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Animal Collective, la vidéo d'In The Flowers et un nouvel EP !

Posté par Maxence le 21.11.09 à 10:18 | tags : youtube, pop, électro

 


 

 

S'il est bien des rejetons déjetés du psychédélisme en 2009, 30 ans après son explosion originelle, c'est certainement Animal Collective.

 

On a beau s'être battu bec et ongles pour leur trouver tous les défauts, penser que tout avait été dis depuis le Oar de Skipe Spence (voir notre billet à propos de sa reprise par Beck), les délires de Syd Barrett, ceux de Captain Beefheart, du early Pink Floyd, des Seeds, de Love, du 13th Floor Elevators, des premiers Mercury Rev et de Sebadoh, de Julian Cope, des Flaming Lips et avant eux de l'Odessey And Oracle de The Zombies ou du Present Tense de Sagitarius, j'en passe et j'en oublie (volontairement, la liste serait trop longue). C'est une évidence, on ne peut vivre éternellement dans le passé et force est de constater que malgré une légère tendance à surestimer les capacités du groupe new yorkais, plus Animal Collective vieillit et plus leurs productions nous enchantent.

 

Le psychédélisme n'est pas mort, est osons le dire, c'est en partie (je précise "en partie", eu égards aux yalatolas du genre !) grâce à des groupes comme celui d'Avey Tar et Panda Bear, eux qui surent si bien mixer sur leur derniers albums, technologie électronique et tribalisme, répétitions et mélodies, évanescence et dérèglement des sens, bref, qui atteignent régulièrement la transcendance avec un naturel déconcertant.

 

C'est encore une fois le cas sur "In The Flowers", ouverture de l'album Merriweather Post Pavilion, pure perle pop enchantée qu'accompagne une vidéo hypnotique et sévèrement barrée que ne renierait pas David Lynch. Une manière sans doute pour le collectif de Baltimore de clore le chapitre de ce dernier album et d'ouvrir celui de la suite, avec entre autre l'annonce de la sortie imminente du prochain EP Fall Be Kind dont nous profitons pour vous dévoiler ici le tracklisting et le premier titre : "Graze" (en attendant le "film" de cette équipe de fous furieux).

 

Le clip de "In The Flowers" est réalisé par Abigail Portner, sœur de Dave Portner, aka "Avey Tare".

 

 



 

Tracklist de Fall Be Kind :
1. Graze
2. What Would I Want? Sky
3. Bleed
4. On A Highway
5. I Think I Can

Parution le 14 décembre 2009




Flairs, graphisme 8 bit et humour de camionneur

Posté par Maxence le 19.11.09 à 17:48 | tags : news, électro

 

Il y a deux clips que l'on attend avec impatience à Flu'. Le premier est celui de DJ Hell (feat. Bryan Ferry) pour "U Can Dance", qui tarde à venir (janvier 2010 tout de même !) même si son teaser est visible un peu partout sur le net. Le second, et non des moindres, c'est celui annoncé de longue date, du "Truckers Delight" de Flairs !

 

Oui, Flairs, le "mighty Flairs", celui qui joue de la basse MIEUX que Prince, qui fait MIEUX l'amour que le nain de Minneapolis, qui chante MIEUX et mange PLUS de trucs que lui (!). Celui aussi, qui "se balade à L.A. dans sa bagnole en cherchant à se faire des amis un flingue à la main". Celui, pour finir, qui aime triturer de bonnes grosses "hairy balls", bref, notre pote le camionneur de l'electro routière, Flairs quoi ! Et ce clip, "Truckers Delight", un morceau instrumental qui a fait le tour des blogs dès sa parution, face B de "Better Than Prince", repris et playlisté par de nombreux DJ (Soulwax, Justice, Pete Tong), est désormais visible - et même déjà censuré par youtube (mais pas sur Playlist) !

 

Il faut dire que le gars et son équipe de graphiste n'y vont pas de main morte. S'inspirant sans vergogne du Duel de Steven Spielberg en le mélangeant avec Faster Pussycat Kill Kill de Russ Meyer, Les Fous du Volant (souvenez-vous, Satanas et Diabolo, hihihihohoho !!), y ajoutant les outrances d'un pervers otaku fan de manga Hentai et les délires les plus machistes d'un amateur de porno allemand sous viagra, le tout rendu dans un trip graphique de vidéo game typé 8 bits pour platines Sega, "Truckers Delight" fera hurler de rire les plus décomplexés d'entre vous, autant qu'il dérangera par son jusqu'au-boutisme (si si, vous verrez vous aussi à la fin), et bien... les plus décomplexés d'entre vous !

 

Reste que ce morceau est un tour de force. D'abord, c'est celui qui lança Flairs et son personnage, bien avant le single "Better Than Prince", ensuite c'est le seul entièrement instrumental de l'excellent album Sweat Symphony dont nous célébrions les mérites il y a quelques mois. Pour être anecdotique sur le dit album, il retrouve ici une seconde vie grâce à l'imagination débordante d'une équipe de graphiste fous furieux et d'une paire de remixeurs... hors pairs ! En l'occurrence, Alex Gopher et Alixander III en vacances de son duo Azari & III, réinterprétant tous les deux, cet hymne pour camioneur en manque d'amour.

 

Chapeau Flairs, tu as encore frappé, et pour un coup, c'est un coup bas ! ;)

 







Washed Out : Îles flottantes

Posté par Maxence le 17.11.09 à 16:56 | tags : pop, vidéos musicales, électro

 

 

Alors que le genre néo baléaric semble souffler toujours un peu plus son air tiède sur l'hiver, gageons d'entrée de jeu que nous allons bientôt entendre parler un peu partout de Washed Out (si si, tapez ce nom dans Google !), projet d'Ernest Greene, un jeune américain originaire de Caroline du Sud et vivant actuellement à Macon en Georgie (patrie de l'excellent écrivain Harry Crew).

 

A l'écoute de son premier EP, Life of Leisure, et des vidéos qui l'accompagnent, il semblerait qu'Ernest ait trouvé là le paradis sur terre. Sa musique, mélange de pop shoegazeuse et de disco lo-fi, s'inscrit irrémédiablement dans le genre néo baléaric, mais cela ne semble pas être une volonté affirmée de la part de son créateur.

 

La recette du son Washed Out c'est en constant décalage. Des morceaux qui semblent tous composés de couches dépareillées et mal calées, donnant à l'ensemble l'impression d'écouter Cocteau Twins jouant une samba impromptue à la radio ou d'entendre My Bloody Valentine céder à l'hédonisme disco (les saturations en moins) la tête sous l'eau. Solaire, lumineuse, mais aussi brumeuse à cause de la proximité de l'océan, Greene fabrique une pure musique sudiste, et Life of Leisure est un petit bonheur languide que l'on ne veut pas voir s'arrêter et qui nous donne envie d'en écouter plus !

