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Info-label ! Le petit monde des labels et de leurs activités.
Drumpoet Community : Zoorichans Beats
Comme son nom l'indique, Drumpoems Verse 1 est la première carte de visite d'une structure qui n'est, pour le reste, pas avare de sorties maxis toute l'année. Présentée dans un joli petit sac noir en impression tons sur tons bien pratique pour y ranger les fines herbes (par exemple, bien que la label préconise une utilisation plus classique, CD, I-Pod, clé USB, téléphone portable...), cette compilation offre d'excellents moments de détente musical (c'est là qu'interviennent les fines herbes les amis !). Avec son panorama d'electro intelligente, à la fois foncièrement dansante et toujours assez mélodique pour bénéficier d'une écoute attentive et allongée, il faut bien avouer que Drumpoems Verse 1, force le respect. Entre l'electronica soyeuse de Foster ("Quiet Befor The Storm (Quarion remix)" immortalisé sur le Feeling Strange de Jennifer Cardini), la tech-house cool de Soultourist - "Turn Loose (Dixon edit)" et l'entêtante progression lyrique du "Take Root" de Thabo, la minimale house qui balance doucettement de Kawabata - "Movin' On") et la house electronica un rien old school de Quarion ("Karasu"), le groove pulsé de The Lost Men ("The Return") et, surtout, la deep house hypnotique de Sascha Dive (l'ultra funky "DEep (Samuel Davis Deep4Life Mix)") Drumpoet Community semble confirmer le retour annoncé d'un certain classicisme assumé au sein de la sphère dancefloor électronique.
L'ensemble se distingue également par une touche singulièrement relax, soul jazz 70 et dubby, qui donne l'impression que Zurich se trouve aux Baléares et non pas dans l'hémisphère nord. Une certaines idée du "Zoorichan Beat" donc, qui rappel parfois la Vienne enfumée des 90's (Kruder & Dorfmeister, Tosca, les compilations Vienna Scientist, etc.) Largement soutenus - et joués - par des pointures mondialement reconnues et aussi diverses que Carl Craig, Derrick May, Âme, Henrik Schwarz, Jazzanova ou Château Flight, gageons qu'on entendra encore parler pendant longtemps de ce petit label prometteur. Et dire qu'il y en a encore pour venir se plaindre de 2008 !!
VA - Drumpoems Verse 1 (Drumpoet Community/Nocturne)
http://www.myspace.com/drumpoet Rod Modell : Réactions en chaîne
Depuis dix ans, Rod Modell, que l'on sent irrémédiablement nostalgique, a discrètement développé son propre genre de "Detroit Techno". Comme ses aînés, il use d'effets dubisants, d'échos, de distorsions et de souffles sur des rythmes lents et syncopés, enveloppés dans des textures granuleuses plus communes à l'electronica qu'à ce genre de musique. Avec un sens incontesté de l'hypnose progressive malgré un traitement ascétique du son, une production linéaire et une progression inflexible, "Aloeswood", "Hotel Chez Moi", "Cloud Over", "Ultraviolet World" ou "Red Light", nous bercent comme au sein de doux, mais profonds, remous aquatiques. Parfaitement conscient de l'héritage de ses pères, Incense & Black Light développe ce son reconnaissable entre tous, fait de textures denses, de basses à la fois enveloppantes et étouffées, marinant entre dub électroniques, ambient downtempo et hypnotisme techno rigoriste. Une chape de sons filtrés, de la techno amniotique jouée sous la mer ou écoutée dans un pipe line, ou bien au travers des vitres fumées d'une limousine abandonnée sur un parking à Detroit. A ce titre, Rod Modell a su capturer l'esprit de Berlin, de Detroit, ou de Tokyo et d'Hong Kong si vous préférez, ces mégalopoles ultra-modernes, éternelles insomniaques, véritables décors de film de science-fiction et incarnation d'un futur noir et inquiétant, toujours sous la pluie. De même, le packaging magnifique de ce CD édité par le label japonais Plop, représente la quintessence du style techno des 90's : un fantasme urbain, où rêve de vitesse, corps dansants désincarnés et amours androïdes, hantent l'imaginaire (post)humain dans le continuum de plus en plus vaste de notre modernité. Trippant ! (Et lancinant)
Rod Modell - Incense & Black Light (Plop/Differ-Ant) http://www.silentrecords.net/html/rod_modell.html Antonelli : Soul Electric pour oldschooler
Sur Soulkiller, son sixième album, Antonelli s'offre un flashback et revient aux bases de ce qui faisait l'electro des années 80. Entièrement produit à partir de machines analogiques, de bons vieux synthétiseurs et des séquencers vintage, l'album est enregistré dans des conditions live sur un simple magnétophone. Warning, all tracks recorded live to tape recorder, no computer used, no overdubs, strictly harware melody, mono machine drum, prévient d'ailleurs l'intéressé dans son livret. Et il y a naturellement une forme de poésie dans cette démarche, le choix résolu d'un ascétisme volontaire dans le sens noble du terme. De fait, rarement techno aura sonné aussi "naturelle" et fraîche. Une fraîcheur qui est paradoxalement la conséquence d'une discipline et d'une austérité assumées, qui viennent redorer le blason d'une techno minimale de plus en plus décriée. Sur "Soulkiller", point de facilitée, malgré l'évidence d'enchaînements répétitifs subjuguant et prononcés. On reste simplement fasciné par la finesse des patterns ("Claps Unlimited"), le groove bondissant ("Hamilton"), les nappes évanescentes ("Ensemble of Eight"), ou le sens du décalage pop en forme de clins d'œil sur l'éponyme "Soulkiller", sans oublier "When Terry Sings", un hommage non déguisé au chanteur des Specials, Terry Hall. Disque généreux à l'énergie rayonnante et aux mélodies directes et franches, Soulkiller bénéficie également d'une "touch of soul" vraiment particulière, de celle qui fait d'Antonelli un artiste unique et l'un plus brillant outsider de l'electro allemande, pas moins.
