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My Name Is Nobody : un nom à retenir…

Posté par éèëê le 17.06.09 à 11:02 | tags : folk

Dehors une pluie Bruxelloise incessante, mais j’ai retrouvé Vincent Dupas, alias My Name Is Nobody dont je vous avais déjà dit tout le bien que j’en pensais. Sur son dernier album, The Mentor, il est entouré des Desert Foxes, sa formation électrique et émérite. Soit l’orgue-wurlitzer de Faustine Seilman, une excellente section rythmique composée d’Erwan Fauchard (basse) et Franzl O’Gautreau (batterie), avec de surcroît le concours des banjoseries de Vassili Caillosse et d’un demi Berg Sans Nipple à la trompette et aux percus. (D’ailleurs, cette moitié de Berg Sans Nipple donne des petites touches qui rappellent immanquablement son excellente prestation sur le Next Year In Zion d’Herman Düne – écoutez "The Sea Sprays"…).

 

 

 

Pour les influences, c’est bien chez Arbouretum, Howe Gelb ou Palace Brothers qu’il faut aller chercher les mentors. Tantôt crispé comme la mâchoire du pionnier, tantôt relâché comme une balade en baudet entre deux déserts, le disque est une réussite totale. Le fil de l’histoire ne se perd jamais, et Dupas sait conter avec l’inflexion américaine juste. Un son profond et sincère se mue en tornade sur les puissants "The Mentor" (époustoufflant), "Doom" et "Miklos The Hopeless" (bouleversant), avant d’envelopper tendrement nos esgourdes sur le morriconesque "Down In The City" ou les superbes chansons-d’après-l’orage "A Tree, A Home" et "Stars Are Falling". Sans peine, on oubliera le bancal Song Of The Pearl d’Arbouretum, surclassé ici par des transitions limpides, un sens mélodique impressionnnat et une instrumentation ouvragée (des accents métal de "Strange" au chœur exalté de "Harvest & Wine"). The Mentor esquisse un sans faute entre cruauté et douceur, et toujours mène son homme vers la félicité.




Aux frontières de la folk : Rio en Medio et Caroline Weeks à l'International

Posté par LovelyRita le 11.06.09 à 17:17 | tags : folk, agenda
Rio en Medio

 

Ce dimanche à l'International deux artistes nous emméneront sur les terrains vagues de la folk. Rio en Medio, une proche de la clique Cocorosie et Devendra Banhart et Caroline Weeks, affiliée à Bat For Lashes seront à partir à 20h dans ce nouveau lieu parisien.

 

Entre Brooklyn et le Nouveau Mexique où Danielle Stech-Homsy (aka Rio En Medio) vit et Brighton, ville de Caroline Weeks, la folk traverse les frontières musicales pour atterir sur un nouveau territoire. Caroline Weeks, que l'on a pu voir dernièrement au Bataclan pour une première partie et pendant le set de Bat For Lashes aux côtés de Natasha Khan a choisi de se confronter à l'adpatation en musique de poèmes d'Edna St Vincent Millay. Le résultat, sur son album Songs For Edna (sorti chez Manimal Vynil) est épuré, gracieux et assez intemporel.

 

Son set sera précédé par celui de Rio en Medio, auteur d'une folk ciselée d'électro. Plasticienne, écrivain et aussi réalisatrice, nous dit-on, Danielle, une habituée du grand-écart, et sous la houlette de Manimal Vynil (again) a publié l'année dernière, le bien-nommé Frontier. Sur cet album-collection, l'artiste réunit la base guitare-voix de la folk à un éventail de trouvailles sonores pour créer une folk environnementale. Programmation électronique, sons d'ambiance, clap et claviers donnent à ses compositions une dimension un rien spatiale... la bande-son idéale à écouter dans une navette spatiale entre la terre et la lune. Son album ressortira en édition deluxe cet été et en attendant, les curieux iront faire un tour à L'International ce dimanche.

 

 

Rio en Medio - Concert à Emporter

 

 

 

Les Dimanches Acoustiques avec
Trio Jonsson, Rio en Medio et Caroline Weeks
Dimanche 14/06 à partir de 19h à l'International (75011)
gratuit







Jay Bennett est mort

Posté par 2goldfish le 25.05.09 à 17:33 | tags : youtube, rock, folk, news, cimetière

Jay Bennett avait quitté Wilco après la sortie de leur meilleur album, Yankee Hotel Foxtrot, qui avait commencé comme le disque sur lequel il allait avoir une place plus importante que jamais (les crédits de composition en attestent) mais qui a finit comme celui sur lequel il s'est faché avec Jeff Tweedy, leader du groupe, après que celui-ci ait mis les chansons de Bennett entre les mains du producteur Jim O'Rourke. $

 

C'est ce qu'on retiendra surtout de lui : il était le type qui était dans Wilco puis qui en est parti après les événements qu'on a pu voir documentés dans le film I Am Trying To Break Your Heart. Peu importe, ses albums solos que presque personne n'a écouté (rattrapons nous tous avec Whatever Happened I Apologize qu'il a mis gratuitement en ligne en novembre dernier dans l'indifférence générale) ou ses trois albums pré-Wilco avec le groupe Titanic Love Affair qui dans la catégorie Dinosaur Jr junior s'en sortait plutôt pas mal.

 

Il y a heureusement bien pire comme destin que d'être retenu comme celui qui a créé le son de l'excellent album Summerteeth ou comme le type qu'on voit dans cet extrait d'I Am Trying To Break Your Heart, documentaire sans doute pas très flatteur pour son caractère mais qui ne remet pas en cause son talent.

 

 

Jay Bennett avait quarante cinq ans et est mort dans son sommeil de cause pour l'instant inconnue. On sait cependant qu'il avait décidé de poursuivre Wilco il y a quelques mois pour une histoire de royalties impayées, peu de temps après avoir révélé devoir subir une opération de la hanche qu'il ne pouvait payer faute d'assurance.

 

Lire aussi
- Géant vert : Dinosaur Jr fait sa rentrée
- 50 ans : le rock fait-il grossir les idoles ?  




Vincent Moon, le Neil Young de la video

Posté par Carter le 14.05.09 à 11:35 | tags : live, news, vidéos musicales, folk, copinage

Mathieu Saura alias Vincent Moon est un vidéaste qui filme les musiciens avec un talent fou. Parti de la volonté de rapprocher l'artiste du public, il a cette capacité à faire ressortir les émotions de manière très crue. Sa méthode est souvent la même : filmer les artistes dans des décors communs, loin des artifices de la scène. Il se balade souvent avec eux dans les rues de Paris ou d'autres villes, et le décalage entre la figure de l'artiste à fleur de peau et la banalité des rues fait mouche.


