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Yacht : l'été ne fait que commencer (j'ai déjà mal au pied) !
En plus d'être le vidéo clip désormais indispensable de tout musicien contemporain, "Summer Song" se présente comme une leçon hilarante et sacrément féroce de management culturel. Accessoirement, c'est aussi un excellent titre punk-funk à tendance synth-pop et le tube de l'été qui vient. Un gimmick facile à retenir et pourtant savoureux, à base de gros toms synthétiques et de boite à rythmes accompagnée d'une mélodie sautillante 80 qu'on se prend à chanter sous la douche. Il n'y a pas plus simple que "Summer Song" (sans compter son titre limite racoleur et parfaitement synchrone avec la période) et il faut bien avouer que ça marche.
L'erreur serait évidemment de prendre tout ça au premier degré. Avec leur concerts-happening ironiques et totalement irrévérencieux singeant la philosophie consumériste new age typiquement américaine (capitalisme mystique mis en image sur des animations powerpoint cheap, chant scandé comme une leçon de commerce pyramidal, détournement de thème religieux à buts commerciaux), les deux de Yacht, dont le nom lui-même sonne comme une provocation, sont en réalité les adeptes d'un situationnisme dont le message passe avant tout par l'humour et la dérision.
Pour finir, on rebondira sur le cool "Psychic City", l'autre tube très Talking Heads (d'aucun diront Tom Tom Club) de l'album, inspiré d'un morceau préchi-précha de Rich-Jensen, "Voodoo-City". Une autre illustration de la mystique très particulière de Yacht, le duo d'un pays où tout est possible du moment que les bonnes énergies vous apportent de l'argent (le tout sous couvert d'amour... divin, bien sûr !)
So move your feet on the summer song !
Yacht - Summer Song Téléchargez Flash Player pour lire cette vidéo
Rich Jensen - Voodoo City Téléchargez Flash Player pour lire cette vidéo
Voir aussi - le diaporama Tubes de l'été 2009 The Emperor Machine : Hail The New Emperor !![]() Deux semaines déjà que notre souverain Andrew Meecham, alias The Emperor Machine, digne représentant de la famille nu-disco electro-kraut punk-funk (ou tout du moins de sa branche royale britannique) a officiellement sorti sa dernière exaction, le tonitruant Space Beyond The Egg, un manifeste de pur space funk à forts relents horror movies mâtiné de pop cosmic. Comme le temps passe mes braves !
Voir aussi - Etienne Jaumet + Dieu = Cosmic Music Michael Jackson, James Brown et Prince : la dream team qui n'exista pasQuelque part en 1983, lors d'une célébration à l'américaine (un show en l'honneur de James Brown à Atlanta?), quelques centaines de veinards ont pu voir ce qui n'arriveraient plus jamais par la suite : la réunion de la Dream Team des musiques noires américaines de la seconde moitié du vingtième siècle, Michael Jackson, James Brown et Prince. Si on a glosé beaucoup ces derniers jours sur la vie de reclus menée par le Roi de la Pop, il ne faut pas oublier que Michael Jackson, avant d'être un artiste solo extraordinaire, était aussi un homme de compagnonnage : obligé avec sa grande famille au sein des Jackson Five, puis choisi avec Quincy Jones en producteur compositeur majeur, en duo avec son idole Diana Ross, Paul Mc Cartney, puis, plus tard, Will I.Am pour un album perdu et jamais achevé qui, parions-le, surgira sous une forme ou une autre d'ici 1 an ou deux. Jackson cherchait les collaborations et aimait le contact musical. Certains diront que ses alliances de circonstance relevaient d'un plan marketing bien huilé et madonnesque. Cette brêve séquence historique dit à peu près tout le contraire. James Brown était pour lui un modèle musical, un monument auquel il payait régulièrement tribut. Avec Prince, les relations auront été assez étranges. Une rivalité fut montée (de toutes pièces?) et trouva son apogée au milieu des années 80. Ceux (même blancs) qui n'ont pas connu la période où les deux se tiraient la bourre en Europe à coups de chefs d'oeuvre : Thriller vs Purple Rain, ne peuvent pas comprendre ce qui se passait alors. Jackson, déjà, était accusé d'avoir trahi ses frères : il essayait de devenir blanc. Prince portait encore une coupe afro (affreuse) en mode mulet et épousait la musique rock. Les deux hommes s'évitent à l'image de cette vidéo et Prince refuse l'invitation de MJ qui lui proposait un duo sur Thriller. Faut-il y chercher là une raison de cet évitement manifeste sur scène ? Prince, un peu shooté, empoigne sa guitare. MJ chante comme un dieu et se met à danser, chacun s'installant d'emblée dans sa spécialité, la danse vs la musique. Etrangement, et bien qu'on préfère nettement le nain de Minneapolis à Bambi, il est à peu près clair aujourd'hui que l'importance du second dans la mort et la légende dépassera (sociologiquement et sûrement musicalement) celle du premier. Dans leur duel à distance, Jackson a tout gagné sauf le droit de sortir à l'air libre et de jouer encore de la musique. Il y a quelques mois les sites de fans de Prince avaient bruissé d'une rumeur folle : puisque les deux stars habitaient désormais la même ville (Los Angeles), une rencontre et un single commun pouvaient-ils de nouveau s'envisager ? Personne n'avait démenti mais l'événement paraissait assez peu crédible. Les deux hommes ont suivi jusqu'à la fin des voies opposées. En 2009, Prince n'avait plus besoin de MJ, de maisons de disque, ni de personne pour exister. Michael Jackson avait abusé du marketing et du marchandising au point d'être un artiste sous assistance commerciale artificielle. Prince revenait avec de bons disques distribués gratuitement, MJ refilait des coffrets brochés et n'enregistrait plus rien qui vaille. Prince aimait les femmes. MJ était l'ami de Liz Taylor. Un jour pourtant, ils s'étaient croisés. MJ, James Brown and Prince on stage
Voir aussi Prins Thomas est partout, surtout au Robert Johnson !
