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En images : Reformations de groupes, les différents modèlesLes années 2000, années des reformations ? Entre les heureuses, les moins heureuses, les improbables, les inutiles... chaque reformation est pourtant unique et répond à un modèle bien précis. Les différents types de reformations, c'est le diapo consacré aux retrouvailles de nos groupes
Sans prétendre à l'exhaustivité, on a passé en revue les 20 reformations les plus significatives de ces dernières années... chacune répondant à une problémqtique bien précise (The Smiths, Take That, Skunk Anansie...)
Voir aussi nos autres diapo : Le classement NME de la semaine : les 20 meilleures chansons gothiquesLa palme du meilleur classement de la semaine revient, comme souvent, au NME qui a posé il y a quelques jours cette difficile (insoluble) question des 20 meilleures chansons gothiques de tous les temps. La difficulté de cet énième classement ne tient pas tant à la hiérarchisation des titres qu'à la difficulté de définir ce qui est gothique ou pas. Et là, bonjour.... ou bonsoir tant la question est sujette à des débats acharnés. Cure est-il gothique ou pas ? Marilyn Manson est-il gothique ? My Chemical Romance gothique ? Joy Division ? Les animateurs du palmarès ont clairement ratissé large, signe que les frontières du gothique s'étirent aussi loin que se conçoit le bon goût : du noir, un peu de make up, des mitaines, un corbeau et de la poussière dans les coins, un coeur fendu (à la hache ou à coups de rose), des larmes, une gorgée de désespoir et une pincée de romantisme. Bienvenue dans le transgothique. Voici les 10 premiers :
10. Marilyn Manson - "The Beautiful People" 09. Siouxsie and The Banshees - "Cities in Dust" 08. My Chemical Romance - "Helena" 07. The Birthday Party - "Release the Bats" 06. Bauhaus - "Bela Lugosi Is Dead" 05. Manic Street Preachers - "The Intense Humming of Evil" 04. The Sisters of Mercy - "This Corrosion" 03. Nine Inch Nails - "Hurt" 01. Joy Division - "Atmosphere"
On notera le côté très années 80 de ce classement, ainsi que la prédominance de grosses fanchises new wave et post-punk (Birthday Party, Joy Division). Si on s'en refère uniquement à ces éléments, il semble aussi que le gothique rock appartient plutôt au passé qu'au présent, ce que permet de relativiser le classement entre la 10ème et la 20ème place, plus contemporain et vivifiant (The Horrors, Bat For Lashes...) Le choix d"Atmosphere" en chanson n°1 gothique de tous les temps est plus que contestable, il faut l'admettre. Comme en plus, il n'y a pas nos chouchous des Virgin Prunes, on peut se dire (jusqu'au classement suivant) et comme à chaque fois : MAIS C'EST N'IMPORTE QUOI.
Siouxsie & The Banshees - Cities In Dust Décès de Lux Interior : les Cramps ont mal au coeurPosté par Carter le 05.02.09 à 15:10 | tags : rock, news, cimetière, gothique, punk, pionnier, youtube
Mais qu'est-ce qu'ils ont tous à crever comme ça ? Après le guitariste de génie John Martyn, Ron Asheton des Stooges, Mitch Mitchell, le batteur d'Hendrix, Rick Wright des Pink Floyd et Horst Tapper de Derrick, Lux Interior, le leader des Cramps est décédé hier à l'âge (fort honorable pour un rockeur) de 62 ans.
Icône aussi bien dans la scène punk que garage ou psychobilly, le goth rockab' avait fondé The Cramps au milieu des années 70 avec sa femme, Poison Ivy. Lui qui affichait comme personne son goût pour le trash et les séries B ne sera pas mort tué par un zombie-vampire chantant du Elvis, mais par une simple crise cardiaque... Il faut dire qu'il n'avait jamais cessé son activité chez les Cramps et écumait toujours les scènes du monde entier depuis les débuts du groupe avec une énergie quasi intacte, beaucoup le comparant sur ce point à Iggy Pop. La preuve en image avec cette vidéo de "Tear It Up" dans laquelle Lux Interior donne une leçon d'interprétation scénique, quitte à en faire trop, mais c'est justement ça qui est bon.