Chez lui, l'image ressemble à ces vieux bouquins vénérables, jaunis par le temps, qui invoquent la nostalgie et l'innocence. Ses gros plans confinent à l'essentiel, et un esthétisme naturel s'installe, à l'opposé des clips MTV. D'un seul plan il produit une tranche de musique, il saisit les artistes dans leur rapport avec le monde. A la manière des songwriters folk qu'il capture, le dépouillement et l'humanité sont ses armes émotives.


Premier exemple en images avec cette magnifique vidéo d'Andrew Bird. Laissons-lui le soin de la décrire, il le fait si bien (avec quelques fautes, mais bon) : "Andrew Bird a mis la ville en pause. Sa timidité, sa dicrétion ne nous laissaient pas attendre autant. Mais il aura suffi qu’il glisse sur les cordes de son violon pour s’imposer au décor, pour en redessiner les contours, en changer l’époque, brosser une atmosphère différente."

 

Andrew Bird - Spare Oh

 

Sur son blog Fiumenights, Vincent Moon s'inscrit encore plus dans une démarche intimiste et propose des vidéos d'artistes du monde entier sur le même concept que les concerts à emporter qui font la fierté de la Blogothèque. Exemple avec Elvis Perkins, filmé dans ce qui semble être une chambre d'hôtel après son passage au SXSW festival d'Austin, Texas.

 

Elvin Perkins par Vincent Moon

 

Si vous êtes comme moi sensibles à ces vidéos, sachez que d'autres du même accabit sont disponibles sur le blog, que Vincent Moon continue d'alimenter fréquemment. En attendant on s'en fait une petite dernière pour le plaisir, c'est Nikaido Kazumi, filmée à Osaka, en février de cette année :

 

 

Nikaido Kazumi par Vincent Moon

 

Lire aussi :

- Réédition des premiers albums de Nick Cave & The Bad Seeds
- Neil Young et la crise
- Unkle et Spike jonze cassent la baraque




Neil Young et la crise

Posté par 2goldfish le 01.04.09 à 10:10 | tags : rock, rigolo, folk, videos musicales, usa

Ce qui est terrible, quand on est un artiste un peu vieux comme Neil Young, c'est que plus personne ne s'intéresse à vos nouveaux projets. Nombre de ses fans ont pris l'annonce de la sortie de son nouvel album Fork in the Road comme une mauvaise nouvelle.

 

Ce n'est pas cette sortie que les fans attendent mais celle d'un coffret anthologique de ses raretés des seventies qu'on annonce depuis longtemps et qui pour des raisons de marketing évidentes ne pourra pas sortir tant que le cycle promo de Fork In The Road ne sera pas terminé. Heureusement, ce cycle promo devrait être assez court puisque Fork in The Road est un album concept consacré aux voitures éléctriques Lincvolt.

 

Le public ne sera peut-être pas intéressé par ce millionième album de Young et de son concept sorti de nulle part, mais Neil Young fait ce qu'il veut, comme toujours. La preuve avec cette nouvelle vidéo pour la chanson "Cough Up The Bucks" qui présage d'un album terrible dans tous les sens du mot. Terrible mais rigolo.

 

 
Et en effet, au moment même où je tapais ces mots, tombe la nouvelle que le coffret Neil Young Archives volume 1 : 1963-1972 va finalement sortir le 2 juin. Il couvrira la carrière de Young de ses débuts dans le groupe canadien The Squires à son seul réel succès commercial en solo, l'album Harvest. Il contiendra, selon les éditions, huit à dix disques, CD, DVD ou Blu Ray et il peut d'ores et déjà être pré-commandé pour une somme allant de cent à trois cent dollars. Chaque coffret contient aussi un gros bouquin plein de textes et de photos, de quoi rendre fou n'importe quel fan. Personnellement, j'attends surtout un second coffret qui couvrirait le reste des années soixante-dix, de Tonight's The Night à Rust Never Sleeps. Je risque d'attendre longtemps.
 
 



Téléchargez Here Lies Nothing, le nouveau single de Bob Dylan

Posté par 2goldfish le 30.03.09 à 16:07 | tags : blues, mp3, news, folk

Le premier extrait du nouvel album de Bob Dylan, Together Through Life, qui sort à la fin du mois, est offert en téléchargement gratuit sur son site aujourd'hui et demain. "Here Lies Nothing" n'annonce pas exactement le gros changement qu'on nous avait annoncé par rapport aux derniers albums de Dylan...mais ce premier single peut être trompeur.

 

Avec l'accordéon et les cuivres qui harmonisent au fond, le décorum a tout de même un peu changé. Et si le résultat peut évoquer les vieux disques Chess comme ceux qui ont déjà entendu l'album le prétendent, pour le coup on pense surtout et également à Tom Waits. Les années ont rajouté dans la voix de Dylan la dose de gravier que la nature, le tabac et le bourbon ont donné à Waits très jeune. Et puis sortir des guitare/basse/batterie/clavier, ça n'est pas la première fois pour Dylan mais ça n'est pas non plus son habitude, contrairement à Tom Waits. Il y a cependant un côté très hispanique dans la musique, qui rappelle que le rock avait aussi, en plus de la country et du blues, quelques racines latines.

 

Côté parole, on est assez surpris de ne finalement pas avoir grand chose à se mettre sous la dent. Quelques couplets existentialistes amusés, laissent surtout la place aux solos de guitare. Trois minutes cinquante, pour Dylan, c'est très court. Bref au final rien de très nouveau sous le soleil, on n'attendait pas vraiment de surprise de la part d'un quasi-septuagénaire, de toute façon, et Dylan n'a pas été un artiste à singles depuis bien longtemps. On prend les paris : Together Through Life sera très bon, comme d'habitude.

 

Lire aussi
- Jason Lytle revient et ça fait du bien
- Les Super Furry Animals en majesté




Les Fleet Foxes ne signeront pas chez une major... ils y sont déjà

Posté par 2goldfish le 11.02.09 à 10:17 | tags : usa, news, folk, rigolo

 

 
 

Robin Pecknold des Fleet Foxes a marqué plein de bons points auprès des fans des seventies en niant en bloc les rumeurs d'un second album chez Virgin. Sur le blog Myspace du groupe il avait écrit : "Fleet Foxes ne signera jamais, jamais avec une major, dans aucune circonstance, de maintenant et jusqu'à ce que le monde s'étouffe dans les fumées de pot d'échappement. Ceci est valable pour tous les dérivés et permutations à venir. Jusqu'à notre mort." Croix de bois, crois de fer etc... C'est très joli et émouvant, les fans ont applaudi des deux mains.

