Playlist : blog musique
Fil d'actu : art rockFil Rss art rock
Tous les billets consacrés au festival Art Rock de Saint Brieuc.

Hot et (très) Cheap : Nôze au Bataclan

Posté par éèëê le 16.05.08 à 15:55 | tags : rigolo, live, electro, art rock

Salut la compagnie !!

Je quitte mon monastère tibétain d'où je rédigeais un passionnant mémoire sur les interfaces multipoint pour annoncer que ce soir, minuit, je me défoulerai au BATACLAN !!

Rassurez-vous, ce n'est pas pour écouter cette soupe froide servie par Amel Bent (en écoute sur le site du Bataclan au moment où je tape ces quelques lignes), mais plutôt Nôze, un groupe parisien (qui abriterait Maxence selon de vagues sources internes) qui nous fera écouter son nouvel album Songs on the Rocks.

La nouvelle est fraîche, mal éditée mais je vous ai quand même mis une photo, bande de petits veinards.

 

 

Tiens j'oublie un truc... La musique ! Ben imaginez Beirut qui a picolé grave et qui se met à Ableton Live, avec en guest le Ellen Alien synth brass band arkestra from Bucarest. Ou alors Ricardo Villalobos qui nous interprète sa centième variation de Fizheuer Zieheuer, version bière froide et écharpe du Spartak. C'est donc gratos à 00h00 au Bataclan à côté de République, il paraît qu'il y aura Dani Siciliano en DJ certainement. Dani ? Non on vise un peu moins ringue, je veux parler de l'égérie de Matthew Herbert !

Bon allez, je retourne dans mon monastère. Allez ! hardie, ma mule !

Nôze sur myspace : http://www.myspace.com/nozecircus


Chapeau sans melon et tête de pochette

Posté par Myosotis le 11.01.08 à 11:02 | tags : art rock, rigolo

Et voilà un argument tout cuit pour les nostalgiques du vinyl et ennemi du CD : quand le vinyl sera définitivement mort, il n'y aura plus moyen de jouer à "tête de pochette", une distraction qui fait fureur à voir le nombre de commentaires sur ce site américain : http://community.livejournal.com/ohnotheydidnt/18729528.html.

L'activité consiste d'après la définition officielle donnée par l'inventeur de ce jeu à ce qu'"une ou plusieurs personnes cachent ou augmentent une partie de leur ou leurs corps avec une ou plusieurs pochettes de disques afin de créer une mystification." Si les résultats sont inégaux, l'idée est excellente et un bon moyen d'avoir des photos de ses stars préférés dans sa chambre (plus honorable que de participer à Fan 2 ou Rêve d'un jour, en tout cas).


Fuckhead DVD : Une mission, te niquer la tête

Posté par Maxence le 29.03.07 à 18:07 | tags : électro, new wave, art rock, myspace

Fuckhead est un fameux groupe art-rock et new wave autrichien digne héritier du mouvement des actionnistes viennois d'Otto Mühl, Günter Brus et Adolf Frohner. L'actionnisme c'est quoi ? C'est important car cela définit toute l'action de Fuckhead. L'actionnisme est un mouvement artistique radical, provocateur et violent, visant à outrepasser par tous les moyens toutes limites entre spectateurs et acteurs (artistes), mais aussi toutes notions de décence, de tabous, d'interdits et de normes. L'actionnisme s'exprimait généralement dans des performances d'artistes en situation, provoquant le public et poussant à l'extrême ses réactions face à la pathologie des scènes représentées (scatophilie, jeux uro, mutilations, hurlements, combats, etc.) puis plus tard par la peinture, la vidéo et la musique.

C'est évidement cette branche qui intéresse particulièrement Fuckhead. Crée en 1988, le groupe s'oriente tout d'abord vers un rock froid très proche des expériences de Cabaret Voltaire, c'est le premier Ep sobrement (sic) intitulé Fuckhead. Rapidement, le groupe trouve sa voix sur scène. Improvisant autour de sons violemment industriels, Didi Bruckmayr, Siegmar Aigner, Michael Strohmann et Dieter Kern, tous à moitié nus et couverts de tatouages, scarifications, gants en latex, couches pleines d'excréments, explorent le monde des tabous, de l'attentisme et des normes, combattent le contrôle inhérent à nos sociétés, se frottent à la passivité du public et à ses peurs. Fuckhead c'est le théatre de la cruauté version punk hardcore, le body art hystérique, l'electrocution mentale garantie. Une expérience sado-masochiste, souvent douloureuse mais parfois salvatrice.

Le DVD Lebensfrishsche présente près de 20 ans de performances, d'images et de sons de Fuckhead. Appliquée au monde des technologies numériques, l'idéologie Fuckhead tente de retransmettre leur art de l'extrême à travers le multimédia et la vidéo. Il faut savoir que depuis 1998, les performances du groupes sont souvent accompagnées de projections. Opéras rock extrêmes, jeux sur les voix masculines tantôt caressantes, tantôt hurlantes, noise music et vidéos ultra-saturées, animations mutantes et difformes en 3D, mais aussi conférences, interviews, retransmissions de live rares, slide shows accompagnés de la discographie complète du groupe en écoute, Lebensfrishsche n'est pas uniquement une expérience insoutenable. C'est une expérience tout court. Un electrochoc qui nous sort temporairement de l'état de stupeur béate dans laquelle la plupart du temps, nous vivons nos vie. Heureusement, il suffit d'éteindre sa télé pour revenir à la "normalité". Enfin normalement. Et comme ce ne sont que des mots, un petit tour sur le profil myspace de ces joyeux dingues vous permettra sans doute de vous faire une idée plus juste de leur art, photos, vidéos et sons. Beware, fuckhead inside !