The Cramps - Tear It Up
La nuit des couteaux sanglants : les gothiques héros dégustent
Le fait divers, par delà son caractère spectaculaire et dramatique (les goths campaient à proximité de la résidence John O'Gaunts de Rothswell (pas Roswell), illustre le mouvement d'hostilité historique vis à vis des goths et EMOS qui ont envahi les villes et les campagnes depuis deux ou trois ans, parallèlement au retour de hype enregistré par leur musique. Les gothiques sont assimilés aux satanistes, poussent au suicide et dérangent par leur incapacité à communiquer en dehors de leur tribu. Les violences contre ces groupes de jeunes, souvent amicaux et ultrasensibles (sic), sont en passe de concurrencer les violences raciales et violences sexuelles qui faisaient jusqu'ici le bonheur des groupuscules et brutes de tous acabits. Gare à la revanche des seigneurs de la nuit....
Le cercle des reprises improbables #2 : LullabyOn aurait volontiers parié trois euros sur la qualité d'une reprise du "Lullaby" de Cure par les Editors, après tout l'un des groupes souvent associés par son côté new wave, post punk, la lourdeur de sa basse, ses harmonies de guitare et son univers, avec les Placebo, Interpol, et autres Bloc Party, à la vaste galaxie des héritiers de Cure. Que nenni ! Le pari est perdu et cette reprise une vraie bizarrerie, à la limite du foirage total. Nous sommes en 1989 lorsque les Cure lancent en single le titre 6 de leur album Disintegration, un album tout entier dédié aux effets de guitares et habité par la dépression. Au milieu des titres (sublimes) et un rien low profile "Homesick, Untitled", la bande de Robert Smith glisse quelques morceaux qui, bien que soutenus par des textes tristes et parfois horribles, restent accessibles au grand public : "Fascination Street", chanson obèse et grandiloquente qui traînera longtemps et jusqu'à aujourd'hui sur les setlists du groupe, le classieux "Lovesong" (l'une des plus belles chansons de désamour de tous les temps) et bien sûr "Lullaby". La sortie du morceau en single s'accompagne de faces B épatantes ("Babble" et "Out of Mind" pour les pressages européens) mais attire l'attention surtout en raison d'une vidéo sublime, terrifiante et kitsch à la fois où les Cure tentent de refaire le coup de l'oppressant "Close To Me" (la boîte, la falaise). Cette fois, Robert Smith en gros bébé alité manque de se faire dévorer par Robert Smith l'araignée. Le clip est à la fois ridicule mais une illustration très premier degré du texte de la chanson : une variation tout simplement géniale sur les comptines qui servent à endormir les gamins (les fameuses "dont let bed bugs bite songs" américaines) mais revue à la sauce horrifique. Le texte est affreux, interprété parfois comme une description allégorique de la pédophilie ou du cannibalisme entre amants (images archiutilisées déjà sur Kiss Me Kiss Me Kiss Me et empruntées à Baudelaire, entre autres). En bout de morceau, Robert Smith renverse la perspective et pose explicitement le plaisir masochiste au coeur de l'offre formulée par le spiderman : "Come into my parlour", said the spider to the fly... "I have something here for you", sussurre-t-il dans un texte caché qui ne figure pas sur le livret originel. Là où les Editors se plantent, c'est en pensant qu'il suffit de la jouer "confessions intimes" pour réussir une reprise de ce titre. Leur version cabaret digne d'une interprétation de Julien Doré manque d'innocence et de fragilité pour rivaliser avec l'original, montrant qu'on peut travailler sur des univers assez proches (l'angoisse, le noir,...) et n'avoir rien en commun. "Lullaby", quoi qu'on en pense, est un morceau qui signe à merveille l'univers des Cure : sombre et lumineux, pervers et innocent. Il faut être drôlement fort pour mêler ces deux registres de façon intelligente, sans sombrer dans le grotesque (Mylène Farmer, Kyo et j'en passe) ou la lourdeur (Placebo). Voilà pourquoi, sûrement, et en attendant leur prochain 4:13 Dream, les Cure sont les meilleurs.... Mylène Farmer déchire les charts avec son Point de Suture
