L'électro est une musique mutante, pleine de machines, de synthés, de boîtes à bips et de beats à rythme. - Lire aussi : notre petite histoire de l'electronica. En écoutant : la radio electro ! - Consultez le who's who de l'electro sur l'encylo Musique Yacht : l'été ne fait que commencer (j'ai déjà mal au pied) !
En plus d'être le vidéo clip désormais indispensable de tout musicien contemporain, "Summer Song" se présente comme une leçon hilarante et sacrément féroce de management culturel. Accessoirement, c'est aussi un excellent titre punk-funk à tendance synth-pop et le tube de l'été qui vient. Un gimmick facile à retenir et pourtant savoureux, à base de gros toms synthétiques et de boite à rythmes accompagnée d'une mélodie sautillante 80 qu'on se prend à chanter sous la douche. Il n'y a pas plus simple que "Summer Song" (sans compter son titre limite racoleur et parfaitement synchrone avec la période) et il faut bien avouer que ça marche.
L'erreur serait évidemment de prendre tout ça au premier degré. Avec leur concerts-happening ironiques et totalement irrévérencieux singeant la philosophie consumériste new age typiquement américaine (capitalisme mystique mis en image sur des animations powerpoint cheap, chant scandé comme une leçon de commerce pyramidal, détournement de thème religieux à buts commerciaux), les deux de Yacht, dont le nom lui-même sonne comme une provocation, sont en réalité les adeptes d'un situationnisme dont le message passe avant tout par l'humour et la dérision.
Pour finir, on rebondira sur le cool "Psychic City", l'autre tube très Talking Heads (d'aucun diront Tom Tom Club) de l'album, inspiré d'un morceau préchi-précha de Rich-Jensen, "Voodoo-City". Une autre illustration de la mystique très particulière de Yacht, le duo d'un pays où tout est possible du moment que les bonnes énergies vous apportent de l'argent (le tout sous couvert d'amour... divin, bien sûr !)
So move your feet on the summer song !
Yacht - Summer Song Téléchargez Flash Player pour lire cette vidéo
Rich Jensen - Voodoo City Téléchargez Flash Player pour lire cette vidéo
Voir aussi - le diaporama Tubes de l'été 2009 The Field : Le chant des possibles![]()
Quand le Suédois Axel Willner aka The Field reprend "Everybody's Got to Learn Sometime", l'incunable tube 70 de The Korgis, il se hisse au niveau de Seefeel, de Cocteau Twins, de My Bloody Valentine, de Slowdive. Il accède au sublime. Normal pour celui qui intitulait justement son premier album From Here We Go Sublime.
Avec Yesterday & Today, il reprend le travail là où il l'avait laissé, retrouve le chemin de sa techno mélodique et mélancolique, bâtie sur de microscopiques tranches de samples, répétées à l'infini, pour une musique monochrome et cotonneuse à souhait. Surdoué le Suédois ! Et pas coincé dans le schéma classique du producteur techno trop nerd pour sociabiliser. Après une tournée mondiale aux côtés de pointures aussi différentes de son univers que !!! ou LCD Soundsystem qui l'ont adopté au passage, Willner à invité deux amis à lui sur son nouveau disque, amenant au passage un peu de robustesse rythmique, des basses plus organiques et une batterie plus ronde (celle du track éponyme est même jouée par John Stanier de Battles).
Reste sur cet album, cette fabuleuse reprise, mais aussi "The More That I Do" sur laquelle il sample Cocteau Twins (après avoir utilisé Kate Bush sur From Here We Go Sublime), deux sommets de techno contemporaine, sans oublier "Sequenced", tunnel disco de plus de 15 minutes. Tout le reste est de cette trempe et The Field est déjà dans les bacs. Vous savez ce qu'il vous reste à faire ?
The Emperor Machine : Hail The New Emperor !![]() Deux semaines déjà que notre souverain Andrew Meecham, alias The Emperor Machine, digne représentant de la famille nu-disco electro-kraut punk-funk (ou tout du moins de sa branche royale britannique) a officiellement sorti sa dernière exaction, le tonitruant Space Beyond The Egg, un manifeste de pur space funk à forts relents horror movies mâtiné de pop cosmic. Comme le temps passe mes braves !
Voir aussi - Etienne Jaumet + Dieu = Cosmic Music Nouveau Joakim en septembre, l'évènement psycho-disco![]()
Et en exclu, "Love & Romance & A Special Person" extrait de prochain opus
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Voir aussi Hecuba : Un nom (difficile) qu'il va falloir retenirA une époque où la plupart des musiciens baissent les bras et commencent à comprendre que l'originalité est une terre qui restera pour beaucoup, totalement inaccessible, il est bon, vraiment bon, de découvrir des groupes comme Hecuba !
