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Tous les billets consacrés au festival Art Rock de Saint Brieuc.
Scopitone round 3 : Music Machines et transe en danseJe l'écrivais hier, la danse rend fou. Du moins elle libère le corps de ses pesanteurs sociales et exhume les pulsions inavouées qui nous hantent. On l'a vu au LC Club, le vendredi 19 septembre, nuit durant laquelle tout semblait permis en matière d'expérience mettant à l'épreuve les corps de partenaires inconnus. Personnellement, je suis resté spectateur (voyeur) de ses ébats et certains n'étaient pas tout à fait conventionnels il faut bien l'avouer. Les bons produits du professeur Green Toes ou ceux du docteur Bayer aidant, la soirée a rapidement pris des allures surréalistes. Ou bien était-ce simplement la musique ?
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Mais passons, le samedi 20 septembre fut aussi l'occasion de découvrir que ces sons qui nous troublent tant peuvent également avoir des effets encore plus étonnants quand ils parcourent nos corps de manière intime. C'est du moins ce que l'on me proposait de découvrir avec Stimuline, certainement l'une des plus émouvantes performances proposées par le Festival Scopitone cette année. Imaginé par Lynn Pook et Julien Clauss, Stimuline se propose de vous faire ressentir la musique de l'intérieur, plutôt que de l'entendre. Une expérience unique offerte à 10 individus inscrits d'avance sur les Friches Numériques et qui se tient au cœur du somptueux château des Duc de Bretagne en plein centre de Nantes. Pour ce voyage intérieur, les dix cobayes se voient harnachés de combinaisons retro-futuristes bardéss de hauts-parleurs et reliées à un ordinateur. Allongés sur des matelas de mousse, les participants sont invités à fermer les yeux et à sentir les sons parcourir leurs os, courir dans leurs membres et vibrer dans leur tête, sur une bande son ambient electronica subtilement dubby et parfois même noisy digne des productions de Stefan Betke de ~Scape ou des Editions Mego. A la fin de la performance, chaque participant se remet doucement et l'on ressort transformé de l'expérience. Après avoir vécu cela, une chose est certaine : il nous manque un sens.
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Mais il fallait bien se remettre pour affronter la soirée qui nous attendait après une conférence pour quelques pigeons. Comprenez les animaux à plumes, pas les gogos qui eux, ne se pressaient pas pour nous écouter parler d'Art, musique et multimédias. Il faut croire que la France n'est pas encore tout à fait prête pour ce genre de sujet. Pas grave du reste, l'envie pressante de bouger à nouveau se faisant sentir dans nos os, surtout après l'épisode Stimuline.
Et d'ailleurs, il était dit que ce samedi serait placé sous le signe des stimulants puisque la soirée fut une des plus brutalement jouissives de Scopitone. Imaginez quelques hectares de friche industrielle amoureusement aménagés durant deux jours pour une soirée de clôture de folie au cours de laquelle se produiront les chérubins nantais de Minitel Rose, les crate digger furieux d'Optimo, les petits Français Yuksek et Surkin, DJ Pone de Birdy Nam Nam et Orgasmic, le fameux toxicologue. Les Nantais de Minitel Rose bénéficiaient du soutien de leurs groupies mais n'en avaient pas besoin et proposèrent un set plus heavy rock que sur leur Ep, fulgurant ! DJ Pone s'est facilement imposé avec son mix de hip hop, ragga, dub et electro massive, un vrai festival de sons guerriers. Ce n'était plus Birdy Nam Nam, mais le Vietnam, celui d'Apocalypse Now. Les Ecossais Optimo ne nous ont pas déçu, leur mashup est loin devant DFA et 2 Many DJ's, c'est certain. Yuksek et Surkin sont un peu passés à la moulinette ce soir-là, quant à DJ Orgasmic, il mérite bien son pseudo. Un coup je te prends, je te retourne, un coup je m'ennuie. On a attendu l'orgasme, il n'est pas venu, mais on s'est bien amusé durant les préliminaires.
![]() Bilan, Scopitone est grand ! Un excellent festival, d'une richesse peu commune (il y aurait encore beaucoup plus à dire sur Gang Bang, les artistes présents, etc) et surtout, une organisation sans faille. Je terminerais ce gonzo report par un "merci". Merci à Cédric, Marieke, Lucie, Eric, Elodie et en général à toute l'équipe de Scopitone.