Côté musique (parce qu'on s'est aussi donné la peine d'écouter l'album pendant qu'on y était), Point de Suture ressemble à du Mylène Farmer, en mieux ou en moins bien selon qu'on est familier de son univers ou pas. L'album semble taillé pour la scène avec des mélodies plus claires et ouvertes que précédemment, des sonorités électro plus marquées qui en font au final quelque chose d'assez dansant et... emballant. Côté textes, la lecture des paroles nous projette dans un monde "trouble" (disons ça pour faire simple) où sexe, mort et volupté se mêlent comme d'habitude façon 'Touze de la Famille Addams. Au fil des chansons, on trouve des thèmes clés qui reviennent : les cicatrices, l'enfance, la mort,... "Dégénération", le 1er single, fonctionne assez bien. "Appelle mon numéro" craint un maximum avec ses textes idiots et ses relants jeunistes : "Appelle moi numéro, j'ai le sang si chaud, viens dans mon sillage, appelle mon numéro, compose ma vie", bof, bof. "Si j'avais au moins pu te revoir" est franchement pas mal. "Looking for My Name" avec.... Moby au chant, est assez réussi et rattrape quelques titres faiblards comme "Je m'ennuie" ou l'éponyme "Point de Suture". Que dire d'autre si ce n'est que plus que tous les autres, les fans et non-fans de Mylène Farmer n'ont pas besoin de nous pour se faire une opinion. Les légions d'EMO, de gothiques, de gays et lesbiens sont armées pour le combat, prêtes à jouer des coudes et des genoux pour accompagner les chorégraphies qui tuent. Les autres se contenteront de regarder les jolis clips de Laurent Boutonnat, de mater les culs et de se rappeler l'époque où ils essayaient d'apercevoir des poils roux dans la baignoire de Libertine. Courait alors une rumeur qui voulait que si on joue le single à l'envers, on pouvait faire débarquer dans sa chambre une démon succube, prête à l'emploi. Ca n'a jamais marché pour moi, mais j'en connais qui ne s'en sont jamais remis. Cure 4/13 : Perfect boy, enfin...On avait fait la fine bouche jusqu'ici et déjà relevé les oreilles et la tête à demi sur "Sleep When I'm Dead" : voici enfin de quoi retrouver le sourire gothique avec ce quatrième extrait du futur Thirteen. "Perfect Boy" n'est peut-être pas un chef d'oeuvre absolu mais sûrement ce qu'on a entendu de mieux de la part de Robert Smith et des Cure depuis qu'ils ont décidé de livrer un single issu de leur album à venir chaque mois. Ce très beau morceau est emballé en 3 minutes 23 secondes, ce qui est en soi déjà une bonne nouvelle : un chant parfait, un refrain facilement identifiable, des couplets qui font sens et enfin des guitares tenues en laisse et qui n'en font pas des tonnes. Le texte est sec, clair et précis avec un final classique dans l'écriture de Robert Smith où l'expression amoureuse se termine en constat d'une impossibilité ontologique de ces amours parfaits et fantasmés. "The Perfect Boy", c'est la fille fantôme de "Just Like Heaven" qui s'échappe et vous laisse seul au bord de la falaise avec le petit matin, c'est l'harmonie manquée d' How Beautiful You Are, empruntée aux Yeux des Pauvres de Baudelaire, etc. En un mot, du Cure comme on l'aime, rêveur, adolescent et... romantique. Les nostalgiques de la première trilogie en seront pour leurs frais : Cure tape encore une fois dans l'environnement référentiel post Kiss Me Kiss Me Kiss Me, période Wish lorsque la rythmique (basse/batterie) avait déjà cédé du terrain face aux guitares mélodiques. En prime, la face B "Without You" en mode semi-acoustique se tient bien également et nous revoici en train de rêver à un album meilleur que ce qu'on avait entrevu jusqu'ici. You and me And her heart