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Derrière ce nom à coucher dehors (sous les palmiers, un cigare au bec ?) tiré d'une tragédie d'Euripide se cache deux Américains originaires de Los Angeles : Isabelle Albuquerque et Jon Beasley. Affilié (à tort) à la scène néo-hippie des Bat For Lashes et consorts, Hecuba sonne pourtant plutôt comme l'improbable croisement d'un Chuck Berry revisitant le répertoire de Glass Candy en compagnie d'Alan Vega de Suicide (sans oublier une touche de 13th Floor Elevators, fameux groupe de Rocky Ericson, pour le look). Autant dire qu'au sein de la production électro actuelle, ces deux là s'affichent comme de vrais extraterrestres en ces temps de nu disco omniprésent et de minimal agonisante. Electro pop alors ? Pas vraiment. Il n'y a qu'à écouter les percussions minimales, les cuivres, et le vrai souffle soul et rockabilly habillé d'un cuir électronique de "Suffering", leur premier excellent single inclassable.
Le clip quant à lui, est tout simplement le "tout meilleur" de 2009. Aussi personnel que leur musique, le duo s'y incarne en rockeurs 50's, amoureux de belles mécaniques mais également amoureux transis. "L'amour fait souffrir", telle est la moral intemporelle de cette adorable pop song décalée sur fond de synthés soutenue par une ryhtmique minimale.
Cadeau de Fluctuat, la vidéo de "Suffering" dont on peut assurer qu'il s'agit certainement d'un des singles de 2009 (à noter la présence de Devendra Banhart en guest) :
Voir aussi Animal Collective met ses habits d'été"Summertime Clothes" est le second single extrait de Merriweather Post Pavilion d'Animal Collective et arrive accompagné de remixes de remixes par Zomby, Dam Funk et L.D. ainsi que d'un clip forcément surréaliste.
"Summertime Clothes" est une des chansons d'Avey Tare ("My Girls" était de Panda Bear) et rythmiquement ressemble plus qu'aucune autre chanson d'Animal Collective, à un bon vieux tube house. Quand celles du Panda vont plutôt faire la fête aux Caraïbes, celles d'Avey Tare tape du pied dans la boue d'une rave party. Les paroles parlent d'une ballade nocturne dans New York en pleine canicule, ce qui a apparement inspiré un clip qui regroupe des danseurs moustachus enfermés dans d'énormes testicules gonflables, une sculpture de glace siamoise effrayante, un autre danseur enfermé dans une burka et plein d'images subliminales flippantes. OK, Animal Collective veut bien tenter une chanson dansante et accessible mais si on veut en faire un tube, il ne faut pas compter sur eux pour nous aider.
Etienne Jaumet + Dieu = Cosmic Music![]() Dieu existe, Etienne l'a rencontré
C'est certainement l'évènement musical de la rentrée : Etienne Jaumet moitié du duo Zombie Zombie, multi-instrumentiste virtuose, amoureux de synthé analogique et membre de nombreux autres groupes dont Married Monk, Flop etc... signera en septembre Night Music, son premier album solo chez Versatile Records tout simplement produit par le dieu de la techno des origines made in Detroit, Carl Craig en personne !
Un album que votre serviteur a eu la chance d'écouter et qui s'avère plus cosmic et psychédélique que jamais. Avec sa pochette qui rend clairement hommage à la grande Kosmische Music allemande des 70's, Etienne Jaumet se hisse au rang jusqu'alors inégalé du E2-E4 de Manuel Gottsching (1984), pas moins ! Et même plus, puisque Night Music flirtant avec le jazz spatial de Sun Ra et les symphonies progressives de Klaus Schultze ou Tangerine Dream, est un parfait mêlange retrofuturiste de ce qui faisait la techno avant même qu'elle ne porte ce nom. Soit une musique d'avenir visionnaire, faite par des machines produisant des sons avant-gardistes (pour l'époque), et qui font aujourd'hui partie de notre quotidien, de notre histoire et donc, désormais, de notre passé. Hypnotique, intersidéral, Night Music, qui bénéficie d'une pochette conçue par les studio La Boca, ceux-là même qui sont à l'origine du graphisme de DC Recordings, est une offrande française exceptionnelle au monde de la musique cosmic. On en reparle à la rentrée !
Voir aussi Résultat du concours vidéo Louderbach-M_nus : Shine
On en parlait il y a peu, Autumn du duo Louderbach est certainement l'un des albums minimal techno les plus surprenants qui soit. Futur "culte et bizarre", ce disque au groove dépouillé et rampant produit par l'Américain Troy Pierce et soutenu par les textes sombres de son comparse angeleno Gibby Miller, s'impose comme une évidence tout en faisant le lien entre deux scènes généralement peu réputées pour s'entendre, la cold wave et la techno.