 

Quelqu'un a semble-t-il averti Pecknold que Sub Pop, son label, appartient pour 49% a Warner. Dans un premier temps, il aurait amendé son post en précisant qu'il n'avait rien contre la distribution par des majors : "on remplit vos camions de CD et on paye l'essence" avait-il écrit. Cependant 49% de Sub Pop, c'est un peu plus que ça. Quelqu'un a du le lui faire remarquer, car le post a purement et simplement disparu. Tout ce qu'on trouve sur le blog Myspace de Fleet Foxes aujourd'hui c'est un message de remerciement aux fans des plus banals.

 

Ce qui est bien avec les Fleet Foxes, c'est qu'ils poussent leur trip régressif hippie jusqu'au bout, avec des déclarations pseudo-politiques pas très réfléchies et la compromission qui va avec juste après. Au rythme où ils vont, dans deux ans ils auront abandonné les joints pour la coke, les chemises à carreaux pour les vestes à épaulette, ils attacheront leurs cheveux longs avec un catogan et ils seront devenus yuppies. Ils découvriront les synthés, ce sera horrible. J'ai hâte.

 

- Via Idolator -

Voir les Fleet Foxes en concert

 

Lire aussi :
- Mais pourquoi tout le monde écoute-t-il Fleet Foxes quand The Acorn existe ?
- Les Fleet Foxes sur le plateau de Saturday Night Live
- Fleet Foxes et Alela Diane : le folklore américain en marche à l'Olympia




Maggie8 créera-t-il la surprise en 2009 ?

Posté par Myosotis le 08.02.09 à 10:41 | tags : electro, folk, rock, pop, youtube
Le premier single de Maggie8 n'est pas tout à fait représentatif de ce qu'on attend de ce groupe qui devrait sortir son premier album dans les prochains mois sur le label Atic Records d'Andy Turner.
 
La musique de Maggie8 est un mélange folkish à la Beirut, soyeux comme les Beach Boys et qui dégage une mélancolie électroacoustique évoquant un Portishead sorti de l'ère glacière. La chanteuse est particulièrement intéressante pour ses harmonies vocales, alternant le chant à plat et des effets de manche sous influence hindi trance tout à fait remarquables.
Le groupe semble arrivé, après quelques années d'existence, à maturité et a su donner une dynamique plus pop à ses chansons, en même temps que le son se densifiait. Loin d'être un groupe gnangnan et atone, Maggie8 sait à bon escient exploser et délivrer des séquences quasi-noisypop (pour ce genre de musique) qui en font un des groupes à surveiller cette année.


Maggie8 - Punish Yourself



Décès du guitariste John Martyn

Posté par Myosotis le 02.02.09 à 16:12 | tags : cimetière, rock, folk, pop

John Martyn, l'un des plus grands guitaristes de ces trente dernières années, est mort le 29 janvier 2009, quelques jours après avoir été fait Officier de l'Empire Britannique.

 

Agé de 61 ans, Martyn aura eu une carrière assez incroyable, d'électron libre du folk blues à la mode écossaise au cachalot savant joueur de guitares monojambiste, en passant par le statut de beau gosse chevelu et querelleur. Né d'un père et d'une mère chanteurs d'opéras, l'artiste écossais avait démarré sa carrière chez Islands Records (le label de Chris Blackwell) naviguant entre folk et jazz. C'est à cette occasion qu'il avait mis en place son jeu de guitare extraordinaire, lequel ferait, plus tard, l'admiration des plus grands comme Clapton et Drake, dont il devint l'un des seuls amis. Animé d'un tempérament volcanique, alcoolique notoire, Martyn a souvent fait les titres de la presse "people" musicale pour des rixes, des échauffourées et d'autres aventures burlesques : il se fit tirer dessus à plusieurs reprises par des maris jaloux ou directement par une de ses maîtresses. Il s'était fait amputer de la jambe droite en 2003 après avoir laissé un kyste s'enflammer dessous le genou.

Sur le plan musical (quand même), Martyn était un exemple incroyable. Après avoir vendu par courrier 10 000 exemplaires de son live à Leeds, refusé par sa maison de disques, Martyn s'offrit une année sabbatique qu'il passa en grande partie en Jamaïque à la recherche de nouveaux sons de basse et de guitare. La légende veut que son album One World, en 1977, soit le précurseur du son trip-hop. L'album qui est une merveille a été "saisi" en extérieur et baigne dans les bruits et mélodies du paysage alentour. Son autre grand album avait été enregistré quelques années auparavant dans un style plus traditionnellement folk mais tout aussi influencé par le Jazz avec notamment Danny Thompson à la basse. C'est à cette époque avec Solid Air, album baptisé ainsi en hommage à Nick Drake, que Martyn met en place son chant si particulier : une voix veloutée avec laquelle, comme un Chet Baker barbu, il essaie de reproduire la chaleur et les harmonies d'un saxophone.

Le catalogue de chansons de Martyn a pas mal circulé et a fait l'objet de nombreuses reprises souvent excellentes. De Solid Air à Dreams by the Sea, en passant par le splendide Road To Ruin, album duo enregistré avec sa femme Beverley, Martyn était un grand artisan folk, un manieur de mots désespéré sensible et que ses traumas personnels (divorce, séparation, sa jambe en moins) avaient lesté d'une gravité impressionnante. En 1998, il s'était payé l'audace de reprendre sur son album de covers (The Church with One Bell), le "Glory Box" de Portishead à la guitare. Sa version est une merveille. L'homme reposera désormais dans cette boîte de gloire et de tristesse pour l'éternité.

 

 




Les Fleet Foxes sur le plateau de Saturday Night Live

Posté par LovelyRita le 20.01.09 à 10:10 | tags : folk, pop, youtube

De passage le 17 janvier sur le plateau de l'émission américaine, les Fleet Foxes y ont interprété deux morceaux : "Mykonos" et "Blue Ridge Mountains". Les vidéos youtube sont disponibles depuis quelques jours.

Le groupe sera à Paris pour un concert le 25 février à la Cigale. D'ici là, profitez des deux lives à SNL et des autres vidéos du groupe.