Photos : Fabien Roux Scopitone round 2 : Esclaves mécaniques vs Expériences acoustiquesDifficile de résumer un festival comme le Scopitone de Nantes. Sa richesse, le foisonnement de ses activités et de ses propositions est tel, que le simple live report ne convient pas vraiment. Pourtant, encore une fois, aujourd'hui comme hier, je m'y essaie.
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Vendredi 19 septembre, la journée s'annonce encore une fois pleine de surprise. A peine le temps de refaire le tour des nombreuses installations proposées sur les "Friches Numériques", que je suis invité à me rendre au Planétarium, un lieu insolite situé logiquement sur les hauteurs de la ville. Là, le collectif Digital Slaves, un groupe d'activistes numériques, connu pour leurs installations et performances électroniques, offre une projection sur la surface à 360° du planétarium. Une expérience sonore et visuelle qui évoque la rencontre de Funkstörung ou d'autres sorciers de l'electronica, avec les visions de l'inventeur américain du terme "cyberespace" William Gibson. Car c'est bien dans le ventre de la machine que nous sommes conviés durant ce voyage digital. Une expérience en temps réel qui transforme le dôme bombé du site en champ des possibles pour exploration numérique à la Matrix. Vision étrange des données en mouvement, évocation d'un monde de science-fiction, mieux !, prémonition de ce qu'il se passe dans votre ordinateur quand il est connecté à l'infini des réseaux de communications mondiales. On en ressort plus que jamais persuadé que, comme le prophétisait Gibson en 1984, "Oui, il y a quelque chose derrière ce monde de 0 et de 1. Ça grouille, ça vit, ça s'agite".
La soirée ne sera pas ennuyeuse elle non plus puisqu'en guise d'apéritif, les Australiens de Pivot et le Canadien Paul Dickow alias Strategy se produisent gratuitement aux Friches Numériques. Si le dub fulminant et nuageux de Strategy nous séduit sans peine, soutenu par des projections vintage qui fleurent bon l'Amiga et l'Attari de nos parents, Pivot fini de nous décevoir après un album déjà pas forcément convaincant. C'est dit, ces trois là ressemblent à des punks qui feraient du rock progressif, et la recette ne fonctionne pas. Brian Eno d'accord, Jean-Michel Jarre saturé (ou pas), non !
![]() Qu'importe puisque plus loin, au cœur d'une nef quasi-mystique, souvenir grandiose des anciens chantiers navals de la ville de Nantes, se tient le concert magique de Gong Gong. A la fois psychédélique et funky, le duo emballe carrément le public avec sa musique porteuse de multiples influences et habitée d'un groove languide et organique. Les projections sur ballons et autres bulles lumineuses finissent de nous séduire tandis que la foule se masse sous les nefs impressionnantes dans l'attente d'un demi dieu : Etienne de Crecy ! Et c'est bel et bien dans un halo christique que le pionnier de le French Touch se produit se soir-là. Habillé de lumière, offrant au public sa techno énergique mais toujours humaine dans une scénographie totalement aboutie, entre Kraftwerk et Vitalic. Les spectateurs/danseurs présents ne s'en remettront pas.
![]() Nous finissons la nuit avec les terroristes de l'image numérique, Digital Slaves, au LC Club cette fois. Initialement une simple boite de nuit et donc pas le cadre idéal d'un festival, ils y animeront pourtant avec brio, les murs intégralement blancs de 22 heures à l'aube. Temporairement transformé en club pour esthètes electros, le lieu se remplit dès 23 heures d'une foule de fluo kids et de quadras, midinettes et chaud(e)s lapin(e)s, resquilleurs et V.I.P., tous pressés d'assister aux prestations de Scratch Massive (Laurent Garnier ayant annulé pour cause d'otite), Danton Eeprom, Sascha Funk, Radio Slave et Thomas Schumacher, soit le dessus du panier. Est-il nécessaire de le dire, la nuit fut longue et certaines scènes de liesse pas banales. La plupart des danseurs s'étant transformés au cours de la nuit, comme les loups-garous de légendes, en étranges créatures lubriques et ondulantes. On en reparle demain.