Un album de "Minimal wave" pourrait-on dire (ce que Troy Pierce ne renie pas : "Cela sonne très bien minimal wave, ou minimal post-punk. C'est très pertinent aujourd'hui alors que tout le monde redécouvre cette époque. Ce genre d'étiquette est toujours un peu stupide bien sûr, mais cette scène est pour une bonne part de ce que nous sommes devenus. C'est assez évident si tu écoutes Plastikman, Baby Ford ou Gary Numan et Japan par exemple." éclairera t-il au cours d'un entretien qu'il nous a accordé pour le magazine M&CD)
Organisé par le duo et M_nus, le label de Richie Hawtin, le concours vidéo visant à illustrer la superbe electro-pop désespérée de "Shine" (certainement le meilleur morceau de ce diable d'album) a remporté un franc succès, à l'image de celui de M83 dont nous vous parlions il y a peu. Le robinet à tube propose ainsi de nombreuses versions de cette histoire triste de couple en stase, et comme c'est souvent le cas, ce n'est pas forcément la lauréate qui nous convainc le plus. Parmi celles qui n'ont pas eu la chance d'être choisi, la deuxième que nous vous proposons ici était tout aussi pertinente.
Ceci étant, nous vous laissons seul juge : à vos comment. Prêts ? Partez !
Gagnant : Shine (Directed by Alex Grazioli)
Récalé (et pourtant très bon) le Shine de xepha242 Micachu and The Shapes : La pop dans un shaker
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Mica Levi, alias Micachu, c'est un peu "Bécassine au GRM" (sauf qu'elle est anglaise, mais passons). Une gamine décoiffée de 21 qui pond des tubes pour aspirateur ("Lips") et se fout complètement de savoir si sa pop lo-fi et punky plaira au plus grand nombre du moment qu'elle lui plait à elle. Ceci étant, le succès ne l'épargne pas, à notre plus grande surprise, ce qui tend à prouver que tout n'est pas complètement foutu dans ce bas monde.
Héritière certainement malgré elle, d'une partie de la pop indé des 80's, celle des fameuses C86 (The Moldy Peaches, Pastels, TV Personnalities, etc.), Micachu est aussi une fille de son temps. Elle aime le hip hop, a grandi avec Nirvana (comme toutes les ados de sa génération, celle d'avant Justiiiiice), compose des symphonies post-modernes pour le Philharmonique de Londres à ses heures perdues (rien que ça) et fréquente de grands producteurs, en l'occurrence Matthew Herbert, le sampleur fou ultra-engagé et novateur (en son temps) de Around The House (1998) qui concoctait déjà sa dance music décomplexée à l'aide de batteurs à oeufs, d'un shaker, et d'un set de table complet (couteau, fourchette, cuillère), inventant en quelque sorte la house concrète !
Nul étonnement de voir ces deux-là s'entendre comme larrons en foire, Herbert produisant pour le coup, Jewellery, étonnant premier album de l'Anglaise Micachu et de ses amis The Shapes. Un album dont nous vantons les mérites sur Fluctuat, et comme si cela ne suffisait pas, nous proposons ici la dernière vidéo en date.
Plus encore que "Lips", le clip de "Golden Phone" est symbolique de la musique du trio. Saccadé, limite hystérique et pourtant mélodique, Micachu & The Shapes c'est tout le sucre de la pop alliée à l'acidité du punk. Exemple en musique et en images : Micachu - Golden Phone
(Via PTV)
Voir aussi M83 : Résultat du video contest We Own The Sky![]()
Le Français Anthony Gonzales, alias M83 est victime d'un curieux paradoxe. Plus son projet accède au succès, moins il jouit d'une visibilité qui serait pourtant logique dans de telles circonstances.
En effet, qui se soucie de M83 aujourd'hui alors que le frenchy est signé chez Virgin Music/EMI ? Et surtout, qui a réellement compris la quête de pureté et d'innocence qui anime son leader et créateur ? Son ineffable détachement des choses du music business, son besoin d'effacement (incarné, entre autre par son exil aux Etats-Unis, en Californie pour être précis) ? Ce garçon discret à qui l'on doit pourtant les prémices de l'actuel revival shoegaze et ce, bien avant tout le monde, mériterait pourtant que nous, les médias, nous nous penchions plus souvent sur son cas. Son oeuvre sensible se moquant des modes, des tendances, des genres et des frontières, aspire à l'intemporalité et c'est tellement rare à l'heure actuelle.
Pour autant, les fans ne l'ont pas lâché, la preuve, il faut voir sur youtube la liste impressionnante des participants au grand concours vidéo amateur (video contest) lancé dernièrement par EMI et l'artiste sur internet. Une avalanche d'images, illustrant le magnifique "We Own The Sky", peut-être pas toutes pertinentes, mais en tout cas presque toutes inspirées. Le lauréat Young Replicant, jeune studio de création de Los Angeles, gagne pourtant haut la main avec sa vidéo nostalgique et tendre, évocation des jours heureux de la prime adolescence, une époque où, en effet, on a souvent l'impression que le ciel nous appartient. Très simple, le clip de Young Replicant, pourrait presque sembler "cucul-neuneu pour ados prépubères" vue sans le son, et pourtant, mariée à la musique de M83 il s'impose comme une évidence.