Avant d'être le "Prins" au nez creux que l'on sait, le Norvégien s'appelait Thomas Hermansen, tout simplement.
Aujourd'hui, alors qu'il règne sans partage (ou presque, il cède parfois la place à son compère Hans-Peter Lindstrom) sur le royaume nu disco et balearic actuel, on lui doit bien ce titre princier. Il est d'ailleurs impossible de faire l'impasse sur cet hyperactif qui semble pourtant constamment garder la tête dans un nuage (de beuh ?) contrairement à la légende qui voudrait que les jeunes entrepreneurs aient toujours les pieds sur terre.
Patron de Full Pupp, son label personnel, mais également de Tamburin, une nouvelle structure entièrement dédiée aux artistes norvégiens, à bloc de remixes et d'edits, en pleine promo pour II, son nouvel album avec Lindstrom, son compagnon de toujours et aux manettes d'un nouveau volume de la série des mix @ Robert Johnson (sans oublier ses productions personnelles, comme l'imposant "Mammut", sorti il y a à peine un mois), la vie de Prins Thomas est décidément loin de ce qu'évoque sa dégaine d'échalas barbu et décontracté au premier abord.
C'est vrai qu'ils étonnent ces Nordiques ! Alors que leur pays, malgré une beauté certaine, n'évoque pourtant pas forcément les rythmes torrides du funk et du disco, il ne se passe pas une semaine sans qu'un track incontournable du genre n'apparaisse sur le net et ne soit relayé par la blogosphère. Alors que Lindstrom nous assurait que des parties mémorables se donnaient sur les plages de Norvège l'an dernier, Prins Thomas, lui, choisi de prêcher la bonne parole dans tous les clubs de la planète, abandonnant un temps, ses fjords natals.
On le retrouve donc au Robert Johnson, fameux club de Francfort, où il prend les commandes après la Française Chloé, d'un mix album éclectique réunissant soft rock, dub, electro, funk, krautrock, italo et bien sûr, disco. Plus clubby que son précédent double album chez les Belges d'Eskimo (Cosmo Galactic Prism), moins autocentré que sa compilation Greatest Tits, le live @ Robert Johnson donne une idée plus nette du travail de Thomas sur le dancefloor. Un décalage savoureux qui voit se croiser et se fondre le post-rock de Trans-Am avec les rares cut 70's dénichés par l'intéressé et qui laisse la place à l'ouverture. Au hasard on retrouve le "Sexual Sportwear" de Tellier, les comptines techno glacées de Mathew Jonson, un classique de Closer Muzik, le légendaire "Disco Circus" de Martin Circus, un incontournable ("Test 1" d'Acid Test) ou encore Ricardo Villalobos, Low Motion Disco et Map of Africa. Palme d'or du track mythique avec "Giorgio Carpenter" (quel titre) de Cage & Aviary ! Bref, un mix qui tombe à point nommé en cette période pré-estivale et que l'on aimerait bien entendre résonner sur les plages tout l'été...
En attendant, une petite playlist Deezer spéciale Prins Thomas histoire de se souvenir de ses faits d'armes (attention sélection à haute potentialité érogène et hallucinogène !) :
The Emperor Machine : L'inexorable marche de l'empereurAprès une tournée européenne (voire intersidérale !) bien remplie, Andy Meecham, l'homme derrière The Emperor Machine, revient avec un nouvel album electro disco punk et funk, à paraître le 1er Juin prochain !
Plus ramassé, plus live aussi, Space Beyond The Egg, puisque c'est son titre, est le fruit des expériences recueillies sur scène durant été. Accompagné de son compère de toujours, Steve Kotey à la batterie, musicien et DJ avec qui il conduisait déjà le trio Chicken Lips, Meecham épaissit le trait, donnant du relief à son space funk sous influence Moroder. Plus cosmic que jamais, Space Beyond The Egg est aussi plus pop, sans pour autant perdre son groove robotique. Preuve d'une maturité nouvelle, ce troisième album de The Emperor Machine sait garder un rythme seigneurial même quand le britannique ajoute du chant à son répertoire.
