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Musique à l'état brut, directement de l'instrument à vos tympans. Ici, on parle de live, enregistrements du passé, espérances à venir (sur scène).
Björk amorce Volta
Volta est annoncé le 7 mai, et Björk est à l'affiche de Rock En Seine le dimanche 26 août 2007. Bunny Rabbit à la Maroquinerie : Raaah Beat !Amateurs de hip hop matiné de crunk bondissant aux lyrics plutôt salés à vos agendas ! Bunny Rabbit sera en concert à La Maroquinerie le 25 avril, dans le cadre du festival Les Femmes S'en Mêlent (avec Yelle et Terry Poison). Et comme certains le signalent avec justesse dans les commentaires de ce post, Bunny Rabbit en live, "ça déchire". Il faut dire qu'en plus de présenter un univers original, dominé par le vaudou (la religion en général) et le sexe, la belle Bunny et ses faux airs d'innocence qu'on adorerait bafouer, a le don pour nous mettre le feu au pantalon, à nous les garçons (malgré son orientation sexuelle strictement féminine). Mais pas touche ! Ce serait offenser Black Cracker, alias Celena Glenn, la faiseuse de beat plutôt virile qui l'accompagne, sur scène comme à la ville. Histoire de vous mettre l'eau à la bouche et pour vous aider à patienter, deux clips live : Bunny en version "chaude lapine" (très très chaude, rarement vu quelqu'un bouger avec autant d'impudeur) et "Bunny mélancolie" (le très beau "It's Ain't Easy"). Même en mode "pleure pas Bunny" c'est encore chaud bouillant... Bunny Rabbit sera également en tournée en France pour 4 dates supplémentaires : 24.04 GRENOBLE Le Ciel 25.04 PARIS La Maroquinnerie 26.04 EVREUX L'Abordage 27.04 TOURCOING Le Grand Mix 28.04 SAINT LO Le Normandy Activités musicales dans ma Salle de Bain.
Par le biais de son programmateur Stéphane Fransioli (frz), La Salle de Bain invite aussi le public à découvrir des oeuvres originales en co-production avec des structures culturelles lyonnaises. En ce moment c'est une création sonore de Jean-Louis Prades (Imagho) et frz (Stéphane Fransioli), toujours à la Bibliothèque Municipale de Lyon, du 1er avril au 9 juin. Entrée également gratuite. Infos et extrait : Live : Andrew Bird à la Maroquinerie
Merci à Rod du site Le HibOO pour ses photos, voir toutes les autres photos du concert ici Andrew Bird (avec Martin Dosh), 29 mars, La Maroquinerie (Paris)
Faut-il blanchir le marché noir ?
Son idée est de faire sauter la limite à 45% et de délivrer des licences de revendeur agréés par l'Etat. La concurrence accrue et la plus grande lisibilité du marché feraient baisser les prix et empêcheraient les arnaques aux faux billets. Sur le papier ça semble plutôt sensé, et les USA ont une longue et glorieuse tradition d'institutionalisation des délits impossibles à interdire (cf. rubriques "prohibition" et "Las Vegas"). Si ça marche, j'espère bien que la pratique s'étendra jusque chez nous, parce que j'ai toujours le souvenir de cette fausse place pour le concert de John Lennon à la salle des fêtes de Bondy en 1998 et des cinq-cent francs qu'elle m'avait coûté, qui me reste en travers de la gorge. Awesome, I Fuckin' Saw That !
