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Life report, compte-rendus de concerts. Tous les billets consacrés au Festival des Eurockéennes de Belfort sur Playlist.
Daft Punk @ Belfort : Happy you ! Ce bon fenec de Pmloik, un habitué de Gnomz, nous a proposé une chouette news qui en intéressera plus d'un dans le coin."Peut-être la meilleure chose qui soit arrivée aux Daft Punk depuis Discovery, leur live aux Eurockéennes qui était ma foi fort gouleyant. Et là, on a un vrai son avec une vraie bonne qualité, pas un bootleg saturé." Pour ceux qui y étaient, pour ceux qui n'y étaient pas, pour ceux qui y étaient mais étaient ailleurs, pour ceux qui étaient ailleurs mais qui auraient aimé ne pas y être (ailleurs), pour ceux qui ailleurs y étaient en pensée. Mais pas pour ceux qui s'en foutent. Daft Punk aux Eurockéennes, les vidéosPosté par Syl le 05.07.06 à 18:06 | tags : live, électro, youtube, eurockéennes, vidéos musicales, daft punk
![]() Voici donc quelques vidéos de ce live orgasmique, filmées (mal) par moi-même ! (sauf la première) On commence par un moment de transe collective, avec l'hymne "Around the World" mixé à "Harder better faster stronger" :
La suite : - "Robot rock", qui à introduit la concert - "Crescendolls" + "Television rules the nation" - "Technologic" - "Face to face" - "Too long" - et "One more time" en bouquet final Ahhh c'est bon ! mais trop court... alors si vous avez également des vidéos postez-les ici. La fin des tentes : Muse et Cult of Luna Personne ne pouvait faire autrement que d'entendre Muse jouer, vu le volume auquel s'étaient laissé allé les ingés-sons de la grande scène (laxisme de fin de festival oblige). Mêlant les morceaux diaboliquement toujours efficaces de Origin of Simmetry (dont ils ont joué un nombre impressionnant de titres, de "New Born" à "Bliss" en passant par "Citizen Erased") aux titres souvent grotesques de Black Holes and Revelations. Le mélange a quelque chose de monstrueux, bien balancé et hideux à la fois, aussi bon qu'auto-parodique. Comme si Frankenstein était constitué de morceaux de top modèles. Ce sera donc sur la scène de la Plage que l'on choisira d'achever les Eurockéennes de Belfort 2006, devant les (très) jeunots mais très crédibles métalleux de Cult of Luna.Sorte de Mogwai plus brut et enervé, auquel on aurait adjoint un chanteur métal, le métal électrique et électronique des Suèdois se révèle très efficace (même si la prestation du chanteur est finalement anecdotique). Leurs belles atmosphères tapent juste, et lorsqu'elles sont savamment tranchées de guitares, le résultat fait chavirer les cerveaux épuisés par trois jours de concert. Sur la Plage, la débauche de son, puissante, rauque, écrase les échos de Muse et entraîne le public dans un final dévastateur, tout en murs sonores. Les corps se propulsent dans tous les sens, les flemmards (dont je fais partie) s'effondrent assis contre les palissades qui bordent la scène ouverte et cognent du front en cadence. La nuit hurle, quelque chose prend feu au loin, un sorte de totem de bois, sans doute sacrifié pour la fin des Eurocks. Les flammes prennent de la hauteur et lèchent le ciel. Cult of Luna continue de se déchaîner, conscients de tenir la foule, et les Eurockéennes s'achèvent dans la dévastation. Sigur Ros : Chris Martin est passé par là ? Sigur Ros n'est plus une valeur sûre. Déjà, l'album ( ) montrait quelques signes de faiblesse, que le nouveau Takk a profondémment creusé. Mais leur concert aux Eurockéennes a été la cerise sur le gâteau raté : 1h20 de concert, deux bons morceaux seulement mais de l'ennui, beaucoup d'ennui, par vagues continues. Moi qui espérait un bel et beau concert de la part des Islandais, qui ont pourtant composé quelques chefs d'oeuvres (il y a 7 et 9 ans, c'est vrai...), j'ai assisté - en direct et médusé - à l'un des lives les plus ennuyeux du festival.Reprenant sur scène l'intégrale de l'album Takk, les Islandais étaient accompagnés