Car c'est la grande nouvelle, oui, The Emperor Machine s'enjolive aujourd'hui de parties vocales ! Une initiative qui semblait évidente à tous ceux qui ont eu la chance d'apercevoir le (désormais) trio sur les scènes estivales. Une expérience inratable que nous conseillons à tous les curieux, amoureux de danse musique aussi irrésistible qu'inclassable.
Pour preuve, trois vidéos d'une extraordinaire qualité de la machine de l'empereur en roues libres, au Point Ephémère à Paris, le 27 juin dernier :
The Emperor Machine @ Point Ephémère - Emperor Machine The Emperor Machine @ Point Ephémère - Frontman The Emperor Machine @ Point Ephémère - Bodiliser Bodilsizer
Lire aussi : - Deezer : Cosmic springtime (printemps 2009 Le problème avec PrinceMieux vaut se dépêcher d'y jeter un oeil avant que la censure aprenne le japonais et débarrasse le net de ce clip (à moins qu'il ne s'agisse tout bonnement d'une publicité, peu importe) : la nouvelle vidéo de Prince donne une bonne idée de ce qu'on peut attendre de son nouvel album Lotusflow3r : à peu près rien.
Prince - Crimson and Clover Il y a un problème avec Prince et un problème de taille. Ce n'est pas tant que ses nouvelles productions soient décevantes (elles ne sont pas mauvaises), qu'elles soient maintenant seulement accessibles par le net (payantes ou Hadopistyle...) ou assorties de productions moins brillantes (l'album de Bria Valente qui accompagne le disque principal est un désastre), le problème avec Prince, c'est qu'on a du mal à aimer vraiment ce qu'il fait maintenant.
Lire aussi : - Passion Pit dévoile The Reeling en clip Abonnez-vous à Prince![]() Prince avait, semble-t-il, bien une idée derrière la tête quand il s'est mis à poursuivre tous ceux qui empiétaient sur son copyright sur la toile, y compris ses plus grands sites de fans.
C'est même une idée plutôt louable : LOTUSFLOW3R, le site longtemps annoncé, qui vient d'être lancé, propose de s'abonner pour 77$ par an à un flux constant de vidéos, photos et enregistrements inédits de Prince. Et ça commence assez fort avec trois nouveaux albums disponibles exclusivement sur le site une semaine avant leur sortie dans le commerce. Le site est en flash, ce qui est assez ennuyeux, et pour s'inscrire la démarche est assez compliquée : il faut cliquer un peu partout jusqu'à ce que s'affiche un ticket sur lequel vous devez remplir deux cases avec "1986" et "Los Angeles", ce qu'on ne vous explique clairement nulle part sur le site lui même. Le premier album s'appelle LOTUSFLOW3R, comme le site, et ressemble aux derniers albums du nain de Minneapolis : un peu de tout ce que Prince sait faire, sutout avec sa guitare, la fraîcheur des années 1980 en moins. Mplsound est plus funky, fait pour les clubs. ou les chambres à coucher. Elixer, enfin, est un album de sa dernière protégée en date, Bria Valente, et Prince l'a clairement expliqué, il l'a enregistré parce que Sade ne fera plus d'autre album. 77$, c'est une grosse somme, mais sur un an, et avec déjà trois albums, des vidéos (seulement en streaming, malheureusement), des photos et surtout la promesse de nouveau matériel régulièrement pendant l'année, ça n'est vraiment pas si cher. Et les fans de Prince sont sans aucun doute prêts à payer. Avec cette offre, Prince se place aux côtés de Trent Reznor en tête des artistes qui ont de bonnes idées pour faire de l'argent avec leur musique au XXIème siècle. Bien sûr, ce nouveau modèle n'est valable, comme d'habitude, que pour les artistes avec une notoriété pré-établie... On imagine cependant qu'un groupe au succès bien plus modeste pourrait tout à fait proposer un abonnement annuel à dix euros à ses fans et s'en tirer pas trop mal. Sinon, il reste toujours l'alternative pour laquelle vient d'opter le groupe Celebration : distribuer toute sa musique gratuitement. Thru You : Kutiman remixe YoutubeIl y a des milliers, des millions peut-être de vidéos de musiciens amateurs sur Youtube. Ce n'était qu'une question de temps avant que quelqu'un réalise que c'était là plus grande bibliothèque de samples du monde.
Kutiman, un multi-instrumentiste de Tel Aviv auteur d'un album funky passé relativement inaperçu en 2008, aura été le premier. Le premier en tout cas à produire l'équivalent d'un album en coupant, collant, démontant et remontant des dizaines et des dizaines de vidéos d'amateurs de Youtube. Le résultat, il l'a appellé Thru You et il est véritablement excellent : huit morceaux de funk, dub, hip hop aussi intéresants à écouter qu'à regarder. Aucun doute, ces morceaux sont bien des créations originales supérieures à la somme de leurs samples.