 

Alors, à quand l'album ??

 




Yacht présente la mixtape subconsciente de See Mystery Lights

Posté par Maxence le 14.11.09 à 10:23 | tags : new wave, punk, funk, électro

 

Retour sur l'excellent See Mystery Lights de Yacht, l'un des albums les plus spirituels et dansants de la rentrée. Nous savions Jona Bechtolt et Claire L. Evans gentiment "allumés" (et extrêmement cultivés quand il s'agit de contre-culture new age américaine), mais ce n'est rien comparé à la grande entreprise mystique dans laquelle les deux Américains se sont embarqués quelques semaines après la parution du disque.

 

Inspiré par la découverte en 2006 des "lumières de Marfa", un étonnant phénomène lumineux nocturne qui apparaît régulièrement au Texas en été, See Mystery Lights serait, selon ses auteurs (interrogés par votre serviteur) : "Influencée par le fait de vivre un mystère inexpliqué de cette envergure à une époque d'information scientifique omniprésente. Le témoignage d'une expérience transcendante. Il reste très peu de mystère et de magie dans ce monde et pour nous, ses lumières sont la métaphore de tout ce qui est inexpliqué ici bas. Et nos deux Yacht d'ajouter : Dans le cas de See Mystery Lights, l'intention était véritablement de faire un album dansant traduisant notre contact avec ses lumières inexpliquées. Notre musique est un message caché qui parle de ce phénomène, comment il a influencé nos choix par la suite, etc".

 

Mais bien sûr, See Mystery Lights est avant tout un album. Jona et Claire ont beau être des artistes multimédia, la musique n'en demeure pas moins leur principale référence. Aussi, ont-ils décidé de créer une mixtape qui nous éclaire sur les influences conscientes ou inconscientes qui ont participé à l'élaboration de l'album.

 

"Lorsque nous regardons en arrière et que nous observons notre musique comme un tout, nous découvrons alors des influences individuelles. Un cocktail de musiques et d'idées qui nous ont permis d'être ce que nous sommes. Depuis nous avons revisité l'album et avons essayé de notre mieux d'établir des parallèles entre la musique et nos vies. Pour cela nous avons composé une mixtape qui vient compléter chaque chanson de l'album et illustre peut-être comment nous avons fabriqué la musique de See Mystery Lights.", nous expliquaient-ils il y a quelques mois.

 

Cette mixtape, intitulée Anthem of the Trinity, comprend, entre autre, des titres de Terry Riley, Dinosaur L. (aka Arthur Russel), Outkast, Brian Eno, Joy Division, Tears for Fears, Nirvana, The B-52's, Bad Brains, Talking Heads et INXS, elle est disponible contre 5$ (paiement sur paypal) sur le site Teamyacht.com. Il est accompagné depuis peu d'un magnifique poster présentant ses influences - musicales et non musicales - sous la forme d'un arbre généalogique allant d'Aleister Crowley à Raoul Vaneigem en passant par Pier Paolo Pasolini, Star Trek VI : terre inconnue, Nikola Tesla, la secte des Davidiens Adventistes du 7ème jour (!) ou Alex Grey. Yacht distribue également un livre à la fin de ses concerts, The Secret Teachings of the Mystery Lights: A Handbook for Overcoming Humanity and Becoming Your Own God (L'enseignement secret des lumières mystérieuse : Un livre de poche pour le futur de l'humanité ou comment devenir son propre dieu).

 

Allez en paix, ou faute d'être totalement converti, courrez commander la mixtape, Anthem of the Trinity, sur le site de Yacht, car nos deux Américains ont beau être sérieusement "illuminés" si j'ose dire, ils n'en perdent pas moins ce fameux "esprit du capitalisme protestant" dont parlait Max Weber dans son livre éponyme (The Protestant Ethic and the Spirit of Capitalism) et ça c'est vraiment magique non ?! ;)




Lady Gaga vit une Bad Romance arty

Posté par Myosotis le 13.11.09 à 09:48 | tags : people, youtube, electro, usa

Si Lady Gaga a aujourd'hui piqué des parts de marché à Paris Hilton, Madonna et Michael Jackson, c'est autant pour sa musique que pour son sens de la provocation et son opportunisme artistique.

 

Avec ce nouveau clip, Lady Gaga qui tutoie sans cesse le mauvais goût démontre toute l'intelligence ambigue de sa stratégie (tragédie) : alimenter les tabloïds tout en laissant croire que ses déviances relèvent aussi de la pose et de l'attitude arty. Dernier exemple donc, cette réalisation confiée à Francis Lawrence, l'homme derrière Constantine, le film avec Keanu, et Je suis une légende, le film avec Will, qui lorgne vers le film de monstres et adresse des clins d'oeil appuyés à Matthew Barney, l'homme à la tête de couille. Côté musique, on ne change pas une formule qui gagne : nappes synthpop horripilantes cotoyent beat rétro façon début des années 90. Au final, cela donne un son puissant et une rythmique de laboureur tout à fait adaptée à ce qu'elle décrit : la naissance d'un monstre enfanté par la célébrité... Mouais. Ajoutez un refrain imparable et on tient tout de même un titre assez convaincant pour qui aime ça : dansant, faussement sulfureux et pas si idiot qu'il a l'air de ne pas l'être (idiot). "Bad Romance", mais pas pour tout le monde.

 

Lady Gaga - Bad Romance



Hot Chip : Take It In, le nouveau son des puces

Posté par Maxence le 12.11.09 à 15:11 | tags : uk, électro, pop, news

 

Ça gigote décidément très fort chez les puces. Hot Chip vient en effet d'annoncer la date de sortie de son prochain album, le quatrième à ce jour. C'est officiel, la parution de One Life Stand, puisque tel est son titre, est donc prévu pour le 9 février 2010 !

 

Un album qui serait, selon la maison de disque (Astralwerks et Parlophone via EMI à la distribution), "Un saut dans l'inconnu, un album qui regorge des audaces sonores qui sont la marque de fabrique de Hot Chip, ainsi que d'une intensité émotionnelle fulgurante de la première piste à la dernière." Toujours selon le label, relayé par Fact Magazine : "One Life Stand est de loin le travail le plus complet de Hot Chip à ce jour ". L'album serait aussi "Plus cohérent et plus soulfull que son prédécesseur de 2007, Made in the dark, et plus ambitieux que The Warning, nommé aux Mercury Awards et nominés aux Grammy." Pour finir, "One Life Stand établit Hot Chip dans la catégorie des groupes les plus pertinents et créatifs de notre époque." Rien que ça !!