Antonelli - Soulkiller (Italic/Nocturne, fév 2008) Harmonic 313 et Flying Lotus : Space is the placeSerions-nous par hasard en train s'assister à la renaissance du label Warp tel que nous le connaissions il y a un peu plus d'une dizaine d'années ? Vous savez, l'époque, fort lointaine il est vrai, où la structure emblématique de l'electronica des 90's nous livrait un chef-d'oeuvre par mois, innovant tant en matière d'invention musicale, qu'au niveau purement technologique. C'est en tout cas l'impression que l'on retire des dernières productions du label. Juste avant la parution d'un nouvel opus attendu d'Autechre (dont nous reparlerons) et après l'annonce de la reformation d'Antipop Consortium, Warp nous offre coup sur coup deux livraisons electro hip hop déconstruites et innovantes, incarnées par les EP de Flying Lotus et d'Harmonic 313. Deux sorties qui s'avèrent carrément aussi excitante que, mettons, l'hypothétique annonce d'un nouveau Boards of Canada ou d'un Aphex Twin du niveau du Richard D. James Album (on peut rêver).
http://www.myspace.com/flyinglotus Strange Breaks & Mr Thing : American BoogieSur le site de BBE Music, le musicien et label manager Peter Adarkwah s'explique, "Mon idée avec BBE, c'est de fournir une plate-forme créative à mes producteurs favoris. La série existe grâce à une suite de coïncidences - une combinaison de hasards et de rencontres qui doivent beaucoup au pouvoir de la culture hip-hop. Cette initiative a été couronnée de succès car elle m'a permis d'intégrer au sein d'un même label les différentes influences qui m'ont inspiré jusqu'ici. La plupart des producteurs que j'admire ont de vastes collections de disques, de musique brésilienne, de rock, de jazz, de disco, de house etc. Avec BBE, j'ai décidé de donner à ces producteurs et musiciens, la possibilité d'exprimer toutes les facettes de leur talent". Et en effet, avec BBE Music (pour "Barely Breaking Even Records", soit "des disques qui dépassent à peine le seuil de rentabilité", en VO) Adarkwah illustre depuis maintenant 12 ans, une certaine idée de la culture black et de la musique en général. Celle du métissage et de l'ouverture, qui reste pourtant en constante connexion avec ses origines.
A suivre, puisque c'est promis, nous reparlerons de ce label riche et passionnant...
Mr Thing - Strange Breaks & Mr Thing
Monika : Une fille plutôt sage pour son âge
C'est aussi ce qui donne envie de saluer cette compilation, Monika Bärchen - Songs for Bruno, Knut & Tom, réunissant la fine fleur du label, soit des artistes - majoritairement féminins - choisis par la tête pensante de Monika Ent. et enchaînés, avec élégance, comme sur un véritable album. Sur cette rétrospective on notera entre autre l'omniprésence des filles sélectionnées pour la série "4 Women No Cry" initiée en 2005. C'est le cas d'Eglantine Gouzy & Landini, sur le magique "L.A.", un titre oscillant entre electronica et pop, mais aussi des miniatures à la fois expérimentales et mélodiques de Chica & The Folder, Milenasong et Rosario Bléfari (cette dernière étant la plus "rock" des trois). Pour le reste, les amateurs retrouveront avec plaisir l'electro-pop-rock imaginative de Masha Qrella (dans une relecture electroacoustique du "Goodnight Lovers" de Depeche Mode), l'ethno electronica élégante de Robert Lippock, le folk répétitif teinté d'electro de Max Punktezahl, l'autre révélation de ce disque, ainsi que la minimal techno de Gudrun Gut et Quarks ou les paysages sonores de l'exceptionnelle Barbara Morgenstern. Ni cérébral parce que toujours poétique, ni bêtement dansant parce que toujours subtil, Monika Bärchen affiche une ouverture d'esprit bienveillante tout en gardant la pertinence de ton reconnaissable entre tous et propose une agréable alternative au formatage des musiques électroniques actuelles.