 

 

Fleet Foxes - Mykonos

 

 

Fleet Foxes - Blue Ridge Mountains




Animal Collective se fait un film

Posté par Definitely Maybe le 09.12.08 à 10:56 | tags : folk, usa, news

Leur neuvième effort Merriweather Post Pavilion n'est pas encore dans les bacs (on se précipitera dessus le 20 janvier prochain) que le quatuor foufou de Baltimore Animal Collective se prépare à, tenez-vous bien, sortir "un disque visuel".

Certes, nous ne sommes plus à une originalité près de la part de la bande à Panda Bear (après les séances photos promotionnelles de Strawberry Jam où ils avaient la tronche tartinée de confiture et la sortie d'une ligne de vêtements assez, euh laids). Voilà comment David Portner (aka Avey Tare) décrit le projet : "Faire un disque visuel, c'est quelque chose que nous avions en tête depuis un bout de temps. Au début, c'était assez flou, on ne savait pas si cela allait être un vrai film, mais qui n'aurait en aucun cas une ligne narrative. Il s'agirait plus d'une collaboration entre potes : c'est notre ami Danny Perez (réalisateur de leur clip "Who Could Win A Rabbit" en 2004, nldr) qui filmerait tout ça."

Perez, 28 ans, travaille sur ce film encore orphelin de nom depuis plus de deux ans avec le collectif animal. "Cette année", a ajouté Brian Weitz (aka Geologist), "nous avons eu le temps d' enregistrer pas mal de démos, qui pourraient devenir la bande-son de ce fameux film." Au rythme d'un album par an, et avec la tournée qui se prépare (ils seront de passage au Bataclan le 16 janvier 2009), on ne sait pas quand les rock-folkeux expérimentaux auront le temps de boucler leur long-métrage. Faisons confiance aux bêtes à poil...



Mais pourquoi tout le monde écoute-t-il Fleet Foxes quand The Acorn existe ?

Posté par 2goldfish le 07.12.08 à 10:33 | tags : folk, rock
 
Glory Hope Mountain, l'album de The Acorn me fait, pour beaucoup de raisons, penser à Parc Avenue de Plants & Animals : les deux sont l'oeuvre de Canadiens, ils sont remplis de folk/rock hippie à base de guitares acoustiques agiles et de choeurs qui sentent le sirop d'érable et ils sont passés relativement inaperçus. En bref, ils jouent un peu dans la même catégorie que Fleet Foxes et remportent un bien plus grand succès dans mes oreilles que dans celles de tout le monde, semble-t-il.
 
The Acorn ont pourtant pour eux d'excellents clips, celui de "Crooked Legs" que vous voyez là haut et celui de "The Flood part 1". A moins que mon gout immodéré pour les clips animés bizarrement me trahit une fois de plus. The Acorn a aussi une bonne histoire, du genre qui facilite le travail des journalistes et assure ainsi une couverture médiatique minimum : Glory Hope Mountain est la traduction grossière de Gloria Esperanza Montoya, le nom de la mère du chanteur Rolf Klausener et les douze chansons de l'album nous racontent sa vie."The Flood Pt. 1" raconte comment elle est devenue orpheline au Honduras, "Crooked Legs" raconte sa fuite du pays et ce n'est que le début de l'album. Au minimum on est obligé d'apprécier le sujet plutôt original pour un album indie.
 
Qu'est-ce qu'ils racontent les Fleet Foxes, déjà ? La dernière fois que je les ai écouté, il m'a semblé que le sujet de l'album était la beauté de leurs harmonies vocales. La musique n'a pas besoin d'avoir d'autre figure qu'elle même, bien sûr, mais la différence entre l'esthète et le narcisse est parfois si infime qu'on peut facilement se laisser tromper. Pour ma part en tout cas, je ne doute pas que The Acorn soient des putains d'esthètes.



Fleet Foxes et Alela Diane : le folklore américain en marche à l'Olympia

Posté par LovelyRita le 13.11.08 à 16:28 | tags : folk, live, usa

Il fallait hier se parer de plumes dans les cheveux, de son jean slim et avoir laisser pousser sa barbe pour être dans le ton de la 1ère soirée du festival des Inrocks 2008. Un Olympia complet depuis des semaines pour accueillir l'Amérique hippie et psychédélique de cette année. Mis à part les Français de Coming Soon (qu'on a bien ou mal fait de râter ?), les Inrocks avait fait honneur à trois des révélations musicales de cette année, trois révélations US, trois artistes auteurs de premiers albums (ou presque) et qui se jouent habilement de la temporalité en 2008, en revisitant les musiques folk et psychédliques.

 



C'est avec le titre "Sun Giant" qu'on les a découvert, c'est avec "Sun Giant" également que les Fleet Foxes ouvriront leur set étonnament plus électrique qu'à l'accoutumée, mais toujours haut-perché. Un titre a cappela, un choeur d'église... oui, on est bien au festival des Inrocks en train de voir les Fleet Foxes tenter d'abattre de leurs vocaux les murs de l'Olmypia. Le recueillement et la sérennité ont toujours eu la part belle dans leur compos, mais hier ce n'était pas sans compter une fougue et une électricité intelligemment associées à la délicatesse des choeurs. Des choeurs menés par un Robin Pecknold, qui montrait ses dents et dont le visage se contorsionnait pour chanter plus fort, plus haut, plus...des parties de guitares qui soutenaient cet ensemble sonore puissant qui a résonné au delà des murs, dessinant batisses médiévales et paysages terrestres. Des paroles reprises dans le public, des envies de monter des chorales, des applaudissements à n'en plus finir à la fin du set... C'est sans artifices et avec classe que les Fleet Foxes ont marqué cette soirée des Inrocks. Manquaient qu'un "Quiet Houses" et/ou "He doesn't Konw Why" et on se serait laissé pousser la barbe pour de bon.

 



Que ce soit du côté d'Alela Diane, ou des Fleet Foxes, une bonne partie de la soirée d'hier flattait le folklore américain, celui des territoires sauvages et des spiritualités. Les choeurs d'église chez FF et le gospel pour Alela Diane, accompagnée hier d'un backing band qui a tantôt nui, tantôt relevé sa prestation. Une salle qui aurait pu être trop grande pour une Alela défendant seule son Pirate's Gospel, mais qui aurait mérité de résonner hier au seul son de sa voix et d'une guitare...un risque à prendre, certes. En attendant, les trésors de Diane ont été enrobés et épaissis de choeurs, banjo et batterie. Un accompagnement superflu, mais qui a eu le mérite de donner un peu de rythmique et de coffre aux titres épurés d'Alela Diane.

