|
Tous les billets rythmés Country sur Playlist.
Snoop Dogg se met à la countryPosté par Slick Rick le 30.06.08 à 17:48 | tags : country, youtube, rigolo, hip hop, vidéos musicales
Snoop a sans doute trop fumé de blunts : le clebs le plus côté du gangsta-rap change de cap...et se met à la country. Pourquoi pas, remarquez. Everlast est bien passé de "Jump Around" au blues pépouze. L'ex-rappeur Everlast qu'on retrouve comme par hasard sur ce titre "My Medicine", tiré de Ego Trippin'. Dès l'intro, Snoop Dogg tape la cassdédi à "Johnny Cash", comme si c'était son pote Xzibit, et lui invente au passage un nouveau blaze qui claque : "the real American gangster". Ambiance gangsta-cow boy, dude. Yeeeha. Et sinon, non, vous n'hallucinez pas, Willie Nelson assure bien le featuring. Le tître, sans grand intérêt, se laisse écouter. Le clip désorientera sans doute ses fans les plus hardcore. Snoop y pousse la chansonnette en mode redneck, courant dans son ranch dans un style vestimentaire assez neuf : mi-Lakers, mi-John Wayne. Snoop l'a fait, on attend maintenant ce que va donner Sheryl Crow en gangsta rap. Ou pas. Bright Eyes : Comment aimer Conor Oberst pour les mauvaises bonnes raisons
Bright Eyes – Cassadaga (Saddle Creek, juillet 2007) http://www.myspace.com/brighteyes [sujet proposé par Frz, et appuyé à 100% par Maxence] Albums cultes des géants du bizarre #3 : Thin White Rope - The One That Got Away Groupe californien des années 80, Thin White Rope fait assurément partie de ces groupes cultes chéris par une minorité de maniaques (dont je suis) et oubliés (voir totalement méconnus) de la majorité. Et pourtant, quel groupe ! Imaginez une bande de pistoleros perdus dans le désert de Mojave et répétant dans une cabane de planches pourries un mélange de country accélérée et de punk rock, tout en s'essayant avec bonheur aux reprises les plus hors normes dans ce paysage désolé, des standards du kraut et du space rock allemand et british des 70's aux "électroniqueries" primitives de Suicide et consort. Un vrai sacrilège pour n'importe quel redneck, la norme pour Guy Kyser et sa bande de macadam cow-boys.Véritable testament et témoignage posthume enregistré en public The One That Got Away est certainement le meilleur album du groupe qui s'appréciait certainement mieux sur scène, oblitérant ainsi les afféteries de production de l'époque (excepté le stupéfiant Moonhead qui n'a pas pris une ride, il n'y a qu'a écouter les autres albums studios du groupe pour s'en convaincre). Brut de décoffrage mais pas inaudible, loin de là, The One That Got Away est un live officiel. Ce quadruple album vinyle (et double CD) livre d'ailleurs avec une acuité stupéfiante toute la puissance du groupe sans pour autant évacuer les lyrics de toute beauté de Guy Kyser. Le chanteur à la voix tantôt gutturale ("Ants Are Cavemen", "Munich Eunich"), tantôt caressante (toutes les ballades, de "Disney Girl" à "Take it Home" en passant par les sublimes "Triangle Song", "Fish Song" et "Astronomy") donnait de toute façon toujours l'impression de s'être enfilé une cartouche de gauloise avant de commencer son set. Vrai "rocker du désert" avant la naissance des sessions du même nom, Kyser chante l'amour perdu, la solitude, la folie, les soirées qui finissent mal, l'enfer climatisé californien comme personne. Littéralement possédé, il est de ceux qui, comme Jeffrey Lee Pierce, Johnny Thunder, Iggy Pop ou Jim Morrison avant lui, donnèrent l'impression de pratiquer l'invocation rituelle d'une entité obscure plutôt qu'un banal tour de chant. Continuellement poursuivi par la guitare barbelée de Roger Kunkel à l'attaque si particulière, la musique de Thin White Rope est à la fois