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Chansons à texte, guitares en bois, grandes voix et petites histoires, de Brassens à Dominique A. A lire en écoutant, Yeah, notre radio chanson française.
20 ans pour le festival Chorus![]() Chorus, le festival des Hauts-de-Seine fête ses 20 ans cette année. Pour cette édition anniversaire, le festival se tiendra du 29 mars au 12 avril, dans divers lieux du département (au Théâtre Firmin Gémier dAntony, à la Maison de la Musique de Nanterre, au Village du Festival au pied de l'Arche de la Défense...). La programmation de cette annéé allie, une fois n'est pas coutume, têtes d'affiche (Bernard Lavilliers, Alain Bashung, Jean-Louis Aubert...) et révélations (F.M., Moriarty...) et dans des genres divers allant de la chanson française, au hip hop, tout en passant par les musiques électro. Si une bonne partie des concerts sont payants, Chorus accueille sous son chapiteau placé à la Défence une série de concerts gratuits (Hey Hey My My, Benoît Dorémus, Baloji...) Petite sélection par genre des artistes programmés : Scène française : Alain Bashung, Arman Méliès, Tom Poison, Mano Solo, Pauline Croze, Thomas Fersen... Musiques électroniques : Zenzile, Wax Tailor... Mais aussi Dub Pistols, Antibalas, Idir, M.A.P....et des concerts jeune public avec Yves Duteuil et Vinent Malone.
Une série de concerts étalés sur deux semaines, en soirée comme la journée. Pour faire votre sélection, allez faire un tour sur le site du Festival Chorus.
Autre suggestion : profitez de notre concours Chorus pour gagner des places pour les concerts de Bashung, Sanseverino Trio et d'Antibalas, c'est dans la rubrique concours de Fluctuat et c'est jusqu'au 24 mars. Claude François, Autrement Dit : le faux hommage![]() On fête aujourd'hui (façon de parler bien sûr), les 30 ans de la mort de Claude François. Parmi les documentaires, émissions spéciales, les archives télévisées détérées par le site de l'INA et les soirées en boîtes, Playlist s'attarde sur Claude François, Autrement Dit. Petite compile sous forme d'hommage rendu par des chanteurs et chanteuses français à Clo Clo. Autrement Dit, c'est 18 artistes français qui reprennent chacun un titre du chanteur décédé. "Vieille garde" avec Alain Chamfort, et surtout "Nouvelle génération" avec Adrienne Pauly, Jeanne Cherhal ou Elodie Frégé, les deux unissent ici leur style pop-rock pour annuler la disco-pop-variét de Claude François. La musique de Clo Clo ne se danse plus en short en satin et bottes en skaï et gagne en tristesse. Même si cette compil permet de réveler certaines chansons moins populaires que d'autres ("Une petite larme m'a trahi", "17 ans"), l'ensemble nous fait penser soit que cette scène française n'est pas fort douée en reprises (ou pas douée tout court), soit que Clo Clo en dehors de "baracuda" ne vaut pas une peanut en songwriting. Dix-huit tires au total, on en a disséqués qu'une poignée : Où est passée la gaieté de ce titre ? Jérémie Kisling vraisemblement ne veut pas croire à ce lundi au soleil et transforme cette chanson en triste, mais agréable complainte relevée ça et là par quelques cuivres dorés. Vincent Baguian - "Une chanson populaire" Oui, une chanson populaire, qui se casse la gueule sur le refrain et qui se la joue "bal musette sur les bords de la Marne". Une reprise qui joue la carte de la légèreté. Halte ! Reprise reggae. L'idée est très mauvaise, aussi rigolote et originale qu'elle aît pu être au départ dans la tête d'Alexis, ce n'est pas en posant des touches de reggae que l'on s'improvise reggae man.Copie à revoir. Adrienne Pauly - "Même si tu revenais" Enfin une vraie reprise ou du moins, enfin un titre qui sort de l'ensemble (avec peut-être celui d'A.S Dragon). Fini la guitare en bandoulière du musicien des cafés parisiens, Adrienne endosse le costume d'une écorchée vive à la voix de sorcière et fait état d"une vraie proposition (comme ils disent à la Star Ac). Pas la reprise du siècle non plus... Elodie Frégé ne s'en sort pas plus mal que les autres, Brisa Roché, et ce n'est pas parce qu'on l'aime bien, réussit à nous faire oublier que l'on écoute les pires reprises de Claude François par une génération pas brillante de musiciens français. Alain Chamfort et La Grande Sophie, repartent la tête haute ; Elli Medeiros, elle, clôt comme il se devait cette compilation par un titre tout aussi fade que les autres. Pas de regret, le disque s'arrête comme il avait commencé. On l'a écouté et on déplore seulement que l'effort pour rendre homage à Clo Clo n'ait pas été mené à bien. Merci, Jean Jacques ! Dans une interview donnée au Figaro à propos des restaus du coeur qui lui donne l'occasion de se donner lui même plusieures franches tapes dans le dos, Jean-Jacques Goldman avait deux bonnes nouvelles à donner à tous ceux que les Victoires de la Musique ont déprimé ce week end : Le Figaro : Des bruits récents disent que vous prépareriez un album… Rumeur ou info ? Fifi : Et quand vos fans vous retrouveront-ils sur scène ? En pleine célébration de l'anniversaire du dernier numéro de Claude François, voilà de quoi mettre un peu de soleil dans votre lundi. Victoires de la Musique 2008 : le meilleur du pire
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Ceux qui, comme moi, n'ont pas renoncé complètement à écouter de la musique française attendent toujours les Victoires de la musique avec un brin d'inquiétude, heureusement relevé d'un appétit pervers. La variété française a beau tourner à vide sur son réservoir de 20 mauvais talents, il n'est pas si fréquent qu'on puisse, en quelques heures et un samedi sacrifié, prendre la mesure instantanée du désastre. Comparé au cru 2007 (ah, Miss Dominhulk, Benabar & co), 2008 aura cruellement manqué de sel. Débarrassée de Drucker, l'animation repose sur les épaules d'un Nagui emprunté et qui a perdu sa voix en se cassant... la jambe. Les interludes sont désastreux, entre les vannes ratées, l'apparition horrifique de Shirley et Dino et les lancements plus qu'hasardeux ("On va pas parler de tests ADN mais force est de constater que le talent est... génétique" pour annoncer, à la façon de Michel D, le "J'aime Plus Paris" bobo réac' de Thomas Dutronc). Avec une pincée de Salvador, dont le cadavre aurait célébré plus dignement son propre hommage que le "Syracuse" gloubiboulga mâchonné par une Vanessa Paradis en phase vocale terminale (meilleur album variétés et interprète féminine de l'année !), un poil de Carlos (intellectualisé par un duo Edouard Baer/Julien Doré ridicule) et un soupçon de Polnareff (Victoire du spectacle -présidentiel- de l'année devant Daft Punk), la chanson française a accueilli ses jeunes pousses sur un terreau fertile en moisissure. Eric Serra (meilleure musique de film pour les Minimoys), Paul Personne, Thomas Dutronc, Mickey 3D, Dominic Sonic et quelques autres viennent rendre un bel hommage tout en guitares à Fred Chichin, seul chanteur réactionnaire digne d'intérêt disparu ces derniers mois. Et Grégory Lemarchal, alors ?