d'une section de cordes et de cuivres, très sous mixés et difficiles à discerner. Jon Thor Birgisson (guitariste et vocaliste du groupe) faisait le malin sur sa guitare avec un archet de violon pendant tout le concert, le clavier s'occupait à balancer des nappes de synthés sans se demander quoi que ce soit d'autre, le bassiste Georg Holm avait l'air de s'ennuyer, et le batteur devait s'ennuyer de toutes façons, tant il était pauvrement sollicité. Excepté en de très rares occasions, le groupe n'a réussi à donner que peu d'envergure aux titres de son album mou, ne l'a jamais vraiment fait décoller et, au milieu d'une longue platitude aérienne, a fait apparaître les hommes de la section de cuivres déguisés à la Sergeant Pepper, traversant la scène en faisant entendre (difficilement) leur sympathique apport. Un tel évènement sonne presque comme un aveu du groupe, obligé de provoquer une mise en scène pour garder l'attention du public, que leur musique seule abandonnait lentement et sûrement. Et pourtant, après presque une heure et demi de live issu de leur album (de très loin) le moins bon. Sigur Ros fut salué par la foule. Ovationné même. Peut-être parce que le public, largement ignorant du vrai talent habitant le groupe (et laissé au vestiaire ce soir là), s'est contenté d'un set "planant" (pour parler djeune) et bancal en le mettant au crédit de l'originalité et de la crédibilité du bouche à oreille ? En tout cas, je l'espère. Les Eurocks : un marathon Les concerts jouissants, les conférences de presse qu'on n'écoute pas pour cause de match de foot (Quelle idée d'interroger Seb Martel alors que Brésil-France bat son plein ?) tout ça c'est le beau côté des Eurockéennes de Belfort. Mais pour le mériter, mieux vaut être un guerrier, car survivre aux acouphènes, à l'absorbtion de bières par dizaines et de kebabs froids par... unités (l'abus de kebabs est dangereux pour la santé), aux centaines d'heures de marche sous un soleil de plomb (spéciale dédicace à la mythique voie ferrée) ou au levant alors qu'on tient à peine debout, ça ne s'improvise pas ! Après tant d'épreuves, l'arrivée au camping devrait être un moment de grâce... En fait, ce n'est pas tout à fait ça. Dormir 3 heures et être réveillé par la chaleur régnant dans une tente transformée en sauna pour cause d'ombre inexistante, supporter les cris - que dis-je, les barrissements - des voisins fans de death metal (mais que font-ils là ?), attendre de longues minutes en plein cagnard pour espérer prendre une douche tant attendue, doubler la mise quand le moment est venu d'aller aux toilettes... voilà le défi à relever pour gagner le marathon des Eurockéennes. Dur mais tellement insignifiant à côté du bonheur de voir Daft Punk, Depeche Mode, Mogwai, La Caution ou Animal Collective en vivant ! Docteur Mogwai et Mr BeastPosté par Flyer le 02.07.06 à 22:30 | tags : live, rock, eurockéennes, mogwai, photo, rss, technologeek
Je reviens tout juste du chapiteau, où Mogwai vient de déverser 1h 20 de bonheur sonore. Comme d'habitude, le groupe a poussé le volume, au point que les boules Quiès devenaient purement indispensables. Et exepté Totom, qui malgré un récent grave acouphène a voulu expérimenter un titre sans les protections auditives (mais allez raisonner un type qui aime autant le son !), tout le monde portait les précieux bouchons pour précieuses oreilles. Nappes de guitares saturées d'effets, grosse basse, et la batterie puissante, profonde, ce magnifique métronome dingue, font la joie du public massé sous le chapiteau. Belfort ovationne copieusement le groupe après chaque titre. Un peu partout, les gens baissent la tête, captent la musique et se mouvent en rythme, ils tapent des batteries imaginaires, grattent des guitares imaginaires, ferment les yeux et lèvent la tête, pour recevoir plus de son et remercier la source. Niveau setlist, le groupe joue pas mal de titres de son nouvel Mr Beast, presque uniquement ceux de la