Fuckhead - Lebensfrishsche (Mosz/La Baleine)


This is the end...

Posté par Emilie&Sandrine le 06.06.05 à 17:35 | tags : agenda, art rock, mp3
Punky, mascotte malgré lui

Non, les bergers allemands briochins n'auront pas eu notre peau, ni le crachin breton, ni les effets secondaires de la galette saucisse. Nous voilà de retour dans la capitale, avec ses caniches, son crachin made in paname, ses mini-sandwichs à 4euros, et ses concerts à plus de 30... Après 4 jours de folies musicales, d'enquête anarcho-punk intensive, d'overdose de kro et de galettes, on a le moral un peu dans les chaussettes, d'être revenues dans une ville sans punks à chien, avec un ciel aussi gris que les chaussettes et le moral associés. Vivement l'été pour de nouvelles aventures festivalières, histoire de se changer un peu de la routine de Paris la nuit ! En attendant, vous pouvez retrouver les nouvelles frasques musicales du moment, les bons plans MP3, et les punks à chats, sur le blog.
[note : pour (re)découvrir le journal complet d'Art Rock 2005, c'est ici]


Boire ou jouir, il faut choisir

Posté par Moonlight Drive le 06.06.05 à 17:24 | tags : live, électro, punk, art rock
My name is Whitey, Nathan J Whitey

Ah, enfin, je commençais à me dire qu'il n'y en avait que pour les gars du premier rang, quand débarquent sur scène, les quatre petits branleurs de Whitey, groupe electro-punk anglais, qui mettent littéralement le feu dès leur premier morceau. Sexys, félins, ils nous balancent des sons bien denses et énergiques, sautent dans tous les sens, font tournoyer guitares et basses, qu'ils exhibent avec la même fièreté que pourrait avoir un groupe d'ados pubères lors d'un concours de mesure métrique aux vestiaires. Tout en admirant les acrobaties sauvages et rock and roll du guitariste, et la désinvolture du chanteur en chapeau, je me dis que l'on est parti pour un set déchaîné, jusqu'au bout de la nuit... jusqu'à ce que le batteur s'empare des cymbales et les jette sur la grosse caisse, et que les musiciens descendent brusquement, mais en titubant, de la scène vers la fosse, canette seize à la main... Il n'y a pas que l'eau froide qui fait rétrécir... Dommage.


Le rire au bout du fil

Posté par Moonlight Drive le 06.06.05 à 17:10 | tags : live, rock, art rock
Camille, Le fil, la pochette

Commencer sa journée par la pluie, surtout le dimanche, ça ne donne pas envie de conquérir Saint Brieuc et le reste du monde, mais plutôt d'attendre Stade 2 en somnolant après le repas familial. C'est ce que je me disais après ma première galette saucisse dominicale (en guise de repas de famille) tout en faisant le pied de grue devant la Passerelle, avec l'espoir que les pouvoirs du bagde jaune réussiraient à me faire rentrer au chaud pour assister au show clownesque, coquin et déluré de Camille, dont on m'avait tant parlé. Et, ô miracle, la force du bagde a été avec moi cet après-midi là, et me voilà fin prête pour un concert que j'attendais depuis belle lurette. Elle m'intriguait Camille, avec son fil sur le nez, et sa moue boudeuse, mais je n'avais jamais eu l'occasion d'aller plus loin que sa pochette d'album. Maintenant, je n'ai envie que d'une chose : qu'un disquaire soit ouvert le dimanche à Saint Brieuc (ça par contre, ça tient encore plutôt de l'hallucination que du miracle), pour me procurer ces chansons pleines d'humour, de légèreté, parfois teintées de mélancolie qui peuvent vous serrer le coeur comme parfois certains textes vous font pleurer de rire. Car du rire, il y en a eu à ce concert, tant la belle Camille, avec ses bruits de bouches ingénieux, et sa langue bien pendue, sait toucher son public avec des histoires simples, fraîches, mêlant la pop au music-hall, le r'n'b au vaudeville déjanté. Les gars du premier rang n'avaient pas descotché depuis hier soir, et sont restés fidèles au poste (Camille n'a pas de talons aiguilles, mais a de très jolis pieds nus). Ils ont aussi participé au café-théâtre camillesque, en exécutant une chorégraphie mémorable au rythme des Ex, chanson écrite " pour un mec qui ne faisait que parler de ses ex toutes la journées.", et ont donné de la voix pour entamer en choeur, "Je suis une fiiiillle", refrain qu'ils auraient à peine osé murmurer dans les rues de Saint Brieuc même sous menace de mort... Mais ce que femme veut... Camille l'obtient... Camille, c'est un vrai rayon de bonheur, une fille qui fait des instants un peu morne (le repas du dimanche donc), une cascade de rires, une nana qu'on aimerait avoir pour meilleure amie. Et ce n'est toujours pas les gars du premier rang qui me contrediront... Et pour finir, une petite charade de Camille, qui a marqué les foules hier (si vous trouvez, je vous offre... une galette saucisse?) : "Rater un match de Roland Garros ou du PSG ne me rend pas malade, (...), Je ne mets pas des chaussettes de tennis avec des moquassins, et je ne rétrécis pas à l'eau froide, qui suis-je?" L'affaire est dans le sac.