 

Si après ça vous n'êtes pas sur les dents dans l'attente d'un tel chef-d'oeuvre... c'est que vous êtes comme nous, un peu dubitatif devant une telle avalanche de superlatifs...

 

Plus intelligemment, Pitchfork propose de se faire une idée sur le vif en écoutant un premier extrait de l'album : "Take It In", morceau plutôt sombre et rythmé. Un new wave track matîné de Bowie 80. Pas de quoi fouetter un chat, du moins jusqu'aux choeurs plutôt sympathiques, mais pas non plus un repoussoir. Verdict en février donc...

 

En attendant, Joe Goddard sort Harvest Festival , son premier album solo, dont nous reparlerons sous peu...

 

En écoute : Hot Chip "Take It In" :

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8bit collective reprend les Smiths à l'oeil

Posté par Myosotis le 12.11.09 à 10:58 | tags : pop, electro, cover

 

Histoire de se mettre en jambe avant le concert de Morrissey ce soir au Zénith, les amis de Smiths pourront aller faire un joli tour électronique sur le site du 8bit collective qui met à disposition pour quelques jours encore une série de covers du quatuor de Manchester. L'idée des 8bit(s) est la même depuis des années, composer ou reprendre des titres célèbres en mode électronique et avec des moyens limités, synthé vintage, vieil atari, computer love, etc.

 

C'est souvent réussi, toujours curieux et intéressant. Ici, les approches sont différentes : fidèle sur "This Charming Man", iconoclaste sur "A Chip and A Bit And The Land Is Ours" et globalement on ne s'ennuie pas si on aime évidemment les originaux. Le tribute est en download ici




Bot'Ox : Soft Crash

Posté par Maxence le 11.11.09 à 15:24 | tags : new wave, news, électro


Il est des projets qui nous tiennent immédiatement à cœur et frappent au même endroit. C'est le cas de Bot'Ox, le duo formé du DJ/producteur/collectionneur compulsif et encyclopédie musicale vivante, Benjamin Boguet, plus connu sous le pseudonyme de Cosmo Vitelli, et Julien Briffaz, batteur et ingénieur du son, également moitié de Tekël.

 

Découvert par hasard sur myspace en 2007, à l'occasion de la sortie du très troublant et séduisant EP " Babylon By Car ", Bot'Ox compose la bande son de notre époque post-moderne en mélangeant l'ancien et le nouveau, accouchant d'une musique unique qui plaît aux aficionados des musiques électroniques comme aux vieux briscards de la new wave et du post-punk.

 

Affutée et déterminée, portée par de subtiles dérapages electronica, des guitares tantôt discrètes, tantôt foudroyantes et des attaques rythmiques dignes du meilleur Wire, période 154 ou Chairs Missing, la musique de Bot'ox semble poursuivre un but secret. Une direction que ses auteurs ont certainement capté, à rebours, dans le rétroviseur d'un vieux coupé sport ou d'une grosse et antique routière, vestige d'une époque où la route, l'autoroute (remember Kraftwerk) et les lignes d'une belle automobile, étaient un plaisir banal et non pas mortifère.

 

Bot'Ox, c'est certain, est animé de fantasmes autoroutiers récurrents. On ne peut en doter à l'écoute de "The Crash Theme" (que l'on trouvera sur la compilation DC Recordings Presents Death Before Distemper 2: Revenge Of The Iron Ferret), "Babylon By Car", "Tragedy Symphony", "Rue de l'Arsenal" ou "Drive By Shooting", sur lesquels naissent des images que l'on croirait inspirées des récits post-apocalyptiques et mécaniques de J.G. Ballard et David Cronenberg (l'obsession du Crash !, bien sûr !), mais il règne aussi une certaine douceur malsaine, une nonchalance toute rock, sur ces titres ambiguës et hors du temps, parfaits pour parcourir de nombreux kilomètres.

 

A ce titre, Blue Steel, leur nouvel EP, est exemplaire. Titre pop paradoxal, porté par la voix douce et légère d'Anna Jean du groupe néo-folk Domingo, "Blue Steel" épouse les canons de la chanson sur 3 minutes 30, format roi de la pop music : couplet refrain, mais aussi motifs synthétiques répétitifs et gribouillis électroniques métronomiques. De son côté, "Bearded Lady Motorcycle Show" est un track vicieux oscillant entre post-punk et psychédélisme, mélodique et balistique typique du Bot'ox de "Babylon By Car" ou de "Crash Them". Une équation qui rend encore plus troublant l'art de Bot'ox, à l'image de cette vidéo statique où le vestige roulant d'une ère entièrement dédiée à la route et à la consommation jusqu'à l'excès d'énergie fossile, se crashe en douceur sur des formes géométriques molles et immobiles. Un artiste contemporain "jeune et moderne" n'aurait pas fait mieux.

 

Vivement l'album!

 

 





Et l'inoxydable "Babylon By Car" :

 

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Le Club Folamour est de retour jeudi

Posté par Shangri La le 10.11.09 à 14:50 | tags : agenda, live, youtube, pop, electro, rock

Le Club Folamour est de retour au Point Ephémère pour sa deuxième soirée mensuelle, jeudi prochain. Attention, pas de Windmill pour cette édition ; ils seront finalement en première partie de Wild Beasts le 27 novembre, au même endroit. En revanche, l'Italien exilé à Londres Banjo Or Freakout est bien là. Celui qui s'était attiré les louanges des plus grands blogs et de la presse outre-Manche avec ses covers bien senties (d'Amy Winehouse à Battles) a sorti son premier EP en mai dernier, et a la réputation d'offrir des shows explosifs. A ses côtés, on retrouvera le quator parisien Nelson ainsi que Løzninger et ses mélodies folk.

 



Réservez vos places pour le Club Folamour #2.

Le site de Super Mon Amour




20 ans après la chute du mur, Berlin, capitale de la création musicale électro

Posté par LovelyRita le 09.11.09 à 17:51 | tags : anniversaire, électro, news

berghain, club de BerlinAutour des commémorations des 20 ans de la chute du mur de Berlin et des différentes couvertures médiatiques, la ville transparaît comme l'endroit où être à l'heure actuelle. Son passé, la mutation affolante de son architecture, what else ? On vante aussi les plaisirs de la vie pas chère, des nuits berlinoises, de sa vie artistique. A Fluctuat, on rend régulièrement compte de la vivacité de sa scène musicale et en particulier dans le domaine de l'électro.

