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Chansons à texte, guitares en bois, grandes voix et petites histoires, de Brassens à Dominique A. A lire en écoutant, Yeah, notre radio chanson française.

Sim est mort : c'est moche, non ?

Posté par Myosotis le 06.09.09 à 21:11 | tags : rigolo, chanson française, news, cimetière
Sim et Patrick Topaloff - Où est ma chemise grise ?
 

 

L'artiste connu sous le nom de Sim est mort des suites d'une embolie à 83 ans dans le Sud de la France où il vivait. Humoriste, homme de radio (... les Grosses Têtes dont il était le doyen), acteur (Loulou la Brocante notamment, Pinot, Asterix, Cartouche et des tas d'autres films chouettes), chanteur, oui, chanteur aussi, Simon Berryer, natif des Hautes Pyrénées, élevé en Bretagne, avait beaucoup bossé avec Guy Lux.

 

Ses deux meilleurs morceaux étaient sans doute cette reprise pas si mal de "Ma Gueule", morceau popularisé par l'icône nationale Johnny Hallyday, et "J'aime pas les Rhodondendrons", enregistré en 1971. Sim était avec Alice Sapritch (R.I.P Alice) l'une des représentations emblématiques des "gueules cassées", de la laideur, qu'il incarna grâce à son faciès démantibulé, à ses grimaces, son physique macriobiotique et des déguisements plus ridicules les uns que les autres, pendant près de 40 années. La France sans Sim, c'est comme... la France sans Sim. Et la musique dans tout ça ? Bah, elle devrait s'en remettre évidemment. Associé à Patrick Topaloff, Sim avait brillé dans sa parodie de Grease sur le single "Où est ma chemise grise ?". On lui devait également le morceau "Pépé Reggae". Il avait eu une grande influence sur la veine "parodique" française (Licence IV notamment, Florent Pagny et Renan Luce). On est vraiment obligés, là ? Oh, rien qu'une dernière fois.... "Pépé Reggae". On en avait marre de la bourrée...

 

 

Sim - Ma gueule
 
 

Sim - Pépé Reggae



Résultats Eurovision 2009 : Patricia Kaas s'incline avec les honneurs

Posté par Myosotis le 17.05.09 à 00:02 | tags : pop, eurovision, news, chanson française, rigolo
Puisqu'il fallait le faire, j'ai regardé, cette année encore, les trois heures du concours de l'Eurovision. Lancée en 3ème position, soit très tôt dans la soirée, notre représentante nationale Patricia Kaas, glissée dans une luxueuse demi-robe de satin noir, maquillée avec un bout de charbon de bois et donnant l'impression de chanter avec une boule coco dans la bouche, n'a pas pu faire mieux que ses prédécesseurs.
 
 
Distancée d'emblée au classement, lâchée par les pays de l'Est qui étaient censés l'idolâtrer (on se disait bien aussi qu'on n'avait jamais entendu parler de cette passion secrète des Soviets), Patricia Kaas échappe à l'humiliation en terminant dans la première partie du classement (8ème) mais laisse la victoire (écrasante et quasi unanime) au pâle représentant Norvégien, sorte de mélange inabouti de Yann Tiersen et d'André Rieu accompagné par des choristes idiotes. Alexander Ribak bat le record de points obtenus par un vainqueur et confirme les pronostics des bookmakers britanniques. La France s'interroge : un zéro pointé du Portugal, des votes étranges alors que les sondages réalisés auprès des publics européens nous donnaient parmi les favoris. De Carolis nous aurait menti ?
 

Kaassée !

 

Contrairement à Tellier qui avait joué la carte du décalage (et du ridicule), Kaas a pris son rôle très au sérieux et aligné une performance solide flairant bon la France de carte postale et le Président Pompidou. Attitudes empruntées à la Môme Piaf, sèche et plantée sur scène immobile, Kaas a sorti sa voix des grands soirs pour un titre d'une sobriété terrifiante : vibratos de PMU, zébrures d'accordéon et émotions saturées soulignées au bazooka par l'interprétation. Son "S'il fallait le faire", sacrificiel et à la démesure brelienne, était sûrement un peu trop sévère et plombant pour l'occasion. La modernité du Norvégien aura fait la différence. Kaas était taillée pour remporter le concours en 1979. Difficile de faire valoir ses droits trente ans plus tard, quand la daube europop, les seins à l'hélium, la guimauve Dion-ique ou la technoworld font la loi.

 

 

 

La pop qui avait fait jadis les beaux jours du concours a quasiment disparu, au profit d'un revival des musiques traditionnelles moulinées moderne par des productions stéréotypées. L'Azerbaïdjan insupporte, la Moldavie fait regretter l'URSS et ses chars, tandis que l'Arménie mêle world et rayons verts du meilleur effet. La Russe abandonnée par Raspoutine dans un fauteuil s'égosille comme à la parade. Les prestations décalées ne sont plus en odeur de sainteté : la compétition est ouverte et tout le monde y croit. Oreilles fragiles s'abstenir. Que retenir de remarquable ici ? La Beyoncé du Bosphore a la paupière Loana qui tombe mais des hanches amoureuses. Un Klaus Nomi suédois déguisé en fille, et probablement coupé dans l'adolescence pour passer les contrôles anti-dopage, une Portugaise flamenquiche plutôt agréable et moderne, un grand clubber grec à la chemise entrouverte réclamant vraisemblablement qu'on lui élargisse le fondement. L'Eurovision a depuis longtemps un côté camp. Il faut voir le candidat américain recruté par l'Allemagne pour le croire : pantalon en alu à facettes, danseuses style cabaret soutenues par Dita Von Teese herself et faux airs de Ricky Iglesias.

 

Zzzz !! Le mauvais cru 2009

 

L'Islandaise s'éclate le gosier tandis que des dauphins sont projetés sur un chœur de maquereaux en flanelle débarqués de la Croisière s'amuse. Il faut se farcir les commentaires insipides (une blague minable sur la pizza Regina, nom du très new wave candidat Bosniaque) et assez peu inspirés de Courbet et Hanouna, tandis qu'une patate rousse maltaise fait la Castafiore. Le Danois Brink aligne un "I Want To Believe" qui n'est pas si mauvais vu le contexte. Et puis quoi d'autre ? Coup de fatigue vers 22h30 malgré le spectacle surréaliste donné par l'Albanie : Ariel, la fée de la Tempête, 16 ans s'envoie en l'air avec un Fantômas SM et des gorilles lutins. Qui dit mieux ? Le violoneux norvégien présenté comme un favori est décevant. L'ugly Madonna ukrainienne est si vulgos qu'elle ferait passer l'originale pour Nana Mouskouri. La sélection est aussi mauvaise que sans relief. Moscou s'ennuie et on traverse en zombie la pénible demi-heure qui mène aux votes. Le cru 2009 est un cru ennuyeux et sans grand intérêt : les amateurs de variétés et les cyniques repartent déçus. Pas de groupe métal ou grand guignol pour se fendre la pêche. 2 points. 3 points. 7 points. Kaas ne parvient pas à claquer les gros scores et émarge à chaque fois dans le ventre mou. Karamba ! Encore Raté ! Vivement les Victoires de la Musique ! L'année prochaine, on envoie Carla Bruni ou bien Alain Bashung.

 

 

 

 

Voir aussi
- Galerie des pires looks de l'Eurovision
- Eurovision 2009, le bal des sosies







Jeu Tour 66 : devine comment Johnny va entrer sur scène ?

Posté par Myosotis le 04.05.09 à 15:09 | tags : chanson française, rigolo
Johnny Hallyday - Stade de France Entrée tournée 55 ans

 

A quelques jours de sa dernière grande tournée française (tremblez lensois, nantais, marseillais, montpellierains), baptisée Tour 66 en référence à la mythique route 66 et à son âge, Johnny Hallyday s'entraîne sévère.

