Playlist : blog musique

Kelley Polar, le petit prince : Dis, dessine-moi la disco...

Posté par Maxence le 04.09.08 à 17:36 | tags : disco, électro, vidéos musicales, youtube

J'aimerais ici, réparer une erreur et faire mon mea culpa : je n'ai rien écrit cet été sur l'album de Kelley Polar à ma grande honte. Or, le Syd Barrett du disco synthétique (écoutez "We Live in an Expanding Universe" sur son profil myspace) le méritait bien pourtant. Son deuxième album, I Need You To Hold On While The Sky Is Falling (quel titre) est certainement l'un des plus beaux disques de néo-disco et house vocal produit depuis des lustres.

 

Déjouant tous les clichés disco tout en usant et abusant de ses tics et en infiltrant subtilement la pop, I Need You... est un album amoureux au songwriting perfectionniste et raffiné (ce qui est rare avouons-le dans le domaine domaine du dancefloorisme, exception faite de quelques cas, comme Popnoname, Superpitcher, Gui Boratto ou Fairmont). Bourré de mélodies enchanteresses et tordues, bénéficiant d'un son d'une pureté incroyable (oserais-je le dire ? "Pur comme l'amour pur" ? Allez), de gimmicks imparables (les riffs de cordes synthétiques, les envolées d'arpèges mutins, les halètements moites du début de ce "Chrysanthemum" céleste à vous en faire passer des frissons sur les bras) et une vidéo à la fois originale et finalement toute simple, il n'en fallait pas plus pour nous séduire. Vous vous dites qu'on est bon public ? Vérifiez par vous-même avec la vidéo du bonhomme.

 

 

Kelley Polar -  I Need You To Hold On While The Sky Is Falling (Environ, juin 2008)

 




James Murphy goes to disco

Posté par Maxence le 11.08.08 à 15:47 | tags : disco, électro, mp3, web

 

 

 

C'est l'été, l'actu, comme l'H2O sur notre belle planète, se tarit doucement (et ce n'est pas plus mal avouons-le, nous pouvons enfin réécouter avec attention les meilleurs disques de ce premier semestre) et il est bon de revenir aux valeurs sûres, celles qui ne risquent pas de nous décevoir mais peuvent toujours nous étonner. En l'occurrence, qui mieux que James Murphy incarne cette coolitude mêlée de confiance, cet éclectisme paradoxalement rassurant synonyme de bons moments ? Avec Murphy, l'occasion nous est donné de prendre le pouls du cœur punk-funk de New York City grâce à l'émission culte de Tim Sweeney, Beat in Space, puisque le leader de LCD Soundsystem, accompagné pour l'occasion de Pat Mahoney, s'est fendu pour le fameux DJ, d'une émission de deux heures spécialement dédiée au disco le plus underground.

 

Imaginez New York en été, 40° à l'ombre. Le soir, l'asphalte brûlant qui réverbère la chaleur de la journée, les gamins qui ouvrent les bornes de secours des eaux municipales, en bas de Radio WNYU 89.1 FM, la radio universitaire. Tim Sweeney dans son studio exigu, accueil Pat Mahoney et James Murphy (en léger surpoids) qui débarquent en nage avec une pile de disques... James Murphy & Pat Mahoney goes to disco, ça donne ça, et le coeur de la grosse pomme bat pour vous :

 

Télécharger le podcast de James Murphy sur Beat in Space ici et ici
Visiter le site Beat in Space et ses nombreux podcast (Daniel Wang, Still Going, Quiet Village, Metro Area, etc)

 

La playlist :

 

Part 1 :

 

1. Edwin Birdsong - She's Wrapped Too Tight
2. Department of Sunshine - Rude Boys -
3. Man Friday - Real Love - Nite Groove
4. NYCC - I'll Keep My Light In My Windwon - RCA
5. Joe Simon - Love Vibration - Spring
6. Roy Ayers - Hot - Columbia
Pat takes over:
7. Roundtree - Hit On You (Remix) - Aria
8. Sabata - Man For My Lady (Re-Edit) - Numero
9. Sinnamon - Thanks to You (Inst) - Becket
10. Was (Not Was) - Wheel Me Out - Antilles
11. Loose Joints - Tell You Today - Island
12. Magic City feat Fire - Let's Rock - Sunshine Sound
Back to Jimmy:
13. Trigger Finger and The Space Cadets - Defend It U (Video Freak) - Solid Platinum
14. Gypsy Lane - Cold Fire - Vanguard
15. Special Request - Salsa Smurph - Tommy Boy
16. Image - Feel The Power - Musique
17. Mandrill - Dance Of Love - Arista
18. Hercules - 7 Ways To Jack - Dance Mania
19. Hot Chocolate - Mindless Boogie - RAK


Part 2 :


19. Hot Chocolate - Mindless Boogie - RAK
Pat's back:
20. Trussel - Love Injection - Elektra
21. - Hot To Trot -
22. Touch - Me And You - Brunswick
23. First Choice - Dr Love (Marshall Jefferson Edit) - Salsoul
24. Shalamar - Right In The Socket -
25. Tasha Thomas - Shoot Me (With Your Love) - Orbit
26. Cloud One - Atmosphere Strutt - P&P
James Murphy:
27. Steve Miller Band - Keeps Me Wondering Why - Capitol
28. 10CC - Good Morning Judge - Phonogram
Pat Mahoney:
29. Amon Duul 2 - Spaniards & Spacemen - Vinyl
Spuds:
30. The Messengers - In The Jungle - Rare Earth
31. Hercules & Love Affair - Shadows - DFA
Pat:
32. Quartz - Beyond The Clouds - TK Disco
James:
33. Time Bandits - I'm Only Shooting Love - CBS
34. - Diamonds Dub (Tangoterje Edit) - Supreme







"Lights and Music" de Cut Copy, l'hymne dance de l'été 2008

Posté par LovelyRita le 28.07.08 à 18:09 | tags : disco, disques de l'été, électro, vidéos musicales, youtube
Après les Midnight Juggernauts, l'Australie et le label Modular nous envoient encore une fois un groupe, Cut Copy, qui semble avoir été nourri du même lait que les auteurs de très beau Dystopia. Disco, french touch et new wave, les mêmes ingrédients que les Midnight, mais avec un mélange et une cuisson différente, et un résultat qui l'est aussi. La nuance est certes mince (si vous appréciez les Midnight, il en sera de même avec les Cut Copy) et c'est sûrement un argument de journaliste qui cherche à tout prix à bien distinguer le blanc, du noir, même si tout est gris, mais Cut Copy se démarque des premiers. Un penchant pour la dance (eurodance, même) que leur compatriotes ont moins exploré. Pour résumer et ce de manière assez pragmatique et naïve, Cut Copy et leur album In Ghost Colours sont à écouter sous un ciel ensoleillé, les autres sous les étoiles. Prière de ne pas inverser !


En clip, le titre "Lights and Music" machine à faire danser et à faire perdre la tête, imparable...ce qui ne s'applique pas au clip en lui-même, qui lui, a de fortes vertus paralysantes.




L'été 2008 sera... LENT !

Posté par Maxence le 15.07.08 à 15:29 | tags : disco, disques de l'été, électro

Wouééé, cooool, en fait je ne vous ai pas tout dis la dernière fois les amis. Les astres (et l'herbe qui fait rire que papy met dans sa pipe) sont formels encore une fois, l'été ne sera pas seulement COSMIC, il sera LENT aussi ! Tous les signes sont là, nul ne peut se tromper : il fait chaud, le vent pousse tranquillement les nuages dans le ciel, l'herbe et les cheveux poussent de concert, ainsi que la mousse qui s'accumule entre les doigts de pieds de ceux qui se trimballent en tongues tout l'été.

 

Tu devrais me faire confiance petit homme. D'ailleurs, l'actualité musicale le confirme. En témoigne le deuxième volume doucettement funky de la collection Elaste, qui nous avait déjà régalé l'an dernier des élucubrations cosmic et low disco de DJ Mooner, digne descendant du fondateur du genre Daniele Baldelli, DJ résident du fameux club Cosmic ("Cosmic Discoteca" en V.O. transalpine). Drivé par Tom Wieland, cette année, Elaste vol.2 fait la part belle au côté obscur du disco des année 80, electro-funk et italo. On y retrouve Zodiac (l'enjoué "The Other Side of Heaven"), le bien nommé "Take Time" de Jagg, le fameux "Que Tal America" de Two Man Sound, le vibrant "Feeling Love" de LEB Harmony (inspiré du "I Feel Love" de Moroder), l'alien "Glückskugel" de Panoptikum ou encore le "Star Trek" des hilarants Vulcans. Tous ça plein de bonnes vibes estivales et globalement nettement supérieur au premier volume.

 

Dans un genre beaucoup plus spacey et encore plus slow, les amateurs de disco trek apprécieront certainement Where you Go, I Go Too de Hans-Peter Lindstrom à paraître le 18 août 2008. Trois morceaux pour un total d'un peu plus de 55 minutes ! Le pape du nu-disco norvégien s'est fait (et nous fait) plaisir. Particulièrement inspiré sur le titre éponyme à l'album, une saga cosmic disco synthétique de 28 minutes et 58 secondes, véritable odyssée au court de laquelle le viking nous emmène loin, très loin, balançant montée d'arpeggios sur montée de basses, avalanche de percussions et riffs de synthés planants, et ne lâche rien, le salopard ! Non ! Il préfère slalomer sur les chemins de traverse de son inspiration, croisant krautrock (Manuel Göttsching, Michael Rother, êtes vous là !?) et italo (Giorgio, on demande Giorgio Moroder au standard !). Clairement, Where you Go, I Go Too c'est un peu son Eté indien à Hans-Peter ! Une performance à capter chez soi sur son canapé mais aussi recommandée en live où Lindstrom se donne comme personne, grande araignée extraterrestre et discoïde courbé derrière son laptop (les spectateurs des Siestes Electroniques du 28 juin dernier à Toulouse, peuvent en témoigner).

