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Dadvsi (Droit d'Auteur et Droits voisins dans la Société de l'Information) : star honnie de l'hexagone. Epouvantail numérique, fabriqué en paille et en DRM, utilisé pour effrayer le "pirate" qui sommeille en tout un chacun.

Le Royaume-Uni renonce à la riposte graduée et trouve pire pour la remplacer

Posté par 2goldfish le 31.01.09 à 09:54 | tags : web 2.0, uk, politique, news, music biz, dadvsi

 

Il semble bien que la riposte graduée va bientôt se mettre en place en France envers et contre toutes nos protestations (et surtout celles du parlement européen). Les études montrent qu'elle sera inefficace en tant qu'arme de dissuasion et l'histoire, quant à elle, montre que les plus malins sauront toujours se cacher sur internet. Au Royaume-Uni, par contre, on vient purement et simplement d'abandonner l'idée que le projet était sur les rails et les FAI à bord. David Lammy, ministre de la propriété intellectuelle, vient en effet de déclarer qu'il abandonnait l'idée. Il semblerait que pour Lammy voler un mp3, c'était comme voler un oeuf, pas un boeuf, et qu'il ne fallait pas taper trop fort sur la tête des sujets de la reine pour si peu.

Bien sûr, tout ça est lié au fait que les travaillistes sont bien bas dans les sondages alors que les élections approchent. En France, on n'a pas d'élections avant longtemps... à part les européennes, bien sûr, mais tout le monde s'en fout (cf. la première parenthèse). Par-dessus tout, les gouvernants ne semblent pas croire que l'opinion publique s'intéresse à ce sujet, à tort où à raison.

 

 

Au même moment, cependant, au sein du parlement anglais on propose une taxe de vingt livres par an sur chaque connection haut débit pour financer une Haute Autorité chargée de fournir aux majors du disque et du film les noms et adresses des pirates. En gros, chaque année les Britanniques auraient une taxe à payer pour aider leur gouvernement à dénoncer leurs concitoyens à des organismes privés dont le siège n'est souvent même pas en Europe. Pour à peine plus cher, sur l'île de Man, on propose une licence globale qui permettrait aux habitants de télécharger absolument tout ce qu'ils veulent. Moi je sais où je voudrais vivre.




Rapport Olivennes : la tôlée de la "réponse graduée"

Posté par 2goldfish le 24.11.07 à 16:30 | tags : dadvsi, music biz, news

En PDF : télécharger le texte du rapport Olivennes.

Avant de parler du contenu (et surtout du vide) du rapport remis par la mission Olivennes à notre über-Président, je voudrais vous faire un petit rappel des principes du libéralisme économique de base : les producteurs d'un côté et les consommateurs de l'autre se rencontrent sur un marché et discutent ensemble des modalités de l'échange (traditionellement ça donnait : "OK, j'te prends ton album de Linkin Park plein de fillers si ça me revient moins cher que trois CD singles avec les seules chansons qui m'intéressent"), l'Etat n'intervenant qu'un minimum pour empêcher les gens de se taper dessus. Nicolas Sarkozy a commandé un rapport sur la lutte contre le téléchargement illégal à Denis Olivennes, patron de la FNAC, et a décidé d'adopter les mesures qu'il propose en accord avec les maisons de disques, les fournisseurs d'accès internet et la SACEM. Hmmm, c'est moi ou on a oublié de demander l'avis de quelqu'un dans cette histoire ? Le consommateur, bien sûr ! Ah, et les artistes aussi, tout du moins une bonne part d'entre eux qui ne se sent pas vraiment représentée par la SACEM.

 

Le rapport lui-même a été rendu public ce matin mais la principale mesure était connue : la création d'une "haute autorité" qui inspectera les transferts de données des plus gros utilisateurs de bande passante à la recherche de téléchargements illégaux auquel cas viendra une "réponse graduée" (vous savez, comme celle que le conseil constitutionnel a virée du DADVSI) allant d'un simple avertissement à la résiliation de votre abonnement internet. Non seulement c'est donner à une administration le pouvoir d'un juge (le conseil constitutionnel risque de sourciller) mais ces mesures s'ajoutent aux précédentes ce qui pourrait donner des situations ubuesques où, si vous êtes pris en flagrant délit de téléchargement, on vous condamnera à trois ans de prison, trois cent mille euros d'amendes ET on vous enverra un mail d'avertissement pour vous dire que si vous recommencez, votre connection pourrait être suspendue. C'est disuasif, faut le reconnaître.

Répression sans contrepartie

 

En "échange" de cette inefficace mesurette (les logiciels de peer-to-peer se mettent au cryptage et comme d'habitude, ce sont les petits poissons, ceux qui ne sont au courant de rien et téléchargent avec des logiciels démodés qui risquent d'être victme des sanctions) la commission a parlé à nouveau d'interopérabilité parce que ça fait bien dans le reportage de France 3 (mais personne ne s'engage réellement à rien, bien sûr) et obtenu un seul engagement concret : les films seront disponibles en DVD et VOD six mois après leur sortie en salle. Ca reste beaucoup quand on sait qu'ils restent en moyenne trois semaines à l'affiche et surtout ça ne fait qu'un mois et demi de moins qu'avant. A côté de ça, rien sur la baisse des prix du numérique ou une hausse de la qualité, aucune mesure pour la rénumération des artistes... bref, rien pour encourager le téléchargement légal. Evidemment : Mr Olivennes est PDG de la FNAC, pas d'iTunes.