Plus "techno", celle de David Altobelli, pleine de flare digitale, avec ses effets "motion capture" malins et ses trapcodes, plaira peut-être plus aux techniciens, même si, bien évidemment, elle est beaucoup plus originale.
Faite votre choix, donc, le jury lui a tranché : "We Own The Sky" réaliksé par Young Replicant
"We Own The Sky" réaliksé par David Altobelli
(merci Rita)
Lire aussi Prepare Your Coffin : Le clip du retour de Tortoise![]()
Même si la musique de Tortoise sur leur premier album éponyme est véritablement menée à un train de tortue arthritique, pleine qu'elle est des influences du folk, du blues, du dub, du krautrock, du cool jazz, des avant-gardes et du minimalisme américain des 60's, il ne faut pourtant pas uniquement voir le nom de ce mythique groupe de Chicago, celui par qui le post-rock est quasiment né (selon une expression du journaliste britannique Simon Reynolds dans The Wire) comme une éloge de la lenteur, mais comme l'expression d'une complexité, d'une touffeur et d'un amour-passion non démenti pour tout ce qui prend des chemins détournés dans la musique d'aujourd'hui (et d'hier). Prédominance de la production, du processing, choix de l'électronique vs acoustique, plages instrumentales, mélodies aventureuses, la musique de Tortoise est d'une richesse peu commune en ces temps de créations uniformisées sous perfusion informatique, cette musique donc, est tout simplement tortueuse.
Un avis qui ne se démentira pas à l'écoute de leur nouveau - et magnifique - nouvel album Beacons Of Ancestorship, dont "Prepare Your Coffin", à la fois furibard, saturé, cavaleur et mélodique, est certainement l'un des plus remarquables extraits.
Pour preuve, cette vidéo, à titre d'exemple pour la postérité
Daedelus en nocturne et en technicolor![]()
Redinguote et rouflaquettes au vent, Daedelus est un doux rêveur, un doux dingue, un extra-terrestre et un poète. Le fait est que le Californien est vraiment un cas à part (et "un cas" tout court) dans le domaine des musiques électroniques, et ce depuis toujours.
A cheval entre plusieurs époques, plusieurs univers, plusieurs style, que cela soit esthétiquement ou techniquement, son évolution depuis Invention, son premier album sur le label américain Plug Research, est à la fois étonnante et pourtant complètement cohérente. Plus proche que jamais de ses idoles de toujours, Erik Satie, Robert Wyatt ou Arthur Baker, le Californien continue de surprendre, s'aventurant sur le terrain glissant du rnb bancal, de l'electro pop décalée ou du fourre-tout downtempo électronique, n'hésitant pas à user d'instruments expérimentaux (quoique très tendances) comme le désormais fameux Tenori-On.
Une machine tout aussi rigolote et fantaisiste que lui, dont il use sur "L.a. Nocturne" (quel titre !), son magnifique clip onirique qui ne dépare pas avec ce que nous écrivions déjà sur Denies the Day's Demise au court d'un entretien que le producteur nous accordait il y a deux ans, la musique de Deadelus est plus que jamais "un dédale de sons, de couleur et d'ambiance".
- notre interview avec Daedelus - Scratch Massive : Plaisir d'offrir, Joy de recevoir Scratch Massive : Plaisir d'offrir, Joy de recevoir![]() Difficile de suivre l'actu au jour le jour actuellement, la saison des festivals nous empêchant de nous faire l'écho de tous les disques dont nous souhaiterions vous parler. Ceci étant, ce n'est pas une raison pour en oublier. Je profite donc d'une pause dans les festivités pour vous annoncer la sortie de Joy, nouveau mix album du duo français Scratch Massive, le deuxième à ce jour, après un CD/DVD live, deux albums et un travail d'habillage pour le film Broken English (sur lequel ils reprennent superbement le titre éponyme de Marianne Faithfull).
C'est toujours un réel plaisir de retrouver Seb et Maud, leur sélection étant souvent le reflet d'une scène clubbing en plein bouleversement et permettant, à ce titre, de suivre avec attention l'évolution du dancefloor contemporain de manière toujours extrêmement fine et intelligente.