terrienne et en constante suspension. La passion pour le rock allemand, le punk et la new wave de son chanteur/leader donnera une drôle de tournure à la carrière de ce groupe originellement parti du gentil mouvement psychédélique nommé "Paisley Underground". Sur The One That Got Away, Thin White Rope reprend l'hypnotique "Yoo Doo Right" de Can in extenso, "Roadrunner" de Bo Diddley, "Silver Machine" d'Hawkind, "Some Velvet Morning" de Lee Hazlewood ou plus logiquement l'Outlaw Blues de Dylan. A l'instar de Mazzy Star, le reste est histoire de psychédélisme noir (voir le perturbant "It's Ok"), de réminiscences country mélancoliques et de western punk. Magnifique album, groupe de légende. Faites tourner ! . Thin White Rope - The One That Got Away (1993) Qui a le plus gros ?Après le triste classements des plus gros vendeurs de disques de 2006, voilà maintenant celui des plus gros revenus de la musique selon le magasine Forbes :
2-Tim McGraw($132 millions) 3-Rascal Flatts ($110.5 millions) 4-Madonna($96.8 millions) 5-Barbra Streisand ($95.8 millions) 6-Kenny Chesney ($90.1 millions) 7-Céline Dion (85.2 millions) 8-Bon Jovi ($77.5 millions) 9-Nickelback ($74.1 millions) 10-Dave Matthews Band ($60.4 millions) A l'exception de Madonna, personne n'apparait sur les deux listes, pour une raison bien simple : les artistes ne touchent pas grand choses sur les ventes de disques et beaucoup plus sur les places de concert et, bine souvent, les plus gros vendeurs d'albums sont loin d'être les plus gros tourneurs. Il faut aussi expliquerque Forbes n'a utilisé que les chiffres américains pour obtenir ce classement "mais on peut imaginer que ces artistes font aussi bien à l'étranger" (sic), d'où tous ces noms inconnus de nous qui, pour la plupart, sont en fait des artistes country. Et les revenus "annexes" comme les sonneries de portables, les pubs, les sponsors etc... Reste quand même quelques résultats surprenants : si les Stones n'étonneront personne, Barbra Streisand est là plus parce qu'une place pour un de ses concerts coute en moyenne 300 dollars que parce qu'elle remplit des stades. Céline Dion se fait beaucoup d'argent en restant à Vegas et, franchement, tout le monde est plus content comme ça. Je n'ai, par contre, aucune explication quand au 74 millions de Nickelback, si ce n'est qu'ils acceptent de jouer partout. Globalement, les revenus engendrés par les concerts restent stables, une bonne nouvelle pour les artistes qui voient fondre ceux des enregistrements, mais une beaucoup moins bonne pour les maisons de disques, qui tentent de convaincre leurs artistes de les laisser prendre une part plus importante dans les revenus des concerts. Pas grand monde ne les écoute, mis à part Robbie Williams et Korn. Quelque chose me dit que ces deux là ont prévu de lever le pied niveau concert... All them other countries are like poop in our pants !L'anti-américanisme primaire, c'est quand même plus élégant quand ça vient de l'intérieur. Bob Odenkirk, sale yuppie nordiste (l'équivalent états-unien de "petit bobo parisien") résume Toby Keith et tout ce pourquoi, quand la country est mauvaise, il n'y a vraiment pas pire. Pendant ce temps, par chez nous, on a Michel Sardou. La country, c'est pour les rednecks C'est dur d'aimer la country en France. On vous regarde de travers dès que vous jouez un morceau avec un peu de banjo. On se moque du yodelling. On ne sait pas ce que veut dire Twang. Bien sûr, on veut bien faire une exception pour Johnny Cash parce que... bah c'est Johnny Cash. Et puis Wild Horses c'est les Stones, alors c'est du blues mon bon monsieur, pas de la country. Tout le reste, c'est de la musique de redneck , qui aime sa viande