V/A Monika Bärchen - Songs for Bruno, Knut & Tom (Monika Ent./La Baleine)
Triple R Selection 6 in The Mix : Trapez acrobatique
Alors que la sélection 5 parue il y a un an privilégiait une techno minimale plutôt funky, cette Selection 6 se présente comme un volume particulièrement trancey. Les amateurs répondront qu'il s'agit d'une constante des productions Traum et ce n'est pas faux. Le label est en effet connu pour la diffusion d'une musique dont le plaisir se mesure à la qualité de l'hypnose induite par le produit proposé. Ses qualités stupéfiantes, ses combinaisons spatiales, son groove implacable mais subtil, son minimalisme tout sauf stérile qui se prête aussi bien à l'écoute horizontale qu'à l'exutoire vertical les deux pied on the floor, chaque élément semble savamment calculé et mis en place à dessein. Dans ce domaine on retiendra particulièrement l'univers mental de Reggy Von Oers et le minimal funk de SLG, indéniablement les deux révélations de cette sélection. Dès l'intro krautrock (d'aucun dirait "kosmische") de Reinhold lui-même, Triple R transporte l'auditeur vers des sommets répétitifs et entêtants rarement atteints. Echos, rebonds, hypnose et bassline quasiment indécentes, le mix évolue inexorablement vers un orgasme spontané. Du décollage space de "Cytric" (Reggy Von Oers encore), "Endless Ride" (Salvatore freda & Massimon Stefanelli) ou "Dandelion" (Red Robin & Jakob Hilden) au psychédélisme de 3 Channels ou Massi DL jusqu'au final monstrueux toutes sirènes dehors d'un Alex Under en pleine montée acide ("Trapezones Erectos", extrait de son prochain album), Triple R Selection 6 est une invitation pure et simple à l'abandon, une voix royale toute tracée vers la trance, un manifeste techno galactique, bref, encore une très belle invitation au voyage signé Traum. Triple R Selection 6 : Trapez Compilation - in the mix (Traum/Nocturne) Smalltown Supersound : Norvegian Mish Mash
Car The Portable Supersound voyez-vous, c'est un peu The Norvegian Mystery Tour, l'occasion d'effectuer à peu de frais (4 euros 50 exactement, ou son équivalent en livre sterling pour ceux qui comme moi commandent à l'étranger) le tour d'un label qui vous réserve bien des surprises et autant de plaisirs. Sur ce sampler de luxe, on retrouve les têtes d'affiche de la structure d'Oslo bien sûr, mais aussi des petits nouveaux et des découvertes prometteuses, tout ça dans un grand mouvement tournoyant, pulsant du premier au dernier morceau, qui envoie voler auditeurs et ondes bizarroïdes à des années lumières de la terre. Tout sur The Portable Supersound évoque le voyage, en effet, d'autant que la sélection ici présente est internationale. Mais je parlais plutôt d'un trip dans la stratosphère, de ceux qui vous décollent les neurones, font exploser les limites et les repères du monde autour de vous. Qu'il s'agisse de la nouvelle kosmishe musik des Grecs de Arp ("St. Tropez") offerte en guise d'introduction, de l'hypnotique "Come Out, Come Down, Fade Out, Be Gone" des Norvégiens de 120 Days, qui célèbrent assidûment l'union glorieuse du psychédélisme et de l'electro, du disco dub des enfumés Tussle (dont l'album Telescope Mind, nous avait charmé l'an passé), du cosmic disco de Lindstrom ou de Bjørn Tørske, des cavalcades tribales déjetées des New-Yorkais de Sunburned Hand of A Man ("Half-Under") ou encore de l'electronica pop et subtilement groovy de Kim Hiorthøy, tout ici est orchestré pour un décollage immédiat.
The Portable Supersound est aussi l'occasion de découvrir en avant première le nu-disco savante de DiskJokke (dont le premier album est impatiemment attendu cette année) et surtout les pitreries du Japonais The Lift Boys a.k.a EYE, également connu comme Yamatsuka Eye, Yamatsuka Eye, également leader et chanteur (hurleur ?) bien connu des foutraques Boredoms, qui présente ici un exercice proto-world, discoïde et anarchique, à l'origine uniquement disponible en 12" sous le titre judicieux de "Anarchy Village/Anarchy Way". Compilé avec virtuosité, chaque morceau de cette collection "à emporter" est agencé de manière à présenter une nouvelle facette du label tout en préservant le plaisir de l'auditeur. Pas un faux pas, pas un moment de faiblesse, pas un creux dans cette sélection impeccable et implacable. Un équilibre assez rare sur un sampler, qui en fait au final un disque à part entière. Alors, la balade vous tente ?