Joy, puisque c'est son titre, présente donc un line-up éclectique du rock à l'electro, la new wave et le punk funk, croisant le "The End" de John Carpenter, Matyas Agayo, WhoMadeWho ("TV Friend" remixé par Hot Chip), l'electro pop pompière de Tears For Fears, les frenchies Poni Hoax (Chloé remix) et Kalabrese (pour n'en citer que quelques-uns). L'ensemble étant également (c'est une constante chez ces deux-là) toujours profondément hypnotique et à leur habitude, extrêmement sensuel (voir le titre de Kalabrese qui devrait se renommer "Kala-braise", et le remix de "Like You Said" par la faussement sage, Chloé)
Histoire d'en remettre une couche en matière d'érotisme et d'electro, on se repasse le magnifique clip du fameux "Like You Said", véritable petit film réalisé pour Scratch Massive par Zoe Cassavetes (excusez du peu) avec Joanna Preiss et Sagamore Stevenin.
Prins Thomas est partout, surtout au Robert Johnson !
Avant d'être le "Prins" au nez creux que l'on sait, le Norvégien s'appelait Thomas Hermansen, tout simplement.
Aujourd'hui, alors qu'il règne sans partage (ou presque, il cède parfois la place à son compère Hans-Peter Lindstrom) sur le royaume nu disco et balearic actuel, on lui doit bien ce titre princier. Il est d'ailleurs impossible de faire l'impasse sur cet hyperactif qui semble pourtant constamment garder la tête dans un nuage (de beuh ?) contrairement à la légende qui voudrait que les jeunes entrepreneurs aient toujours les pieds sur terre.
Patron de Full Pupp, son label personnel, mais également de Tamburin, une nouvelle structure entièrement dédiée aux artistes norvégiens, à bloc de remixes et d'edits, en pleine promo pour II, son nouvel album avec Lindstrom, son compagnon de toujours et aux manettes d'un nouveau volume de la série des mix @ Robert Johnson (sans oublier ses productions personnelles, comme l'imposant "Mammut", sorti il y a à peine un mois), la vie de Prins Thomas est décidément loin de ce qu'évoque sa dégaine d'échalas barbu et décontracté au premier abord.
C'est vrai qu'ils étonnent ces Nordiques ! Alors que leur pays, malgré une beauté certaine, n'évoque pourtant pas forcément les rythmes torrides du funk et du disco, il ne se passe pas une semaine sans qu'un track incontournable du genre n'apparaisse sur le net et ne soit relayé par la blogosphère. Alors que Lindstrom nous assurait que des parties mémorables se donnaient sur les plages de Norvège l'an dernier, Prins Thomas, lui, choisi de prêcher la bonne parole dans tous les clubs de la planète, abandonnant un temps, ses fjords natals.
On le retrouve donc au Robert Johnson, fameux club de Francfort, où il prend les commandes après la Française Chloé, d'un mix album éclectique réunissant soft rock, dub, electro, funk, krautrock, italo et bien sûr, disco. Plus clubby que son précédent double album chez les Belges d'Eskimo (Cosmo Galactic Prism), moins autocentré que sa compilation Greatest Tits, le live @ Robert Johnson donne une idée plus nette du travail de Thomas sur le dancefloor. Un décalage savoureux qui voit se croiser et se fondre le post-rock de Trans-Am avec les rares cut 70's dénichés par l'intéressé et qui laisse la place à l'ouverture. Au hasard on retrouve le "Sexual Sportwear" de Tellier, les comptines techno glacées de Mathew Jonson, un classique de Closer Muzik, le légendaire "Disco Circus" de Martin Circus, un incontournable ("Test 1" d'Acid Test) ou encore Ricardo Villalobos, Low Motion Disco et Map of Africa. Palme d'or du track mythique avec "Giorgio Carpenter" (quel titre) de Cage & Aviary ! Bref, un mix qui tombe à point nommé en cette période pré-estivale et que l'on aimerait bien entendre résonner sur les plages tout l'été...
En attendant, une petite playlist Deezer spéciale Prins Thomas histoire de se souvenir de ses faits d'armes (attention sélection à haute potentialité érogène et hallucinogène !) :
5, 6, 7 juin, Seconde Nature : L'art numérique est dans sa nature
Dernière minute : Les organisateurs du festival Seconde Nature viennent d'annoncer l'annulation de la manifestation pour des raisons vraiment en dehors de leur volonté. C'est évidemment dommage et quelques soient ces raisons (expliqué sur leur site) cela ne doit pas engendrer de commentaires haineux. Pour ceux qui habitent la région et désiraient se rendre aux festivités, rendez-vous demain, jeudi 4 juin à 18h30 à la Scène Numérique, 27bis rue du 11 novembre, à Aix-en-Provence , lieu où se tiendra une conférence de presse à ce sujet.
Question : Seconde Nature serait-il le meilleur festival français de l'année 2009 ? Réponse, sans hésiter : Certainement ! Tout du moins cette année. Se voulant la vitrine des arts numériques et des musiques électroniques à Aix-en-Provence, l'évènement ne cache pas son ambition, et son programme n'en est que plus excitant.
