresse picolo n'ont pas besoin de ça. Des manifestations pro-EMO sont prévues ce weekend et la résistance est en train de s'organiser un peu partout. Le leader du groupe russe MAIO (rien à voir avec la sauce) a déclaré que "manifester ses émotions ne pouvaient pas faire l'objet d'une interdiction" (non, mais), tandis que les membres du groupe My Chemical Romance, emblématique du genre, ont témoigné leur soutien aux jeunes Russes et répété pour la dernière fois que gothisme et suicide n'avaient rien à voir. Pour ceux qui débarquent, rappelons que le mouvement EMO est issu d'une dérivation du punk hardcore et a depuis évolué (en même temps qu'il ralliait des hordes d'ados) vers un mélange de rock gothique et de mouvement de mode générationnel, empreint d'affectation, de gros son et de sensiblerie. On a tout dit des EMO, qu'ils étaient chiquéS, toc, méchants, satanistes, sexistes, racistes, peu importe. En plus, ils se font des bisous dégueus et pensent que les derniers albums de Cure sont bons....

 


L'attaque raciste de John Lydon sur Kele Okereke de Bloc Party

Posté par 2goldfish le 23.07.08 à 16:56 | tags : rigolo, news, rock, punk, uk, people

Le week end dernier au festival Summercase, Kele Okereke aurait été victime d'une agression raciste par John Lydon et son entourage. Le leader de Bloc Party aurait approché celui des Sex Pistols pour lui demander, avec tout le respect d'un fan devant son idole "quand est-ce qu'il reformait PIL". Lydon aurait répondu qu'il s'agissait d'une "question de noir" et à partir de là la tension aurait monté jusqu'à ce que Lydon ordonne à son entourage de frapper Okereke. Il aurait été sauvé par Ricky Wilson de Kaiser Chiefs et Yannis Philippakis de Foals, qui confirment tous les deux la version d'Okereke (celle que je viens de vous donner, évidemment) tout comme Gruff Rhys de Super Furry Animals et Neon neon ainsi que, semble-t-il, toutes les personnes présentes.

 

Toutes ? Non, j'oubliais bien sûr Lydon qui envers et contre tout résiste aux accusations de racisme et de connerie en général, attribuant ce qu'il qualifie d'accusations mensongères à la jalousie supposée d'Okereke. Ce dernier a déclaré, par contre, avoir été moins choqué par les coups que par la découverte que son héros serait raciste.

 

Résumons les deux "scoops" dans cette affaire : John Lydon se comporte comme un connard, dit quelque chose de choquant. Bon, ça n'est pas comme s'il avait chanté l'amour fraternel toute sa vie ou qu'il était jamais apparu comme quelqu'un de sympathique. La nouveauté, c'est que d'une, il prononce des propos racistes et donc brise LE tabou qu'il lui restait à briser et deux qu'il nie, sans doute parce qu'il se rend compte qu'il a fait une bêtise, alors qu'à la grande époque il aurait assumé fièrement sa provocation et prétendu qu'il voulait nous faire réfléchir à une chose ou une autre.

 

Avec sa pitoyable reformation des Pistols et des années de ridicule derrière lui, Lydon doit bien savoir qu'il n'a plus la légitimité pour nous demander de réfléchir à quoi que ce soit, et s'il a si mal pris la question d'Okereke, c'est peut-être non pas à cause de la couleur de la peau de celui-ci mais plus parce qu'en évoquant PIL, Okereke lui a rappelé une époque de sa vie dont il peut être fier, bien plus en tout cas que celle qu'il vit maintenant.


Avril Lavigne avec ou contre Youtube ?

Posté par 2goldfish le 22.07.08 à 15:11 | tags : web, music biz, news, rigolo, youtube

La musique payée par la pub, c'est ue super chouette révolution, n'est-ce pas ? C'est en tout cas un bon radeau pour l'industrie du disque en pleine tempête (une tempête passagère d'ailleurs si on regarde les tendances : la hausse des ventes numériques aura probablement compensé la diminutions des ventes physiques dans moins d'une décénnie). C'est super, sauf que c'est un sacré gros bordel pour l'instant.