deuxième moitié de l'album (celle qui est bien) qui passent magnifiquement en live. L'heure et demie de concert semble passer en une demi-heure et lorsque les Ecossais déposent leurs guitares, ils sont (une fois encore) noyés sous les cris et les applaudissements. Mogwai a assuré.Le soleil vient de se lever. Islands est venu partager...Levée à 10 heures du matin (soleil écrasant et gentil métalleux qui promène son poste poussé à plein volume autour des tentes oblige), notre petite équipe zone un peu sur le camping. Lavabos, douche, brosse à dent, le B.A.BA du campeur. Puis bière, vodka caramel (miam !) et carambar, le B.A.BA du festivalier. Nos gentils voisins de tente organisent un poker, auquel participons Totom et moi, en misant des capsules de bouteille. Je plume tout le monde (note pour vous-même : je suis très fort au poker, si l'on se rencontre un jour, ne jouez pas contre moi, surtout si je vous dis que je suis mauvais), et on se met en route vers le site avec Totom. Vincent est quelque part entre le car de presse et le reste des 90 000 personnes, alors on a du mal à le retrouver. Actuellement, il doit être en train de revenir vers Paris. Et il y a une heure et demie, il devait traîner quelque part sous le chapiteau, comme nous, pour voir Islands donner un sympathique concert, tous de blanc vêtus (mais pas en cosmonautes).
Motivés, enjoués, plein de bonne volonté, les îles (et une elle) ajoutent des violons et même une clarinette à leur pop multiforme, parfois samba, parfois noisy, mais toujours joyeusement ironique. Le public se bouge, le groupe aussi, ça tape dans les mains, ça saute un peu, le guitariste-chanteur monte sur les amplis, s'étale un peu par terre, fais semblant d'être Thurston Moore, et les gens trouvent ça mignon. Il n'y a pas de transcendance sous le chapiteau, pas de saillies flamboyantes, et à part un final nerveux, tendu et péchu qui met tout le monde d'accord, le groupe ne fait pas d'étincelles. Mais le public s'en contente, peut-être parce que la bonne volonté et l'entrain du groupe son tellement évidents ? Islands ne nous a peut-être pas transporté, mais c'est une très séduisante invitation au voyage.Pour finir la nuit : Nathan Fake, puis les poubelles Pour finir la nuit en beauté, nous filons vers la Loggia assister au concert de Nathan Fake. L'anglais nous balance un set cérébral, accompagné de projections qui achèveraient un épileptique : des photos tremblantes de lui-même qui tremble, qui fume, qui marche. Les exprériences électro-soniques du bonhomme ont un drôle d'effet, avec la nuit avancée, et finissent par me faire sacrément angoisser. Lorsque les photos disparaissent pour laisser place à une sorte de tableau psychédélique interactif en noir et blanc, avec une montgolfière qui tombe du ciel, des fleurs carnivores et des visages qui apparaissent dans les nuages, la musique de Fake finit par emporter ma bonne volonté. En proie à un joli mauvais trip, je propose à mes camarades de quitter la salle, ce qui n'a pas l'air de les déranger. Sur le chemin de la sortie, nous croisons une jeune demoiselle, allongée sur le sol, les yeux fermés et un sourire immense et sincère collé sur le visage, et je repense à Animal Collective : cette fois-ci, c'est moi qui n'ait pas réussi à entrer dans la musique. Nous quittons la Loggia et décidons de rentrer au camping, mais nous croisons une excellente idée qui met fin à notre projet : un immense sac poubelle de 4 mètres de haut, suspendu à un gigantesque arceau, à l'image d'un panier de Basket ball géant. Les gens s'amusent autour, amassant les bouteilles qui jonchent le sol pour faire le plus beau panier. Rempli à demi, le sac est une initiative (imaginative) du collectif anti-déchet du site de Belfort. Nous nous joignons au groupe et jetons des centaines de bouteilles en direction de l'ouverture. La lune brille, les gens applaudissent, plaisantent, tentent de grimper dans le sac... Tout le monde se marre bien, et