A noter que Digital Slaves animera également de ses mapping improbables, les Utopiales de Nantes, le fameux festival dédié à la science-fiction, du 29 octobre au 2 novembre. http://www.digital-slaves.com/ Hot et (très) Cheap : Nôze au BataclanSalut la compagnie !! Je quitte mon monastère tibétain d'où je rédigeais un passionnant mémoire sur les interfaces multipoint pour annoncer que ce soir, minuit, je me défoulerai au BATACLAN !! Rassurez-vous, ce n'est pas pour écouter cette soupe froide servie par Amel Bent (en écoute sur le site du Bataclan au moment où je tape ces quelques lignes), mais plutôt Nôze, un groupe parisien (qui abriterait Maxence selon de vagues sources internes) qui nous fera écouter son nouvel album Songs on the Rocks. La nouvelle est fraîche, mal éditée mais je vous ai quand même mis une photo, bande de petits veinards.
![]() Tiens j'oublie un truc... La musique ! Ben imaginez Beirut qui a picolé grave et qui se met à Ableton Live, avec en guest le Ellen Alien synth brass band arkestra from Bucarest. Ou alors Ricardo Villalobos qui nous interprète sa centième variation de Fizheuer Zieheuer, version bière froide et écharpe du Spartak. C'est donc gratos à 00h00 au Bataclan à côté de République, il paraît qu'il y aura Dani Siciliano en DJ certainement. Dani ? Non on vise un peu moins ringue, je veux parler de l'égérie de Matthew Herbert ! Bon allez, je retourne dans mon monastère. Allez ! hardie, ma mule ! Nôze sur myspace : http://www.myspace.com/nozecircus Chapeau sans melon et tête de pochette![]() ![]() ![]() Et voilà un argument tout cuit pour les nostalgiques du vinyl et ennemi du CD : quand le vinyl sera définitivement mort, il n'y aura plus moyen de jouer à "tête de pochette", une distraction qui fait fureur à voir le nombre de commentaires sur ce site américain : http://community.livejournal.com/ohnotheydidnt/18729528.html. L'activité consiste d'après la définition officielle donnée par l'inventeur de ce jeu à ce qu'"une ou plusieurs personnes cachent ou augmentent une partie de leur ou leurs corps avec une ou plusieurs pochettes de disques afin de créer une mystification." Si les résultats sont inégaux, l'idée est excellente et un bon moyen d'avoir des photos de ses stars préférés dans sa chambre (plus honorable que de participer à Fan 2 ou Rêve d'un jour, en tout cas). Fuckhead DVD : Une mission, te niquer la tête
C'est évidement cette branche qui intéresse particulièrement Fuckhead. Crée en 1988, le groupe s'oriente tout d'abord vers un rock froid très proche des expériences de Cabaret Voltaire, c'est le premier Ep sobrement (sic) intitulé Fuckhead. Rapidement, le groupe trouve sa voix sur scène. Improvisant autour de sons violemment industriels, Didi Bruckmayr, Siegmar Aigner, Michael Strohmann et Dieter Kern, tous à moitié nus et couverts de tatouages, scarifications, gants en latex, couches pleines d'excréments, explorent le monde des tabous, de l'attentisme et des normes, combattent le contrôle inhérent à nos sociétés, se frottent à la passivité du public et à ses peurs. Fuckhead c'est le théatre de la cruauté version punk hardcore, le body art hystérique, l'electrocution mentale garantie. Une expérience sado-masochiste, souvent douloureuse mais parfois salvatrice. Le DVD Lebensfrishsche présente près de 20 ans de performances, d'images et de sons de Fuckhead. Appliquée au monde des technologies numériques, l'idéologie Fuckhead tente de retransmettre leur art de l'extrême à travers le multimédia et la vidéo. Il faut savoir que depuis 1998, les performances du groupes sont souvent accompagnées de projections. Opéras rock extrêmes, jeux sur les voix masculines tantôt caressantes, tantôt hurlantes, noise music et vidéos ultra-saturées, animations mutantes et difformes en 3D, mais aussi conférences, interviews, retransmissions de live rares, slide shows accompagnés de la discographie complète du groupe en écoute, Lebensfrishsche n'est pas uniquement une expérience insoutenable. C'est une expérience tout court. Un electrochoc qui nous sort temporairement de l'état de stupeur béate dans laquelle la plupart du temps, nous vivons nos vie. Heureusement, il suffit d'éteindre sa télé pour revenir à la "normalité". Enfin normalement. Et comme ce ne sont que des mots, un petit tour sur le profil myspace de ces joyeux dingues vous permettra sans doute de vous faire une idée plus juste de leur art, photos, vidéos et sons. Beware, fuckhead inside ! Fuckhead - Lebensfrishsche (Mosz/La Baleine) This is the end...