Tour 66 est de loin l'événement musical de ce printemps : 200 à 250 personnes sur chaque show, une scène de 2000m2, 70 camions chargés de convoyer plus de 1200 tonnes de matos, 8 écrans géants dont 4 montés sur des robots hi-tech. Avant le démarrage prévu le 8 mai à Saint Etienne, une question subsiste : après l'hélico du Stade De France, il y a 11 ans, de quelle manière Johnny va-t-il choisir de rentrer en scène ? Camus, son producteur et organisateur de spectacles, a parlé d'un Phénix géant mais qui, compte tenu de son envergure, ne pourra être utilisé qu'au Stade de France. Le suspense est donc complet : comment entrer en scène en province lorsqu'on s'appelle Johnny et qu'on est habitué à la surenchère. Comment bon sang ? 5 idées à la volée, piochées à droite à gauche :


1. Lâché par un anus géant : Peu probable que Johnny s'inspire de cette mise en scène inaugurée il y a quelques années dans un épisode de South Park. Un cul géant de 7 mètres en latex posé sur le Zénith de Clermont Ferrand ferait pourtant un effet boeuf. Roulements de tambour et Johnny qui déboule dans son costume marron or et crépitement d'étincelle.


2. Avec un jeu de fumigènes. Tour 66, c'est roots. Return to basics. Une machine à faire de la fumée, c'est rétro mais ça pourrait bluffer les fans de Johnny. Une idée : avec des ampoules de couleur qui éclairent les fumigènes, on peut donner l'impression au public que les fumées sont bleues, rouges, jaunes. C'est classe. Un peu cheap ? Non mais. Avec un budget de 15 millions pour 50 dates et des places entre 49 et 120 euros, il y a de quoi se faire plaisir non ?


3. A dos d'éléphant. Bon, ok, c'est une idée pourrie mais l'éléphant à côté d'un hélico, ça coûte rien en entretien : un peu de fourrage, quelques litres de flotte et un cornac en 24/24H et puis un éléphant qui tape du pied sur "Gabrielle" qui passe sa vie enchaînée d'amour, bah, ça n'a jamais été fait. Question : éléphant d'Asie ou d'Afrique ? Il paraît que l'asiatique est plus intelligent. Préférer l'africain alors, histoire de ne pas faire d'ombre aux artistes.


4. Idée scénar 1: Johnny est dissimulé dans la salle, déguisé en vieillard. Le début du concert se fait sans lui quand soudain on entend chanter. Les fumigènes cherchent d'où ça vient. Le vieillard se lève et merde, c'est pas Johnny, ou plutôt si, le vieillard marche dans la foule et rajeunit à vue d'oeil (on lui projette des images de synthèse sur la gueule façon Brad Pitt dans Benjamin Button). Le vioque chante comme Johnny et fend la foule comme Jésus ouvre la mer Rouge. A la fin, il saute sur un trampoline et rejoint les musiciens sur scène où un autre Johnny en 3D l'attend. On projette des Johnny partout, des jeunes, des vieux, si bien que les spectateurs ne savent plus où donner de la tête. Ça craint ?


5. En Harley, à croucrou avec Christian Audigier, son méga pote de Von Dutch, Naf Naf, Ed Hardy. Ce serait complètement naze mais ça éviterait que pour la 12ème fois, Audigier squatte l'affiche de Zone Interdite, cet été, en organisateur de fête merdique à Honolulu, Los Angeles, ou Saint Bart'. Hallyday et Audigier, ce serait le couronnement d'une belle amitié et un vrai plaisir pour les yeux. Là encore, ça ne coûterait pas très cher. Audigier a allongé 150 000 euros pour que Michael Jackson vienne dire 2 mots à sa soirée anniversaire. Il est à peu près certain qu'il serait prêt à filer un max d'oseille pour se payer une entrée de César avec Jojo.


Comme on est pas rat, on file des albums de Depeche Mode et de Doves à celui qui trouve la bonne entrée. Réponse dans quelques jours...

http://www.tour66.fr/v6/

 

Lire aussi :

- Les meilleurs poissons d'avril 2009

- Hallyday et Delpy font gicler le sang en anglais

- Fatals Picards : le jour où Johnny Hallyday n'est pas mort




Jazz Nomades 2009, le festival qui réfléchit

Posté par Carter le 16.04.09 à 09:39 | tags : news, agenda, classique, chanson française

On continue sur la lancée des annonces de festivals avec l'éclectique et partisan Jazz Nomades. Rebaptisé en 2005 "La Voix est Libre", cet événement se veut avant tout un "(mani)festival", ce qui est bien la preuve de l'amour des jeux de mots engagement des organisateurs. Mêlant d'un même élan slams, musique, théâtre et littérature, les organisateurs placent l'humain au coeur de la musique et revendiquent clairement la différence entre le statut d'artiste et les industries culturelles.


Ainsi le programme mélange musiciens et penseurs dans les mêmes soirées. Le 12 mai, par exemple, Albert Jacquard viendra présenter Terre d'écueil (lui aussi aime les bons mots la nature) avant que Taoufiq Izeddiou ne se laisse "prendre à l'âme-son" de Ballaké Cissoko. Le 14 mai, Christophe Monniot viendra, lui, interpréter Les Quatres Saisons à l'heure du réchauffement climatique, inspiré par le concerto de Vivaldi, tandis qu'Arthur H fera résonner le Théatre des Bouffes du Nord de son groove grave.


Chaque soirée est basée sur une thématique précise qui donne une cohérence aux artistes bigarrés qui se succéderont sur scène (slam, chant, danse, orchestre instrumental, etc.). Cela donne une soirée "Odyssées" le mardi 12 mai, "Jets d'Encre" le mercredi 13 mai et "Élément-Terre" le jeudi 14 Mai. Des appellations ouvertement symboliques qui laissent penser que les jeux de mots l'écologie et le cosmopolitisme (non ce n'est pas une notion négative) seront à l'honneur de cette 6ème édition.


Pour voir la prog complète c'est sur le site de Jazz Nomades et pour réserver vos places, c'est ici

 

Lire aussi
- Les Femmes s'en Mêlent 2009 : la prog à frange
- Le festival Villette Sonique passe Mach 2 en 2009




Bashung, ses rares et précieuses apparitions télé

Posté par LovelyRita le 16.03.09 à 14:58 | tags : télévision, chanson française, rock

Bashung, l'homme tranquille, le rockeur français, le génie des mots s'en est allé emportant dans sa tombe tout le mystère qui pouvait l'entourer. L'artiste se faisait rare à la télé, ses quelques apparitions n'en devenant que plus précieuses. A voir, une sélection de vidéos retraçant la carrière du dernier géant de la chanson française.

En 1969, le jeune Bashung en est à ses débuts, il interprète l'un de ses premiers titres, "Les Romantiques".


En 1985, il chante "SOS Amor" sur le plateau de Champs Elysées. Saxo, funk eighties, claviers et long manteau de cuir pour un Bashung dansant.

Après son premier grand succès, "Vertige de l'amour", il revient en 1991 avec l'album Osez Joséphine. Entre images de séances studio, parties de billard et interview, un reportage pour revenir sur la genèse de cet album.

En 2003, Bashung, 56 ans, 30 ans de carrière derrière lui, fait son grand retour. Huit d'ans d'absence des scènes françaises : extraits de son concert au Bataclan et interview.

En 2007, il s'associe à des artistes de la jeune génération pour la tournée "Les Aventuriers d'un autre monde". On envie Cali, Raphaël ou Jean-Louis Aubert qui partagent le micro avec Bashung.

