1968, c'était hier pour moi aussi...Je contemplais l'idée d'honorer l'esprit de 68 en renonçant à tous mes idéaux pour m'installer dans un pavillon avec femme et enfants quand j'ai commencé à réfléchir. On reproche souvent aux baby-boomers d'idéaliser leur jeunesse et d'avoir imposé l'idée dans notre culture des années 60-70 comme pinacle de la musique pop et rock, comme une époque où on aurait tout inventé et qu'on ne ferait que copier aujourd'hui. Le pire c'est qu'ils ont été si convaincaints qu'aujourd'hui on se retrouve avec des groupes comme The Kooks qui jouent une musique résignée à ce soi disant état de fait. Peut-on évaluer l'évolution de la musique populaire depuis quarante ans ? Voilà un petit exercice : depuis 1968 il s'est passé autant de temps qu'il s'est passé autant de temps qu'entre ça...
(Bertold Brecht qui chante "Die Moritat von Mackie Messer" ou "Mack The Knife" ou "La Complainte de Mackie le Surineur", chanson de son Opéra de Quat'Sous dont la première a été donnée à Berlin en 1928) et ça.. (Sly & The Family Stone qui jouent "Dance To The Music" et "Higher" a un concours de talents en Ohio) On en est où aujourd'hui ? Dossier Mai 68 sur Flu Mai 1968 en mode egographique : joli mois de juinOn m'a demandé de faire un post 68. Alors, ok 1968 est un tournant dans l'histoire de la jeunesse du monde entier, tout ça. En France, en Italie, en Espagne, aux Etats-Unis ainsi mais aussi Japon, des bouleversements culturels, sociologiques et politiques sans précédents, ont secoué les pouvoirs en place. La musique quant à elle, ouvre les portes de la perception aidée en cela par de nouvelles substances stupéfiantes, le cinéma s'éclate, la littérature se tape un trip, mais il ne faut pas oublier le plus important ! En cette année de grâce 1968 (en juin !), naissait celui qui laissera une marque indélébile dans l'histoire de la propagande culturelle aussi nommée "journalisme", le fameux Maxence Grugier, votre serviteur donc ! Loué soit son nom et fêté soit l'anniversaire de sa procréation !*
![]() *La semaine prochaine, Maxence Grugier, 8 mois, cul nu dans une bassine sur la table de la cuisine. Stay tuned !
Les 40 ans de Mai 68 sur Flu Detroit - Berlin : L'ultime pélerinage des hommes-machines![]() On a tous une théorie sur la techno de Detroit, cette musique de l'âme humaine communiant avec la machine, celle-là même qui la soutient, l'aide, pourvoit à son confort et la détruit dans un même mouvement. Cette musique dont les racines plongent loin dans le blues, le jazz, mais aussi la musique répétitive et minimaliste américaine et les musiques électroniques européennes. Dans cette optique, l'axe Detroit-Berlin en a fait rêver plus d'un. Et même si ses prophètes ne sont pas originaires de Berlin mais de Düsseldorf, cela commence certainement avec ce refrain, "Wir fahr'n fahr'n fahr'n auf der Autobahn, fahr'n fahr'n fahr'n auf der Autobahn". Une unité de ton se créait donc, fin des années 70 et début des années 80, entre l'Allemagne industrialisée et les Etats-Unis en pleine crise économique. Et cette unité s'incarnait dans l'automobile. D'un bout à l'autre de l'Atlantique, la présence des usines automobiles, des chaînes de montage, des gestes répétitifs, des pistes d'essais de vitesse, annonçaient l'avènement des rythmes machiniques envoûtants de la musique Techno, créant un pont entre l'Europe et le nouveau monde, ainsi qu'un "mood" psychologique et musical particulier, comme le dira Jacqueline Caux dans son fameux reportage sur Detroit et les origines de la Techno, The Cycle of The Mental Machine.