Non, les bergers allemands briochins n'auront pas eu notre peau, ni le crachin breton, ni les effets secondaires de la galette saucisse. Nous voilà de retour dans la capitale, avec ses caniches, son crachin made in paname, ses mini-sandwichs à 4euros, et ses concerts à plus de 30... Après 4 jours de folies musicales, d'enquête anarcho-punk intensive, d'overdose de kro et de galettes, on a le moral un peu dans les chaussettes, d'être revenues dans une ville sans punks à chien, avec un ciel aussi gris que les chaussettes et le moral associés. Vivement l'été pour de nouvelles aventures festivalières, histoire de se changer un peu de la routine de Paris la nuit ! En attendant, vous pouvez retrouver les nouvelles frasques musicales du moment, les bons plans MP3, et les punks à chats, sur le blog. Boire ou jouir, il faut choisir
Ah, enfin, je commençais à me dire qu'il n'y en avait que pour les gars du premier rang, quand débarquent sur scène, les quatre petits branleurs de Whitey, groupe electro-punk anglais, qui mettent littéralement le feu dès leur premier morceau. Sexys, félins, ils nous balancent des sons bien denses et énergiques, sautent dans tous les sens, font tournoyer guitares et basses, qu'ils exhibent avec la même fièreté que pourrait avoir un groupe d'ados pubères lors d'un concours de mesure métrique aux vestiaires. Tout en admirant les acrobaties sauvages et rock and roll du guitariste, et la désinvolture du chanteur en chapeau, je me dis que l'on est parti pour un set déchaîné, jusqu'au bout de la nuit... jusqu'à ce que le batteur s'empare des cymbales et les jette sur la grosse caisse, et que les musiciens descendent brusquement, mais en titubant, de la scène vers la fosse, canette seize à la main... Il n'y a pas que l'eau froide qui fait rétrécir... Dommage. Le rire au bout du fil
Commencer sa journée par la pluie, surtout le dimanche, ça ne donne pas envie de conquérir Saint Brieuc et le reste du monde, mais plutôt d'attendre Stade 2 en somnolant après le repas familial. C'est ce que je me disais après ma première galette saucisse dominicale (en guise de repas de famille) tout en faisant le pied de grue devant la Passerelle, avec l'espoir que les pouvoirs du bagde jaune réussiraient à me faire rentrer au chaud pour assister au show clownesque, coquin et déluré de Camille, dont on m'avait tant parlé. Et, ô miracle, la force du bagde a été avec moi cet après-midi là, et me voilà fin prête pour un concert que j'attendais depuis belle lurette. Elle m'intriguait Camille, avec son fil sur le nez, et sa moue boudeuse, mais je n'avais jamais eu l'occasion d'aller plus loin que sa pochette d'album. Maintenant, je n'ai envie que d'une chose : qu'un disquaire soit ouvert le dimanche à Saint Brieuc (ça par contre, ça tient encore plutôt de l'hallucination que du miracle), pour me procurer ces chansons pleines d'humour, de légèreté, parfois teintées de mélancolie qui peuvent vous serrer le coeur comme parfois certains textes vous font pleurer de rire. Car du rire, il y en a eu à ce concert, tant la belle Camille, avec ses bruits de bouches ingénieux, et sa langue bien pendue, sait toucher son public avec des histoires simples, fraîches, mêlant la pop au music-hall, le r'n'b au vaudeville déjanté. Les gars du premier rang n'avaient pas descotché depuis hier soir, et sont restés fidèles au poste (Camille n'a pas de talons aiguilles, mais a de très jolis pieds nus). Ils ont aussi participé au café-théâtre camillesque, en exécutant une chorégraphie mémorable au rythme des Ex, chanson écrite " pour un mec qui ne faisait que parler de ses ex toutes la journées.", et ont donné de la voix pour entamer en choeur, "Je suis une fiiiillle", refrain qu'ils auraient à peine osé