 

Ces propositions de la mission, qui devraient être directement incorporées dans une proposition de loi au printemps prochain, n'apportent finalement pas grand chose de nouveau. La loi DADVSI prévoyait en effet qu'une évaluation de son efficacité soit faite un an après le début de son application. L'évaluation n'a jamais été faite. On pourrait croire qu'une nouvelle loi sur le sujet serait une sorte d'aveu d'échec... sauf qu'elle continue exactement dans la même direction.

Alors, en attendant le printemps vous pouvez y aller, lancer des pétitions, écrire à votre député, manifester même... mais rassurez-vous, on ne vous écoutera pas.







La chasse aux pirates bientôt ouverte

Posté par 2goldfish le 29.05.07 à 14:07 | tags : dadvsi, news, web

Le 24 mai, le Conseil d'Etat a annulé la décision de la CNIL qui refusait à la SACEM et à des associations de l'industrie du disque l'accès systématique aux données de connexion des internautes susceptibles de piraterie. Ces sociétés vont pouvoir renouveler leur demande à la CNIL qui devra, si elle souhaite protéger l'accès de l'industrie du disque à une masse énorme de données privées, trouver un nouveau moyen de justifier une décision identique à la précédente. Tout ce mic-mac pourrait de toute façon être rendu inutile par une loi sur la question promise par Nicolas Sarkozy mais l'arrêt rendu par le conseil d'état que nous dévoile PC Inpact nous apprend les détails de la méthode envisagée pour chasser les pirates.

Une liste de 10 000 titres renouvelée de 10% chaque semaine serait recherchés parmis les fichiers échangés par les internautes. Les internautes ayant mis à disposition illégalement moins de cinquante titres pendant les vingt-quatre heures de connexion controlées recevront un message d'avertissement sur les "conséquences" de leurs actes (on imagine quelque chose de l'ordre de "vous allez mettre Jean-Jacques Goldman et Pascal Nègre à la rue, vous même en prison, votre compte en banque dans le rouge et financer l'attentat terroriste qui tuera votre mère et votre chien").

Les "gros poissons" qui auront mis à disposition plus de cinquante titres seront eux placés sous surveillance pendant quinze jours. Si sur cette période ils mettent à disposition entre cinq-cent et et mille fichiers, ils passeraient devant un juge civil pour une demande de dommage et intérêts et au delà de mille fichiers le juge pénal s'occuperait de leur cas, avec en plus des dommages et intérêts la possibilité d'une amende et d'une peine de prison. La bonne nouvelle c'est que le Conseil d'Etat a jugé que l'accés à ces données dans un but éducatif et préventif ne se justifiait pas, ce qui veut dire que vous pouvez dire adieu aux messages d'avertissement et bonjour aux juges.

Ce système est cependant loin d'être sans failles. Tout d'abord 10 000 titres ça en jette dit comme ça, mais c'est finalement assez peu : j'en ai près de six-mille sur un de mes disques durs (tous, hum, "légaux" bien sûr) et je parierais que très peu d'entre eux figureraient dans une telle liste qui privilégierait vraisemblablement les nouveautés et les chansons les plus populaires. Une raison de plus donc de diversifier ses goûts musicaux. Par ailleurs si vous ne téléchargez que des morceaux de krautrock de vingt minutes, vous avez moins de chances d'être considéré comme "gros poisson" qu'un fan de titres punk rock de deux minutes. Enfin il est de plus en plus facile de télécharger tout et n'importe quoi sur des sites à "sens unique" de type rapidshare pour peu que vous sachiez manipuler un peu google.




La guerre des boutons

Posté par 2goldfish le 29.01.07 à 11:03 | tags : à lire, dadvsi, rigolo, web

Le blog Techdirt a trouvé le paralèlle historique le plus rigolo qui soit pour expliquer l'absurdité de la politique des majors face à l'ère numérique. Ca se passait en France au XVIIème siècle et implique les fabricants de boutons. Ils avaient surement un titre genre "maitres boutonniers" à l'époque, mais, que voulez vous, je ne suis pas Jean Pierre Pernaud. Quel que fut leur titre, ils furent pris de paniques quand les tailleurs inventèrent le bouton de tissu, une innovation révolutionnaire qui les rendait obsolète, croyaient-ils. Le gouvernement, bien d'accord avec eux, imposa une amende aux fabriquants de boutons en tissus, mais les caïds de la guilde des boutons jugèrent la mesure insuffisante, et demandèrent le droit de fouiller les maisons et les garde-robes du peuple, de les mettre à l'amende et même de les arrêter s'ils les voient porter des boutons de tissu dans la rue. Ca vous rappelle quelque chose ?

La bonne nouvelle, c'est que malgré la paranoïa de la guilde des boutonneurs, les boutons de tissu ont survécu parmi les autres boutons jusqu'à aujourd'hui, tout comme les boutons normaux. On a même inventé les boutons pression et les boutons-fantaisie et tout le monde est quand même vachement plus heureux comme ça. ahem.