rouge, son président religieux et ses soldats en Irak. Qui croient que vous êtes soit avec eux, soit contre eux. Et si vous écoutez de la country en france, vous êts forcément avec eux.Evidemment, quand on entend des trucs comme Johnny Tex & The Texicans, ça ne joue pas vraiment en notre faveur à nous, les fans de Hank Williams. Sur le mode satirique, la chanson "So Long Texas, Hello Mexico !" parle d'un américain qui décide d'émigrer illégallement au mexique et d'y demander des droits, de chanter l'hymne mexicain en anglais, profiter de la couverture sociale locale (elle existe au mexique ?). La chanson marche un peu au Texas et doit surtout son exposition internationale à des gens qui, comme moi décident de la brandir comme un épouvantail à un public qui ne l'aurait surement jamais entendu autrement. Le truc, c'est qu'on ne peut s'empêcher de prendre un plaisir pervers à écouter cette chanson, comme on peut en prendre à écouter de la country (de la vraie, de la bonne) dans un pays qui la déteste, et comme on est sûrement un peu fier quand on est mexicain de ne pas être accepté aux Etats Unis. Donc allez-y, écoutez, la country, c'est ça. Heart of Gold, en salles demainPosté par Flyer le 26.09.06 à 13:13 | tags : agenda, copinage, neil young, youtube, country, vidéos musicales
![]() C'est finalement ce mercredi 27 septembre que sortira dans nos salles (enfin, dans quelques salles) le documentaire qui n'en est pas un sur Neil Young : Heart of Gold. Il ne s'agit pas vraiment d'un documentaire parce que, simplement, Young ne s'adresse littéralement à la caméra que trente secondes. Par contre, il donne tout à voir à la caméra de son ami Jonathan Demme, ses histoires, son âme et sa musique complice. Les concerts ayant été filmé les 18 et 19 août, avant la sortie de Prairie Wind, c'est donc une captation de toute la magnifique country dont Young est capable qui est donnée à voir, chose qui ne jurera pas avec le lieu, le Ryman Auditorium de Nashville. Ma mini-chronique de Heart of Gold, que j'ai eu la chance de voir il y a quelques jours, est disponible sur Ecrans (le blog Ciné de Flu), et je ne saurai trop vous conseiller d'aller voir ce film, pour peu que Neil young soit parmi vos grands pères imaginaires préférés. Il y'a un extrait du film à voir sur Ecrans, alors, ici, je vais juste vous mettre ce morceau de sa prime jeunesse, datant d'un concert à la BBC en 1971, où après quelques problèmes d'harmonica, il interprêtait une nouvelle chanson : "Heart of Gold". Les Frères Burritos Volants !Dans la série "Trouve-t-on vraiment tout sur YouTube ?", je me suis mis en tête aujourd'hui de partir à la recherche d'images de Gram Parsons. C'est franchement déloyal de ma part, vu qu'il est mort avant l'invention du clip, et pourtant j'ai trouvé cette vidéo avec Chris Hillman des Byrds où ils chantent "Older Guys" sur un bateau. Ca n'est pas leur meilleure chanson et elle ne reflète pas vraiment le côté country pour lequel on les aime. Ils sont surtout assez ridicules, avec Gram qui visiblement passait beaucoup trop de temps avec Mick Jagger et Chris Hillman qui sort sa tête de l'écoutille pour faire les choeurs. En même temps, il s'appelaient les Flying Burrito Brothers et c'était des cowboys-hippies.
What Do You Do With The Pieces of A Broken Heart ?
C'était "Chinese Translation", de M. Ward, extrait de l'album Post War qui sort cette semaine. Il y a peu de choses plus agréables qu'une chanson de M. Ward, surtout quand elle se pose sur un délire viking de Joel Trussel. Si je vous ai bien mis en appétit, vous pouvez aller écouter Post War par ici, et admirer un autre clip de Joel Trusssel avec des vikings lesbiennes de l'espace sur Youtube.