 

Pour finir, annonçons la parution le 21 juillet, d'une double compilation de Prins Thomas (première partie mixée, l'autre non), qui profite de l'été pour montrer ses Greatest Tits à tout le monde ! Une honte. Reste que ce compère de Lindstrom n'a pas son pareil pour poser une ambiance à la fois torride et décontractée, mixant eurodance revue et corrigée par la folie norvégienne (Todd Terje "Italian Stallion") ou sa version sous acide (Blackbelt Andersen "Sandoz"), nouvelle kosmische musik (Blackbelt Andersen - "Sirup" (Prins Thomas Diskomiks), Ytre Rymden Dansskola - "Haratak"), néo-balearic cotonneuse (Marius Väreid - "Skumle Planer"), scéance d'hypnose collective (Magnus International - "Kosmetisk"), krautfunk (Magnus International - "Onkel Reisende Mac"), italo tarée (Diskjokke - "Gadgets") et discotronica (Mental Overdrive - "Original Material") sur une double galette bourrée jusqu'à la gueule de préciosités electro-funk et növo-space-machin-disco... Vous reprendrez-bien du space cake ?


Elaste vol.3 (Compost/Nocturne)
Lindstrom - Where You Go I Go Too (Smalltown Supersound/Differ-ant)
Prins Thomas - The Greatest Hits (Full Pupp/La baleine)




Cycle Summer of the 70's sur Arte

Posté par LovelyRita le 07.07.08 à 12:10 | tags : agenda, disco, pop, rock, télévision
Après son cycle consacré, l'année dernière aux années "Summer of Love", la chaîne Arte lance dès mardi 8 juillet les soirées "Summer of the 70's". Suite à la sortie du film Disco, bon nombre de chaînes télé ont récupéré le phénomène et ont lancé à tire-larigot des programmes consacrés au genre musical. Arte, comme ses consoeurs, dédiera une partie de ce cycle à la musique disco, intimement liée aux années 70, mais pas que...puisque rock, soul et reggae y ont aussi des créneaux. Films, concerts et documentaires pour vous faire revivre les années 70.
 
A voir : les meilleures prestations de l'émission culte Top of The Pops, Ziggy Stardust and the spiders from Mars, le live à Pompéi de Pink Floyd, un doc sur Abba, les Bee Gees, côté films Emmanuelle, Les Valseuses, Le péril jeune...

 

Toute la prog :

Les films

- Love Story, le 8 juillet à 21h00
- Slogan, le 8 juillet à 00h10
- Pat Garrett & Billy the kid, le 15 juillet à 21h00
- Shaft, le 22 juillet à 21h00
- Sweet sweetback baadassss song, le 22 juillet à 00h30
- L'épouvantail, le 29 juillet 21h00
- Les Valseuses, le 5 août à 21h00
- Emmanuelle, le 5 août à 00h25
- Scopitone, le 5 août à 01h55
- Le péril jeune, le 12 août à 21h00
- What a Flash, le 12 août à 00h20
- Emmanuelle 2, le 19 août à 00h10
- L'Homme qui venait d'ailleurs, le 26 août à 21h00


Les concerts

- Top of the pops, du 7 juillet au 29 août à 18h30
- Bob Marley - Live at the Rainbow, le 18 juillet à 23h30
- James Brown - Body Heat, le 22 juillet à 23h40
- Hommage à Leonard Cohen, le 29 juillet à 00h20
- Pink Floyd at Pompeii, le 5 août à 22h50
- Concert for Bangladesh, le 12 août à 22h40
- Ziggy Stardust and the spiders from Mars, le 26 août à 00h05

Les documentaires

- Keppel Road - The Bee Gees, le 8 juillet à 22h40
- No direction home, le 15 juillet à 23h00
- Mr. Brown, le 22 juillet à 22h35
- Breaking the rules - Sur la route avec Jack Kerouac, le 29 juillet à 22h45
- Following Sean, le 1er août à 22h30
- Sauvage Seventies, du 4 au 8 août à 20h15
- ABBA - Super Troupers, le 19 août à 21h00
- La révolution Disco, le 19 août 23h05
- Les Seventies : le clash des styles (1&2), le 19 août à 22h10 et le 26 août à 23h15
- Komische Musik ou les voyages au bout du rock, le 28 août à 22h25

Lire notre blog télé




Black Devil Disco Club : Le diable se confesse

Posté par Maxence le 03.07.08 à 15:55 | tags : disco, disques de l'été, électro

Initialement crédité comme l'œuvre de Joachim Sherylee et Junior Claristidge en collaboration avec le producteur Jacky Gordiano, Black Devil Disco Club est en fait le fruit du travail de deux français et seulement deux ! Bernard Fevre d'une part, et Jacky Gordiano de l'autre. Tout simplement. Et si cela paraît simple en effet, cela ne l'a pas été pour nos deux défricheurs à l'époque (1978 !). Tombé dans l'oubli, Disco Club le premier mini-album du duo, a été re-découvert par Richard D. James, aka Aphex Twin, qui réédita celui-ci sur son label Rephlex en 2004. Réduis à Bernard Fevre aujourd'hui, Black Devil Disco Club étonne autant qu'hier. C'est le moins que l'on puisse dire à l'écoute de ses audaces et ses trouvailles. De la résurrection incarnée par 28 After en 2006 à Black Devil In Dub comprenant une poignée de remixeurs de génie, en 2007, en passant par le tout nouveau Eight Oh Eight, l'auditeur navigue sans boussole dans ce "disco club" hanté, ampli d'échos démesurés, d'hymnes vaudous, de riffs de synthés blafards, d'envolés lyriques et spatiales. Un voyage épique au cœur de la transe, une musique sans âge, sans partie, et donc totalement intemporelle.

A lire, notre chronique de Eight Oh Eight et notre interview de Bernard Fevre




Siestes électroniques 2008 de Toulouse #2 : Dis moi ce que tu penses...

Posté par Maxence le 01.07.08 à 13:09 | tags : disco, électro, siestes électroniques

 



Ok, j'assume, je lance la rumeur : Sébastien Tellier est en dépression ! Ce n'est pas possible autrement. Samedi soir au Bikini, après la prestation enflammée de notre krautrocker national Romain Turzi, le concurrent malgré lui (et malheureux) de l'Eurovision nous a foutu le cœur à l'envers dans le plus pur style Moroder meets Gainsbarre. Avec sa chemise rose, ses lunettes "troisième âge" sur le nez, sa barbe et ses cheveux filasses, sa guitare kitsch au dernier degré et sa bouteille de blanc sur le piano, Tellier a manipulé encore une fois son public, le faisant rire et pleurer, danser et frissonner en même temps. D'un "Kilometer" motorick à un "Roche" lyrique, de "Une heure", son hymne à la bisexualité en passant par le gémissant "Pomme", le sublime "Finger of Steel" et le final grandiose de "Sexual Sportwear", le Français s'impose concert après concert comme un très grand. Ce qui n'empêche pas ses blagues débiles et désespérées de laisser entrevoir un nihilisme total à côté duquel la moitié de la salle (dont la jeune femme montée sur scène pour se frotter l'entrecuisse sur sa jambe de pantalon) semble être passé ce soir là. "Dans ton cul bel oiseau, dans ton gros fion" déclame un Tellier mi-bourré, mi-rageur en fin de set (juste après un "L'Amour et la Violence" troublant, seul au piano) comme un pied de nez au succès, au public, à l'Eurovision, au statut d'artiste sensible, cultivé et virtuose (Tellier est un multi instrumentiste hors pair comme le prouve son show). Un spectacle dont on sort rincé mais heureux.

 

D'autant plus heureux que l'auteur de Sexuality et son italo déviante fait la parfaite jonction avec le space disco du Norvégien Lindstrom. Le set du grand bonhomme arc-bouté sur son laptop s'annonçait pourtant mal, toute la foule étant sortie après la performance de son collègue français. C'était sans compter sur la virtuosité du Nordique qui nous a littéralement fait décoller, remplissant la salle en moins de trois morceaux. Lindstrom est un maître (en plus d'être humainement adorable), son computer est son orchestre. Funk spatiale, disco éthéré, soul synthétique, shoegazing rythmique, le pape du novo-disco balance la sauce et le public lève les bras, transcendant les frontières de la kosmische muzik allemande des 70's et du disco vibrant de Giorgio Moroder, finissant sur son classique "I Feel Space" et nous offrant les 16 premières minutes de l'intro de son nouvel album Where you Go i Go Too en rappel. Pour Lindstrom, "cosmic" n'est décidément pas un vain mot. Il est 4 heures 15 du matin quand le set de Damian Lazarus, patron du label Crosstown Rebel, chantre d'une minimal house hypnotique et turbide pleine de sonorités dark techno, nous plonge dans la transe jusqu'au bout de la nuit. Le petit bonhomme triture ses sons ondulant, maximisant le minimalisme de ses mélodies étranges, fait tourner les têtes et le temps passe ainsi sans que l'on s'en aperçoive. Résultat, le jour se lève et les oiseaux chantent quand nous sortons du Bikini... mais faites les taire bon dieu ! Faites les taire !!

 

Heureusement que la journée de demain sera de nouveau consacrée à la Sieste... A suivre.




