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Radio Prun' fête ses 10 ans à coups de Ghetto BlasterPosté par Carter le 19.05.09 à 11:15 | tags : pionnier, anniversaire, copinage, agenda, news, médias
Créée en 1999 par de jeunes étudiants, Prun', la première radio étudiante nantaise, a depuis formé plus d'un millier de bénévoles. Le 21 mai prochain, Prun' fêtera ses 10 ans avec pour projet de remuer la ville de Nantes dans tous les sens pendant 10 jours.
![]() Cette petite radio décide donc de taper un grand coup, afin de donner le "la" pour les 10 jours de festivité en tous genres qui s'en suivront. Pour célébrer les 10 ans de leur radio, les 194 bénévoles ont prévu 10 soirées différentes, 10 émissions rédactionelles en direct et en public, et plein d'autres trucs en "10". La grille des programmes sera entièrement remaniée pour proposer des émissions originales 24/24 sur l'antenne, afin de ne jamais relâcher la pression.
![]() - Gonzales, 27 heures de concert, la vidéo des dernières minutes Vincent Moon, le Neil Young de la videoMathieu Saura alias Vincent Moon est un vidéaste qui filme les musiciens avec un talent fou. Parti de la volonté de rapprocher l'artiste du public, il a cette capacité à faire ressortir les émotions de manière très crue. Sa méthode est souvent la même : filmer les artistes dans des décors communs, loin des artifices de la scène. Il se balade souvent avec eux dans les rues de Paris ou d'autres villes, et le décalage entre la figure de l'artiste à fleur de peau et la banalité des rues fait mouche.
Andrew Bird - Spare Oh
Sur son blog Fiumenights, Vincent Moon s'inscrit encore plus dans une démarche intimiste et propose des vidéos d'artistes du monde entier sur le même concept que les concerts à emporter qui font la fierté de la Blogothèque. Exemple avec Elvis Perkins, filmé dans ce qui semble être une chambre d'hôtel après son passage au SXSW festival d'Austin, Texas.
Elvin Perkins par Vincent Moon
Si vous êtes comme moi sensibles à ces vidéos, sachez que d'autres du même accabit sont disponibles sur le blog, que Vincent Moon continue d'alimenter fréquemment. En attendant on s'en fait une petite dernière pour le plaisir, c'est Nikaido Kazumi, filmée à Osaka, en février de cette année :
Nikaido Kazumi par Vincent Moon
Lire aussi : - Réédition des premiers albums de Nick Cave & The Bad Seeds Black Lips en live intégral sur GrandCrew !Capté lors du festival dijonnais, Generiq, le concert des furieux Black Lips se donne à voir en intégralité sur le site de GrandCrew.
De passage à Paris à la Maroquinerie en février, juste avant la sortie de leur 200 Million Thousand, les Américains étaient également programmés au Festival Generiq la même semaine. C'est dans une ambiance toujours aussi moite que les Black Lips font les 400 coups en concert : crachant, ravalant le crachat, pissant sur scène...et terminant souvent à poil. Je-m'en-foutiste au point de sortir entre deux chansons : "I'm just gonna play with my cock out, because I don't care" ("je vais tout simplement jouer avec ma bite à l'air, parce que je m'en fous"), le groupe cultive effectivement cette imagerie crade et rock'n'roll à chacun de ses passages (voir leurs aventures en Inde) mais sans délaisser la musique qui les anime. Essaimant depuis leur premier opus jusqu'au dernier, des titres rock puisant dans le psychédélisme, le power punk ou le rock garage, les Black Lips se définissent eux-mêmes comme un groupe de "flower punk". En live, mieux vaut éviter de les rater... l'équipe de GrandCrew était aux premières loges pour filmer leur concert du 12 février à La Vapeur, jusqu'à la dernière goutte !
Voir la vidéo de "Sea Of Blasphemy" ci-dessous et le reste du concert, soit 14 titres sur le site de GrandCrew
- Stuck In The Sound à la Maroquinerie : interview et live en vidéo - Roots Manuva le live à l'Alhambra en vidéo Gagnez des places pour Ask The Dust, ST4GRL33, Madame Shlegel et ToTom au Divan du Monde
On ne présente plus Ask The Dust ici puisque ça fait déjà longtemps qu'on (et par "on" je veux dire "je") agite leur drapeau ici dès qu'ils remuent la queue. Un bon groupe de rock français qui chante en anglais du rock qui ne sonne pas français, c'est assez rare pour mériter notre attention.
ST4GRL33, c'est de l'éléctro-rock/indus plein de bips dissonants qui mis côte à côte forment on ne sait trop comment des chansons. Le vrai mystère, c'est la prononciation de leur nom. Après des heures de grattage de tête, nous sommes en mesure de vous révéler en exclusivité que ça doit sûrement se prononcer comme "Stagger Lee".