Ceux qui l'avaient raté avant auront ainsi pu découvrir la (nouvelle) poésie subtile d'un Renan Luce, album et révélation scène de l'année, sorte de néo-Bénabar en plus beau, tapinant du côté de Brassens, l'expérimental-toc d'Emily Loizeau, la comptine rap de la féministe Koxie (Garçon "Gare au Con" et son refrain refusé par Henri Dès) ou encore les affreux Coldplay du Sentier, AaRON. Parmi les valeurs sûres-estimées, Zazie dans un filet à gigot sexy noir envoie son hymne humaniste tête à claques en ouverture. Dionysos nous fait regretter Noir Désir en boeufant hystériquement comme des hommes chocolat, tandis qu'Etienne Daho et son Obsession de belle facture studio nous murmurent qu'il vaut mieux les écouter chez soi que d'aller les voir en concert -album pop rock tout de même. Vincent Delerm, bien sûr, vient moissonner en terres putassières avec ses "Filles de 1976 qui ont 30 ans" et qui achètent de la musique de ménopausées en suçant des publicitaires. Jacques Higelin joue à Rodolphe Burger en moins doué et plus secoué.
Au rayon des bonnes surprises, Michael Youn envoie un impeccable medley symphonique et décentré de ses hits la Cagoule (classique), le Boule (cabaret) et Parle à ma main (rock), s'imposant comme le digne et brillant héritier du Mike Flowers « 50 Cent » Pop. Diam's émeut avec sa France à Moi après que le Soldat Rose (pas encore mort) a remporté la Victoire du meilleur DVD musical. Les rappeurs historiques s'en tirent avec les honneurs : IAM place son flow en pilotage automatique mais c'est MC Solaar et son beau chant mélancolique qui raflent la récompense (musiques urbaines). Etrangement, c'est un Christophe Maé à la voix émoussée (révélation de l'année) qui vient mettre l'ambiance à minuit, offrant un vrai bon morceau de variété populaire avec un "On s'attache" qui donne envie de se pendre à la corde funky de son sèche-linge. Abd-Al-Malik empoche la Victoire de l'interprète masculin de l'année et adresse ses remerciements à la France entière et à... l'industrie du disque. Miss France 2008 habillée vient conclure la mascarade en offrant à la Tortue de Zazie le titre de chanson de l'année. C'est comme ça qu'est-ce que tu veux ? J'y peux rien, je fais comme je peux. Sauve qui peut qu'est-ce que j'y peux ? "Si tu reviens, j'annule tout", Jeanne Cherhal chante le SMS de Sarkozy Après le groupe Facebook "Si tu reviens, j'annule tout" (d'ailleurs, allez faire un tour sur le groupe Flu sur Facebook), voilà que Jeanne Cherhal, chanteuse de profession, propose sa vision des choses quant à cette histoire de SMS que Nicolas Sarkozy aurait envoyé à son ex-femme Cécilia. L'affaire du SMS envoyé quelques jours avant le mariage Sarko/Bruni a inspiré Cherhal qui en a fait une chanson à écouter sur sa page myspace. Une petite berceuse et des paroles énigmatiques bien que drôles : "J'étais comme un cochon qui danse pas très joli à regarder / j'ose l'avouer, mon existence faisait moins envie que pitié". Qui est le cochon, dans cette histoire ?Sheryfa Luna : la possibilité d'un RnB français ? Il y a quelques temps tournait dans les milieux...alternatifs, une blague immonde. Qu'y a-t-il de pire que le RnB ? Réponse : le RnB français. (rires) Heureusement pour nous, M6, responsable de l'excellent programme (documentaire) PopStars et accessoirement ancienne machine à clips, s'était promis de remédier à cette horrible réalité en nous offrant un candidat télé-réel susceptible de concurrencer les Américains sur leur propre terrain : celui de la musique. A l'issue d'une longue sélection mais d'un niveau plutôt faible, le jury, parmi lequel le producteur historique du NTM, l'estimable Sébastien Farran, et la poudreuse Ophélaï Winter, sortait de son chapeau une candidate enceinte à l'insu de son plein gré, Sheryfa Luna. La très jeune femme se trouvait ainsi investie de la lourde charge : faire du RnB français quelque chose d'aussi percutant, sensuel et professionnel que le RnB international. Sorti quelques mois plus tard, l'album éponyme de Sheryfa Luna n'est pas loin de remplir son contrat.L'album confirme que le RnB est avant tout affaire de production. La structure qui est derrière Sheryfa Luna assure une mise en musique efficace, dernier cri et qui n'est pas sans rappeler les sons qui habillent ou déshabillent un poids lourd comme Kylie Minogue. "Aime Moi" repose sur un clavier mélancolique, des rythmiques 70s et un système ingénieux de reverb vocal qui en font une chanson réellement attachante. "Fais un pas" raconte l'une des premières soirées en boîte d'une Madonna, vécue comme une épreuve initiatique. Là encore, l'accompagnement musical vient au secours d'une voix qui manque alors de caractère. Les textes sont amusants et investissent le même registre que ceux de Lorie : celui du dépassement de soi et de l'individualisme méritant "si son cœur bat très fort / Elle est prête à faire l'effort / A se dépasser / t'as le feeling / te laisse pas impressionner". L'album prend un relief particulier sur son titre 3, lorsqu'on découvre enfin la vraie signature vocale de Sheryfa Luna, une voix un rien branque mais qui dégage, dans son phrasé parfois maladroit, une capacité à émouvoir qui fait de "Quelque Part" l'un des meilleurs titres du disque (ça tombe, c'est le 1er single). La jeune femme traîne sur les mots, va un peu moins vite que la moyenne des RnBistes et ouvre une direction inattendue : celle d'un teen RnB au tempo ralenti, romantique en diable et terriblement... français. "Il avait les mots" (single n°2) raconte la belle histoire d'une toute jeune fille qui se fait blouser par un homme marié, avec un panache qui repose du punch fatigant des Nadyîa et autres croqueuse de Diam's. On recommence à s'amuser avec l'ultrafragile et acoustique "Des Choses Qui Ne Se Disent Pas" sur l'amour père-fille, le beau "On Ressent" ("lorsque j'aime je me donne entièrement /... / parfois je dois être un peu collante / ne me fais pas culpabiliser / depuis que t'as pé-cho /../ t'es en train de prendre ton pied / rien que d'y penser, j'suis dégouttée / la roue tourne / Je ne vais pas éternellement galérer", du grand art) ou le dramatique "Au Revoir". L'extrême banalité des textes, leur réalisme et leur simplicité deviennent la principale qualité d'une collection de chansons qui, en ne cherchant pas à poser à l'universel y parvient presque.