Siestes Electroniques 2008 - Laidback in the sun #8 : Lindstrom

Posté par Maxence le 27.06.08 à 15:46 | tags : disco, disques de l'été, électro, siestes électroniques

Hans-Peter Lindstrom, le gourou novo-disco, le pape du cosmic made in Norway dont nous avons déjà beaucoup parlé dans nos pages, se produira aux Siestes Electroniques de Toulouse samedi 28 juin. Attention, le spectacle se déroulant au Bikini le même soir que Sébastien Tellier, Turzi et Damian Lazarus (excusez du peu !), il sera demandé 20€ à l’entrée. Un cadeau étant donné la qualité et la dimension iconoclaste du plateau ! Imaginez un peu : le krautrock envapé et enfiévré de Turzi, le glamour 70 italo kitsch de Tellier, le space disco de Lindstrom et l’hypnose turbide de Lazarus le même soir ! Prévoyez des bouteilles d’eau pour accompagner les aspirines !


Toujours est-il qu’Hans-Peter Lindstrom, très simplement, a bien voulu faire comme tout le monde, et se prêter au jeu pour répondre à notre questionnaire estival :

 

Quelle est pour toi la meilleure définition du terme laidback ?
Un certain titre du groupe danois Laid Back, appelé "White Horse" !

La vidéo du clip de "White Horse"


Quels sont tes meilleurs souvenirs de soirée estivale ?
A Oslo, un barbecue avec de bons amis et de bons vieux albums que l'on passait sur un lecteur portable.


Es-tu un habitué du sud de la France ? Que t'évoque cette partie du monde ?
Je n'y suis jamais allé, j'ai assez hâte d'y être. Beaucoup d'attentes...alors sud de la France, ne me déçoit pas, hein !


La majorité du festival Les Siestes Electroniques se déroule en plein-air, dans des parcs ou des cours d'hôtels particuliers : jouer en plein-air représente pour toi un plaisir/une contrainte/t'est égal ?

C'est bien sûr un plaisir. Jouer en extérieur en plein été, avec des gens qui se relaxent sur l'herbe...rien de mieux. Je suis plutôt pour les concerts en plein air que pour le cadre habituel et enfumé des clubs. Avec un bon équipement sonore tout de même, le son doit être nickel aussi !


Cite ton top 5 des albums idéaux pour l'été
Sans ordre de préférence :

Shuggie Otis - Inspiration Information

Barbra Streisand - Guilty

The Beach Boys - Light Album

Bohannon - Summertime Sroove

Fleetwood Mac - Rumours

 

Site des Siestes Electroniques 




Siestes Electroniques 2008 - Laidback in the sun #6 : A Mountain Of One

Posté par Maxence le 24.06.08 à 17:51 | tags : disco, disques de l'été, psychédélique, siestes électroniques
Suite de nos interviews Laid back in the sun avec A Mountain of One, soit, la réunion d’une poignée de pionniers de la nouvelle vague freak folk psychédélique et soft rock britannique, à l’origine avec Collected Works, d’un premier album qui réunit tous leurs EP’s. A Mountain Of One offre une production léchée pleine de bonnes vibes, au service d'une musique à la fois fervente et dansante, mêlant avec bonheur électronique et analogique. Du psycho disco ?

 

Le groupe, qui se produira aux Siestes Electroniques de Toulouse le samedi 28 juin à la Prairie des Filtres, a bien voulu se prêter au jeu et répondre à notre questionnaire estival.

 

Quelle est pour vous la meilleure définition du terme laidback :
Etre relaxe, confortablement installé, à l’écoute de son espace intérieur.

 

Quels sont vos meilleurs souvenirs de soirée estivale ?
Les soirées en extérieurs, à admirer un sublime couché de soleil et être toujours debout quand celui-ci se lève.

 

Etes-vous des habitués du sud de la France ? Que vous évoque cette partie du monde ?
J’ai passé quelques temps à Cannes et j’ai beaucoup aimé. Très bonne cuisine, temps magnifique et plages géantes !

 

La majorité du festival Les Siestes Electroniques se déroule en plein-air, dans des parcs ou des cours d'hôtels particuliers : jouer en plein-air représente pour vous un plaisir/une contrainte/vous est égal ?
Hé bien, nous aimons jouer partout du moment que le son (et les cablages) sont bons. C’est généralement agréable, tout est question d’atmosphère.

 

Citez votre top 5 des albums idéal pour l'été
Beach Boys – Feel Flows
Neil Young - Down By The River
Jimi Hendrix - Angel
Richie Havens - Here Comes The Sun
Spiritualized - I Think Im In Love

 

Retrouvez le site des Siestes electroniques


http://www.myspace.com/amountainofone




Liquid Liquid réédité par Domino

Posté par Maxence le 13.06.08 à 16:18 | tags : disco, dub, new wave, news

Encore une belle nouvelle estivale (ou pré-estivale), un évènement qui va nous faire danser (de manière bancale, mais quand-même) tout l'été : Domino, le fameux label indépendant réédite la discographie de Liquid Liquid, mythique collectif new-yorkais punk funk et mutant disco.

 

En pleine vague no wave, Liquid Liquid (chez qui le guitariste Eliott Sharp, ami et collaborateur des Sonic Youth, jouait de la clarinette !) s'exprimait aux côtés de DNA, Mars, Glenn Branca, Del Byzantine (le groupe du cinéaste Jim Jarmusch) ou encore James White & Black (aka James Chance), mélangeant groove en boucle sous influence sud américaine (leur leader et chanteur Sal Principato, alias Sal P, est d'origine salvadorienne), tension post-punk, effets dubby et proto-hip hop.

 

Signé chez 99 Records légendaire label new-yorkais (découvreur d'ESG entre autre), Liquid Liquid ne devait connaître qu'une courte carrière (3 ans) et une discographie qui ne l'est pas moins (uniquement trois EP) mais fut à l'origine de concerts fulgurants et de titres emblématiques de la scène mutant disco de New York dont "Optimo" (qui donna son nom au fameux duo de DJ écossais), "Cavern", ou "Lock Groove" (versions in & Out).

Initialement réédité par Grand Central le label des Beastie Boys et par Mo Wax pour l'Angleterre, l'œuvre de ce combo délirant est aujourd'hui disponible en vinyl et en CD chez Domino, histoire de nous rappeler que, s'il est un découvreur et un initiateur du revival disco underground actuel, James Murphy de LCD Soundsystem n'a rien inventé (ce qu'il n'a jamais prétendu d'ailleurs).

 

En attendant, découvrons ensemble cette vidéo de "Cavern" et allez faire un tour sur notre chronique de Danse Gravite Zero dernière compilation en date de Salvatore Principato.

 

 

Liquid Liquid - Slip In And Out Of Phenomenon (Domino/PIAS)




L'été sera... COSMIC !!

Posté par Maxence le 12.06.08 à 15:23 | tags : disco, disques de l'été, électro, psychédélique

Ecoute petit homme, tend tes antennes vers le ciel ou ce qui t'en tient lieu, tes cheveux quoi, et capte les ondes qui parcours l'univers. Entends-tu le message ? Il est pourtant clair, toutes les conjonctions planétaires sont réunies mes amis : l'été sera COSMIC !

 

Libre à vous de ne pas me croire, libre à vous aussi de passer à côté des merveilles qui vont bientôt atterir chez votre disquaire pour célébrer ce nouvel été de l'amour, à commencer par le nouveau mix album de Daniele Baldelli (accompagné ici de Marco Dionig), et judicieusement intitulé Cosmic Disco ?! Nah... Cosmic Rock ! Même si l'idée du rock selon le fameux DJ italien inventeur et promulgateur du cosmic disco dans les années 80 est pour le moins iconoclaste, reconnaissons que sa sélection réunissant les fabuleux Fra Lippo Lippi (grand oublié de la pop new wave des 80's), Martha & The Muffins (dans une version échevelée de "Danseparc"), Positive Noise ou Thompson Twins (inoubliable "Beach Culture" précurseur du "The Beach" la mythique face B du "Blue Monday" de New Order) a de quoi faire carrément pousser les cheveux !

 

Tout aussi "kosmische" comme dirait les Allemands qui n'en sont pas à leur premières barbes, la sélection de remixes des Suédois de Studio. En plein trip laid-back sur Yearbook 2, les nordiques réhabilitent une belle poignée de titres non moins planants de leurs confrères psychédéliques, dont le "Brown Piano" des Anglais de A Montain Of One (en concert gratuit, les pieds dans l'herbe aux Siestes Electroniques de Toulouse le 28 juin !), "Love on a Real Train" par Williams, "Escape from Chinatown" de Brennan Green, "Turn The Radio Off" des adorables Love Is All et enfin "Room Wihtout a Key" des Rubies. Ambiance west coast 70 garantie, les pieds dans le sable, bandeau dans les cheveux et tee-shirt de Dennis Wilson obligatoire.

 

Autre sommet du funk blanc, des oubliés de l'histoire du rock cette fois, il s'agit de la réédition des Talking Heads belges, j'ai nommé Allez Allez. Redécouvert fort à propos par Dirk, boss du label Gantois Eskimo (également découvreur de Lindstrom, The Glimmers, Aeroplane, et j'en passe), ce combo des Marolles (fameux quartier bruxellois) mélangeait influence afro, new wave, electro pop et disco de 1981 à 1983. Comme tout groupe de joyeux j'en-foutistes, Allez Allez a disparu dans une des ruelles de l'histoire de la musique après que sa chanteuse d'origine anglaise soit partie convoler avec un East 17 (quelle honte !), mais le groupe réapparaît heureusement aujourd'hui avec Best Of, vrai disque pour l'été, compilant "African Queen" (un hommage à Grace Jones), "She's Stiring Up", "Valley of The King" ou "Flesh & Blood", tous menés de main de maître(sse) par la voix blanche et désinvolte de Sarah Osbourne. Cerise sur le space-cake, quatre remixes sont proposés par Quiet Village, Aeroplane, le duo écossais Optimo et... Lindstrom & Prins Thomas themselves ! Grandiose !

