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Tous les billets consacrés aux australiens de Architecture in Helsinki, sur Playlist. Et par ici, c'est la chronique de In case we die.
Qu'est ce qui fait danser Architecture in Helsinki ? Cameron Bird est le petit génie surexcité autour duquel gravite Architecture In Helsinki. Ce joyeux drille vaguement alcoolique a dressé une petite collection de sympathiques chansons pour la Blogothèque, allant d'un bon vieux Lee Scratch Perry au Wu-Tang Clan en passant par les B.O made in Bollywood. Rien que des éclairs bourrés de good vibrations, alors pour un début de semaine qui tabasse, rien de tel que d'y jeter un tympan !Architecture in Helsinki à la Maroquinerie : let's dance ! Passons sur les deux premières parties aux qualités discutables, j'en dirai simplement que, comme souvent, ça fait mal de voir à quel point les mauvaises premières parties françaises sont encore plus mauvaises que les mauvaises premières parties étrangères.Architecture In Helsinki donc, ou comment huit zozos armés de trombonnes, tubas, basses, clarinettes, guitares, synthés, bongos, percussions, batteries, triangles, trucs en bois divers, se sentent aussi libres que l'air sur une petite scène comme celle de la Maroquinerie. Comme sur leur très sympathique second album (le seul sorti en France), In Case we Die, les Australiens enchaînent des compos aussi courtes qu'étourdissantes d'idées. Les ambiances mutent, les refrains pop plongent dans un magma de synthés puis sont repêchés par des cuivres, et repartent à l'assaut sur des titres quasi-symphoniques. Le concert s'ouvre sur le premier titre de l'album, "Neverevereverdid", sombre construction au synthé qui passe en un clin d'oeil à une pop absolument dansante. Le public, qui fait presque déborder la Maroquinerie, suit le rythme immédiatement, pour ne jamais s'arrêter de danser, chanter et bouger sur les chansons mutantes et protéiformes du groupe. Cameron Bird, chanteur-guitariste principal du groupe, s'avère être à peu près complètement rond, mais cela semble plutôt lui donner la pêche, à le voir sauter partout et à se mettre aux commandes de tous les instruments. ![]() Au bout de 25 minutes de live, le groupe a déjà joué une dizaine de titres : des hits catchy du dernier album, comme 'It's 5 !" ou "Wishbone", des titres inconnus du public (mais très bien reçus), en provenance du premier album Finger Crossed, et ils enchaînent avec une ou deux nouvelles chansons. Au passage, les rigolos dédicacent leur excellente chanson (sous speed) "The Cemetary" au Père-Lachaise (situé à 150 mètres de la salle de concert). Le concert, entamé à 22 heures (deux premières parties, ça mange du temps !) se termine vers 23 h sur les hourras d'un public fatigué et conquis. Architecture in Helsinki sur scène, c'est un gentil bordel qui vire de bord à la vitesse de l'éclair (je ne sais plus qui avait dit qu'en un album, ils avaient dessiné leurs directions musicales pour les 10 ans à venir), mais qui flanque un bon sourire en un rien de temps. Ils sont tellement à 100 % dans ce qu'ils font. A noter : une équipe télé de Tracks a filmé une partie du concert. La diffusion dans l'émission n'est pas encore fixée. Affaire à suivre... |
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