Si l'ensemble reste globalement décevant, Sheryfa Luna mérite, sur ses qualités, de prolonger le rêve en autonomie, sur un deuxième album, qu'on espère plus rustique et dépouillé encore. Décès d'Henri Salvador à 90 ans, le lion est mortLa nouvelle a été confirmée en fin de matinée par sa maison de disques (Polydor), le chanteur Henri Salvador est décédé aujourd'hui à l'âge de 90 ans. C'est une rupture d'anévrisme qui l'a emportée. Salvador avait fait ses adieux à la scène en décembre dernier au Palais des Congrès. Chanteur grandement inspiré des musiciens noirs américains, Henri Salvador était une personnalité multi-casquettes. En plus de sa musique aux frontières de la chanson française, du jazz, de la comptine pour enfants ("Une chanson douce"), le chanteur et guitariste a aussi tourné dans les cabarets parisiens en tant qu'humoriste et fait plusieurs apparitions à la télévision en tant que présentateur ou au cinéma. Après une petite retraite, Salvador revient en 2000 avec Chambre avec vue, un album en collaboration avec Keren Ann et Benjamin Biolay artistes de la jeune génération. On le voit aussi sur scène aux côtés de Benabar en 2004. Salvador, c'était une carrière longue de plus de 60 ans, un rire et une voix inoubliables, des costards à rayures, et c'était surtout des chansons populaires "Zorro est arrivé", "Le lion est mort ce soir", "Faut rigoler", "Juanita Banana" et le "Blues du Dentiste" interprété ici avec Benébar sur le plateau de l'émission Taratata...vidéo ! Pour en savoir plus, lire le portrait de Henri Salvador. Catherine Ringer chante les Rita MitsoukoOn était dans le droit de se poser des questions quant à l'avenir des Rita Mitousko, suite au décès de Fred Chichin. La tournée qu'ils avaient entamé en 2007 avait été bouleversée, Catherine Ringer avait du tantôt assurer les dates seules, tantôt les annuler en raison de l'état de santé de son compagnon et guitariste. Avec la mort de Chichin, l'avenir du groupe devenait soudainement incertain. Depuis quelques semaines, des rumeurs concernant la possible poursuite de la tournée avait été lancées. L'info officielle les a finalement balayées pour les confirmer, puisque la chanteuse reprendra la tournée interrompue le 4 avril 2008. Ringer interprétera des chansons des Rita et des titres inédits, d'où le nom de la tournée "Catherine Ringer chante les Rita Mitsouko and more".
AVRIL 2008
Avis de recherche : qui a vu Yannick ?Posté par Myosotis le 14.01.08 à 11:36 | tags : elucubration, chanson française, vidéos musicales, youtube
Ce n'est pas que j'y attache une importance particulière mais plutôt que sa disparition est entourée pour moi d'un de ces mystéres insondables qui font aujourd'hui la civilisation. Star d'une saison, d'un jour ou d'un mois, les disparitions musicales pour le meilleur (Magali Vaé, les L5, Lionel Jaioubliésonnom de famille,...) ou pour le pire (la Saga Day One, l'excellent groupe trip-hop Earthling et d'autres) rythment l'actualité et d'une certaine façon notre rapport à la musique. Faut-il y voir l'encensement un peu trop rapide de personnages ou groupes qui n'en valaient pas la peine, n'en avaient pas sous la semelle, ou les effets pernicieux d'un système qui ne laisse pas le temps au temps, qui broie et malaxe les "créatifs" au point de les soulever un jour suffisamment haut pour qu'on les ait en ligne de mire et de les écrabouiller, ensuite, dans un rouleau tumultueux ? Faut-il y voir cette preuve cruelle que la malédiction warholienne des 5 minutes de célébrité n'est pas une connerie statistique ? Parmi ces (regrettés) disparus, Yannick est la figure emblématique d'une "étoile" qui a vu la lumière du jour avant d'être soufflée pour une probable éternité aux portes de l'an 2000. Son titre était assez mauvais, décalqué d'après Claude François évidemment, mais chanté avec suffisamment d'allégresse et de cool attitude (on se serait cru parfois chez les Was et leur "Walk Like A Dinosaur"), pour que même les plus rétifs à ce genre de hits industriels aient fait le pas de danse avec le jeune homme. Yannick était le visage même du bonheur lorsqu'il dansait sur les plateaux de télé. Se doutait-il ? Sur le net ou ailleurs, il apparaît quasi impossible de trouver autre chose que mille fois le texte de son unique hit, une vingtaine de vidéos où l'on peut essayer de revivre ce qui se passait autour de lui. Au présent (je ne parle pas même du futur), rien. Aucun signe. Aucune trace. Il est faux de croire que l'Internet dit tout sur tout. On y laisse des sillons sanglants mais ce n'est pas un instrument pour prédire le présent à tous les coups. A rebours, les paroles de "Ces soirées là" sont quasi prophétiques et mélancoliques. C'était il y a 7 ans et Yannick cherche toujours la lumière. Snif.Ces soirées la! Ces soirées là.
Alizee vs Lorie : le sexmatch des LolitaQuand une Lolita vieillit, elle a tendance à coucher avec une ministar de la chanson (Garou, Jérémy Chatelain), à vouloir rénover son "staille" et à raccourcir un peu plus la taille de sa minijupe, histoire de cacher les premières pattes d'oie qui apparaissent dans l'entrecuisse. Heureusement pour nous, Lorie et Alizée n'en sont pas encore là, même si, à respectivement 23 et 25 ans, Alizée Jacotey et Laure Pester sont de vieilles routières du showbusiness, elles n'en ont pas pour autant perdu leur fraîcheur et leur enthousiasme. Alors que la jeune Corse amorce son virage arty (chaud) par un album plus sophistiqué, electro-pop, l'autre se tourne définitivement vers le dance-floor de quartier pour servir (théoriquement, seulement, parce qu'à part un ou deux titres, cela ne saute pas aux oreilles) la tektonik sur un plateau aux masses ados provinciales.
![]() Puisqu'on va encore m'accuser de tirer sur les ambulances et de m'intéresser à ce que je ne devrais pas, je me contenterais pour une fois d'un constat lapidaire : les deux albums ne valent pas grand chose et ne mériteraient pas d'être écoutés s'ils n'étaient promis tous les deux à un succès populaire, se transformant de fait en (sic) "outils de compréhension du monde moderne". Cela n'empêche pas qu'on puisse les trouver sympathiques et écouter avec un plaisir coupable un ou deux titres qui sortent du lot. Côté Alizée, l'album est intimiste et pop. Le single Melle Juliette donne une assez bonne image de ce que veut faire l'ex-Lolita à savoir une pop léchée, intelligente et si possible entêtante. Psychédélices est bien produit, bien outillé, mélangeant des sonorités électro de bonne facture avec des guitares bienvenues, une vraie recherche de composition et des tas de références incongrues. Melle Juliette parle de Commedia dell' arte, des Montaigu et Capulet, du bon William, on trouve plus loin une chanson baptisée "Mon Taxi Driver" ainsi que sur "Fifty Sixty" des mentions de Lou Reed et de Nico, ou encore de la Motown sur Lilly Town. On peut aimer ces rimes typiquement françaises, ces jeux de mots à la Raymond Devos ou les trouver carrément cheap ("tu bois le calice jusqu'à l'hallali" sur Psychédélices; "mon lover goûte la saveur sous mon pull-over") mais le fait est qu'il y a eu du boulot et que cela se sent. Malheureusement, il reste difficile de s'enthousiasmer pour un album dont n'émergent que quelques titres (le single, "Lonely List" et "Idéaliser") et qui, le reste du temps, se traîne un peu. Jamais plus ressemble à un bon titre de Mylène Farmer. "Décollage" démarre bien mais vire à l'insupportable et enchaîne les métaphores astronomiques jusqu'à l'overdose. L'effet aurait pu faire un beau final amoureux si le morceau était un peu moins long et gardait sa vivacité jusqu'au bout. Les paroles accusent le coup "c'est toi qui m'as fait un peu divine"...juste un peu alors. Ne devrait-on pas dire d'ailleurs..."faite un peu divine" ?
