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L'électro est une musique mutante, pleine de machines, de synthés, de boîtes à bips et de beats à rythme.

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Une pétition pour sortir la vie nocturne parisienne de son sommeil

Posté par LovelyRita le 04.11.09 à 16:01 | tags : électro, news

Paris, Paris, ville lumière, ville de café et villes musées. Si la capitale continue à attirer des touristes et des événements culturels (concerts, expositions, festivals), nombreux sont ceux qui ne font font plus la fête à Paris, mais à Berlin ou Londres. Pour alerter le public, les autorités et rattraper le retard de Paris sur les autres capitales européennes, une pétition (Paris, quand la nuit meurt en silence) à été mise en ligne.

 

Combieux d'entre nous sont allés, le temps d'un week-end, profiter des nuits barcelonaises et des clubs qu'offraient des capitales comme Londres ou Paris ? Envie de changer d'air, oui, mais force est de constater que nous ne faisons plus la fête à Paris. Le week-end, on a vite fait le tour entre le Point Ephémère, la Java ou le Rex Club. La Flèche d'Or, par chance, réouvrira en novembre 2009 mais il y a en moyenne 200 fermetures administratives (provisoires ou définitives) de lieux de vie nocturne par an (qui touchent en priorité des espaces dédiés aux musiques actuelles). Suite à la fuite des fêtards dans les autres villes européennes, des djs et autres professionnels de la nuit, face aux contraintes structurelles et juridiques, les associations Technopol, Plaqué d'Or et le disquaire My Electro Kitchen ont lancé en ligne le 19 octobre une pétition pour tenter de sauver ce qu'il reste de la vie parisienne by night. Succès pour la pétition, qui recueille, en moyenne 1000 signatures par jour et qui a atteint 10 000 signataires. Professionnels du milieu de la nuit, dj, propriétaires d'établissements, clubbeurs, amateurs de musique... les messages de soutien ou simples commentaires affluent sur la page facebook dédiée.

 

Si les auteurs de la pétition soulignent les fermetures administratives régulières (Flèche d'Or, le Batofar, la Miroiterie...), ils expliquent aussi cette situation par un contexte sécuritaire général, qui touche tant Paris que d'autres villes en France. Eric Labbé de My Electro Kitchen explique en détails l'impasse actuelle dans laquelle se trouve Paris et les solutions envisagées pour redorer le blason de sa vie nocturne... lire notre interview.

 




Zevolution : Ze Records Re-Edited

Posté par Maxence le 04.11.09 à 12:01 | tags : électro, funk, cover

 

 

Ze Records, fameux label punk-funk créé à New York par l'anglais Michael Zilkha et le Français Michel Esteban (Z+E = ZE), fête ses trente ans d'existence !


Pas une mince affaire, surtout que les genres affiliés à ce label mythique (punk-funk, néo disco, etc.) font aujourd'hui constamment la une des blogs et magazines grâce aux efforts continus d'une cohorte d'aficionados parmi lesquels LCD Soundsystem, The Juan McLean, Yacht, Padded Cell, le team de Horse Meat Disco, les Ecossais d'Optimo, l'animateur radio Tim Sweeney, les bardes nu disco venus du nord (Todd Terje, Lindstrom, Prins Thomas) ou bien, plus près de chez nous, des artistes comme Joakim et Tigersushi, le D.I.R.T.Y. Crew ou le magazine Trax.

 

Assurer la pérennité d'une musique aussi dansante que disloquée, telle fut la mission de Zilkha et Esteban, ces deux excentriques label owners, et ce depuis 1981, date de la première parution de ce qui restera comme la marque de fabrique de la structure : les compilations "Mutant Disco". Mais parmi les références proposées, on trouve également les exercices électros primitifs de Suicide, les cabrioles new funk de Kid Creole and The Coconuts, la disco funk de Was (Not Was), les classiques d'Aural Exciters, le pur punk-funk de James Chance (aka James White), le gimmick electro wave de Garçons et les bizarreries ethno punk de la Française Lizzy Mercier Descloux et la pop acidulée de Lio (oui, oui), celles plus rugueuses de son alter ego new yorkais, Cristina, ou encore les premières expériences de Bill Laswell et son groupe Material. Ze faisant en quelque sorte le grand écart entre Mudd Club (haut lieu de la no wave des 80's), Paradise Garage et le Palace parisien. Aujourd'hui, les curieux peuvent se procurer les trois volumes de la fameuse compilation Mutant Disco, vaste panorama qui témoignent de la richesse et de l'ouverture d'esprit d'une époque. C'est sous les highlights de ce label, que se développa le vrai son du New York, celui après lequel court encore aujourd'hui des pointures comme James Murphy ou Morgan Geist.



Histoire de fêter dignement ces 30 ans d'activité, Ze, accompagné des archéologues de Strut Records, sort une luxueuse double compilation au livret et packaging soignés, regroupant une bonne partie des hymnes du label. Des classiques auxquels viendra s'ajouter le 23 novembre prochain, un double LP (ou CD) de remixes et d'edits réalisés par les cadors du nu disco et punk-funk actuel. Dans la lignée du fabuleux edit de "Contort Yourself" par le duo de DJ Optimo, Richard Sen de Padded Cell, les Idjut Boys, Todd Terje, mais aussi Rub n' Tug, les gars des soirées Horse Meat Disco, le pionnier de l'edit Greg Wilson, le Français Pilooski et bien d'autres, se sont attribués un morceau de la discographie du label, rendant ainsi à "CéZar", ce qui lui appartient !

 

En écoute :

Material With Nona Hendryx – Bustin Out (Rub n' Tug Edit)

Téléchargez Flash Player pour lire cette vidéo

 

Pour plus d'infos, n'hésitez pas à visiter le micro-site Ze-Evolution







Vitalic, moins vital mais tout de même de beaux restes

Posté par Maxence le 03.11.09 à 15:39 | tags : électro, vidéos musicales, techno

 

C'est clair désormais, le trop rare Pascal Arbez, aka Vitalic, ne rééditera pas son exploit de 2001 avec Poney EP. Sa techno dark d'alors, ultra-énergique et tendue, fortement teintée d'electro, n'est plus dans la ligne de mire du Dijonnais. Après près de 15 ans de carrière dans l'électronique, "De l'An-fer to Chicago" comme titrait un de ces CD mix, un passage chez les Munichois de Gigolo et un album remarqué (Ok Cowboy en 2005 chez Different Recordings/Pias), Vitalic se tourne de plus en plus vers les mélodies synthétiques proto-disco et les tracks surcompressés qui font le bonheur d'une certaine french-touch actuelle.

 

Sur Flashmob, on ne retiendra donc que quelques morceaux, parmi lesquels "Poison Lips", fabuleux moment de mélancolie futuriste comme seule la techno sait nous pondre tous les 2 ans. Vénéneux, comme son titre l'indique ouvertement, "Poison Lips" est certainement le meilleur titre du nouvel album du français. Chanté par Linda Lamb, sa comparse au sein du projet The Silures, le morceau superpose les harmonies vocales psychédéliques langoureuses de l'une et la rythmique disco "moroderesque" de l'autre avec le même bonheur. Un track entêtant, à la fois classe et nostalgique, qui s'inscrit rapidement dans les esprits et risque de devenir aussi emblématique que le fameux "Poney Part.1" qui fit les beaux jours d'International Deejay Gigolo.