- Reprise à l'iPhone : Kids de MGMT et ses multiples vies - Les Noces de Figaro reprises par Mystery Guitar Man Flairs en concert au Panic Room !Vous auriez tort de rater ce concert exceptionnel de Flairs au Panic Room demain, mercredi 18 février. Double évènement, la soirée sera également l'occasion de présenter l'album Sweat Symphony qui intronise le Français dans la catégorie punk funk (pensez LCD Soundsystem, pensez Who Made Who). Après "Better Than Prince" un single remarqué sur Fluctuat.net et ailleurs, Flairs devra prouver qu'il est capable de porter son album sur scène. Un défi, que le plus british des french cowboys saura sans aucun doute relever sans peine, le bonhomme a déjà des heures de vol. Il sera accompagné pour l'occasion d'amis artistes et compagnons de label : Panico, Cocosuma, Housse de Racket et Alex Gopher. En attendant de le découvrir en live, profitez de l'occasion pour lire notre chronique de Sweat Symphony, ainsi que l'interview de celui qui s'impose déjà comme l'un des artistes marquants de 2009.
![]() Lire aussi : Flairs : Vantard mais prometteur![]()
On l'annonçait déjà il y a un mois, l'année 2009 s'annonce musicalement prometteuse ! Confirmation avec Flairs, un frenchy de 37 ans féru de culture anglo-saxone au CV long comme le bras, qui vit son rêve entre working class heroe et California Dreaming avec son son album Sweat Symphony.
La vidéo a déjà fait le tour du web bien avant que nous en parlions ici, mais Flairs n'avait encore fait aucun album à cette époque. Seulement voilà, le 2 février prochain, il faudra pourtant compter sur la grande gueule de ce français sans complexe qui nous assène un "Better Than Prince" à la fois drôle et bien foutu. Un titre phare, qui n'est pourtant qu'une pépite au milieu de toutes les autres sur ce Sweat symphony (titre bien vu et pochette géniale) bourré jusqu'à la gueule de tubes en puissance ("Superlife", "Re Balls", "Radio" et un "Truckers Delight" déjà méchamment buzzé sur la planète internet et également présent sur le mix que les Belges de Soulwax viennent de réaliser pour la magazine Mixmag. Promis vous en entendrez parler sur Fluctuat et en attendant d'en savoir plus, repassez-vous cette excellente vidéo signée par le duo français qui monte, qui monte : Jonas & François, les responsables (entre autre) des clips du "D.A.N.C.E" de Justice, du "Good Life" de Kanye West et du "4 Minutes" de Madonna.
I can dance better than Prince
Voir le concert de Flairs à la Flèche d'Or en vidéo sur Grandcrew Top des futurs albums "cultes et bizarres" de 2008La rubrique "culte" (et bizarre) n'est plus, mais la tradition des albums et des artistes voués à la création de disques ovnis perdure. Retour sur ce phénomène en 10 albums étranges mais souvent très recommandable, de cette année 2008 décidement riche en expériences :
Retrouvez tous les top de la rédaction Qui c'est qui débarque dans les bacs ? C'est Whomadewho ! En recherche intensive d'un digne successeur à l'album Sound Of Silver de LCD Soundsystem ? "TV Friend", le single qui annonce le nouvel album des Danois de WhoMadeWho (ou Who Made Who, c'est selon) devrait répondre aux attentes de certains.
Malgré leur amour immodéré pour AC/DC, dont ils tirent leur nom, Tomas Hoffding (chanteur), Jeppe Kjellberg (guitariste) et Tomas Barfod (batteur et bricoleur electro) privilégient l'harmonie, qu'elle soit vocale, comme ici sur "TV Friend" (qui bénéficie également d'un remix explosif de Hot Chip), ou simplement instrumentale. Avec Whomadewho, les mélodies des Beach Boys rencontrent le punk funk de LCD Soundsystem, la disco chaudasse fait du frotti frotta avec la prude new wave. "Comme tout le monde aujourd'hui", pourra-t-on dire !? Peut-être, mais avouons que Whomadewho le fait très bien. En témoigne une vidéo rigolote où nos trois bonshommes grimés en primitifs modernes balancent un des tracks parmi les plus addictifs que l'on ait entendu depuis... "Knickerboker" de Fujiya and Miyagi. N'empêche "TV Friend" vaut son pesant de paillettes et on y revient plus souvent qu'à son tour. Attention, le trio annonce son nouvel album pour mars 2009 et donnera un concert exceptionnel au Social Club, le 3 décembre prochain !
DJ Mujava : Révélation "electro township funk" du ghetto![]()
C'est le nouveau coup de cœur du label Warp. DJ Mujava et son "Township Funk" fait trembler la sphère électronique. Qui eut cru qu'un jour l'Afrique du Sud s'inscrirait aussi brutalement sur la carte de l'électro actuelle ? Peut-être ceux qui en leur temps crurent également aux dérives syncopées pour Amiga du ragga-dancehall jamaïcain des années 80. Avec son titre spasmodique, DJ Mujava, alias Elvis Maswanganyi, lance donc une petite révolution, tout en renouant avec un vieux mythe de la musique populaire, celui qui dit que les rythmes qui dominent le dancefloor viennent toujours du ghetto. Warp ne s'y est pas trompé, eux qui signaient déjà le hip hop scandé d'Anti pop Consortium, les délires progressifs de Flying Lotus et les hit pour consoles préhistoriques d'Harmonic 313. Reste que Mujava semble bel et bien avoir le vent en poupe puisqu'il vient de créer son propre label, House Therapy Productions, avec le producteur gospel Cry. Les particularismes de "Township Funk", son sens du décalage, son ascétisme et sa sécheresse, le placent en tout cas bien loin des rythmes ronronnant actuels. Plus proche de l'electronica des 90's que du minimalisme agonisant qui sévit encore dans les clubs européens, le titre a toutes les chances de devenir un classique.