 




Alain Bashung est mort

Posté par Myosotis le 14.03.09 à 20:18 | tags : news, pop, chanson française, rock

Alain Bashung : 1er décembre 1947 - 14 mars 2009, Grand Artiste français. Le chanteur récompensé aux dernières Victoires de la Musique s'est éteint samedi après-midi. Petit retour en vidéos sur la carrière de l'artiste.

C'est atteint d'un cancer et affaibli que le chanteur a poursuivi sa carrière depuis la sortie de son dernier album, Bleu Pétrole. Ne quittant plus son chapeau et ses lunettes sur scène ou à la télé, Bashung en lutte avec la maladie a du annuler récemment certaines de ses dates. Sa dernière apparition remonte aux Victoires de la Musique où il était reparti avec 3 récompenses. Il aura marqué cette cérémonie tout comme le paysage musical français des dernières décennies. A revoir : son passage aux Victoires de la Musique et un best-of vidéo.

 

Aux Victoires de la Musique 

 

La nuit je mens
 

 

Comme un Lego
 

 

Gaby Oh Gaby
 

 

Elvire



Les Trois Baudets renaissent des cendres de l'Erotika

Posté par Carter le 03.02.09 à 18:31 | tags : agenda, chanson française, news, live

Les Trois Baudets, la fameuse salle de concert parisienne ayant vu défiler les mythes de la chanson française, réouvre ses portes dès le 10 février prochain.

 

Grande par la réputation mais petite par la taille (une contenance de 250 places), les Trois Baudets avait accueilli en son sein depuis 1947 Juliette Gréco, Guy Béart, Raymond Devos, Anne Sylvestre, mais surtout Georges Brassens, qui fera lui aussi ses premières armes sur cette scène et ne cessera d'en faire les louanges.

 

Après 20 ans d'exploitation et malgré son succès, le lieu ferme et laisse sa place à l'Erotika, qui n'est pas un cinéma porno mais plutôt un cabaret érotique et une salle rock qui vit également s'exprimer du beau linge (Blur, Oasis et Jamiroquai, ...).

 

Et voilà qu'aujourd'hui, à l'initiative de la ville de Paris, les Trois Baudets sont de retour. C'est tout un symbole qui est réssuscité, et cela peut donc être lourd à porter, c'est pourquoi le programmateur s'appelle maintenant Julien Bassouls et a apparemment le rock en bandoulière de sa gratte sèche. Présenté comme un punk militant, il aura la lourde tâche de dénicher de nouveaux chanteurs, car la salle veut être le tremplin qui amènera les petits Jacques Brel dans la lumière.

 

En attendant, on n'est plus en 1960, et dans une époque dominée par l'éclectisme, le nouveau tenancier des lieux n'hésite déjà pas à élargir la palette des Trois Baudets à autre chose qu'au "Bénabar style" ronflant. Preuve en est avec les quelques noms déjà programmés, comme Spoke Orkestra, slam sur instrus electro drum'n bass et les voix samplées, et aussi MeLL, une punk dans l'âme qui dit faire de la chanson française comme on dit à sa belle-mère que la déco est sympa.

 

 





Patricia Kaas pourrait représenter la France à l'Eurovision

Posté par Myosotis le 26.01.09 à 11:00 | tags : youtube, news, rigolo, eurovision, chanson française

Patricia Kaas serait fortement pressentie pour représenter la France au concours 2009 de l'Eurovision qui aura lieu à Moscou en mai. Son manager a officiellement confirmé la rumeur qui circulait ces derniers jours sur le net et qui avait été reprise en radio, attestant de pourparlers entre les organisateurs et l'entourage de la Fille de l'Est.

 

"Oui, Patricia est bien pressentie pour participer à l'Eurovision 2009 en tant que représentante de la France, ce que nous considérons, elle et l'ensemble de son management, comme un immense honneur. En effet, le concours de l'Eurovision est l'événement musical le plus important d'Europe, avec 160 millions de téléspectateurs, et jouit à ce titre d'un prestige énorme à travers le monde. Enfin, c'est un défi à relever pour une artiste aussi reconnue que Patricia Kaas, qui est une ambassadrice de la France et de sa culture dans le monde entier depuis plus de 20 ans. La finale devant se dérouler à Moscou, nous avons également eu une très forte demande de la part des organisateurs Russes afin que Patricia accepte de leur faire l'honneur de sa présence à cette occasion".

 

Le choix de Patricia Kaas ne serait pas dénué d'intérêt stratégique. Depuis plus de dix ans, il est acquis que le concours de l'Eurovision se joue à l'Est, les anciens pays du bloc de l'Est faisant corps et s'arrosant mutuellement de scores à deux chiffres, au détriment de l'axe franco-anglais et des amitiés latines. Le choix de Patricia Kaas, qui est revenue sur le devant de la scène (petite scène, tout de même) avec son récent album Kabaret (vendu sur le site Vente Privée), permettrait d'afficher une candidate susceptible de séduire les gens de l'Est, les allemands et autres nations qui nous gratifient année après année de "One point" ou "two points". Si sa cote de popularité a bien baissé depuis qu'elle chantait le Blooouuuueeeezzzzee ou d'Alleumagneuuu dans l'Hexagone, Patricia Kaas est, paraît-il, une star en Oural. Officiellement toujours, l'entourage de Patricia Kaas discuterait avec France Télévisions, organisateur de l'événement, pour savoir si cette idée doit aller plus loin ou pas. La décision appartient évidemment au final à la seule personne habilitée à prendre ce genre de décisions décisives pour l'avenir du pays : l'Uberchtibonhomme Nicolas Sarkozy. Pitié, Mister Président, "s'il fallait le faire", bah, on le ferait pas... non, vraiment.

 




Patricia Kaas commercialise son album sur Ventes Privées

Posté par 2goldfish le 08.01.09 à 10:24 | tags : music biz, news, rigolo, chanson française

Ventes Privées, le site internet qui permet d'acheter à prix bradés a négocié avec Patricia Kaas l'exclusivité des ventes physiques de son dernier album. Et pour le coup, en plus l'album se trouve soldé au prix de six euros seulement.

Youpi, diront les fans de Patricia qui n'avaient pas apprécié (ou probablement même pas entendu parler de) la sortie uniquement numérique de Kabaret.

Cette stratégie de vente plutôt douteuse (rappellons qu'il faut être membre invité pour pouvoir acheter sur Ventes Privées... Un privilège plus vraiment exceptionnel quand on compte déjà sept millions d'inscrits) a sans doute permis à la chanteuse de remplir un peu ses caisses puisqu'à l'origine, il semblait que Sony ne jugeait pas le potentiel commercial de Kabaret suffisant pour justifier le coût d'une sortie physique. Ce partenariat avec Ventes Privées (qui a du allonger du cash pour se payer cette exclusivité) c'est un peu une démarche désespérée. Enfin, pas trop désespérée : en Russie, où l'album est déjà sorti sous forme physique il y a quelque mois et où Patricia Kaas est une star, égérie d'une marque de cosmétique : ce n'est pas comme si elle était à la rue.

Le problème pour Paricia Kaas est donc probablement plus un problème d'égo que de porte monnaie : comment se fait-il que ce pays, son pays, qui l'a tant aimé par le passé, ne veuille plus d'elle ? C'est vrai que c'est bizarre, la façon dont elle a disparu du coeur des français d'un coup d'un seul. Ca sentirait presque le complot. La clé de ce mystère réside peut-être dans un autre, plus grand : pourquoi donc les gens ont-ils acheté des disques de Patricia Kaas, au début ?




Les nommés des Victoires de la Musique 2009

Posté par LovelyRita le 06.01.09 à 10:35 | tags : chanson française, news

Les noms des premiers artistes nommés pour les Victoires de la Musique 2009 ont été dévoilé cette semaine par les organisateurs de la cérémonie, cette dernière se tiendra le 28 février 2009.