L'imaginaire n'a pas fini de se nourrir de cette imagerie largement utilisée par les producteurs et les labels de ces deux pays (remember Eddy Flashin Fowlkes, sur Detroit-Berlin, l'album éponyme paru chez Tresor, mythique label techno berlinois, ou encore Basic Channel/Chain Reaction, célébrant dix ans durant l'union de la techno métronomique allemande et de l'ambiance suburbaine évoquée par cette musique, sans oublier le son à la fois mathématique et emphatique de Richie Hawtin, le Landcruising de Carl Craig qui s'ouvre justement sur un véritable hommage à l'Autobahn des Allemands de Kraftwerk, etc. J'en oublie volontairement tant les exemples sont nombreux). A ce titre, et pour prouver que ses influences sont bien vivaces, même au-delà des frontières de l'amitié américano-allemande (Deutsche Amerikan Freundschaft) The Dash de l'Anglais James Ruskin est emblématique du pèlerinage qu'effectuent encore les producteurs contemporains.
Mais les producteurs de la capital du Michigan ne sont pas en reste, puisque de son côté, Osborne, aka Todd Osborn, rejeton de Spectral, sous-label de Ghostly International, sort lui aussi un album sous influence Detroit évidente, avec des titres comme "Downtown", "L8", "Ruling" ou "Afrika", sans oublier ce que le genre doit au hip hop tendance technologique "à la Dabrye" ("Our Definition of Breakdown" ou l'electro-pop inspirée par Kraftwerk ("16th Stage"). Le tout sur un album hétérogène et visionnaire ou, encore une fois, les douceurs rêveuses de l'electronica la plus fine côtoient les rythmes martiaux de la Motor City.
En Allemagne enfin, c'est cette fois au tour d'un compatriote de rendre hommage au Beach Boys de Düsseldorf (aka Kraftwerk) et Saint-Patrons de la techno des origines, sous la forme d'un mix album drivé de main de maître par la moitié du duo Wighnomy Brothers, Robag Wruhme, sur son propre label Freude am Tanzen. Un pur moment de bonheur, hors du temps et des contraintes du dancefloorisme (comme c'est souvent le cas chez Wruhme) où Lisa Gerrard de Dead Can Dance rencontre False (aka Matthew Dear), où Trentemoller croise le fer avec Stewart Walker et où Bugge Wesseltoft jamme avec DJ Koze dans un exemple imparable de groove autoroutier pour rouler (ou danser) jusqu'au bout de la nuit sur l'autobahn imaginaire qui relie Detroit à Berlin et retour ! Egographie #5 : Devenir transparent, devenir machine
Je relisais récemment le livre du musicien, critique et essayiste David Toop, "Ocean of Sound, ambient music, mondes imaginaires et voix de l'éther", et il m'est apparu clairement qu'avec la prédominance actuelle des médias électroniques et la virtualisation de l'objet musical, ainsi que la multiplication des endroits dans lesquels nous étions amenés à écouter de la musique, la place du corps, et celle de l'auditeur, avait radicalement changé. La diffusion de plus en plus immatérielle de la musique, l'absence de visage de certains producteurs et DJ, la disparition du "jeu de scène", la distribution et l'échange de fichiers via internet, les lecteurs MP3, le iPod, etc. ont largement remis en cause la place du corps dans une musique qui fut il y a peu, entièrement dévouée au mouvement et aux regroupements.
Or, comme le fait remarquer David Toop, quand "l'océan des sons" devient numérique, ses frontières deviennent de plus en plus floues. Le champ de résonance musical mais aussi émotionnel perd ses repères familiers, "la musique n'est plus narrative - et donc forcément structurée - mais devient non-linéaire", selon les mots de l'auteur lui-même, or, l'auditeur attentif ressent fortement ce manque de structure. Il y a parfois une réelle frustration à l'écoute de certains disques. L'auditeur trépigne, hésite entre l'apathie, la concentration d'un long voyage sonore et les mouvements saccadés, les breaks et les bleeps. Il se produit alors une tension intérieure, car l'auditeur est partagé entre deux états : pas entièrement dématérialisé, mais déjà déterritorialisé, il touche aux limites de l'univers physique dans lequel il évolue sans pouvoir s'en échapper complètement. Pourtant c'est certainement ce que recherche l'auditeur en phase d'écoute prolongée : un dépaysement, une détente, une sortie du corps. Comment atteindre cet état de nirvana auditif et physique quand musique ambiante et design sonore se révèlent parfois aussi dérangeantes qu'une visite de centrale nucléaire (comme c'est le cas des œuvres d'Autechre par exemple) ? Nous vivons une époque sur-technologique où "l'envie de transcender le corps est un thème dominant (...)" dirait David Toop, et "les fantasmes de réalités virtuelles et de cyberespace, la science-fiction, expriment les désirs récurrents de quitter la "prison biologique" et de passer du stade humain, à celui de cyborg".