Selon Wired qui a suivi toute l'histoire, le manager d'Avril Lavigne aurait déclaré que puisque la vidéo de "Girlfriend" est la plus vue de l'histoire de Youtube avec au moment où j'écris 93 millions de spectateurs au compteur, Youtube devrait deux millions de dollars à la punkette bubblegum. Mais comment cette vidéo a-t-elle pu être vue plus de fois que celle des deux "scientifiques" qui faisaient une chorégraphie à base de Coca et de Mentos, que celle de Ok Go qui dansaient sur des tapis roulant et celle de Tay Zonday qui chantait "Chocolate Rain" ? C'est totalement improbable et en vérité totalement faux : il s'agit juste d'une opération montée par les fans d'Avril Lavigne qui ont décidé de faire dépasser les cent millions de vues au compteur de "Girlfriend" sur Youtube. Pour ce faire ils auraient même créé un site qui si vous vous y connectez se rafraichit automatiquement toutes les quinze secondes et crée un visionnage "fantôme" du clip.

On savait déjà que certaines compagnies vendent aux artistes, qui veulent se faire signer, des inflations artificielles et automatiques de compteur Myspace et Youtube et que les compteurs des deux sites ne sont pas très fiables. En réponse aux déclarations du manager de Lavigne, un porte parole de Youtube a fait savoir que le site avait connaissance de ce genre de pratiques frauduleuses et avait les moyens de débusquer les tricheurs. Bien sûr, ces moyens n'ont pas été révélés et si on peut imaginer un moyen de repérer les bots (=robots) qui visionnent les vidéos automatiquement, dans le cas de gamines qui par millions cliquent sur "play" toutes les trois minutes, c'est plus difficile. Et puis ce n'est pas vraiment dans l'intérêt à court terme de Youtube de pourchasser trop férocement les pirates : Youtube aussi touche sa part de l'argent de la pub.

Les fans d'Avril Lavigne, qui ont mis en place le site de visionnage fantôme? déclarent maintenant que ce site ne fonctionnait pas mais servait juste à créer un buzz autour du projet "faisaons de Girlfriend la vidéo la plus vue de Youtube" et que les 93 millions n'ont été atteints qu'à la force de l'index des fans. Si c'est bien le cas (et on ne doute pas de toute façon que ce genre d'opération est mené "en vrai" par des fans d'autres artistes tous les jours), Youtube ne peut nier le fait que ces fans ont été exposés à la pub et donc qu'Avril Lavigne mérite ses deux millions. On en vient donc à un système où ce ne sont pas les artistes les plus populaires qui gagneraient de l'argent mais ceux dont les fans sont les plus dévoués : une différence notable qui pourrait mettre Nine Inch Nails et Tool loin devant, disons, Norah Jones. Un artiste pourrait faire fortune en se concentrant sur l'idée de plaire au fan plutôt qu'au grand public. Pas sûr que la musique soit meilleure pour autant.


iPod de la terre entière, tremblez !

Posté par 2goldfish le 21.07.08 à 12:28 | tags : ipod, geek, rigolo

 



 

Avec ses 20 centimètres de haut, sa capacité de lire des vinyles et son look terrifiant, le Juke Bot est un iPod Killer. Il a été conçu par DJ Shadow et Cut Chemist qui apparement n'aiment pas les baladeurs numériques. Il n'a été produit qu'a cinq cent exemplaires numérotés et disponibles uniquement sur le site de DJ Shadow. Le site ne le dit pas mais je crois que ses yeux ne tirent pas rééllement de rayons. Ses bras et ses jambes sont flexibles, par contre, et ses 92,99$ ne représentent plus tellement d'argent une fois convertis en euro (une soixantaine, plus ou moins, selon le jour où vous me lisez). J'ai cassé mon lecteur de mp3 et je cherche une excuse pour me mettre au vinyle depuis belle lurette. Edit : Ce qui n'a rien à voir avec rien. Le rédacteur de ce post comprend beaucoup moins bien l'anglais qu'il ne le croit, apparement..


"J'me ferais bien une Plasticines"

Posté par 2goldfish le 16.07.08 à 17:31 | tags : télévision, vidéos musicales, rigolo

 



Michel Drucker. Le fils du patron de l'Olympia. Dany Boon. Les Plastiscines. Des guitares. Vivement Dimanche. La mine de son crayon. Nous sommes en 2008 et franchement, je n'ai plus les mots. Oh, the humanity...