Heart, hundred, perfect, world, dream : les mots clé sont de sortie comme d'habitude, disposés les uns après les autres, comme si Smith avait choisi de déshabiller son écriture, de la résumer à ce qu'elle est depuis longtemps : une sorte de ligne claire de l'écriture pop, faite de concepts et déréalisée à l'extrême. A suivre.... Pour une loi anti-EMO en Russie : la cocasserie du jourSi vous aussi vous avez peur des EMO (pour emotive ou emotional), de leurs attirails post-gothiques, de leurs grosses chaussures à semelle d'aluminium, de leurs clous dans le nez, le gland et le bout des doigts, si vous craignez les coupes de cheveux corbeaux, les moues boudeuses, le rouge à lèvres qui déborde, les mèches qui cachent les deux tiers du visage, les attitudes suicidaires, antiéconomiques, alors il n'y a qu'une destination pour cet été : la Russie. A la surprise générale, le NME qui suit cette affaire de très près a relayé l'information selon laquelle la Douma aurait dans ses tablettes un projet de loi anti-EMO susceptible d'être soutenu par une majorité de députés du peuple. Le dispositif prévoierait une régulation des sites EMO, ainsi qu'une interdiction des fringues gothiques dans les établissements scolaires. La loi s'appuierait sur un constat (déjà relayé maintes fois ici et qui a fait l'objet d'études plus ou moins fumeuses), selon lequel les attitudes EMO favoriseraient le suicide et la dépression chez les jeunes. Autant dire que les Russes avec leur taux maousse d'adultes en détresse picolo n'ont pas besoin de ça. Des manifestations pro-EMO sont prévues ce weekend et la résistance est en train de s'organiser un peu partout. Le leader du groupe russe MAIO (rien à voir avec la sauce) a déclaré que "manifester ses émotions ne pouvaient pas faire l'objet d'une interdiction" (non, mais), tandis que les membres du groupe My Chemical Romance, emblématique du genre, ont témoigné leur soutien aux jeunes Russes et répété pour la dernière fois que gothisme et suicide n'avaient rien à voir. Pour ceux qui débarquent, rappelons que le mouvement EMO est issu d'une dérivation du punk hardcore et a depuis évolué (en même temps qu'il ralliait des hordes d'ados) vers un mélange de rock gothique et de mouvement de mode générationnel, empreint d'affectation, de gros son et de sensiblerie. On a tout dit des EMO, qu'ils étaient chiquéS, toc, méchants, satanistes, sexistes, racistes, peu importe. En plus, ils se font des bisous dégueus et pensent que les derniers albums de Cure sont bons....
Art et antidépresseurs 2Difficile de résister à l'effet www.deviantart.com, le site qui fait claquer les zygomatiques. Après le gros Robert, voici une autre sélection d'images qui déclenchent instantanément le rire. Méthode toujours : fixez attentivement ces portraits et laissez tout bonnement le charme agir. Mais qui cela peut-il bien être ?
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L'ONU réfléchirait actuellement à la mise en place d'une journée anti-crayons de bois. Ia! Ia! Cthulhu Ftaghn! Jusque récemment, je vivais bien en sachant que HP Lovecraft avait inspiré une chanson psyché-barrée aux Vaselines et son nom au groupe psyché-vintage forcément éponyme. Puis un jour, un mot, signé du nom inconnu d'Arris est arrivé sur mon bureau, et depuis je ne dors plus :"Les gens du forum cockrockdisco.com ont préparé un très bel album hommage à HP Lovecraft. C'est dispo en mp3 sur leur site. Plus d'une heure et demie d'electro tentaculaire. Que demande le poulpe ?" Avec des titres qui tentent de masquer l'indicible par l'humour ("Yogg-Sototh Wears Pink Socks" ), le minimalisme ("HP") ou la tentation (j'avais toujours voulu entendre un morceau nommé "Innsmouth Blues"), cette compilation fait sans doute partie du plan des adorateurs de Cthulhu pour nous préparer à la mort lente et douloureuse qui nous attend à son retour. Nul doute que Maxence saurait vous décrire ces horrifiantes musique diaboliques avec ses propres adjectifs d'électronicien de l'extrême. Tout ce que je peux vous dire, c'est que Lovecraft, dont le racisme trouvait la meilleure excuse au monde dans son dégoût égal pour le reste de l'humanité (un peu comme Pascal Sevran, donc) aurait sans nul doute beaucoup apprécié cette musique macabre dont le glaçant souvenir me revient chaque fois que le vent fait battre la pluie contre mes fenêtres où que le sombre clocher d'Innsmouth résonne au loin. Car même si je ne saurais l'expliquer rationnellement, j'ai bien entendu ces voix m'appeler : "Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lieh wgah'nagl fhtagn !". Trent Reznor a un vrai cadeau pour vousPosté par 2goldfish le 31.12.06 à 18:03 | tags : ask the dust, gothique, nine inch nails, rock, vidéos musicales