 

Quant à sa vidéo sous influence Millennium Mambo (remember Shu Qi, aah), elle symbolise à elle seule toute la mélancolie inhérente à la techno depuis ses débuts à Detroit, spleen et futurisme glacé, inextricablement mêlé...

 

 




jj : african folk, love and ecstasy

Posté par Maxence le 02.11.09 à 18:10 | tags : youtube, folk, pop, funk, électro

 

Les plus vieux d'entre nos lecteurs se souviennent peut-être de la déferlante Soul ii Soul à la fin des années 80, surtout des fabuleux "Get A life" sur Vol. II (1990 - A New Decade) qui faisait suite à Club Classics Vol. One sur lequel figurait "Back to Life" (énorme), et qui annonçait sans le savoir Massive Attack, Tricky et toute la vague trip-hop de Bristol (ainsi que le Nu Jazz, eurk !). C'est à ces titres que l'on pense immédiatement en visualisant la vidéo de jj (en minuscule), groupe (?) suédois totalement inconnu dans nos contrées et à côté duquel nous sommes honteusement passés cet été au moment de la parution de leur album sobrement intitulé n°2.



Si le rapprochement entre les deux groupes peut sembler tiré par les cheveux, au moins en ce qui concerne la production, c'est en tout cas la même ambiance érogène qui règne sur le titre "Ecstasy" de jj et sur, disons "Back To Life" de Soul ii Soul. "Ecstasy" et son étrange vidéo floutée usant de tous les clichés outranciers du rap bling bling (La Vegas, costards, cadillac, chaudasses en mini-short et fourrure) est un titre d'autant plus étrange que l'album de jj lui, oscille entre ballade folk, rythmes africains et latinos, pop, nu balearic et intermèdes electronica, le tout produit de manière très organique et évoquant le syncrétisme d'un Cocteau Twins produit par Jazzy B et chanté par Georgia Hubley de Yo La Tengo (Si ! Ecoutez "Things Will Never Be The Same Again")



Anachronisme dans le paysage néo-folk contemporain, jj c'est de la soul blanche produit par des blacks nés en Suède (?), des folkeux suèdois produisant de la musique black, Neneh Cherry faisant son comeback sous un nouveau pseudonyme (après tout, elle est née à Stockholm en Suède et y réside toujours)... Pure supposition que tout cela car, il est impossible d'en savoir plus sur ce groupe. Ni le site de leur label (Sincerely Yours), ni Google ne donnent rien sur ce groupe. Reste la musique, un peu trop léchée à mon goût, mais il faut bien avouer que cet "Ecstasy" langoureux et souple comme un léopard au plumard, ne laisse pas de glace... A tester à deux, donc.

 




General Elektriks : Frénésie mélodique

Posté par Maxence le 30.10.09 à 16:32 | tags : électro



RV Salters de General Elektriks, c'est un peu notre Andy Meecham (le "commander" de The Emperor Machine) à nous ! Fondu de synthés antiques, toqué de machines à sons aussi mythiques qu'analogiques, le Français voue un culte à tout ce qui vibre, bourdonne, ronronne et résonne. Mais la ressemblance avec le leader de The Emperor Machine s'arrête là. Quant l'Anglais nous fait le coup du giallo disco en inventant un mix quasi-unique (et imaginaire) de Giorgio Moroder jammant avec Dario Argento, General Elektriks lui, plonge dans les racines hip hop et pop de l'electro.



Sur Good City For Dreamers, son dernier album, le frenchy met à profit les leçons qu'il a retenues de son passage au sein du Quannum Collective, (le crew de Blackalicious, Lyrics Born et... DJ Shadow tout de même !) et sur le label desquels est sorti son premier disque en tant que membre d'Honeycut, groupe qu'il drive justement avec Blackalicious.



Les amoureux du ronron des vieilles bécanes synthétiques, mais aussi de clavier affolant et de soul, risquent d'hoqueter de bonheur à l'écoute des mélodies, là sautillantes, ici plus sombres et lyriques, de Good City For Dreamers, et si le clip gentillet (et drôle aussi) de "Raid The Radio" ne laisse pas forcément présager d'un album tout en profondeur, en funk souple (RV Salters en remontre aisément au cabotin Jamie Liddell et avec un naturel assez fou il faut bien le dire !) et en harmonies pop à la fois évidentes et audacieuses, faites un peu confiance à vos oreilles, laissez les trainer sur Good City For Dreamers.

 



En prime (et en streaming), "You Don't Listen", un morceau qui illustre parfaitement mon propos : bourdonnements, profondeur, harmonie... allez-y, c'est du bon !

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Battles et Four Tet à Paris pour la dernière soirée Warp20

Posté par LovelyRita le 30.10.09 à 14:56 | tags : youtube, vidéos musicales, news, anniversaire, live, agenda, électro, label

Warp a fêté ses 20 ans cette année, à renfort de sorties et de soirées à travers le monde. Pour clôturer les célébrations, le label anglais organise une dernière et très belle soirée le 8 décembre à l'Elysée Montmartre avec au line-up : Flying Lotus, Nice Nice, Four Tet et excusez du peu Battles.

 

Warp20, c'est une année entière de festivités qui a animé les grandes villes d'événements mêlant musique, art et vidéo. On a eu droit à de grosses soirées à Sheffield (ville du label), Tokyo, Londres, New York et Paris (en mai à la Cité de la Musique) et à la sortie cet automne de la Warp 20 Box Set, coffret rétrospectif. Du côté de Fluctuat, nous avons également proposé notre rétrospective des meilleurs clips de Warp.

 

Pour mettre un terme à cet annivesaire, une toute dernière soirée est organisée à Paris, ça sera le 8 décembre et à l'Elysée Montmartre. Au programme le math-rock de Battles dont le single "Atlas" fait partie du top 20 des meilleurs titres du label (voir le classement complet), Flying Lotus le producteur hip hop, l'électro exigeante de Four Tet et Nice Nice à découvrir ci-dessous avec le clip de leur titre "Pulp". A noter que Battles est actuellement en studio pour donner un successeur à Mirrored, probablement pour la fin 2010.

 

 

 
 
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Basement Jaxx brise le coeur de Lightspeed Champion

Posté par 2goldfish le 30.10.09 à 09:41 | tags : uk, pop, electro, videos musicales

En tout cas c'est ce qui semble se passer si on regarde ce clip. Et qu'on présume que les ours hip hop qu'on voit s'attaquer au pauvre coeur de l'indie folk rockeux Lightspeed Champion représentent les deux Basement Jaxx. Le fait est qu'ils ont fait appel à lui pour poser sa voix sur un beat aussi énorme que chargé en émotions.