Le fil lunaire

Posté par Moonlight Drive le 05.06.05 à 15:27 | tags : live, électro, art rock

Under Byen (DR)Henriette, ce n'est pas le prénom le plus glamour qui soit, surtout si l'on a la bonne idée de se lancer dans le trip hop langoureux ou le post-rock mystique. Pourtant, perchée sur ses talons aiguilles, la gracile Henriette Sennewald d'Under Byen, ne semble pas faire grand cas de son prénom, et réussit à conquérir en quelques couplets mystérieux et sensuels, une population mâle la bave aux lèvres, scotchée au premier rang tout le concert. Mais au delà des apparences, Under Byen sait aussi convaincre par ses ambiances sonores complexes, passant habilement de l'intimiste à la démesure, parfois très proche du trip-hop de Portishead, parfois aussi lyrique que Sigur Ros, avec peut-être moins de ténèbres dans les basses, même si les deux batteries (oui, deux batteries, ça aussi ça existe...), donnent à certains morceaux une rythmique plus soutenue. Quand la voix soyeuse d'Henriette se casse sur le fil, on pense un peu à Björk : même si la comparaison est facile, l'expérience Under Byen est habitée de la même mystique, et tout comme Homogenic, m'a donné matière à de futurs rêves lunaires... Les gars du premier rang ne me contrediront pas.


Pop Art à la brestoise

Posté par Moonlight Drive le 05.06.05 à 15:23 | tags : live, rock, art rock, pop
David Crozon au grand complet (DR)

Au Village, place de la Résistance, le soleil a montré un peu de ses rayons pour accueillir David Crozon, jeune formation brestoise, venue nous présenter des chansons pop au doux parfum sixties, aux textes légers, parsemés de petits moments ordinaires simples et lumineux. Pour David, chanteur et compositeur avec Bruno, le guitariste du groupe, la création de ces petites perles sonores est facilitée par la très bonne entente entre les membres du groupe, et une véritable osmose entre les deux compositeurs : « Avec Bruno on a les mêmes influences, cela facilite la création. Quand tu viens avec une idée et que tu as un retour, un échange, par rapport à ce que tu fais, ça donne plus de confiance »*. La majorité des musiciens de David Crozon a déjà roulé sa bosse, mais c’est depuis peu que le groupe teste en concert ses mélodies tendres et généreuses où les Beatles aiment à taquiner Delerm fils, même si à Brest, "La pop est un sport de combat". C’est grâce au Centre de Création Musicale de Brest, et son projet « Longitude », dont le festival Art Rock est parrain, que David Crozon a pu bénéficier d’un local de répétition, de moyens financiers pour enregistrer une maquette, et pour ensuite rôder sur scène le fruit de leur travail artistique : « On lâchait pas mal d’argent pour répéter en studio, le CCM nous a fourni un local pour les répétitions, un endroit à nous, où on pouvait entreposer notre matériel, des moyens pour enregistrer, pour financer la maquette, cela donne un confort ». Un travail qu’ils ont pris vraiment à cœur, arrivant chaque jour dès 7h du matin au local pour répéter, alors que tous travaillent à côté, la musique ne pouvant leur permettre à elle seule, de subvenir à leurs besoins. Forts de cette expérience d’accompagnement réussie, le CCM a envie de renouveler ce projet "Longitude", afin d'offrir à d'autres musiciens, l’espace de création et de diffusion dont ils ont besoin.

*Extraits de l'interview réalisée pour Fluctuat et le journal d'Art Rock


Amadou & Mariam : Le beau samedi

Posté par Sand le 05.06.05 à 15:10 | tags : live, traditionnelle, punk, art rock, raï

Amadou et Mariam (DR)Rachid Taha s’était contenté de chauffer la place Poulain Corbion, en usant surtout de son répertoire raï traditionnel malgré les reprises « version briochine » (punk ??) de son tube « Ya rayah » et du non moins célèbre « Rock the casbah » des Clash. Amadou et Mariam qui suivaient auront eux, mis le feu à la place Poulain Corbion. Non pas qu’un Manu Chao, collaborateur et producteur de leur dernier disque, ait déboulé à leurs côtés sans prévenir. Non, le Chao s’attelle lui aussi en ce moment à sa propre tournée et ne pouvait être de la halte briochine. Non pas non plus que le son des deux aveugles soit véritablement révolutionnaire, Amadou et Mariam s’inspirent de la musique traditionnelle malienne pour l’emmener vers des contrées plus occidentales. Bien plus que tout cela, leur véritable force réside dans leur « sourire superpuissant » (*) qui s'infiltre subrepticement dans le public à chacun de leurs concerts. « Même si le monde est triste », ces deux-là respirent la simplicité et la joie de vivre, et cela suffit amplement à notre bonheur. Les maliens n’ont pas vu la place Poulain Corbion danser sans discontinuer pendant près d’une heure et demi mais ils percevaient assurément la chaleur dégagée : « Nous ressentons l’ambiance au travers des gens qui applaudissent, qui chantent. On sait s’ils sont contents du concert ou non ». S’ils ne pouvaient le voir, il pouvaient néanmoins entendre ce public reprendre à gorge déployée le message de paix en faveur de la Côte d’Ivoire ou du Togo qui leur est cher : « Nous souhaitons par dessus-tout que les peuples travaillent main dans la main malgré leurs différences ». Un peu simpliste certes, mais tellement sicnère dans leur bouche que, l'espace d'un concert, on a envie d'y croire avec eux. Le couple a achevé sa prestation par son tube « Mon amour, ma bien-aimée », un morceau qui les a fait connaître lors des Transmusicales en 1997, « le festival à partir duquel notre succès français à débuté ». « La Bretagne est notre deuxième pays » avouent Amadou et Mariam. « Les bretons nous aiment et nous le leur rendons du mieux possible. On reviendra les voir chaque fois qu’on en aura l’occasion ». C’est quand ils veulent.