"Township Funk" l'original : et sa version dubstep :
DJ Mujava - Township Funk (Warp/Discograph)
Thriller à soixante quatre voixOn pourrait réunir dans une pièce Mike Patton, Rahzel, Pow Wow, Tunde Adebimpe, Bobby McFerrin et il faudrait pourtant encore plus de la moitié des cent choristes au chômage de TF1 pour refaire en live ce que François Macré a fait : une version de "Thriller" entièrement jouée à la bouche sur 64 pistes. C'est sans doute beaucoup plus de pistes que ce dont Michael Jackson et Quincy Jones ont eu besoin pour l'original mais ils trichaient un peu eux avec leurs synthés, leurs guitares et autres instruments non biodégradables. Avec de telles facilités, ils n'ont probablement pas passé trois cent cinquante heures sur le morceau. On peut admirer la dédicace de François Macré, ce n'est pas rien ce qu'il a accompli là. Et rappellons-nous que le fou dans l'histoire, officiellement, c'est bien Jacko. (merci à David Koresh pour le lien) Les Jackson 5 reviennent au grand complet... en 2009 Ils étaient séparés depuis près de 20 ans et l'album 2300 Jackson St (1989). Ils n'étaient pas réapparus ensemble depuis 7 ans, pour un concert événement donné à l'occasion du trentième anniversaire de carrière de leur jeune frère Michael. Les Jackson 5 ont annoncé, par l'intermédiaire de leur frère Jermaine, le premier à avoir quitté le groupe, au départ de Motown, qu'ils engageraient une grande tournée dans le courant de l'année 2009 en appui d'un album à venir. Jermaine a confirmé, ce que personne n'osait espérer, que Michael, le plus jeune élément et aussi le plus célèbre, serait bien de la partie. Leur soeur Janet, qui ne fait pas partie du groupe original, sera également invitée à participer à la fête de famille internationale et ouvrira chaque concert par une performance en solo. "Cela a pris un certain temps pour réunir la famille et mettre tout le monde dans le coup", a confié Jermaine, qu'on disait, en coulisses, le plus attaché (sentimentalement et financièrement) au retour de l'un des groupes soul funk les plus célèbres de l'histoire. "Actuellement, tout ce que nous avons fait, c'est de travailler sur la musique et les questions d'organisation. Nous sommes en studio et nous devrions être prêts pour une sortie en 2009." Formés sous le nom de Jackson Five en 1965 et managé par le patriarche Joe Jackson, les Jackson, dont Jermaine était le leader originel et Michael la recrue la plus douée, ont enchaîné les tubes à partir de 1968 après avoir rejoint le label Motown. Ils enchaînent les numéros 1 au début des années 70 dans un genre baptisé Bubblegum Soul pour son côté léger, festif et dansant, parmi lesquels "ABC", "Mama's Pearl" ou "I'll Be There". Michael Jackson ne s'est pas encore exprimé sur cette reformation mais avait laissé entendre, lors de la sortie de la compilation King Of Pop à l'occasion de son 50ème anniversaire, qu'on aurait de ses nouvelles en 2009. Les fans se demandent aujourd'hui s'il faudra se contenter de cet album annoncé des J5 ou si Michael sortira cette même année, ce qui paraît assez peu probable, son premier album véritable depuis l'Invincible de 2001. Voodoo Funk : Afrique en force !![]() De plus en plus nombreux sont les groupes occidentaux qui s’inspirent des rythmes, tessitures, mélodies du continent africain. Citons Vampire Weekend évidemment, mais aussi, et depuis plus longtemps TV On The Radio, sans oublier Tortoise. Plus près de nous, c’est Mahjongg, C.O.C.O, Battles, Excepter, Mi Ami (les Ex-Black Eyes), Invisible Conga People, la découverte des Américains Italians Do It Better, les Français d’NLF3 ou encore les très arty Gang Gang Dance, inspirés autant par les volutes du maghreb et l'électronique d'avant-garde que par les musiques d'Afrique centrale (Cameroun, Tchad, Soudan, Congo), et dont la signature chez Warp ainsi que la sortie d'un nouvel album (Saint Dymphna) très prochainement (le 10 novembre), laisse à penser que nous aurons affaire à une révélation. Un engouement dont nous parlons longuement dans cet article et qui trouve un écho bienvenu sur Voodoo Funk, un excellent blog de passionnés proposant de nombreux enregistrements inédits, introuvables en Europe parce que ne bénéficiant pas de distribution ou tout simplement retirés du marché (voire appartenant uniquement au marché africain), sans parler des multiples K7 et vinyls white label pressés à 500 exemplaires.