 

Sur "My Turn", les Jaxx réussissent à obtenir un rapport gros son/subtilité de l'émotion proche de 1. Pour les nuls en maths, ça veut dire que les deux sont égaux. Comme dans cette reprise accoustique de "Ayo Technology" de 50 Cent et Justin Timberlake qui passe en boucle sur toutes les mauvaises radios en ce moment, sauf que là, les valeurs des deux données sont beaucoup plus élevées. Si vous êtes toujours nuls en maths, ça veut dire que les reprises acoustiques de tubes hip hop, c'est nul mais que "My Turn", c'est bien. Ces reprises sont sans doute aussi un peu racistes, mais pas Basement Jaxx, mais ça nous n'avons pas d'équation pour le prouver.

 

Bref, on ne l'aurait pas cru il y a encore relativement peu de temps mais Basement Jaxx va finir par nous faire chialer. En dansant. Scars, leur nouvel album, est bourré de ce genre d'électro douce amère qui fait shaker le booty et de featurings bien sentis de Santigold à Yoko Ono en passant par Yo Majesty. Après un Crazy Itch Radio "en demi teinte" c'est ce qu'on appelle dans le métier un "retour en forme". On peut aussi utiliser les termes "album de la maturité". Quel beau métier.

 

 

 




Hecuba, musique curieuse, en concert en France

Posté par LovelyRita le 29.10.09 à 14:57 | tags : agenda, électro, vidéos musicales, live

Notre découverte ovniesque de cet été, Hecuba, se fend cet auntomne d'une tournée européenne, qui s'arrêtera le 6 novembre à Paris, au Panic Room. Album révélation de cette rentrée, avec Paradise, tube de l'été 2009 avec "Suffering", le groupe revient aussi avec un nouveau clip, celui de "The Magic".



On vous a déjà retracé l'histoire de ce duo implanté à Los Angeles et signé sur le label Manimal Vinyl, qui a sorti cette année son premier album Paradise. Isabelle Albuquerque et Jon Beasley ont donné naissance à Hecuba, groupe arty à l'avant-garde de l'électro. De titres mutants ("La Musica", "Paradise"), au tube pop ("Suffering"), le duo explore les terrains électro, pop, disco pour un résultat hybride et curieux. A voir le 6 nov à Paris, au Panic Room, le 5 à Dijon et le 7 à Metz dans le cadre du festival Les Musiques Volantes.

 

Les deux musiciens ont aussi la bonne habitude d'accompagner leurs singles de très belles vidéos, revendiquant toujours un univers particulier et convoquant références en tous genres. Après les avoir vus en rockeurs fifites dans le clip de "Suffering", Isabelle et Jon se projettent, pour "The Magic", dans une villa au designe luxueux et dans un futur peu rassurant : elle dans la peau d'une femme désoeuvrée, lui en larbin.

 

Lire la chronique de Paradise et l'interview avec Hecuba

 

 




Bye Bye Bayou : LCD Soundsystem s'offre une reprise d'Alan Vega

Posté par Maxence le 29.10.09 à 09:40 | tags : cover, news, électro, funk
lcd soundsystem

 

" J'ai une relation malsaine avec les paroles de James Murphy. Je peux déclarer sans honte que je suis capable de réciter ses textes par coeur et j'affirme que chaque piste de LCD Soundsystem est capable d'aliéner toute personne qui s'y intéresse (en gros tout le monde). J'ai presque pleuré de joie quand Murphy a annoncé qu'il travaillait sur son nouvel enregistrement, et j'ai sangloté à nouveau quand j'ai su que sa première sortie serait une reprise d'un morceaux du premier album d'Alan Vega, qui est pour moi l'un des plus influents artistes de tous les temps ".

 

Voilà en quelques mots ce que déclarait il y a peu un blogger anglais sur son site. On ne sait pas ce qu'Alan Vega lui-même a pensé à l'annonce de la sortie de "Bye Bye Bayou", titre issu de son premier album solo éponyme de 1980 et premier single à paraître le 7 novembre, qui annonce la sortie en mars 2010 du prochain LCD Soundsystem, mais on ne peut que partager l'enthousiasme un peu bitchy du critique amateur britannique. James Murphy nous donne bel et bien des orgasmes auditifs !

 

Alors c'est peu dire que l'on attendait ce morceau, un morceau, n'importe quel morceau, pourvu que James Murphy, "The Murph", nous donne notre content de rythmes à la fois robotiques et nonchalants, de textes ironiques et de références à toutes les musiques qui nous font vibrer, du disco au krautrock en passant par le post-punk et le punk-funk.

 

Avec ses presque 8 minutes hypnotiques, son rythme ultra-répétitif, son texte annoné d'une voix éteinte et ses effets spéciaux inquiétants ("woof, woof, woof" font les hélicoptères), "Bye Bye Bayou" semble vouloir incarner la quintessence du "Soundsystem de LCD" version 2009, et il existe un mot pour ça : addictif ! "Repetition, repetition, repetition, the only way to transcend life and reality", comme je l'écrivais il y a peu sur Facebook (et oui, moi aussi, rrmhmmh, mais passons...), soit tout ce que l'on aime chez ce groupe et qui nous fait déjà saliver en pensant à l'album à venir.

 

En attendant, après une offre de téléchargement gratuit proposé par Murph' lui-même sur le site officiel du bonhomme (et malheureusement rapidement épuisée puisqu'initialement limitée à 200 downloads), il est à nouveau possible de trouver le titre en mp3 de bonne qualité puisque le leader maximus de LCD Soundsystem l'a proposé au webzine Pretty Much Amazing, for free ! Enjoy !

 

En écoute en streaming : "Bye Bye Bayou" par LCD Soundsystem.

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Excepter, un DVD et une poignée de remixes

Posté par Maxence le 28.10.09 à 17:07 | tags : électro, vidéos musicales, news

 

Cela faisait un petit moment que l'on n'entendait plus parler des New Yorkais allumés d'Excepter, le groupe free-form électronique mené par le quasi-gourou John Fell Ryan.

 

De retour fin 2009 sur Paw Tracks, le label de Panda Bear, ceux-ci annoncent la parution d'un nouvel EP doté d'une magnifique pochette, Black Beach. L'intégralité de cette oeuvre (car c'en est une) inclut un DVD présentant une performance du groupe réalisée en plein air à Big Sur (lieu mythique de la culture beat et alternative US en général, depuis plus de 50 ans) produit par Harrison Owen. Des bonus vidéos présentent également un concert complet d'Excepter à Los Angeles.

 

La bande son du DVD sort séparément en vinyle édition limitée, le tout étant accompagné d'une étrange vidéo dont on ne sait pas vraiment s'il s'agit d'un teaser pour présenter l'ensemble de cette production iconoclaste ou d'un vrai clip. "Castle Moro", premier morceau issue de Black Beach, est un mélange typiquement "Excepterien" d'ambient rampant, de field recordings zarbis, de rythmes profondément hypnotiques et de transe immobile. Mais l'ensemble est porté, cette fois, par une apaisante ambiance post-estivale. A la fois zen et solitaire, "Castle Moro" évoque un souvenir de vacances mélancolique, une épave de musique abandonnée sur la plage par un musicien fatigué, un état que soulignent merveilleusement les images du groupe dans un esprit do-it yourself bienvenu en ces temps de surenchère d'effets spéciaux et de néons rutilants.