Le son évolue entre une electro assez primitive et plutôt efficace ("2Lor en moi", "L'accalmie" et son démarrage tektoniko-fête du tuning). Parfois, la découverte d'un problème "important du monde moderne" conduit à une révélation épatante et émouvante à la fois. La chanson "1 Garçon" sur un petit ami qui devient pédé (Billy Crawford ?) est tout à fait juste : "est-ce que je perdrais la raison parce que t'aimes un garçon ?"). Entre Indochine et Taxi Girl, le morceau assez enlevé, plus rock, affiche quelques belles qualités et constitue le morceau le plus écoutable de l'album. Le reste sonne souvent toc et trop étudié pour être honnête :" je suis aujourd'hui comme j'ai envie. Je suis pas un ange qu'on échange pour l'une ou l'autre.", sur "Pas un Ange". Lorie trouve quelques belles formules ("j'ai mis des années à apprendre à voler. J'ai mis des années à apprendre qui j'étais." sur On ne grandit vraiment jamais, mais peine à mener une chanson au bout. On retiendra une autre thématique évidente : celle de la vitesse dans un univers libéral. Lorie croit en l'individualisme et à la capacité de prendre son destin en main. C'est une femme pressée sur Je vais vite "je vais vite. Je m'entraîne à ne pas perdre une seconde" "Appuie sur play. Le son va t'emporter. Il ne faut pas s'arrêter.", sur "Play". Lorie, l'ancienne égérie de Raffarin (qui trouvera ici une inspiration sans fin "tu crois que le monde n'appartient qu'à ceux qui maîtrisent leur destin. Avance encore malgré les éclats du sort", Jean-Pierre sur "Avance encore") a un côté James Dean des familles, une dimension suicidaire qui la pousse à consommer ou consumer sa jeunesse à toute allure. Ca s'échauffe sur la fin avec des titres au contenu plus explicite comme "L'amour autrement" ("tu me fais l'amour autrement. C'est ça que j'aime", espérons que Garou ne soit pas sodomite) ou le plutôt bon "La Reine", ultrarapide et offensif :" Je veux la nuit, je veux le jour, je veux l'amour". Yeah.
On terminera très sobrement sur cette belle citation de Lorie : "tu as l'énergie et la force d'avancer. Il suffit de la trouver". Confucius tremble et nous avec. Ce qui fait peine ici, c'est qu'on se sent hors du coup si cette musique est vouée à s'imposer dans la durée ou à être jugée un jour comme une musique estimable; car on n'en perçoit pas les qualités. En vieillissant, les lolitas perdent leurs attraits sexuels premiers et doivent se recomposer entièrement. Cette mutation irremédiable est à la fois fascinante et désolante lorsqu'elle libère une nouvelle créature dont le talent est... absent. Il est un peu trop tôt pour dire ce qu'il adviendra des 2 misses (l'industrie du disque bataillera pour les maintenir en vie le plus longtemps possible et tant qu'elles rapportent) mais on a peur pour elles.
Fred Chichin est mort, que deviennent les Rita ?Posté par LovelyRita le 28.11.07 à 16:26 | tags : cimetière, chanson française, pop, news, vidéos musicales, youtube
Les derniers concerts des Rita Mitsouko avaient été annulés en raison de l'état de santé de Fred Chichin. Leur dernier album, Variety, ne nous avait pas totalement convaincu, par contre on était convaincu que les Rita étaient l'une des figures majeures de la scène musicale française des années 80. Annulations de concerts, aggravation de l'état de santé de Fred et mort des suites d'un cancer fulgurant. Diagnostiqué il y a à peine 2 mois, le cancer a eu raison du guitariste et des Rita Mitsouko, à présent il ne reste plus que Catherine Ringer, seule à bord des Rita. Hommage d'une Rita à la moitié des Rita : Etienne Daho : l'invitation à régresser Il y a les anti, les pro-Daho et ceux qui ne savent pas trop quoi en penser. Pour les premiers, Etienne Daho, malgré sa longévité et l'évidence de quelques tubes bien placés, est tout sauf un artiste intéressant : une inspiration pop qui n'arrive pas à la cheville de ses modèles britanniques malgré des goûts assurés (My Bloody Valentine entre autres) rabâchés au fil des interviews, une voix qui ne mérite pas d'être gravée sur CD et des textes inégaux. Pour les pro, Daho est ce que la chanson française a fait de mieux avec Bashung depuis des décennies. Daho serait le seul représentant français d'une pop...anglaise, déterminée, classieuse et qui ne sombre pas dans le plagiat. Pour les troisièmes (ceux qui s'en foutent), Daho est anecdotique, n'existe pas mais bénéficie d'un capital sympathie qui lui épargne les critiques et les moqueries habituellement réservées aux artistes français. Il faut dire que le bonhomme a de beaux états de service et depuis son Mythomane de 1981, quelques décennies de succès à opposer à la populace. L'Invitation, son neuvième ou dixième album studio, devrait satisfaire les 3 catégories pré-citées et ne pas faire bouger les uns et les autres sur leurs positions : l'invitation est un album d'Etienne Daho, beau pour son âge et son genre, mais pas forcément surprenant et irréprochable. Peu mélodique mais très musical, le disque fait penser sur ses ambitions au Vauxhall and I de Morrissey (en moins bien), beaucoup de mélancolie, peu de... notes et une manière feutrée et ouatée d'habiller les titres. Daho n'a jamais été réputé pour sa violence musicale et semble grandir avec cette idée de trouver la paix et gagner l'apaisement. Cela donne un album étrange qu'on peut trouver somptueux et plein d'élégance, mélancolique et sublime ou alors dépouillé et ennuyeux, peu inspiré et morne. A vrai dire, la vérité sort toujours du titre à titre et le bilan d'une écoute approfondie est plutôt en demie-teinte. L'Invitation souffre de deux tics principaux. Le premier concerne les mélodies abandonnées trop souvent au profit d'aplats répétitifs qui "symbolisent" le temps qui passe et la morne plaine du désamour. Le titre éponyme se développe autour de quelques phrases rappelées ad lib sur un faux rythme bashungien mais sans grand souffle. On peut dire la même chose de "La Vie Continuera" et de "Cap Falcon", dont le dépouillement cache-misère parvient toutefois à produire au bout de 5 minutes en apesanteur une ambiance onirique. A chaque fois, les morceaux déroulent sur quelques accords avant de s'élever en fin de morceau sur une "originalité", un final enlevé sur "La Vie Continuera", un éclairage nouveau sur "Les Fleurs de l'Interdit", ou un rattrapage de dernière minute sur le très moyen "Cet Air Etrange". L'autre tic de composition qui tire l'Invitation vers le bas est cette sorte de syndrome MC Solaar qu'on avait isolé dernièrement et qui consiste, en matière de textes, à reprendre sans fin les mêmes 2 ou 3 vers sur 4 ou 5 minutes. Cela fonctionne plutôt bien parfois ("Toi. Jamais. Toujours", au son plus dur et colérique) mais souvent ça tourne court lorsque les 2 ou 3 vers en question ne sont pas à la hauteur : "que tous