En 2004, les New York Dolls se reforment. Greg Whiteley a suivi son bassiste, Arthur Kane, devenu bibliothécaire depuis la fin tragique du groupe en 1975. Le film New York Doll retrace le destin de cet homme, ex-rock star, actuel monsieur tout le monde. Evocations du passé glorieux, extraits de concerts, témoignages d’Iggy Pop ont fait le succès de ce film récompensé à Sundance. Autres figures notoires de la scène new yorkaise, les Beastie Boys déboulent avec leur film participatif et festif, Awesome I Fuckin Shot That. Entre enregistrement vidéo pirate et live officiel, le film repose sur la participation de 50 fans équipés de Hi8. Filmé auX quatre coins du Madison Square Garden, le concert ne se donne plus seulement à voir mais se vit. Les bêtes de scène de Beastie Boys toisent avec talent les enregistrements officiels de live, bien souvent trop proprets et statiques. Flous, images saturées, cadrages incertains…tout est amateurisme et témoigne de l’approche personnelle de l’outil audiovisuel par le trio. Autre déstructuration du live video, celle présentée par Dave Chapelle et Michel Gondry dans Block Party. Cette fois l’objet du film n’est pas tant le concert que sa préparation. Le documentaire suit l’humoriste dans son projet fou d’organiser un concert de hip hop gratuit dans un quartier de Brooklyn. Les prises de vue du concert sont mêlées aux péripéties de Chapelle pour trouver un lieu, distribuer les tickets, préparer le line-up, accueillir les artistes. Dans le public, on en revient pas de voir défiler Erykah Badu, Kanye West, The Roots et les Fugees. Pour les spectateurs du film, Block Party impressionnne dans la mesure où il dépasse le simple live vidéo. Maître de cérémonie du concert, Chapelle déplace habillement le centre d’intérêt du concert vers d’autres thèmes : rencontres avec le public et les artistes hip hop, évocation du quartier de Brooklyn… Pour suivre les autres dates du festival (Nantes, Caen, Metz...), c'est ici A World Of Music, 16 mars, Le Rex (Paris) Live : Inrocks Indie Club #16
Entre les Français et les Anglais, se sont glissés Maps, nouvelle sensation venue de Northampton. Grandaddy hante le début de leur prestation, ça plane un peu et ça vire peu à peu au mix brouillon électro. Les membres de Maps sont les enfants de My Bloody Valentine et Kraftwerk. Transfuges du rock et de l’électronica et armés de synthés, le quintet préside cette grande messe psychédélique. On adhère au sermon et à leurs rythmiques effrénées qui nous parachutent dans le cosmos. http://www.myspace.com/chezmontgomery http://www.myspace.com/mapsmusic http://www.myspace.com/theearlies Inrocks Indie Club #16 (avec Montgomery, Maps, The Earlies), 14 mars, La Maroquinerie (Paris) C'est OK de perdre avec Al Gore
Cette année, après avoir tenté de changer le monde avec un film documentaire (une méthode qui a déja prouvé son inneficacité à maintes reprises par le passé), Al a décidé de prendre modèle sur Bob Geldof en organisant de grands concerts simultanés sur tous les continents façon Live Aid le sept juillet prochain (le 7/7/7). Ca s'appelera Live Earth (Geldof lui fera sans doute un procès) et parmi les artistes annoncés comme participant, il y aura les Black Eyed Peas, les Red Hot Chili Peppers, les Fall Out Boy et Lenny Kravitz et pas grand monde de mieux. Je ne me déplacerais pas pour aller voir un seul de ces types, mais c'est peut-être bien l'effet voulu. Muse, par exemple, aurait bien aimé participer mais donne déja un concert ce jour là en Irlande et se rend bien compte du problème moral qu'il y aurait à se rendre en jet à un concert pour lutter contre le réchauffement de la planète. A partir de là, on commence à s'interroger : le light-show pourra-t-il être assuré par des ampoules à basse consommation ? Les toilettes seront-elles chimiques ? Surtout, sérieusement, tous les spectateurs ne viendront-ils pas à ces grands rassemblements en voiture ? Ne serait-il pas plus intelligent, en particulier avec tant d'artistes, d'organiser des concerts plus nombreux et plus petits ? On a déja annoncé que les places seront gratuites pour ceux qui viendront au volant d'une voiture au moteur hybride. C'est bien, mais pas du tout suffisant. Live : Explosions In The Sky à Paris
Explosions In The Sky, 27 février, La Maroquinerie (Paris) Toute la pop dans une seule pièceSamedi , les amateurs pop en pleine phase régressive (dont nous sommes) ont trouvé matière à nourrir leur plaisir honteux quelque part au fin fond de la Wallonie. Poni Hoax et The Only Room se partageaient l'affiche de la Soundstation, lieu de transhumance favori des 300 personnes qui font la nuit liégeoise.