La tentative de fusion mentale et physique entre l'auditeur et les musiques électroniques contemporaines - particulièrement l'ambient et ses multiples dérivés (dub, industriel ou electronica) mais aussi la techno minimale, sa consoeur progressive plus psychédélique mais néanmoins mentale, ou encore le dubstep - représenterait donc peut-être une façon de renouer avec la spiritualité dans une société ou la technologie du virtuel semble pousser certaines personnes à devenir eux-mêmes des "machines". Certaines oeuvres électroniques (la techno de Detroit par exemple, Untrue de Burial, 37th Floor At Sunseth de David Toop justement ou encore les travaux les plus abstraits de Richie Hawtin ou Pan Sonic...) semblent réduire les limites entre l'homme et la machine, le temps d'un album ou d'un morceau. Elles permettent l'accomplissement fantasmé d'un accouplement momentané certes, mais efficace, entre l'homme et la technologie. Une fusion mystique en musique, en somme.
Qui sait, l'émergence de ces idées annonce peut-être une future "religion du virtuel désincarné", l'une des particularités de notre époque étant l'amalgame entre la spiritualité et l'univers informatique. Et il ne serait pas étonnant que la musique, dont toutes les évolutions se retrouvent à tous les niveaux de notre société, y soit en partie pour quelque chose... A suivre.
Palmares 2007 : Une année électroFoin de longs discours, 2007 aura été un grand cru ! Une foule de bons albums, un déluge de mixes et de compilations de qualité, des morceaux emblématiques à la pelle, bref, largement de quoi tenir tout une année et même plus. Vous vous en doutez il n'a pas été facile d'établir un top en se tenant à 10 titres et uniquement 10 (n'est-ce pas môssieur Traske… je rigole !) Si difficile en fait, que le résultat final a même été bousculé en dernière minute et ce n'est pas 1, mais 2 disques de l'année que je me suis permis d'élire ici. Pourtant, nulle véritable surprise dans le fait que, comme beaucoup de mes confrères, je plébiscite l'excellent Sound of Silver de LCD Soundsystem, mais on ne pouvais pourtant décemment passer à côté du magnifique album de techno psychédélique de Fairmont, Coloured in Memory. Vous les retrouvez donc côtes à côtes dans ce top 10. Pour le reste, c'est à l'avenant, l'inoubliable Burial bien sûr, mais aussi notre chouchou Mark E. Smith et ses deux souris martienne, la funky fresh d'International Pony, la minimal (qui fait le maximum) de Gui Boratto, l'electronica très pop d'Apparat (grand oublié des tops, quel dommage pour une album aussi exceptionnel), j'en passe et des bien mieux encore (si, si, c'est possible). Une manière détournée en fait, de vous souhaitez à tous de bonnes fêtes et un passage aussi doux que possible de 2007 à 2008. A l'année prochaine !
Albums :
1. LCD Soundsystem - Sound of Silver (EMI/Labels) ex aequo avec Fairmont - Coloured In Memory (Border Community/Sokadisc) !