Nicolas, leader charismatique de nos chers Ask The Dust nourrit une obsession tout à fait saine pour Nine Inch Nails et il a une très bonne nouvelle pour nous :"NIN a rebossé de fond en comble il y a 2 ans sa VHS culte, Closure, qui relate la tournée The Downward Spiral, pour pouvoir faire une réedition en dvd super classe. Mais empetré dans des problèmes légaux avec TVT, son ancienne maison de disque, le groupe n'a jamais réussi à faire voir le jour à ce DVD. C'est pourquoi Trent l'offre aujourd'hui sur un site de Torrents. Enjoy!! " En plus des images de concert, toutes les vidéos de NIN de 1989 (le très Depeche Mode "Head Like A Hole") à 1997 ("Perfect Drug" , faite pour David Lynch). Les choses ne se sont gâtées que près, jusque là ce n'était que du bon. Si toi aussi, ami lecteur, tu as comme Nicolas un info à partager, fais comme il aurait pu le faire et utilise ce formulaire super pratique. N'oublie pas par contre que nous ne devinons pas les URL oubliées et que nous ne connaissons pas grand chose au droit du travail québécois. Aaaaaaaaaaaaaaaaaaargh !J'aurais vraiment du poster cette vidéo pour Halloween. Tant pis, pour les gothiques, Halloween c'est toute l'année. Et puis nous sommes aussi en pleine semaine du mauvais goût, maintenant que j'y pense.
Tremblez, les Gothic Archies reviennent Sans doute pour pouvoir sortir au moins deux disques par an sans avoir l'air de nous étouffer, Stephin Merritt a plus d'alias que Prince et Damon Albarn réunis. Sous le nom de Gothic Archies, il n'avait jusque là sorti qu'un EP en 1997. Sans doute le seul disque au monde de gothic-bubblegum, avec des titres outrancieux comme "The Abandonned Castle of My Soul", The New Despair semblait avant tout une petite blague auto-parodique de la part d'un auteur habitué à s'appitoyer sur son auto-appitoiement. Comme j'aimerais toujours croire à ce doux mensonge...Ne m'en voulez donc pas lorsque j'aurais brisé la douce ignorance qui est la votre, mais je ne trouverais pas le sommeil tant que je n'aurais pas partagé ma terrible découverte. Les Gothic Archies sortent de leur tombe en ce terrible mois d'octobre pour hanter à nouveau vos cauchemars et discothèques avec une série de chansons enregistrées pour illustrer les livres audio des Aventures des Orphelins Baudelaire. Ces chansons vont être rassemblées pour l'horreur des grands et petits dans un disque intitulé Tragic Treasury : Songs From A Series Of Unfortunate Events. Avec des titres aussi terrifiants que "Smile ! No One Cares How You Feel", on est glacés d'apprendre de la bouche de Merritt que son "message d'horreur et de malheur a été fidélement tiré de sa vie" et que, comme il le confiait récemment à l'auteur des livres, "mon plus grave souci n'est pas que des enfants ou au d'autres sifflent ces mélodies, mais que les paroles (ou ce qui à première vue passerait pour des paroles à l'oeil inaverti) pourrait pousser les auditeurs sensible a un suicide prématuré et violent... ou tardif et violent, ce qui est pire".On le voit, il n'est plus questions de rire, et dussiez vous - malgré ma plus ferme opposition - écoutez quelques morceaux sur le Myspace des Gothic Archies, je ne peux que demander à votre famille faire preuve de clémence pour un pauvre blogueur, lui même tremblant encore au moment où il écrit ses lignes. Gothique et Suicide Je n'ai pas l'habitude de faire de la recopie pure et simple