Ils s'appellent BP Zoom, ils sont célèbres parce qu'ils ont ouvert pour Tokio Hotel au Parc des Princes et parce qu'on les invite à la télévision pour leur grand talent. Ils ont le mérite de nous rappeler que parfois le bien et le mal existent. Tout n'est pas relatif. J'ai envie de leur planter une fourchette dans l'oeil.


Billy Corgan est vieux

Posté par 2goldfish le 11.07.08 à 14:54 | tags : rock, news, rigolo

En novembre dernier, il y a une éternité, donc, un fan serrait Billy Corgan des Smashing Pumpkins à la fin d'un concert et lui arrachait quelques mots plein de bile qui viennent de faire surface sur Youtube. Morceaux choisis (pour plus de réalisme, mettez-vous une pince à linge sur le nez et lisez à voix haute) :

"Nous jouons les chansons d'un album sorti il y a six ou sept mois mais la plupart des gens ne connaissent pas les chansons. Les gens n'écoutent plus les disques. Ouais, quand Siamese Dream [ndt : en 1993] était populaire, plus de gens nous écoutaient mais quand on jouait Machina / the Machines Of God en 2000, 50% du public connaissait l'album. Aujourd'hui tu joues, c'est genre 10% du public qui connait les chansons parce que les gens n'écoutent plus d'albums. C'est que des playlists sur des iPods et des trucs. [...] Je pense que c'est ce que Radiohead va découvrir très vite en donnant leur musique comme ça. [...] J'aurais aucun problème avec l'idée d'offrir gratuitement ma musique si les gens l'écoutaient. Je ne pense pas que quiconque avait prévu que "gratuit" voudrait dire "pas écouté" et "pas aller au concert". C'est le truc qui me mystifie. Ouais, quand on était gamins, on échangeait des cassettes et tout le monde s'en foutait que je n'ai pas payé pour le disque : ça faisait de toi un fan du groupe et tu allais écouter leurs disques. Aujourd'hui pour je ne sais quelle raison tchnologique ou générationelle, ça ne se traduit plus en écoute. Tu passe s énormément de temps à t'assurer que la neuvième chanson de ton album est aussi bonne que la première mais au fond tu te dis "mais personne va écouter ce putain de truc". Alors on abandonne [les albums]"

C'est assez admirable la façon dont il parvient à répéter "les gens n'écoutent plus les albums" sans jamais se tromper et dire "les gens n'écoutent plus MES albums". Une personne comme vous et moi, moins sûre d'elle même, aurait fait le lapsus. C'est pour ça que Corgan est dans la télé quand vous jouez à Guitar Hero et vous simplement devant. Bah, mais pourquoi je vous explique ça, vous êtes sûrement un de ces gamins d'internet qui ne respecte plus rien. De mon temps, on était pas comme ça, je peux vous l'dire, on avait du respect pour le rock, parce que le rock, c'était autre chose, y'avait Grand Funk Railroad et Cheap Trick et tous les jours pour aller à l'école je faisais cinquante kilomètres à genoux en short sur du gravier.


Jeff Buckley, Nouvelle Star, Nouveaux Fans

Posté par 2goldfish le 10.07.08 à 11:00 | tags : rigolo, web, news, rock, music biz

Au cours de mes tribulations sur le web en tant que bloggueur sans cesse à la recherche de nouveau contenu à voler partager avec vous, je suis parvenu à une sentence simple : si sur ton site tu mets une vidéo qui n'est pas "embeddable", une image protégée contre la copie ou un texte que tu ne veux pas voir repris ailleurs (même avec citation de sa source), tu n'as rien compris à l'internet.

Il se trouve justement qu'un email m'est parvenu aujourd'hui avec une petite histoire, très classique somme toute (ce n'est ni la première, ni la dernière fois qu'elle se produit) qui nous rappelle qu'il y a "rien compris" et "rien compris du tout du tout, la vie d'ma mère je sais pas de quoi vous parlez". Sony/BMG a envoyé une sommation aux fans responsables du site JeffBuckley.fr parce qu'en "usurpant le nom de domaine qui selon eux devrait leur appartenir, ils ont "porté préjudice aux ayants-droit de notre artiste comme à [leur] société qui réalise d'importants efforts de promotion autour de Jeff Buckley".