Smalltown Supersound - The Portable Supersound (Smalltown Supersound/Differ-ant)
Disco not Disco : Deep into Disco Culture
Au rayon funk blanc, les amateurs apprécieront les fulgurances synthétiques, les guitares aigrelettes, les voix blanches faméliques, ou leurs pendants viriloïdes vocodés sous influence disco, et les saccades épileptiques évoquant une éjaculation douloureuse. Côté "african reggae" comme dirait Nina Hagen, c'est plutôt assise rythmique énorme, répétitions, avalanches de percussions, basses volumineuses et cuivres à l'hystérie tout droit héritées du punk. Un punk qui aurait réussi le mariage du nihilisme occidental et d'un groove jouissif - mais engagé - tout droit débarqué du palais nigérian du roi Fela Kuti. A ce titre on retiendra les performances de Shriekback, aka Barry Andrews, également membre d'XTC (!), avec l'edit d'un titre emblématique "My Spine Is The Bassline" (grossièrement "Ma colonne vertébrale est la ligne de basse", qui dit mieux ?), mais aussi les New Yorkais de Konk, l'inévitable leader no wave James White & The Blacks (alias James Chance) pour un "Contort Yourself" d'anthologie remixé par August Darnell, ou encore Quando Quango, le all time classic "Sharevari" de A Number Of Names et "l'énaurme" "Don't Lose Control" de Material, groupe formé en 1979 par le bassiste Bill Laswell. Sur ce troisième volume on trouve également Vivien Goldman, co-fondatrice de The Flying Lizards, sur un "Launderette" qui évoque le pendant disco dub d'une Nancy Sinatra élevée aux musiques caribéennes plutôt qu'à la pop, le "Mind Your Own Business" des rejetons de la scene post-punk de Leeds, Delta 5 ou le transcendant "Silent Street/Silent Dub" de Maximum Joy, qui porte décidemment bien son nom. Disco not Disco se veut aussi un hymne à ce que l'on appelait à l'époque la "sono mondiale", d'où la présence des Japonais de Yellow Magic Orchestra (excellent "Seoul Music"), du jazz rock funky et sophistiqué d'Isotope, de l'electro mécanique et moite des pionniers de l'EBM Liaisons Dangereuses (formé à l'époque de Beate Bartel d'Einstürzende Neubauten et Chrislo Haas de D.A.F. pour un mix 12" du cultissime "Los Niños Del Parque". Bref, une fois encore, Strut nous gratifie d'une sélection imparable qui ravira les nostalgiques et étonnera - et séduira - je l'espère les plus jeunes et les plus curieux d'entre vous !
Et pour se faire plaisir (ou rire, ça dépend du niveau de nostalgie) matons ensemble le fameux Los Niños Del Parque" de Liaisons Dangereuses
Disco not Disco : Post punk, Electro & Leftfield Disco Classics (1974 - 1986) (Strut/Pias) French Modern Psychedelic Music : Voyage et Aqua Nebula Oscillator
Et puisque l'on parle de mystique, parlons phénomènes de hantise. Certains le savent, le psychédélisme est un gaz, un élément délétère et incontrôlable venu du passé qui souffle de manière diffuse dans notre présent et continue de hanter la musique actuelle avec la constance de celui qui revient constamment d'entre les morts, inconscient de sa disparition. On dira alors que que la plupart des artistes présents sur Voyage : Facing the History of French Modern Psychedelia sont possédés. Ils revivent la grande époque du psychédélisme, en y ajoutant les fruits de leurs expériences et en adaptant cette musique de l'esprit, cette musique transcendante, aux expériences contemporaines et à l'époque dans laquelle ils vivent. Car tous ces artistes ou presque (15 au total) sont liés à d'autres projets et d'autre scènes. Wolf Rayet (le folk d'outre-tombe "I Was Down") pose des sons sur des installations d'art contemporain, Etienne Jaumet est la moitié du duo italo-kraut-post-punk Zombie Zombie, Ulysse, fan de Neu! et de LA Dusseldörf, est le fils du cinéaste Nicolas Klotz, One Switch to Collision et Juan Trip enfin, sont d'anciens acteurs de la French Touch. Tous furent contaminés à un moment de leur existence par cette musique rampante et quasi-religieuse, kidnappés par le trip psychédélique en somme. Parmi les titres les plus prometteurs de ces apprentis sorciers on notera l'ascensionnel "Smokes" de One Switch to Collision et l'hypnotique cavalcade de "The Dog" par Service, l'étrange et poétique "The Countess's Smile" d'Ulysse, Etienne Jaumet et son "Doudouk" dadaïste, Turzi bien sûr (une valeur sûre), ou encore Chicros et Mogadishow. Pris séparément les artistes de cette sélection ne sont peut-être pas tous exceptionnels (même si beaucoup le sont) mais il faut avouer que pris dans son ensemble, Voyage, en est vraiment un. De ceux que l'on fait les yeux fermés allongé sur la moquette dans un appartement surchauffé. Normal puisque dans le langage psychédélique, un voyage est un "trip", au sens propre, comme au figuré.
