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Tous les billets consacrés à Bob Dylan, le génie du folk à l'originie de "Blowin' in the Wind" et "Subterraneans Homesick Blues", sur Playlist.
Dylan chante pour les tout petits
La véritable rareté, quasi-introuvable jusque récemment, c'est ce mini album de chansons pour enfant. Sans doute Dylan voulait-il une fois de plus marcher dans les traces de Woody Guthrie qui sur la fin de sa carrière jouait à Yves Duteil pour ses gamins, composant des chansons comme "grassy grass grass" et la protest-song "I want my milk (I want it now)". Si on n'a pas peur du n'importe quoi, on pourrait voir dans ce folk enfantin un précurseur d'Animal Collective. Il y a en tout cas quelque chose d'un peu fou et dérangeant dans la façon de se mettre dans la peau d'un tout petit enfant de Guthrie. Il est d'ailleurs devenu effectivement fou un peu plus tard. Dylan, avec ses chansons inspirées par les livres pour enfants du Dr Seuss, était pour une fois loin du génie de son modèle.
Bob Dylan : No Direction, PeriodJe m'étais laissé berner, Pachelbel n'a pas écrit toute la musique du siècle dernier. C'est Bob Dylan qui l'a fait, les petits rigolos de The Post Show en ont la preuve :
Vous avez reconnues toutes les chansons ? Je suis un peu dégouté parce que chanter n'importe quoi avec la voix de Dylan est l'un de mes passes temps favoris, et ils m'ont piqué l'idée. Essayez chez vous, c'est très facile. Lien via Stereogum. Edit'Over : Pere Ubu, Jarvis, Babybird et la zik 'de cul'Posté par Flyer le 12.11.06 à 09:09 | tags : web, news, copinage, flu, bob dylan, jazz, édito, michael jackson
Tancez le ciel, sortez les tricots, brûlez vos Cd pour vous tenir chaud, l'automne s'affirme et refroidit les peaux.Qu'est ce qu'on a bien pu inventer pour vous convaincre de rester traîner aux alentours de notre petit univers orange ? On est parti taper dans le gros et le lourd : Père Ubu, avec son nouvel album Why I hate Women doublé pour l'occasion de leur album d'alternate mixes (un remix des masters par les propres membres du groupe, dont David Thomas himself), Why I remix Women. On s'est ensuite penché vers de vieux oiseaux chanteurs tombés de leur branche il y a dix ans, et qui tentent aujourd'hui de redécoller : Jarvis Cocker d'abord, qui a rencontré le trottoir avec la tête en sortant son Jarvis. Et le bon Stephen Jones, alias Babybird, l'handicapé de l'âge adulte qui nous relance son désarroi adolescent au visage dans un disque inégalement délicieux, Between my ears there's nothing but music. Ni dandy pop, ni copain de Charlotte G, Babybird garde la tête simple et la musique compliquée, on aime ça. Enfin, dans la série des jolis dossiers à butiner, après Michael Jackson et Bob Dylan, on s'est simplement attaqué à l'Histoire du Jazz en 9 leçons. Sous la plume de Maxence, embarquez à bord du saxo ivre pour une virée toute en sons et images. Jass Music forever... Sur Playlist, le concours pour gagner le nouvel album de Cibelle est toujours ouvert jusqu'au 14 novembre à minuit. Et côté forum musique, j'ai la joie de vous annoncer la naissance de notre sympathique rubrique Métal, un petit débat nul Pink ou Avril Lavigne ?, une excellente vidéo du briton Adrian Legg qui joue tout un morceau en tripotant ses mécaniques, la liste des traîtres du rap, et un lien vers les chelous mixs porno d'Hurlante Nova.Enfin, et histoire d'être raccord avec mon titre, je signe ici mon dernier édito, puisque je vais m'envoler pour d'autres aventures de l'(hyper?)espace de l'infini dès vendredi prochain. Cette nouvelle en réjouira certains et en attristera d'autres (genre ma mère). En tout cas, il me reste une semaine pour vous faire marrer ou vous fiche la haine. Anyway, la citation de mon dernier édito sera : "J'aimerai terminer sur un message d'espoir, mais je n'en ai pas. En échange, est-ce que deux messages de désespoir vous iraient ?" 