Madame Shlegel, enfin, c'est le seul groupe du lot qui s'assume comme vraiment français, avec un backing rock comme il se doit mais aussi des paroles francophones qui parlent de Babar en citant Gainsbourg.
ToTom, c'est un autre de nos protégés, un spécialiste du mashup qui va mixer avant et entre les groupes.
Les cinq premiers internautes à envoyer un mail avec pour sujet "Concours Divan du Monde" à redaction@fluctuat.net pourront retirer deux places gratuitement demain soir à la salle pour peu qu'ils pensent bien à nous donner leur nom et prénom.
Lire aussi Le Point Totom
Je ne sais pas si Totomy pense lorsque qu'il mixe deux chansons ou s'il agit uniquement d'instinct, mais ce qu'il fait se rapproche de la critique. La musique est un langage que parlent tous les gens qui se dédicacent des chansons lourdes de sens sur Facebook (on m'a un jour dédicacé "(Get Up, I Feel Like A) Sex Machine"... j'ai vite compris le message). Sans être musicien à proprement parler, on peut tenter de manipuler ce langage, de le triturer, d'en tirer de nouveaux sens et de se demander si Kurt Cobain se serait suicidé s'il avait fait du gangsta ou si quelqu'un aurait tué un 2 Pac grunge. Le spot de l'été : musique sur Pilotis
![]() Non la côte méditerranéenne n'est pas que ce refuge à touristes en goguette, ce repère à beaufs en bermuda et bob Pastis 51, que certains nous dépeignent à longueur d'année, confondant consumérisme sauvage et défouloir estival, avec une quête de dépaysement et d'authenticité que d'autres cherchent encore avidement. La côte méditerranéenne, côté Pyrénées Orientales, devenue ma région d'adoption depuis 10 ans, c'est aussi les étangs d'eaux salées, leurs faunes (hérons, aigrettes garzettes, flamands rose, mouettes et cormorans, mais aussi chevaux sauvages, vachettes, taureaux camarguais, sans oublier les fameux scorpions bruns), leurs flore (lis d'eaux, lêche, roseaux, bambous, ifs, chênes lièges, chênes méditerranéens, jacaranda, pins méditerranéens, etc.), la montagne, les châteaux cathares, le vin de soif, les grillades et les cargolades dans les vignes. Côté plage, beaucoup sont encore sauvages et ils existent des coins réellement magnifiques entre Baynuls et Cerbère, Collioure ou Port-Bou (sans oublier Port Vendre, Sète, Saint-Cyprien, certaines zone d'Argelès...) S'il est un spot réellement bluffant dans l'Aude par exemple, je dois dire que c'est Philippe Gash, restaurateur Catalan et amateur de bonne musique qui en tient la palme. Situé à Leucate, juste après le village, son restaurant sur pilotis (comme son nom l'indique) fait face à la mer, pas la flaque huileuse que beaucoup connaissent généralement, une mer encore vive, sauvage et houleuse (qui ronge son quota de terre chaque année d'ailleurs ! Changement climatique oblige). Là, vous pourrez déguster les petits vins de la région, le muscat bien sûr, mais aussi les pareillades de poissons et crustacés, les grillades maisons, les encornés et les gambas à la plancha, accompagnés de fruit et de légumes frais. Quand le poisson arrive frais dans les caisses quasiment sous votre nez, et que vous savez que Port Leucate est un des plus actifs de la région, vous mangez de bon cœur, sans vous poser de question. L'accueil est sympa, et surtout, Philippe, ancien disquaire renommé de Perpignan, vous fera une petite sélection musicale dont vous vous souviendrez. Ce n'est pas souvent que l'on peu déjeuner face à la mer, en écoutant Chromatics, Glass Candy, Laïka, Burial, Portishead et autres. A noter que le soir, le patron invite des groupes de la région, mais aussi des pointures internationales. Certains restent pour manger. On attend par exemple les Sonic Youth, qui joueront à Port Leucate (à 100 mètre du restaurant), le 04 août par exemple. Les Pilotis - Plage des Pillotis 11370 Leucate - 06.26.35.17.86. Musicareaction : découverte ludique de la musique contemporaine
La musique contemporaine c'est une école sans en être une. Il s'agit plutôt d'une discipline élargie au sein de laquelle on trouve une foule de pratiques et de techniques différentes : le sérialisme, l'aléatoire, le minimalisme, la musique spectrale, la musique générative, l'électroacoustique, etc. Tous ces courants sont à l'œuvre dans de nombreux et différents domaines de la musique dite "actuelle", les musiques électroniques bien sûr, mais aussi le rock progressif et alternatif, le jazz, les musiques improvisées, la scène anti-folk et même certaines formes de disco ! Ceci étant, si l'on ne peut décemment pas coller n'importe quoi dans la case "musique contemporaine", on peut cependant l'envisager comme une musique vivante, curieuse, ouverte et avide de transversalité. C'est ainsi que Musicareaction, le blog du fameux Ensemble intercontemporain fondé en 1976 par Pierre Boulez, envisage la musique aujourd'hui. Avec des sujets comme "La musique contemporaine est elle encore contemporaine ? ou L'improvisation pense plus fort", des extraits vidéos, des interviews de personnalités de la musique ou d'autres domaines (Hubert Reeves sur la musique contemporaine), des chroniques et des annonces ainsi qu'une foule de news sur des artistes pluridisciplinaires aussi variés que Wolfgang Voigt, Steve Reich, Björk, Pascal Dusapin, Arthur Russel, ou Pierre Jodlowski, Musicareaction inscrit la musique contemporaine dans son époque de manière vivante et dynamique, invitant au débat et au partage. A découvrir !