les autres sont vraiment trop cons, et vraiment pourris. Chienne de vie !" sur "Cet Air Etrange" ou les rimes laborieuses d'un "Obsession" désinvolte ("la parure du souvenir viendra tout embellir."). Sur ces quelques titres, le travail de production savoureux n'en arrive pas moins à créer une ambiance décontractée et lascive qui reste la marque de fabrique de l'ancien Rennais et qui rend sa compagnie agréable. Malgré ses défauts, Daho réussit par moment à hausser le niveau et à aligner quelques titres épatants. "Boulevard des Capucines" (6ème titre) dont on a pas mal parlé (Daho y raconte du point de vue de celui-ci la rencontre avec son père un soir d'Olympia) est le premier morceau qui bénéficie d'un vrai texte. L'autobiographie est simple et basée sur les fantasmes du chanteur : la starification, l'idole, le devenir pop star, la filiation. La description de son propre show est émouvante et donne l'impression que Daho pose sa carrière sur la table :"J'observe lorsque tu chantes, que brillent les yeux des filles." L'Invitation ne serait rien sans deux titres somptueux : "Sur la terre comme au ciel", à la mélodie répétitive mais obstinée, qui sonne comme un nouvel hommage de Daho à ses racines anglaises. Elégance. Equilibre, tout y est. Jusqu'à ce refrain "je suis libre comme l'air" qui donne envie de s'envoler avec lui. L'album réussira à faire une seule fois mieux que ce titre-là sur "Un Merveilleux Eté", sans conteste le meilleur morceau du tout. Le titre est une vraie chanson... chantée sur l'amour et la séparation, un thème qui réussit bien à Daho et qui nous rajeunit le bonhomme de trente ans. On trouve sur ce titre la moelle de l'auteur, celle d'un homme de 51 ans maintenant qui n'a jamais cessé d'être cet amateur de pop enfermé dans sa chambre d'ado. Sur ce merveilleux été, ça donne ça : "tu pleures en secret toutes les larmes de ton corps, comme si j'étais mort.". C'est beau, pur comme le verre et ça tutoie le sacré à grands renforts de cordes pincées et caressées. L'Invitation laisse au final une impression mitigée, celle d'avoir traversé l'album en somnanbule parfois, de n'avoir été surpris ou épaté que rarement, mais aussi d'avoir vieilli avec Daho, d'avoir partagé avec lui un bout de chemin entre averses et éclaircies. La conclusion est un peu convenue mais, par les temps qui courent, on a pas grand chose d'autre à se mettre sous la dent. Daho n'est jamais meilleur que lorsqu'il arrive à nous faire régresser jusqu'au temps où nous étions jeunes et n'avions pas à porter ce fardeau d'une demie-vie passée à faire n'importe quoi. L'Invitation n'est pas un album mémorable mais un album qui fait passer le temps... en l'arrêtant. Ce n'est pas une petite prouesse.
La rentrée de Dominique A Une bien belle rentrée pour Dominique A et ses fans. Le chanteur a sorti mi-octobre un album live, Sur nos forces motrices, et en septembre est paru Dominique A, Les points cardinaux, un ouvrage sur sa carrière, sorte de biographie sous forme de carnet de voyage. Un livre à feuilleter, une ballade au sein de la carrière du chanteur à travers ses souvenirs d'enfance, matériaLisés ici par des reproductions de ses écrits de jeunesse, ses illustrations et bande-dessinées. Une mise en page agréable qui fait place à l'espace, au blanc, au vide entre les textes. En même temps que l'on suit la chronologie de Dominique A, on suit sa trajectoire à Bruxelles, New York ou en Espagne. "Pour raconter par touches le chanteur, c'est l'image des points cardinauux qui s'est imposée. Parce que Dominque A oscille entre eux tous, psychologiquement, biographiquement, ethétiquement. Parce que, surtout ils dessinent un espace par où on peut le deviner un peu mieux que par un autre sans l'enfermer."Dominique A, Les points cardinaux, par Bertrand Richard (Textuel Musik, sept 2007) A l'occasion de la sortie de son album live, lisez l'interview de Dominique A. Miossec en brest-of : un très bon bilan La seule chose qu'on pourra reprocher à Miossec avec ce Brest-of (lol!) c'est d'avoir définitivement perdu le goût des belles pochettes. Ceci mis de côté, cette collection de 20 chansons dont quelques unes ont été ré-enregistrées pour l'occasion (avec une fortune diverse), agrémentée d'un DVD-captation d'un concert donné en mai 2004 à Lille réussit un presque sans faute. Après 12 ans d'activité et des albums diversement accueillis par le public et la critique, ce best-of en forme de retour arrière sur sa discographie nous place devant un bilan globalement très favorable. Depuis l'excellent Boire découvert en 1995 et représenté ici à hauteur de 6 titres jusqu'à l'Etreinte, on est surpris de voir que Miossec, sans révolutionner sa formule musicale (voix limitée, chant faible mais beaucoup d'idées sur des mélodies la plupart du temps squelettiques), a su maintenir tout au long de son parcours un certain standard qualité. Les titres qui sont réunis ici ne permettent pas d'accréditer la thèse d'une chute de régime ou de périodes creuses. Sur chaque album et avec les années, on peut ressortir sans trop de mal quelques belles chansons, quelques séquences accrocheuses et vers qui sonnent plus juste que juste. La pugnacité matinée de critique sociale des débuts, symbolisée par le "Non, non, non" qui ouvre et ferme le disque a laissé la place à une approche exclusivement analytique du couple, du vieillissement masculin et de l'amour au quotidien. On aura beau gloser sur la faiblesse de certaines approches (la fameuse "Facture d'électricité" dont on s'était moqué alors, le foireux "Rose", le médiocre "Maman" ou cette histoire de bières qui aujourd'hui s'ouvrent manuellement), Miossec est, pour tous ceux qui approchent ou ont franchi la trentaine, écoutent du rock et ont aimé le football et les amitiés viriles, l'unique chanteur fédérateur, l'unique Français (avec Bashung peut-être dans ses meilleurs moments) susceptible de parler la même langue que nous, de mettre en mots branques et brutaux nos émotions et nos doutes. Ces titres les plus rudimentaires en viennent même, avec le recul, à être ceux qui ont le plus de charme : "La mélancolie" qu'on avait pu trouver too much à l'époque prend des allures de "Ne me quitte" pas breliennes et des titres comme "Brest", "Je m'en vais", le beau "Tonnerre" ou "Recouvrance" des allures de symphonies pastorales du pauvre. L'une des qualités premières de Miossec durant toutes ces années aura été d'oser : oser intituler une chanson "La Guerre" et s'en tirer avec les honneurs, oser prétendre qu'il était un cheval de retour sur "Evoluer en Troisième Division" alors qu'il était alors un... véritable pur-sang taillé pour la conquête des troquets et des coeurs. Miossec a osé jouer au rocker anglais sans l'être tout à fait et a réussi à le devenir au delà de ses propres espérances.