Vous voyez, en créant un lieu accueillant où les fans du chanteur qui nageait très mal pouvaient se rencontrer, échanger des infos sur, par exemple, la dernière compilation de bootlegs de Jeff live sous la douche que maman Buckley et Sony/BMG mettaient généreusement à leur disposition dans un coffret deluxe en ivoire contenant le CD de vingt minutes et une vraie fiole d'eau du Mississipi, ces gens ont fait du MAL à la mémoire et à l'image de la marque Jeff Buckley. Ces gens sont une plaie. Jeff Buckley est beaucoup mieux servi par les gens de la Nouvelle Star qui génèrent des ventes en reprenant "Hallelujah" comme s'il l'avait écrite lui-même (qui se souvient de Leonard Cohen, vraiment ?. Il y a une nouvelle génération de fans à qui vendre et revendre l'oeuvre complète d'un type qui a sorti dix chansons dans sa vie. Il faut un nouveau site, un qui sera débarassé des vieux fans râleurs qui commencent à en avoir marre qu'on essaye de leur vendre n'importe quoi à n'importe quel prix.

On peut se moquer du romantisme de Jeff Buckley, l'âme en peine qui chantait d'une voix haute qui fait mouiller des culottes lycéennes depuis bientôt quinze ans avec le plouf tragique dans lequel il s'est éteint. La vraie tragédie, vraiment, c'est surtout celle de l'avarice des rapaces qui se sont accaparés ses restes.

 


French touch, coco ?

Posté par Life on Mars le 09.07.08 à 15:44 | tags : techno, rigolo, youtube

Zoomusicologie : la vidéo n'est pas récente, mais ne dit-on pas que c'est dans les vieilles cocottes qu'on fait les meilleurs chickens ?

Snoop Dogg se met à la country

Posté par Slick Rick le 30.06.08 à 17:48 | tags : country, youtube, rigolo, hip hop, vidéos musicales
 
 
Snoop a sans doute trop fumé de blunts : le clebs le plus côté du gangsta-rap change de cap...et se met à la country. Pourquoi pas, remarquez. Everlast est bien passé de "Jump Around" au blues pépouze. L'ex-rappeur Everlast qu'on retrouve comme par hasard sur ce titre "My Medicine", tiré de Ego Trippin'. Dès l'intro, Snoop Dogg tape la cassdédi à "Johnny Cash", comme si c'était son pote Xzibit, et lui invente au passage un nouveau blaze qui claque : "the real American gangster". Ambiance gangsta-cow boy, dude. Yeeeha. Et sinon, non, vous n'hallucinez pas, Willie Nelson assure bien le featuring. Le tître, sans grand intérêt, se laisse écouter. Le clip désorientera sans doute ses fans les plus hardcore. Snoop y pousse la chansonnette en mode redneck, courant dans son ranch dans un style vestimentaire assez neuf : mi-Lakers, mi-John Wayne. Snoop l'a fait, on attend maintenant ce que va donner Sheryl Crow en gangsta rap. Ou pas.

La drogue, c'est mal, surtout quand ça marche pas

Posté par 2goldfish le 30.06.08 à 11:14 | tags : psychédélique, rigolo, web

I-doser, c'est un programme qui vous fait une proposition mirobolante : restituer grâce à la magie de la stéréo les effets de la drogue de votre choix, du cannabis au crack en passant par l'ecstasy et les anti-dépresseurs. On vous propose même un orgasme !

Comme beaucoup de monde, j'ai toujours voulu essayer le crack mais mon médecin me l'a formellement déconseillé. Je ne dois pas avoir la constitution en béton d'Amy Winehouse ou Pete Doherty. L'idoser est donc l'occasion que j'attends depuis si longtemps, me suis-je dit en appuyant sur "lecture". Avant d'en arriver là cependant, il aura fallu que je télécharge le programme iDoser et des "doses" de drogue, des fichiers à usage unique qu'on paie très cher. Bien sûr ça sent l'arnaque, me dites-vous, mais les forums iDoser sont remplis de trop de témoignages extatiques et défoncés pour qu'ils soient l'œuvre de simples arnaqueurs.