Un site qui, à la manière des magazines Vibration - ou The Wire -, rappelle la richesse et la créativité qui affleure continuellement de cet immense continent. Entre les polyphonies vocales hallucinantes du Congo, le jeu de guitare unique de l’Afrique du sud et du Ghana (high life), les pianos à pouces amplifiés (Konono N°1), les rythmes d’une complexité et d’une profondeur sans commune mesure avec ce dont nous avons l’habitude même au sein de la scène techno la plus élaborée, où encore les artistes faisant aujourd’hui le pont entre folklore et futurisme, traditionnel et électronique (voir les compilations Congotronics), l’Afrique a décidément encore beaucoup de choses à nous apprendre.
Comme vous êtes des gens biens lecteurs de Flu’, voici donc le lien vers ce site quasiment pédagogique. Je sais que vous en ferez bonne usage. Tout le monde aime TV On The Radio...Oui, oui, surtout nous à Fluctuat, on les adore vraiment. Par contre, on n'aime pas Dear Science et quand on regarde un peu alentours, on se sent un peu seuls parfois... Peu importe, ce sont des choses qui arrivent. Si ça ne dérange pas les autres d'entendre leur groupe préféré tenter une ballade à la Coldplay, c'est leur affaire. On est bien tous d'accord sur "Golden Age", heureusement, que Tv On The Radio nous avait donné à entendre en avance sur son site juste pour nous faire croire que le reste de l'album serait au même niveau. C'est bas ça, messieurs. Je suis d'autant plus déçu.
Grace Jones : Funk cannibal![]()
On connaissait la propension toute personnelle à la metamorphose de Grace Jones durant toute sa carrière. Incarnation même du phénomène Queer, Jones n'est ni homme ni femme, ni humaine, ni machine, toujours un peu des deux, mais toujours troublante de séduction et de volupté. Sa carrière est à son image, insaisissable. Entre la reprise de "Warm Leatherette", un classique post-punk sado-maso interprété initialement par The Normal et "La Vie en Rose", il y a des mondes, nombreux et totalement hétérogènes, faute d'être hétérosexuels, que la Jamaïcaine n'a jamais hésité à explorer.
Alors, on peut dire et penser ce que l'on veut du revival disco sous ses atours mutant funk, punk funk, italo new wave et cosmic disco, reste qu'une fois de plus la créature revient avec un morceau stupéfiant incarné par "Corporate Cannibal", une vidéo dirigée par Nick Hooker. A 60 ans (si si !) la princesse de l'ère des clubs novö aurait pu nous la jouer nostalgique, c'est oublier son passé de grande prédatrice, elle qui a toujours su se couler dans les moules à la demande, mais bien souvent des moules fabriqués par elle et elle seule - ou bien par des génies comme Jean-Paul Goude, qu'elle finira par dévorer comme la mante religieuse qu'elle est. De fait "Corporate Cannibal" et son imagerie mutante impose à nouveau la diva comme une artiste hors normes, ridiculisant les Björk et consort dans leurs pathétique tentative de paraître différentes. Ce morceau qui évoque l'ambiance du Mezzanine de Massive Attack (autant dire pas le plus riant album du groupe de Bristol), avec qui elle faisait d'ailleurs réapparition sur scène en juin dernier lors du Meltdown Festival, est donc la mise en bouche d'un prochain album, intitulé Hurricane, coproduit avec Ivor Guest. As usual, des contributions de Sly & Robbie et de Brian Eno, vieux briscars et vieux amis de la dame, sont également évoqués. Autant dire qu'on attend la chose avec impatience...
Isaac Hayes est mort
Sans lui le label Stax aurait eu deux cent chansons de moins dont il pourrait être fier. Sans lui on jouerait sans doute la soul beaucoup plus vite aujourd'hui. Sans lui on se souviendrait de Dionne Warwick. Sans lui on n'aurait peut-être jamais eu l'idée de rapper et on aurait en tout cas eu beaucoup moins à sampler. Sans lui le terme "bling" n'aurait jamais été inventé. Sans lui Pink Floyd n'aurait jamais vendu tant de millions de son Space Rock. Sans lui Otis Redding aurait eu moins de tubes. Sans lui un million de bébés n'auraient jamais été conçus. Sans lui Mr T, Barry White et Samuel L. Jackson ne seraient rien. Sans lui on n'aurait peut-être jamais eu l'idée de mettre des violons dans le disco. Sans lui les musiciens noirs ne se seraient peut-être jamais lancés dans une course à l'égo. Sans lui, pas de Hot Buttered Soul.
Il va falloir faire avec, Isaac Hayes, 65 ans, a été retrouvé mort chez lui dimanche après midi. 1968, c'était hier pour moi aussi...Je contemplais l'idée d'honorer l'esprit de 68 en renonçant à tous mes idéaux pour m'installer dans un pavillon avec femme et enfants quand j'ai commencé à réfléchir. On reproche souvent aux baby-boomers d'idéaliser leur jeunesse et d'avoir imposé l'idée dans notre culture des années 60-70 comme pinacle de la musique pop et rock, comme une époque où on aurait tout inventé et qu'on ne ferait que copier aujourd'hui. Le pire c'est qu'ils ont été si convaincaints qu'aujourd'hui on se retrouve avec des groupes comme The Kooks qui jouent une musique résignée à ce soi disant état de fait. Peut-on évaluer l'évolution de la musique populaire depuis quarante ans ? Voilà un petit exercice : depuis 1968 il s'est passé autant de temps qu'il s'est passé autant de temps qu'entre ça...