Voyage : Facing the History of French Modern Psychedelia
http://www.myspace.com/paneuropeanrecording Permanent Vacation : Le retour de l'été sans fin
Tout commence par des vagues bien sûr, un ressac qui introduit le très pop et romantique "On the Beach" (rien à voir avec Neil Young ici, quoique) de l'Anglais Nick Nicely, promoteur d'une pop psychédélique largement influencée par le modèle The Beatles/The Byrds/Syd Barrett. Si ces tendances clairement affichées sur son profil myspace sont évidentes à la première écoute, Nicely qui porte décidément bien son nom, nous offre pourtant avec "On the Beach" un morceau aérien beaucoup plus électro, qui évoque autant Dennis Wilson (le "Beach Boys maudit") qu'une version beaucoup plus 80 d'un été sans fin vocoderisé. Si je m'étends un peu sur ce morceau c'est qu'il introduit merveilleusement cette compilation nonchalante toute de douceur et de groove balearic. Et de fait, suivent une douzaine de morceaux languides au groove liquide, ou gazeux c'est selon, portée parfois par un accord de guitare ou un pied house un peu plus énergique ("Flamingo" de Tomboy, "Losing The Will to Survive" de Findlay Brown, sont de bons exemples) mais l'ensemble reste toujours rêveur et estival (Michoacan - "Walk Away", Home Video - "Penguin", Only Fools and Horses - "Spectacle Wins") pour ne pas dire caribéen (Bostro Pesopeo - "Bisogna"), tandis que certains morceaux vocaux viennent ajouter une touche italo new wave (les désormais incontournables Glass Candy et leur "Rolling Down The Hill", "In The Morning" de Junior Boy remixé par Hot Chip) ou electro pop, du meilleur effet à l'ensemble ("Coming Up For Air" de Parker Lewis). Le plus étonnant étant ce remix de "Kindling For The Master" de l'ex-Pavement Stephen Malkmus* par Hot Chip, décidément très présent. Une incontestable réussite et un pur moment de bonheur, Permanent Vacation 2, c'est vraiment l'été en plein hiver !
*Malkmus dont on apprend qu'il sort donc un maxi de nu electro disco aux côtés de The Empereur Machine, Hot Chip et Polmo Polpo ! Permanent Vacation 2 selected and mixed by Tom Bioly & Benji Frölich (Permanent Vacation/Nocturne) DJ Hell dans l'enfer de l'italo
Nul étonnement donc, à voir DJ Hell réunir ces classiques surannés et retro-kitsch de l'italo disco, genre "simplissime et populaire" par excellence, sur ce Hellboys d'anthologie. L'Allemand se fait plaisir et nous contente avec près de 80 minutes de sucreries synthétiques, au glamour aussi dégoulinant et riche en calories que le glacis pur sucre d'un gâteau d'anniversaire (ou d'une belle bûche au beurre, c'est de saison). On y retrouve tous les classiques : "Take a Chance" de Mr. Flagio, "Chase" de Giorgio Moroder, Alexander Robotnick et ses "Problemes d'amour (Ah Ou Ah version)" ou Trans-X qui rêve de "Vivre sur vidéo". La part belle est faite à l'italo italien, bien sûr, mais pas seulement puisqu'on croise également le Canadien Gino Soccio, les Japonais d'YMO, le Français Cerrone ("Supernature"). Particulièrement inspiré par ce qui doit lui rappeler des souvenirs de jeunesse munichoise, DJ Hell suit sa "disco route" sans dévier, de "Livin' Up" de B.W.H au "Spacer Woman" de Charlie, en passant par "Magnifique part 1" de Magnifique, "Dirty Talk" de Klein & M.B.O et autres titres typiques de toute une époque, groove synthétique, soul glacée, voix blanches vocoderisées et paroles idiotes mais tellement plaisantes. On s'extasie surtout devant cet étalage d'harmonies intemporelles, toutes de pulsations de synthé spatial et de boites à rythme séquencées (l'italo étant l'un des rares styles musical où la mélodie est tenue par la rythmique !) Dans le genre la version du "I Feel Love" de Moroder/Summer proposée par Hell est exemplaire. Ici remixée par Patrick Cowley dans une version de 7 minutes délirantes, Cowley y essaye TOUS les effets disponibles sur son synthétiseur grande marque en tentant le grand écart entre hymne disco international et séance de vaudou electro ! Et que dire des mélodies pop et naïves d'Hypnosis sur le space disco "Pulstar" !? A noter que, loin d'être uniforme le mix de Hell commence italo pour finir subtilement electro (les deux écoles étant profondément liées). L'Allemand réussi donc à nous caser un "Control" de son cru, ainsi que l'electro élastique de "Transeurpa Express" de PL, en guise de clin d'œil à Kraftwerk. Pour finir? ajoutons que même si la nostalgie joue en plein dans cette sélection, l'auditeur curieux et ouvert y trouvera certainement son plaisir. Et qui sait, c'est peut-être même le début d'une grande passion ?!