 

Finissons sur deux bonnes nouvelles, la parution en juillet-août des nouveaux albums de Hans-Peter Lindstrom (également présent aux Siestes Electroniques de Toulouse), Where you Go, I Go (mais on va où tu veux Hans !), soit 3 morceaux space disco oscillant entre 28,39 pour le premier et plus de 10 minutes pour les deux autres, de The Greatest Tits, vol. 1 un double CD mixed, unmixed de son compère Prins Thomas et du nouveau Black Devil Disco Club dont on reparlera sous peu dans nos pages. Autant dire qu'on n'est pas près de redescendre !

 

Daniele Baldelli & Marco Dionig - Cosmic Disco ?! Nah... Cosmic Rock ! (Eskimo/La Baleine)
Studio - Yearbook 2 (INF/La Baleine)
Allez Allez - Best Of (Eskimo/La Baleine)

 

http://www.myspace.com/djdanielebaldelli
http://www.myspace.com/sstudio
http://www.myspace.com/eskimorecordings
http://www.myspace.com/feedelity
http://www.myspace.com/prinsthomas




Padded Cell : Crado Disco

Posté par Maxence le 22.05.08 à 17:24 | tags : disco, électro, rigolo, youtube

J'ai presque déjà tout dit sur le duo britannique Richard Sen et Neil Higgins, aka Padded Cell, dans nos pages et ailleurs. Fous de Krautrock, de mutant disco, de punk funk et de musiques électroniques, les Anglais s'offrent avec Padded Cell un monstrueux bébé mutant discoïde et malfaisant, à l'image de ce clip bizarroïde de "Word of Mouth", qui, même s'il ne s'agit pas à mon sens du meilleur morceau de leur excellent album Night Must Fall, s'inscrit bien dans la logique post-punk-funk 80 à forte réminiscence new yorkaise et new wave (Suicide meets Grace Jones au Studio 54) de ceux qui déclaraient ce mois dans les pages de Trax (interview de bibi, dossier DC Recordings) : "Le New York des années 80 est un peu notre maison spirituelle, notre refuge. Nous y étions en 1985 et étions littéralement fascinés par la culture hip hop. De retour à Londres, nous en avons appris plus sur la scène artistique et musicale de downtown New York des 80's. A la fin des années 70 et au début des années 80, il existait une telle émulation artistique. Sur une très courte durée tu avais le hip hop, la disco, le post-punk, tout arrivait en même temps et se mélangeait. C'était la même chose pour la musique et l'art, l'art graphique, les performances, la mode, tout migrait dans la même direction. Aujourd'hui, on voit que toute cette culture est encore bien vivace, elle imprègne notre décennie. C'est spécialement vrai à propos de nombreux artistes actuels, qui étaient enfants à cette époque et pour qui cette période est une source inépuisable d'inspiration." La preuve en image aujourd'hui, presque 18 ans plus tard avec ce titre vocal de diva disco punk pour bouge crade de downtown New York (feat. Chloe de Battant).

 

 

A noter qu'un remix absolument énorme des Belges de The Glimmers est proposé sur le 12" qui vient de paraître également chez DC Recording. Beaucoup plus décadent et trash que l'original, coupé en plein milieu par une déclaration d'intention homophobe : "jte casse la gueule pédé" dite par une voix avinée (ce qui est très drôle dans l'environnement néo-disco et quand on connaît les orientations sexuels de beaucoup de tenants de cette scène) le bien nommé "Word of Mouth, Glimmers Disko Drunkyard Dub" se prend comme son titre l'indique, comme un coup de poing dans la gueule par un gros lourd bas du front à la sortie d'une boîte gay de Bruxelles ou d'ailleurs : Bam !

 

 

Et pour ceux qui veulent en savoir plus sur Padded Cell, c'est par là : http://www.myspace.com/paddedcelldc

 

 




Tom Vek, pionnier malgré lui

Posté par Maxence le 10.04.08 à 14:45 | tags : dailymotion, disco, électro, pionnier, rock

Qui se souvient de Tom Vek ? Ce jeune producteur originaire de Londres et dont les compositions crossover mêlaient allègrement punk et funk, electro et rock, pop et disco lo-fi. A priori pas grand monde. C'est dommage, parce qu'aujourd'hui, de Hot Chip à Neon Neon, en passant par MGMT, Glass Candy, Midnight Juggernauts, Chromatics, Yacht ou Cut Copy, tout le monde fait du Tom Vek. Alors bien sûr, pas question ici de verser dans le "c'était mieux avant", mais juste de rappeler à quel point il est parfois dommageable pour un artiste d'avoir dix ans d'avance sur tout le monde (Trax "canal historique" ne s'était pas trompé et l'avait mit en couv' du mag à l'époque).

Et ce n'est pas Helmut Geier, alias DJ Hell de Gigolo Records qui nous dira le contraire, lui qu'on accuse d'arriver après la bataille avec son fabuleux mix italo disco alors qu'il est clairement l'inventeur du mélange de new wave et de techno que d'aucun (à Paris comme à New York) nommèrent electroclash.

Allez, juste histoire de se rafraîchir la mémoire et de rendre à César ce qui lui appartient, je vous propose de mater la petite vidéo de "Nothing But Green Lights" le titre le plus disco de l'album We Have Sound de Tom Vek l'oublié. Hot Chip ? Vous êtes toujours là ??

 

 

 





Antony (sans les Johnsons) s'improvise diva disco

Posté par Maxence le 03.04.08 à 11:08 | tags : disco, electro, news, youtube

C'est la nouvelle révélation DFA. Que l'on aime vraiment beaucoup ou moyennement (je fais plutôt parti des seconds), on ne peut en tout cas pas l'ignorer, d'autant que le new yorkais Andrew Butler fait très fort en débauchant Antony Hegarty, d'Antony And The Johnsons, au sein de son projet vintage disco révérencieux et chatoyant (à noter qu'on relève également sur l'album la présence d'Andrew Raposo de l'excellent groupe hip hop blanc Automato et Tyler Pope de !!!). Co-produit par Tim Goldsworthy de LCD Sounsystem/DFA, ce premier album d'Hercules and Love Affair est malheureusement un peu lisse à notre goût. Même si les interventions luxueuses d'Antony se laisse écouter (voir le très beau "Blind" présenté ici en vidéo) on ne retiendra finalement que les titres réellement disco : le jouissif "Hercules' Theme", " You Belong", "Athene" un peu boursouflé, ou "Raise Me Up", "True False, Fake Real" qui fleurent bon le dancefloor circa Loft/Paradise Garage, Larry Levan/Francis Grasso, certainement beaucoup plus charmeurs et accrocheurs.

 

 

Hercules & Love Affair (DFA/EMI)

 

Oui, le titre "Hercules' Theme" est joussif et il est en prog sur Radio Flu !  



Zombie Zombie fait danser "la chose" de John Carpenter

Posté par Maxence le 28.03.08 à 17:22 | tags : disco, électro, youtube

C'est tout simplement énorme ! Avec ce vidéo clip de "Driving This Road Until Death Sets You Free", l'entêtant et hypnotique premier morceau (également paru en maxi) de leur album A Land for Renegade, Etienne Jaumet et Cosmic Neumann de Zombie Zombie, se sont littéralement offert un rêve d'enfant : adapter entièrement The Thing, le film culte de John Carpenter, uniquement avec des jouets. Attention ! On est loin des "délires legos" facilement trouvable sur le net, ici. Cette mini-adaptation est un véritable court métrage (6 minutes et 23 secondes exactement) reprenant toute l'histoire originale du début à la fin. Réalisé par Simon Gesrel et Xavier Ehretsmann, "Driving This Road Until Death Sets You Free" résume avec une incroyable minutie l'atmosphère et l'histoire du film. Tout y est. Ambiance claustrophobe, paysage sous la neige, enquête, hécatombe des personnages, terreur mutante, abomination biologique, etc. Mieux, la bande-son ultra-nihiliste d'origine, trouve un écho frappant dans la musique du duo, dont les membres sont tous deux des fans avoués du cinéaste et compositeur américain.

 

Pour ceux qui connaissent ce film de 1982 et qui comme moi le compte parmi les œuvres incontournables du film d'horreur et de la science-fiction (au même titre que le premier Alien ou Videodrome par exemple) retrouvent sidérés tout ce qui faisait de cette réalisation un monument du cinéma. Pour les autres, les plus jeunes, espérons que ce petit bijou d'animation leur donnera envie de se tourner vers l'original, qui dépasse largement tous les Saw ou Hostel actuel, avec des moyens qui feraient rire aujourd'hui, n'importe quel réalisateur tout juste sorti d'une école de cinéma. Le même budget, en fait, investit par Zombie Zombie pour cette vidéo… (je plaisante. Quoique...). Sur ce, bonne projection !

 

 

 

Retrouver notre interview de Zombie Zombie

Retrouver la chronique de A Land For Renegade




Junior Boys : Lost in music

Posté par Maxence le 18.03.08 à 18:39 | tags : disco, électro

Ce qu'il y a de bien avec le décloisonnement à l'œuvre au sein des musiques actuelles, c'est que cela fournit un prétexte de plus à l'amateur de musiques plurielles pour passer des heures à tirer des plans, inventer des généalogies sonores, sauter d'un univers à l'autre et découvrir toujours plus de (bonnes) raisons de laisser libre cours à son obsession et d'alimenter son addiction. Et il n'y a pas de plaisir plus subtil pour le mélomane, n'est-ce pas, que celui d'établir ses fictions soniques imaginaires (et pourtant souvent réelles) entre des genres et des époques que tous présentaient pourtant comme totalement antagonistes ?