murmurer dans les rues de Saint Brieuc même sous menace de mort... Mais ce que femme veut... Camille l'obtient... Camille, c'est un vrai rayon de bonheur, une fille qui fait des instants un peu morne (le repas du dimanche donc), une cascade de rires, une nana qu'on aimerait avoir pour meilleure amie. Et ce n'est toujours pas les gars du premier rang qui me contrediront... Et pour finir, une petite charade de Camille, qui a marqué les foules hier (si vous trouvez, je vous offre... une galette saucisse?) : "Rater un match de Roland Garros ou du PSG ne me rend pas malade, (...), Je ne mets pas des chaussettes de tennis avec des moquassins, et je ne rétrécis pas à l'eau froide, qui suis-je?" L'affaire est dans le sac. Le fil lunaire
Pop Art à la brestoise
Au Village, place de la Résistance, le soleil a montré un peu de ses rayons pour accueillir David Crozon, jeune formation brestoise, venue nous présenter des chansons pop au doux parfum sixties, aux textes légers, parsemés de petits moments ordinaires simples et lumineux. Pour David, chanteur et compositeur avec Bruno, le guitariste du groupe, la création de ces petites perles sonores est facilitée par la très bonne entente entre les membres du groupe, et une véritable osmose entre les deux compositeurs : « Avec Bruno on a les mêmes influences, cela facilite la création. Quand tu viens avec une idée et que tu as un retour, un échange, par rapport à ce que tu fais, ça donne plus de confiance »*. La majorité des musiciens de David Crozon a déjà roulé sa bosse, mais c’est depuis peu que le groupe teste en concert ses mélodies tendres et généreuses où les Beatles aiment à taquiner Delerm fils, même si à Brest, "La pop est un sport de combat". C’est grâce au Centre de Création Musicale de Brest, et son projet « Longitude », dont le festival Art Rock est parrain, que David Crozon a pu bénéficier d’un local de répétition, de moyens financiers pour enregistrer une maquette, et pour ensuite rôder sur scène le fruit de leur travail artistique : « On lâchait pas mal d’argent pour répéter en studio, le CCM nous a fourni un local pour les répétitions, un endroit à nous, où on pouvait entreposer notre matériel, des moyens pour enregistrer, pour financer la maquette, cela donne un confort ». Un travail qu’ils ont pris vraiment à cœur, arrivant chaque jour dès 7h du matin au local pour répéter, alors que tous travaillent à côté, la musique ne pouvant leur permettre à elle seule, de subvenir à leurs besoins. Forts de cette expérience d’accompagnement réussie, le CCM a envie de renouveler ce projet "Longitude", afin d'offrir à d'autres musiciens, l’espace de création et de diffusion dont ils ont besoin. *Extraits de l'interview réalisée pour Fluctuat et le journal d'Art Rock Amadou & Mariam : Le beau samedi
Erik Marchand vs Rodolphe Burger : un concert aux confins du monde
Réunion surprenante certes, mais pas si improbable si l’on se penche sur les personnalité de ces artistes anticonformistes qui partagent avec Medhi Haddab (également musicien de Rachid Taha), un goût commun pour l’expérimentation musicale et l’insolite. Sur la place de la Résistance, c’est Erik Marchand qui tient le devant de la scène, même si la guitare électrique de Burger et le oud de Medhi Haddab ne sont pas bien loin. On assiste même sur certains morceaux à un véritable dialogue anglais / breton entre les deux protagonistes. Dans le public, conquis, certainement des adeptes du blues burgerien et des amateurs de la gwerz (autre grand style de chant breton) de Marchand, qui n’auraient jamais songé à se retrouver ainsi face à une même scène. Belle preuve de l’universalité de la musique. Icon Tada : l'essence de la philosophie zen ou une énième énigme de l'art contemporain ?