La fin de soirée, quant à elle, a basculé dans le pyschédélisme avec les trop attendus MGMT. Auteurs du très beau Oracular Spectacular qui lui vaut le statut de groupe de l'année, MGMT devrait aussi se voir décerner d'ici peu celui de "mauvais performeurs live". Un concert comme à son habitude brouillon, loin de provoquer l'enthousiasme et la folie que l'on était en droit d'attendre de la part du groupe, des intermèdes instrumentaux (la prétention en plus d'être les leaders du psychédélisme en 2008), une puissance vocale proche de 0...on passe sur cette Amérique pysché et on lui préfère le charme authentique d'un Pecknold ou d'une Diane.

 

Merci à Thomas pour les photos

 

 

 




French Is Beautiful, English Is Soulful : François Virot + Faustine Seilman + My Name Is Nobody ce soir au Café de la Danse

Posté par éèëê le 01.11.08 à 12:30 | tags : folk, live
Jack Allgood doit se retourner dans son lit : tous les artistes qui chanteront et, on l’espère, vous enchanteront ce soir partagent une double spécificité. Tous sont Français, et tous ont choisit un anglais raffiné ou espiègle, mais terriblement évocateur, pour s’exprimer devant le micro.

Amateurs de musique à guitares et de timbres de voix décalées, rendez-vous ce soir au café théâtre de la danse à côté de Bastille. On y retrouvera l’olibrius lyonnais François Virot et son folk haletant, sa voix haut perché et son talent si particulier : il arrive sans peine à nous faire prendre ses chansons pop pour des soucoupes volantes jamais vues auparavant. Pour ceux qui veulent apprécier, écoutez le monsieur sur son Myspace (« Cascades Kisses »« Not The One ») ou aller faire un tour chez la blogothèque dont il a retourné le cœur il y a quelques temps. Ouf, j’ai réussi à parler de François Virot sans citerAnimal Collective.

Plus tard ou plus tôt dans la soirée, on pourra s’allonger confortablement dans le spleen chaleureux de la voix de Faustine Seilman (dont on parlait il y a tout juste un an). En concert, la pianiste réconcilie une forme tantôt calme (Rachel’s) tantôt torturé (Un chouïa d’Arab Strap période Philophobia) avec des ambiances musiques-de-films-français-enregistrées-avec-des-bouts-de-ficelles tels qu’ont pu la définir Pascal Comelade ou le Yann Tiersen de la première heure. Signature du collectif Nantais Effervescence, Faustine Seilman ouvre la voie de la tête d’affiche de la soirée, issue de la même écurie, My Name Is Nobody.

Et là, amis de la guitare en bois, du folk des chaumières, de la voix qui s’infiltre jusqu’à la moelle épinière de vos sentiments les plus intimes, spectateurs transis d’émotions, vous retrouverez un songwriter, un vrai, un pur, un simple. Car il faut bien se rendre à l’évidence, de plus en plus nombreux sont les Frenchies qui excellent aujourd’hui dans cette veine folk Américaine, de Herman Düne à Thee, Stranded Horse en passant par ce My Name Is Nobody, dont le grain musical fait résonner en nous les meilleurs souvenirs de Will Oldham. Auteur d’un émouvant At The Wolf Pit en septembre dernier, qu’il a principalement enregistré armé de sa seule guitare, Vincent Dupas convoque dans une simplicité désarmante les bruissements acoustiques d’un Neil Young introverti, compose berceuses ou reprend avec un détachement très classe le « Eye In The Sky » d’Alan Parson Project. Gageons que sa prestation live renforcent les liens qui relient ses mélodies à notre affect, ses histoires à notre imagination, son existence à la notre.
 
 
François Virot + Faustine Seilman + My Name Is Nobody
1er novembre 2008 - 16 euros
Café de la Danse
Passage Thiéré
75011 Paris
Métro Bastille



Plantes grimpantes

Posté par 2goldfish le 13.09.08 à 11:49 | tags : folk, pop, vidéos musicales

 

Plants And Animals c'est le dernier groupe canadien à faire parler de lui. "Le dernier" peut-être pas seulement dans le sens du plus récent mais peut-être aussi vraiment le tout dernier avant longtemps puisqu'on ne voit plus grand chose venir du pays des caribous qui nous a apporté tant de Broken Social Scene, Arcade Fire et autres Unicorns il y a quelques années. Ce n'est pas forcément un mal, ça fait longtemps qu'on s'est lassé et puis comme avec tout "mouvement", on se rend compte a posteriori que l'enthousiasme général autour de ce genre de phénomène pousse tout le monde à penser ou au moins dire du bien de groupes pas vraiment terribles en vérité (Wolf Parade, je pense à vous).

 

Plants & Animals ne compte que trois membre mais produit tout de même un indie-rock orchestral plein de grands sentiments communautaristes. Leur petit truc qui leur permet de se distinguer des autres, c'est leur côté relax "je joue de la guitare acoustique dans mon jardin" qui ancre les plus grandes envolées dans une réalité assez intimiste, un terrain totalement abandonné par Arcade Fire ou Islands et qui rend ces gentils hippies vraiment attachants. Leur premier album Parc Avenue qui est sorti il y a quelque mois déjà ne fait vraiment parler de lui que maintenant et contient quelques perles comme cette "Faerie Song" (désolé, moi non plus je n'aurais jamais pensé aimer un titre aussi Jethro-Tullien qu'ils jouent sur un toit pour Pitchfork TV parce que pour filmer des concerts pour le net, il faut avoir un gimmick (un toit, un sous sol, la rue...)



Bon Iver cet automne

Posté par 2goldfish le 06.09.08 à 12:07 | tags : folk, youtube
 
Bon Iver, je le réalise maintenant, nous n'en avons jamais parlé sur Fluctuat. Ce n'est pas qu'on ne l'aime pas ou même qu'on est passé à côté. J'avais écouté For Emma, Forever Ago un peu avant sa sortie et l'ai beaucoup aimé. Le problème, sans doute, c'est qu'il ne constitue pas une occasion de chronique très intéressante : un type s'enferme dans une cabane au milieu des bois, compose des chansons avec sa guitare et revient avec un disque assez minimaliste et très touchant. Les paroles ne veulent pas dire grand chose (pas à nous en tout cas) et il ne se passe musicalement pas grand chose. C'est quand même très beau, très émouvant mais le journaliste finit presque toujours dans ces cas là par broder autour de ses propres impressions et expériences sans vraiment dire grand chose sur la musique. Ca n'est pas que j'y sois opposé, c'est même exactement ce que je suis en train de faire, mais voilà, au moment de la sortie du disque je n'avais sans doute pas le coeur à écrire ce genre de papier. Aujourd'hui, pas vraiment non plus. En fait je suis plutôt heureux et Bon iver ne l'est pas et ce décalage ne m'aide pas vraiment. Seulement vous, vous êtes peut-être malheureux ou même si vous ne l'êtes pas, vous aimez surement écouter des types tristes et émouvants et Bon Iver, dans la catégorie, c'est un peu ce qui se fait de mieux en ce moment et il passera le 2 octobre  à Paris et le 5 à Tourcoing prochain. Ce serait peut-être une bonne idée d'aller le voir.
 