(*) : en italique : extraits de la conférence de presse d'Amadou et Mariam


Erik Marchand vs Rodolphe Burger : un concert aux confins du monde

Posté par Sand le 05.06.05 à 14:47 | tags : live, rock, art rock, traditionnelle

Marchand vs Burger, l'albumUn parfait exemple de métissage culturel, c’est ce que l’on pourra retenir du concert d'Erik Marchand, de Rodolphe Burger et de Medhi Haddab ce samedi 4 juin. Un mariage qu’il fallait oser entre répertoire traditionnel breton, blues-rock atmosphérique et sonorités orientales. C’est au cours du festival Panoramas à Morlaix que Marchand, grand maître du kan ha diskan (style de chant à danser), et Burger, guitariste rock alternatif, ex-leader de Kat Onoma, se sont rencontrés. Une rencontre que ni l’un ni l’autre n’avaient véritablement envisagé mais qui s’est finalement imposée à eux comme telle et qui a même débouché sur l'enregistrement d'un album, "Before Bach" sorti en mars 2005.

Réunion surprenante certes, mais pas si improbable si l’on se penche sur les personnalité de ces artistes anticonformistes qui partagent avec Medhi Haddab (également musicien de Rachid Taha), un goût commun pour l’expérimentation musicale et l’insolite. Sur la place de la Résistance, c’est Erik Marchand qui tient le devant de la scène, même si la guitare électrique de Burger et le oud de Medhi Haddab ne sont pas bien loin. On assiste même sur certains morceaux à un véritable dialogue anglais / breton entre les deux protagonistes. Dans le public, conquis, certainement des adeptes du blues burgerien et des amateurs de la gwerz (autre grand style de chant breton) de Marchand, qui n’auraient jamais songé à se retrouver ainsi face à une même scène. Belle preuve de l’universalité de la musique.


Icon Tada : l'essence de la philosophie zen ou une énième énigme de l'art contemporain ?

Posté par Sand le 05.06.05 à 14:44 | tags : live, rigolo, art rock

Icon Tada [DR]Icon Tada, kezako ? Cet artiste japonais, dessinateur de mangas et VJ, est le créateur de l'affiche d'Art Rock 2005. Une affiche haute en couleurs, puisque ce sont des superpositions de formes circulaires pleines, blanc, rose, orange, marron, kaki, etc, sur un fond bleu ciel. Une affiche qui restait malgré tout quelque peu énigmatique à mes yeux. Désireuse de comprendre enfin ce qui se dissimulait derrière ces enchevêtrements sphéroïdaux, je me rends donc au sous-sol de la Passerelle afin d'y admirer l'ensemble de l'exposition consacrée à Icon Tada. Et là, la réponse tant attendue ne m'apparaît pas si évidente. Une dizaine de tableaux constituent l'ensemble de l'exposition. Tous dans la même veine : des ronds plus ou moins ronds, des formes organiques de type globules grossis au microscope, sans doute plus justement, mais quand même des ronds et encore des ronds. Pour ceux qui se souviennent du fameux dessin animé, de quoi faire une overdose de barbapapa ! D'accord les couleurs varient d'un tableau à l'autre, mais tout ça me semble néanmoins quelque peu léger. Aucune explication pour décrypter ces "peintures numériques", comme les qualifie leur auteur. D'après ce que j'ai lu sur Icon Tada, peu je l'avoue, je sais simplement que ses œuvres sont issues de travaux mathématiques et qu'il a effectué de nombreuses recherches plastiques sur la forme et l'harmonie, mais cela ne suffit pas à assouvir ma soif de compréhension. Bref, je repars finalement bredouille et un peu honteuse de ne pas parvenir à m'extasier devant ce modèle parfait d'art contemporain tout en ne pouvant pas m'empêcher de penser - de façon un peu prétentieuse et un peu simpliste - que moi aussi je pourrais peut être leur proposer l'année prochaine ma collection de rosaces quatre couleurs...


Françoiz Breut, nature espiègle

Posté par Emilie&Sandrine le 05.06.05 à 14:17 | tags : live, art rock, pop

Une saison volée, dernier album de Françoiz BIl aura fallu moins de 20 à 30 000 jours (seulement 1825), pour que Françoiz Breut nous offre une Saison Volée, dont les mélodies légères et ensorcelantes, nous emportent dans un tourbillon de douceur. A l’occasion de ce troisième opus, la jeune femme espiègle s’est entourée de compositeurs brillants, de Herman Düne à Frederico Pellegrini des Little Rabbits, en passant par Jérôme Minière et bien-sûr, de son Pygmalion, Dominique A. Cette collaboration riche et variée a donné naissance à des chansons lumineuses, où la voix sensuelle et nonchalante de Françoiz Brrr se pose avec grâce. Juste avant son concert pour Art Rock, nous avons rencontré cette interprète de talent, dont les yeux pétillants nous ont transmis leur ferveur contagieuse.