 

Interrogé il y a quelques jours suite à la pétition pour sauver la nuit parisienne, Eric Labbé, nous parlait de Berlin comme la capitale mondiale de la musique électronique. Pas une nouveauté, juste un constat évident, tant la ville a réussi à développer un environnement propice à la création musicale depuis quelques années. Berlin a donné naissance à une myriade de labels électro, les plus connus ayant quasiment tous été fondés à la fin des années 90. Dix ans (à peine) après la chute de son mur, Berlin voit ses talents électro s'activer et lui donner au hasard : Chain Reaction en 1995, Monika Enterprise fondé à la fin des années 90 par Gudrun Gut ou encore Bpitch Control, le label d'Ellen Allien.

 

Côté artistes, peut-on citer Jahcoozi, Sascha Funke, To Rococo Rot, Modeselektor ou encore Apparat ? La liste pourrait-être exhaustive. Si d'autres villes dans le monde n'ont rien à envier à Berlin côté électro (New York, Detroit...), la ville attire tout de même de plus en plus d'artistes français (et autres) à la recherche, non pas d'une inspiration, mais d'un environnement, d'un réseau et d'une liberté propres à la capitale allemande.

 

Tous à Berlin !

Fluctuat twitte de Berlin
En images : Berlin Est, la rebelle
En images : Berlin, l'effacement des traces
Entretien : Berlin selon l'écrivain Jean-Yves Cendrey

 

 




WMF Club 2009 : Berlin brule-t-il ?

Posté par Maxence le 09.11.09 à 13:01 | tags : électro

 

Le Club WMF, pilier des nuits underground berlinoise fête lui aussi le 20ème anniversaire de la chute du mur ! A cette occasion, le must de la nuit berlinoise défile le 19 novembre prochain avec au programme, Ricardo Villalobos, Moritz Von Oswald, DJ Koze, Radio Slave, Max Loderbauer Whignomy Brothers et bien d'autre. Normal pour un club mythique né au cœur du quartier de Kreutzberg qui a toujours participer activement à l'unification... des multiples tendances électroniques !

 

A l'origine lieu de rencontre festive pour squatteurs en manque de bpm, le WMF Club à Berlin est devenu un des lieux incontournables de la nuit berlinoise depuis presque 20 ans, lui aussi. Malgré les déménagements et autres diverses péripéties, il a su s'imposer comme vecteur de dynamisme auprès des artistes électroniques de la ville. Pour le 20ème anniversaire de la chute du mur, les organisateurs ont voulu célébrer dignement le passage au troisième millénaire en invitant la crème de l'electro actuelle. Mais WMF, c'est aussi un label, le WMF Records ! Le catalogue qui compte plus d'une cinquantaine de signatures (12" et cd) , dont un excellent mixe de Stefan Betke, fondateur de Pole et patron du label voisin ~Scape. L'ex-The Orb, Thomas Fehlmann participa, lui aussi, un temps à l'élaboration de cette structure tout comme Gudrun Gut, patronne de Monika Ent. On notera aussi Night Effect la compilation manifeste des soirées du même nom, un opus très remarqué de Dj Highfish paru en 2002 et qui rassemble avec bonheur techno minimaliste, l'electronica down-tempo et electro pure et dure.

 

 

WMF illustre une formule bien allemande : La collaboration pour le moins réussie entre music business et création artistique, au sein d'un club et d'un label qui surfent allègrement sur les tendances électroniques actuelles en conservant une cohésion artistique avec, en plus, la désormais célèbre "german touch".

 

Fluctuat twitt de Berlin
En images : Berlin Est, la rebelle
En images : Berlin, l'effacement des traces
Entretien : Berlin selon l'écrivain Jean-Yves Cendrey




Une pétition pour sortir la vie nocturne parisienne de son sommeil

Posté par LovelyRita le 04.11.09 à 16:01 | tags : électro, news

Paris, Paris, ville lumière, ville de café et villes musées. Si la capitale continue à attirer des touristes et des événements culturels (concerts, expositions, festivals), nombreux sont ceux qui ne font font plus la fête à Paris, mais à Berlin ou Londres. Pour alerter le public, les autorités et rattraper le retard de Paris sur les autres capitales européennes, une pétition (Paris, quand la nuit meurt en silence) à été mise en ligne.

 

Combieux d'entre nous sont allés, le temps d'un week-end, profiter des nuits barcelonaises et des clubs qu'offraient des capitales comme Londres ou Paris ? Envie de changer d'air, oui, mais force est de constater que nous ne faisons plus la fête à Paris. Le week-end, on a vite fait le tour entre le Point Ephémère, la Java ou le Rex Club. La Flèche d'Or, par chance, réouvrira en novembre 2009 mais il y a en moyenne 200 fermetures administratives (provisoires ou définitives) de lieux de vie nocturne par an (qui touchent en priorité des espaces dédiés aux musiques actuelles). Suite à la fuite des fêtards dans les autres villes européennes, des djs et autres professionnels de la nuit, face aux contraintes structurelles et juridiques, les associations Technopol, Plaqué d'Or et le disquaire My Electro Kitchen ont lancé en ligne le 19 octobre une pétition pour tenter de sauver ce qu'il reste de la vie parisienne by night. Succès pour la pétition, qui recueille, en moyenne 1000 signatures par jour et qui a atteint 10 000 signataires. Professionnels du milieu de la nuit, dj, propriétaires d'établissements, clubbeurs, amateurs de musique... les messages de soutien ou simples commentaires affluent sur la page facebook dédiée.

 

Si les auteurs de la pétition soulignent les fermetures administratives régulières (Flèche d'Or, le Batofar, la Miroiterie...), ils expliquent aussi cette situation par un contexte sécuritaire général, qui touche tant Paris que d'autres villes en France. Eric Labbé de My Electro Kitchen explique en détails l'impasse actuelle dans laquelle se trouve Paris et les solutions envisagées pour redorer le blason de sa vie nocturne... lire notre interview.

 




Zevolution : Ze Records Re-Edited

Posté par Maxence le 04.11.09 à 12:01 | tags : électro, funk, cover

 

 

Ze Records, fameux label punk-funk créé à New York par l'anglais Michael Zilkha et le Français Michel Esteban (Z+E = ZE), fête ses trente ans d'existence !


Pas une mince affaire, surtout que les genres affiliés à ce label mythique (punk-funk, néo disco, etc.) font aujourd'hui constamment la une des blogs et magazines grâce aux efforts continus d'une cohorte d'aficionados parmi lesquels LCD Soundsystem, The Juan McLean, Yacht, Padded Cell, le team de Horse Meat Disco, les Ecossais d'Optimo, l'animateur radio Tim Sweeney, les bardes nu disco venus du nord (Todd Terje, Lindstrom, Prins Thomas) ou bien, plus près de chez nous, des artistes comme Joakim et Tigersushi, le D.I.R.T.Y. Crew ou le magazine Trax.