 

 

 

D'un autre côté, Excepter reste toujours aussi imprévisible avec la sortie simultanée d'une poignée de remixes explosifs, dont un de JG Thirlwell alias Foetus, un autre de Jack Danger (Meat Beat Manifesto) et pour finir, cerise sur le space-cake, de Chris Carter et Cosey Fanni Tutti, un symbole vivant et une égérie, pionniers de la new wave, tous deux désormais quinqua (héé oui) des fameux C.T.I., Chris & Cosey, et surtout Throbbing Gristle.

 

La vidéo de "Shot Ring" issue de Debt Dept en désappointera plus d'un. Il faut bien attendre 1 minutes et demi pour retrouver un peu d'Excepter dans ce gloubiboulga techno indus, mélangeant l'electro post-acid house fleurant bon la rave des 90's et l'inclassable dub-rock industriel du combo de Brooklyn. L'ensemble est bien évidemment bizarre, tout comme les sont Carter et Cosey. Leur rencontre avec les foldingues d'Excepter ne pouvait donner que quelque chose qui le soit plus encore.

 




Donovan ne fait pas du psyché folk, non madame

Posté par Maxence le 26.10.09 à 10:08 | tags : hip hop, électro

 

Oubliez le gentil barde psychédélique des 60's ici. Donovan, c'est deux petits gars fondus de musiques black, électroniques ou non, qui écument les clubs et la scène depuis 2006.

 

 

Reconnus pour leur DJ set ultra-festifs, ils se produisent également avec les pionniers de Cassius, Moby, Princess Superstar, Metronomy, Teenage Bad Girl, Vitalic, et "French Touch 2.0" oblige, Justice. A l'instar de leurs ancêtres Daft Punk, leur musique remonte aux racines de l'electro, à l'époque où celle-ci se nommait encore "electrofunk", un dérivé du hip hop des origines lancé par Afrika Bambaataa dans les années 80 avec le fameux "Planet Rock", et n'était pas encore l'abréviation de tout ce que la musique produit d'électronique. Pas révolutionnaires pour deux sous donc, les deux Donovan (Nicolas Nekmouche et David Saïd) ne sont pas non plus des suiveurs, ils marchent à l'enthousiasme et à l'énergie communicative. Deux qualités qui les feront tourner entre 2006 et aujourd'hui, dans toute l'Europe mais également en Australie en 2008.

 

 

Avec Chord, leur premier mini-EP, ils montrent également qu'ils ont également su trouver un son original tout en restant dans le périmètre bien protégé de l'electro grand public. A la fois faciles et pointus, des titres comme "Bang", sont tout aussi idéal pour animer la bande son d'un mag culturel de qualité que pour danser sur les pistes du monde entier. Donovan c'est tout simple, mais finalement ça fait mouche à chaque fois.

 

 




Aeroplane : ça plane pour eux !

Posté par Maxence le 24.10.09 à 10:43 | tags : électro, pop
Le duo Belge Aeroplane aura mis un moment avant de réellement apparaître au grand jour (souvenez-vous, les allusions de l'ami Traske, qui les connait - personnellement - déjà depuis un bon moment), mais alors qu'ils sont invités à se produire le 04 décembre prochain aux mythiques Transmusicales de Rennes, difficile de faire l'impasse sur leurs productions.

 

A l'origine il y a deux ans d'un mini-hit dans le milieu néo-balearic (l'éponyme "Aeroplane" chez Eskimo Recordings en 2007), Vito De Luca et Stephen Fasano, sont désormais plébiscités par Sébastien Tellier (leur remix de "Kilometer" est certainement le meilleur que l'on ait offert au Français), MGMT, Cut Copy, Grace Jones, Au Revoir Simone, Lindstrom et même Robbie Williams (oui, oui... bof, bof, je suis d'accord), on ne compte plus les groupes réclamant leur version, edit ou remixes.

 

Partagé entre pop, italo disco et psychédélisme down-tempo, Aeroplane porte en tout cas bien son patronyme, transformant tout ce que le duo touche en hymne planant, tout synthés cosmic et guitares en volutes dehors. De Lucas et Fasano cultivent certes un éclectisme que certains leur reprocheront certainement aujourd'hui, mais qui place en tout cas le duo belge dans le peloton de tête des grands espoirs électro. A suivre donc... en attendant, en écoute et téléchargement, ce mix du duo offert par Flu' (tracklist sur le profil myspace des Belges) !

 

 






Danton Eeprom n'est pas à cheval sur les styles

Posté par Maxence le 22.10.09 à 17:03 | tags : new wave, électro

 

"Give Me Pain", le single pop et funky un rien vicieux du Français Danton Eeprom vient de sortir chez Infiné en 7" vinyle rouge, qui plus est !

 

En tant qu'avant goût du délicieux album Yes is More à paraître en novembre, ce titre donne la dimension du talent d'un jeune producteur/musicien, grand voyageur, fin lecteur et remixeur remarqué (Au Revoir Simone, Simian Mobile Disco, Radio Slave), plébiscité par tout ce que la planète compte de DJ pointus et exigeants (voir le single "Grindhouse" avec Matt Edwards de Radio Slave) d'Optimo à Trevor Jackson.

 

Pop teintée de new wave, punk funk, hit electro minimale ("Confession of an English Opium Eater" plébiscité par Andrew Weatherall dès sa sortie !), duos audacieux (dont une reprise magnifiquement blanchie à l'os de "Lost In Music", fameux tube disco funk originellement écrit par Nile Rodgers et interprété par Sister Sledge, en compagnie d'Erika Forster d'Au Revoir Simone et un autre évoquant le Gainsbourg de "Je t'aime, moi non plus", avec Chloé), morceaux inclassables aux arrangements étranges mais pourtant évidents dés la première écoute, Yes Is More réussit là où le Land Of Truth de Krikor & The Dead Hillbillies nous avait étonné mais pas réellement conquis. Il laisse, de plus libre, court à l'imagination et au personnage que Danton ("de l'audace, toujours de l'audace") s'est forgé au cours des années dans les clubs. Une image que sa voix basse et ses tracks électro révolutionnaires (référence historique oblige, ceux qui suivent auront compris), identifie comme un croisement entre un Barry White maigrichon et un dandy fin de siècle à la De Quincey.

 

On pariera donc sur le premier album de ce Français originaire d'Aix en Provence installé à Londres depuis deux ans, qui, gageons-le, risque de faire beaucoup parler de lui dans les mois qui viennent !

 

En écoute : "Give Me Pain"

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Antipop Consortium : après la chronique, le clip !

Posté par Maxence le 21.10.09 à 12:10 | tags : youtube, hip hop, électro


On ne reviendra pas sur l'aspect futuriste du hip hop d'Antipop Consortium, on en parle déjà longuement dans la chronique que nous consacrons à Fluorescent Black, cinquième véritable album des new yorkais, et nouveau chef-d'oeuvre qui marquera certainement une fois de plus l'histoire du rap indépendant.