la nuit s'étend.Animal Collective + Coldcut : guerre du son L'équilibre parfait entre douce alcoolémie, petite fatigue planante et énergie nocture en phase de réveil a fait fondre en moi la musique étirée, imprévisible et hallucinée d'Animal Collective. Grosse attente de ma part, et gros plaisir. Dans la lignée du Velvet Undergound, les quatres jeunes bonhommes ont livré un set fou et hypnotique. De longues plages de basse surmixée - batterie, agrémentées de clavier et de chants indéchiffrables, malaxées sur une dizaine de minutes, alternaient brillament avec les morceaux plus pop (mais toujours aussi dingues) du groupe, créant une atmosphère extrêmement agréable... à ceux qui voulaient bien entrer dedans. Car il y a chez Animal Collective quelque chose de viscéral. C'est une musique qui s'intellectualise assez peu, et ceux qui ne réussissaient (ou ne se sentaient pas l'envie ou le désir) de rentrer dans la plage sonique deployée par le collectif se sentaient assez rapidement insupportés par le show. Totom a même donné ses boules Quiès à un membre du public, effondré par terre et se bouchant les oreilles. Mais pour les autres... Quel pied ! Nous repassons de la Loggia à la Grande Scène pour Coldcut, les deux pionniers du sampling et fondateurs de l'excellent label Ninja Tunes. Le set semble pointu, et la sono donne toute la puissance nécessaire à l'exigeance de cette électro bruitiste, aussi chaude que massive. Mais je n'en profiterai pas longtemps, épuisé que je suis par la journée de Vendredi et la (très courte) nuit passée au camping. Vincent et moi nous allongeons quelques instants pour "reposer nos yeux". On se réveille une heure plus tard et Coldcut s'achève. Euh... Oups.La Caution : tout foot tout flamme Revigoré par la magnifique victoire de l'équipe de France face au Brésil, qui m'a fait lâchement manquer Morrissey et Depeche Mode (flyer était sur le coup, ouf !), me voici sur la plage des Eurocks avec Mr Interprétations diverses en attente de La Caution. Sur scène, le concert de Spleen, artiste de ce qu'il a lui même baptisé le "funk sobre" (hip-hop aux accents soul) a pris un peu de retard et nous arrivons pour le dernier morceau. Saleté (ironie) de Coupe du Monde, ça avait l'air foutrement bien ! On a quand même droit au "tour d'honneur" du chanteur emplumé et un peu allumé qui descend de la scène et se met à courrir au milieu du public, plutôt déconcerté. Le soleil décline (merci pour les rougeurs sur les bras), la petite pause bière s'impose. Je finis mon demi d'une traite quand DJ Fab commence à chauffer l'assemblée. La foule, bigarrée et surement pas uniquement composée de fans de hip hop est survoltée quand les deux frères de La Caution débarquent. MC's Hi-Tekk et Nikkfurie passent en revue les meilleurs morceaux de leur dernier double album Peine de Maures / Arc en ciel pour daltoniens, tels que "Player" ou "Dernier train" (J'en profite pour radoter un peu : cet album très dense est excellent ! Voilà qui est fait.) Grosses basses, instrus électros poussées, flow furieux, La Caution c'est du costaud. Le public le sait et se manifeste, ce que Nikkfurie ne manque pas de souligner : "Je vois que Belfort ne trahit pas à sa réputation". Moment de communion avec le public quand les frangins enlèvent leur t-shirt et arborent le maillot bleu de l'Equipe de France. En grand passionnés de foot, ils ne pouvaient pas ne pas rendre hommage aux Bleus victorieux. La fête se termine sur "Thé à la menthe", l'hymne de La Caution repris en version instrumentale dans le film Ocean's Twelve. La suite de la programmation assurera de bien belles prolongations, à vous flyer ! Crédit photo - Sylvain Langlois Depeche Mode : galette des rois
Victory !Le bruit a couru dans toute la foule agglutinée en face de Depeche Mode, sur la grande scène : France 1 - Brésil 0. Le but a été attribué à Ribéry, puis à Zidane, mais le vrai marqueur a finalement courru sur toutes les lèvres : SIDNEY GOVOU !!