Hellboys mixed by DJ Hell (International Dee Jay Gigolo/Nocturne) Glass Candy & Chromatics : Heart of Glass
Glass Candy - B/E/A/T/B/O/X (Italians do it better, janv 2008)
http://www.myspace.com/italiansdoitbetterrecords A lire aussi notre chronique estivale d'After Dark, la compilation du label Italians do it Better. Soul Jazz Singles : Radio Babylon
Imaginez la radio idéale compilée sur deux CD de plus de 77 minutes chacun (mode random conseillé) et vous avez, peu ou prou, une idée juste de ce que donne Soul Jazz Singles. Une sélection hyper éclectique donc, qui relie le post-funk d'ESG (le fameux "Insane") à l'electronica de Kit Clayton, le space disco tout en arpegiatos de Subway (le tunnel motorick de "Sattelites" et la saga cosmique de "44110"), l'incroyable reprise de "I Will Survive" malicieusement glissée au sein du ragga "Dem a Bomb We" par les filles Ladybug, les clicks et les cut housey de Sutekh ("Kill The Monkey"), le trip hop jazzy de Soul 223, l'acid house de Capracara (excellent "Opal Ruch"), l'electro classic de Private Lives, le funk'n'dub de Mathias Aguayo ("Uno"), etc. Comme la passion originelle de Soul Jazz est avant tout le reggae et le dub (le label tourne d'ailleurs dans le monde entier sous le forme d'un sound system), il était évident de voir Stuart Baker, son patron, se pencher sur le cas dubstep. C'est pourquoi on retrouve également ici la crème du genre, Digital Mystikz, Kode 9 et Skream. Soul Jazz s'est d'ailleurs fendu de deux fameux volumes explorant le sujet, Box of Dub (sous titré "dubstep and future dub") mais c'est une autre histoire sur laquelle nous reviendrons bientôt. Stay tuned !
V/A - Soul Jazz Singles (Soul Jazz/Discograph) Pole : Steingarten reloaded
D'emblée, on est séduit par la relecture d"Achterbahn remix" par le prince du dark dubstep Shackleton. Un morceau sombre, entêtant et hypnotique sur lequel on revient continuellement sans se lasser. Si les meilleures relectures, comme le "Sylvenstein" de Deadbeat dont le remix polyrythmique est un des grands moments du disque, ou le ragga dancehall obsédant du Canadien Ghislain Poirier sur "Winkelstreben", sont signées par des artistes proches du son dub abstrait de Stefan Betke, d'autres personnalités tirent remarquablement bien leur épingle du jeu. C'est le cas du producteur Colin de la Plante, plus connu sous le nom de The Mole, qui balance "Pferd" sur le dancefloor et revisite le track façon clubbing underground inspiré. Inspirée, Gudrun Gut la patronne du label electronica et electropop Monika Ent, l'est également, elle qui reprend admirablement "Mädchen" en y ajoutant des vocaux de son cru. De son côté Mike Huckaby déshabille "Düsseldorf" et produit une track minimaliste en forme de clin d'œil aux productions Basic Channel/Chain Reaction auxquelles on a souvent rapproché Betke, tandis que le boss de Perlon, Dimbiman, assèche radicalement "Achterbahn", le transformant en une déambulation electro funk à mille lieux de la vision dark ambiant dub de Shackleton. On le sait, l'exercice du remix peut souvent s'avérer lassant, pourtant ce Steingarten Remixes est globalement une réussite. Peut-être même l'un des meilleurs album electro dub de l'année aux côtés du Untrue de Burial, et certainement beaucoup plus marquant que l'original.
Pole - Steingarten Remixes (~Scape/La Baleine)
Le groove tentaculaire de Luciano & Cadenza
Ainsi, Cadenza Contemporary 01 fourmille de découvertes et de surprises, incarnées par les producteurs directement importés de Bucarest que sont Rhadoo et Petre Inspirescu, dit "Pedro", deux prodiges roumains à qui l'on doit les meilleurs moments du premier CD, comme le spot pour subwoofers "Woa Ovuls", ou le tourneboulant "Racakadoom" et la montée ascensionnelle intergalactique de "Galantar". Sur Contemporary 01, ceux qui connaissent le label reconnaîtront immédiatement la house très deeeeep et toute en finesse des productions Cadenza. Les autres découvriront un son minimal mais toujours organique et subtilement hypnotique ("Amplified" d'Argenis Brito, "Honolulu" de Digitaline), avec une propension à cultiver les basses rondes et dubby ("L Delay" de Audomat 3000 & Jan). Une musique naturellement enfumée, aux structures souples et aux géométries variables. Parfaitement addictive (à ce propos, matez attentivement la pochette), cette sélection mixée par le boss himself vous laisse immanquablement béat et ravi, le nez en l'air noyé sous un déluge de percussions, un sourire idiot aux coins des lèvres ("Honolulu" Digitaline & Luciano mix). Côté, Cadenza Classics, on retrouve les arrangements innovants et les séquences polyrythmiques virtuoses qui font la réputation du label depuis 5 ans. Luciano réunit sur la même galette le "hit", "Orange Mistake" où il s'accompagne de Quenum, le soyeux "Amael" avec Pier Bucci, la randonnée groove de plus de 12 minutes de "Funk Excursion" par Luciano & Serafin et nous achèves avec l'énorme "Bomberos" (qui porte bien son nom, une bombe pour dancefloor terrassante) qui nous laisse sur les genoux. La feuille d'info parle de groove flexible et instable, on ne pouvait pas dire mieux !