Musiques & Cultures Digitales : Cinq ans sur les pistes numériques !
D'autres réseaux, d'autres artistes sont également à découvrir pour les arts numériques, c'est le cas de Calvacréation, plate-forme de création multimédia créée par Fabrice Croizé et Sabrina Montiel-Soto et la compagnie PuceMuse qui revisite la MAO en démocratisant la pratique musicale numérique.
Concernant les pistes, virtuelles cette fois, le magazine vous donne rendez-vous sur Second Life pour les soirées régulières "An Electronic Space", et dans la Maison des Métallos reconstruite à l'identique sur l'île Cultures Digitales, les 3 et 10 janvier, à 22h, pour Secousses Internes de Marie Menges.
Pour connaître les points de distribution et de consultation nationaux de M&CD (Musiques & Cultures Digitales), suivez ce lien et cliquez sur l'onglet "Distribution". Ask The Dust Nique Police
Prenez "Walking On The Moon". Sting chante : "Des pas de géant, c'est ce que tu fais / Quand tu marches sur la lune / J'espère que mes jambes ne vont pas casser". En gravité réduite, on ne se casse pas les jambes, on atterit tout doucement sur le sol. Ca va de soi, non ? Vous me direz que c'est un détail, mais un bon groupe ne laisserait pas passer ce genre d'âneries dans ses chansons (le pénible dub javelisé qui accompagne ces paroles est par contre plus qu'un point de détail).
Tsugi : Next Wave
Foin de pinaillage étymologique, Tsugi se présente donc comme une suite logique à l'aventure Trax, sans pour autant copier l'ancien magazine phare de la culture electro. Au sommaire (exhaustif) : Miss Kittin & The Hacker "le retour" (logique après leur maxi tueur - et tuant - de l'été), l'idiotisme serein de Modeselektor, un formidable portrait de Tony Wilson (RIP) et l'épopée Factory, également prétexte à une présentation de Control, le film, un dossier Shoegazing in the 00's (par votre serviteur), la scène electro à Cuba, une belle évocation de notre Chloé nationale à l'occasion de la sortie de son excellent album, une enquête sur le business du remix, des interviews de Trentemoller, Swayzak, Boyz Noise et un micro-trottoir Tektonik (si, si). Du côté des nouvelles rubriques, Kill your Television (le titre parle de lui-même), un portfolio carte blanche mensuel offert à un photographe (non ce n'est pas des "pages modes"), un panorama des pistes chez nos amis belges et suisses et surtout, une très belle idée, la rubrique "Inspiration/expiration" qui retrace en une poignée d'albums le parcours d'un artiste. Tout ça au prix de lancement de 5 €. Pour finir, l'avis d'un de nos lecteurs sur le blog Tsugi : "Tsugi déchire, déboite, explose toutes les barrières... !!!", c'est peut-être un peu fort, mais il faut avouer que l'ouverture du mag est certainement son point fort, en plus de nous régaler tous les mois d'une tonne de références, de pistes musicales, de bons mots et de bons conseils. La presse française était en manque de culture électronique (et affiliée) depuis 3 mois, Tsugi vient pallier ce manque flagrant. Alors, souhaitons lui bon vent !
Outside a new day is dawning Tsugi, le blog du mag (et bientôt, Tsugi le site)
A noter que le mag donne une "Fête de soutien" le 24/10 Paris à La Loco, le programme est ici. Egographie #1 : Du journalisme élitiste et conscientJ'ai toujours détesté les étiquettes.
Ce qui est paradoxal puisque comme tout journaliste s'exprimant dans le domaine musical, j'en colle partout. Pourtant, plus que le fait d'écouter certains styles de musique, c'est celui d'écouter LA musique qui me touche, qui compte.