Hmm... Comment ça "non" ? Camille & Pascals : Jobar Inc. La quinzaine de japonais qui compose Pascals chauffent le chapiteau de ses compositions naïves et ludiques. Des envolées de violons, un banjo, des bongos et un gros japonais à bonne bouille habillé d'un pagne mettent l'ambiance. La création à plein de mains entreprise par Camille et les Pascals est de présenter un spectacle faussement destiné aux moins de 10 ans. Faussement parce ce que dès lors que Camille, grimée en dame nippone, arrive sur scène, ovationnée par la foule, une farce douce-amer se met en place. D'abord avec quelques chansons mignonnes comme "La Piscine" (l'histoire d'une piscinne qui veut rejoindre la mer), que Camille habite de sa voix étonnante, une voix qu'elle utilise de façon aussi virtuose (ses brusques changements de tons sont surprenants) que ludique (lorsqu'un larsen surgit des amplis, elle s'amuse à imiter le son pour l'intégrer au concert). Puis avec d'autres titres aux thèmes plus tristes, tel que "Guiga" (joliment interprétée en japonais par la demoiselle), l'histoire d'un mignon petit chien mort à Noël et dont le jeune maître se souvient. Suivront ensuite des reprises des propres titres de Camille. Et il y a un plaisir véritable à entendre ces chansons dont on nous gave à la radio renaître sous l'impulsion des orchestrations des Pascals. Flûtes, section de cuivres, choeurs de voix, sifflet, beat box humaine, et même une scie sont utilisés pour donner un nouveau visage à la matière sonore de tubes mille fois entendus comme "Les Ex" ou "Ta douleur".Un bel et bon concert donc, magnifiquement interprété de bout en bout. Mais que beaucoup auront boudé, préférant partir à la recherche d'une télévision pour suivre les Bleus et les Jaunes sur un terrain Vert. Magnanimes, Camille et Pascals n'oublieront pourtant pas de réinventer à grand renforts de voix et de cris divers, leur propre version de "Carmen"... en l'honneur de l'Espagne qui a perdu" Morrissey-Belfort : résultat du match
Daft Punk m'a tuerVendredi, 2h du mat'. Flyer et moi-même sommes exténués par notre première journée festivalière mais une mystérieuse force intérieure nous dicte de remonter la foule des couches-tôt à contresens pour assister à MON évenement des Eurockéennes : l'unique concert de Daft Punk sur le sol français.
Sur place, nous nous rendons compte que les insomniaques fans des punks idiots sont finalement très nombreux en Territoire de Belfort. Le temps de s'approcher de la grande scène, en nous faufilant discrètement entre les gens, et voilà que les deux zicos en tenues de super héros apparaissent au centre d'une pyramide luminescente. Une voix sur-vocodée (à la Daft Punk) scande alternativement et de plus en plus rapidement les mots "human" et "robot", puis c'est parti pour un "Robot Rock" explosif. ![]() Crédit Photo - Sylvain Langlois (en pleine jouissance (musicale)) "Ils en ont oublié aucun", dixit flyer, qui a passé le concert assis en tailleur à remuer la tête en regardant le sol (esprit de contradiction ? non, fatigue intense). La performance d'1h20 (un peu plus que prévu) s'est achevée au son d'une techno quasi-hard dérivée des morceaux les plus péchus d'Homework, transformant le parterre de la grande scène des Eurocks en rave géante. La conclusion logique s'est imposée aux alentours de 4h avec un "Human after all" gonflé à bloc. Humain ? Robots ? La boucle est bouclée, les Daft Punk sont humains après tout et plus vivants que jamais. MàJ : et pour continuer à danser, passez donc voir les vidéos de Daft Punk aux Eurockéennes. Polysics Express On a pas pu voir Polysics et ça nous énerve. Des japonais en costume de Devo, c'est forcément indispensable. D'autant plus quand Vincent nous affirme que c'était à se damner.Damian Marley : fraîcheur