Mix Up festival : Electrique et éclectique![]()
Battant, Manu le Malin, The Ex & Getatchew Mekuria, The Intelligence, Radio Moscow, Beat Assailant, Cheveu, Cercueil, Ddamage, 69db, DJ Fresh, soit, réunis en un peu plus d'une ligne et sur la même affiche : post-punk, techno hardcore, drum'n'bass, garage, lo-fi punk, hip hop et electro dub...
Le moins que l'on puisse dire c'est que le festival Mix Up porte bien son nom et exhibe fièrement (et à raison) les couleurs d'une certaine ouverture d'esprit sans pour autant trop se soucier des modes et des tendances. C'est tout à l'honneur des organisateurs qui offriront du 30 mai prochain à partir de 15 heures au dimanche 31 vers 9 heures, près de 20 heures de musique non-stop, à l'Elispace de Beauvais dans l'Oise. Une région pas particulièrement connue pour ses festivités affriolantes même si, comme le savent les amateurs, la Picardie " a toujours été plutôt électronique" et donc un lieu privilégié des free parties et autres raves sauvages.
Il était donc certainement d'autant plus vital pour les amateurs de musique du département, de profiter d'un événement entièrement dédié aux musiques actuelles, toutes tendances confondues (rock et electro), grosses pointures et jeunes pousses, réunies dans un même élan fédérateur. Afin de bénéficier d'un maximum d'ouverture mais de ménager les susceptibilités de chacun, le festival ouvre deux scènes, l'un plutôt rock et l'autre électro (mais où vont-ils donc caser les Battant, se demande le lecteur "éclectique" de Playlist ?), l'une en pleine air et l'autre couverte, sans oublier un espace chill out, pour souffler entre deux bières et les sets. A noter également, que la soirée d'ouverture aura lieu aujourd'hui (le 29 mai pour ceux qui viennent de se lever) avec le New York Ska Jazz Ensemble et The Swinging Dice à l'Ouvre Boite de Beauvais.
Autant de musiques réunies en si peu de temps, les amateurs vont devoir se munir de fortifiants pour en profiter pleinement, mais pour ça, nous leur faisons confiance...
En attendant, ne ratez pas le petit teaser du festival
A voir aussi Airlibres, les musiques en pleine herbe![]()
"Nouvelles musiques, nature, animation enfants", le programme est alléchant pour les parents, les amateurs de musique et les amoureux de la nature désireux de pouvoir à la fois respirer un bol d'air pur et chiller sur du bon son pendant que leurs bambins batifolent en sécurité de leur côté.
Siestes Electroniques 2009 - Horizontal Music #4 : Etienne Jaumet
![]() Moitié du duo Zombie Zombie, Etienne Jaumet est un étrange individu. Musicien expert (clavier et saxophoniste), membre de The Married Monks, Flop et divers autres projets, il ne faut pas se fier à sa dégaine de nerd tout droit sorti d'une comédie de Judd Appatow. Ceux qui ont eu la chance de le voir sur scène le savent, le bonhomme dégage une énergie étonnante et totalement communicative ! Pour les Siestes Electroniques de Toulouse, il déroulera ses mathématiques modernes version électronique à la fois trippantes et célestes. A voir samedi 27 juin entre 16 heures et 22 heures à la Prairie des Filtres.
Les Siestes Electroniques tendent à promouvoir une certaine idée de la flânerie comme un état propice à la découverte musicale. Qu'est-ce que cela vous inspire ? Personnellement je préfère l'errance à la flânerie... J'aime cette sensation de ne pas savoir où je vais, mais en gardant toujours l'idée d'une progression... C'est pour cela que je laisse une très grande part à l'improvisation dans mes concerts... Parfois je fais exprès de jouer un peu n'importe quelles notes afin de stimuler mon imagination... Je cherche lorsque je joue, à ce que la longueur des morceaux n'ait plus d'importance ! Seules les idées et les sensations me guident...
Une bonne partie du public est allongé durant les Siestes Electroniques, qu'en pensez-vous ? Que les gens dansent ou restent allongés cela revient au même pour moi ! ce qui compte c'est qu'ils oublient leur corps et que leur cerveau s'envole avec le mien...
Chez vous, êtes-vous du genre à somnoler en écoutant de la musique, est-ce un état que vous appréciez pour cette activité ? Il y a tant de façon d'écouter de la musique... Je pense que certaines musiques sont plus appropriées que d'autres pour somnoler, évidemment ... Je le fais souvent, car j'écoute beaucoup de musique planante...
Pourquoi et comment choisit-on de jouer à tel évènement et pas à tel autre (outre les questions d'argent) ? Personnellement j'aime bien jouer dans des cadres prestigieux et en compagnie d'autres artistes estimables... C'est le cas des Siestes Electroniques... J'imagine que tout le monde pense la même chose...