 

Assurer la pérennité d'une musique aussi dansante que disloquée, telle fut la mission de Zilkha et Esteban, ces deux excentriques label owners, et ce depuis 1981, date de la première parution de ce qui restera comme la marque de fabrique de la structure : les compilations "Mutant Disco". Mais parmi les références proposées, on trouve également les exercices électros primitifs de Suicide, les cabrioles new funk de Kid Creole and The Coconuts, la disco funk de Was (Not Was), les classiques d'Aural Exciters, le pur punk-funk de James Chance (aka James White), le gimmick electro wave de Garçons et les bizarreries ethno punk de la Française Lizzy Mercier Descloux et la pop acidulée de Lio (oui, oui), celles plus rugueuses de son alter ego new yorkais, Cristina, ou encore les premières expériences de Bill Laswell et son groupe Material. Ze faisant en quelque sorte le grand écart entre Mudd Club (haut lieu de la no wave des 80's), Paradise Garage et le Palace parisien. Aujourd'hui, les curieux peuvent se procurer les trois volumes de la fameuse compilation Mutant Disco, vaste panorama qui témoignent de la richesse et de l'ouverture d'esprit d'une époque. C'est sous les highlights de ce label, que se développa le vrai son du New York, celui après lequel court encore aujourd'hui des pointures comme James Murphy ou Morgan Geist.



Histoire de fêter dignement ces 30 ans d'activité, Ze, accompagné des archéologues de Strut Records, sort une luxueuse double compilation au livret et packaging soignés, regroupant une bonne partie des hymnes du label. Des classiques auxquels viendra s'ajouter le 23 novembre prochain, un double LP (ou CD) de remixes et d'edits réalisés par les cadors du nu disco et punk-funk actuel. Dans la lignée du fabuleux edit de "Contort Yourself" par le duo de DJ Optimo, Richard Sen de Padded Cell, les Idjut Boys, Todd Terje, mais aussi Rub n' Tug, les gars des soirées Horse Meat Disco, le pionnier de l'edit Greg Wilson, le Français Pilooski et bien d'autres, se sont attribués un morceau de la discographie du label, rendant ainsi à "CéZar", ce qui lui appartient !

 

En écoute :

Material With Nona Hendryx – Bustin Out (Rub n' Tug Edit)

Téléchargez Flash Player pour lire cette vidéo

 

Pour plus d'infos, n'hésitez pas à visiter le micro-site Ze-Evolution




Vitalic, moins vital mais tout de même de beaux restes

Posté par Maxence le 03.11.09 à 15:39 | tags : électro, vidéos musicales, techno

 

C'est clair désormais, le trop rare Pascal Arbez, aka Vitalic, ne rééditera pas son exploit de 2001 avec Poney EP. Sa techno dark d'alors, ultra-énergique et tendue, fortement teintée d'electro, n'est plus dans la ligne de mire du Dijonnais. Après près de 15 ans de carrière dans l'électronique, "De l'An-fer to Chicago" comme titrait un de ces CD mix, un passage chez les Munichois de Gigolo et un album remarqué (Ok Cowboy en 2005 chez Different Recordings/Pias), Vitalic se tourne de plus en plus vers les mélodies synthétiques proto-disco et les tracks surcompressés qui font le bonheur d'une certaine french-touch actuelle.

 

Sur Flashmob, on ne retiendra donc que quelques morceaux, parmi lesquels "Poison Lips", fabuleux moment de mélancolie futuriste comme seule la techno sait nous pondre tous les 2 ans. Vénéneux, comme son titre l'indique ouvertement, "Poison Lips" est certainement le meilleur titre du nouvel album du français. Chanté par Linda Lamb, sa comparse au sein du projet The Silures, le morceau superpose les harmonies vocales psychédéliques langoureuses de l'une et la rythmique disco "moroderesque" de l'autre avec le même bonheur. Un track entêtant, à la fois classe et nostalgique, qui s'inscrit rapidement dans les esprits et risque de devenir aussi emblématique que le fameux "Poney Part.1" qui fit les beaux jours d'International Deejay Gigolo.

 

Quant à sa vidéo sous influence Millennium Mambo (remember Shu Qi, aah), elle symbolise à elle seule toute la mélancolie inhérente à la techno depuis ses débuts à Detroit, spleen et futurisme glacé, inextricablement mêlé...

 

 




jj : african folk, love and ecstasy

Posté par Maxence le 02.11.09 à 18:10 | tags : youtube, folk, pop, funk, électro

 

Les plus vieux d'entre nos lecteurs se souviennent peut-être de la déferlante Soul ii Soul à la fin des années 80, surtout des fabuleux "Get A life" sur Vol. II (1990 - A New Decade) qui faisait suite à Club Classics Vol. One sur lequel figurait "Back to Life" (énorme), et qui annonçait sans le savoir Massive Attack, Tricky et toute la vague trip-hop de Bristol (ainsi que le Nu Jazz, eurk !). C'est à ces titres que l'on pense immédiatement en visualisant la vidéo de jj (en minuscule), groupe (?) suédois totalement inconnu dans nos contrées et à côté duquel nous sommes honteusement passés cet été au moment de la parution de leur album sobrement intitulé n°2.



Si le rapprochement entre les deux groupes peut sembler tiré par les cheveux, au moins en ce qui concerne la production, c'est en tout cas la même ambiance érogène qui règne sur le titre "Ecstasy" de jj et sur, disons "Back To Life" de Soul ii Soul. "Ecstasy" et son étrange vidéo floutée usant de tous les clichés outranciers du rap bling bling (La Vegas, costards, cadillac, chaudasses en mini-short et fourrure) est un titre d'autant plus étrange que l'album de jj lui, oscille entre ballade folk, rythmes africains et latinos, pop, nu balearic et intermèdes electronica, le tout produit de manière très organique et évoquant le syncrétisme d'un Cocteau Twins produit par Jazzy B et chanté par Georgia Hubley de Yo La Tengo (Si ! Ecoutez "Things Will Never Be The Same Again")



Anachronisme dans le paysage néo-folk contemporain, jj c'est de la soul blanche produit par des blacks nés en Suède (?), des folkeux suèdois produisant de la musique black, Neneh Cherry faisant son comeback sous un nouveau pseudonyme (après tout, elle est née à Stockholm en Suède et y réside toujours)... Pure supposition que tout cela car, il est impossible d'en savoir plus sur ce groupe. Ni le site de leur label (Sincerely Yours), ni Google ne donnent rien sur ce groupe. Reste la musique, un peu trop léchée à mon goût, mais il faut bien avouer que cet "Ecstasy" langoureux et souple comme un léopard au plumard, ne laisse pas de glace... A tester à deux, donc.