Certaines chansons ont la ville pour thème : vous êtes touchée par le romantisme du mythe urbain, ou plus simplement urbaine dans l’âme ?
J’aime les chansons sur les villes, comme Amsterdam, de Brel, mais plus pour le décor, pour ce qui s’y passe. J’apprécie particulièrement les villes portuaires (je viens de Cherbourg), avec beaucoup d’ambiances, de changement d’air, d’endroits différents, d’éloignements entre les gens…Ce sont des thèmes qui m’obsèdent. J’aime qu’il y ait un décor de planté, mais en même temps, au niveau du sens, cela évoque le voyage.

Il y a sur l’album Le premier bonheur du jour, chantée à l’origine par Françoise Hardy. Est-ce un hommage ?
Je ne connaissais pas la version de Françoise Hardy que j’ai découverte beaucoup plus tard. C’est la version d’Os Mutantes, plus légère, que je connaissais. Je m’y reconnais beaucoup plus, elle est quand même beaucoup moins dramatique.

Pourquoi ne composez-vous pas vos propres chansons ?
Je n’ai jamais pris le temps de me poser pour le faire. Mais c’est vrai que j’en ai de plus en plus envie aujourd’hui. J’ai envie de parler d’autre chose dans mes chansons, de varier les thèmes. Toute chose de la vie me semble prétexte à chansons. La difficulté est davantage dans le fait de trouver la musique qui collera à ce texte, dans le travail de collaboration avec les musiciens. Et puis je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a des auteurs qui écrivent tellement bien autour de moi…

Quel rapport avez-vous à la scène, comment vivez-vous les concerts ?
Les premiers concerts ont été difficiles. Mais je prends du plaisir maintenant à donner des concerts sans artifice ni mise en scène, d’offrir des moments bruts, avec un côté très simple. J’ai envie que chaque concert soit différent d’un jour à l’autre.

Etes-vous agacée par la référence constante à Dominique A quand on parle de vous ?
Non, je n’en suis pas agacée. Je trouve peut être ça parfois un peu réducteur, Dominique n’a écrit que deux textes sur mon dernier album et il n’a pas participé à sa production. J’aimerais c’est vrai que les gens entendent autre chose que lui en écoutant mes albums. Après il est vrai que cette référence peut les aider à s’orienter, ça leur permet peut être de se retrouver plus facilement en fonction de leurs goûts.

Interview pour Flu et le journal Art Rock.


Mur du Son

Posté par Moonlight Drive le 05.06.05 à 14:03 | tags : live, rock, art rock, sonic youth

Sonic YouthMirror/ Dash, le projet expérimental de Kim Gordon et de Thurston Moore m’avait sacrément retourné les tripes avec des saturations et larsen tout droit sortis de l’enfer, des guitares charriant des cris de damnés remontant à l’ère primaire, et la voix de la Gordon frôlant le cas clinique. Tout ça sur fond d’images au bord de la crise de mort Moi je frôlais la crise de nerf, voir la crise cardiaque et j’attendais impatiemment de retrouver les deux têtes pensantes de Sonic Youth sur scène, là où le larsen est roi et retrouve tout son sens sacré. Et je n’ai pas été déçue. Après avoir échappé aux voleurs de galettes saucisses (oui oui, ça existe), j’ai pu savourer le bonheur de retrouver l’énergie souterraine et la folie progressive d’un rythme dense et profond qui lentement conquiert tout votre être. Ici, le son poussé à bout, les disharmonies des chants et guitares, s’unissent pour faire basculer le public dans une transe collective brûlante de désir. Et quand les guitares brillantes s’élèvent vers le ciel pour défier le mur du son, on ne souhaite qu’une chose : les rejoindre au firmament des étoiles soniques.
Concert de Sonic Youth, Vendredi 3 juin 05, Festival Art Rock


« Par le Boudu » : l’Auguste « trash »

Posté par Sand le 05.06.05 à 14:00 | tags : live, rigolo, art rock

Par le BouduOn aurait trop souvent tendance à ne considérer Art Rock que comme un événement purement musical. Il n'en n'est rien. La pluridisciplinarité a toujours été le leitmotiv du festival briochin. Hier encore il l’a prouvé avec "Par le boudu", un spectacle de clowns, dans la veine nouveau cirque.

Un clown comme on n'en voit jamais ce Boudu. Une sorte d'Auguste atypique entre le clochard et le soûlot qui tour à tour apitoie, horrifie ou fait rire aux éclats. Entre deux crises de démence violentes, mais toujours drôles, ce sont des histoires totalement décousues et particulièrement déjantées qu'il nous raconte ; celle des petites filles qu'il croise sur sa route, tue et mange (preuve que, quand c'est fait avec talent, on peut rire de tout !) ou celle de sa vieille poêle rouillée avec laquelle il semble quasiment vivre une histoire d'amour. Les procédés plus classiques du comique de cirque sont aussi repris dans ce spectacle contemporain pour nous rappeler que Boudu reste avant tout un clown : il multiplie les gadins avec superbe, se relève pour retomber de plus belle et ainsi de suite. Une performance fine et inhabituelle de Bonaventure Gacon, qui a suscité nombre fous rires et applaudissements chaleureux d’adultes, redevenus pour l’heure de grands enfants.