![]() Mix & compilations :
1. Lo Recordings present Milky Disco (Lo Recordings/La Baleine)
Morceaux ou single :
1. Smith N' Hack "Falling Star"
(tous ces morceaux sont en écoute sur le myspace des artistes cités)
Meilleur espoir 2007 :
Guillaume & The Coutu Dumonts - Face à l'Est (Risquée Musique/Nocturne) Egographie #4 : Oops I did it again !Posté par Maxence le 07.12.07 à 18:11 | tags : egographie
Bref, à notre époque de métissage et de fusion omniprésents, le véritable amateur de musique doit savoir ouvrir son cœur et ses oreilles aux paysages infinis de "la musique", afin que d'avant-garde ou commerciale, expérimentale ou populaire, il ne reste qu'elle. Personnellement c'est ce que j'aime sur Fluctuat, cette ouverture, ses pistes multiples, ses dossiers thématiques variés. Le combat contre l'élitisme, ce n'est pas rien. Et soyez sûr qu'on y reviendra, en exemples et en vidéos. Stay Tuned ! Egographie #3 : Us vs Them, Over and over againPosté par Maxence le 12.11.07 à 18:02 | tags : egographie
Egographie #2 : de la liberté de ton et comment on en use.![]() En lisant le post de 2Goldfish sur Britney Spears et ses déboires avec la drogue, j'ai enfin compris l'acharnement que les fans ont à défendre leurs idoles sur le net. En effet, pour nous c'est évident, la différence entre le net et les autres médias, c'est que sur le net les journalistes, chroniqueurs et autres, peuvent se permettre de dire ce qu'ils pensent et non pas ce que les majors labels et l'industrie du divertissement leur demandent de dire ! Or, finalement les gens sont tellement peu habitués à user de cette liberté, même de la simple liberté de ton ou d'expression, que celle des autres, bien souvent, les dérange plus qu'autre chose. Pour beaucoup d'entre vous lecteurs de Flu', j'imagine que cette liberté d'expression, est justement ce qui vous fait aimer internet. A contrario, les fans (pour la plupart), utilisent ce média non pas pour exprimer leur avis propre, mais pour défendre un avis déjà prédéterminé par les médias traditionnels. En gros, si les fans de Britney n'aiment pas voir d'autres personnes exprimer des avis libres sur leur idole, c'est tout simplement parce qu'ils n'appréhendent pas le net comme un vrai média. Pour eux, il ne s'agit toujours, au mieux, que d'un grand supermarché mondial, un lieu de rencontre amicale ou érotique, ou un repaire de bloggeurs adolescents et de sites de potes qui déconnent entre amis et, au pire, un nid de pédophiles et de pirates, comme leur serinent les "old medias" à longueur d'années. Surtout, ces fans n'ont pas l'habitude de voir s'exprimer des goûts "différents". Comprenez, pas "différents des leurs", mais "différents" tout court ! Au final, plus que Britney ou ses producteurs, managers ou labels, ce sont ses fans et leur manque patent de personnalité, que le chroniqueur touche et pointe du doigt quand il écrit sur elle. Et c'est ça qui fait vraiment mal. Imagine : Philippe Manoeuvre à la Nouvelle StarLa rumeur en faisait état depuis longtemps, c'est maintenant confirmé : le jury de l'émission "La Nouvelle Star" d'M6 sera composé cette année de Lio, la chanteuse toujours partante pour un nouveau gimmick (fut-ce Jacques Prévert ou Teki Latex), de Sinclair, l'homme le moins funky de France qui doit être bien content de trouver un boulot et André Manoukian, AKA "l'autre, là" qui était déjà dans l'ancien jury mais qui n'a jamais réussi à s'enregistrer dans mon cerveau (ce que les autres ont fait sans que j'ai jamais eu besoin de regarder l'émission) et que j'oublierai dès la fin de cette phrase. Voilà. Il y aura aussi, et c'est là ce qui nous vaut cette notule, ce bon vieux Philippe Manoeuvre, toujours fidèle à lui même. OK, un tas de lecteurs innocents de Rock'n'Folk vont crier à la trahison, mais La Nouvelle Star c'est un peu comme un soirée baby-rock au Gibus. Le but c'est de nous faire dévouvrir les jeunes artistes pénibles qui grouillent en France, non ? Et puis il paraît que leurs directeurs de casting approchent même des vrais groupes de rock comme les Four Black Taxis. Ne faites pas comme si ces deux mondes étaient si différents. Dans mes rêves les plus fous, j'imagine que Manoeuvre perdra définitivement