Or, donc, j'ai décidé de commencer doucement avec une dose dont je pourrais comparer l'effet avec celui qu'elle est censée imiter, le cannabis (une fois je me suis retrouvé enfermé dans un ascenceur avec un type qui fumait un pétard, je suis sorti dès que j'ai pu en l'emmenant au commissariat le plus proche). Il faudrait écouter pendant une bonne demi-heure, au casque et dans le noir, des ondes sonores qui vous passent d'une oreille à l'autre à un rythme élevé pour ressentir l'effet du cannabis, nous explique-t-on. Au bout d'une dizaine de minutes, j'ai effectivement senti ma tête devenir plus légère. Puis elle m'a fait mal. Au bout d'un quart d'heure, j'ai arrêté. Le mal de crâne ne me quittant pas, j'ai essayé une dose d'aspirine. Au bout d'un quart d'heure, j'ai arrêté. Si je veux des sensations énergisantes, psychédéliques ou relaxantes, j'ai un tas de CD bien plus efficaces. Si je veux avoir des vertiges et la nausée, j'ai internet.

Il est tout à fait possible que l'iDoser ne fonctionne pas sur moi, ni sur aucun de mes amis qui ont essayé mais le site iDoser prévient bien que chez quelques personnes leur produit ne fontionne pas. Moi et mes amis faisant tous partie de la minorité sur qui ces drogues sonores sont inefficaces, il est d'autant plus probable qu'elles soient efficaces sur vous, non ? Il est aussi possible que les témoignages des forums iDoser soient l'œuvre de gamins impressionnables qui ont forcément ressenti quelque chose de bizarre en se faisant masser le cerveau pendant trois quarts d'heure avec des ondes sonores répétitives. Après tout, la foi peut bien déplacer des hormones.

Moi je crois que l'iDoser marche. Il marche aussi bien que mes pouvoirs de magnétiseurs. Je fais revenir l'être aimé en deux semaines, je fais disparaitre les verrues, j'apporte le malheur sur la maison de votre voisin et je vous donne les numéros du loto. Demandez ce que vous voulez et laissez-moi votre numéro de carte bancaire dans les commentaires.


BPA / Dizzee Rascal / David Byrne: la censure sans dessus ni dessous

Posté par Slick Rick le 28.06.08 à 09:40 | tags : rigolo, vidéos musicales, youtube
 
Encore des gens tous nus! Et qui se frottent les uns contre les autres avec ça... C'est dégoutant certes, mais, boulot oblige, contre vents et marées s'il le faut, je me dois de faire le compte-rendu de ce que je croise sur YouTube. Et pi c'est tout.
 
Après Sigur Ros et leur clip de baba-nudistes interdit aux moins de 18 ans, c'est donc au tour de [peopleBPA[/people] de défrayer la chronique impudique. BP quoi? BPA, le nouveau projet de Quentin Leo Cook. Qui çaaa? Norman Cook...Fatboy Slim, quoi! Oui bon d'accord... Bref, voilà le retour du gros DJ anglais qui remplit un stade aussi facilement qu'une pinte de bière. Toujours adepte de son soul vintage, il s'est pour le coup entouré de deux pointures british : le rappeur Dizzee Rascal pour la street touch, et la "tête parlante" David Byrne pour la classe intello.
 
Aucun des trois larrons n'apparait dans ce clip au charme délicieusement 70's : on ne s'en plaindra pas. Cette armée de jolis jeunes gens se trémoussant dans le plus simple appareil fait très bien l'affaire. Basé sur une idée assez géniale (jouons avec la censure), la vidéo utilise de manière ingénieuse les petits rectangles/carrés noirs sensés cacher les parties qu'on ne saurait voir (doigt d'honneur compris!). En se déplaçant, les personnages sont suivis par leur castrateur cache noir, formant des figures à la diversité insoupçonnable: un oeil qui bouge, un coeur, une auréole psyché voire un smiley (!) ou une reconstitution du jeu électronique Pong (!!)... Exploit : on en oublie presque la nudité des affriolants modèles pour concentrer toute notre attention sur cet étonnant bal graphique. Très instructif, le clip montre aussi que les hommes et les femmes sont inégaux dans cet art : certaines figures sont réservées à un sexe en particulier, comme le "moulin" et le "pistolet", que les hommes (bien dotés) peuvent expérimenter, et pas les filles.
 
Voilà un clip novateur qui lancera sans doute des vocations. En le visionnant, on rêve constamment de passer derrière la caméra.

Antistress : après les boules, les clips !