de revivre A peu près tout les gens de Fluctuat (surtout le tyrannique Gflu) pourront vous le confirmer : le reggae et moi, on est pas copains. Comme j'ai tout un tas de griefs, probablement sans fondements, concernant ce genre musical, j'évite d'en parler. Mais voilà, nous sommes aux Eurockéennes, et nous avons vu Damian Marley (le dernier fils de Bob) jouer, et c'était plein de clichés avec des Rastafaris, et ça brandissait un gros drapeau Jamaïcain sur scène, et ça reprenait un standard de Bob (mais j'imagine que Damian a une entière légitimité pour le faire), et franchement... c'était très bien.Sous le chapiteau (dont le son était - c'est assez rare pour le signaler - extrêmement bien ciselé), Damian (ou Jr Gong) et ses musiciens fusionnaient avec talent le reggae roots au R'n'B et au hip hop avec un soupçon bien senti de son digital. Le résultat, outre l'aspect " foire au Rasta" dégagé par la troupe, tombait carrément juste. Parfois simplement dansant, joli mélange de beats et de mises en voix, qui rendait le goût du rythme et de la danse à une foule constellée de coups de soleil, parfois revendicatif et gentiment reggaeisant, Damian Marley a produit un live tout en équilibre, entraînant, calme sans être ennuyeux. Le fiston Marley n'essaye pas d'imiter son père, mais plutôt de faire évoluer ses racines reggae vers un univers plus dance-floor. Une démarche moins politique que celle de son père Bob ? Pas sûr. Réussir à refaire adhérer, par le biais de la musique, le grand public au message Rastafari, même sans politiser toutes les chansons, est sûrement la marque d'un Damian Marley moins engagé que son père, mais plus en accord avec son temps. Ps : Par contre, ça ne sentait pas tellement le chichon. Hum... le jour où les reggaemen se mettront à la coke, le genre sera définitivement mort. Poni Hoax, chasseurs de singes arctiques En bon retardataire, c'est au moment où le soleil commence à se coucher que je rejoins flyer sur le joli site des Eurocks. A peine me donne-t-il le temps de récupérer le petit bracelet rose spécial presse et de visiter nos quartiers que me voici catapulté sous la tente de la Loggia où jouent les Poni Hoax. L'énergie du groupe fait très vite bouger nos petits corps endoloris par le long et chaud voyage ferroviaire, il faut dire qu'on peut difficilement rester de marbre au son de l'électro-disco-rock des cinq français. Leur efficace tambouille composée d'arrangements électroniques mignons, d'une batterie à la bonne patate et d'un saxo affolé accompagnant par moments le chanteur, peu amateur de danse, accroc à la clope et dont la voix était malheureusement noyée dans l'écho, nous a même fait rater la quasi totalité du concert sous châpiteau des Arctic Monkeys. En même temps, comme dirait flyer : "On a vu que la fin, mais ça nous a pas donné envie de voir le début". Crédit photo - Sylvain Langlois Eurockéennes : diverses interprétations![]() Deftones : émo globulePosté par Flyer le 30.06.06 à 22:24 | tags : live, metal, eurockéennes, internet 2.0, rss, technologeek
L'entrée en matière : Anaïs et Seun Kuti + chaleur
Blank Page : avant les Eurocks Lever à 5h30. Train au départ de Gare de l'Est à 7h du matin. Chaleur écrasante. Autant vous dire qu'on a la grande forme pour ce premier jour à Belfort sur le site des Eurocks. Du coup, on est arrivé en avance. Les techniciens sont en train de finaliser le montage des scènes et des balances. Le site est vierge. Dans tous les coins, on ne voit que des T-Shirts estampillés "STAFF" et des bracelets mutlicolores donnant différents accès spéciaux (le mien est rose fluo et il y a marqué PRESS - anglicisme quand tu nous tiens - dessus, il donne accès à un bus rempli d'ordinateurs attachés par de gros fils de fer, à une salle bourrée de