Plus généralement, comment imaginez-vous votre prestation au festival Les Siestes Electroniques ? Quelles sont vos attentes vis-à-vis du public ? Je voudrais que les gens ressentent les mêmes émotions que moi... Qu'ils dansent , qu'ils soient détendus, allongés ou défoncés, peu m'importe ! Ce qui compte, c'est qu'ils se sentent connectéS... J'aimerais qu'il fasse beau... Je pense que le cadre en extérieur et un bon son pourront contribuer à ce sentiment de communion...
Voir aussi
Brian Eno va-t-il rejoindre la liste antisioniste de Dieudonné ?A l'aune de la mise en lumière maladroite (volontaire ?) de l'UMP, à propos de la création d'une liste anti-sioniste par le "comique" Dieudonné, difficile de ne pas revenir sur cette info qui circule depuis le début de l'année sur le net concernant le discours de Brian Eno sur les responsabilités et les actions d'Israël dans les territoires occupés.
L'artiste, aurait en effet participé à une marche nommée The Stop Gaza Massacre Protest à Londres en janvier dernier et aurait donné son point de vue concernant la situation dans cette partie du monde. Au cours d'un discours qu'Eno a même intitulé An Experiment in Provocation : Stealing Gaza, le musicien a déclaré :
"C'est une tragédie que les Israéliens - un peuple qui doit comprendre mieux que quiconque les horreurs de l'oppression - sont maintenant en situation d'oppresseurs. Comme le grand écrivain juif Primo Levi l'a déjà fait remarquer "Tout le monde a ses juifs, et pour les Israéliens se sont les Palestiniens". Par la création d'une version moyen-orientale du ghetto de Varsovie, Israël évoque sa propre histoire, alors que ses fondateurs semblent l'avoir oublié. Et en essayant de répondre aux Palestiniens de manière soit-disant équivalente contre des tirs de roquettes et les jets de pierres d'adolescents - en employant l'une des machines militaires les plus perfectionnées du monde - ils abandonnent toute crédibilité." La suite (et l'intégralité de cette intervention) est visible sur youtube (et plus bas dans notre article).
Evidemment, les parangons de la pensée unique et bien pensante se sont immédiatement insurgés contre l'artiste, sans même se rendre compte que Brian Eno semblait aussi affligé pour le peuple israélien que pour son homologue palestinien... Ouais, bon, évidemment, on aurait du lui dire à Brian, parler (en "mal") d'Israël avec une coupe de cheveux de skinhead patenté, ça la fout mal forcément !
Lire aussi Siestes Electroniques 2009 - Horizontal Music #3 : Dominique Leone![]()
Dominique Leone est un ovni dans le ciel étoilé de la pop électronique. Sorcier de studio constamment à cheval entre expériences sonores inclassables et mélodies aussi magiques qu'imparables, la musique de Leone s'offre comme autant de clins d'oeil aux grands noms de la pop music mondiale tout en en transgressant tous les canons. L'Américain enchantera la Prairie des Filtres de Toulouse vendredi 28 juin vers 17 heures.
Les Siestes Electroniques tendent à promouvoir une certaine idée de la flânerie comme un état propice à la découverte musicale. Qu'est-ce que cela vous inspire ? Mmmh, mon idée d'une promenade musicale idéale serait de parcourir un trajet le long duquel se trouverait une longue ligne de musiciens, chacun jouant quelque chose de différent quand vous vous approchez d'eux. Ce serait comme un buffet plein de bonbons mais en version musicale, et ça, ça m'inspire énormément !
Une bonne partie du public est allongé durant les Siestes Electroniques, qu'en pensez-vous ? C'est une assez bonne idée pour apprécier la musique. C'est encore mieux quand vous fermez les yeux et que vous laissez uniquement la musique vous guider. C'est encore mieux pour le musicien !
Chez vous, êtes-vous du genre à somnoler en écoutant de la musique, est-ce un état que vous appréciez pour cette activité ? Somnoler, somnoler... il est assez dur pour moi de dormir quand de la musique joue, j'y fais trop attention pour pouvoir vraiment m'assoupir. Je commence à me concentrer sur la construction du morceau, les mots... cela peut-être assez fou parfois.
Pourquoi et comment choisit-on de jouer à tel évènement et pas à tel autre (outre les questions d'argent) ? Généralement j'accepte de jouer à un concert si j'aime les autres groupes, ou si j'apprécie la programmation du festival, l'évènement ou le promoteur. J'aime jouer avec des gens sympathiques et honnêtes. J'aime découvrir et écouter de nouveaux artistes créatifs. Et bien sûr voyager en France n'est pas négligeable non plus !
Plus généralement, comment imaginez-vous votre prestation au festival Les Siestes Electroniques ? Quelles sont vos attentes vis-à-vis du public ?
J'attends vraiment de pouvoir jouer dehors, ce que je n'ai pas fais depuis longtemps. J'espère que ce sera une belle soirée, et si les gens sont dans un état d'esprit propice à apprécier une certaine magie, ce sera parfait !