Bon Iver - "Skinny Love" (Live at Later... with Jools Holland)
 
 
 
Achetez vos places pour les concerts de Bon Iver



Soirées Wild Cards, demandez le programme !

Posté par Slick Rick le 04.09.08 à 13:13 | tags : électro, folk, live, pop



La Flèche d'Or propose, jusqu'au 4 octobre, une vingtaine de concerts gratuits, à rendance electro, mais pas que. Chaque soirée est chapeautée par un magazine musical (Tsugi , Magic...) ou un label (I'm a cliché...). Ce qui fait pas mal de découvertes à ne pas manquer : avis aux Parisiens.

Parmi tous les concerts, Flu vous conseille le disco-post-punk de Paris, le folk de Bowerbirds (2 septembre), Herman Düne (23 septembre) et de the Acorns (5 septembre), le rock instrumental de NLF3, l'electro booty de Don Rimini (19 septembre), l'electro pop de FM Belfast (20 et 27 septembre) et The Embassy (24 septembre), l'afro-beat de Shit Browne (24 septembre) ou encore la pop majestueuse d'Adem (30 septembre)...

Bref il y a de quoi faire, à danser mais aussi des berceuses plus calmes pour les doux rêveurs.

Pour plus d'infos, voir le site de la Flèche d'Or




Clip de Noah and the Whale : Wes, t'as vu !

Posté par Slick Rick le 20.08.08 à 15:38 | tags : folk, pop, vidéos musicales, youtube
Noah and the whale - 5 years time
 
Non, ce n'est pas une fausse impression : ces deux clips ressemblent effectivement beaucoup à du Wes Anderson, avec ses panneaux à chapîtres, sa galerie de doux dingues en jogging et sa vision du monde en 2D à la Hergé.

Même si le clip ci-dessus n'a pas été réalisé par le réalisateur de Rushmore, La Famille Tenenbaum et A bord du Darjeeling Limited (pour ne citer que mes préférés), les Noah and the Whale ont dû donner des consignes à James Copeman (le réalisateur du clip) du genre : "hé James j'adore ton style et tout, mais tu pourrais plutôt nous faire quelque chose à la Wes Anderson steuplait ?".

En effet, les Noah and the Whale sont des fans transis - on les comprend - du bonhomme. Regardez plutôt le clip ci-dessous. Leur film préféré, le superbe drame familial Les Berkman se séparent, a été produit par leur chouchou en costard pastel. Si l'on assemble le titre original des Berkman..., "The Squid and the Whale", et le nom du réalisateur, Noah Baumbach, on obtient...The Squid and Baumbach, oui, mais ça sonne moins bien que...Noah and the Whale !!!

Le quatuor anglais joue une pop naïve, délicate et orchestrée, proche de Belle and Sebastian, avec quelque chose de Neutral Milk hotel dans le timbre du chanteur Charlie Fink, et une touche de flegme à la Jonathan Richman pour couronner le tout. Le cachet "mélancolique et ensoleillé" du groupe fait le reste, entre indie pop, country "alternative" et antifolk. Bref, leurs chansons pourraient figurer dans une BO de Wes Anderson. Leur album Peaceful, the World Lays me Down, tout juste sorti outre-Manche, n'est bizarrement pas encore programmé en France... Mais on peut toujours le commander ou le télécharger sur le Myspace de Noah and the Whale.


Noah and the Whale - 2 bodies 1 heart



El Perro Del Mar, Lykke Li et le Wu Tang en larmes avec Wendy René

Posté par Slick Rick le 07.08.08 à 11:44 | tags : folk, hip hop, pop, soul, youtube

Lykke Li & El Perro Del Mar - After Laughters (comes Tears)
Il y a des jours - souvent en vacances, au milieu de l'été - où l'on se dit que la vie est assez chan-mé, tout de même. Des jours, comme ça, où un site jubilatoire (La Blogotheque) réunit à San Fransisco les deux voix les plus envoûtantes de Suède (la fée de Göteborg El Perro Del Mar et ma chouchoute Lykke Li au sourcil glamoureusement froncé), et les fait reprendre un des plus beaux joyaux de la reine Stax : "After Laughters (Come Tears)". Larmes fatales !
Millésimé 1964, aussi bizarre - cette incroyable voix d'enfant ! - que déchirant, ce standard de Wendy René n'est pas étranger aux fans du Wu Tang Clan (et des fumantes compils "dérivées" Shaolin Soul I et II ). Le gang de Staten Island l'avait doublement samplé sur la géniale "Tearz", dans leur non moins classique "Enter The Wu-Tang (36 Chambers)". Décidément épris de la belle complainte soul, RZA s'en était même à nouveau servi, à des fins plus salaces, sur l'inquiétant "Black Widow Pt. 2" avec (feu) Ol' Dirty Bastard.

Lykke Li et Sarah Assbring (El Perro Del Mar) revisitent l'unique tube de Mary Frierson Cross (aka Wendy René) en toute simplicité, en claquant dans leur mains, sous un arbre, les cheveux au vent...C'est charmant, simple, sans prétention... Il y a des jours comme ça, où le rap hardcore de Brooklyn, la soul des 60's et l'indie pop suédoise vivent en harmonie.


Wendy René - After laughters (Comes Tears)




Soap & Skin : viennoiserie folk sans sucre ajouté

Posté par Slick Rick le 31.07.08 à 11:30 | tags : folk, pop, vidéos musicales, youtube

Soap & Skin - "Spiracle"


Dans le civil, la frêle et jolie jeune femme est attendrissante comme, je ne sais pas moi, un petit moineau ébouriffé par la pluie ? Fragile, timide, vulnérable... des adjectifs qui réveillent immanquablement les mâles instincts protecteurs. Mais dès qu'elle s'installe derrière son piano, Anja Plaschg déploie - filons la (superbe) métaphore ailée - l'aigle majestueux qui plane en elle. Et brusquement, le proverbial Instinct Du Macho se mue en fascination, puis en tréssaillement : bref, on fait moins le malin.