Evidemment, en temps que critique, cela ne va pas sans mal, car ce genre de philosophie devrait me rendre indulgent envers tous les artistes et tous les "genres" de musique, et par là même, me rendre incapable de critiquer quoi que ce soit.
Comprenez moi bien, je ne méprise pas les auditeurs de ces artistes, mais je ne peux m'empêcher de penser que les apprécier prouve une vision faussée de l'art, de la culture et même de la réalité. Traitez-moi de snob si vous voulez.
Alors pourquoi n'est-ce pas le cas ?
Donc je n'aime pas les étiquettes et logiquement cela veut dire que j'aimerais peut-être un jour un titre de Britney, Diam's ou Marylin Manson, comme j'ai aimé Michael Jackson plus jeune. Mais qui sait... Après tout, ceci est mon espace d'expression sur ce blog, je suis ici pour faire découvrir des artistes que l'on a peut souvent l'occasion de voir et d'entendre dans les grands médias. Et tout cela sans étiquette. Ce qui ouvre la porte à tous les sytles de musique, de la plus commerciale à la plus obscure. Mais dites-vous bien que je l'aurais toujours choisi. Je suis donc un indécrottable snob sans étiquette, élitiste et pédant. Portrait du journaliste (et de nos lecteurs) en fond d'écran
Un fond d'écran en dit beaucoup sur son propriétaire. La façon dont on décore et organise son ordinateur personnel serait donc révélateur de la psychologie de celui qui en dispose ? C'est du moins ce que pensait Pierre Belouin, artiste contemporain et label manager d'Optical Sound & Fine Arts quand il lançait son projet Desktop en 1998 . Et pourquoi pas ? Ainsi, pendant que presque tous mes collègues sont en vacances je profite lâchement du vide laissé derrière eux (snif) pour me faire mousser : voici mon fond d'écran de l'été ! Syd Barrett période The Madcap Laugh, une image symbole qui accompagne à merveille notre feuilleton de l'été sur les albums cultes des géants du bizarre. Et vous, quel est votre fond d'écran estival ? Postez le dans la rubrique "Desktops d'été" sur le forum de Fluctuat.net ! M&CD : Les musiques électroniques résistent Une fois encore je souhaiterais vous parler d'un projet dont je suis partie prenante (ainsi que notre collaborateur Laurent Diouf). Il s'agit du magazine (papier) M&CD. Vous connaissez tous ? Non, certainement pas, il s'agit d'un projet encore confidentiel malgré ses (déjà) 4 ans d'existence. Pour faire court, je dirais que M&CD (pour "musiques et cultures digitales") est la revue du réseau d'information "arts, musiques et médias électroniques". Débuté en 2003 sous forme d'une feuille d'infos (18 pages tout de même, le terme "feuille" correspondant à ce qui se fait dans ce domaine très spécialisé) à la maquette succincte et en noir et blanc, l'aventure prend depuis deux ans la forme d'un vrai petit magazine de 28 pages avec sujet central (la une) en couleur. Au programme, interview d'artistes, mais aussi d'organisateurs de festival, de créateurs contemporains, de body artistes, d'écrivains de SF, d'essayistes, de philosophes, etc, ainsi que des articles de fond et des dossiers variés tournant tous autour de la création à l'heure des technologies numériques et leur impact sur notre quotidien. Côté musique, le magazine peut se targuer aujourd'hui d'avoir rencontré une belle palette d'activistes, dont Plaid, Mouse on Mars, Taylor Deupree, Monolake, Vladislav Delay, Deadbeat, Michael Mayer, Jorg Burger, Beat Pharmacy, Marco Haas de T.Raumschmiere, Takagi Masakatsu, DJ Spooky, Jan Jelinek, Pole, Amon Tobin, Prince Charming, le duo Pékinois FM3, Sixtoo et bien d'autres.Or, surprise ! Au moment où le dernier mag électro proposé en kiosque disparaît, le dernier numéro de M&CD, lui, vient de sortir (le 07 juillet dernier) et tout en couleur ! En plus d'une couverture et d'une interview consacré à Apparat, il propose une interview de Richie Hawtin autour du label Minus qui vient de boucler une très bonne année, une rencontre avec Robin Rimbaud de Scanner, de nombreux compte-rendus/découvertes de festivals (Mal au Pixel, Astropolis, Nuits Sonores, etc.) Les lecteurs pointus trouveront également de nombreuses infos et chroniques (livres, disques, DVD) tournant autour des "arts, musiques et médias électroniques" dans une nouvelle maquette, plus sobre, plus "magazine". Le magazine va encore connaître des développements, puisqu'il annonce la parution très prochaine de leur catalogue des Festivals, indispensable outil au service des organisateurs de spectacles, artistes et associations, ainsi qu'un format augmenté à 38 pages (TBC) très bientôt avec, encore une fois un somptueux sommaire. Les points de distribution auparavant cantonnés aux médiathèques, GRM, IRCAM, INA et autres lieux réservés aux habitués, s'étendent aussi à un réseau dans toute la France (on en trouve même au point "culture" de certain Centre Leclerc !). A noter qu'ils ont également un site proposant pas mal d'extraits assez longs des papiers et interviews réalisés depuis 4 ans. Allez le voir, même s'il ne correspond pas encore à l'aspect du mag. Ne ratez pas la rubrique Flashback des festivals de René Licata, à elle seule elle vaut la visite du site. Trax : support the causeComme certains d'entre vous en ont certainement entendu parler, la société Cyber Press Publishing, qui édite le magazine Trax, est actuellement en liquidation judiciaire. Des offres de reprise ont été soumises au tribunal de commerce de Nanterre, qui rendra son jugement jeudi 5 juillet. L'équipe interne de Trax a d'ores et déjà présenté son offre et espère qu'elle aura les faveurs du tribunal. Dans l'attente, Trax et ses journalistes travaillent sur le numéro d'été (parution mi-juillet) et préparent l'avenir. Comme cette liquidation n'a en aucun cas à voir avec le magazine lui-même (le mag se portait plutôt bien) et ne concerne directement que le groupe de presse, l'équipe ne se laisse pas abattre. Pour preuve, le mag participe ce soir à 20h, à la soirée de clôture du Festival Mix Média, "le seul festival où les médias mixent", 65 bd de la villette, Paris 10. Au programme TRAX vs TRACKS (l'émission sur Arte) & ALTERNATIVES (l'émission sur France Inter) ! COME AND SUPPORT THEM !!
L'équipe attend également vos messages de soutiens sur son blog et son profile myspace. Thanks again. 40ième numéros de Musiques et Cultures Digitales
Au sommaire de ce numéro 40, des articles de fond, compte rendus, chroniques et réflexions autour du dernier album d'Amon Tobin, du retour de Prince Charming et du mythique label electro-dub-illbient new yorkais Wordsound, du minimalisme deep de Floating Mind, du "white" label digital consacré à la musique expérimental électroacoustique 7hings, sans oublier une vaste rétrospective des activités d'Heretik, et de nombreuses informations sur le monde des fanzines (Feardrop), de l'art vidéo, de la SF, de l'édition musicale (nombreuses chroniques disque) et du spectacle (l'incontournable agenda). M&CD est disponible par abonnement au prix modeste de 18 € par an, ou dans des lieux emblématiques comme la librairie du Palais de Tokyo, Le Cube (Issy-les-Moulineaux), la bibliothèque publique d'information du Centre Beaubourg ainsi que sur les différents festivals partenaires (Nuits Sonores, Elektro Circus, Nuit Bleue, Sous la Plage...). Pour plus d'infos, extraits d'articles et abonnements n'hésitez pas à vous rendre sur le site http://www.musiquescd.com/ Dernière minute : David F prend la scène Pour les nostalgiques du "blog le mieux du cosmos", possibilité de rencontrer le dieu vivant en chair et en live. STOP. Ce soir, dès 20h30, aux Mains d'Oeuvres (1, rue Charles Garnier 93400 Saint-Ouen). STOP. David Fenech sera accompagné de sa guitare, de ses cordes vocales et puis surtout d'Andrea Perkins. STOP. Concert improvisé. STOP. 8 euros l'entrée. STOP. Pas d'excuse ni aux provinciaux, ni aux koalas. STOP. STOP. STOP....La Baleine : 20 000 lieux sous les disques.
Joie ! La Baleine, le distributeur pointu et généreux qui nous alimente régulièrement de ses gâteries électros depuis des années (et aujourd'hui, pop/rock, indé et post-rock) vient d'ouvrir son nouveau website. L'amateur de la rubrique électro et techno (entre autre) de Playlist y trouvera tous les disques que nous chroniquons souvent ici, mais également toutes les nouvelles sorties, de nombreux disques en promo et plus de 10 000 références électroniques, soul, funk, jazz, reggae, dub, hip hop, rock, etc. Bref, de quoi trouver le cadeau idéal à (vous) faire pour les fêtes, ou de pouvoir joindre le visuel (la lecture de Playlist) au sonore (les offres de La Baleine). Check it ! Lithops au coeur d'une passionnante controverse...Extrait d'une conversation en ligne à propos de Mound Magnet de Lithops, side project de Jan St Werner de Mouse on Mars :
Nan sérieux, j'avais l'impression qu'il s'était rien passé en electro depuis perpette avant d'entendre ça. La claque à la bande des expérimentaux prise de quiche (Pita, Hecker etc), avec les mêmes armes. Je me disais dernièrement en l'écoutant qu'il faisait subir à l'electro et à l'expérimentale le même traitement qu'en son temps Pierre Henry à la pop et à la concrète (Messe pour le Temps Présent, "pouet pouet" - qu'est ce qu'il vieillit mal cet album, soit dit en passant). Et oui, Frz, mais c'est pas Playlist (malheureusement) qui t'honorera de ses deniers... ^ ^ Bon, maintenant si après un coup de sang pareil, vous n'avez toujours pas envie d'y jeter une oreille sur le Lithops : Beuuuh ? Ce que je n'aime pas sur PlaylistMiroir, mon beau miroir, dis moi si je suis la plus belle... Certes non, et tu ne l'as jamais été.