Voir aussi Hell, de jour comme de nuitCôté jour, voilà ce qui est certainement l'un des morceaux les plus étranges de Teufelswerk, le dernier album (double !) de Hell, alias " DJ Hell " (à une autre époque, en d'autres temps et peut-être toujours actuellement dans d'autres dimension plus "clubby"). En apesanteur inquiète, "Angst" porte bien son nom et incarne la facette "rock" du Munichois, une nouveauté.
Guitare, rythme downtempo, ambiance et un final légèrement techno... On pourrait presque parler de krautrock en version 2009 et c'est ce qui plaît le plus sur ce nouvel album bicéphale. Les détracteurs et les amateurs de techno pure et dure râleront certainement, toujours est-il qu'il règne une indéniable atmosphère sur cet edit du second titre de Teufelswerk réduit à 4 minutes 40 (l'original faisant en réalité, une douzaine de minutes, initialement suivi par "Angst 2 ", une courte séquelle quasi-symphonique qui enchaîne le track avec "Carte Blanche"). A noter que le titre bénéficie d'un remix du dieu de la house allemande Henrik Schwarz. Absolument magnifique, deep et hypnotique avec une touche vocale froide, c'est dispo en écoute sur youtube et il serait dommage de s'en priver.
Côté nuit, youtube, le robinet à images propose aussi "U can Dance" qui bénéficie d'un featuring de Mr Roxy Music en personne, j'ai nommé Bryan Ferry. De quoi vous donner une bonne idée de l'ensemble, "Night and Day". Globalement, Teufelswerk est certainement l'un des meilleurs albums de Hell, et il semble bien, un de ceux qui restera pour la postérité.
- Tiga : Comeback techno pop Nuits sonores 2009 : 7e édition, jour J – 2 !![]()
Siestes Electroniques 2009 - Horizontal Music #1 : Anoraak![]()
Frédéric Rivière alias Anoraak fait partie de cette scène émergente sur le net grâce à myspace et réunie autour du prolifique Collectif Valerie (Minitel Rose, College, Moulinex, Jupiter, Steve Moore, etc). Batteur des Pony Pony Run Run, féru de synthé vintage, d'electropop 80, d'italo-disco, de musique de séries et de films de la même époque, à l'instar de ses collègues, Anoraak présentera aux Siestes Electroniques son projet rétro futuriste délicieusement cheesy au Théatre de Garonne après le show d'Ariel Pink. Il a bien voulu répondre à nos questions orientées "Horizontal Music". A suivre sur le blog, les interviews des autres artistes programmés.
Les Siestes Electroniques tendent à promouvoir une certaine idée de la flânerie comme un état propice à la découverte musicale. Qu'est-ce que cela vous inspire ? Je trouve ça intéressant, ça change du schéma habituel des concerts. C'est un peu comme se promener avec un walkman, mais la cassette se change toute seule, jusqu'à ce qu'on en trouve une qui vous plaise, et en plus vous avez l'image avec.
Chez vous, êtes-vous du genre à somnoler en écoutant de la musique, est-ce un état que vous appréciez pour cette activité ? Ah oui ! Mais pas avec n'importe quelle musique, en fonction du contexte ça peut changer. Moi j'aime bien m'endormir en écoutant de la musique que je connais bien ou somnoler en découvrant un album.
Jouer pour un club et jouer pour un festival : quelles différences, selon vous, si différence il y a ? Dans un club ou une salle de concerts, il y a plus de chances de se produire face à un public qui connait ta musique. En festival tu peux amener des gens qui ne te connaissent pas à l'apprécier, ou à ne pas l'aimer du tout.
Pourquoi et comment choisit-on de jouer à tel évènement et pas à tel autre (outre les questions d'argent) ? Parce que c'est à Toulouse! A part le contexte géographique, il y a le fait que c'est toujours agréable de jouer dans un festival un peu décalé, je pense aussi au MIDI Festival à Hyères.
Plus généralement, comment imaginez-vous votre prestation au festival Les Siestes Electroniques ? Quelles sont vos attentes vis-à-vis du public ? J'imaginerai bien ma prestation agrémentée de tigres blancs, de danseuses brésiliennes et de feux d'artifices, mais on m'a soufflé que ce serait un peu compliqué. Sincèrement je n'ai pas d'attente particulière à part l'attention du public, j'espère juste que les gens qui s'y arrêteront y trouveront du plaisir, et moi aussi.
Voir aussi 25 - 28 juin 2009 : Le temps d'une sieste (électronique) à Toulouse![]()
Pour plus d'infos visitez le site officiel des Siestes Electroniques
En attendant, souvenez-vous de l'édition 2008 en vidéo, histoire de vous donner un avant goût de 2009:
Lire aussi Peaches's Electro Circus![]()
Peaches - More
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