Cette Viennoise d'à peine 18 ans compose sous le nom de Soap & Skin des chansons aussi sublimes que bouleversantes. D'une tristesse infinie, "Spiracle", "Mr gaunt PT1000" ou "Cynthia" révèlent chez cette étudiante en art la puissance émotionnelle d'une Chan Marshall des débuts (époque Moon Pix), le tact lacrymo-folk d'une Sybille Baier, l'esprit prématurément torturé d'une Fiona Apple mais avec une solennité intimidante, un aplomb ténébreux qui rappellent la froide Teutone Nico.

Les superlatifs ne manquent pas pour qualifier cette artiste ultra-précoce, également adepte d'expérimentations electro. Sensation indie en Autriche, elle devrait sortir un EP fin 2008, puis un album en janvier 2009. Warnung, la stupéfiante gamine risque d'ensorceler votre hiver avec sa magie noire.


Soap&Skin - "Cynthia" + "Janitor of lunacy"



Beach House : pop de rêve

Posté par Slick Rick le 13.07.08 à 14:20 | tags : folk, pop, psychédélique, vidéos musicales, youtube


The White Stripes, The Kills, Crystal Castles, She and Him, Mark Lanegan et Isobel Campbell... On en soupe en ce moment, des couples/groupes ! Un garçon + une fille : serait-ce l'équation rock des années 2000 ? Public et médias raffolent de ces duos cumulant ambiguité (couchent ? couchent pas ?) et minimalisme droit-au-butiste. Tout ça agrémenté d'une bonne tension sexuelle... Et hop, vous l'avez, votre hype ! Les hystériques Ting Tings en sont le dernier exemple, un rien exaspérant.

Pourtant, en marge de ces couples rock(stars), existe un groupe génial dont a pas assez parlé : les Beach house. En marge, et pour cause, le duo de Baltimore cumule les handicaps ! Moins frénétiques que The Kills, moins sexys que She and Him, moins electro-clash-branchés que Crystal Castles, les Beach House sont loin d'être dans le coup. Carrément à l'ouest même : Alex Sally et Victoria Legrand n'ont rien trouvé de mieux que de jouer - en 2008 - de la dream pop psychédélique pas pressée. Et c'est magnifique !

Lente, délicieusement trainante et hors mode, leur musique rappelle les nappes vaporeuses de Broadcast, Galaxy 500 et Mazzy Star comme le psychédélisme anglais. Victoria a la classe et le ton sévère de Nico, on songe parfois aussi à El Perro Del Mar ou à Goldfrapp. Jetez donc un oeil aux deux vidéos, "Heart of chambers" (en haut) et "Gila" (en bas, donc). Leur univers visuel, gothico-psyché-folk-vintage, fascine. Les deux singles aussi. Ne tournons pas autour du pot : l'acquisition de Devotion (sorti en février 2008, eh oui déjà!) le deuxième album de Beach House, s'impose.





Micah P. Hinson, man in black dans un taxi noir

Posté par Slick Rick le 11.07.08 à 11:24 | tags : country, folk, usa, vidéos musicales
Vous connaissez la Blogothèque, et leurs merveilleux concerts à emporter... Vous devez sans doute aussi avoir entendu parler des Black Cab sessions. Non ? Le principe est simple comme un macadam à deux voies : un artiste joue une chanson dans un taxi. Le taxi est noir, ce qui donne le "Black cab" du tître, vous me suivez où je vais trop vite ?
Allez donc faire un tour sur Black Cab Sessions, vous y trouverez notamment cette vidéo de Micah P. Hinson, étonnante réincarnation de Johnny Cash dans un corps de garçonnet. Ses chansons semblent vieilles comme l'Amérique, presque surannées, mais touchent en plein coeur sans prévenir, à la manière d'un Smog (qui a lui aussi sa session en tacos).
Aussi noir que majestueux et bouleversant, Micah P. Hinson And The Red Empire Orchestra, le dernier album du Texan, vient de sortir. Et y a la critique du disque, qui va avec. Un conseil, cow-boy, jetes-y donc une oreille.



Live: Beck déçoit à l'Olympia

Posté par Slick Rick le 08.07.08 à 13:41 | tags : folk, live, pop, rock

 

 

Dire "j'ai vu Beck à l'Olympia" en 2008, c'est un peu le truc consensuel par excellence. Oui, Beck, le petit génie adulé par la critique depuis plus de 15 ans, jouait hier dans cet antre feutré et voué à la musique "respectable", devant un parterre de trentenaires cools en costard.

 

Après une excellente première partie assurée par les Yeasayer, nouvelle sensation punk/afro-beat de Brooklyn (a croire que NYC les produit au baril), Beck Hansen fait son apparition dans la salle mythique. Sapé comme un rustaud bucheron grunge, le slacker chaussé de grosses rangos ressemble beaucoup à Kurt Cobain ce soir, avec sa tignasse blonde, sa chemise trop large et ses lunettes de soleil roses. Sans dire bonsoir ni rien, le Californien démarre tête baissée par "Devils Haircut", pépite tirée d'Odelay, puis enchaîne cinq tîtres (dont une "Girl" plutôt fréquentable et l'aguicheur et funky "Sexlaws") sans interruption, comme pressé de passer à ses nouveaux morceaux. "Thank you", marmonne Beck sans entousiasme, après cette salve introductive.

 

Fosse apathique

 

La salle applaudit poliment, à moitié convaincue. On passe à Modern Guilt, le nouvel album. La jolie "Gamma ray", avec sa rythmique lourde façon Queens of The Stone Age (en soft, hein) et ses choeurs à la légèreté très sixties, réveille l'intérêt de la foule, également charmée par "Modern Guilt" très belle ballade pop. Techniquement, rien à dire, Beck chante comme un Beach Boy, ses quatre musiciens assurent, la sono frise la perfection...Manque quelque chose quand même : Beck ne semble pas à l'aise, regarde dans le vide, n'échange presque rien avec la salle pourtant bondée et acquise d'avance: à 40 euros minimum la place, l'assemblée est forcément fan - ou riche. Rien à faire, la fosse reste apathique.

 

Pourtant "Youthless", agrémenté d'une jouissive production de Danger Doom (évoquant autant Gorillaz que le gimmick de "The Message" de Grandmaster Flash), donne envie de balancer son popotin contre son siège de velours, "Soul of a man" carbure à la même came sexuelle et dirty-bluesy que The Kills, "Chemtrails" contient bien des saveurs dream-pop et psyché (voire post punk, cf le squelletique riff de basse à la Young Marble Giants !), "Walls" réussit l'alliage parfait entre violons country et power pop mélancolique tandis que l'afro-beat stylé de "Black Tambourine" fonctionne toujours. Bref, quel talent...Mais quelle frustration de le voir si peu exploité sur scène par un Beck étrangement emprunté, presque absent.