(Bertold Brecht qui chante "Die Moritat von Mackie Messer" ou "Mack The Knife" ou "La Complainte de Mackie le Surineur", chanson de son Opéra de Quat'Sous dont la première a été donnée à Berlin en 1928) et ça.. (Sly & The Family Stone qui jouent "Dance To The Music" et "Higher" a un concours de talents en Ohio) On en est où aujourd'hui ? Dossier Mai 68 sur Flu James Brown était un indien
"Une nuit de l'été 2001, après qu'il l'ait recouverte de vaseline ("Il vous aimait complètement graissée",d it-elle. "Comme une côte de porc") et épuisée en essayant de jouir, il abandonna et quitta la pièce et Gloria s'est endormie. Quand elle s'est réveillée, M. Brown était debout au pied du lit, un long manteau de vison sur son torse nu, un chapeau de cowboy noir et un pantalon de pyjama en soie dont une jambe était fourée dans une botte de cowboy et l'autre pendait. Il avait un fusil à l'épaule et une bande blanche de crème sous chaque opeil. "Je suis un indien ce soir, bébé" annonça-t-il. "Viens, on va leur en donner." Puis il a laissé tomber un bocal de pièces sur le sol, lui a dit d'attraper une machette et est parti vers le garage. Il a pris la Rolls, conduit dix miles vers Augusta en zig-zaguant tout le long de la route, shootant des boites aux lettres, fumant encore plus de dope et criant qu'il était un indien."
J'ai hate de voir comment ils vont édulcorer ça dans le biopic. James Brown a été élevé dans un bordel. il considérait les femmes commes des objets, laissait même des "assistants" s'occuper des préliminaires. Il a aussi passé sa vie défoncé, se faisait régulièrement arrêté pour possession ou pour les comportements violents qu'entrainaient ses abus. Dans les biopics hollywoodiens de ces dernières années, l'idée principale est que ces types dont on nous parle ont le droit d'avoir plus de talent et plus de succès que nous parce qu'ils ont beaucoup souffert, ce qui leur donne aussi le droit de se droguer un peu et d'être un peu un salaud avec leur femme... du moment qu'ils finissent clean et gentils. James Brown ressemblait plus à un personnage de Scorcese. Aux dernières nouvelles Spike Lee devait faire le film, on peu espérer qu'il ne nous livrera pas une version trop expurgée du film mais avec toutes les personnes qui risquent de poursuivre le studio si elles n'aiment ce qu'elles voient d'elles à l'écran, on peut parier que les avocats du studio regarderont de près le scénario. Il va falloir marcher sur des oeufs. James Murphy & Pat Mahoney : Funky Homosapiens
Evidemment, James Murphy qui ne fait rien comme personne, prend ici des libertés avec l'image que la plupart des gens se font de lui. Murphy encore une fois, tourne le dos aux rumeurs qui font de lui un opportuniste uniquement motivé par la reconnaissance et la hype. Secondé par son comparse, le boss de DFA choisit d'exhumer une sélection impeccable de funk d'outre tombe et de disco gay obscur sur lequel flotte encore une odeur musquée de backroom mal ventilée. Pas de punk funk facile ici, pas d'electrorock bas de front, pas de velléités fluo qui piquent les yeux ou de titres vus ou entendus sur toutes les compilations mutant disco actuelles, non, rien que de la bonne vieille musique de dance (to the) underground, la vraie, celle qui sévissait sur les dancefloors de New York de 1976 à 1980. Murphy et Mahoney dégotent par exemple les trépidants "Beginning of the Heartbeat" et "Don't Don't", fameux titres du Love of Life Orchestra parus uniquement sur un single 12", sur lequels s'expriment entre autres, Arto Lindsay, Peter Gordon et David Byrne des Talking Heads, dont la guitare rythmique funky et sèche comme un coup de trique, accompagnée des distorsions géométriques de Lindsay, donnent tout son relief au morceau. Minimal electro funk (un "Primetime (Uptown Express)" pre-Detroit de Baby Oliver, "I Got My Mind Made Up" d'Instant Funk, "Adventures In Bickett Wood" de Mudd), funk à paillette ("Love Has Come Around" de Donald Byrd & 125th St, NYC, , "Lies", GQ), classiques indémodables ("I Feel Your Love Comin' On" de Chic, "Tell Me That I'm Dreaming" de Was (Not Was), tout ça fait à la main, avec en prime ce son compressé et approximatif généré par une bonne vieille Bozak, console analogique mythique et quasiment introuvable. Alors évidemment, on peut reprocher à cet album ses titres enchaînés comme une compilation plutôt que véritablement mixés par un James Murphy et un Pat Mahoney qui s'y connaissent visiblement autant que moi en matière de Djying, mais ce serait injuste, et surtout, hors-propos, Fabriclive 36 étant avant tout un effort de vrais fans de musique qui nous offrent et partagent tout simplement ce qu'ils aiment. Comme dirait Herbert Leonard, "pour le plaisir" et rien de plus". ; )
James Murphy & Pat Mahoney - Fabriclive 36 (Fabric/Pias) Strange Breaks & Mr Thing : American BoogieSur le site de BBE Music, le musicien et label manager Peter Adarkwah s'explique, "Mon idée avec BBE, c'est de fournir une plate-forme créative à mes producteurs favoris. La série existe grâce à une suite de coïncidences - une combinaison de hasards et de rencontres qui doivent beaucoup au pouvoir de la culture hip-hop. Cette initiative a été couronnée de succès car elle m'a permis d'intégrer au sein d'un même label les différentes influences qui m'ont inspiré jusqu'ici. La plupart des producteurs que j'admire ont de vastes collections de disques, de musique brésilienne, de rock, de jazz, de disco, de house etc. Avec BBE, j'ai décidé de donner à ces producteurs et musiciens, la possibilité d'exprimer toutes les facettes de leur talent". Et en effet, avec BBE Music (pour "Barely Breaking Even Records", soit "des disques qui dépassent à peine le seuil de rentabilité", en VO) Adarkwah illustre depuis maintenant 12 ans, une certaine idée de la culture black et de la musique en général. Celle du métissage et de l'ouverture, qui reste pourtant en constante connexion avec ses origines.