Un after à la Passerelle

Posté par Emilie&Sandrine le 05.06.05 à 13:55 | tags : live, électro, art rock, pop

Nosfell (Archive)La réputation solidement ancrée du Festival Art Rock, tient aussi certainement à la qualité de ses soirées au forum de la Passerelle. On peut s’y ressourcer à des concerts plus intimistes, qui tranchent avec les prestations musicales place Poulain Corbion, dont l’agencement ne permet pas toujours d’apprécier les live à leur juste valeur. A la Passerelle, tout est propice pour une immersion totale, la petite jauge favorisant l’émulation et l’énergie abrasive du public. Du rock au sound system, de la chanson française au jazz, ces concerts du Forum ont toujours fait partie des meilleurs moments du festival. La soirée du 3 juin en était encore un bel exemple. C'est Nosfell, sorte d'être évanescent descendu d'on ne sait quelle planète, qui a ouvert le bal. Difficile de coller une étiquette à cet artiste tant sa musique semble n'avoir jamais été entendue. C'est au fin fond de la Kloklochazia que Nosfell nous convie. Une contrée sortie tout droit de son imaginaire dont il a même ramené une langue, le kloklobetz. Un dialecte, entre douceur et colère, fait de mots parfaitement incompréhensibles. Nosfell impressionne par sa voix, par ses voix plus exactement. Capable de passer des très aigus aux très rauques, il excelle aussi dans la pratique du beat box. Accompagnment limité à un violoncelle et à une superposition de guitares et de boucles de voix. Mais Nosfell, c'est, bien plus qu'une simple expérience sonore, un spectacle visuel totalement ensorcelant. Torse nu et tatoué, il investit l'espace scénique comme personne, allant jusqu'à descendre de la scène, le public s'écartant sur son passage telle la Mer Rouge s'ouvrant devant Moïse. Divin.
Puis, tout en costume dandyesque, Thomas Dybdhal et sa clique débarquent sur la scène du Forum, pour nous envelopper de morceaux chatoyants et sophistiqués, qu'il semble avoir médités pendant 20 ans, ce qui pour un jeune-homme de seulement 24 printemps, est une sacrée performance. Son lyrisme et sa voix vertigineuse, nous plongent avec grâce des graves vers l'aigü, ce qui n'est pas sans nous rappeler le chant sacré de Jeff Buckley ; or d'après le jeune song-writer, c'est surtout de Buckley père qu'il s'inspire. Une belle découverte pour se ressourcer l'âme.
Ensuite, c'était au tour de Rubin Steiner et de ses joyeux drilles du Neue Band (basse, laptop, trombone, etc), qui nous ont encore une fois prouvé leur parfaite qualité scénique. Dotés d'une bonne humeur contagieuse, ils ont clôturé cette soirée avec le brio qu'on leur connaissait déjà. On a retrouvé avec eux cette ambiance fiévreuses des nuits Passerelliennes. C'est un forum motivé et ne demandant qu'à danser jusqu'au bout de la nuit qui les a accompagnés jusqu'à un bon trois heures du mat' sur des rythmes très colorés, mêlant hip hop, rock, électro et autres sonorités plus farfelues.


La Phaze : l'assaut puissant de ce vendredi

Posté par Sand le 05.06.05 à 13:38 | tags : live, rock, punk, art rock, la phaze

La Phaze (archives)"L'assaut final", ça aurait pu être ça ! sauf que l'on était encore que vendredi. Les trois compères de La Phaze n'ont pas failli à leur réputation de chauffeurs de salle - chauffeurs de place en l'occurence, le concert se déroulant à ciel ouvert sur celle de la Résistance - en déversant leur énergie ravageuse sur le public. Le soleil de cette fin d'après-midi semble ramollir les guibolles de certains quand le groupe déboule sur scène. Qu'à cela ne tienne ! Damny Baluteau au clavier et à la voix, Arnaud Fournier à la guitare et DJ Mouf aux platines imposent rapidement leur cadence soutenue à base de drum'n bass et de sonorités oscillant entre le ragga, le rock, voire même le hard rock, n'étant pas sans rappeler par exemple les furieux Freedom for King Kong. Car, que l'on ne s'y trompe pas, la Phaze est un groupe aux influences multiples, partisan du métissage musical, et ses adeptes se retrouvent aussi bien parmi les aficionados de reggae, d'électro, de rock, de métal, voire même de jazz. Le public briochin encore un peu timide ne tarde finalement pas à se laisser contaminer par la performance hypravitaminée des trois angevins. Les ados amassés devant la scène répondent unanimement à l'appel incessant du pogo, la place de la Résistance chauffe, chauffe et le soleil n'y est pour rien. Les nostalgiques du Fucking Art Rock (feu le festival de la communauté punk de St Brieuc) retrouvent peut être même, avec la Phaze, le ton et l'esprit revendicatif et survolté des concerts du Wagon (leur lieu de rassemblement) qui leur manque désormais. Une mise en jambe particulièrement tendue et réussie pour un public qui ne demande alors plus qu'à se laisser guider jusqu'au bout de cette première vraie soirée art rockienne.