 

On profitera par contre de la sortie (attendue) de ce nouveau clip pour insister sur la reformation de ce combo mythique et sa redoutable efficacité. Si nous n'aurions pas forcément choisi "Volcano" comme single (le deuxième, entre parenthèse, puisque précédé par l'impeccable "Apparently" il y a un peu plus d'un mois), ni comme clip, impossible de nier que ce titre est emblématique du retour en majesté d'un trio majeur du hip hop américain (quatuor, si l'on compte la présence de leur indéfectible producteur, Earl Blaize). En image et en son, les quatres d'APC font preuves d'une synthèse toujours aussi efficace, la symbiose fonctionnant à plein sur cet hymne martial, chant et contre-chant, chacun y allant de son phrasé, son flow affuté, vif ou trainant, plus ou moins rythmé et influencé par les racines du genre (ragga, oldschool hip hop, slam) et ses perspectives (électroniques ! Toujours !)

 

Certain remarqueront également que le groupe creuse son esthétique véritablement post-moderne, mélangeant ancien et nouveau, en gros une fusion visuelle de Sun Ra, Parliament ou Herbie Hancock avec les néons débridés de Tron Legacy (celui du come-back, avec Daft Punk à la bande son) et des clichés, ici savamment détournés, du bon vieux Rn'B.

 

On concluera sur ces mots, un brin provocateurs : "Antipop Consortium, c'est un peu mieux que Kanye West non ?" ;-)

 




The Declining Winter : mi-Hood mi-Lumière

Posté par Myosotis le 21.10.09 à 08:43 | tags : rock, pop, electro

The Decling Winter - Video "Hey EFD" Instrumental
 

Rien de tel qu'un petit instrumental pour se remettre de l'arrivée de l'automne, préparer l'hiver et digérer la rentrée. The Declining Winter, le groupe formé par Richard Adams, la moitié de Hood, et quelques amis a mis en ligne il y a quelques jours un morceau tiré de leur récent mini-disque, sorti confidentiellement sur le label Home Assembly Music. Comme souvent avec les frères Adams, Haunt the Upper Hallways (le titre du disque) se passe de commentaires et de blabla. Des guitares, de la lumière, des clichés sépia et une bonne dose de mélancolie et voilà qu'on flotte entre ici et là-bas, la tête en forêt et le corps en ville, dans un univers qui ne ressemble à aucun autre. Le titre éponyme est lui-même incroyable. Du côté du groupe maître, pas encore de nouvelles. Chris s'amuse toujours avec Bracken qui devrait sortir un nouvel album prochainement. Comme l'indique le site du groupe relooké au printemps, "the band is continuing its extended hiatus". Rien en vue donc si ce n'est d'obscures rééditions (en vinyl) de vieux enregistrements. Du Yorkshire, il semble que Hood est retourné à la clandestinité.

 

 


The Declining Winter - Haunt The Upper Hallways



Atlas Sound : L'été en plein hiver

Posté par Maxence le 20.10.09 à 18:12 | tags : électro, pop, rock

 

Logos, l'album d'Atlas Sound sort aujourd'hui ! L'occasion, évidemment, de parler de ce side-project de Bradford James Cox, chanteur du quatuor d'Atlanta, Deerhunter, dont c'est le deuxième album après Let the Blind Lead Those Who Can See but Cannot Feel paru en 2008 chez Kranky.

 

Personnellement, Deerhunter m'a toujours semblé surestimé. A cheval entre rock progressif "tape-sur-les-nerfs" et punk boursouflé, improvisation et j'm'en-foutisme (pour "foutage de gueule"), avant-garde et pop, ce groupe me fatigue alors que, connaissant mon goût pour le bizarre, il devrait me combler. Pourtant, je l'avoue bien humblement, la musique de Deerhunter m'est toujours passée par dessus la tête - et ce n'est pas faute d'avoir eu mon content d'expérience indie, ayant peu ou prou écouté tout le catalogue Kranky, Domino première période, Matador, Fat Cat, Thrill Jockey et autres promulgateurs post-rock de la première heure.

 

Reste qu'à l'instar de Noah Lennox et ses incursions solo sous le nom de Panda Bear que j'adore - alors qu'Animal Collective finalement, ne me touche pas des masses non plus -, j'ai un faible pour Atlas Sound, sujet de ce billet donc, et émanation solo du leader/chanteur des "chasseurs de cerfs" en question. Sur Logos, impossible de ne pas tomber amoureux des mélodies captives de Bradford James Cox ("The Light That Failed", "Shelia", "Quick Canal" feat. Laetitia Sadier de Stereolab, et bien d'autres). Toujours à moitié étouffées dans la brume (qu'on imaginerait aisément californienne, mais du nord cette fois, Oakland, San Fransisco), les chansons lo-fi et les bricolages électroacoustiques du bonhomme me touchent au coeur. Et comment faire plus beau titre que ce "Walkabout" magnifiquement interprété par Panda Bear justement ?

 

Harmonie de l'âme, morceaux qui nous fait vivre l'été en plein hiver ou "Teenage Symphony to God" volume 2, ce titre sonne comme si les Beach Boys de Pet Sounds s'étaient reformés et étaient retourné ensemble en studio pour découvrir les machines d'aujourd'hui sans savoir vraiment s'en servir ! "Walkabout" célèbre l'innocence éternelle de la pop, intemporelle - et toujours pareil - mais on ne s'en lasse jamais !

 

Titre à écouter : "Walkabout" (feat. Panda Bear):

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Unitxt : le chant de la machine

Posté par Maxence le 19.10.09 à 16:05 | tags : vidéos musicales, geek, électro

 

Qu'il collabore avec Andy Moor, le guitariste du collectif punk avant-jazz The Ex, ou comme ici avec Carsten Nicolai, alias Alva Noto, l'Allemand spécialiste d'une musique électronique abstraite, direct reflet de notre époque sur-technologique, Anne-James Chaton est à l'origine d'un art singulier, entre le slam monocorde et la poésie sonore. Cet artiste montpellierain également directeur et curateur de la cinquième édition du Festival Sonorités ("Du texte au son"), qui se tenait du 6 au 9 octobre dernier à Montpellier, est l'incarnation de l'inventivité et de la créativité d'une scène qui se nourrit de sons et de mots sans tomber dans aucun des clichés des arts suscités (ni slam, ni hip hop, ni poésie mise en musique.

 

Avec l'Allemand Carsten Nicolai, il nous livre ici un vrai petit film : un court métrage tout simplement bluffant évoquant les ambiances angoissantes et/ou décalées des réalisateurs japonais Takashi Miike (Audition, Dead Or Alive I, II & III, Ichi The Killer, etc.) ou Kiyoshi Kurosawa (Cure, Scéance, Kaïro, Loft...) qui illustre si parfaitement son travail que les mots sont inutiles. On expliquera pourtant : Unitxt est le fruit de l'exploration d'un nouveau territoire de sons, un concept bâti autour de textes lus par Anne-James Chaton, et recombinés sur une grille de 120 pbm par Noto, variant selon différentes unités ou modules rythmiques. En découle, la litanie obsédante, toute de saccades et de heurts accidentels, de ce qui semble n'être que des données numériques, une suite de chiffres élaborés à partir du nombre d'or sur une base mathématique complexe, dictée d'une voix impersonnelle et robotique.