 




General Elektriks : Frénésie mélodique

Posté par Maxence le 30.10.09 à 16:32 | tags : électro



RV Salters de General Elektriks, c'est un peu notre Andy Meecham (le "commander" de The Emperor Machine) à nous ! Fondu de synthés antiques, toqué de machines à sons aussi mythiques qu'analogiques, le Français voue un culte à tout ce qui vibre, bourdonne, ronronne et résonne. Mais la ressemblance avec le leader de The Emperor Machine s'arrête là. Quant l'Anglais nous fait le coup du giallo disco en inventant un mix quasi-unique (et imaginaire) de Giorgio Moroder jammant avec Dario Argento, General Elektriks lui, plonge dans les racines hip hop et pop de l'electro.



Sur Good City For Dreamers, son dernier album, le frenchy met à profit les leçons qu'il a retenues de son passage au sein du Quannum Collective, (le crew de Blackalicious, Lyrics Born et... DJ Shadow tout de même !) et sur le label desquels est sorti son premier disque en tant que membre d'Honeycut, groupe qu'il drive justement avec Blackalicious.



Les amoureux du ronron des vieilles bécanes synthétiques, mais aussi de clavier affolant et de soul, risquent d'hoqueter de bonheur à l'écoute des mélodies, là sautillantes, ici plus sombres et lyriques, de Good City For Dreamers, et si le clip gentillet (et drôle aussi) de "Raid The Radio" ne laisse pas forcément présager d'un album tout en profondeur, en funk souple (RV Salters en remontre aisément au cabotin Jamie Liddell et avec un naturel assez fou il faut bien le dire !) et en harmonies pop à la fois évidentes et audacieuses, faites un peu confiance à vos oreilles, laissez les trainer sur Good City For Dreamers.

 



En prime (et en streaming), "You Don't Listen", un morceau qui illustre parfaitement mon propos : bourdonnements, profondeur, harmonie... allez-y, c'est du bon !

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Battles et Four Tet à Paris pour la dernière soirée Warp20

Posté par LovelyRita le 30.10.09 à 14:56 | tags : label, électro, agenda, anniversaire, live, news, vidéos musicales, youtube

Warp a fêté ses 20 ans cette année, à renfort de sorties et de soirées à travers le monde. Pour clôturer les célébrations, le label anglais organise une dernière et très belle soirée le 8 décembre à l'Elysée Montmartre avec au line-up : Flying Lotus, Nice Nice, Four Tet et excusez du peu Battles.

 

Warp20, c'est une année entière de festivités qui a animé les grandes villes d'événements mêlant musique, art et vidéo. On a eu droit à de grosses soirées à Sheffield (ville du label), Tokyo, Londres, New York et Paris (en mai à la Cité de la Musique) et à la sortie cet automne de la Warp 20 Box Set, coffret rétrospectif. Du côté de Fluctuat, nous avons également proposé notre rétrospective des meilleurs clips de Warp.

 

Pour mettre un terme à cet annivesaire, une toute dernière soirée est organisée à Paris, ça sera le 8 décembre et à l'Elysée Montmartre. Au programme de Pure Warp le math-rock de Battles dont le single "Atlas" fait partie du top 20 des meilleurs titres du label (voir le classement complet), Flying Lotus le producteur hip hop, l'électro exigeante de Four Tet et Nice Nice à découvrir ci-dessous avec le clip de leur titre "Pulp". A noter que Battles est actuellement en studio pour donner un successeur à Mirrored, probablement pour la fin 2010.

 

 

Voir l'événement sur Facebook



Basement Jaxx brise le coeur de Lightspeed Champion

Posté par 2goldfish le 30.10.09 à 09:41 | tags : uk, pop, electro, videos musicales

En tout cas c'est ce qui semble se passer si on regarde ce clip. Et qu'on présume que les ours hip hop qu'on voit s'attaquer au pauvre coeur de l'indie folk rockeux Lightspeed Champion représentent les deux Basement Jaxx. Le fait est qu'ils ont fait appel à lui pour poser sa voix sur un beat aussi énorme que chargé en émotions.

 

Sur "My Turn", les Jaxx réussissent à obtenir un rapport gros son/subtilité de l'émotion proche de 1. Pour les nuls en maths, ça veut dire que les deux sont égaux. Comme dans cette reprise accoustique de "Ayo Technology" de 50 Cent et Justin Timberlake qui passe en boucle sur toutes les mauvaises radios en ce moment, sauf que là, les valeurs des deux données sont beaucoup plus élevées. Si vous êtes toujours nuls en maths, ça veut dire que les reprises acoustiques de tubes hip hop, c'est nul mais que "My Turn", c'est bien. Ces reprises sont sans doute aussi un peu racistes, mais pas Basement Jaxx, mais ça nous n'avons pas d'équation pour le prouver.

 

Bref, on ne l'aurait pas cru il y a encore relativement peu de temps mais Basement Jaxx va finir par nous faire chialer. En dansant. Scars, leur nouvel album, est bourré de ce genre d'électro douce amère qui fait shaker le booty et de featurings bien sentis de Santigold à Yoko Ono en passant par Yo Majesty. Après un Crazy Itch Radio "en demi teinte" c'est ce qu'on appelle dans le métier un "retour en forme". On peut aussi utiliser les termes "album de la maturité". Quel beau métier.

 

 

 




Hecuba, musique curieuse, en concert en France

Posté par LovelyRita le 29.10.09 à 14:57 | tags : agenda, électro, vidéos musicales, live

Notre découverte ovniesque de cet été, Hecuba, se fend cet auntomne d'une tournée européenne, qui s'arrêtera le 6 novembre à Paris, au Panic Room. Album révélation de cette rentrée, avec Paradise, tube de l'été 2009 avec "Suffering", le groupe revient aussi avec un nouveau clip, celui de "The Magic".



On vous a déjà retracé l'histoire de ce duo implanté à Los Angeles et signé sur le label Manimal Vinyl, qui a sorti cette année son premier album Paradise. Isabelle Albuquerque et Jon Beasley ont donné naissance à Hecuba, groupe arty à l'avant-garde de l'électro. De titres mutants ("La Musica", "Paradise"), au tube pop ("Suffering"), le duo explore les terrains électro, pop, disco pour un résultat hybride et curieux. A voir le 6 nov à Paris, au Panic Room, le 5 à Dijon et le 7 à Metz dans le cadre du festival Les Musiques Volantes.