 

Prenez Body Language vol. 6 mixé par le duo electro pop canadien Junior Boys, par exemple. En plus d'être une très bonne surprise de la part du duo barbu qui, je l'avoue, était loin de m'avoir convaincu il y a deux ans avec l'encensé So This Is Goodbye, c'est également le mix rêvé pour échafauder des hypothèses et s'étourdir de liens prétendument entretenus par des styles de musiques que tout oppose. Après un épisode signé des Français Château Flight, ce nouveau Body Language laisse rêveur. On y découvre de bien curieuses "love affairs". Des liaisons à l'origine insoupçonnées. Comme par exemple celle de la pop laid back des années 70 (Traffic, The Eagles, Fleetwood Mac) avec le disco (Sorcerer, le parfait "Surfing at Midnight", Studio - "Life's a Beach (Todd Terje Beach House mix)"). Ou celle de la new wave et du disco (Visage - "I'm Still Dancing", tout est dans le titre, ou Stereo Image - "Love Started to Shine", Pushé - "Don't take your love away"), quand ce n'est pas la techno minimale qui flirte ouvertement avec le krautrock (Steadycam - "In the moog for love", Radioslave - "Screaming Hands (Cosmo Vitelli Radioaktivitat remix)"), la house avec le rock (Matthew Dear - "You know what I would do", Rework - "Love Love Love Yeah") ou la minimal avec la pop (Supermayer - "Saturndays"), bref, je vous le dis, la liste est sans fin.

 

En ce sens ce volume 6 de la collection Body Language est un véritable manifeste. Celui d'une musique respectueuse de ses racines mais qui sait rester innovante, réjouissante, hypnotisante et dansante, même si beaucoup de morceaux choisis ici, évoquent bien autre chose que simplement de la "danse musique". Mais passons. Par delà ses délires d'allumés et de music geek, on peut aussi dire de Body Language vol.6, qu'il s'agit tout simplement d'un excellent mix album, maîtrisé, logique et pointu, drivé de mains de maître de bout en bout par un duo qui, pour le coup, s'impose comme un exemple à suivre dans la galaxie electro actuelle. De la première à la dernière minute, Body Language tourbillonne autour de vous et vous accroche. Appelez ça comme vous voulez, "nu-Balearic", "Balearic rock", "Cosmic music" ou "electro-pop", cela n'a aucune importance car il ne s'agit pas de faire du neuf avec du vieux ici, mais de construire un espace sonore hors du temps. De créer son propre univers intemporel, connecté au passé mais existant bel et bien dans le présent. Et ça, c'est la première qualité d'un DJ, n'est-ce pas ? Plaisir du corps, régal pour l'esprit. En ce sens, Body Language vol.6 est une réussite.

 

Body Language vol. 6 mixed by Junior Boys (Get Physical, mars 2008)




Compass Point Story : Reggatta de Blancs

Posté par Maxence le 14.03.08 à 18:03 | tags : disco, électro, new wave

Réactivé depuis peu avec l'aide des Allemands de K7! (voir notre article), le mythique label Strut n'en fini plus d'exhumer les trésors de la fin des 70's et du début des 80's. De cette période charnière et extrêmement riche où s'exprimaient toutes les velléités créatives d'une musique débarrassée des canons du rock par l'explosion punk, Strut tire toute la sève, dégottant pour nous le meilleur d'une ère qui alliait avec bonheur new wave et dub, hip hop et rock, reggae et disco ou funk et punk. Cette fois le label anglais nous convit aux studios Compass Point. Créé par le mythe vivant et découvreur européen du reggae, Chris Blackwell, les studios Compass Point sont situés à Nassau, au coeurs des Bahamas. Sur le site, il est noté avec humour que Compass Point est ni plus ni moins que The Greatest Recording Studio in The World (that doesn't have "Abbey" in its name.. allusion rigolote aux studios Abbey Road, évidemment). Les photos sont parlantes, si techniquement Compass Point peut se comparer au lieu emblématique qui vit l'enregistrement du meilleur des Beatles, le cadre lui, dépasse largement l'antre de George Martin.

 

Avec Compass Point, Blackwell et ses pairs (Sly & Robbie pour ne pas les nommer) définirent carrément le son de toute une époque. Certains affirment que l'on doit cette magie au lieu, d'autres préféreront y voir la qualité et la créativité des artistes invités. Sur Funky Nassau, the Compass Point Story 1980 - 1986, l'auditeur bénéfiocie d'un large panorama de ses talents trangenres : Tom Tom Club, Talking Heads, Grace Jones, la diva disco trash Cristina, Ian Dury ou la punkette world Lizzy Mercier Descloux, souvent proposés en version 12", car Compass se donnait aussi comme mission d'envahir les dancefloors de la planète avec ses productions ensoleillées et sophistiquées. C'est pourquoi on retrouve Larry Levan aux commandes d'un remixe housey sous influence caribéenne de Gwen Guthrie et le pionnier François Kevorkian sur le très electro disco "Dance Sucker" de Set The Tone (aka DJ Guy Cuevas, un autre Français mythique). Funky Nassau est aussi l'occasion de (re)découvrir des titres reggae punk saisissants comme le "Spasticus Autisticus" de Ian Dury & The Seven Seas Players, la world hystérique de "Born Under Punches (The Heat Goes On)" de Talking Heads, un "My Jamaican Guy" sec comme un coup de cravache de Graces Jones ou l'exercice new wave disco "You Rented A Space" de Cristina.

 

Mais la claque de cette sélection reste le cinglant "River Niger" de Sly Dumbar himself, avec ses basses synthétiques et son riddim hypnotique à souhait. "A classic master pieces" comme on dit. Ce qui est valable pour tout l'album présenté avec un superbe livret offrant des interviews des artistes par David Katz et des photos d'époque inédites d'Adrian Boot, Lynn Goldsmith and Alison Jarvis. Un disque en tout point parfait pour le printemps !

 

Funky Nassau, the Compass Point Story 1980 - 1986 (Strut/Pias)

http://compasspointstudios.com/




Neon Neon : My Red Hot Car

Posté par Maxence le 14.03.08 à 15:20 | tags : disco, électro, hip hop, myspace, vidéos musicales, youtube
Retour sur Stainless Style de Neon Neon, projet de Bryan Hollon, aka Boom Bip et Gruff Rhys de Super Furry Animals, à l'occasion de la publication d'une interview exclusive du duo sur notre mag. Album concept qui porte fièrement les couleurs des années 80 clinquantes et parvenues, mais qui en fait aussi la critique au vitriol, Stainless Style est un hymne aux années néons décadentes, à la superficialité qui y régnait et à sa fascination pour les incroyables bagnoles dévoreuses de gasoil. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le disque tourne autour du destin tragique de John Zachary DeLorean, playboy créateur de la fameuse DeLoreane DMC 12, bagnole mythique à la calandre profilée et aux fameuses portières papillons, du film Retour vers le futur. La DeLoreane présentait le double avantage de disposer d'une plage arrière permettant d'installer les plus gros caissons de basses du monde tout en gardant assez de place pour lever des filles au châssis de rêve.

 

Tout au long de cet album au kitsch assumé mais au songwriting et à la production impeccable, on retrouve les emblèmes et les fétiches de l'époque : les piscines luxueuses entourées des premiers rappeurs gangsta ("Luxury Pool"), les filles faciles ("Sweet Shop", "Steel Your Girl"), les bluettes sentimentales désenchantées ("I Lust U" sur la prostitution de luxe : "I Lust U if you pay the price..."), les bagnoles de rêve ("Dream Cars"), sans oublier ses jours sombres ("Belfast") et ses "stars", Raquel Welch ("Raquel", l'hymne italo pop que Gruff Rhys entonne d'une voix nasale proche de celle du chanteur de... Men At Work !) et l'implacable electro parano, "Michael Douglas" ("Gimme a soul implant...").

 

Bâti autour d'envolées de synthés new wave lyriques, de poussées de fièvres crunk, de jeux de jambes italo disco et de mélodies cheesy, Stainless Style est un album parfait pour le printemps. Il rebondit sur ses suspensions surgonflées avec la fraîcheur d'une pom pom girl aguerrie sur les genoux d'un quaterback ! A sa manière schizophrène, parce que partagé entre nostalgie et lucidité, Neon Neon crée un pont entre une décennie oubliée et la nôtre. A ce propos n'hésitez pas à télécharger Stainless Style Influences, un mix de 30 minutes que nos deux crate diggers distribuaient dès novembre sur le net, célébrant les influences du concept Neon Neon. Vous y retrouverez Goblin, Neil Young période Trans (l'album electro entièrement chanté au vocoder), Kraftwerk, Tears For Fears, Prince et même Janet Jackson (!). Tous animent de façon plus ou moins subliminale, cet album transgénérationel étonnant et détonnant de bout en bout ! En prime la video fraîchement produite de "I Lust U".