 

Cette année 44 artistes concourrent pour remporter l'une des récompenses de la cérémonie ; les organisateurs n'ont pas encore dévoilé les catégories ou le nombre de nominations de chaque artiste, ces derniers détails seront révélés le 22 janvier. Ces 24ème Victoires de la Musique ont donc cette année choisi de donner leur chance à Arthur H, Jean-Louis Aubert, William Baldé, BB Brunes, Berry, Bumcello, Caravan Palace, Manu Chao, Julien Clerc, Vincent Delerm, Julien Doré, Thomas Dutronc, Grand Corps Malade, Micky Green, Kery James, Seun Kuti, Mademoiselle K, Christophe Maé, Magic System, Moriarty, Yael Naim, Pep's, Saez, Sefyu, Slaï, Martin Solveig, Stanislas, Rokia Traoré, Tunisiano, Christophe Willem, Laurent Wolf, Zaho et Zazie.

 

Une liste de nommés sans suprise et qui reprend une bonne partie des artistes qui ont bénéficié tant d'une belle couverture médiatique qu'un succès public en 2008 (Thomas Dutronc, Julien Doré, Alain Bashung, Micky Green, Christophe Maé...). L'année dernière c'est Renan Luce et Vanessa Paradis qui étaient sortis grand vainqueur de la cérémonie, qui cette année se tiendra au Zénith.

 

Pour rappel, le mois de février sera chargé côté récompenses musicales, puisque se tiendront aussi les Grammy Awards (le 8), les Brit Awards (le 18) et les Shockwaves NME Awards (le 26).




Des roses, des orties et des pépettes : Francis Cabrel, vendeur de l'année en 2008

Posté par Myosotis le 20.12.08 à 09:33 | tags : news, music biz, chanson française
 
 

Le 12ème album de Francis Cabrel, Des Roses Et Des Orties, est l'album qui s'est le mieux vendu en France cette année. Les chiffres officiels sont tombés : l'album publié par Columbia, a été certifié avant Noël, disque de diamant, soit 750 000 exemplaires écoulés en à peine 7 mois, puisque le disque est sorti début avril, devançant assez nettement tous les poids lourds du juke-box office français.

 

Cet album qui a mis fin à quatre années de silence depuis Les Beaux Dégâts (bodéga, jeu de mots) est présenté par Francis Cabrel actuellement au Casino de Paris et donnera lieu l'année prochaine à une grande tournée en province. L'album balaie des thèmes assez variés, depuis l'amour, la grande affaire cabrelienne, jusqu'aux tourments de l'époque et, à demi-mot, la politique. Cabrel y chante comme il sait le faire en s'accompagnant de guitares souples et graciles arrangées par Michel Françoise. Alors que la nouvelle chanson française bat le pavé et nous abreuve de détails prosaïques sur les papillons, les beaux-parents, les factures d'électricité, Francis Cabrel garde le cap et continue d'envelopper son discours dans un tissu de métaphores poétiques beaucoup moins terre à terre et explicites. Cette veine poétique est illustrée par ce titre 100% végétal qui fait référence aux bonnes choses, aux gens chouettes, "Des Gens Formidables", "Né dans le Bayou" (les roses) et aux trucs qui vont moins bien, "l'Ombre au tableau", "les Cardinaux en Costume" (les orties). On notera également, ce qui ne gâte rien, sur cet album, un trio de reprises américaines tout à fait honorables de JJ Cale ("Madame n'aime pas"), Bob Dylan ("Elle m'appartient") et de Creedence Clearwater Revival ("Né dans le bayou"). Cabrel écoute de la bonne musique traditionnelle chez lui et cela s'entend. A tout juste 55 ans, il vient de se replacer en position centrale sur l'échiquier musical français.

 

Au final, cet album bien fabriqué, précis et inspiré rapporte donc gros à son auteur compositeur, à défaut de marquer une rupture de ton dans l'oeuvre de l'homme d'Astaffort.




Anaïs et la pochette de The (Making) Love Album

Posté par LovelyRita le 24.10.08 à 16:16 | tags : chanson française, news


Après le satirique "Mon coeur, Mon amour", la chanteuse Anaïs donne un successeur à The Cheap Show avec la sortie de The Love Album (10/11). Changement d'orientation musicale avec le recrutement de Dan The Automator à la production et changement de tenue. L'amour, Anaïs, en parlera en long, large et travers sur cet album avec des titres tels que ("Le 1er amour", "I Love You", "Elle sort qu'avec des blacks"...), mais elle semble aussi en donner sur la pochette de son album. Nue et entourée de trois hommes, la chanteuse pose au pied d'une cascade, les doigts de l'un d'entre eux dans sa bouche. Désir, sensualité, exotisme... Anaïs fait son show mais il n'est plus cheap.




Comme un lego : de Bashung à Manset et retour

Posté par Myosotis le 16.10.08 à 18:09 | tags : chanson française, rock, youtube
 
Cela n'a l'air de rien mais "Comme un lego" a des allures de grand classique de la chanson française depuis le début. Offerte sur un plateau à Alain Bashung pour son dernier album puis reprise par Manset lui-même sur son Manitoba monumental, il se pourrait bien que la chanson soit l'une des plus belles chansons françaises écrites... quoi ?... ces vingt dernières années. Habillée en 3 minutes et quelques sur scène ou en 7 en studio, "Comme un lego" a toutes les qualités : un texte étonnant, précis, ultraréaliste (des frites), poétique, engagé et universel, en même temps qu'une mélodie discrète, fantomatique et hypnotique.

Gérard Manset, qui n'a pas l'habitude de s'épancher sur ses créations et ses sources, n'a rien livré de son origine, mais le résultat est impressionnant de maîtrise. La chanson se développe en mouvements amples qui décrivent des cercles concentriques vers un refrain de toute beauté. C'est une chanson à la fois chaleureuse, glaçante et extralucide, le condensé d'une vision du monde désespérée. Son dispositif narratif est particulièrement opérant. D'où parle la personne qui contemple les hommes comme des fourmis ? Est-ce Dieu, l'écrivain, l'Artiste. La sensation dans et hors du monde crée une perspective éblouissante, comme si l'on survolait le monde dans un long travelling aérien. La guitare nous fait flotter en apesanteur et nous installe en position de démiurge. Le chant suggère une prise de distance, une pointe de misanthropie et surtout nous contamine en désenchantement, tout en ne perdant pas de vue l'humanisme et la modestie des intentions. Manset est expert dans ce genre de travelogue, toute son oeuvre peut se résumer à ça : une prise de hauteur distanciée, une contemplation mi-mélancolique, mi-cynique de ses contemporains et du cours du monde. Il y a dans "Comme un lego", un zeste d'âme en plus qui tient peut-être dans cette référence au jeu de construction de notre enfance, à la vision des pièces de couleurs qui s'assemblent d'elles-mêmes et tentent désespérément de créer un ordre, de donner une forme au chaos. Dans ses déclarations récentes, on sent une pointe de trouble chez Manset lorsqu'il évoque la reprise de Bashung (qui lui a volé la politesse), comme si l'auteur regrettait d'avoir offert à son nouvel ami une chanson qu'il sentait immense. Il est à peu près certain que, pour le grand public, l'interprétation de Bashung, parce que sa voix est meilleure, plus contemporaine, plus grave, plus dense, s'imposera comme la plus légitime des deux. La version de Manset n'en est pas moins juste, exprimant une fragilité que ne rend pas la version de Bashung. La voix de Manset chevrotte légèrement, affiche ses doutes et améliore le texte et sa perspective. On sent, dans les rapports entre les deux hommes, une sorte de rivalité non avouée autour de la postérité du chef d'oeuvre, de la paternité d'un assemblage marquant et qui a toutes les chances de rester dans l'histoire.
 