24 heures avec Bob Dylan XM Radio (une radio satellite à abonnement) a diffusé en mai dernier 24 épisodes d'une heure avec Bob Dylan. Nommée Theme Time Radio Hour, la série présentait discussions et diffusions musicales issues de la carrière et de la discothèque de Dylan (de Fat Domino à Prince) autour de 24 thèmes simplets et ouverts comme "le temps", "les voitures", "le whisky", "le Diable", "les chiens", "le téléphone", "le baseball" ou "les fleurs"... Autant de moyens détournés pour percer un unique mystère : Bob Dylan est-il la réincarnation de Jésus ? A mon avis, il y a une chance sur deux, mais il faudrait d'abord savoir s'il est circoncis. En tout cas, les gens commenceront à avoir des doutes au 24e siècle lorsqu'au détour d'une discussion, quelqu'un de mieux informé lâchera cette phrase déjà familière à nos oreilles : "Je crois qu'il n'est pas encore mort Dylan". Bref, les 24 émissions d'une heure sont disponibles sur ce forum depuis le 14 octobre, avec de vrais morceaux de Zimmerman dedans. Buvez mon son, mangez mes cordes, tout ça. Blonde on Blonde on Blonde on... Avec la sortie de Modern Times, comme à chaque fois, tout le monde se souvient que Bob Dylan est génial, que Blonde on Blonde est génial et que la première fois qu'il a entendu "Rainy Day Women #12 & 35" c'était sur la B.O. de Forrest Gump, mais que c'est pas grave parce que la chanson est quand même géniale. Même si Woody Allen s'en moquait dans Annie Hall, "Just Like A Woman" est géniale aussi.Evidemment dans le petit monde des mp3 blogs, tout évènement ou non-évènement musical (ou politique, culinaire, numismatique...) est avant tout l'occasion d'un post thématique. Petite sélection des meilleurs : chez Motel de Moka on a choisi la classique mais toujours efficace collection de reprise. Etant donné que, selon mon estimation, environ 90% de la population mondiale a un jour repris une chanson de Dylan et que, selon Théodore Sturgeon, 90% de tout est nul, la sélection est remarquable, avec en particulier un magnifique "Just Like Tom Thumb's Blues" par Nina Simone. I Am Fuel, You Are Friends se contente de reprendre la liste de trésors cachés dans la discographie de Dylan publiée dans le dernier Rolling Stone. Il faut admettre que "Spanish Harlem Incident" est effectivement cachée mais à part ça, c'est du tout bon pour ceux qui n'ont pas le courage de se taper Self Portrait ou Street Legal. Le meilleur pour la fin : trois posts chez Aquarium Drunkard qui rassemblent des chutes de studios de l'enregistrement de The Freewheelin' et Blonde on Blonde (deuxième partie ici). Les meilleurs de ces morceaux sont depuis longtemps disponibles sur le coffret Biograph ou dans les Bootlegs Series, mais l'intérêt est ici de les entendre dans le contexte, celui de deux albums légendaires en train de prendre forme. Apparement ce n'était qu'une illusion : la super magie géniale ne se produisait pas dès que Dylan s'approchait d'une guitare dans les années soixante. Une fois sur deux tout au plus, ce qui rapporté aux chiffres de Sturgeon reste un taux anormalement élevé de super magie géniale. Google Video présente...Posté par Flyer le 19.09.06 à 10:05 | tags : web, bob dylan, google video zic, vidéos musicales, web 2.0
Tout le monde connaît Google. Un peu moins de monde connaît Google Video, le YouTube made in Google Inc.Google Video pêche encore par manque de contenu mais tente (vainement pour le moment) de se rattraper. Son dernier effort est d'avoir mis sur pied des sélections de vidéos sur des thèmes divers et porteurs : Bob Dylan, le Commandant Cousteau, le Festival de Cannes, Superman Returns, les JO et bien d'autres... Une jolie façon de récupérer une audience friande de vidéos en proposant des thématiques facile à monter. Ils sont forts chez Google. Edito' : Bod Dylan Vs KompaktOuvrez grand les oreilles, on ne fera pas dans la demi-mesure cette semaine, ce sera tout l'un ou tout l'autre. Soit vous laisserez traîner vos oreilles du côté de la folk et du blues traditionnel, limite réac' du nouvel album de Bob Dylan, ironiquement intitulé Modern Times, soit vous plongerez vos tympans dans les tendances électro dernier cri du label allemand Kompakt, compilées dans Kompakt Total 7.