 

Le chant d'un autre monde, celui d'un futur qui fait rêver les plus audacieux d'entre nous, mais qui fait peur aussi. Le chant de la machine d'un monde en voie d'hybridation et de mécanisation avancée... Scotchant !

 




Fairmont et Gravenhurst à Nordiq Impact fin octobre

Posté par Maxence le 16.10.09 à 12:24 | tags : agenda, électro, rock, egographie
Gravenhurst (à gauche), Fairmont (à droite)

 

Il y a des jours, le journaliste se prend à rêver... Rêver d'un monde meilleur où electro, techno, pop et rock cohabiteraient sans rivalités, ni guerres de clans, mariant le meilleur des deux genres sans tomber dans le cliché (riffs de guitare saturés sur de la techno compressée, électro glitch sans imagination cachée dans les recoins d'une mélodie pop) pour accoucher d'une musique meilleure, authentique, qui nous parlerait vraiment d'aujourd'hui...


Mais cette musique, elle existe non ? Peut-être en effet. Et c'est quand on apprend que des artistes comme Jake Fairley, alias Fairmont, auteur avec Coloured In Memory d'un des plus beaux albums de techno à consonances rock de 2007, et Nick Talbot de Gravenhurst, vont jouer ensemble au sein d'une même manifestation, que l'on se dit - peut-être naïvement - que tout est encore possible. Naïvement car "ensemble" est un bien grand mot. En effet, chacun de ces artistes se produira simplement dans le même festival, en l'occurrence l'excellent Nordiq Impact, qui se tiendra à Caen du 20 au 24 octobre prochain (avec Pierre Henry, Vitalic, Yuksek, Howie B., Erol Alkan, Sebastian Schuller, The Subs, Buraka Som Sistema, Superpitcher, Kevin Saunderson, Nathan Fake, Etienne de Crecy et bien d'autres).


Ce vers quoi je voulais attirer l'attention dans cette notule, c'est qu'en tant qu'auditeur et journaliste, ces deux projets qui semblent pourtant foncièrement opposés, m'ont pourtant toujours semblé très proches. Même romantisme à fleur de peau des deux bonhommes, même accointances avec l'electro pour l'un (Gravenhurst même si très "rock indé" est tout de même signé chez Warp, fer de lance de l'electro intelligente des 90's), avec le rock (surtout psychédélique) pour l'autre (Coloured in Memory se clôt même sur "Time's Fool", une des plus belles ballades psyché-pop de tous les temps).


On se dit alors, qui sait, qu'une telle rencontre initiera peut-être une nouvelle aventure ? Une collaboration ? Ou au moins un sentiment de reconnaissance mutuelle que les deux artistes ne vivront peut-être que dans leur fort intérieur...


Il y a des jours, le journaliste se prend à rêver...

 

 

Fairmont - Time's Fool (sur Coloured in Memory) :

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Gravenhurst - Cities Beneath The Sea (sur Fires In Distant Buildings) :

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Le duo Tim & Puma Mimi, inventeur du concert sur Skype

Posté par Maxence le 16.10.09 à 08:54 | tags : électro, pop, geek, web 2.0

 

Tim & Puma Mimi, forme le premier duo electro-pop intercontinental. Pour de vrai, pas juste en composant chacun de leur côté.

 

Aidés par la technologie de communication mise à notre disposition au moment où vous lisez ces lignes, ils se produisent même en concert de cette manière ! Ils sont en effet les initiateurs des premiers concerts Skype, une idée peut-être pas très funky qui évoque le pire de la très statique laptop music, démentie par les performances d'un duo pourtant extrêmement populaire au Japon et un peu partout en Europe, qui bénéficie de remixes de personnalités comme Seelenluft et Lipstick.

 

A cheval entre le Japon et la Suisse (Zürich), ce combo fête également ses 5 ans cette année avec la sortie de Turn The pages, un album aussi sautillant que mélodique qui plaira autant aux fans d'electronica précieuse que d'electro-funk et de J-Pop. Concernant Turn The Pages, il s'agit d'une première puisque paradoxalement le format n'avait jamais été choisi auparavant par le geek suisse et la Japonaise (leurs 3 précédents albums n'étaint initialement parus qu'en mp3 et en vinyle).

 

Alors un concert Skype, ça donne quoi ? On peut se poser la question, surtout à l'écoute d'un disque riche et varié, qui voit Tim & Mimi Puma s'adonner au reggae electro, à la pop, à l'electro-rock brut de décoffrage ou au hip hop (imaginez un croisement de Stereolab, Modeselektor et Mouse On Mars), principalement chanté en japonais, mais aussi en anglais, dans une ambiance très "super mario, pica pica !" comme le signal leur label.

 

Le duo répond... en vidéo, et sur Skype bien sûr !

 


Ne vous méprenez pas, Tim & Puma Mimi n'est pas un gadget sonore de plus de l'ère du web 2.0, musicalement, Turn The Pages est aussi très bien, la preuve avec ces deux morceaux, "Emoticon " et "Chocolate Junkie", les deux facettes de Tim & Puma Mimi :

Tim & Puma Mimi - Emoticon
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Tim & Puma Mimi - Chocolate Junkie
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Health : le bruit et les couleurs

Posté par Maxence le 13.10.09 à 12:03 | tags : youtube, rock, punk, électro
Imaginez Liars converti au disco, Nine Inch Nails s'abandonnant aux rondeurs funk ou Animal Collective jammant avec les visqueux improvisateurs d'Excepter ou les bordéliques Japonais de Boredoms (toutes hypothèses valables et envisageables vous remarquerez) et vous obtenez Get Color, nouvel album de Health, dans les bacs depuis hier ! Un groupe et un disque que l'on appréciera autant pour ses qualités que pour ses faiblesses.

 

 

Dub noise, industrial disco, hardcore funk, electro rock tribal, c'est donc ce que propose Health, quatuor originaire de Californie (Los Angeles Pour être exact), auteur d'un premier album éponyme déjà remarqué en 2007 bien que se voulant plus révolutionnaire qu'il n'était réellement. Le combo passe pourtant le démultiplié avec Get Color, un disque qui gagne exponentiellement en couleurs, en texture et en intérêt, sur une belle poignée de morceaux hargneux et inventifs parmi lesquels le mini-hit "Die Slow", le sidéral "In Heat", "Death+" ou encore "We Are Water" et le rêveur "Before Tiger". Ces amis du duo electro über-hype Crystal Castles, avec qui ils collaborèrent sur le titre "Crimewave" (le seul vraiment bon titre de ce duo "un poil surestimé" ?), font partie de la bruyante génération qui vient, celle qui s'avoue sans complexe héritier du shoegaze et du krautrock. C'est particulièrement évident sur ce Get Color que vous découvrirez certainement un peu partout dans les jours qui viennent.
 