 




Limewire Strikes Back

Posté par 2goldfish le 06.10.06 à 12:58 | tags : dadvsi, mp3, news, politique
lime"Le but était simple : détruire tout service en ligne de distribution de musique qu'ils ne possédaient ou contrôlaient pas, ou les forcer à travailler avec eux selon des termes exclusifs et/ou anticoncurentiels pour limiter - et finalement contrôler - la distribution et la tarification de la musique digitale, tout ça au détriment des consommateurs. Ce cas n'est qu'une partie d'une bien plus grande conspiration moderne visant à détruire toute innovation que les détenteurs de contenus ne peuvent contrôler et qui perturbe leur business model historique"
Et aussi ils ont inventé une machine à laver qui ne tombe jamais en panne et une voiture qui roule à l'eau, l'homme n'a jamais mis le pied sur la lune et on essaye de nous faire croire que Chris Conty n'existe pas et que les Scissor Sisters sont en fait des tueurs à gages au service des majors. Limewire va peut-être un peu loin en parlant de conspiration dans sa contre-plainte déposée contre la RIAA, mais c'est ainsi que la justice fonctionne paraît-il.
La requête de Limewire n'est en tout cas pas infondée : elle reproche à la RIAA d'avoir refusé l'accès à ses bases de données, qui permettraient le filtrage des fichiers illégaux qu'elle demande. Limewire a dévelloppé son propre système de filtrage, mais clame que la RIAA tente de le forcer à adopter la solution iMesh, une société fondée par un ex-dirigeant de la RIAA. Bon, bien sûr, ce genre de petite magouille n'est rien comparé aux mensonges de la NSA sur l'origine extra-terrestre de Ben Laden, mais ce n'est pas une raison pour fermer les yeux, et surtout ça fait plaisir de voir une victime de la RIAA riposter, pour une fois.



La RIAA n'est pas stupide non plus

Posté par 2goldfish le 25.08.06 à 15:15 | tags : dadvsi, mp3, news, politique, rigolo
Picsou GripsouLa semaine passée, j'ai pu lire la plupart de mes sources de news plus ou moins indépendantes se moquer  : "Bouh, la RIAA poursuit le logiciel de P2P Limewire en justice. Plus personne n'utilise ça, ils sont complétements largués et stupides et méchants come George Bush".
Je veux bien concéder que la RIAA est méchante et sans doute larguée, mais comme avec le président des Etats-Unis, j'ai des doutes quand on dit qu'elle est stupide. "Connais ton ennemi" m'a appris Paris Hilton.
En partant du principe que la RIAA n'est pas bête, je me suis demandé pourquoi elle poursuivait un logiciel de peer to peer de seconde zone. Quelques minutes sur Google permet à n'importe qui de savoir quels sont les logiciels les plus utilisés. Limewire est développé en Open Source qui plus est, donc virtuellement impossible à arrêter. Un "fork" est déja prêt pour le remplacer au pied levé. Pour sa défense, on pourra dire que la RIAA avait demandé à Limewire depuis longtemps de faire des efforts pour empêcher l'échange de fichiers illégaux.
Pourquoi, cependant, s'il s'agit vraiment d'empêcher l'échange de fichier, ne pas lancer des procès dès leur apparition à tous les logiciels de peer to peer ? Peut-être parce que la RIAA demande à chaque procès 150 000 dollars pour chaque fichier échangé. Peut-être parce que Limewire Pro est vendu 18 dollars. Peut-être parce que la RIAA espère obtenir un règlement à l'amiable, comme avec Kazaa qui lui a versé un million de dollar.
La RIAA sait sans doute qu'elle ne peut pas empêcher l'échange de ces fichiers, en tout cas pas comme ça. Elle sait aussi que porter plainte contre une jeune compagnie fauchée, ça ne rapporte pas grand chose. Ce que fait la RIAA s'apparente en fait plus à une arnaque à l'assurance qu'à de la lutte contre le vol. Ce n'est peut-être pas très honnête, mais ça n'est certainement pas stupide.



DADvSI : t-shirts militants

Posté par Syl le 11.08.06 à 12:11 | tags : dadvsi, politique
Contre le DADvSI et sa cohorte de mesures ultra répressives, la lutte s'organise. En attendant que les manifs puis qu'une insurrection n'ébranle le pays (on peut toujours rêver), voici les t-shirts anti DADvSI.
T-shirts anti DADvSI
De quoi afficher fièrement sur son torse bombé ou sa poitrine rebondie - à chaque sexe sa coupe - à quel point ces nouvelles lois qui visent à encadrer les droits d'auteurs sont absurdes.
D'autres messages tout aussi ironiques existent :
- "Ce t-shirt s'autodétruira quand je l'aurai porté 10 fois" ou quand avec DADvSI l'achat devient location, en référence aux futurs supports jetables qui inonderont bientôt les bacs (au bout de 10 écoutes, mon cd explose) ;
- "J'ai acheté ce t-shirt, mais il n'est pas compatible avec ma machine à laver" ou l'interopérabilité selon DADvSI, rappellant que la plupart des morceaux mp3 téléchargés légalement ne sont pas compatibles avec tous les lecteurs... contrairement à leurs frères illégaux.