Voyez-vous tous ces humains?
Danser ensemble à se donner la main
S'embrasser dans le noir à cheveux blonds
A ne pas voir demain comme ils seront

Car si la terre est ronde
Et qu'ils s'y agrippent
Au delà c'est le vide
Assis devant le restant d'une portion de frites
Noir sidéral et quelques plats d'amibes

Les capitales sont toutes les mêmes devenues
Aux facettes d'un même miroir
Vêtues d'acier, vêtues de noir
Comme un lego mais sans mémoire
Comme un lego mais sans mémoire
Comme un lego mais sans mémoire



Farandole de reprises : Jacques Brel n'est pas mort...

Posté par Myosotis le 09.10.08 à 16:14 | tags : chanson française, youtube
 
 
 
On fête aujourd'hui le 30ème anniversaire de la mort de Jacques Brel. Autant dire que vous n'échapperez pas, la radio, à la télé, dans la rue, le métro, à ces sortes de reportages où l'on verra le "Grand Jacques" en sueur cracher ses poumons sur "Amsterdam" ou en découdre avec les Bourgeois, sur les flonflons de l'accordéon. Selon la rumeur pourtant, Brel, comme Elvis, Marley, James Brown et quelques autres, ne serait pas mort. Il filerait désormais une vie tranquille (il aurait à peine 79 ans) sur une île mystérieuse qu'il aurait rachetée juste avant sa mort, pas très loin de l'archipel des Marquises, et qui ne serait indiquée sur aucune carte. La rumeur veut que toutes les stars disparues atterrissent un jour ou l'autre sur cette île mais cela ne paraît pas très crédible, si l'on connaît un peu la vie de Brel. Il est très probable qu'il ne partage pas son île déserte avec grand monde et sûrement pas avec Elvis et son beurre de cacahuètes. Peut-être est-ce qu'il y a accueilli son ami Georges Pasquier, le Jojo de la chanson, quelques vahinées, un chien ou deux et quelques bouteilles. On raconte que Brel y chante encore de temps à autre et se ravitaille à la capitale (laquelle ?) en hydravion, un vieux modèle qu'il aurait retapé lui-même.

De ce côté-ci du monde, la poésie de Brel continue d'être active et est passée dans le sang des amateurs de pop depuis très très longtemps. Scott Walker l'a remarquablement adaptée en langue anglaise, la sueur en moins. "My Death" a la classe et prend des allures de "My Way" chantée par Sinatra, une grande chanson triste. Walker a donné un album entier de reprises de Brel et disséminé des titres du Belge sur chacun de ses albums. Ses versions sonnent parfois un peu lisses mais sont à l'origine de l'aura du chanteur en Grande-Bretagne et plus généralement dans le monde anglo-saxon. Ces dernières années, Brel a connu également un regain de popularité dans les rangs des artistes anglo-saxons francophiles, ceux qui chantent et aiment français, ceux qui, en l'occurrence, vendent plus de disques ici que dans leur pays d'origine. C'est le cas du jeune Beirut qui reprend Brel dans le texte et du sympathisant de longue date, Neil Hannon et de sa Divine Comedy, qui ouvrait son récent set à Paris avec cette version d'Amsterdam. Les Américains, Anglais ou Irlandais qui chantent en français et Brel particulièrement sonnent souvent faux et kitsch, ce qui est un peu le cas ici, mais il faut leur pardonner. On ne se lancera pas dans un grand exposé pour dire pourquoi Brel c'est bien. Certains le trouvent trop démonstratif, trop cru, trop direct, dégoulinant d'émotion. C'est vrai que chaque son, chaque syllabe sont saturés par l'homme Brel. Comme souvent, son principal défaut est évidemment sa principale qualité. Ces textes aussi tiennent la route et debout tout seul. On n'en dira pas plus.



Christophe, l'interview et la vidéo sur Fluctuat.net

Posté par Maxence le 11.07.08 à 17:33 | tags : chanson française, électro, flu, news, vidéos musicales, youtube

Aimer Ce Que Nous Sommes c'est le challenge que nous propose Christophe en 2008. Un vrai défi en cette époque mal aimée, époque de crise, de doute et de remise en question pour nous, mais aussi pour lui, cow-boy solitaire de la chanson française, auteur d'albums - et morceaux - cultes et bizarres, à la carrière comportant autant de pics de kitsch mainstream assumés ("Aline", "Les Mots Bleus", "La Dolce Vita", "Senorita") que de nombreux moments brillamment expérimentaux (le glaçant Le Beau Bizarre, l'album Bevilacqua en compagnie d'Alan Vega de Suicide, la scène avec le même accompagné par une Harley au moteur tournant à plein régime, sa collaboration avec le Mexicain electronica Murcof sur son dernier disque, etc.)

 

Et pourtant, il ne sera pas difficile d'aimer ce qu'est Christophe aujourd'hui, un grand artiste tout simplement, hors des modes, hors du temps et hors des normes. En témoigne notre entretien avec le chanteur décalé ainsi que "Mal Comme", morceau phare et première vidéo offerte au public par le bonhomme.

 

 




Live Solidays : 1 heure et 5 mn de bonheur

Posté par Slick Rick le 06.07.08 à 17:01 | tags : chanson française, hip hop, live, pop, rock

Autant le dire tout de suite, la programmation de samedi, aussi éclectique qu'inégale, n'était pas franchement notre tasse de thé : Cali, Asa, The Subways, MC Solaar, Grand Corps Malade... Je suis justement arrivé pour le show du slammeur double-platiné. Et donc oui, il est charmant, souriant, touchant même parfois avec son air de survivant philantrope qui kiffe la life et le 9-3... Mais le registre lacrymo-lénifiant du Français finit par me lasser, je m'échappe vers le concert d'Asian Dub Foundation, sans conviction. Vite lassé par le flow redondant du bruyant crew brtiannique, mes pas me mênent involontairement devant le "Domino" ou sévit... Aaron. Le duo français, sans doute inspiré par les violons de James Blunt, n'en finit pas de pleurnicher, devant une assistance qui n'est venue que pour "Lili". Vite, une bière.

 

"Colonel Kadhafi"

 

J'ai alors le choix entre Yaël Naïm et Thomas Dutronc, mais j'échoue par défaut au "César Circus", le plus petit chapiteau de Longchamp, où joue l'outsider Bumcello. Un riche idée : le concert du duo est étincelant. La recette, simple, n'est pas forcément gagnante comme ça, sur le papier : un batteur (Cyril Atef) + un violoncelliste (Vincent Segal) + un sampleur = ...un melting pot explosif, jazzy-rock-dub-world-funk (etc.), instrumental et improvisé. Géniaux techniquement, les compères (qui bossent aussi avec Mathieu Chédid, Césaria Evora ou Elvis Costello) mettent le feu en quelques minutes, avant de passer en seconde avec l'arrivée d'un guest inattendu : Didier Wampas. Je ne suis pas très fan d'habitude du déjanté bonhomme, mais là...torse poil, notre Iggy franchouillard agite son bide tatoué avec une énergie communicative. En roue libre, il tape donc le boeuf avec Bumcello, improvisant des couplets punks totalement abscons mais diablement efficaces, dans un yahourt rock de grande classe.