 
Leur tube no wave, "Die Slow", banger track à la vidéo à la fois baroque et glacée (à déconseiller aux épileptiques), illustre parfaitement le paradoxe Health, un pied dans la dance, un dans l'univers fluo, l'autre dans le noisy rock. Cela fait trois ? Et alors ? Health est un animal à trois pattes en effet, un hybride étrange, tout de synthés grinçants, de break metal et de rythmiques explicites. Si l'on ajoute à cela un don pour les surprises atmosphériques, un goût peu évident pour les polyrythmies africaines et la voix très en retrait évoquant autant le Manchester Sounds of the 90's que My Bloody Valentine (facile) et les Spacemen 3 (déjà mieux), Health a tout du monstre qui séduira même les plus réticents.
 
 
Seul reproche, une imagerie un peu trop lisse et "générationnelle" malgré l'envie (évidente dans la vidéo de "Die Slow") de choquer l'ado moyen, et une production finalement très propre qui nous laisse penser qu'on pourrait un jour entendre Health dans une publicité pour les produits cosmétiques pour cheveux... Mais qui sait, se sera peut-être dans un film de Larry Clark ? A suivre donc...

 




Echos de New York : DFA danse encore (la house)

Posté par Maxence le 12.10.09 à 18:07 | tags : électro, usa

 

 

 

DFA, le label de James Murphy (Mr LCD Soundsystem), emblème incontournable du New York punk funk et post-disco tient décidément la grande forme depuis six mois ! Une influence que la structure doit en particulier au grand retour d'un genre pourtant longtemps dénigré, la house, la vraie, la moite, celle qui sue (sur le dancefloor) et fait remuer du bassin (un peu partout, de la chambre au salon).

 

Après The Juan McLean et The Future Will Come, un disque qui s'inscrira certainement en lettres d'or dans les Top Albums de l'année, Gavin Russom et son projet Black Meteoric Star, un hommage - selon les termes de son créateur - "à la house futuriste des années 80/90", paru cet été. Le duo Yacht et son album See Mystery Lights, bardé de tubes mystiques et dansants ("Summer Song", "Psychic City", "Ring The Bell"). Shit Robot (aka Marcus Lambkin) et "Simple Things", hymne proto-house à la fois minimal et fervent étonnamment interprété par l'iconoclaste Ian Svenonius, activiste de Washington DC et ex-leader du combo hardcore punk Nation of Ulysses (oui, oui !), c'est au tour de Still Going de nous balancer une vraie bombe house, imparable.

 

Avec "Spaghetti Circus", Olivier Spencer et Eric Duncan alias Still Going, signent en effet un killer track, le genre de morceau soulfull porté par une voix black mature digne du meilleur funk des 70's, et soutenu par une rythmique mutante, démarrant krautrock (Klaus Dinger es-tu là ?) et enchainant sur un 4x4 four to the floor qui prouve une fois de plus que le genre expérimental allemand et la dance music américaine des 90's ont toujours fait bon ménage !

 

Grand connaisseur du disco des origines (Duncan est entre autre la moitié du duo Rub N Tug qu'il forme avec Thomas Bullock ), Still Going était déjà à l'origine de l'influent "Still Going Theme" il y a un an. Spaghetti Circus, leur second EP fera date dans la production DFA, autant que les minis-tubes underground "Happy House" de The Juan McLean ou le suscité "Simple Things" de Shit Robot !

 

La house est de retour et nous ne nous sentons plus de joie ! Qui l'eut cru ? Certainement pas moi ! (on en reparlera...)

 

Still Going - Spaghetti Circus :

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Miike Snow, animal à trois têtes

Posté par Shangri La le 10.10.09 à 10:32 | tags : électro, youtube, pop

Miike Snow, comme son nom ne l’indique pas, est un trio. D’un côté, on retrouve les compositeurs et producteurs suédois Christian Karlsson et Pontus Winnberg, qui forment le groupe Bloodshy & Avant. Partageant un background commun de DJs et de membres au sein de groupes électro et new-wave, ils ont ensuite fait ensemble la plus rare transition vers des succès commerciaux, avec des artistes de l’acabit de Madonna ou Kylie Minogue. Leur fait d’armes le plus connu : être à l’origine du tubissime "Toxic" de Britney Spears, probablement le meilleur morceau de la popstar.

 

De l'autre côté, face à ses génies de la prod, on trouve l’Américain Andrew Wyatt. Artiste solo signé chez Columbia, il forme avec un ami l’éphémère groupe les Funkraphiliacs à 18 ans ; quelques années plus tard, il est bassiste et compose quelques uns des meilleurs titres de The A.M., aux côtés de Parker Kindred, l’ancien batteur de Jeff Buckley. Pas vraiment de la même trempe donc, les trois futurs Miike Snow se rencontrent sur un projet commun, et commencent à sévir à partir de 2007, à grands coups de remixes bien sentis (Vampire Weekend, Peter Bjorn and John…). Finalement, le trio décide de s’enfermer à Stockholm dans une vieille maison, l’ermitage résultant dans l’enregistrement d’un premier album. Sorti en mai 2009 sur l’excellent label Downtown Records, le trio qui souhaitait simplement s’amuser en faisant de la musique ensemble est vite dépassé par le succès de cet album éponyme.

 

 

 

 

Compte-tenu de leurs backgrounds bien différents, il était assez difficile de prévoir à quoi ressemblerait le résultat de leur collaboration ; en un mot comme en mille, l’association fonctionne à merveille. Si vous cherchez un successeur à "Toxic", passez votre chemin ; c’est le genre d’album qui s’appréhende comme un ensemble, harmonieux, pop, plus qu’une compilation de hits . Beaucoup de synthés, de pianos, et de batteries live en fond : Miike Snow évite l’écueil d’une électro-pop scandinave froide et calculée, sans pour autant abuser des effets dance/techno qui auraient pu rendre le tout un peu indigeste. Les arrangements soignés et le songwriting assez noir de Wyatt permettent d’avoir ce résultat grisant où des refrains entêtants, et somme toute assez simples, se voient contrebalancés par une certaine mélancolie. Le morceau "Cult Logic", avec son refrain imparable, fait irrésistiblement penser à Passion Pit, même si dans son ensemble, cet album ressemble plus à du Animal Collective, à l’image de titres comme "Animal" ou "Burial". Mais Miike Snow s’essaye aussi avec brio à la ritournelle midtempo sur "Faker", et délivre un épique morceau de 6 minutes qui réussit à passer de la ballade au tube taillé pour le dancefloor, "Silvia".

 

S’il n’est pas parfait et souffre de quelques passages moins réussis, il n’en reste pas moins qu’il fait partie de ces albums dont la découverte est un vrai plaisir. Les trois compères, qui ont pour habitude de cacher leurs visages (masques chirurgicaux pour une photo promo, recouverts de glace dans le livret de l’album), n’avaient pas prévu de tournée consécutive à la sortie de l’album. Mais leur participation à celle de Lykke Li et leurs rares apparitions aux festivals estivaux (Loopalooza et Osheaga) ayant été de francs succès auprès du public, Miike Snow se sont fait une raison, et ils tournent en Europe jusqu’à la fin de l’année.