Luciano - Cadenza Contemporary 01/Cadenza Classics (Cadenza/Nocturne) Kompakt inside : Gui Boratto au Studio 88 d'Aix en Provence !![]() Beaucoup de Chiliens, quelques Argentins et maintenant un Brésilien : la scène électronique internationale n'a pas fini d'être jet-laggée ! Surtout que le dernier arrivé n'est pas le moins doué : la finesse des tracks de Gui Boratto, volontiers progressive et trancey (dont les hits underground "Arquipelago" ou "Like You" sont remixés et joués par Supermayer et tout bon DJ qui se respecte) est comparée à celle de James Holden, Fairmont ou Trentemoller ! Ce que confirme le très accrocheur premier album du Brésilien, Chromophobia. Son premier passage au Studio88 il y a un peu plus d'un an a révélé un DJ au mix minimal très accessible, dans la lignée de son boss du label Kompakt Michael Mayer. De quoi faire de ce natif de Sao Paulo une des signatures qui comptent !
Gui Boratto au Studio 88 (Aix en Provence) + Résident : Pika & Jack Ollins, vendredi 9 novembre. Milky Globe : vider le dancefloor et tout l'immeuble !
Après Milky Disco, magnifique sélection de nu disco chatoyant et envapé dont nous nous faisions l'écho le mois dernier, c'est donc au tour de ce Milky Globe & Friends, de nous présenter une douzaine de paysages electros analogiques surfant du krautrock cosmique de "Velvet Space" (avec Isan), au trip progressif de "Sun Spots" (avec James Holden), de l'exotica bâtarde de "Cosmic Rider" (avec Andrea's Kit) à la trance electronica de "Magic Waves" (avec Aeroplane) en passant par les ballades downtempo de "Star Fungus" (avec DNCN) ou les breaks sautillants de "Mad As Hell" (avec Luke Vibert) et les moogeries de Secondo sur "Secondo Moogs". Parfois pures comme du cristal ("Moon Milk" avec Walltapper) ou lumineuses et enjouées ("Vortex" toujours avec Walltapper), parfois plus granuleuses et fracturées ("Lava Flow" avec Nathan Fake), ces collaborations exploitent toutes une forme de psychédélisme baroque remis au goût du jour par la modernité des machines (c'est particulièrement le cas de "Fade Away" d'Isan/Milky Globe). Une compilation en forme de friandise et beau cadeau de fin d'année pour les amateurs de musiques électroniques mélodiques et expérimentales.
Et, une fois n'est pas coutume (pour ceux qui ne l'auraient pas encore remarqué), Playlist et le label, vous proposent d'écouter l'intégralité de cette compilation en streaming sur la page d'accueil de Lo Recording.
Milky Globe & Friends - Magic Waves (Lo Recording/La Baleine) Fennesz : Hotel Amnesia
Hotel Parale.l donne immanquablement envie de se laisser bercer par le doux murmure mécanique des robots laborieux et aimants qui nous entourent. Un sommeil que l'on voudrait paisible, seulement troublé par quelques sourds mugissements cycliques, des vibrations, le souffle des ventilateurs, le chuintement des processeurs, le claquement des fusibles et contacteurs. Tel un impossible voyage en profondeur au cœur des ténèbres électroniques et machiniques, Hotel Parale.l est un chef d'œuvre absolu marquant encore un point en faveur de la musique contemporaine germanique de la fin du XXième siècle (l'album date de 1997 !). Edité à l'origine par l'excellent label autrichien Mego, la réédition remastérisée propose une suite de quatorze morceaux, plus deux, savamment démembrés, construits et auscultés avec ferveur et finesse. La quintessence de la guitare passée à la moulinette du laptop. Peu d'albums électroniques peuvent à ce point émouvoir l'auditeur dix ans après. Un étonnant constat toujours vivace dix ans après, surtout quand on est attentif à l'aridité du ton. Paradoxe donc, que cette musique crissante comme des ongles sur du silicium et pourtant émouvante comme un cyborg en mal d'amour. L'explication vient certainement de la façon dont Christian Fennesz aime ses machines et donne envie de leur faire confiance. L'effet est encore augmenté par une magnifique vidéo de Tina Frank. Troublante électronique... "Do Androids Dream of Electric Sheep ?"