 

Neon Neon - Stainless Style (Lex Records/Differ-Ant, sortie le 17 mars 2008)

http://www.myspace.com/neonx2




James Murphy & Pat Mahoney : Funky Homosapiens

Posté par Maxence le 25.02.08 à 18:22 | tags : disco, électro, funk

Le destin du volume 36 de la collection Fabriclive est vraiment désolant. Adulé par la moitié de la planète pour son Sound Of Silver et jalousé/détesté par l'autre moitié pour la même raison, le leader de LCD Soundsystem doit pleurer des larmes de cires chaudes à la vue des réactions (aucunes) et des ventes (bien peu) engendrées par la réalisation de ce "mix album" amoureusement bricolé en compagnie de son compère de toujours Pat Mahoney. Alors pourquoi parler aujourd'hui de cet album sorti l'an dernier dans l'indifférence la plus totale ? Justement parce que s'il ne figure visiblement dans aucun classement annuel, ce volume de la fameuse collection Fabric mériterait au moins d'être au sommet du top des "albums ignorés et mésestimés de 2007". La cause ? Fabriclive 36 est un trou noir, une faille spatio-temporelle dans laquelle l'auditeur à la recherche de beats énervés, de guitares samplées et de pop qui danse, erre hébété et ne se retrouve pas. Pas plus d'ailleurs que les autres semble t'il, pourtant plus exigeants mais tout autant en mal de sensations, aussi disco et funly punky soient-elles, et criant à tue-tête : "mais où est la hype !!??"

 

Evidemment, James Murphy qui ne fait rien comme personne, prend ici des libertés avec l'image que la plupart des gens se font de lui. Murphy encore une fois, tourne le dos aux rumeurs qui font de lui un opportuniste uniquement motivé par la reconnaissance et la hype. Secondé par son comparse, le boss de DFA choisit d'exhumer une sélection impeccable de funk d'outre tombe et de disco gay obscur sur lequel flotte encore une odeur musquée de backroom mal ventilée. Pas de punk funk facile ici, pas d'electrorock bas de front, pas de velléités fluo qui piquent les yeux ou de titres vus ou entendus sur toutes les compilations mutant disco actuelles, non, rien que de la bonne vieille musique de dance (to the) underground, la vraie, celle qui sévissait sur les dancefloors de New York de 1976 à 1980. Murphy et Mahoney dégotent par exemple les trépidants "Beginning of the Heartbeat" et "Don't Don't", fameux titres du Love of Life Orchestra parus uniquement sur un single 12", sur lequels s'expriment entre autres, Arto Lindsay, Peter Gordon et David Byrne des Talking Heads, dont la guitare rythmique funky et sèche comme un coup de trique, accompagnée des distorsions géométriques de Lindsay, donnent tout son relief au morceau. Minimal electro funk (un "Primetime (Uptown Express)" pre-Detroit de Baby Oliver, "I Got My Mind Made Up" d'Instant Funk, "Adventures In Bickett Wood" de Mudd), funk à paillette ("Love Has Come Around" de Donald Byrd & 125th St, NYC, , "Lies", GQ), classiques indémodables ("I Feel Your Love Comin' On" de Chic, "Tell Me That I'm Dreaming" de Was (Not Was), tout ça fait à la main, avec en prime ce son compressé et approximatif généré par une bonne vieille Bozak, console analogique mythique et quasiment introuvable. Alors évidemment, on peut reprocher à cet album ses titres enchaînés comme une compilation plutôt que véritablement mixés par un James Murphy et un Pat Mahoney qui s'y connaissent visiblement autant que moi en matière de Djying, mais ce serait injuste, et surtout, hors-propos, Fabriclive 36 étant avant tout un effort de vrais fans de musique qui nous offrent et partagent tout simplement ce qu'ils aiment. Comme dirait Herbert Leonard, "pour le plaisir" et rien de plus". ; )

 

James Murphy & Pat Mahoney - Fabriclive 36 (Fabric/Pias)




Smalltown Supersound : Norvegian Mish Mash

Posté par Maxence le 05.02.08 à 18:06 | tags : disco, électro, label, myspace

Une fois encore, cela se passe en Scandinavie. Cette fois il s'agit de la Norvège, avec l'excellent label Smalltown Supersound, déjà à l'origine (entre autre) de la parution du It's a Feedelity Affair de Lindstrom que je chroniquais pour vous il y a un peu plus d'un an, ainsi que de l'excellent mix radiophonique Sunkissed qui présentait l'émission mutant disco et kraut-funk du même nom. Créé en 1997, Smalltown Supersound a fait ses premières armes en exploitant le domaine expérimental pur et dur, invitant et signant des artistes comme les bruitistes Jazzkammer et Bruce Russel (de The Dead C), les break foutraques de Sir Dupermann, l'abstract-electronica de Kim Hiorthøy ou encore les expériences soniques de Mats Gustafsson accompagné de Sonic Youth. Autant dire qu'il fallait s'accrocher. Aujourd'hui, et pour notre plus grand bonheur avouons-le, le label semble s'être spécialisé dans une novö-disco décomplexée, relevée d'une pointe de psychédélisme braque et de néo-krautrock débridée, voire d'electronica poétique, bref, dans tout ce qui brille, vrombie, secoue et fait bouger. Pour autant, le label n'a pas abandonné ses prétentions d'avant-garde, et cette compilation en forme de carte de visite en est la preuve. C'est entre autre une des raisons qui m'a fait acheter cet album (oui, vous avez bien lu, "acheté", pas reçu gracieusement dans ma boîte au lettres). L'autre raison tient tout simplement à mon profond désir de vous faire découvrir ce passionnant pourvoyeur de curiosités.

 

Car The Portable Supersound voyez-vous, c'est un peu The Norvegian Mystery Tour, l'occasion d'effectuer à peu de frais (4 euros 50 exactement, ou son équivalent en livre sterling pour ceux qui comme moi commandent à l'étranger) le tour d'un label qui vous réserve bien des surprises et autant de plaisirs. Sur ce sampler de luxe, on retrouve les têtes d'affiche de la structure d'Oslo bien sûr, mais aussi des petits nouveaux et des découvertes prometteuses, tout ça dans un grand mouvement tournoyant, pulsant du premier au dernier morceau, qui envoie voler auditeurs et ondes bizarroïdes à des années lumières de la terre. Tout sur The Portable Supersound évoque le voyage, en effet, d'autant que la sélection ici présente est internationale. Mais je parlais plutôt d'un trip dans la stratosphère, de ceux qui vous décollent les neurones, font exploser les limites et les repères du monde autour de vous. Qu'il s'agisse de la nouvelle kosmishe musik des Grecs de Arp ("St. Tropez") offerte en guise d'introduction, de l'hypnotique "Come Out, Come Down, Fade Out, Be Gone" des Norvégiens de 120 Days, qui célèbrent assidûment l'union glorieuse du psychédélisme et de l'electro, du disco dub des enfumés Tussle (dont l'album Telescope Mind, nous avait charmé l'an passé), du cosmic disco de Lindstrom ou de Bjørn Tørske, des cavalcades tribales déjetées des New-Yorkais de Sunburned Hand of A Man ("Half-Under") ou encore de l'electronica pop et subtilement groovy de Kim Hiorthøy, tout ici est orchestré pour un décollage immédiat.

 

The Portable Supersound est aussi l'occasion de découvrir en avant première le nu-disco savante de DiskJokke (dont le premier album est impatiemment attendu cette année) et surtout les pitreries du Japonais The Lift Boys a.k.a EYE, également connu comme Yamatsuka Eye, Yamatsuka Eye, également leader et chanteur (hurleur ?) bien connu des foutraques Boredoms, qui présente ici un exercice proto-world, discoïde et anarchique, à l'origine uniquement disponible en 12" sous le titre judicieux de "Anarchy Village/Anarchy Way". Compilé avec virtuosité, chaque morceau de cette collection "à emporter" est agencé de manière à présenter une nouvelle facette du label tout en préservant le plaisir de l'auditeur. Pas un faux pas, pas un moment de faiblesse, pas un creux dans cette sélection impeccable et implacable. Un équilibre assez rare sur un sampler, qui en fait au final un disque à part entière. Alors, la balade vous tente ?

 

Smalltown Supersound - The Portable Supersound (Smalltown Supersound/Differ-ant)

 

http://www.myspace.com/smalltownsupersound




Disco not Disco : Deep into Disco Culture

Posté par Maxence le 04.02.08 à 18:12 | tags : disco, électro, label, punk, youtube

La fin des années 70 et le début des années 80 n'en finissent plus de révéler leurs trésors, et le mythique label Strut est de retour pour en témoigner. Liquidé en 2003, c'est un véritable bonheur de voir le fameux label anglais spécialiste de l'afro beat, de hard funk et de disco underground ressurgir sous la houlette des Allemands de K7! après quatre ans d'inactivité ! Bien décidée à faire tomber tous les clichés qui catégorisent généralement la musiques et ses multiples chapelles, la structure britannique crée la collection Disco not Disco et ce fait par la même occasion le témoin d'une époque où les acteurs de la new wave et du post-punk redécouvraient avec bonheur, krautrock, dub et disco. Pour le coup cette troisième livraison sous-titrée comme il se doit Post punk, Electro & Leftfield Disco Classics (1974 - 1986) est exemplaire et bénéficie d'ailleurs d'une pochette réellement appropriée. Rayée de noir et de blanc, elle illustre parfaitement le propos : funk blanc et new wave black, ou plus subtilement, "mutant groove et musique globale pour futur multi-ethnique" dans un flash back instantané qui nous relierait subitement aux années 80.