Cela fait plus d'un an maintenant que je m'occupe du blog orange sur lequel vous promenez vos curseurs, et j'y ai appris de nombreuses choses... comme bloguer (important ça !), organiser du contenu, créer un rythme de publication et gérer les lubies cheloues de mes collabos. Pour autant, tout n'est pas parfait, et je me suis dit que ce serait une chose sympathique que de passer la main à mon successeur en tabassant Playlist.Tout d'abord, c'est dingue toute la mauvaise foi qui se dégage de pas mal de posts ici. Ah là là, j'vous jure, toujours prêt à balancer la pire vacherie sur des gens qui ne nous ont rien demandé juste pour étayer nos propos. De sales clébards qui font pipi sur les pantalons des passants qu'on est. Ensuite, c'est imbibé de YouTube ! Des trucs incompréhensibles qui servent à rien et qui nous inspirent sur le moment, et plus du tout deux minutes après la publication. C'est quand même un sacré cancer (ou cancer sacré) ce truc, ça s'attache une fois et ça finit par se reproduire dans tous les coins, multipliant les vidéos débiles à la qualité pourrie, histoire d'amuser la galerie et d'éviter la fastidieuse rédaction d'une notule. Il n'y a que deux types de raison de poster un Youtube : la trouvaille ou la fainéantise. Bon, faut avouer qu'on l'a pas toujours fait pour la première raison. D'autres fois, deux d'entre nous ont une fâcheuse tendance à faire juste semblant de parler de musique. Et bla bla sur le Web 2.0, et bla bla sur les iPods, et vas-y que je te cause de politique... Euh, c'est un blog musical ou quoi ? Il veut rien dire le titre Playlist ? Il n'y a que Maxence qui se tient à la ligne ? Enfin, quand il se la pète pas avec ses photos de soirées mondaines et son magazine star, hé hé ! Autre chose - que je n'aurai jamais osé dire en face à notre gentil graphiste - l'illustration en tête de page, elle est pas complètement sublime, hein ? Ce gros vinyle Playlist avec des trompettes, ça fait un peu pompeux, non ? "Tatatapaaam ! Bienvenue sur Playlist ! Avant l'ouverture de la chasse à la cour, vous sierez-t-il d'écouter - soyons fou - un peu de jazz manouche, cette fantaisie des pauvres ?". Ca y est, il me déteste. Ensuite, les billets bof-bofs, on en a notre lot comme tous les blogs. Mais c'est vrai que parfois, ça frise l'acharnement gratuit. Même quand c'est pour dire du bien. J'aurai préféré vous noyer sous les humeurs de Tom Waits, vous forcer à aimer les Bad Brains, et même pincer la langue fourchue de tous ceux qui tapent sur David Bowie. J'aurai voulu, finalement, que ce blog soit encore plus méchant et chiard, qu'il vous prenne encore plus à rebrousse-poil. C'était sans doute mon taf plus que celui de mes copains et je n'ai pas assuré l'équilibre machiavélique. Encore heureux que les peoples aient assuré ça pour moi. Vous savez, il y a ce blog, No Rock'n Roll Fun, un anglais qui passe sa vie sur les tabloïds pourris et qui est d'une mauvaise foi complètement ahurissante, une sorte de roquet insupportable mais plutôt très drôle. J'aurai voulu que les billets people d'ici aient l'acidité aigrie qu'il a le génie de rendre. J'adore. Voilà. On est un finalement un blog qui se promène un peu partout sans vraiment aller nulle part. Qui défend une certaine idée de la musique sans être certain de savoir laquelle. Comme pour l'Homme qui marche de Jirô Taniguchi, juste une flânerie aveugle, faîte de micro-évènements successifs, de notules sur tout ou rien. Au fond, Playlist ne compile pas tant une liste de morceaux à s'envoyer, mais plutôt une liste perpétuelle des grands rien et des petits tout qui nous rappellent pourquoi on l'aime autant que ça , cette putain de musique. ![]() Oh si, une dernière chose que j'aime pas, c'est les milliers de boulets sur les commentaires. Merci ! (^_^) Edit'Over : Pere Ubu, Jarvis, Babybird et la zik 'de cul'Posté par Flyer le 12.11.06 à 09:09 | tags : bob dylan, copinage, édito, flu, jazz, michael jackson, news, web