mais l'occasion est trop belle. Abonné (je ne sais pourquoi) à la lettre quotidienne du JIM (sais plus ce que ça veut dire), j'ai reçu ce matin cet article qui traite d'une question essentielle : "les ados gothiques se suicident-ils plus que les autres ?" Je me suis toujours posé la question... notamment après avoir perdu mon ami d'enfance Pierre, lequel après avoir passé 6 ans déguisé en Robert Smith a viré de bord et s'est mis à écouter ZZ Top et Supertramp. Pierre, si tu me lis... "Le style Gothique conduit-il au suicide ? (morceaux choisis) Ce comportement social, qui ne répond pas bien sûr à une définition stricte, peut être assimilé à un dérivé de la culture punk caractérisé par une esthétique vestimentaire privilégiant le noir (avec un maquillage provocateur en rapport) et des goûts musicaux spécifiques. Une équipe écossaise s’est lancée dans une étude épidémiologique très originale pour déterminer si l’appartenance à la sous culture Gothique était associée à une augmentation de la fréquence des comportements d’auto agressivité. 93 adolescents se considéraient comme gothiques (37 un peu, 41 pour beaucoup d’aspects et 15 tout à fait). Il est apparu tout d’abord que le sentiment d’appartenance à la sous culture Gothique n’est corrélé ni à des variables sociologiques ou psychologiques, ni à la consommation d’alcool et est simplement faiblement associé à un usage fréquent de drogues prohibés. En revanche l’identification à la culture Gothique est associée aux comportements d’auto agressivité et aux tentatives de suicide. L’attitude Gothique est la seule qui paraît être spécifiquement associée à des comportements auto-agressifs. Deux explications, d’ailleurs non exclusives l’une de l’autre, sont possibles. Soit l’auto-agressivité est un comportement socialement normatif de la culture Gothique, soit les sujets ayant des tendances à l’auto-agressivité sont plus enclins que les autres à adopter cette sous-culture. Quoi qu’il en soit, les adolescents Gothiques doivent être considérés comme à haut risque de comportements auto-agressifs et de suicide." Dr Nicolas Chabert, merci à vous. Le Petit Robert en a froid dans le dos. Dire qu'il aurait pu se suicider il y a longtemps longtemps. Doom pop !Au détour d"une interview à propos de l'influence de la new wave sur la scène électronique mondiale contemporaine, Christophe Demarthe, ex-leader du groupe Clair Obscur (fer de lance de la cold wave francophone) me déclarait : "les musiques électroniques ont largement concouru à ouvrir les oreilles. Cela a permis d'écouter les choses différemment. Ainsi, les groupes new wave aux sonorités étranges, qui intégraient déjà à leur musique des sons et des structures atypiques, sont maintenant plus faciles à appréhender par un plus grand nombre d'auditeurs." Et il semblerait que la boucle soit aujourd'hui bouclée puisque ces influences reviennent vers la scène qui les a généré. Etonnement, pas du tout où on les attendait par contre. Un exemple, le mouvement Doom pop ou New Gothic, emmené par des combos comme I Love You But I Chosen Darkness, groupe d'Austin, Texas ! Austin qui s'avère un véritable nid New Goth, si l'on en croit le Austin Chronicle.
Composé pour une part de membres de Windsor For The Derby, dont Jason McNeely et Christian Goyer, ILYBCD donne dans un rock sombre, teinté du meilleur des années 80 (The Cure, Echo & The Bunnymen, Joy Division). Difficile à l'écoute des compostions de Fear is on our Side, premier album au lyrisme entêtant et à la mélancolie sourde, d'imaginer ces gars là au milieu du désert pétrolifère et des champs de derricks... Pourtant, je vous le jure, ça le fait ! A écouter : According to plan (un des plus beau titres de l'album) sur le site de l'excellent label Secretly Canadian (déjà responsable des albums de Windsor for the Derby, Anthony and the Johnsons, Magnolia Electric Co. ou des rééditions de Swell Maps). |
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