Rappel : L'éclairage de la Ligue Odebi sur la Loi (qui n'est plus un projet) DADvSI



De l'intérêt du partage

Posté par 2goldfish le 28.07.06 à 16:27 | tags : dadvsi, mp3, news, politique
The Monkey Represents Sharing, Jeffrey RowlandSi le DADvSI vous a rendu paranoïaque, ne vous en faites plus : la technologie aura toujours deux trains d'avance sur la loi. On le regrettera peut-être quand un vide juridique aura permis aux génodroïdes du docteur Gargunza d'exterminer les crevettes mais en attendant on ne peut que se réjouir que la RIAA ait du abandonner les poursuites contre deux internautes américains.
Si elle pouvait en effet prouver qu'un partage de fichiers avait eut lieu sous leur adresse IP, elle n'a pas pu prouver qui en était responsable, les deux connections étaient partagée sur un réseau Wi-Fi ouvert à tous.
Sans doute que dans quelques années, une loi sera votée pour vous rendre responsable de l'usage que n'importe qui fera de votre connection, ce qui sera évidemment totalement dépassé puisque a ce moment là nous serons déja tous passé au Beetlenet, le réseau mondial de communication via cafards transgéniques, et il sera impossible de rattacher nos noms à un cafard spécifique.



DADvSI : la boulette

Posté par Syl le 10.07.06 à 11:11 | tags : dadvsi, diams, fusion, mashup, mp3, politique
Diam'sTrouvé sur le blog de Karl Zéro (oui bon, je surfe où je veux d'abord !), ce petit mashup associant "La Boulette" de Diam's - qui est, même si il nie tout en bloc, la chanson préférée de flyer - aux paroles des parlementaires, à propos de la Loi DADvSI sur les droits d'auteurs.


Ce texte absurde est passé mais le combat continue ! Avec Diam's, voilà un renfort de poids dans nos rangs.



La caravane aboie, le DADVSI passe

Posté par 2goldfish le 01.07.06 à 15:34 | tags : dadvsi, news, politique
Téléx : Hier, juste avant de partir en vacances, quelques députés sénateurs ont voté en catimini le Dadvsi. Inutile de vous rappeler que c'est une mauvaise nouvelle pour les amateurs de musique, de films, de logiciels libres et de procédures démocratiques. Quand le gouvernement peut faire passer quinze mille suppressions d'emploi sans que personne ne lâche la coupe du monde des yeux, une petite loi comme ça passera bien inaperçue au moment où (incroyable!) l'on découvre que des coureurs cyclistes se dopaient et où toute la France semble retombée amoureuse de son équipe de foot. On peut trouver une consolation dans le fait que la loi est techniquement innaplicable, et que le gouvernement risque d'avoir bien des problèmes à formuler un décret, mais ce n'en est pas moins une mauvaise nouvelle.



TF1 vole les pauvres pour donner à personne

Posté par Flyer le 26.06.06 à 13:15 | tags : arts visuels, dadvsi, news, politique, télévision
Patrick Le LayUne brève datant de vendredi, découverte par Jypègue en passant sur LePoint.fr, et qui explique que les mêmes députés et sénateurs qui désirent verrouiller la moindre micro-seconde de musique numérique qu'utilisent les internautes ont voté, jeudi22 juin dernier dans la joie et l'allégresse, un amendement autorisant toutes les chaînes de télévision à diffuser des extraits de musique sans verser un centime à leurs auteurs.
Texte complet : "TF1 a obtenu des députés et des sénateurs, réunis en commission mixte paritaire hier, l'introduction d'un amendement inédit autorisant les chaînes de télévision à diffuser gratuitement des extraits de musique sans passer par la case droit d'auteur! Quelques centaines de milliers d'euros par an d'économie pour elles, mais autant de pertes pour les auteurs."
Je serai curieux de savoir ce que pensent de cette décision les Marc Lavoine, Jean Jacques Goldman, Calogero et consorts qui défendirent le DADvSI bec et ongles sans jamais l'avoir compris douter de la bonne foi des élus. Les mêmes qui signent désormais une jolie amputation de leur revenu, au profit des puissants qui n'aiment pas débourser.



Le téléchargement illégal va détruire notre civilisation

Posté par 2goldfish le 30.05.06 à 15:12 | tags : dadvsi, politique, rigolo
Coût de la piraterie En beige, le coût pour l'industrie musicale d'un mois de téléchargement sur un unique site de torrents, en pourpre, le PIB annuel de la France, et en bleu, si petit qu'on ne la voit pas, la fortune de Bill Gates. Ce graphique, on le doit à Donny, qui a calculé, en se basant sur les de 150.000$ que coûte chaque téléchargement à l'industrie musicale selon la RIAA. Concrètement, qu'est-ce que ça veut dire ? Ca veut dire que le téléchargement illégal de musique (sans compter, donc, les films, les jeux ou la pornographie) représente chaque année une perte équivalente à trois fois le PIB mondial. Trois fois tout l'argent de la terre!
L'économie mondiale devrait donc probablement s'effondrer d'un instant à l'autre. Rappellons que, toujours selon la RIAA, la piraterie informatique finance la mafia russe. Le monde entier est donc endetté à 300% auprès de la mafia. Si le monde ne paye pas bientôt, il va se réveiller avec une tête de cheval dans son lit. A moins que Sony, Universal et leurs amis ne décident de porter plainte contre la civilisation occidentale et obtienne des dommages et intérêts astronomiques, nous transformant tous, de fait, en leurs larbins pour le siècle à venir. Les pays d'Afrique, où l'on a le moins accès au net, deviendraient de fait les plus riches du globe, et à moins que l'occident soit assez lâche pour trouver un prétexte quelconque pour les attaquer et s'approprier leurs richesses (mais je doute fort qu'on soit capable d'une telle bassesse), nous serons le nouveau tiers monde.
Quelle alternative à la ruine? Il y a bien les DRM, mais ils vont tous nous faire mourir. Moi, c'est sûr, je serais de la première colonie marsienne.
(merci Krys !)