toute crédibilité (même si, selon toute logique, ça aurait du être fait depuis longtemps), que ses lecteurs laissent tomber les armes, cessent de faire semblant de croire qu'Eudeline et Steeve Estatof n'ont rien à voir, qu'ils aillent rouler des pelles aux fans de Julien Doré, que tous les mythes du rock s'effondrent enfin totalement sur eux-même, qu'on ne lise plus nulle part "Kurt Cobain est mort pour...", qu'on cesse de traiter Pete Doherty et Britney Spears si différement, que plus personne n'achète de bouquins étroits d'esprit qui s'appellent "les cents super disques les mieux" ou "l'encyclopédie du rock"n"roll de R à L", que la production de perfectos s'arrête et que plus de deux bons disques de rock sortent cette année. Vous pouvez dire que je ne suis qu'un rêveur, mais je ne suis pas le seul. Tsugi : Next Wave
Foin de pinaillage étymologique, Tsugi se présente donc comme une suite logique à l'aventure Trax, sans pour autant copier l'ancien magazine phare de la culture electro. Au sommaire (exhaustif) : Miss Kittin & The Hacker "le retour" (logique après leur maxi tueur - et tuant - de l'été), l'idiotisme serein de Modeselektor, un formidable portrait de Tony Wilson (RIP) et l'épopée Factory, également prétexte à une présentation de Control, le film, un dossier Shoegazing in the 00's (par votre serviteur), la scène electro à Cuba, une belle évocation de notre Chloé nationale à l'occasion de la sortie de son excellent album, une enquête sur le business du remix, des interviews de Trentemoller, Swayzak, Boyz Noise et un micro-trottoir Tektonik (si, si). Du côté des nouvelles rubriques, Kill your Television (le titre parle de lui-même), un portfolio carte blanche mensuel offert à un photographe (non ce n'est pas des "pages modes"), un panorama des pistes chez nos amis belges et suisses et surtout, une très belle idée, la rubrique "Inspiration/expiration" qui retrace en une poignée d'albums le parcours d'un artiste. Tout ça au prix de lancement de 5 €. Pour finir, l'avis d'un de nos lecteurs sur le blog Tsugi : "Tsugi déchire, déboite, explose toutes les barrières... !!!", c'est peut-être un peu fort, mais il faut avouer que l'ouverture du mag est certainement son point fort, en plus de nous régaler tous les mois d'une tonne de références, de pistes musicales, de bons mots et de bons conseils. La presse française était en manque de culture électronique (et affiliée) depuis 3 mois, Tsugi vient pallier ce manque flagrant. Alors, souhaitons lui bon vent !
Outside a new day is dawning Tsugi, le blog du mag (et bientôt, Tsugi le site)
A noter que le mag donne une "Fête de soutien" le 24/10 Paris à La Loco, le programme est ici. Egographie #1 : Du journalisme élitiste et conscientJ'ai toujours détesté les étiquettes.
Ce qui est paradoxal puisque comme tout journaliste s'exprimant dans le domaine musical, j'en colle partout. Pourtant, plus que le fait d'écouter certains styles de musique, c'est celui d'écouter LA musique qui me touche, qui compte.
Evidemment, en temps que critique, cela ne va pas sans mal, car ce genre de philosophie devrait me rendre indulgent envers tous les artistes et tous les "genres" de musique, et par là même, me rendre incapable de critiquer quoi que ce soit.
Comprenez moi bien, je ne méprise pas les auditeurs de ces artistes, mais je ne peux m'empêcher de penser que les apprécier prouve une vision faussée de l'art, de la culture et même de la réalité. Traitez-moi de snob si vous voulez.
Alors pourquoi n'est-ce pas le cas ?
Donc je n'aime pas les étiquettes et logiquement cela veut dire que j'aimerais peut-être un jour un titre de Britney, Diam's ou Marylin Manson, comme j'ai aimé Michael Jackson plus jeune. Mais qui sait... Après tout, ceci est mon espace d'expression sur ce blog, je suis ici pour faire découvrir des artistes que l'on a peut souvent l'occasion de voir et d'entendre dans les grands médias. Et tout cela sans étiquette. Ce qui ouvre la porte à tous les sytles de musique, de la plus commerciale à la plus obscure. Mais dites-vous bien que je l'aurais toujours choisi. Je suis donc un indécrottable snob sans étiquette, élitiste et pédant. |
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