Posté par Slick Rick le 26.06.08 à 10:18 | tags : rigolo, vidéos musicales, dailymotion
 
 
Le polémique "Stress" orchestrée par les Justice vous sort par les trous de nez? Ca y'est, nous aussi. Laissons les Français dans leur mouise avec Kourtrajmé, à devoir s'expliquer devant le très (trop?) sérieux MRAP pour un mystérieux lien de leur site vers celui du siège du FN...Et ce n'est pas une blague.
En ce qui nous concerne, même si on maintient (avec Chris Marker, la classe!) que cette vidéo est, en soi, une réussite graphique, le reste on s'en fiche un peu. Et on rigole avec le clip du collectif Musique-post-bourgeoise, parodie bien sentie de la video trash de Romain Gavras. Après le vandalisme made in banlieue, place au hardcore peace and love !
 
On pense évidemment aux Inconnus, et leur légendaire rap de riche Auteuil-Neuilly-Passy. Bon là, par contre, hormis quelques mémorables saillies poétiques ("tu l'as vraiment dans l'os du c**"), à moins d'aimer l'electro-slam-core existentialiste, la chanson de Post-Bourgeois ne laisse pas un souvenir ému. En même temps, celle de Justice non plus...
 
Pour finir, une petite colle dont je n'ai pas la réponse : quelqu'un comprend-il le mystérieux "C" dans le dos des gangsta-boyscouts?
CADEAU!!! L'auteur de la meilleur tentative de réponse recevra toute ma considération pour les siècles des siècles, la possibilité de m'humilier en trouvant la bonne réponse évidente t'es teubé ou quoi mec ?, ainsi que la joie rare d'être publié parmi les autres commentaires. Bonne chance!
 
Un deuxième clip antistress plutôt rigolo pour la route, et après on arrête
 
 
Justesse No Stress


Fete de la musique 2008: Strasbourg entre folk pastoral et black métal

Posté par Slick Rick le 19.06.08 à 13:37 | tags : folk, rock, rigolo, fête de la musique, metal, news
Lauter - "A walk will take my mind off things"
 
Strasbourg, ville des extrêmes! Parmi les meilleurs concerts proposés pour la fête de la musique, le public aura le choix entre deux ambiances contrastées: le folk pastoral et le black metal.
 
Commençons par les folkeux (nos préférés), petites douceurs avant la grande frayeur. Le Parisien Boris Kohlmayer aka Lauter, n'a rien inventé en matière de folk, mais ses chansons sensibles et délicatement boisées convoquent les banjos de Calexico, la douceur d'Iron and Wine et la mélancolie lo-fi de Bonnie Prince Billy avec un talent certain. On s'incline tout autant devant les comptines pop-folk de T, son acolyte samedi soir. T, c'est Thomas Walter, cofondateur du jeune et prometteur label Hertzfeld, sur lequel Lauter est également signé. Leur mélodies raffinées méritent qu'on s'y attarde, ces deux garçons valent le détour.
 
A moins, forcément, d'être allergique au calme et à la subtilité! Et dans ce cas vous serez servis, copieusement même. En entrée, les lyonnais Where is my flesh, dont le noise rock épicé aux larsens ravira sans doute les amateurs de Sonic Youth. Voilà pour l'échauffement. Après, grand Dieu, c'est le plat de résistance: la Soirée métal. Du black métal, du death métal, du goth-metal...Ca va saigner sévère. Un conseil, ne loupez pas Kaos Frequenz. Projet solo d'un obscur teuton, le "groupe" marie les genres les plus féroces avec une violence peu banale. Recette du poison: de la hard-tek vraiment hard avec quelques cris en Allemand, le tout mis en valeur par des éclairages apparamment inspirés de l'Apocalypse Sur Terre. Une fois dans sa vie, il faut avoir vu en live des chansons aux noms trognons comme "never ending torture" (voir la saisissante video), "When the angels burn", "killer dog" ou "terror night".


Kaos Frequenz - "Never ending torture"

PROGRAMME:

T et Lauter, au BMS - Robertsau - 67000 - Strasbourg

Where's My Flesh - à la La Perestroïka - 67000 – Strasbourg

Kaos Frequenz (+ Arts of Erebus et Désidéria) - à la Place de Zurich - 67000 – Strasbourg

Le MySpace de Lauter

Le MySpace de T

Le MySpace de Where is my Flesh

Le MySpace de Kaos Frequenz





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