Le DVD bonus adjoint à ce best-of est à lui seul un bon investissement. Les clips ne présentent pas d'intérêt majeur mais le concert, pour ceux qui ont vu l'homme sur scène, comme pour les autres, rappelle qu'un désastre technique (voix, attitude) peut déboucher (parfois) sur un enchantement live. Miossec est parfois à la peine, souvent joueur, en confrontation permanente avec son public qu'il drague, cajôle ou emmène dans ses voyages intimes. L'homme rappelle le belge Arno pour sa manière de broder autour de sa gêne physique à se présenter devant les gens. Comme lui, il donne le sentiment permanent de s'émerveiller devant sa propre position, de prendre un plaisir craintif à endosser le rôle qui est le sien. Le concert répare, en outre, un oubli du disque principal en proposant une version impeccable du titre "Je Plaisante", l'un des meilleurs morceaux du chanteur. Pour fêter la sortie du tout, le brestois en profite pour relancer une petite tournée dont il a le secret, histoire d'écumer les petites salles de province et de maudire la campagne. Allez y sans peur et achetez pour une fois français. L'occasion est suffisamment rare pour qu'on y cède.
http://www.christophemiossec.com/
Divinidylle : le dernier retour de Paradis ? Un tableau assez hideux (et Klimtien) de la chanteuse française hydrocéphale mais peint par Johnny Depp ouvre ce Divinidylle, bientôt soutenu par les gazouillis d'un bambin (qu'on imagine né de leur union, sur Jackadi) en ouverture d'un des titres de l'album. Plus loin, c'est soeurette qui assure les choeurs. Combien de mauvais films, de mauvais albums et de retours annoncés en fanfare avortés faudra-t-il pour que Vanessa Paradis cesse d'être la petite fiancée du pays ? Combien de temps devra-t-on subir ça pour avoir un jour, un été, fredonné comme tous les autres la ritournelle jazzy du Taxi Joe ? L'éternité sûrement, à moins que la baudruche ne se dégonfle et finisse un jour par ne plus remonter à la surface. Malheureusement, ce n'est pas ce Divinidylle qui suffira à couler le mythe.L'album est médiocre mais pas catastrophique, à l'image d'une chanson française qui, avec ses nouveaux leaders, Obispo, Delerm, Pagny, M,... Luke (mettons-les tous dans le même sac) atteint désormais un niveau honorable et qui n'est même plus musicalement horripilant. La mondialisation (?) est sûrement passée par là et garantit au format pop rock une uniformité de production susceptible de ne pas choquer le chaland et donne pour charge au r'n'b de fabriquer de l'insupportable. Avec les renforts de M, d'Albin De La Simone, de Thomas Fersen et... Brigitte Fontaine, Paradis assure le minimum syndical : un accompagnement professionnel, bien bâti, varié et éclectique en appui de son absence de voix (ou "voix à la française", mélange savant de Birkin, de Stina Nordenstam et d'une angine blanche). Si l'on excepte le premier single ("Divinidylle") et sa rythmique imparable - on croirait du The Fall -, et le surprenant "Les Revenants", aux textes gothiques et à l'interprétation slow tempo tout en délicatesse, cet album est globalement ennuyeux et souffre d'un manque flagrant d'homogénéité. Celle-ci s'explique, d'une part, par la multiplicité des intervenants extérieurs et par le manque d'identité sonore de Paradis : doit-elle faire du rock, du folk, de la pop, de la variét ou de la chanson française ? Peu importe, elle fera donc une chanson de chaque, M s'arrangeant pour lier les morceaux les uns avec les autres dans une sauce "air du temps". Sur "La Mélodie", où c'est le reggae qui régale, ou "Les Piles" en duo avec le maestro, le résultat est désastreux. Sur "Chet Baker", Jean Fauque, le parolier en chef de Bashung, sert sur un plateau l'un des pires textes de sa carrière qu'une Vanessa en roue libre achève d'enterrer. "Dès que j'te vois", avec son refrain ridicule, illustre cette mise en place d'une structure pop mainstream, assez peu ragoûtante sur laquelle la chanteuse vient poser ses vocaux, plutôt mieux travaillés et réguliers que d'habitude. Du coup, une bonne moitié des titres de cet album ne sert pas à grand chose et s'oublie aussitôt écoutée. Les morceaux composés par la chanteuse ("Les Revenants", "L'incendie" ou "La bataille") n'ont pas à rougir de la comparaison avec ceux de ses invités plus prestigieux, le tout s'écoulant dans une sorte d'indifférence musicale. Tout juste pourra-t-on s'étonner (favorablement) de découvrir sur "Irrésistiblement", par exemple, que Paradis sait parfois abandonner son registre vocal de prédilection pour tenter d'élargir son spectre d'action.
Avec deux très bons titres, une bonne moitié de chansons de remplissage et des textes qui font parfois sourire (le naïf "La Mélodie", le grotesque "Junior Suite"), Divinidylle n'est pas la catastrophe... souhaitée mais pas non plus un album qui méritait 7 ans d'attente impatiente.... Prions pour que le prochain album mette trois fois plus de temps à jaillir de Paradis.
Youtube de l'été #12 : Serge Gainsbourg - Je t'aime moi non plus (1969)Posté par LovelyRita le 27.07.07 à 14:44 | tags : vidéos musicales, chanson française, youtube, tubes de l'été
69 Année érotique qu'il chantait. En 1967, Serge Gainsbourg compose "Je t'aime moi non plus", chanson au départ écrite alors qu'il était avec Brigitte Bardot. Après l'avoir chanté pendant deux ans, BB n'assume plus et décide de ne plus jamais chanter cette chanson aux paroles beaucoup trop évocatrices : "tu vas et tu viens entre mes reins". Gainsbourg change de partenaire à la vie et trouve par la même occasion une autre femme pour pousser la chansonnette et gémir de plaisir sur "Je t'aime moi non plus". Séduite par ce titre qu'elle trouve érotique et magnifique, Jane Birkin accepte le duo en 1969. Arca : un doux remue-méningesIl est trois heures de l’après-midi. Mal de ventre, c’était trop de gras pour trop peu de patates. Les branches des arbres se soulèvent, poussées par un vent malingre. Ce n’est pas le bon moment pour écouter le dernier disque d’Arca. La musique des deux albums précédents le signalait déjà : à écouter la nuit tombée. A écouter faiblement. C’est une musique transparente, qui se fond derrière les vies humaines occupées à rêvasser.