Se taper une galette saucisse

Posté par Emilie&Sandrine le 05.06.05 à 02:44 | tags : rigolo, art rock

Une p'tite galette saucisse avant de passer une bonne nuit ? Paraît qu'ça fait du bien par où qu'ça glisse, alors pourquoi s'en priver (.doc) ?!
Un manquement énorme à l'histoire des bides et de la musique à corriger sans plus tarder !!!
Heureusement l'excellent site des promoteurs de la galette saucisse rattrape quelque peu cet impair inexcusable...

 

 

 


Punk à chien, suite et défunt

Posté par Moonlight Drive le 04.06.05 à 15:43 | tags : live, rigolo, punk, art rock

Je foule le pavé plein enmoussé de St Brieuc à la recherche de nos punks. Non, pas une aiguille dans une botte de foin mais plutôt une épingle à nourrice sur la crête du Maurice ! Mais alors où est Maurice ? Je file au port de Légué et là, renseignements pris, il a été détruit, rasé, désintégré.. le Wagon n’est plus… Don’t fuck with Art Rock. Ou sont tous nos keupons, que font-ils ? Fucking art rock a il été délocalisé ? A suivre…


Rencontre avec Metric

Posté par Moonlight Drive le 03.06.05 à 19:21 | tags : live, rock, art rock, électro
Système MetricLe concert de Metric m'avait paru froid, calculé, bien qu'efficace et très énergique. En rencontrant Emily Haines, la chanteuse charismatique du groupe Metric, accompagnée de son accolyte et guitariste James Shaw, j'ai découvert deux personnes chaleureuses, simples, et très patientes avec leur interlocutrice, dont le niveau d'anglais cumulé à un excès de bière, était légèrement défaillant. Emily Haines, compréhensive, et peut-être par pitié pour mon bégaiement, s'est lancée elle aussi dans le changement de langue. Voici un extrait de notre conversation entre franglais et anglaifran.

 

Comment s'est passé votre collaboration au dernier film d'Olivier Assayas, Clean?Olivier Assayas nous a choisi parmi une cinquantaine de projets. L’expérience n’a pas été si difficile, lors du tournage ; les caméras n’ont rien changé, puisqu’on est nous-mêmes sur scène, on n’a pas eu à jouer de rôle. Ça nous a propulsé, le film a eu beaucoup de succès en France.

En écoutant les paroles de Dead Disco, on se dit que pour vous, le rock est mort, qu’il ne peut se renouveler, mais ne fait que se répéter…
Ce n’est pas le rock qui est mort ; le vrai problème c’est que les radios ne diffusent que de la musique mainstream, et c’est ça qui contribue à tuer la musique, et à laisser dans l’ombre des groupes novateurs qui mériteraient d’être entendus.

Pour vous, quelle serait la solution pour ces groupes dont on entend jamais parler ? Internet pourrait-il être le moyen d'expression idéal pour cette musique résistante?
Nous on n'utilise pas Internet, on se contente de jouer. Internet, cela concerne ceux qui aiment notre musique et qui veulent en faire la promo ; après que ce soit de la promo sur Internet, ou dans leur salle de bain… peu importe. Pour nous la seule alternative, le seul moyen d'expression, c’est de multiplier les concerts.

Interview pour Fluctuat et le journal Art Rock.


Fucking Art Rock

Posté par Moonlight Drive le 03.06.05 à 19:13 | tags : live, punk, art rock
Après les retrouvailles avec les punks à chiens taille basse (genre caniche à crête), nous avons décidé de nous lancer dans une enquête d'intérêt national : Y aura-t-il ou non Fucking Art Rock, le rendez-vous annuel de nos amis punk, au Wagon, lieu briochin aussi mythique que ses travelers en treillis ? L'équipe de Flu mène l'enquête. On vous tient au courant. Les punks à chats n'ont qu'à bien se tenir...

Dead Rock and Roll

Posté par Moonlight Drive le 03.06.05 à 18:56 | tags : live, rock, art rock, électro

Emilie Haines sur scène (archive)La plupart des nouveaux adeptes de Metric ont découvert ce groupe nord- américain dans Clean, le dernier film d’Olivier Assayas sorti en 2004, où l’on voyait Emily Haines chanter la fin du rock and roll, tué par la répétition incessante des mêmes sons, des mêmes clichés. Dead Disco, leur chanson prophétique, devint alors une obsession pour de nombreux spectateurs amateurs de rock. Rien d’étonnant alors à ce qu’Olivier Assayas accorde une place à Metric, à l’occasion de sa carte blanche dont l’objectif est, depuis le début de la soirée, de témoigner des liens indéfectibles entre musique et cinéma (témoignage plus ou moins apprécié d’ailleurs). En effet, voir Métric en vrai, c’est un peu comme si nous avions le même pouvoir que Mia Farrow dans La Rose Pourpre du Caire et que nous avions réussi à traverser le grand écran, à nous incruster dans le film. Prise au jeu, je regarde alors autour de moi, dans le forum de la Passerelle où a lieu le concert, pour voir si Maggie Cheung ne traînerait pas à tout hasard du côté du bar. Mais quand Metric arrive sur scène, la magie alors s’arrête. Le son comme le rythme ont beau être efficaces, je n’arrive pas à croire une seule seconde à la déferlante rock and roll qui se passe sous mes yeux. Tout semble calculé, au millimètre près (le nom Metric me semble alors justifié) ; le jeu de scène d’Emily Haines ressemble plus à un cours d’aérobic pimenté de quelques poses sexy qu’à un vrai déchaînement spontané ; les autres musiciens sont certes (et indéniablement) très bons, donnant un jeu puissant, resserré, dense, ils n’allument pas dans mon âme la moindre parcelle de flamme, encore moins de bûcher où balancer toutes ses inhibitions. Et curieusement, c’est leur théâtralisation systématique, leur manque de chaleur (comme pour coller à un univers curiste et new wave dont ils semblent se réclamer à chaque notes de synthé), qui m’a replongé dans une ambiance ciné ; mais malheureusement, je n’étais plus qu’une spectatrice résignée, déçue de n’avoir pu traverser l’écran noir de cette nuit blanche.