 

Qu'il répète "Bumcello disco" sur des beats dansants, ou "Colonel Kadhafi"(!) sur de l'afro-beat hypnotique, la sauce jazzy-destroy prend méchamment bien. Le leader des Wampas s'offre même un petit tour de slam sur une étoile géante en polyester, avant de revenir faire le zouave sur scène. Didier Wampas n'a pas peur du ridicule. Exemple : il place son micro dans son fute (allusion sexuelle potache, limite consternante) puis se tape dessus. Là, il se rend compte que ça fait un beat (oui, "beat") rigolo, et le violoncelliste Vincent Segal transforme la déconnade en une boucle hip hop, qui lance la séquence suivante. Superbe ! Ouf, on aura quand même vu un concert "rock'n'roll" aux Solidays.

 

"Mais kess kess kess?"

 

On reste encore pour le "Concert des 10 ans" du Festival. Se suivent (et se ressemblent) Grand Corps Malade, Asa, Yaël Naim, La Grande Sophie, Jeanne Cherhal, Raphaël (si si...), Louis Bertignac et Thomas Dutronc dans un grand karaoké platement star académique (reprises et duos à gogo), jusqu'à ce que débarque... NTM. "Mais kess kess kess...Mais qu'est-ce qu'on attend pour foutre le feu?!" Déchaînées, les 55 000 personnes reprennent le classique en coeur, suivi de "On est encore là", toujours aussi puissant. Gros râle de Joeystarr ("Merci d'être venu pour la musique et contre le Sida"), de circonstance, puis exit, déjà... Leurs 5 minutes de show, ajoutées au set de Bumcello, m'ont sauvé la journée, en beauté.




Worldwide Festival : qu'est-il arrivé à Sébastien Tellier ?

Posté par Maxence le 05.07.08 à 13:12 | tags : chanson française, électro, news

 


 

C'est bien connu, les journalistes sont des vautours (et les écrivains des vampires, mais c'est une autre histoire). J'écrivais en effet il y a une semaine : "Ok, j'assume, Sebastien Tellier est en dépression" (le titre de ce post étant de plus : "Dis moi ce que tu penses", selon sa chanson "L'amour et la violence"), mais je vous jure pourtant que c'est avec un soupçon de culpabilité que je délivre cette information. Hier, vendredi 4 juillet, Sébastien Tellier devait se produire au Worldwide Festival de Gilles Peterson à Sète, magnifique petit port de pêche situé dans l'Herault à quelques kilomètres de Montpellier, mais le Français n'a pas pu jouer ! Précisons que le Worldwide Festival est un festival d'envergure dont la troisième édition en France (d'autres ont eu lieu à Hong Kong et Singapour), réunissait Laurent Garnier, Henrik Schwarz, Pilooski, Cinematic Orchestra, Pascal Comelade, Benga, Madlib et bien d'autres, le tout dans le fameux bunker géant de Sète, en front de mer. La soirée d'hier programmait donc, outre Tellier, les Suédois de Little Dragon et le Breakestra de Los Angeles.

 

Hélas, ai-je le nez plus fin que les autres, suis-je vraiment le seul à m'être rendu compte que quelque chose n'allait pas chez Tellier ? Reste qu'en arrivant la nouvelle tombe : Pour de graves raisons de santé, le show de Sebastien est annulé, veuillez nous en excuser. Que dire si, "ce n'était pas vraiment une surprise pour moi" ? Comme je l'écrivais en rigolant (presque) dimanche dernier, le concert toulousain du Français avait beau être émaillé de blagues douteuses et d'envolées poético-scato, l'ensemble résonnait d'un désespoir encore mal défini, mais bien présent. Ce spleen latent, ajouté aux deux bouteilles de blanc que l'artiste s'enfile sur scène plus les multiples cigarettes et un tourneur fou (ex : Trajet type d'un Tellier en tournée mondiale : Toulouse > Biarritz en été, hum... > Paris > Oslo > Sète... No comment) ont eu des conséquences désastreuses sur la santé du chanteur. Information prise auprès des organisateur des Siestes électroniques de Toulouse : Sebastien Tellier a bien du mal à assumer son statut de star nouvellement née. Information prise auprès des organisateur du Worldwide Festival : Sébastien se serait fait une crise de flippe à Oslo pendant sa date norvégienne, le chanteur barbu est hospitalisé ! Un record dans la longue liste de ceux que le succès abat plus qu'il ne revigore. N'empêche, on lui souhaite un prompt rétablissement et surtout du repos. Tellier n'est pas le genre d'artiste qui a besoin d'être forcément au devant de la scène pour briller et écrire de fabuleux morceaux équilibristes entre l'amour et la violence.

 

 

Visiter le site du Worldwide Festival




Les Francofolies 2008 s'offrent Bashung, Darc et Tellier

Posté par Slick Rick le 01.07.08 à 16:28 | tags : agenda, chanson française, électro, live, pop, rock

Outre de nombreuses célébrités de la variété made in France, les Francofolies 2008 réservent une large place au rock, à la pop, au reggae et à l'electro (pas toujours made in France). Avec notamment Syd Matters pour le folk-pop, Sébastien Tellier pour l'electro-pop, Tiken Jah Fakoly pour le reggae ivoirien, Baloji pour le rap congolais et Daniel Darc et Alain Bashung pour la classe internationale. Flu vous mâche le travail, et selectionne le meilleur (en toute subjectivité) de la prog :

Le 11 juillet : Alain Bashung et Bumcello

Le 12 jullet : Arthur H et Tiken Jah Fakoly

Le 13 juillet :Little, Tender Forever et Syd Matters

Le 14 juillet : The Dodoz, Pony Pony Run Run, Beat assaillant, Baloji, Rubin Steiner, Stacey Kent en VF!, Moriarty et Thomas Dutronc

le 15 juillet : Sébastien Tellier, Daniel Darc, Catherine Ringer, et Beat Torrent

le 16 juillet: The Dø et Yelle

 

Voir le reste du programme des Francofolies, du 11 au 16 juillet à la Rochelle.




Fête de la musique 2008: Paris s'évade avec Thomas Dutronc, Catherine Ringer, Goran Bregovic et Mariee Sioux

Posté par Slick Rick le 20.06.08 à 12:00 | tags : agenda, chanson française, fête de la musique, folk, jazz, youtube
Adeptes de nouveaux horizons musicaux, de ciné, de chanson française pas gnan-gnan et de fanfare déglinguée, bref, gens ouverts, vous voilà servis pour la Fête de la musique 2008.
Goran Bregovic, l'homme des halluciantes BO de Kusturica, sera présent avec son Orchestre des Mariages et des Enterrements. Oui, car pour ceux qui n'étaient pas au courant, la musique de film est à l'honneur pour ce 21 juin. En plus de ce cher Goran, un invité de marque à cette chouette soirée. Pas Iggy Pop, avec qui le compositeur yougoslave avait collaboré sur l'immense "In the death Car" (video ci-dessus), dans Arizona Dream du maître Emir. Non, ce sera - surprise! - Catherine Ringer. L'univers poético-déluré de l'ex Rita Miksouko devrait coller à l'ambiance foldingue de la soirée. Elle chantera dans la nouvelle création de Mauro Gioia, "Rendez-vous chez Nino Rota".

Si vous êtes plus calmes, moins fantasques, une sympatique soirée s'offre à vous, à l'Olympia. Fans de jazz manouche, sachez que Thomas Dutronc donne un concert gratuit. Il sera suivi de Bernard Lavilliers, mais aussi de l'electro latine de Zuco 103 et surtout de l'excellente folkeuse Mariee Sioux (video ci-dessous), qui n'a pas grand chose à envier à sa collègue (et amie) Alela Diane. Attention, pour avoir une chance d'assister à la représentation, il faut foncer retirer son billet samedi 21 juin, à partir de 18h30. Bonne chance.