Apprendre la musique, un nouveau privilège ?

Posté par Syl le 22.05.06 à 18:50 | tags : dadvsi, politique, web
ViolonmanOn vous en a déjà parlé il y a quelques mois, les associations de défense des majors droits d'auteurs, MPA (Music Publisher's Association) en tête, souhaitent interdire la mise à disposition gratuite sur Internet de paroles et de partitions de chansons.
Réjouissez-vous ! (ironie), une nouvelle marche à été gravie dans l'ascension vers une musique vérouillée de toute part.
En effet, sous la menace des éditeurs, l'un des plus gros sites de tablatures en ligne, My Song Book, vient de rendre purement et simplement impossible le téléchargement de partitions d'artistes autres que celles des généreux amateurs de sa communauté. Autant dire que le site va vers une mort certaine. Essayez-donc de télécharger la partoche du merveilleux "Moi lolita" d'Alizée. Vous tomberez inévitablement sur ce (sympathique) message :
Dans l'attente d'une régularisation avec le détenteur des droits de cette partition, le téléchargement de celle-ci n'est plus autorisé.
Vous qui comptiez apprendre la guitare (ou la basse, l'harmonica, le tuba...), j'ai la joie de vous annoncer que vous n'avez plus que deux alternatives : disposer d'une bourse bien garnie, afin de pouvoir vous offrir les partitions originales de vos artistes favoris ou bien... composer vous même vos propres mélodies si, comme moi, vous êtes fauchés. Youpi ?



DADvSI : c'est pire

Posté par Flyer le 17.05.06 à 19:36 | tags : dadvsi, mp3, politique
Renaud Donnedieu de VabresDepuis qu'il est débattu par les sénateurs, le DADvSI, déjà pas très sympa avec les mélomanes, a été durci. Pas vraiment durci en fait, mais empiré : toutes ses mesures répressives ont été validées, tandis que les deux seules mesures qui rassuraient les internautes se sont vues massacrées.
L'interopérabilité des mp3 achetés légalement ? Le Sénat l'a fait disparaître. Le droit à la copie privée ? Déjà sur la sellette, son existence sera désormais soumise à une "Autorité de régulation" (mouture plus sévère du précédent "Collège de médiateurs"), qui va "fixer les orientations sur le fondement du périmètre de la copie privée".
CaliméroLe bon Ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, ne voyant pas - dans la supression des seules faveurs accordées aux internautes - un grand changement dans le texte (ah ?), s'est donc permis de violer allégrement sa promesse de faire passer le projet voté au Sénat en seconde lecture à l'Assemblée Nationale.
Alors maintenant ? Nous nous retrouvons avec un texte dur, complexe et majoritairement repressif, prêt à s'appliquer à une époque où les choses commençaient à peine à s'arranger (les internautes prenant doucement le chemin de la vente légale en ligne). Cette volonté de canaliser, voire de forcer, le passage à la caisse pour le moindre mp3 sans en garantir une libre utilisation fera-t-elle les beaux jours de l'industrie musicale ? Probablement non. Certains en tirent déjà un bilan lapidaire sur le reste.
Mais il reste une dernière épreuve avant que le projet DADvSI soit définitivement validé et entre en vigueur : la commission mixte paritaire, qui devra proposer un texte issu des délibérations de l'Assemblée et du Sénat. On y reviendra... Le dossier DADvSI a peut-être encore des (mauvais ?) tours dans son sac.



DADvSI : loi fumiste

Posté par Flyer le 10.05.06 à 12:10 | tags : dadvsi, mp3, politique
Dadvsi CigaretteAvec quelques jours de retard, je découvre cette news hallucinante sur Ratatium : le Collège des médiateurs, instauré par le DADvSI, et qui ne satisfait ni les sénateurs, ni le gouvernement, ni les industriels, pourrait se muer en Autorité de régulation sous la poussée de Michel Thiollière (raporteur au Sénat). Mais comment financer cette Autorité de régulation ? Fastoche !
"Les pertes de recettes résultant de l'application des dispositions du présent article sont compensées à due concurrence par la création d'une taxe additionnelle aux droits visés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts."
En mots clairs et précis, que l'hypocrisie législative n'oserait utiliser, cela signifie que l'argent nécessaire sera ponctionné sur les taxes cigarettières.
En voilà une belle idée ! Peut-être que bientôt, l'on pourra aussi subventionner le cinéma français en taxant les théâtres ? Et puis à terme, pourquoi ne pas soutenir les programmes d'armement en taxant la Croix Rouge ?
Pendant ce temps, la taxe - juteuse - qui pèse toujours sur les supports numériques (Cd & Dvd vierges, lecteurs Mp3 en tous genre) et censée combler le déficit causé par le piratage, n'est toujours pas remise en cause... elle que le DADvSI et sa tripotée de DRM rend si obsolète.
(Via Ratatium, merci à Mc Yokko)