Déchiré, déchirant, mais pourquoi tant de haine ?

Posté par Sand le 03.06.05 à 18:55 | tags : live, rock, art rock, vidéos musicales, sonic youth

Sonic YouthC’est la question que beaucoup se posaient encore certainement hier soir à la sortie de cette fameuse carte blanche offerte à Olivier Assayas. Le cinéaste, propulsé au rang des grands depuis la sortie de son dernier film, Clean, avait certes choisi pour sa soirée briochine de s’entourer d’invités de prestige en sollicitant notamment les musiciens de Sonic Youth, mais la renommée n’excuse pas tout. Sur des images hypnotiques et noires qui défilent en fond de scène, le groupe Text of light formé par Lee Ranaldo, Steve Shelley, Ulrich Krieger et Tim Barnes s’acharne sur un saxophone et des guitares desquels ils puisent les sons les plus saturés possible jusqu’à créer des larsens à vous déchirer les tympans et vous faire mal jusque dans les profondeurs de vos tripes. Une sorte de prestation primale où seul compte l’expérimental, sans aucun souci de l’oreille du spectateur. Pure provocation qui pousse le public dans ses retranchements; certains n’hésitent d'ailleurs pas à quitter la salle jugeant avoir déjà été suffisamment indulgents envers cette « branlette musicale ». Les invités suivants, le couple Thurston Moore et Kim Gordon, restent dans la trempe des premiers. Devant un grand théâtre déjà clairsemé, la voix de la très rock’n roll Kim Gordon lance des cris bestiaux plus qu’elle ne chante. Le larsen est toujours le maître inconstesté de la prestation même si on peut accorder à celle-ci, davantage qu'à la précédente, un certain souci esthétique avec des images d’Olivier Assayas en fond d’écran sur lesquelles se superposent parfois parfaitement la chanteuse et le guitariste. Brefs applaudissements et surtout soulagement à la fin de cette seconde épreuve expérimentale. On ne peut que savourer la jolie voix grave et veloutée de la non moins jolie Marie Modiano qui, débarquée dans une fraîche robe à fleurs, apporte une onde de douceur que l’on n’espérait plus sur cette scène du grand théâtre. Entre blues, jazz, rock et balades minimalistes, elle est la première à recueillir enfin l’approbation générale d’un théâtre reconnaissant. Olivier Assayas l’a échappé belle !


Les derniers punks à chiens

Posté par Moonlight Drive le 03.06.05 à 10:41 | tags : live, rigolo, punk, art rock

Panique à Saint Brieuc. Je scrute les environs de la gare, j'erre dans les rues piétonnes, je tourne en rond dans le centre ville, et rien, le néant... Je me sens perdue, et je me demande si Saint Brieuc n'a pas déjà perdu son âme... Quand soudain, je les vois, plantés devant l'église (!), les mythiques punks à chiens de Saint Brieuc... Ouf, ça y est, je peux aller me chercher galettes saucisses et barquettes de frites, le ville a toujours ses apôtres et sa légende.


De L'art et du rock, préambule

Posté par Emilie&Sandrine le 03.06.05 à 10:40 | tags : agenda, art rock

De l'art, du rock, et du rhum arrangéSonic Youth, Mercury Rev, Camille, Amadou et Mariam, Yann Tiersen, DJ Dolores, Olivier Assayas, Björn Berge, Metric... et on peut continuer comme ça longtemps, tant la programmation du festival Art Rock 2005 est riche et dense cette année. Et comme on ne voulait pas en perdre une miette, on a décidé de filer à Saint Brieuc, Côtes d'Armor, pour vous donner un petit aperçu de ces quatre jours de déferlente artistique. Affaire à suivre, sur le blog.




  Discussions en cours sur le forum musique :
Rechercher
Dans la boite
Ajouter à Netvibes Ajouter à Mon Yahoo! Ajouter à mon Google Ajouter ce blog à mes favoris Technorati! Abonnement Bloglines
Sources & Friends
. David F (FR)
. La Blogothèque (FR)
. Interprétations Diverses (FR)
. Superette (FR)
. Fluokids (FR)
. Get the Curse (FR)
. Music Thing (EN)
. Pitchfork (EN)
. Said the Gramophone (EN)
. ClipTip (EN)
. I guess I’m floatting (EN)
. WFMU Blog (EN)