Tandis que le premier, qui disait récemment son antipathie envers le son de la modernité, s'est décidé à innover en plongeant dans les racines du blues le plus nu et le plus oldie possible (un morceau est disponible chez Said the Gramophone), les patriarches teutons innovent de manière plus "traditionelle", en proposant de nouveaux remixes bien sentis, et en laissant carte blanche à leurs nouveaux poulains imaginatifs (direction leur Myspace). ![]() Autre point, comme on est pas très désireux d'attendre encore 5 ans avant de reparler de Robert Zimmermann, le bon 2goldfish en a profité pour nous pondre un mini-dossier bien senti sur Dylan, sa vie, ses oeuvres majeures. Le dossier Bob Dylan, profitez-en pour épater vos amis ! Côté forum, System of a Down est-il un groupe commercial ?, les femmes reggae, que représente la musique pour vous ?, votre album préféré de Sonic Youth et vos impressions sur Rock en Seine. Bob Dylan n'aime pas les temps modernes Bob Dylan est un géant du passé et son influence fut indéniablement énorme sur la pop et la folk des 40 dernières années. OK, c'est dit. On ne me soupçonnera donc pas d'être une ordure sans foi ni loi en l'accusant de mauvaise foi lorsqu'il évoque l'"atrocité" de la production musicale contemporaine : "Je ne connais personne qui ait fait un disque qui sonne décemment dans les 20 dernières années, vraiment."Le bon Bob n'accuse pas les artistes par cette phrase (en tout cas, je ne veux pas le croire), il accuse le format CD. "Ecoutez ces disques modernes, ils sont atroces, ils sont saturés de son. Il n'y a aucune définition de rien, pas de chant, rien de rien, ils sont comme... statiques. Les CD sont petits et sans envergure." Remarquez, ce n'est pas parce qu'il parle ici comme un grand papy que Dylan a forcément tort. Et il a les faits pour lui. Et quand bien même c'est le cas pour une majorité de la production commerciale, mettre tout le monde dans le même sac n'est pas très malin. Les disques de Brian Eno, l'un des premiers producteurs à s'être jetés sur le format CD, le prouvent à eux seuls. En guise de conclusion, Dylan achève son réquisitoire anti-technologique par cette phrase glaçante au sujet de son nouvel album Modern Times : "Chacune des chansons du disque sonnait dix fois mieux en studio que sur le CD". Aïe. Ça sent l'excuse semi-avouée tout ça... Now is the time for your tearsOu comment passer une matinée formidable à peu de frais. Ça n'est pas très étonnant : Youtube fourmille de centaines de vidéos du plus grand homme vivant (Bob Dylan pour les incultes). Des chutes de Don't Look Back et Eat The Document, des extraits du Johnny Cash Show, de terribles accidents de la mode, il y en a simplement beaucoup trop pour ne pas avoir de regret en quittant le site.
J'ai beaucoup hésité tant il y avait de merveilles parmi lesquelles choisir une vidéo pour illustrer ce billet. Mon choix s'est finalement porté sur "The Lonesome Death of Hattie Carrol" joué au Steve Ellen TV Show en 1964 par un Dylan encore tout gamin. Il était sur le point de devenir plus jeune que ça mais pour l'heure il était encore au plus fort de sa période donneur de leçon, ce qui importe peu tant qu'il nous fait chialer. Bob Dylan passe du côté obscur Hayden Christensen (plus connu en tant qu'Anakin Skywalker) sera Bob Dylan au cinéma. Et Jim Morrison. Et Mick Jagger. Dans Factory girl, un film sur la vie d'Edie Sedgwick (interpretée par Sienna Miller, à droite sur la photo), Hayden devait jouer Bob Dylan, mais les avocats de celui ci ont fait savoir que "Mr Zimmerman n'avait jamais eu de relation avec Edie, et que la production du film serait bien avisée de modifier le script", d'où la création de Danny Quinn, personnage fictif n'ayant officiellement rien a voir avec Dylan, en fait un Robert Zimmerman agrémenté de morceaux de Morrison et Jagger. Ce qui a le mérite d'ajouter au suspense: Bob Dylan Danny Quinn sera-t-il fait lord ou trouvera-t-il la mort sur des toilettes ? Bob Dylan... en comédie musicale The Times they are-a-changin' est désormais aussi une comédie musicale, qui débutera à l'Old Globe Theater de San Diego le 25 janvier, avant de filer vers Broadway. C'est l'histoire d'un cirque itinérant dirigé par Capitaine Arab, dont le fils Coyote est raide dingue de la dresseuse d'animaux Chloé, exploitée par Arab. Les personnages viennent tout droit de chansons du type à la voix "de sable et de colle" (comme disait Bowie), mais pas seulement. L'univers est inspiré de plusieurs anciens de la musique rock : Elvis Presley, John Lennon, les Beach Boys et Billy Joel sont cités par ma source.La réalisatrice et chorégraphe de cette comédie musicale, Twyla Tharp, n'en est pas à son premier "hommage" musical. Elle a débuté sa carrière en intégrant des chansons de Sinatra à ses compositions corporelles, a collaboré avec David Byrne en 1981 pour The Catherine Wheel, et s'est amusée tout au long de sa carrière à mélanger ses influences d'avant-garde à des compositions classiques (Bach, Mozart, Gerschwin), au vieux blues du début du siècle dernier, et aux hymnes pop de la fin du millénaire. En attendant, espérons, un détour par la France, j'invite les plus impatients d'entre vous à faire un tour sur le dossier Bob Dylan (livre, disque, film) sur Flu, le mag. |
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