MàJ : la chronique de Post War est en ligne sur Flu, le mag. Isobel Campbell : du sucre, encore du sucre... Elle a quitté Belle and Sebastian, elle est devenue Lassie. Soixante grands sentiments par chanson, dégoulinante de premier degré et de "souffrance d'artiste", interprète carrée, propre, à la voix aussi enchanteresse que son utilisation est sans reliefs. Isobel Campbell fut une plaie. Tendrement infligée, mais tout de même. Son groupe se composait d'une clavier, d'un bassiste et d'Eugène Kelly, le chanteur (talentueux) des Vaselines, le tout s'offrant une dizaine de compositions oscillant entre folk et country. Toutes les cordes étaient enregistrées, faisant paraître bien triste le violoncelle posé au centre de la scène et sur lequel Isobel n'a posé ses doigts qu'en de trop rares occasions. La miss ferait d'ailleurs presque figure de femme invisible, tant Eugène Kelly et le back band font du travail efficace. Le pire arrive lorsque le groupe s'essaye à un minimalisme folk : c'est l'ennui le plus plat qui filtre de leurs amplis. Dans la (courte) liste des bons moments, ce sont les chansons écrites par d'autres qui tiennent le haut du pavé : "Love Hurts", "Son of a gun" (une chanson des Vaselines qui a clôt le concert... "un bon rock qui réveille" me souffle le rouquin à l'oreille tandis que j'écris), et une chanson abandonnée par Mark Lanegan dans le répertoire d'Isobel... Enfin un moment où les amplis chauffaient. Le bororygme de 2goldfish : La plus chiante première partie des Vaselines que j'ai vu. Le plus court concert des Vaselines que j'ai vu. On s'en retourne au Fort Saint Père, sous la pluie tombante, roulant à fond la caisse pour attraper les Television Personalities sur la scène. Nous arrivons trop tard. Bonne nouvelle, ils n'étaient pas là. C'est Grizzly Bear qui les remplaçait. Dommage, cette fois-ci, je n'avais pas sommeil. Salve musicale no 1 : le best-of de flyer Yallah, j'ouvre le bal ! Pour l'anniv de Playlist, je vous ai choisi deux de mes chansons préférées, et qui se rapportent, à mon avis, à l'esprit de ce joli blog orange :"Queen Bitch", de David Bowie. Un concentré de pop directe, qui part des guitares jusqu'au cerveau en s'arrêtant à peine à la douane du tympan. De ma première à ma deux millième écoute, ce titre ne m'a jamais lassé, et je le tiens pour l'un des très meilleurs de Hunky Dory. La dernière partie, lorsque Bowie entame son "Oh the cot is so cold, it don't feel like no bed at all !" m'arrache inmanquablement un sourire d'abruti et des dizaines de références visuelles hôtelières, du livre Demande à la poussière à Barton Fink, qui se brouillent toutes en un collage surréaliste juste jouissif. Et puis, ce morceau est à l'image de ce blog, j'aime bien me dire que Playlist est la Queen Bitch de Fluctuat, et maintenant : lecture ! David Bowie, Queen Bitch
"Bye bye Love", des Everly Brothers.Le premier succès des frères. Reprise un nombre incalculable de fois par tout le monde, des Beatles à Ray Charles. Je la met parce que une chanson qui me rappelle, chaque jour, qu'on va tous mourir et que la vie est triste, mais de façon golrie ! The Everly Brothers, Bye Bye Love
Un Johnny peut en Casher un autre...
Une petite dernière avant le week-end ? A ne manquer sous aucun pretexte, de très belles vidéos de Johnny Cash sur Google Vidéo beta. On s'arrêtera particulièrement sur sa reprise du Hurt de Nine Inch Nails. La chanson qui fait pleurer à l'intérieur... Cash En janvier prochain devrait sortir Walk the Line, un biopic sur Johnny Cash. La bande annonce est déjà visible sur Yahoo. "All audiences", nous dit-on, ce qui n'est pas forcément bon signe quand on connaît le parcours du bonhomme, triste et désespéré... C'est Joaquin Phoenix qui se glissera dans la peau du country man. On verra bien...Steven contre le nucléaire Steven Seagal , auteur de Songs from the Crystal Cave (avec la participation du marvelous Stevie Wonder), un album country édité en France depuis mai 2004, et qui sortira aux US début 2006, a récemment consacré 100.000 dollars à la destruction d'une ogive nucléaire russe "à haut risque". Le mec, il défend le monde même dans la vraie vie ! Il a aussi accueilli samedi dernier la cérémonie "Full Circle", dédiée aux victimes de la bombe nucléaire d'Hiroshima. Un navire japonais a livré "le feu atomique", une flamme issue des débris de 1945 et entretenue depuis par un groupe de moines Zen, qu'ils ont éteint sous l'oeil approbateur de Steven, dans son meilleur rôle. Reine de sabbat
|
Discussions en cours sur le forum musique :
|