 

Au rayon funk blanc, les amateurs apprécieront les fulgurances synthétiques, les guitares aigrelettes, les voix blanches faméliques, ou leurs pendants viriloïdes vocodés sous influence disco, et les saccades épileptiques évoquant une éjaculation douloureuse. Côté "african reggae" comme dirait Nina Hagen, c'est plutôt assise rythmique énorme, répétitions, avalanches de percussions, basses volumineuses et cuivres à l'hystérie tout droit héritées du punk. Un punk qui aurait réussi le mariage du nihilisme occidental et d'un groove jouissif - mais engagé - tout droit débarqué du palais nigérian du roi Fela Kuti. A ce titre on retiendra les performances de Shriekback, aka Barry Andrews, également membre d'XTC (!), avec l'edit d'un titre emblématique "My Spine Is The Bassline" (grossièrement "Ma colonne vertébrale est la ligne de basse", qui dit mieux ?), mais aussi les New Yorkais de Konk, l'inévitable leader no wave James White & The Blacks (alias James Chance) pour un "Contort Yourself" d'anthologie remixé par August Darnell, ou encore Quando Quango, le all time classic "Sharevari" de A Number Of Names et "l'énaurme" "Don't Lose Control" de Material, groupe formé en 1979 par le bassiste Bill Laswell. Sur ce troisième volume on trouve également Vivien Goldman, co-fondatrice de The Flying Lizards, sur un "Launderette" qui évoque le pendant disco dub d'une Nancy Sinatra élevée aux musiques caribéennes plutôt qu'à la pop, le "Mind Your Own Business" des rejetons de la scene post-punk de Leeds, Delta 5 ou le transcendant "Silent Street/Silent Dub" de Maximum Joy, qui porte décidemment bien son nom. Disco not Disco se veut aussi un hymne à ce que l'on appelait à l'époque la "sono mondiale", d'où la présence des Japonais de Yellow Magic Orchestra (excellent "Seoul Music"), du jazz rock funky et sophistiqué d'Isotope, de l'electro mécanique et moite des pionniers de l'EBM Liaisons Dangereuses (formé à l'époque de Beate Bartel d'Einstürzende Neubauten et Chrislo Haas de D.A.F. pour un mix 12" du cultissime "Los Niños Del Parque". Bref, une fois encore, Strut nous gratifie d'une sélection imparable qui ravira les nostalgiques et étonnera - et séduira - je l'espère les plus jeunes et les plus curieux d'entre vous !

 

Et pour se faire plaisir (ou rire, ça dépend du niveau de nostalgie) matons ensemble le fameux Los Niños Del Parque" de Liaisons Dangereuses

 

 

 

Disco not Disco : Post punk, Electro & Leftfield Disco Classics (1974 - 1986) (Strut/Pias)




Justus Köhncke : Emotional Dancer

Posté par Maxence le 01.02.08 à 17:55 | tags : disco, électro, myspace, techno

Ça y est, il arrive le Justus nouveau ! Sachez déjà que Safe and Sound en étonnera plus d'un c'est certain. C'est même un revirement radical pour ceux qui avaient suivi les pérégrinations bucoliques du barde Köhncke sur son précédent album Dopplelebben ("double vie" en VF) en 2005, ou s'étaient arrêtés sur "Albatros", magnifique reprise de Fleetwood Mac, valeur montante au rayon des influences de la nouvelle scène baléarique actuelle. Les autres, ceux qui ont senti les poils de la nuque se dresser à l'écoute des tueries dancefloor, toujours teintées de mélancolie, comme "Durch Die Nacht" (avec Andreas Dorau), "Krieg" ou "Love And Dancing" sur Kompakt Total 7, retrouve là le Justus Köhncke, exubérant et dansant, aussi effervescent qu'une aspirine plongée dans une flûte de champagne. Safe and Sound est aussi l'occasion de fêter les retrouvailles avec cette techno romantique et mélodique qui nous fait tant vibrer, celle qui se dit inspirée par l'émotion disco ("My Forbiden Lover" de Chic par exemple, un des plus grands morceaux de dance music jamais enregistrés selon Köhncke - voir l'interview dans M&CD en mars, de ceux qui font pleurer dans les discothèques).

 

Composé au cours de deux longues années de périples autour du monde incluant djying et live act, Safe and Sound est le fruit d'un travail acharné sur la forme autant que sur le fond. Après Doppelleben le producteur allemand nous offre un véritable album de "Justus Köhncke", un disque dancefloor, relevé d'une pointe de nostalgie. Le côté crooner, baladin et les reprises de son album précédent, sont désormais du ressort de son alter ego, Kinky Justice. Music and Lyrics son premier 10" vient d'ailleurs juste de sortir chez iCi recs. Ces vélléités pop mises de côté, Köhncke a pu réellement se concentrer sur Safe and Sound. Plus festif tout en étant plus profond, la mécanique de son groove se fait plus complexe, empruntant sans cesse des voies inattendues (le funk contrarié de "Yacht", l'update de "Love and Dancing", ses constructions organiques ne sont jamais mécaniques, au contraire. Malgré son orientation clairement dansante, la passion de son auteur pour les mélodies transparaît sur tout le disque (le poignant et cosmic "Molybdän", le presque ambiant "$26") et celui-ci ne souffre donc pas d'un quelconque formatage dancefloor. C'est particulièrement vrai sur la reprise trancey de "Feuerland", un hymne krautrock et cosmique de plus de sept minutes de l'ex-Kraftwerk et membre d'Harmonia, Michael Rother. Mais l'invité d'honneur de cet album, et cela n'étonnera pas les amateurs du discret producteur, c'est bien sûr le disco. Depuis sa rencontre avec Prins Thomas, l'autre barde nu-disco venu du nord, pour un remarquable remixe d'Elan, l'Allemand semble s'être bel et bien engagé dans la quête d'un groove toujours plus discoïde et exubérant. En ce sens "Parage" est certainement le morceau emblématique de l'album, même si la "touch" disco apparaît en filigrane sur de nombreux autres morceaux de "Molybdän" à "(It's Gonna Be) Alright".

 

Globalement hétérogène chaque morceau de Safe and Sound génère son petit moment d'euphorie dans un monde bien à lui. C'est typiquement le genre d'album que vous aimerez poser sur votre platine de retour d'une soirée au petit matin, histoire de vous remettre d'une nuit agitée tout en gardant assez d'énergie pour commencer une nouvelle journée. Tout de strass et de paillettes, propice aux flash-back, Köhncke garde un œil sur le dancefloor contemporain tout en prenant de la distance par rapport aux figures imposées et on se dit que l'Allemand est à l'origine d'une source de fraîcheur qui n'est pas près de s'assécher.

 

Justus Köhncke - Safe and Sound (Kompakt/Nocturne, janv 2008)

 

http://www.myspace.com/justuskoehncke




Blitz'n' bass beep : 4 maxis dans le vent

Posté par Maxence le 29.01.08 à 18:31 | tags : disco, électro, hip hop, techno

Petite revue des maxis aujourd'hui, histoire de changer un peu de format. Commençons par notre chouchou de l'an passée, auteur d'un de ses meilleurs albums même s'il n'apparaît quasiment sur aucun top, j'ai nommé Apparat. Sur ce CD quatre titres, l'Allemand Sasha Ring nous offre l'occasion de revisiter "Arcadia", l'un des plus beaux morceaux electro et pop présent sur Walls. Parmi les remixes proposés ici, c'est étonnamment celui de Boys Noize que nous préférons, son beat alerte et soutenu sans l'être trop, ses nappes romantiques qui relèvent la voix de Ring, tout est ici parfait. Les deux versions de Telefon Tel Aviv aussi douillettes et mélodieuses soient-elles semblent un peu ternes après celle-ci, même si la quatrième rebondit agréablement entre deux breaks plutôt bienvenus. On va dire 3/5.

 

Du côté de chez DC Recording, c'est toujours l'extase il faut bien le dire, avec ce nouveau double maxi de The Emperor Machine. Moitié du duo Chicken Lips, Andrew Meecham nous charme depuis plus de 4 ans avec son projet solo. Enfin, "nous charme", ce n'est pas vraiment le mot. Avec son electro vintage clignotante bourrée de clins d'œil krautrock et de gimmick disco, il nous prend plutôt carrément par derrière, tout debout contre le mur ! Et on en redemande ! Avec "Slap On", il s'agit encore de riff, de synthés répétitifs et hypnotiques, bordés de mélodies cosmic qui s'évasent comme l'espace temps autour de nous, dans une orgie de bleep analogiques dignes d'un épisode de Cosmos 1999. Si j'osais un jeu de mot foireux je dirais, quel "épique soundtrack" ! "Gang Bang" parle de lui-même : du funk spatial en veux-tu, en voilà, qui sort tout bourdonnant et tout mouillé d'on ne sait quel orifice de la machine de l'empereur. Il va encore falloir remuer les fesses, et mieux que ça s'il vous plaît mesdemoiselles ! Pour finir (pour "nous finir" plus vraisemblablement), la bête conclut sur un "No Sale No I.D.", revu et corrigé, sévère, par Simian Disco Mobile. Tout bêtement excellent ! Allez 6/5 !!

 

Reprenons nos esprits et revenons sur terre, et pour tout dire, dans la cuisine d'Amon Tobin, qui revient lui aussi, aux fourneaux de son Foley Room originel avec quelques amis de longue date, parmi lesquels Sixtoo, Clark, Noisia et Boxcutter. Quatre versions de "Kitchen Sink" donc, un des morceaux les plus abstraits de l'album. La relecture de Clark est tout bonnement magnifique, basses énormes et cliquetis de boîte à musique, le tout dans une atmosphère enfumée de cuisine vaudou. Sixtoo propose quant à lui de la profondeur, beaucoup de profondeur dans un exercice de simili-hip hop taré dont il a le secret, electro en diable et aussi inquiétant que peu l'être cette B.O. pour film de science-fiction virtuel. Bâtit autour de micro-sons, le remixe de Noisia reprend le morceau dans son abstraction, en mêlant le tout avec des sons de morceaux emblématiques des précédents albums d'Amon. Passionnant pour qui sait écouter. Pour finir, Boxcutter joue sur l'espace, écho et roulement de batterie inversé, entre ambiant et dubstep. Disons 3/5.