MàJ : sur le blog de Maître Eolas, le gentil pseudonyme anonyme Authueil explique que cette taxe sur le tabac n'est qu'une ritournelle, souvent utilisée dans les articles de loi. Cela se nomme "le gage", et je prend la liberté de copier ses explications ici :
"L'article 40 de la constitution impose aux propositions parlementaires de ne pas augmenter les dépenses publiques ou de ne pas baisser les recettes (l'inverse étant possible) sous peine d'irrecevabilité. Le texte proposé étant une proposition parlementaire, il faut donc tourner cette disposition en proposant un gage, c'est à dire une augmentation de recettes à proportion du coût de la mesure. C'est purement fictif, et lors de l'examen d'une mesure gagée, si le ministre est favorable, il "lève le gage", ce qui permet l'adoption de ladite proposition parlementaire. Le gage sur les tabacs est le plus couramment utilisé, mais il en existe d'autres, tout aussi fictifs et formels. Que les fumeurs se rassurent ..."
Merci !



Liberté, liberté chérie ?

Posté par Flyer le 05.05.06 à 15:38 | tags : agenda, dadvsi, mp3, politique
Dadvsi
"Les oeuvres que l’on achète doivent pouvoir être lues n’importe quand, n’importe où, avec le matériel et le logiciel de son choix, y compris avec un logiciel libre. Nous voulons par exemple pouvoir prêter la musique que l’on aime et la transmettre à nos enfants."
Mise à part cette horrible phrase à de sensiblerie populiste sur la transmission aux enfants, c'est une belle cause. Sans doute personne n'entendra les griefs des marcheurs, le Gouvernement ayant maintes fois prouvé sur le dossier DADvSI que la parole des internautes valait moins que celle des industriels et de Marc Lavoine, mais parfois, il reste bon de défendre les causes perdues. Souvenez vous, c'est aux acharnés que l'on doit d'avoir rendu grâce au Berlin de Lou Reed.



Contradictions musicales au pays de Jacques Cartier

Posté par 2goldfish le 03.04.06 à 11:00 | tags : audio, dadvsi, mp3, news, politique
Jacques CartierLe sirop d'érable, Broken Social Scene, Neil Young... Je sais pas pour vous, mais moi je suis plutôt content qu'on ait découvert le Canada. Bien sûr, je ne suis pas un indien huron, mais j'ai une nouvelle raison de me réjouir : la Canadian Recording Industry Association (vous n'avez sans doute pas besoin de traduction) vient de publier les résultats d'une enquête sur l'usage du P2P et son influence sur l'achat de musique légale chez nos amis d'outre Groenland.
Ce qui est intéressant, c'est que les résultats de cette enquête contredisent les allégations de la CRIA et de tous les autres organismes de type SACEM ou RIAA :
* La principale source de la musique trouvée sur les disques durs des personnes interrogées n'est pas le P2P mais leurs propres CD qu'ils ont rippés.
* Les jeunes téléchargent effectivement plus que leurs ainés, mais achètent aussi plus de musique.
* La grande majorité des usagers du P2P (75%) déclarent avoir acheté de la musique après l'avoir téléchargée illégalement.
* Des 35% de personnes dont l'achat de musique a diminué, seulement 10% déclarent que la cause en est le P2P, derrière le prix (16%) et le manque d'intérêt pour l'offre de musique légale (14%).
Tiny Mix Tapes met en rapport ces chiffres et la diminution des parts de marché des majors, pour appuyer l'intéressante théorie selon laquelle la guerre de celles-ci contre le téléchargement n'aurait pas tant pour but d'empêcher les gens de voler la musique qui passe à la radio... que de découvrir celle qui n'y passe pas. Encore un complot des illuminatis, je parie.



Tout le monde aime DADvSI !

Posté par Flyer le 22.03.06 à 12:40 | tags : dadvsi, ipod, politique, rigolo
FrenchyPar delà les océans, le DADvSI n'a pas si mauvaise presse que par chez nous. En même temps, ils ne sont pas toujours très bien informés. N'empêche que la clause d'interopérabilité (stipulant que tous les mp3 achetés "légalement" doivent pouvoir être lus par n'importe quelle machine), la meilleure (seule ?) chose positive du projet, fait l'espoir des internautes qui claviotent dans un tas d'autres pays. Les mecs du blog musique de Wire saluent le vote de la "loi française anti-DRM" (hum hum...) mais ils confondent l'obligation faite à Apple & consorts de rendre leurs musiques compatibles (et l'autorisation de contourner leur DRM le cas échéant) avec le fait de pouvoir contourner tous les DRM du monde de l'art numérique dans la joie et l'allégresse.
Du côté de chez Apple d'ailleurs, le discours n'est pas très clair. Ce mardi 21 mars, la porte parole de la boîte, Nathalie Kerris, déclarait que la loi allait résulter en un "piratage sponsorisé par l'Etat" : "Si cette loi est votée, les ventes de musique légale vont plonger, juste au moment où des alternatives légitimes au piratage commençaient à conquérir les clients." Hmm, quelqu'un a oublié de potasser son dossier. Ou alors quelqu'un est tellement en rogne de devoir rendre iTunes compatible avec le reste du monde qu'il est prêt à baver les pires idioties. Mais, d'autre part, Apple trouve que la loi n'est pas si mauvaise, parce qu'elle devrait redonner un coup de fouet aux ventes d'iPod (qui s'essouflent) : "les ventes d'iPod vont remonter avec la possibilité d'y lire de la musique 'interopérable'". C'est pas comme s'ils en étaient à une contradiction près, n'est ce pas ?