Les rouages factices d’un orgue électronique, les cliquetis, les discours de la radio, les batteries jouées doucement comme pour ne pas perturber le voisin irrascible : On ne distinguait plus les têtes est un disque de peu, de petits orfèvres patients. Profonde, douce et maniérée, la voix de Sylvain Chauveau s’abandonne, comme perdue, sur les mélancoliques boucles de Joan Cambon. Ici tout transpire l’humilité, le vide des structures répétitives. Comme habit, ce serait une robe bien taillée dans une solide étoffe unie, gris perlé. Là c’est trois heures de l’après-midi, spleen de celui qui ne fait rien, celui qui ne se lève pas tôt pour occuper sa vie à cotiser pour une retraite méritée (à moins d'être emporté prématurément par un automobiliste pressé). Alors je suis peut-être mûr, moi aussi, pour comprendre ce disque d’Arca. Ca ne va pas bousculer mon circuit auditif, mais certainement chatouiller un peu du côté des histoires enfouies, des amours que l’on croyait pures – pauvres cons ! Peut-on admirer ce qui ne se voit pas ? Jamais les groupies ne se détruiront le scalp à écouter les morceaux d’Arca. Jamais la foule en délire ne s’enverra de fraternelles beignes lors d’un pogo au concert du groupe. Et pourtant, insidieusement, On ne distinguait plus les têtes frotte en ces endroits où d’autres, aveugles, ne viennent plus. L’espace de trois morceaux, "Laced By The Night", "7. Will Schneidmann" et "Sunday Negative", un nom ressurgit du passé : Piano Magic. Et les couleurs de jadis m’étreignent, je vois Lyon et la mort des espoirs, l’indépendance trompeuse de l’étudiant, la Place des Terreaux, si lisse les jours pluvieux. Il est trois heures largement sonnées. "Artists' Rifles" de Piano Magic. La fenêtre est ouverte. Le soleil enflamme le dessous blanc des feuilles. Arca – On ne distinguait plus les têtes (Ici d’ailleurs, mai 2006) Clara Morgane chante avec la bouche La scène RnB reçoit un renfort de choix avec l'arrivée sur le marché de l'ex-star du X Clara Morgane (qui avait déjà lancé quelques sondes musicales sous forme de... sonneries de portable) et de son single J'aime. Disponible en écoute sur le site de la miss, J'aime est un titre efficace qui s'appuie sur deux atouts : un rythme arabisant soutenu par un beat puissant et très lourd ET la présence du très rocailleux Lord Kossity en contrepoint. Si les paroles font sourire comme souvent ("je ne suis pas celle que tu crois" et patati et patata ou encore un très élégant "je veux te caresser jusqu'à l'agonie"), le mélange des deux voix est finalement assez harmonieux dans le genre la Belle et la Bête. Le travail de production est suffisamment roublard pour nous faire croire que Clara Morgane sait chanter et pour donner à Lord Kossity de faux airs de Joey Starr. Si l'on ajoute à ça, le brin de sensualité et de stupre inhérent au recyclage d'une actrice qui est habituée à d'autres contorsions, le single fonctionne aussi bien que les productions américaines équivalentes, tendance dub aux Caraïbes. Lord Kossity, aussi vulgaire qu'il soit et englué dans une imagerie pourrie héritée du gangstarap, représente la seule vraie alternative française aux producteurs des Etats-Unis et de Jamaïque. S'il est encore loin de ses idoles, Dr Dre ou Public Enemy, Lord Kossity a en lui une évolution sonore qui permettrait de précipiter le RnB français dans une autre dimension en lui intégrant des éléments de dub et de soul, hérités de ses origines caribéennes. Quelques cours d'écriture (les paroles restent affligeantes) auraient pu faire de ce J'aime autre chose qu'une merde curieuse et porteuse de promesses. Avec deux minutes de moins au compteur, le titre aurait même pu faire figure de petite bombe et transformer Clara Morgane, chanteuse surimi, en une nouvelle Rihanna.Les Victoires de la Musique : Miss Dominulk, Bénabar et Olivia RuizPrésentée par Nagui et Michel Drucker (toujours obsédé par les liens filiaux et qui sans qu'on lui demande quoi que ce soit n'a pu s'empêcher de saluer Charlotte Gainsbourg, pas nommée, et de rappeler à la chanteuse de Superbus que sa maman est Chantal Lauby), la cérémonie des Victoires de la Musique a déroulé son lot de récompenses et déceptions pendant plus de 3 heures. Difficile cette année de repérer quoi que ce soit de valable et de trouver finalement quelqu'un ou quelqu'une à sauver dans ce défilé de mauvais goût. Seuls Philippe Katerine, cabotant son Louxor, j'adore (pompé sur The Fall, rappelons le) et l'impeccable Joey Starr et sa très belle variation sur le Métèque auront réussi à sauver l'honneur. L'événement de la soirée aura été officiellement la remise d'une Victoire d'Ho(rr)nneur à Michel Polnareff qui se trouvait à Bercy, mais qui interrompit quelques instants son spectacle pour massacrer l'un de ses titres fétiches : Love Me, Please Love Me. Le temps de confirmer la règle selon laquelle les voix vieillissent mal dans les aigus, Polnareff a laissé la place à la vraie "surprise" du soir : la prestation de Miss Dominulk, ancienne finaliste de la Nouvelle Star, jadis opposée à Christophe la Tortu(r)e dont on attend l'album. Benabar nous sauva après ça, en interprétant (pendez le metteur en scène) DEUX fois la même chanson, une histoire de dîner chez des amis où il ne voulait pas aller. Quoi d'autre ? Ah oui, la scène slam obtint (légitimement) son lot de récompenses même si les prestations de Abd Al Malik et Grand Corps Malade ne resteront pas dans les annales. Diam's au panier, Miossec expédia vite fait sa Facture d'électricité qu'il n'a visiblement pas encore payée avant qu'on ne retrouve un trio magique Katerine-San Severino-Benabar autour du maestro Vincent Delerm chargé de conclure la soirée. Le rêve quoi. Delerm ressemble de plus en plus à son père et Bénabar à une sorte de C. Jérôme trash. Katerine faisant les choeurs sur Delerm, on pensait avoir tout vu, mais non..... Parmi les autres péripéties, la Victoire en tant qu'"interprète de l'année" d'Olivia Ruiz qui dispose d'un réseau et d'une cote de popularité au plus haut, Drucker rappelant qu'elle s'était faite "renvoyer" de la Star Academy. Non, non, elle a été éliminée parce qu'elle chantait comme une cruche. Ce n'est pas sa ridicule Femme en chocolat qui peut rattraper l'affaire mais il suffit qu'elle soit nommée dans une catégorie pour que la jeune femme décroche le pompon, à l'instar d'un M qui récolte les Victoires à la pelle. Victoire World Music pour Agnès Jaoui qui, manque de bol (pour la World Music, pour le cinéma et pour nous), aurait pu aussi bien mourir d'une crise cardiaque quand un type d'une association contre le cancer interrompit sa prestation (une chanson hispanisante chantée façon bar branché du XIème arrondissement, Olé) en entrant en courant sur la scène. Les pompiers l'emmenèrent lui faire sa fête en coulisses et Nagui parla du respect : "on a fait une spéciale Cancer la semaine dernière. Je ne suis pas allé sur la scène en criant Achetez des disques. Alors, ici, c'est pareil. C'est aussi ça le respect." On frisa la mort avec la prestation d'une Emilie Simon bouffie (trop de viandes de pingouin ?), toujours mise en avant pour ces instruments étranges, lesquels parviennent assez bien à masquer la banalité de sa musique. Son Végétal sonne comme un flan aux oeufs, un peu mou mais rattrapé par son enveloppe Caramel. On peut espérer d'ailleurs qu'elle fasse un jour un truc avec la Femme Chocolat (barbante) dont elle partage d'une certaine façon l'univers rétro-chic. Une belle et bonne soirée donc. Pour ceux qui se demandent : mais pourquoi tu as regardé ducon ? Je n'en sais rien moi-même. N'oubliez pas néanmoins d'aller visiter le site de la Révélation Esthétique de cette année : http://www.missdominique.com/actualite.php Il ne faut pas souhaiter la mort des gens
Le chansonnier André Bézu nous a quitté mercredi. Pour beaucoup, cette disparition ne veut pas dire grand chose et n'arrachera pas autre chose qu'un sourire narquois, une grimace de mépris et de condescendance. André Bézu, disparu à 63 ans seulement, était évidemment le chanteur qu'on connaît : auteur d'un hit à jamais éternel, "A la queuleuleu", que 95% des français ont non seulement entendu mais aussi dansé, de gré ou de force, lors d'un banquet, un mariage, un réveillon, entraînés par Tonton Polo et le cousin Didier, venu de Bretagne exprès pour l'occasion. Des milliers sont aussi tombés amoureux (ou ont tiré un coup d'un soir) lorsqu'ils ont embrassé, sur une serviette de table, une fille de passage encerclés par la fameuse chenille, dont la queue leu leu de Bézu empruntait parfois la chorégraphie. Combien de coups de foudre et de mains divinement baladeuses sur une queue leu leu ? Bézu avait été avant ça, ce qui est moins connu, la doublure de Louis De Funès, et son assistant, sur la plupart de ces grands succès. Ainsi, il pouvait se targuer d'avoir été au générique de La Grande Vadrouille (hé, oui) ou de L'Aile ou la Cuisse. Si les qualités musicales de Bézu ne sautent pas aux yeux, ses animations de repas pour seniors étaient extrêmement appréciées des personnes âgées. Bézu y alternait les anecdotes, les chansons (dans un répertoire très large) et les blagues sur un rythme d'enfer. On ne sait pas s'il a pris la Grande Faucheuse par la taille au moment de partir et lui a pincé les roubignolles. R.I.P Bézu Enlève tes lunettes et viens fluncher !
