C'est presque complètement sobre (l'effet de la chaleur encore une fois) que j'ai assisté au gros live de Deftones. Poids lourd des Eurocks 2006 (et pas seulement à cause de Chino), le concert des géniteurs de l'énorme Around the Fur a divisé le public en trois : ceux qui s'en allaient, ceux qui assumaient leur headbang sauvage (par pure envie de se lâcher ?), et ceux qui, comme moi, y croyait juste suffisament pour ne pas prendre la tangeante et quitter l'esplanade de la grande scène. Voir les Deftones se démmener pour produire un set moyen avait quelque chose de triste. Un peu comme d'observer un petit chien marcher avec une pate dans le plâtre. L'ancienne force est toujours là, quelque part, mais la volonté est émoussée et le résultat est vacillant. Parfois bon, arrachant un furieux sourire de nostalgie, parfois plat et poussif, comme une tortue sur le dos.
Excusez les métaphores d'animalerie, sans doute l'alcool qui joue les taupes dans mes veines.
Par contre, on est passé devant Fancy au Sound System, et comme une jolie portion de la prog' du Sound System, c'était très entraînant ! Comme un jeune Bonobo qui grimp...
Hum. J'arrête. Il faut que je retrouve Greg. Il a du Sky.