Tancez le ciel, sortez les tricots, brûlez vos Cd pour vous tenir chaud, l'automne s'affirme et refroidit les peaux.Qu'est ce qu'on a bien pu inventer pour vous convaincre de rester traîner aux alentours de notre petit univers orange ? On est parti taper dans le gros et le lourd : Pere Ubu, avec son nouvel album Why I hate Women doublé pour l'occasion de leur album d'alternate mixes (un remix des masters par les propres membres du groupe, dont David Thomas himself), Why I remix Women. On s'est ensuite penché vers de vieux oiseaux chanteurs tombés de leur branche il y a dix ans, et qui tentent aujourd'hui de redécoller : Jarvis Cocker d'abord, qui a rencontré le trottoir avec la tête en sortant son Jarvis. Et le bon Stephen Jones, alias Babybird, l'handicapé de l'âge adulte qui nous relance son désarroi adolescent au visage dans un disque inégalement délicieux, Between my ears there's nothing but music. Ni dandy pop, ni copain de Charlotte G, Babybird garde la tête simple et la musique compliquée, on aime ça. Enfin, dans la série des jolis dossiers à butiner, après Michael Jackson et Bob Dylan, on s'est simplement attaqué à l'Histoire du Jazz en 9 leçons. Sous la plume de Maxence, embarquez à bord du saxo ivre pour une virée toute en sons et images. Jass Music forever... Sur Playlist, le concours pour gagner le nouvel album de Cibelle est toujours ouvert jusqu'au 14 novembre à minuit. Et côté forum musique, j'ai la joie de vous annoncer la naissance de notre sympathique rubrique Métal, un petit débat nul Pink ou Avril Lavigne ?, une excellente vidéo du briton Adrian Legg qui joue tout un morceau en tripotant ses mécaniques, la liste des traîtres du rap, et un lien vers les chelous mixs porno d'Hurlante Nova.Enfin, et histoire d'être raccord avec mon titre, je signe ici mon dernier édito, puisque je vais m'envoler pour d'autres aventures de l'(hyper?)espace de l'infini dès vendredi prochain. Cette nouvelle en réjouira certains et en attristera d'autres (genre ma mère). En tout cas, il me reste une semaine pour vous faire marrer ou vous fiche la haine. Anyway, la citation de mon dernier édito sera : "J'aimerai terminer sur un message d'espoir, mais je n'en ai pas. En échange, est-ce que deux messages de désespoir vous iraient ?" TRAX 100 : Rien à jeter ! Ok, j'entends déjà les chagrins dire : "C'est facile, il bosse pour ce mag'", mais là, vraiment, je ne pouvais pas garder le silence. Et puis on parle bien de Transfuge sur Millefeuilles, sans compter que je m'occupe de tout ce qui est électro ici, alors que voulez vous que je lise d'autre ?Bref, passe encore que Trax fête son numéro 100, moment généralement historique dans la vie d'un mag, mais avouons qu'en plus, le sommaire est à la hauteur de l'évènement ! Deux couv' pour commencer, dont l'une ornée de la face trompeusement débonaire de Tom Jenkinson aka Squarepusher. Ensuite au sommaire : une très longue interview à l'os et au corps (rare !) du bonhomme, il va sans dire, mais également une évocation émouvante des fantastiques Joseph K et de la scène écossaise des 80's, un très bon papier sur la scène krautrock parisienne (où l'on célèbre Romain Turzi, les fabuleux Steeple Remove et autres Zombie Zombie - dont on reparlera bientôt, NDA), un article freestyle et chaotique de Franck Bedos (comme il se doit) sur Narodniki, le supergroupe "socialiste" de Richie Hawtin, Ricardo Villalobos et Luciano (entre autres, c'est un projet à géométrie variable), un portrait de Michael Mayer (maître à penser du son de Cologne), un blindtest générationnel entre Para One et Etienne de Crecy (la nouvelle et l'ancienne French Touch enfin réunies...), sans oublier Girl Talk et un retour sur le "Mash-up, Ripp-Off" et autre "plunderphonique" par l'excellent JY Leloup et une histoire "politique" du hip hop par bibi. Bref, vraiment, réellement et sans blagues, un numéro incontournable pour les lecteurs de Trax, et à mon avis - c'est le sens de ce post - une belle occasion de découvrir le mag pour les autres.PS : Et puis peut-on vraiment cracher sur un mag qui met DJ Mehdi ET Squarepusher en albums du mois ? Hein ? "44 000 Squarepusher's Fans can't be Wrong", enfin je ne crois pas... Non, vraiment. Bye Bye Fenech![]() Le nez dans le clavier, je n'ai pas vu passer le cortège funèraire qui accompagnait l'arrêt du blog de David