Comment les DRM vont tous nous faire mourir...

Posté par Flyer le 21.03.06 à 15:24 | tags : dadvsi, politique, rigolo, techno
Climato-crachMessieurs dames, l'heure est à l'écologie. Sérieusement. L'un des principes basiques de l'écologie est celui-ci : si chacun y met un peu du sien, nous pourrons souffrir quelques années de plus avant d'anéantir complètement la planète. Et en ce moment, avec les pics records de consommation d'électricité dans le monde, l'idée de bâtir de nouvelles bombes à retardement centrales nucléaires fait son bonhomme de chemin. Bref, modérez votre consommation électrique !
Plus facile à dire qu'à faire. Surtout lorsqu'on apprend que les mélomanes convaincus, qui vont bientôt se faire imposer des DRM (licences certifiant qu'un fichier musical est "légal") à toutes les sauces, vont consommer plus d'électricité à cause de ces affreux DRM ! Et oui, le fait de vérifier les licences de chaque fichier mange énormément de puissance.
Le site Mp3.com et la CNET (Centre National d'Etudes des Télécommunications) viennent de publier les résultats de leur étude sur le sujet. On y apprend que le lecteur "Zen Vision" de creative fonctionne 16 heures avec des mp3 contre 12 heures avec des wma légaux uniquement. Le "Gmini 402" d'Archos (mon préféré) dispose de 11 heures de batterie pour des mp3 et tombe à 9 heures avec des titres dopés aux DRM.
Voilà. Merci DADvSI de nous imposer ce suicide collectif à petit feu. On aura l'air malins avec nos polémiques sur la copie privée lorsqu'on devra se battre jusqu'à la mort pour un morceau de poisson, dans la toundra que sera devenue l'Europe.



Soyons gentils avec Renaud Donnedieu de Vabres

Posté par 2goldfish le 10.03.06 à 18:09 | tags : dadvsi, mp3, people, web
Quelque chose d'étrange m'est arrivé hier alors que je voyais Renaud Donnedieu de Vabres, ce grand méchant qui veut interdire la copie privée et manger nos enfants, se débattre dans l'hémicycle comme un poisson hors de l'eau. J'ai eu de la compassion pour lui. De la pitié, même.
Appelez ça comme vous voulez, mais la télévision a ce pouvoir étonnant de nous faire aimer les losers. Hitler eut-il été filmé au dernier moment, dans son bunker, nous aurions tous été - l'espace d'un instant - désolé pour lui.
En l'honneur de Renaud Donnedieu de Vabres, donc, je vous propose de n'écouter aujourd'hui que de la musique légale, toute droit sortie des sites officiels d'artistes généreux : le nouveau single de Pearl Jam, un extrait du futur album solo d'Amy Millan de Stars, un morceau du nouveau Stellastar, un vieux Sufjan Stevens, un vieux Bunky... Et vous n'avez même pas à payer de licence globale pour écouter tout ça.



DADvSI, embrouille moi

Posté par Flyer le 07.03.06 à 13:42 | tags : dadvsi, politique, web
"Vous prétendez que nous voudrions porter atteinte à la copie privée : ce n'est en rien le souhait du Gouvernement et c'est caricatural de le prétendre."
Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture, le 20 décembre 2005.

Mes amis, vous dîtes que le Gouvernement veut porter atteinte au droit à la copie privée ? Bande de vipères, ce n'est pas sa faute au pauvre Gouvernement ! Si le DADvSI nouveau passe, il ne s'en occupera même plus du droit à la copie privée. Et pour cause...
Le 28 février 2006, la Comission des lois de l'Assemblée Nationale a décidé de s'en remettre à la décision d'un "Collège des médiateurs" pour fixer les modalités de la copie privée, y compris le nombre de copies permises selon les différents types de contenus, les modes d'exploitation et les techniques de protection disponibles. Le rapporteur, Christian Vanneste, a souligné que le nombre de copie permises pouvait être égal à zéro.
Le ministre de la Culture décidait ainsi, la semaine dernière, de décharger la responsabilité du Gouvernement ayant trait à la copie privée sur un collège de médiateurs. Une juridiction administrative d'exception qui décidera, selon son humeur et dictant la loi, quand le droit à la copie privée aura lieu d'être et sous quelles conditions.

"Afin d'éviter que certains spécialistes du piratage puissent contourner les mesures techniques, le projet de loi crée une sanction."
Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture, même séance.

Et si nous évoquions certains spécialistes de la politique qui ont coutourné les mesures démocratiques, maintenant ? Hier soir, le Gouvernement a annoncé qu'il retirait l'article 1er du projet de loi DADvSI, celui là même qui avait été amendé en faveur d'un système de licence globale et voté à la surprise générale dans la nuit du 21 au 22 décembre 2005. L'article avait déjà été renvoyé en seconde lecture par le Gouvernement, une relecture prévue pour aujourd'hui et qui n'aura donc jamais lieu. Le ministre de la Culture a remplacé l'article indésirable par une refonte de l'article originel, y ajoutant des droits pour les bibliothécaires et les journalistes, mais rien au sujet d'une licence globale. Le texte reste amendable dans ce sens, mais les députés contestataires devront reprendre les démarches de zéro et affronter les troupes fraîches de députés UMP pour réimposer un amendement sur la licence globale.
Applaudissons un tel courage politique, exprimé par ce contournement politique exécuté à la sauvette, la veille de la reprise des discussions. Une manoeuvre douteuse de plus dans le dossier DADvSI.