 

Les deux musiciens ont aussi la bonne habitude d'accompagner leurs singles de très belles vidéos, revendiquant toujours un univers particulier et convoquant références en tous genres. Après les avoir vus en rockeurs fifites dans le clip de "Suffering", Isabelle et Jon se projettent, pour "The Magic", dans une villa au designe luxueux et dans un futur peu rassurant : elle dans la peau d'une femme désoeuvrée, lui en larbin.

 

Lire la chronique de Paradise et l'interview avec Hecuba

 

 




Bye Bye Bayou : LCD Soundsystem s'offre une reprise d'Alan Vega

Posté par Maxence le 29.10.09 à 09:40 | tags : cover, news, électro, funk
lcd soundsystem

 

" J'ai une relation malsaine avec les paroles de James Murphy. Je peux déclarer sans honte que je suis capable de réciter ses textes par coeur et j'affirme que chaque piste de LCD Soundsystem est capable d'aliéner toute personne qui s'y intéresse (en gros tout le monde). J'ai presque pleuré de joie quand Murphy a annoncé qu'il travaillait sur son nouvel enregistrement, et j'ai sangloté à nouveau quand j'ai su que sa première sortie serait une reprise d'un morceaux du premier album d'Alan Vega, qui est pour moi l'un des plus influents artistes de tous les temps ".

 

Voilà en quelques mots ce que déclarait il y a peu un blogger anglais sur son site. On ne sait pas ce qu'Alan Vega lui-même a pensé à l'annonce de la sortie de "Bye Bye Bayou", titre issu de son premier album solo éponyme de 1980 et premier single à paraître le 7 novembre, qui annonce la sortie en mars 2010 du prochain LCD Soundsystem, mais on ne peut que partager l'enthousiasme un peu bitchy du critique amateur britannique. James Murphy nous donne bel et bien des orgasmes auditifs !

 

Alors c'est peu dire que l'on attendait ce morceau, un morceau, n'importe quel morceau, pourvu que James Murphy, "The Murph", nous donne notre content de rythmes à la fois robotiques et nonchalants, de textes ironiques et de références à toutes les musiques qui nous font vibrer, du disco au krautrock en passant par le post-punk et le punk-funk.

 

Avec ses presque 8 minutes hypnotiques, son rythme ultra-répétitif, son texte annoné d'une voix éteinte et ses effets spéciaux inquiétants ("woof, woof, woof" font les hélicoptères), "Bye Bye Bayou" semble vouloir incarner la quintessence du "Soundsystem de LCD" version 2009, et il existe un mot pour ça : addictif ! "Repetition, repetition, repetition, the only way to transcend life and reality", comme je l'écrivais il y a peu sur Facebook (et oui, moi aussi, rrmhmmh, mais passons...), soit tout ce que l'on aime chez ce groupe et qui nous fait déjà saliver en pensant à l'album à venir.

 

En attendant, après une offre de téléchargement gratuit proposé par Murph' lui-même sur le site officiel du bonhomme (et malheureusement rapidement épuisée puisqu'initialement limitée à 200 downloads), il est à nouveau possible de trouver le titre en mp3 de bonne qualité puisque le leader maximus de LCD Soundsystem l'a proposé au webzine Pretty Much Amazing, for free ! Enjoy !

 

En écoute en streaming : "Bye Bye Bayou" par LCD Soundsystem.

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Excepter, un DVD et une poignée de remixes

Posté par Maxence le 28.10.09 à 17:07 | tags : électro, vidéos musicales, news

 

Cela faisait un petit moment que l'on n'entendait plus parler des New Yorkais allumés d'Excepter, le groupe free-form électronique mené par le quasi-gourou John Fell Ryan.

 

De retour fin 2009 sur Paw Tracks, le label de Panda Bear, ceux-ci annoncent la parution d'un nouvel EP doté d'une magnifique pochette, Black Beach. L'intégralité de cette oeuvre (car c'en est une) inclut un DVD présentant une performance du groupe réalisée en plein air à Big Sur (lieu mythique de la culture beat et alternative US en général, depuis plus de 50 ans) produit par Harrison Owen. Des bonus vidéos présentent également un concert complet d'Excepter à Los Angeles.

 

La bande son du DVD sort séparément en vinyle édition limitée, le tout étant accompagné d'une étrange vidéo dont on ne sait pas vraiment s'il s'agit d'un teaser pour présenter l'ensemble de cette production iconoclaste ou d'un vrai clip. "Castle Moro", premier morceau issue de Black Beach, est un mélange typiquement "Excepterien" d'ambient rampant, de field recordings zarbis, de rythmes profondément hypnotiques et de transe immobile. Mais l'ensemble est porté, cette fois, par une apaisante ambiance post-estivale. A la fois zen et solitaire, "Castle Moro" évoque un souvenir de vacances mélancolique, une épave de musique abandonnée sur la plage par un musicien fatigué, un état que soulignent merveilleusement les images du groupe dans un esprit do-it yourself bienvenu en ces temps de surenchère d'effets spéciaux et de néons rutilants.

 

 

 

D'un autre côté, Excepter reste toujours aussi imprévisible avec la sortie simultanée d'une poignée de remixes explosifs, dont un de JG Thirlwell alias Foetus, un autre de Jack Danger (Meat Beat Manifesto) et pour finir, cerise sur le space-cake, de Chris Carter et Cosey Fanni Tutti, un symbole vivant et une égérie, pionniers de la new wave, tous deux désormais quinqua (héé oui) des fameux C.T.I., Chris & Cosey, et surtout Throbbing Gristle.

 

La vidéo de "Shot Ring" issue de Debt Dept en désappointera plus d'un. Il faut bien attendre 1 minutes et demi pour retrouver un peu d'Excepter dans ce gloubiboulga techno indus, mélangeant l'electro post-acid house fleurant bon la rave des 90's et l'inclassable dub-rock industriel du combo de Brooklyn. L'ensemble est bien évidemment bizarre, tout comme les sont Carter et Cosey. Leur rencontre avec les foldingues d'Excepter ne pouvait donner que quelque chose qui le soit plus encore.

 




Donovan ne fait pas du psyché folk, non madame

Posté par Maxence le 26.10.09 à 10:08 | tags : hip hop, électro

 

Oubliez le gentil barde psychédélique des 60's ici. Donovan, c'est deux petits gars fondus de musiques black, électroniques ou non, qui écument les clubs et la scène depuis 2006.