Fenech. Pionnier de l'audioblog, le David F presents lâchait chaque jour, de gré ou de force, notule et son sur un artiste à part (entière). Mais David n'a plus le temps, ses tympans le démangent et il a décidé d'arrêter son blog pour se consacrer à sa propre musique. Je regrette déjà ce blog et son rédacteur, même si ses archives restent ouvertes.So long, cow boy... Et bon courage ! Infratunes : un bel et bon au revoir ! Samedi soir, une bonne nouvelle allait de pair avec une moins bonne : le webzine Infratunes, dédié aux musiques alternatives (électro, rock, hip hop) annonçait par mail la fin de son aventure... et une soirée concert alléchante.Avant de partir en beauté, l'association nous a concocté un plateau post-rock / folk des plus pointus, servi dans l'écrin adéquat du Nouveau Casino. Les régionaux de l'étape, Les Clochards Célestes, ont immédiatement placé la barre très haut, avec un set tendu et nerveux, bâti entre improvisation et pulsations communes. Quatre musiciens pour un peu plus d'instruments - clarinette, clavier, basse, piano, guitare, trompette, batterie - nous ont superbement éblouis par leurs montagnes russes soniques, empruntant les chemins oubliés d'un Noir Désir sans amarres ("L'Europe", "Nous n'avons fait que fuir") ou les constructions labyrintiques de Godspeed, avec une concision nouvelle. Ample, efficace et évitant le piège de la prétention, leur musique (autoproduite) mérite certainement le détour. C'est sans heurt que succède la nouvelle égérie de Constellation, Carla Bozulich, pour une prestation... inoubliable. Parvenant à recréer sur scène l'énergie brute de son dernier disque, Evangelista, l'américaine fascine son public par sa voix profonde et inspirée. Elle part au contact de la foule, se perd dans une odyssée hasardeuse, s'accorche aux corps des uns et des autres en leur lançant des sourires énigmatiques. Entourée d'un girl band au diapason (orgue, violoncelle, basse), Carla Bozulich étire la peau de ses textes, ravages ses chansons à coups de silences et de cris, écrase son auditoire par ses incantations désespérées (?) à l'amour. La soirée s'achève (tôt) avec un Hrsta dont la formation réduite est compensée par la générosité et l'enthousiasme discret de Moya (membre fondateur de Godspeed dont il s'échappe très tôt). Une fois encore, les structures folks se déroulent à n'en plus finir, dans un style moins écorché que miss Bozulich malgré les injonctions puissantes de l'orgue de Brooke. Deux minis rappels, puis évacuation des lieux avant que le couvre feu ne frappe un public trop demandeur... Pour prolonger un peu la magie de l'évènement, vous pouvez écouter "Folkways Orange", par Hrsta. Who's fucking special ?![]() Un commentaire, Marv ? "Terrible !" Merci. Heart of Gold, en salles demainPosté par Flyer le 26.09.06 à 13:13 | tags : agenda, copinage, country, neil young, vidéos musicales, youtube
![]() C'est finalement ce mercredi 27 septembre que sortira dans nos salles (enfin, dans quelques salles) le documentaire qui n'en est pas un sur Neil Young : Heart of Gold. Il ne s'agit pas vraiment d'un documentaire parce que, simplement, Young ne s'adresse littéralement à la caméra que trente secondes. Par contre, il donne tout à voir à la caméra de son ami Jonathan Demme, ses histoires, son âme et sa musique complice. Les concerts ayant été filmé les 18 et 19 août, avant la sortie de Prairie Wind, c'est donc une captation de toute la magnifique country dont Young est capable qui est donnée à voir, chose qui ne jurera pas avec le lieu, le Ryman Auditorium de Nashville. Ma mini-chronique de Heart of Gold, que j'ai eu la chance de voir il y a quelques jours, est disponible sur Ecrans (le blog Ciné de Flu), et je ne saurai trop vous conseiller d'aller voir ce film, pour peu que Neil young soit parmi vos grands pères imaginaires préférés. Il y'a un extrait du film à voir sur Ecrans, alors, ici, je vais juste vous mettre ce morceau de sa prime jeunesse, datant d'un concert à la BBC en 1971, où après quelques problèmes d'harmonica, il interprêtait une nouvelle chanson : "Heart of Gold". |
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