Le flunch, est une cafétéria qui est plutot interessante.Elle offre une diversité dans les entrés,les plats,les désserts.Comme tous elle se doit d'avoir son menu enfant:saucisse ou steak ,le yaourt,la glace et la surprise.Flunch offre aussi le gateau d'anniversaire sur la présentation d'une piéce d'identité.Le flunch a un bon rapport qualitè prix .De plus il est facile de bien manger a pas cher.Il suffit de prendre le plat du jour,qui est souvent accompagné d'une boisson gratuite.Les assiettes sont bien garnit.De toute facon ,si vous etes un gros mangeur,pas de panique ,les légumes sont a volonté. Si vous doutez ,allez fluncher, vous jugerez par vous meme. Flunchy, c'est fini. C'était le self de mes premiers amours. Nous n'irons plus jamais où tu m'as dit je t'aime. Ce soir c'est plus la peine. Flunchy, c'est fini. Florent Marchet : les communistes sont d'hiver Non, il n'a rien à voir avec Georges même s'il partage(ait) avec le père Marchais une écoute intempestive du Bitches Brew de Miles Davis. Beaucoup plus apparemment avec Kamini puisque Florent (Marchet) milite pour les campagnes et contre le rmiste jetable. Ce copain de Miossec et de Katerine remet le couvert antilibéral avec Rio Baril, second album cachant également une bourgade imaginaire dont l'auteur vous propose un tour gratuit sur son site dédié. A travers la lecture des pages du Courrier Barillois, faîtes ainsi connaissance avec le maire poujado-populiste et non moins factice Serge Goudi : il n'a pas signé le pacte écologique de Nicolas Hulot, a fait verrouillé la MJC et redresse d'une main de fer les émeutiers d'en bas. Toute ressemblance avec des individus existants ou ayant existé est plus que volontaire. Marchet prône à sa sauce le «tous aux urnes»... s'il avait été un personnage de La conjuration des imbéciles, il serait taxé de communisse. A John Kennedy Toole, Marchet (sans "a-i-s" donc) a préféré pourtant le concours citoyen d'écrivains plus locaux : Olivier Adam (Falaises) et Arnaud Cathrine (Sweet Home). Ca tombe bien, Toole s'est shooté au pot d'échappement il y a presque 38 ans et Rio Baril sort aujourd'hui. Question d'échéance électorale...Florent Marchet - Rio Baril (Universal), sortie le 08/01/2007 Chris Conty existera, que vous le vouliez ou non Van (une gentille Corse) qui s'occupe du blog télé flambant neuf de Flu en a déjà parlé par ici : Canal + se la joue en proposant ce soir un vrai-faux documentaire sur un musicien décisif, une influence majeure mais oubliée de l'histoire musicale... et qui n'existe pas, comme dans Accords et Désaccords. Chris Conty, chanteur de variété, punk-rockeur à ses heures, est l'avatar choisi par Canal pour personnifier le fantasme du pionnier que tout le monde respecte et connaît. Sauf vous.Faux sites officiels, faux blogs, faux sites de faux fans... Mais en octobre, si tout se passe bien, c'est une vraie compile de Chris Conty, qui coûtera vraiment 17,53 € payables en vrai argent qui sortira de votre vrai portefeuille qui sortira dans le commerce le 9 octobre. Elle s'appellera Tout Recommence. Faux chanteur, vrai-faux délire, vrai marketing. Le cauchemar du Soldat Rose Il y a des fois où l'on regrette le temps où on était enfant, et des fois où l'on remercie la nature de ne pas pouvoir revenir en arrière. Imaginez que, si vous aviez sept ou douze ans, votre tante Gisèle pourrait avoir la bonne idée de vous emmener voir Le Soldat Rose, au Grand Rex à Paris, le 12 novembre. Ce conte musical, écrit par Louis Chédid et Pierre Dominique Burgaud, rassemble un casting Autour d'une histoire extrêmement symbolique : un gamin désabusé se laisse enfermer dans un grand magasin pour vivre avec ses amis... les jouets (cool). Ça paraît un bon plan pour lui. Après tout, quel enfant occidental n'a jamais rêvé d'une orgie de jouets ? Sauf que les jouets s'appellent Francis Cabrel, Shirley et Dino, M, Vanessa Paradis, Benabar ou Jeanne Cherhal. Et là évidemment, ça se gâte sérieusement pour lui : ce qui s'annonçait comme un enchantement (une partie de Halo 2 ou un délire de Playstation, de déconne avec des figurines Mattel, des superPlaymobil ou des voitures télécommandées) se change en... conte musical avec le gratin de la chanson française. Si les décors risquent de faire passer la pilule pour les moins de 12 ans, j'ai d'ores-et-déjà une pensée émue pour les parents et accompagnateurs. Heureusement pour eux, il n'y aura que 14 chansons et pas plus de 2 heures de spectacle. Pour les fans et parce que j'en ai dit du mal l'autre fois, sachez que Vanessa "Pirates des Caraïbes" Paradis travaille avec M pour son nouvel album, prévu au début de l'année 2007... Après les gosses, il y en aura autant pour vous, veinards. ![]() Fin de race : Patxi entre en scènePosté par Myosotis le 13.09.06 à 10:13 | tags : télévision, rigolo, en jpeg, chanson française, star academy
![]() Alors que |