 

 

Thomas Dutronc + Bernard Lavilliers + Mariee Sioux, à partir de 20h à L'Olympia - 75009 – Paris

Goran Bregovic et l'Orchestre des Mariages et des Enterrements + Catherine Ringer, à partir de 20h sur la Cour d'Honneur du Palais Royal - 75001 – Paris




20 ans pour le festival Chorus

Posté par LovelyRita le 15.03.08 à 14:03 | tags : agenda, chanson française, concours, live, pop

Chorus, le festival des Hauts-de-Seine fête ses 20 ans cette année. Pour cette édition anniversaire, le festival se tiendra du 29 mars au 12 avril, dans divers lieux du département (au Théâtre Firmin Gémier dAntony, à la Maison de la Musique de Nanterre, au Village du Festival au pied de l'Arche de la Défense...). La programmation de cette annéé allie, une fois n'est pas coutume, têtes d'affiche (Bernard Lavilliers, Alain Bashung, Jean-Louis Aubert...) et révélations (F.M., Moriarty...) et dans des genres divers allant de la chanson française, au hip hop, tout en passant par les musiques électro.
 
Si une bonne partie des concerts sont payants, Chorus accueille sous son chapiteau placé à la Défence une série de concerts gratuits (Hey Hey My My, Benoît Dorémus, Baloji...)
 
Petite sélection par genre des artistes programmés :
 
Scène française : Alain Bashung, Arman Méliès, Tom Poison, Mano Solo, Pauline Croze, Thomas Fersen...
Pop Rock : AaRON, Moriarty, F.M., Hey Hey My My, Keren Ann, Poni Hoax, Zita Swoon...
Musiques électroniques : Zenzile, Wax Tailor...
Mais aussi Dub Pistols, Antibalas, Idir, M.A.P....et des concerts jeune public avec Yves Duteuil et Vinent Malone.

 

Une série de concerts étalés sur deux semaines, en soirée comme la journée. Pour faire votre sélection, allez faire un tour sur le site du Festival Chorus.

 

Autre suggestion : profitez de notre concours Chorus pour gagner des places pour les concerts de Bashung, Sanseverino Trio et d'Antibalas, c'est dans la rubrique concours de Fluctuat et c'est jusqu'au 24 mars.




Claude François, Autrement Dit : le faux hommage

Posté par LovelyRita le 11.03.08 à 13:02 | tags : chanson française, cimetière, news, pop
 

On fête aujourd'hui (façon de parler bien sûr), les 30 ans de la mort de Claude François. Parmi les documentaires, émissions spéciales, les archives télévisées détérées par le site de l'INA et les soirées en boîtes, Playlist s'attarde sur Claude François, Autrement Dit. Petite compile sous forme d'hommage rendu par des chanteurs et chanteuses français à Clo Clo. Autrement Dit, c'est 18 artistes français qui reprennent chacun un titre du chanteur décédé. "Vieille garde" avec Alain Chamfort, et surtout "Nouvelle génération" avec Adrienne Pauly, Jeanne Cherhal ou Elodie Frégé, les deux unissent ici leur style pop-rock pour annuler la disco-pop-variét de Claude François. La musique de Clo Clo ne se danse plus en short en satin et bottes en skaï et gagne en tristesse. Même si cette compil permet de réveler certaines chansons moins populaires que d'autres ("Une petite larme m'a trahi", "17 ans"), l'ensemble nous fait penser soit que cette scène française n'est pas fort douée en reprises (ou pas douée tout court), soit que Clo Clo en dehors de "baracuda" ne vaut pas une peanut en songwriting.


Dix-huit tires au total, on en a disséqués qu'une poignée :
 
Jérémie Kisling - "Le Lundi au Soleil"
Où est passée la gaieté de ce titre ? Jérémie Kisling vraisemblement ne veut pas croire à ce lundi au soleil et transforme cette chanson en triste, mais agréable complainte relevée ça et là par quelques cuivres dorés.
 
Vincent Baguian - "Une chanson populaire"
Oui, une chanson populaire, qui se casse la gueule sur le refrain et qui se la joue "bal musette sur les bords de la Marne". Une reprise qui joue la carte de la légèreté.
 
Alexis HK - "Belle, belle, belle"
Halte ! Reprise reggae. L'idée est très mauvaise, aussi rigolote et originale qu'elle aît pu être au départ dans la tête d'Alexis, ce n'est pas en posant des touches de reggae que l'on s'improvise reggae man.Copie à revoir.
 
Adrienne Pauly - "Même si tu revenais"
Enfin une vraie reprise ou du moins, enfin un titre qui sort de l'ensemble (avec peut-être celui d'A.S Dragon). Fini la guitare en bandoulière du musicien des cafés parisiens, Adrienne endosse le costume d'une écorchée vive à la voix de sorcière et fait état d"une vraie proposition (comme ils disent à la Star Ac). Pas la reprise du siècle non plus...
 
Elodie Frégé ne s'en sort pas plus mal que les autres, Brisa Roché, et ce n'est pas parce qu'on l'aime bien, réussit à nous faire oublier que l'on écoute les pires reprises de Claude François par une génération pas brillante de musiciens français. Alain Chamfort et La Grande Sophie, repartent la tête haute ; Elli Medeiros, elle, clôt comme il se devait cette compilation par un titre tout aussi fade que les autres. Pas de regret, le disque s'arrête comme il avait commencé. On l'a écouté et on déplore seulement que l'effort pour rendre homage à Clo Clo n'ait pas été mené à bien.



Merci, Jean Jacques !

Posté par 2goldfish le 10.03.08 à 16:40 | tags : chanson française, news, rigolo
Dans une interview donnée au Figaro à propos des restaus du coeur qui lui donne l'occasion de se donner lui même plusieures franches tapes dans le dos, Jean-Jacques Goldman avait deux bonnes nouvelles à donner à tous ceux que les Victoires de la Musique ont déprimé ce week end :

Le Figaro : Des bruits récents disent que vous prépareriez un album… Rumeur ou info ?
Jean Jacques Goldman : Non, c'est faux. Je ne fais pas du tout de musique ces temps-ci.

Fifi : Et quand vos fans vous retrouveront-ils sur scène ?
Jeanjean : Franchement, je ne sais pas. Mais en tout cas pas dans les années à venir.

En pleine célébration de l'anniversaire du dernier numéro de Claude François, voilà de quoi mettre un peu de soleil dans votre lundi.




Victoires de la Musique 2008 : le meilleur du pire

Posté par Myosotis le 09.03.08 à 15:59 | tags : chanson française, news, pop, télévision

 

 

Ceux qui, comme moi, n'ont pas renoncé complètement à écouter de la musique française attendent toujours les Victoires de la musique avec un brin d'inquiétude, heureusement relevé d'un appétit pervers. La variété française a beau tourner à vide sur son réservoir de 20 mauvais talents, il n'est pas si fréquent qu'on puisse, en quelques heures et un samedi sacrifié, prendre la mesure instantanée du désastre. Comparé au cru 2007 (ah, Miss Dominhulk, Benabar & co), 2008 aura cruellement manqué de sel. Débarrassée de Drucker, l'animation repose sur les épaules d'un Nagui emprunté et qui a perdu sa voix en se cassant... la jambe. Les interludes sont désastreux, entre les vannes ratées, l'apparition horrifique de Shirley et Dino et les lancements plus qu'hasardeux ("On va pas parler de tests ADN mais force est de constater que le talent est... génétique" pour annoncer, à la façon de Michel D, le "J'aime Plus Paris" bobo réac' de Thomas Dutronc). Avec une pincée de Salvador, dont le cadavre aurait célébré plus dignement son propre hommage que le "Syracuse" gloubiboulga mâchonné par une Vanessa Paradis en phase vocale terminale (meilleur album variétés et interprète féminine de l'année !), un poil de Carlos (intellectualisé par un duo Edouard Baer/Julien Doré ridicule) et un soupçon de Polnareff (Victoire du spectacle -présidentiel- de l'année devant Daft Punk), la chanson française a accueilli ses jeunes pousses sur un terreau fertile en moisissure. Eric Serra (meilleure musique de film pour les Minimoys), Paul Personne, Thomas Dutronc, Mickey 3D, Dominic Sonic et quelques autres viennent rendre un bel hommage tout en guitares à Fred Chichin, seul chanteur réactionnaire digne d'intérêt disparu ces derniers mois. Et Grégory Lemarchal, alors ?