Christian Fennesz - Hotel Parale.l (Edition Mego/La Baleine) Say what you Fink ! Fink ! Quand on évoque cet imprévisible artiste anglais, impossible de ne pas parler de N-Tone, la fameuse sous-division expérimentale des Anglais de Ninja Tune, au catalogue duquel apparaissaient Flanger, Journeyman, Animal on Wheel ou Neotropic. Hélas, l'aventure pris fin en 2001 avec La Prochaine Fois, l'album de l'étrange Riz Maslen à l'origine du projet Neotropic justement. A l'époque, un jeune DJ originaire de Brighton connu sous le nom de Fink figurait déjà comme jeune espoir abstract electrofunk sur ce même label N-Tone. C'est aussi ce même Fink qui réalise, il y a un an, Biscuits For Breakfast, un surprenant premier album sur lequel l'artiste opte pour un folk moderniste et un blues urbain élégamment assisté de machines et d'électro discrètes (ce qui semblait logique sur un label comme Ninja Tune). Or, si la technologie est encore présente sur Biscuits For Breakfast, Distance and Time le nouvel album de Fink, se contente pour sa part d'une production brute de décoffrage, à l'os même, ce qui n'en exclut ni la profondeur, ni la subtilité, au contraire. Une profondeur entièrement revendiquée et inscrite à la fois dans les textes et dans la musique de l'ancien DJ que le passé de musicien électro ne semblait pas satisfaire entièrement.De "Trouble's What You're In" à "Little Blue Mailbox", chaque morceau de Distance and Time évoque la passion sincère et la tension intérieure d'un artiste souhaitant dépasser la superficialité d'une musique moderne peut-être un peu trop formatée. Fink semble avoir trouvé dans les racines du folk et du blues, revisitées par ses soins, les véritables vecteurs d'expression qui lui conviendraient enfin. Aussi dépouillé soit-il, le folk rock sombre de Fink résonne à nos oreilles d'une manière unique. On y retrouve par ailleurs ce rythme répétitif, hypnotique et posé, typique du blues ("If Only", "Blueberry Pancakes"), une aisance rythmique qui pourrait bien être le dernier lien formel entretenu par l'Anglais avec son passé électro. Des arrangements et un son à la fois primitif et sophistiqué donc, que l'on doit à Andy Barlow moitié du duo drum'n'bass/trip-hop, Lamb. Pas de mélodies sylvestres ici, pas de ballades hippies, ni de références passéistes, non. A la manière de Gravenhurst, qui sera l'unique comparaison de cette chronique, le folk de Fink est sourd au chant des sirènes du revival barbu, il préfère les rues sombres dans lesquelles se délitent des histoires d'amours condamnées d'avance ("This is The Thing"). Si Fink entretient la flamme du blues et du folk originel, c'est plutôt dans des textes souvent mélancoliques, soutenues par des arrangements aussi minimalistes que puissants. Nul besoin d'artifice en effet quand on bénéficie d'un tel songwriting et d'un don hors du commun pour poser les ambiances. Car vous l'avez compris, Distance and Time est avant tout un album d'atmosphères. A la fois fantomatique et chaleureux, il est un peu comme une vieille maison hantée par des souvenirs familiers et sentimentaux. Un lieu de recueillement dans une époque qui va trop vite... A essayer avant de passer à côté.
A noter, que (comme d'habitude) de nombreux morceaux (dont "This is The Think", "Little Blue Mailbox" et le single "Make it Good", sont disponible à l'écoute sur le profil myspace de l'artiste.
Fink - Distance and Time (Ninja Tune/PIAS) Albums cultes des géants du bizarre #22 : Fantômas – Delirium Cordia
Disque monstre, Delirium Cordia est aussi un "disque monde" où se croisent sur un unique morceau de plus de 71 minutes, musique classique, ambiances de B.O. italiennes tarées pour films d'horreur de série B (ou Z), exercices électroacoustiques, bruitisme, exotica bâtarde, electronica, ambient sinistre, rituel satanique, musique industrielle, métal hors normes (deux riffs en tout et pour tout sur cet album) et chant grégorien. A ce propos il est intéressant de noter que bien qu'accompagné du guitariste et leader des Melvins, Buzz Osborne; du batteur de Slayer, Dave Lombardo et du bassiste de Fantômas - Delirium Cordia (Ipecac, 2004)
![]() A lire aussi sur notre site, l'excellent papier de Pacôme Thiellement sur la galaxie Mike Patton (portraits des 4 artistes du crime) Franck Bretschneider & Signal (to Noise)![]() Etonnant Franck Bretschneider. En plus d'être musicien, compositeur, vidéaste et co-fondateur du prestigieux label Raster-Noton (avec Carsten Nicolai, aka Alva Noto, et Olaf Bender), cet Allemand touche à tout est un producteur hors pair. Sa particularité ? Il est un des principaux représentants d'un courant discret (mais bien vivace) que l'on nomme "microscopic-music". Le |