 

 

 

 

 

 




Des nouvelles de Massive Attack

Posté par Maxence le 09.10.09 à 14:47 | tags : youtube, électro, dub, vidéos musicales, news, uk

 

Après maintes rumeurs de séparations, de cessation d'activité, de poursuite en solo puis finalement de tournées, Massive Attack surprend une nouvelle fois tout le monde en balançant le vidéo clip bizarre de "Splitting The Atom".

 

Tauromachie, s'interroge plus d'un internaute ? Et pourquoi donc ? Certains optent pour une dénonciation de ce sport décrié alors que le groupe va bientôt se produire à Lisbonne au Campo Pequeno (rien à voir avec les habitants de nos campagnes), d'autres au contraire s'offusquent que l'emblème de Bristol persiste dans sa tournée alors qu'il devrait annuler la date en question pour montrer à quel point il combat ces jeux barbares... Bref, sans déclaration du groupe, difficile d'y voir clair. Reste le morceau lui-même, "Splitting The Atom" donc, un peu en deçà de la moyenne tout de même, au regard de leur répertoire.

 

 

 

 

Une nouvelle beaucoup plus intéressante tout de même nous vient de Clash Magazine, il s'agit de la future collaboration entre Burial, le mystérieux projet dubstep du label Hyperdub dont nous encensions l'album Untrue, de l'an passé. C'est le site de référence Resident Advisor qui reprend les propos de Daddy G déclarant : " je ne sais pas si je dois en parler... Bon, vous vous souvenez de ce disque que nous avons fait avec Mad Professor (No Protection en 1995, NDA) et bien cela reprendra à peu près le même principe. Burial va remixer une bonne partie de nos nouveaux titres et d'autres nombreux morceaux que nous avons faits. "

 

Connaissant le son à la fois très sombre et très riche de Burial, c'est en effet une très bonne nouvelle pour les fans de la dark side de Massive Attack. Surtout que Daddy G. ajoute : "Nous avons déjà écouté beaucoup de choses qu'il a faites avec nos morceaux, et c'est simplement hallucinant ! La façon dont il empile les couches de sons, dont il pose ses rythmes et tout ses trucs. Le dubstep est vraiment une chose étonnante. Il y a beaucoup de gens vraiment bons dans cette scène - Kode9 est très talentueux aussi. Ces garçons sont tout simplement incroyables et nous voulons faire partie de cela. "

 

Même si le projet n'a pas encore de date fixe ni de calendrier établi, autant dire que nous sommes sur les dents ! A suivre (avec impatience) donc !




Matias Aguayo : Aïe, aïe, aïe !

Posté par Maxence le 08.10.09 à 11:06 | tags : pop, funk, électro

 

Si on m'avait dit que j'écrirais du bien de Matias Aguayo en 2009, après son single boutade house-pouèt-pouèt dénonçant la minimal techno l'an dernier (souvenez-vous "Basta Ya La Minimal"), je ne l'aurais pas cru. Et pourtant, il faut se rendre à l'évidence, Ay Ay Ay, le prochain album d'Aguayo à paraître à la fin du mois (le 26 octobre pour être précis) est une bombe ! Le genre de disque obsédant qui hantera cette fin d'année et passera certainement la suivante à nos côtés.

 

 

Il faut avoir vu Matias Aguayo sur scène, avec ou sans Roccness, pour comprendre le trip de ce germano-chilien (encore un !) fou de rythme. En effet, ceux qui ont eu la chance de le voir jouer son album Are You Really Lost (paru chez Kompakt en 2005) avec son compère aux Nuits Sonores de 2006, retrouveront sur Ay Ay Ay la même ambiance hypnotique, la même folie à peine contrôlée que nous avions alors constaté sur scène.

 

 

A la manière d'un Alan Vega de Suicide qui aurait troqué le caniveau de New York pour ceux tout aussi moites de Santiago du Chili, Aguayo en solo génère, seul avec son micro et quelques boucles, une atmosphère de fête païenne quasi-tribale. Sur un album où plane l'ombre de toutes les musiques rythmiques du monde (africaine, latino, electro), l'ex-Closer Muzik lance des phrases hypnotiques, s'enivre de beat et de mot, nous faisant doucement glisser dans une trance discoïde complètement ivre. Un pur moment de bouleversement des sens pour celui qui osera s'abandonner.

 

 

Autant dire qu'Ay Ay Ay est un grand disque, plus que ça même, une performance. Quand à ceux qui sont déjà accros à l'obsédant et hypnotique "Walter Neff", présent sur l'excellent volume 10 de la compilation Total Kompakt, impossible d'en douter, ils vont adorer Ay Ay Ay !

 

 

Pour mémoire, "Walter Neff", dernier single en date de Chilien chez Kompakt :

 

 





Ulrich Schnauss porte plainte pour plagiat contre... Axl Rose

Posté par 2goldfish le 07.10.09 à 17:56 | tags : usa, news, rock, electro, rigolo

Independiente et Domino viennent de déposer une plainte contre Interscope/Geffen A&M, les Guns N'Roses et Axl Rose, demandant un million de dollars de dédommagement pour l'utilisation de samples non autorisée de non pas un, mais deux morceaux d'Ulrich Schnauss dans "Riad'n'The Bedouins", un morceau de l'album Chinese Democracy. A l'écoute des morceaux concernés, on se dit que les avocats de Rose auront du mal à le sortir de ce coup là.

 

Tout d'abord d'Ulrich Schnauss vous prenez "Wherever You Are" :

 

 

Ensuite vous ajoutez un peu de "A Strangely Isolated Place" :

 

 

Vous mélangez et vous obtenez les premières secondes de "Riad'n'The Bedouins" des Guns'n'Roses :

 

 

La question qui se pose bien sûr, c'est pourquoi donc Rose n'a pas pris la peine, soit d'obtenir l'autorisation de Schnauss (ce n'est pas comme si Chinese Democracy avait été sorti dans la précipitation) soit d'enregistrer sa propre petite intro au synthé (si c'était une question d'argent). Pour le peu qu'on en entend dans le morceau, ça n'aurait pas été si dur.

La théorie la plus probable ? Quelqu'un, à une étape de l'interminable production de Chinese Democracy, a bricolé vite fait ce petit mash up d'Ulrich Schnauss pour donner une idée à Axl de ce qu'il envisageait pour l'intro, puis ce quelqu'un a été viré, comme tous les gens qui ont travaillé un jour ou l'autre sur l'album, et personne n'a pris le temps de chercher d'où venait cette intro quand il l'a retrouvé trainant dans le studio. Ce quelqu'un (on parierait volontiers sur Moby) doit bien rigoler aujourd'hui.

 

Voir aussi
- notre article sur les Plagiats dans le rock
- notre forum sur les plagiats dans la musique






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