 

Ceux qui l'avaient raté avant auront ainsi pu découvrir la (nouvelle) poésie subtile d'un Renan Luce, album et révélation scène de l'année, sorte de néo-Bénabar en plus beau, tapinant du côté de Brassens, l'expérimental-toc d'Emily Loizeau, la comptine rap de la féministe Koxie (Garçon "Gare au Con" et son refrain refusé par Henri Dès) ou encore les affreux Coldplay du Sentier, AaRON. Parmi les valeurs sûres-estimées, Zazie dans un filet à gigot sexy noir envoie son hymne humaniste tête à claques en ouverture. Dionysos nous fait regretter Noir Désir en boeufant hystériquement comme des hommes chocolat, tandis qu'Etienne Daho et son Obsession de belle facture studio nous murmurent qu'il vaut mieux les écouter chez soi que d'aller les voir en concert -album pop rock tout de même. Vincent Delerm, bien sûr, vient moissonner en terres putassières avec ses "Filles de 1976 qui ont 30 ans" et qui achètent de la musique de ménopausées en suçant des publicitaires. Jacques Higelin joue à Rodolphe Burger en moins doué et plus secoué.

 

Au rayon des bonnes surprises, Michael Youn envoie un impeccable medley symphonique et décentré de ses hits la Cagoule (classique), le Boule (cabaret) et Parle à ma main (rock), s'imposant comme le digne et brillant héritier du Mike Flowers « 50 Cent » Pop. Diam's émeut avec sa France à Moi après que le Soldat Rose (pas encore mort) a remporté la Victoire du meilleur DVD musical. Les rappeurs historiques s'en tirent avec les honneurs : IAM place son flow en pilotage automatique mais c'est MC Solaar et son beau chant mélancolique qui raflent la récompense (musiques urbaines). Etrangement, c'est un Christophe Maé à la voix émoussée (révélation de l'année) qui vient mettre l'ambiance à minuit, offrant un vrai bon morceau de variété populaire avec un "On s'attache" qui donne envie de se pendre à la corde funky de son sèche-linge. Abd-Al-Malik empoche la Victoire de l'interprète masculin de l'année et adresse ses remerciements à la France entière et à... l'industrie du disque. Miss France 2008 habillée vient conclure la mascarade en offrant à la Tortue de Zazie le titre de chanson de l'année. C'est comme ça qu'est-ce que tu veux ? J'y peux rien, je fais comme je peux. Sauve qui peut qu'est-ce que j'y peux ?




"Si tu reviens, j'annule tout", Jeanne Cherhal chante le SMS de Sarkozy

Posté par LovelyRita le 21.02.08 à 11:41 | tags : chanson française, myspace, politique, rigolo
Après le groupe Facebook "Si tu reviens, j'annule tout" (d'ailleurs, allez faire un tour sur le groupe Flu sur Facebook), voilà que Jeanne Cherhal, chanteuse de profession, propose sa vision des choses quant à cette histoire de SMS que Nicolas Sarkozy aurait envoyé à son ex-femme Cécilia. L'affaire du SMS envoyé quelques jours avant le mariage Sarko/Bruni a inspiré Cherhal qui en a fait une chanson à écouter sur sa page myspace. Une petite berceuse et des paroles énigmatiques bien que drôles : "J'étais comme un cochon qui danse pas très joli à regarder / j'ose l'avouer, mon existence faisait moins envie que pitié". Qui est le cochon, dans cette histoire ?
 

http://www.myspace.com/jeannecherhal




Sheryfa Luna : la possibilité d'un RnB français ?

Posté par Myosotis le 15.02.08 à 15:16 | tags : chanson française, rnb
Il y a quelques temps tournait dans les milieux...alternatifs, une blague immonde. Qu'y a-t-il de pire que le RnB ? Réponse : le RnB français. (rires) Heureusement pour nous, M6, responsable de l'excellent programme (documentaire) PopStars et accessoirement ancienne machine à clips, s'était promis de remédier à cette horrible réalité en nous offrant un candidat télé-réel susceptible de concurrencer les Américains sur leur propre terrain : celui de la musique. A l'issue d'une longue sélection mais d'un niveau plutôt faible, le jury, parmi lequel le producteur historique du NTM, l'estimable Sébastien Farran, et la poudreuse Ophélaï Winter, sortait de son chapeau une candidate enceinte à l'insu de son plein gré, Sheryfa Luna. La très jeune femme se trouvait ainsi investie de la lourde charge : faire du RnB français quelque chose d'aussi percutant, sensuel et professionnel que le RnB international. Sorti quelques mois plus tard, l'album éponyme de Sheryfa Luna n'est pas loin de remplir son contrat.
 

L'album confirme que le RnB est avant tout affaire de production. La structure qui est derrière Sheryfa Luna assure une mise en musique efficace, dernier cri et qui n'est pas sans rappeler les sons qui habillent ou déshabillent un poids lourd comme Kylie Minogue. "Aime Moi" repose sur un clavier mélancolique, des rythmiques 70s et un système ingénieux de reverb vocal qui en font une chanson réellement attachante. "Fais un pas" raconte l'une des premières soirées en boîte d'une Madonna, vécue comme une épreuve initiatique. Là encore, l'accompagnement musical vient au secours d'une voix qui manque alors de caractère. Les textes sont amusants et investissent le même registre que ceux de Lorie : celui du dépassement de soi et de l'individualisme méritant "si son cœur bat très fort / Elle est prête à faire l'effort / A se dépasser / t'as le feeling / te laisse pas impressionner". L'album prend un relief particulier sur son titre 3, lorsqu'on découvre enfin la vraie signature vocale de Sheryfa Luna, une voix un rien branque mais qui dégage, dans son phrasé parfois maladroit, une capacité à émouvoir qui fait de "Quelque Part" l'un des meilleurs titres du disque (ça tombe, c'est le 1er single). La jeune femme traîne sur les mots, va un peu moins vite que la moyenne des RnBistes et ouvre une direction inattendue : celle d'un teen RnB au tempo ralenti, romantique en diable et terriblement... français. "Il avait les mots" (single n°2) raconte la belle histoire d'une toute jeune fille qui se fait blouser par un homme marié, avec un panache qui repose du punch fatigant des Nadyîa et autres croqueuse de Diam's. On recommence à s'amuser avec l'ultrafragile et acoustique "Des Choses Qui Ne Se Disent Pas" sur l'amour père-fille, le beau "On Ressent" ("lorsque j'aime je me donne entièrement /... / parfois je dois être un peu collante / ne me fais pas culpabiliser / depuis que t'as pé-cho /../ t'es en train de prendre ton pied / rien que d'y penser, j'suis dégouttée / la roue tourne / Je ne vais pas éternellement galérer", du grand art) ou le dramatique "Au Revoir". L'extrême banalité des textes, leur réalisme et leur simplicité deviennent la principale qualité d'une collection de chansons qui, en ne cherchant pas à poser à l'universel y parvient presque.

 

Si l'ensemble reste globalement décevant, Sheryfa Luna mérite, sur ses qualités, de prolonger le rêve en autonomie, sur un deuxième album, qu'on espère plus rustique et dépouillé encore.






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