 

 

Reconnus pour leur DJ set ultra-festifs, ils se produisent également avec les pionniers de Cassius, Moby, Princess Superstar, Metronomy, Teenage Bad Girl, Vitalic, et "French Touch 2.0" oblige, Justice. A l'instar de leurs ancêtres Daft Punk, leur musique remonte aux racines de l'electro, à l'époque où celle-ci se nommait encore "electrofunk", un dérivé du hip hop des origines lancé par Afrika Bambaataa dans les années 80 avec le fameux "Planet Rock", et n'était pas encore l'abréviation de tout ce que la musique produit d'électronique. Pas révolutionnaires pour deux sous donc, les deux Donovan (Nicolas Nekmouche et David Saïd) ne sont pas non plus des suiveurs, ils marchent à l'enthousiasme et à l'énergie communicative. Deux qualités qui les feront tourner entre 2006 et aujourd'hui, dans toute l'Europe mais également en Australie en 2008.

 

 

Avec Chord, leur premier mini-EP, ils montrent également qu'ils ont également su trouver un son original tout en restant dans le périmètre bien protégé de l'electro grand public. A la fois faciles et pointus, des titres comme "Bang", sont tout aussi idéal pour animer la bande son d'un mag culturel de qualité que pour danser sur les pistes du monde entier. Donovan c'est tout simple, mais finalement ça fait mouche à chaque fois.

 

 




Aeroplane : ça plane pour eux !

Posté par Maxence le 24.10.09 à 10:43 | tags : électro, pop
Le duo Belge Aeroplane aura mis un moment avant de réellement apparaître au grand jour (souvenez-vous, les allusions de l'ami Traske, qui les connait - personnellement - déjà depuis un bon moment), mais alors qu'ils sont invités à se produire le 04 décembre prochain aux mythiques Transmusicales de Rennes, difficile de faire l'impasse sur leurs productions.

 

A l'origine il y a deux ans d'un mini-hit dans le milieu néo-balearic (l'éponyme "Aeroplane" chez Eskimo Recordings en 2007), Vito De Luca et Stephen Fasano, sont désormais plébiscités par Sébastien Tellier (leur remix de "Kilometer" est certainement le meilleur que l'on ait offert au Français), MGMT, Cut Copy, Grace Jones, Au Revoir Simone, Lindstrom et même Robbie Williams (oui, oui... bof, bof, je suis d'accord), on ne compte plus les groupes réclamant leur version, edit ou remixes.

 

Partagé entre pop, italo disco et psychédélisme down-tempo, Aeroplane porte en tout cas bien son patronyme, transformant tout ce que le duo touche en hymne planant, tout synthés cosmic et guitares en volutes dehors. De Lucas et Fasano cultivent certes un éclectisme que certains leur reprocheront certainement aujourd'hui, mais qui place en tout cas le duo belge dans le peloton de tête des grands espoirs électro. A suivre donc... en attendant, en écoute et téléchargement, ce mix du duo offert par Flu' (tracklist sur le profil myspace des Belges) !

 

 






Danton Eeprom n'est pas à cheval sur les styles

Posté par Maxence le 22.10.09 à 17:03 | tags : électro, new wave

 

"Give Me Pain", le single pop et funky un rien vicieux du Français Danton Eeprom vient de sortir chez Infiné en 7" vinyle rouge, qui plus est ! Avoir aux prochaines Transmusicales de Rennes.

 

En tant qu'avant goût du délicieux album Yes is More à paraître en novembre, ce titre donne la dimension du talent d'un jeune producteur/musicien, grand voyageur, fin lecteur et remixeur remarqué (Au Revoir Simone, Simian Mobile Disco, Radio Slave), plébiscité par tout ce que la planète compte de DJ pointus et exigeants (voir le single "Grindhouse" avec Matt Edwards de Radio Slave) d'Optimo à Trevor Jackson.

 

Pop teintée de new wave, punk funk, hit electro minimale ("Confession of an English Opium Eater" plébiscité par Andrew Weatherall dès sa sortie !), duos audacieux (dont une reprise magnifiquement blanchie à l'os de "Lost In Music", fameux tube disco funk originellement écrit par Nile Rodgers et interprété par Sister Sledge, en compagnie d'Erika Forster d'Au Revoir Simone et un autre évoquant le Gainsbourg de "Je t'aime, moi non plus", avec Chloé), morceaux inclassables aux arrangements étranges mais pourtant évidents dés la première écoute, Yes Is More réussit là où le Land Of Truth de Krikor & The Dead Hillbillies nous avait étonné mais pas réellement conquis. Il laisse, de plus libre, court à l'imagination et au personnage que Danton ("de l'audace, toujours de l'audace") s'est forgé au cours des années dans les clubs. Une image que sa voix basse et ses tracks électro révolutionnaires (référence historique oblige, ceux qui suivent auront compris), identifie comme un croisement entre un Barry White maigrichon et un dandy fin de siècle à la De Quincey.

 

On pariera donc sur le premier album de ce Français originaire d'Aix en Provence installé à Londres depuis deux ans, qui, gageons-le, risque de faire beaucoup parler de lui dans les mois qui viennent !

 

En écoute : "Give Me Pain"

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Antipop Consortium : après la chronique, le clip !

Posté par Maxence le 21.10.09 à 12:10 | tags : youtube, hip hop, électro


On ne reviendra pas sur l'aspect futuriste du hip hop d'Antipop Consortium, on en parle déjà longuement dans la chronique que nous consacrons à Fluorescent Black, cinquième véritable album des new yorkais, et nouveau chef-d'oeuvre qui marquera certainement une fois de plus l'histoire du rap indépendant.

 

On profitera par contre de la sortie (attendue) de ce nouveau clip pour insister sur la reformation de ce combo mythique et sa redoutable efficacité. Si nous n'aurions pas forcément choisi "Volcano" comme single (le deuxième, entre parenthèse, puisque précédé par l'impeccable "Apparently" il y a un peu plus d'un mois), ni comme clip, impossible de nier que ce titre est emblématique du retour en majesté d'un trio majeur du hip hop américain (quatuor, si l'on compte la présence de leur indéfectible producteur, Earl Blaize). En image et en son, les quatres d'APC font preuves d'une synthèse toujours aussi efficace, la symbiose fonctionnant à plein sur cet hymne martial, chant et contre-chant, chacun y allant de son phrasé, son flow affuté, vif ou trainant, plus ou moins rythmé et influencé par les racines du genre (ragga, oldschool hip hop, slam) et ses perspectives (électroniques ! Toujours !)

 

Certain remarqueront également que le groupe creuse son esthétique véritablement post-moderne, mélangeant ancien et nouveau, en gros une fusion visuelle de Sun Ra, Parliament ou Herbie Hancock avec les néons débridés de Tron Legacy (celui du come-back, avec Daft Punk à la bande son) et des clichés, ici savamment détournés, du bon vieux Rn'B.

 

On concluera sur ces mots, un brin provocateurs : "Antipop Consortium, c'est un peu mieux que Kanye West non ?" ;-)

 






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