A suivre, puisque c'est promis, nous reparlerons de ce label riche et passionnant...
Mr Thing - Strange Breaks & Mr Thing
Erykah Badu de pochette en pochette
Fin Février, Nu Amerykah Part One : Fourth World War sera le premier album d'Erykah Badu depuis Worldwide Underground en 2003 (et encore, il n'était pas censé compter comme album, juste comme Ep malgré ses 50 minutes). J'ai entendu les premiers leaks par la fenêtre d'une voiture voilée qui est passée devant moi à toute allure sans que j'ai le temps de relever son numéro, et le disque s'annonce plutôt bien. Dans le clip du premier single "Honey", produit par 9th Wonder, on la retrouve en plein délire soul-funk 70's comme d'habitude mais avec un côté plus léger, chaleureux et ludique qu'à l'accoutumée dans la voix, les mots et les images. Ce n'est pas déplaisant du tout. Bon, maintenant, avez-vous reconnu toutes les pochettes pastichées ? Thriller, le mythique album de Michael Jackson fête ses 25 ans![]() Après les anniversaires, les anniversaires de mort, nos calendriers doivent maintenant compter avec les dates-anniversaires d'album. L'année dernière, on fêtait les 10 ans de l'album Ok Computer de Radiohead et les 20 ans de Joshua Tree de U2. Aujourd'hui très précisément c'est l'anniversaire de Thriller de Michael Jackson. Anniversaire qui est marqué par la réédition de l'album dans une vesion enrichie. Après 25 ans d'existence, on ne cesse de souligner ses qualités et les chiffres records qui y sont associés. En 1982, quand l'album sort il s'agit d'une petite révolution. Produit par Quincy Jones, Thriller est un déclic pour la musique noire américaine. Pop, funk, soul mais aussi disco, Thriller est clairement un album ancré dans les années 80. Les collaborations et les tubes que contient le disque en font un album impressionnant. Paul McCartney présent sur "The girl is mine", Eddie Van Halen, des membres du groupe Toto et aussi Vincent Price, acteur de films d'horreur. "Beat It", "Thriller", le fabuleux "Billie Jean" et le "Wanna be startin something" que Rihana ne s'est pas privée de sampler pour son single "Please don't stop the music". Thriller est dopé de tubes et arrive sur le marché du disque au moment opportun où le vinyle est à son apogée. A sa sortie, l'album a passé 80 semaines dans le top 10 aux Etats-Unis, a été certifié 27 fois disque de platine ; en 1984 lors de la cérémonie des Grammy Awards Jackson remporte 12 récompenses dont 7 rien que pour cet album. Il reste encore aujourd'hui l'album le plus vendu au monde. Les chiffres varient de 55 millions à 104 millions d'exemplaires. Disque de tous les records, disques aux influences multiples, Thriller et son single du même nom révolutionnent aussi le monde du clip. Pour ce titre, le chanteur fait appel à John Landis pour réaliser pas seulement un clip, mais un court-métrage célébrissime pour avoir fait danser des morts-vivants. Petit bijou, le clip sera largement diffusé à la télévision et parodié par la suite. Pour cette occasion, sort le 11 février 2008, une réédition avec 7 titres supplémentaires et autres bonus. Des remixes signés par des artistes de la jeune génération (Kanye West, Akon, Fergie et Will.i.am), un inédit issu de la session d'enregistrement originale et les clips de "Thriller", "Beat it" et "Billie Jean" sur la partie dvd. Cette ressortie va-t-elle doper les ventes et va-t-elle momentanément détourner l'attention que les fans portent à l'éventualité d'un nouvel album pour 2008. Bon anniversaire Thriller ! Pour ses 25 ans, Flu vous propose de découvrir cette nouvelle édition de Thriller en écoute spéciale cette semaine sur Radio Flu ! |
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