"Faites ce que je dis ! Ne faites pas ce que je fais !"
Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture, dans mon imagination.



Pas de champagne pour lestelechargements.com !

Posté par Flyer le 27.02.06 à 18:18 | tags : dadvsi, politique, web
Ce n'est pas nouveau. Le Ministère de la Culture s'est offert un blog nul mais de luxe (180 000 euros, et il ne servira que jusqu'au 7 mars) pour soutenir le DADvSI et ses amis.
Mais ce site, non seulement soulève la colère de la majorité des internautes par ses pratiques de censure à priori (pour un site où "créateurs et internautes s'entendent sur le téléchargement", c'est mauvais signe... d'ailleurs, où sont les créateurs sur ce site ? Moi je n'y vois que des recycleurs, et ils ne s'entendent avec personne, ils diffusent leur message à un public de sauterelles), sent l'arnaque à plein nez (Publicis.Net, la société qui s'occupe du site, a facturé 180 000 euros au Gouvernement pour ensuite utiliser Dotclear, un logiciel libre et gratuit, téléchargeable en deux minutes... même en comptant les dépenses et les salaires, la marge est sans doute fort belle), mais en plus - tenez vous bien - les mecs de Publicis n'ont même pas pensé à acheter du champagne pour le cocktail de lancement du site, mercredi soir dernier au Palais de Tokyo.
La coupe est pleine. Enfin nan, justement.

Mais Maître Eolas, auteur du blog Le Journal d'un avocat, et présent lors de ce triste lancement vous en parlera bien mieux que moi. Ou alors, jetez un oeil au (très chouette) montage vidéo du discours de Renaud Donnedieu de Vabres sur le blog de Versac. C'est rigolo de voir eMule installé sur une bécane du Ministère.



DADvSI : les deux tours

Posté par Flyer le 24.02.06 à 19:04 | tags : dadvsi, politique, web
Le nouveau dossier DADvSI sera présenté le 7 mars à l'Assemblée Nationale. En attendant la reprise des débats (et tandis que Renaud Donnedieu de Vabres tente - maladroitement - de mettre un chargeur dans son flingue), le député Christian Paul (qui avait lancé, avec Patrick Bloche et Didier Mathus, l'idée d'une licence globale), vient d'ouvrir un blog dédié à la question de la culture numérique. C'est mis à jour à une fréquence correcte et je vous invite à y jeter un oeil.



Téléphone Arabe

Posté par Flyer le 15.02.06 à 18:50 | tags : dadvsi, politique, rigolo, uk
ArcimboldoSaviez-vous que la France s'est positionné en faveur du Peer-to-Peer ?
Que cette saine activité sera bientôt légale et licite, grâce au vote de nos députés en décembre dernier ?
Saviez-vous que le Parlement se réunit en ce moment pour discuter du montant de la taxe que nous devrons payer pour profiter d'une culture numérique illimitée ?
Quoi, vous ne saviez pas ? Moi non plus. Mais les anglais (ces farceurs !), sont parfaitement mis au courant... thanks God !
Mais bon. La vérité est ailleurs.




DRM Crash. Veuillez ne pas évoluer.

Posté par Flyer le 14.02.06 à 13:46 | tags : dadvsi, politique, techno, web
Les DRM, y'en a des biens ?La semaine dernière, le journaliste Jérôme Colombain expliquait sur son blog de quelle façon il avait perdu toute sa musique légale, procurée sur les sites de ventes légaux, suite à un simple changement de carte-mère.
Pour l'histoire, les DRM qui avaient enregistré sa configuration d'ordinateur n'ont pas apprécié cette modification de leur environnement et se sont mis en grève. Windows Media Player refusait de lire les fichiers sous prétexte que "la licence n'est plus la même", et le site officiel de Microsoft conseillait à Jérôme de réinstaller son ancien matériel pour continuer à profiter de ses mp3, parce qu'avec le nouveau "c'est dommage mais c'est pas possible". Le site officiel lui expliquait quand même la façon de procéder "pour la prochaine fois" : c'est à base de promenades dans la base de registre saupoudré d'un peu de code binaire... le B.A.BA de n'importe quel mélomane, bien sûr. De la même façon qu'un clarinettiste sait forcément réparer les cervomoteurs de navette spatiale.
Pendant ce temps, les mecs du Fraunhofer (les chercheurs à l'origine du format mp3) tentent de sauver leur bébé (qui pâtit de l'évolution de nouveaux formats plus propres comme l'Ogg) en intégrant aux mp3 vendus sur des kiosques payants, plutôt que des DRM impopulaires, une technologie watermarkée, c'est à dire un traceur. Qui permettra au vilain Echelon de savoir que le mp3 que votre meilleur ami fait écouter à sa copine provient de votre ordi. Et que s'il existe déjà trois copies d'un mp3 qui n'a été payé qu'une fois, c'est définitivement à cause de vous.





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