Françoiz Breut, nature espiègle
Certaines chansons ont la ville pour thème : vous êtes touchée par le romantisme du mythe urbain, ou plus simplement urbaine dans l’âme ? Il y a sur l’album Le premier bonheur du jour, chantée à l’origine par Françoise Hardy. Est-ce un hommage ? Pourquoi ne composez-vous pas vos propres chansons ? Quel rapport avez-vous à la scène, comment vivez-vous les concerts ? Etes-vous agacée par la référence constante à Dominique A quand on parle de vous ? Interview pour Flu et le journal Art Rock. Mur du Son
« Par le Boudu » : l’Auguste « trash »
Un clown comme on n'en voit jamais ce Boudu. Une sorte d'Auguste atypique entre le clochard et le soûlot qui tour à tour apitoie, horrifie ou fait rire aux éclats. Entre deux crises de démence violentes, mais toujours drôles, ce sont des histoires totalement décousues et particulièrement déjantées qu'il nous raconte ; celle des petites filles qu'il croise sur sa route, tue et mange (preuve que, quand c'est fait avec talent, on peut rire de tout !) ou celle de sa vieille poêle rouillée avec laquelle il semble quasiment vivre une histoire d'amour. Les procédés plus classiques du comique de cirque sont aussi repris dans ce spectacle contemporain pour nous rappeler que Boudu reste avant tout un clown : il multiplie les gadins avec superbe, se relève pour retomber de plus belle et ainsi de suite. Une performance fine et inhabituelle de Bonaventure Gacon, qui a suscité nombre fous rires et applaudissements chaleureux d’adultes, redevenus pour l’heure de grands enfants. Un after à la Passerelle
La Phaze : l'assaut puissant de ce vendredi
Se taper une galette saucisseUne p'tite galette saucisse avant de passer une bonne nuit ? Paraît qu'ça fait du bien par où qu'ça glisse, alors pourquoi s'en priver (.doc) ?!
Punk à chien, suite et défuntJe foule le pavé plein enmoussé de St Brieuc à la recherche de nos punks. Non, pas une aiguille dans une botte de foin mais plutôt une épingle à nourrice sur la crête du Maurice ! Mais alors où est Maurice ? Je file au port de Légué et là, renseignements pris, il a été détruit, rasé, désintégré.. le Wagon n’est plus… Don’t fuck with Art Rock. Ou sont tous nos keupons, que font-ils ? Fucking art rock a il été délocalisé ? A suivre… Rencontre avec Metric Le concert de Metric m'avait paru froid, calculé, bien qu'efficace et très énergique. En rencontrant Emily Haines, la chanteuse charismatique du groupe Metric, accompagnée de son accolyte et guitariste James Shaw, j'ai découvert deux personnes chaleureuses, simples, et très patientes avec leur interlocutrice, dont le niveau d'anglais cumulé à un excès de bière, était légèrement défaillant. Emily Haines, compréhensive, et peut-être par pitié pour mon bégaiement, s'est lancée elle aussi dans le changement de langue. Voici un extrait de notre conversation entre franglais et anglaifran.
Comment s'est passé votre collaboration au dernier film d'Olivier Assayas, Clean?Olivier Assayas nous a choisi parmi une cinquantaine de projets. L’expérience n’a pas été si difficile, lors du tournage ; les caméras n’ont rien changé, puisqu’on est nous-mêmes sur scène, on n’a pas eu à jouer de rôle. Ça nous a propulsé, le film a eu beaucoup de succès en France. Fucking Art RockAprès les retrouvailles avec les punks à chiens taille basse (genre caniche à crête), nous avons décidé de nous lancer dans une enquête d'intérêt national : Y aura-t-il ou non Fucking Art Rock, le rendez-vous annuel de nos amis punk, au Wagon, lieu briochin aussi mythique que ses travelers en treillis ? L'équipe de Flu mène l'enquête. On vous tient au courant. Les punks à chats n'ont qu'à bien se tenir...
Dead Rock and Roll
Déchiré, déchirant, mais pourquoi tant de haine ?
Les derniers punks à chiensPanique à Saint Brieuc. Je scrute les environs de la gare, j'erre dans les rues piétonnes, je tourne en rond dans le centre ville, et rien, le néant... Je me sens perdue, et je me demande si Saint Brieuc n'a pas déjà perdu son âme... Quand soudain, je les vois, plantés devant l'église (!), les mythiques punks à chiens de Saint Brieuc... Ouf, ça y est, je peux aller me chercher galettes saucisses et barquettes de frites, le ville a toujours ses apôtres et sa légende. |
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