fauteuils capitonnés qui font monter votre température corporelle de 10 degrés en 10 secondes, et à la machine à café - élément essentiel au bien-être physique et mental du journaliste). Pas mal de monde profite de ces quelques heures de répit pour piquer un roupillon... et c'est exactement ce que je compte faire. M'en retourner au camping pour une belle séance de montage et essayage de tente. En espérant que personne ne vomisse dessus d'ici là... Je remarque beaucoup trop de cadavres de packs de bières, ouvertes trop tôt par une trop grande chaleur et par des gens pas trop frais, pour avoir réellement l'esprit tranquille. Allez, je dégage du car du presse. Zzz Zzz Zzz... Préparatifs Eurockéennes...![]() "Bordeeeel, j'ai encore monté la putain de tente à l'envers..." Les Eurockéennes de Belfort 2006, ça commence demain. Ici aussi. Eurockéennes de Belfort 2006 : échauffement... La 18e édition des Eurockéennes de Belfort commence dans une semaine. Syl et moi nous entraînons à monter et démonter la tente dans la boue, à suivre un régime composé d'un unique sandwich pain-gruyère à 17euros par jour, et à rouler des boules quiès plus rapidement que la vitesse du larsen.Du vendredi au dimanche, rendez-vous donc ici pour un compte-rendu en temps quasi réel des Eurockéennes. Le programme du festival est par ici, et on traînera sans doute plus précisément du côté de chez Daft Punk, Deftones, le fiston de Bob : Damian Marley, on ira jeter un oeil aux Arctic Monkeys pour la journée de vendredi. Le samedi, on s'habillera de cuir pour Depeche Mode, Morrissey, Nathan Fake, Animal Collective, Coldcut et La Caution. Puis le dimanche, on filera nourrir nos cernes devant Sigur Ros, Islands, Mogwai, Muse, Archive, Dominique A, et Bumcello... Pfiouh, grosse journée ! Bien sûr, ce programme est appellé à varier sur place, selon les heures de passage, les moments où nous galoperons écrire nos papiers dans le car de presse étroit, et notre degré d' alcoolémie épuisement. Rendez vous donc ici (ou là-bas) dans un semaine ! C'est la fête. Question subsidiaire : qu'est ce que vous pensez de l'illustration des Eurockéennes 2006 (ci-contre) ? Je n'y comprend rien... Qu'est ce que ça véhicule comme valeur rock'n roll la photo faussement vieillotte d'une petite fille en tuba qui plonge dans un lac touristique ? Let’s dance(another piece of art from Davedanslefoin) Danser (v) : action de se mouvoir en rythme et en accord avec une musique. A Belfort, le verbe était conjugué à l’impératif par le public le plus réactif de l’Hexagone (oui enfin, s’il n’y avait eu l’exception Cake !). La fièvre s’est emparée des gambettes eurockéennes sur bien des scènes. Dépassé le classique pogo exclusif à NIN (et difficile devant Mass Hysteria, tant le chanteur démago au possible forçait à se plier en deux), la version 2005 a connu certaines chorés propres à faire rougir la ménagère de moins de 50 ans. Mama Ohandja, derniers hôtes du duo Bumcello, nous initiera ainsi en quelques minutes au bikutsi, danse traditionnelle camerounaise reposant sur une rythmique virile : mains sur les hanches, petit coup de rein sur la gauche, coup de rein en arrière, léger coup de rein sur la droite, retour en arrière et un immense vers l’avant. Le fameux coup du pelvis, également à l’honneur avec Ghinzu et repris par les fans les plus ardus de John Stargasm. Chez le zinzin Tom Zé, on préférera une chenille un peu particulière puisque accouplée à une bougeotte obligatoire du popotin. Chaleur do Brasil oblige ! Et pour finir sur une note de tendresse dans ce monde machiste, soulignons cette résurgence du slow sur quelques notes d’Emilie Simon ou de Bonnie Prince Billy. Je n’ai pas osé inviter Flyer mais le cœur y était… |
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