 

Le rappel change la donne, notamment avec un "E-Pro" vigoureux à souhait, applaudi par un public soudainement sorti de sa torpeur, puis complètement emballé par le classique "Where it's at", dont le "Na-na-na-na-naaaaaaaa...Na" résonne encore en sortant, Boulevard des Capucines. Joli final, mais qui vient un peu tard, et nous fait regretter la tiédeur appliquée de ce qui a précédé.


 




Siestes électroniques 2008 de Toulouse #3 : je me souviens...

Posté par Maxence le 02.07.08 à 11:25 | tags : électro, folk, pop, siestes électroniques

Séquence émotion : je me souviens. Nous sommes en 1989, j'ai 21 ans et je découvre un tout jeune groupe américain dont le second album On Fire, me stupéfie. Ce groupe, c'est Galaxie 500, composé de trois Bostoniens, Dean Wareham, Damon Krukowski et Naomi Yang. Leur musique à la fois douce et fiévreuse hante mes nuits d'étudiant. Leur psychédélisme pop plane tous les soirs dans le F1 que je loue alors. La guitare de Wareham tisse des motifs torsadés à la manière de fumerolles après un incendie de forêt, tandis que les voix haut perchées de Damon & Naomi survole cette chaotique plénitude. A l'époque, je range ce disque entre les deux premiers Yo La tengo, les Feelies, Jonathan Richman et le Velvet Underground. Plus tard, je découvre que le groupe reprend le monumental "Don't Let Our Youth Go to Waste" du même Jonathan Richman, "Victory Garden" de Red Krayola et "Ceremony" de Joy Division sur un somptueux ep. Hélas, Galaxie 500 dans sa perfection, splitte pour des raisons d'humeur et d'ego. Wareham part fonder Luna (très bon aussi quoique plus classique) et Damon & Naomi n'usent que de leur prénom pour sortir More Sad Hit un album de folk baroque, paru chez Shimmy Disc. De nouveau, je suis ce duo jusqu'à aujourd'hui, ou presque.

 

Bref, vous l'avez compris, ce groupe de "rock indé" comme on l'appelait alors, fait partie des mythes fondateurs de la pop des 90's. Alors qu'elle n'est pas ma surprise de voir le groupe programmé aux Siestes, dites "électroniques". Le duo n'ayant rien d'electro, mais un feeling sieste, ça c'est certain. C'est donc avec émotion que l'on débarque ce dimanche 29 juin à la Prairie des Filtres de Toulouse pour assister au concert de ces deux ovnis folk rock. Damon, guitare sèche, Naomi, basse électrique, m'offrent tout simplement un voyage de 20 ans en arrière. Une rétrospective paradoxalement parfaitement à sa place dans un parc, encore une fois baigné de soleil malgré leur musique crépusculaire. En un mot je m'ouvre à ce que j'étais il y a quelques années. C'est ce qu'on appelle une épiphanie.

 

Evidemment après, difficile de plonger tête baissée dans la minimal house charnelle, voir carrément moite, de Dapayk & Padberg. Un gars et une fille là aussi, mais dans un autre genre. Une véritable invitation à la luxure (ai-je rêvé ou ai-je vraiment aperçu quelques mecs en imper ??), portée par un groove organique et vibrant comme de la booty basse en cure d'amaigrissement. J'avoue n'avoir jamais entendu ce duo auparavant. En en discutant avec les précédents Damon & Naomi, restés pour le show, je leur demande si c'est ce qu'ils feraient s'ils appartenaient à cette génération. Ils rient et me disent, "pourquoi pas, mais pas avec les même paroles". Et Damon se met à sauter les bras en l'air sous le regard amusé et attendri de sa compagne. Les Siestes clôturent donc sous les vibrations électros comme il se doit, avec l'apparition d'Error Smith moitié du duo Smith n Hack. Alors que le binôme est certainement à l'origine d'un des meilleurs maxis de l'année passé, il est dommage d'apprendre que Soundhack, malheureusement malade, ne pourra pas assister au set. Du coup ce final a un petit goût d'inachevé, Error Smith n'arrivant pas à mobiliser les foules avec un simple DJ set. Ce qui est finalement une bonne chose : les Siestes, cette année, donnent l'impression de n'être pas finies et on attend l'année prochaine avec d'autant plus impatience !

 

(Merci à Yasmine pour les sourires, à Guillaume pour la même chose et à Samuel pour tout le reste.)




Fête de la musique 2008: Paris rappe, rocke et folke place Denfert

Posté par Slick Rick le 20.06.08 à 13:10 | tags : agenda, fête de la musique, folk, hip hop, rock, youtube
Hey Hey My my - Too much Space

Sans aucun doute, une des meilleures affiches parisiennes de ce cru 2008 de la Fête de la musique, et variée avec ça. Où ça? Place Denfert-Rochereau les cocos. Avec qui? On vous dit, on vous dit, et par genres en plus.

 

-Vous voulez du folk sympa aux mélodies imparables, dont le nom est celui du héros d'un roman de Kerouac? Moriarty - "Jimmy Jimmy, Jimmy..." - sera dans la place (Denfert-Rochereau, toujours).

 

-Vous voulez du hip-hop US d'Atlanta classe, anti-blingbling, jazzy et soulful mais jamais soupe-ful? Yo, Beat Assailant assurera le show.

 

-Vous voulez du rock Français chanté en Français, dans la lignée de Noir Désir, mais avec un nom de club de foot basque? Deportivo sera là pour vous servir le pogo.

 

-Vous voulez du rock Français chanté en Anglais, du bon indie-folk-rock mélodique qui se vend même un peu à l'étranger, aux influences bétons genre The Beatles-Neil Young? Vous êtes donc plus exigeant que les autres, bravo, et Hey Hey My My vous comblera certainement les tympans.

 

-Vous n'êtes toujours pas contents? Ce n'est pas possible. Si? Attendez le prochain post, alors.

 

 

Concert Ricard S.A Live Music & Le Fair Musicien:

Moriarty + Deportivo + Hey Hey My My + Beat Assaillant. A 20h, Place Denfert Rochereau 75014 Paris



Moriarty - enjoy the silence (Depeche Mode cover)





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