 

Concluons cette rubrique avec le nouveau maxi du Québécois Ghislain Poirier, Blazin. "Radio globale", tel est le nouveau leitmotiv de Poirier qui annonce ainsi son prochain album oscillant entre booty bass, ragga, crunk et dubstep. Quatre versions de Blazin ici, originalement un ragga massif scandé par Face-T. On apprécie ou pas, ce genre, pourtant, la version riddim instrumentale du track ne manque ni d'efficacité, ni d'allant (c'est le moins que l'on demande à ce type de musique), avec ses bip et ses grosses basses "bounce". Avec sa version, The Bug aka Kevin Martin, forge les bases d'un grime mondial à la fois lourd et complexe, détournant les sons et s'abandonnant en toute fin sur une boucle mélancolique et froide comme la mort d'un dealer sur un parking de Montréal en plein hiver. Le tout se conclut sur l'excellente relecture de DJ C, avec ses basses à faire trembler les murs et ses riddim saccadés. "Bounce le gros, bounce" ! 3/5 aussi. C'est tout pour aujourd'hui, mais on reparlera bientôt de Poirier promis !

 

Apparat - Arcadia remixes (InFiné/Discograph)
The Emperor Machine - Slap On (DC Recording/La Baleine)
Amon Tobin - Kitchen Sink remixes (Ninja Tune/PIAS)
Ghislain Poirier - Blazin (Ninja Tune/PIAS)




Luke Solomon : Freak out !

Posté par Maxence le 23.01.08 à 18:14 | tags : disco, électro, funk, myspace

Parlons funk ! Le cœur de l'hiver est la meilleure période pour aborder l'anti-house déglinguée et exubérante de Luke Solomon. Quand on dit, Solomon on pense "Freaks" bien sûr. Tout le monde, ou presque, devrait se souvenir du projet housey et punky qu'il menait avec son compère Justin Harris. Hé bien non, tout le monde ne s'en souvient pas, justement ! Malgré un succès d'estime le dernier album du duo ne s'est malheureusement pas vendu, ce qui a fortement découragé notre producteur. Qu'à cela ne tienne, grâce au soutien inconditionnel de Damian Lazarus et de Matt Edwards, aka Radio Slave, l'Anglais s'est remis sérieusement au travail et accouche ces jours-ci de l'épatant The Difference Engine. Freak out !

 

The Difference Engine tout d'abord c'est le titre d'un fameux roman steampunk (pour faire court, "du cyberpunk à l'époque des machines à vapeur", ou de la "science-fiction victorienne", si vous préférez) écrit à quatre mains par deux maîtres de la SF contemporaine, Bruce Sterling et William Gibson. Luke Solomon avoue s'être livré à une lecture assidue de l'œuvre, y piochant d'édifiantes leçons pour un premier album solo qui restera comme l'un des trucs les plus dingo qu'il nous ait été donné d'entendre dans le champ de la "house music". Attention, ce projet ne manque pas pour autant de cohérence, au contraire. Solomon se livre ici à une exploration en règle de plus de 30 années, de patrimoine électronique, saluant la fin des 70's, surfant sur les 80's et appliquant ça et là les idées retenues durant les 90's. On y retrouve donc des clins d'œil à l'acid house made in Chicago ("Skins"), des accents disco et italo bien sûr, de l'electro funk très moite également, sans oublier des hybrides inclassables, fruits de divers d'expériences inavouables. C'est en quelque sorte le lègue panoramique électro global de Mr. Solomon aux futures générations. "This record is a message to young people, to people under the age of 25", annonce-t-il d'ailleurs sur "The Beat Goes". Entièrement mixé, l'album s'aborde comme un vaste continuum électro house baroque et déjanté. Pour le coup c'est vraiment "A Weird and Wonderful Trip into the Mind of Mr. Solomon" !

 

Côté "weird" d'abord, l'Anglais s'est clairement donné pour mission de révéler la face tordue de la house. C'est le cas sur "Junkies And Whores", parfaite bande son pour coma éthylique ou abus de GHB, borborygmes inaudibles, boucles acides et "conscious, so conscious" répété comme un mantra afin de conjurer l'évanouissement qui nous guettera immanquablement sur le dancefloor. Autre sommet de groove bizarroïde, "Martin, A Cello And Me" évoque les déconstructions new wave arty du early Tuxedomoon, peu de funk, beaucoup de punk donc. Côté "wonderful", Solomon prouve qu'il est aussi capable de pondre de langoureux moments d'electro house vocale ("Top, Bottom", "People, places Thoughts And Faces"), hypnotique et presque pop ("The Different Engine"), des pièces minimales étranges ("The Darkest Secrets", une batucada éthylique et enjouée) suivies d'envoûtantes ballades electros vrillées, comme ce "Spirits" aux accents balearic délicieusement pervertis. Tout au long de The Difference Engine, Solomon reste maître d'une musique libre, intelligente et respectueuse. Libre quand il se permet un saxophone sur "The Beat Goes", intelligente quand il inclut un sample de l'écrivain William Burroughs sur "Open Fire", respectueuse dans son hommage au mutant disco de Liquid Liquid sur l'éponyme "Liquid" qui clôt le disque. Avec Solomon, le message est clair : à l'instar de la science-fiction rétrofuturiste du roman de Gibson et Sterling, il y a du bon à regarder par dessus son épaule et à jeter un œil dans le rétroviseur pour envisager la culture - et la musique - de l'avenir.

 

Luke Solomon - The Difference Engine (Rekid/Nocturne, janv 2008)

 

Solomon ne présente malheureusement presque aucun des morceaux de The Different Engine sur son profil myspace.




David Gilmour Girls : autopsie du bon goût

Posté par Maxence le 18.01.08 à 18:10 | tags : disco, électro, myspace, rigolo, rock

Allez savoir pourquoi, quand j'écoute Vultures de David Gilmour Girls, je pense immédiatement à "Owner of a Lonely Heart" de Yes, un de mes morceaux favoris honteux. J'avais 13 ans quand ce titre est sorti, et j'adorais le clip paranoïaque et gore, il faut bien le dire, de l'ex-groupe phare du rock progressif anglais qui s'essayait là à un mélange de rock FM et de synth-pop. Depuis, Diplo a joué le titre sur le fameux mix Fabric de Spank Rock et je n'ai plus honte ! ... enfin si, encore un peu... Mais là n'est pas le sujet ! Quand j'écoute David Gilmour Girls, je pense à Yes donc. En fait, je me marre aussi, et pour de bonnes raisons. La première tient au fait que j'imagine la tête de ceux qui ont eu le courage de me suivre jusque là (je les remercie d'ailleurs en passant pour leur patience, le moins qu'on puisse dire, c'est que cette chronique se fait désirer n'est-ce pas ?). La seconde vient du fait que malgré cette introduction oiseuse et sa comparaison foireuse, David Gilmour Girls est un excellent groupe. Bizarre, certes, mais réellement excitant. Signé sur Relish, vous savez la structure de Robi Insinna aka Headman, aka Manhead, dont nous ne disions que du bien il y a un an, le duo Jasper Uhl et Robin Van Der Kaa y signait le single "Heavy Metal Music Magazine" (hahahaha ! Rmmmh... désolé), qui valait déjà le détour. Bref, au-delà de l'humour et du second degré évident que cultivent nos deux compères (ils vont jusqu'à taxer leur musique de "chimie odieuse") David Gilmour Girls réalise une musique prenante, puissante même, que vous n'aurez certainement pas honte à écouter chez vous ou à passer en club.

 

Prenez la tuerie "Crimson As Murder" par exemple, également présente sur la compilation Relish, son rythme pulsé, ses basses synthétiques et sa mélodie tournoyante qui doit autant à Amon Düül qu'à Giorgio Moroder, c'est immense ! On pense immédiatement à Landcruising, le chef-d'œuvre de Carl Craig, entrant en collision frontale avec le Sound Of Silver de LCD Soundsystem, c'est dire la hauteur du propos ! Quant à "Young Rats" le hit pop de l'album, il évoque plutôt un mariage contre nature entre italo disco et les susdits membres de Yes, sans l'emphase ridicule de ces derniers. Le reste n'est que disco psychédélique (cosmic !) saturé de riffs de synthés déchirant la nuit, guitares overdubées et motorik sound ("Tune in Your Aura", "Tar & Feather", le fantastique voyage de "Skelter Skelter"), ballade vrillée ("The Vultures") sans oublier les morceaux de bravoure que sont "Like A Kiss From Mr Jesus" (le plus gras, un peu comme Kiss jouant du disco - ce qu'ils ont fait, ne l'oublions pas) et bien sûr, le grandiose "Heavy Metal Music Magazine", ses riffs de guitare synthé bourdonnant et sa basse hypnotique ! Une pure musique de machines métalliques assoiffées de gasoil, ou Metal Machine Music pour autobahn désertes et landcruising dans un paysage post-apocalyptique. Enorme !

 

Si Robin et Jasper ont bien retenu une leçon de l'union casse gueule du synthé et de la guitare du rock progressif, ils n'ont finalement gardé que le meilleur. Décidément, le bon mauvais goût n'est plus ce qu'il était. Pour vous en convaincre allez jeter une oreille sur leur profil myspace.

 

David Gilmour Girls - Vultures (Relish/Nocturne)

http://www.myspace.com/davidgilmourgirls






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