Fini Arab Strap, bonjour Malcolm Middleton
Black Devil Disco Club en concert au Bataclan samedi
Toutes les infos : ici Route du Rock Hiver, la prog La Route du Rock Collection d’Hiver vient d’arrêter sa programmation. L’édition 2006 se tiendra du 16 au 18 février et toujours dans la cité malouine. Au programme, pas mal de beaux noms. Les américains de Low seront de la partie pour promouvoir leur 8ème album Drums and Guns, à paraître en mars. De l’électro allemande avec Saroos, le nouveau projet des membres de Lali Puna et de Notwist. Mais aussi The Blood Arm, Paula Frazer, Shannon Wright, Clinic, l'Islandais Johann Johannsson et encore quelques artistes à confirmer. La prog détaillée Chercheurs de sons Pour sa 4ème édition, le Festival Octopus met à l’honneur les « Inventeurs d’instruments » jusqu'au 21 janvier à Paris. Qui sont-ils et que font-ils ? Ils sont mélomanes, chercheurs de sons, informaticiens, luthiers et encore plus. Passionnés avant tout, ils explorent la musique façon labo : ils expérimentent, testent, bricolent et font appel à différentes disciplines. Derrière Modified Toy Orchestra se cache Brian Duffy, designer qui s’est pris d’affection pour les jouets abandonnés dans nos caves. En partant du circuit-bending (bidouillage de circuits), il reconstruit de nouveaux instruments aux sonorités bizarres. Autre personnage, autre méthode : Jacques Dudon et la synthèse photosonique, procédé qui met en relation la lumière et le son. Un vélo d’appartement détourné, des verres qui font de la musique et bien d’autres inventions vous attendent lors de ce festival. Au programme : concerts, installations sonores, rencontres et performances à Mains d’Oeuvres, au Centre Pompidou et au Point Ephémère. I'm From Barcelona, c'est qui, c'est quoi ? Le fan club du FC Barcelona ? Une opération marketing de l’office du tourisme barcelonaise ?On n'y est pas du tout…I’m From Barcelona tient en réalité de la chorale déjantée hippisante made in Suède. Emanuel Lundgren, pièce maîtresse du groupe, a réuni pas moins de 30 amis pour constituer ce big band. L'album Let Me Introduce My Friends, c’est un peu comme une invitation à une surprise party. Le résultat est jouissif, naïf et festif. Des mélodies pop surdopées, des cuivres à gogo, des chœurs dégoulinants qui s’étalent sur une dizaine de titres…c’est parfois too much, mais on adore ! Pour les voir en live c’est le 23 janvier à la Maroquinerie. Trente musiciens sur la scène de la Maroqunerie je me demande si c'est faisable ou pas ? Le Friendly Picture Show de Sean Lennon
Nantes, le 15 janvier
Let It Bleep : dernier rappel électro au Nouveau Casino Infratunes (pardon... dMute) nous refait le coup de la plus grande discothèque européenne planquée au Nouveau Casino de Paris. Cette année, le festival Let It Bleep convie même le Japon avec Miss Hawaïi. Oui enfin «convié» puisque les DJ mi électro, mi J-pop ont survolté le haut lieu panaméen hier. Avec enthousiasme. Pas de séance de rattrapage pour eux mais pour nous si, dès ce soir minuit jusqu'au petit matin. Aux platines, les rappeurs scandinaves de Zucchini Drive, Chris de Luca le mixeur chéri de Björk et du Wu Tang Clan ici allié au teuton Phon.o, et surtout celui pour qui le buzz electronica s'emballe : datA. Un phénomène qui a un nom de goonie, ça vaut le coup d'oreille.Le Klub improckvise Malgré l'avertissement «fermé aux petits curés qui gardent leur temple fissuré» affiché sur son Myspace, le Klub ne rechigne à priori aucunement à l'éclectisme. En témoigne la programmation 2007 du bastion underground parisien, à découvrir mardi 9 janvier à partir de 21h. La playlist s'ouvrira sur une battle opposant deux formations post-rock : Concert annulé et Secteur Ketür. Pour leur prêter renfort, les Lillois de DaddyLonGlegZ et du crew Berlin. Les uns portés dub, les autres abstract hip-hop. Et pour finir la nuit, DJ Wetwatcha'r s'offrira une setlist électro. Vous captez que dalle à cet abécédaire de musiques hybrides ? Empruntez le dico de Maxence Grugier ou rendez-vous au Klub dès demain soir, 14 rue Saint-Denis, Paris 1er arrondissement (M° Châtelet).Dernière minute : David F prend la scène Pour les nostalgiques du "blog le mieux du cosmos", possibilité de rencontrer le dieu vivant en chair et en live. STOP. Ce soir, dès 20h30, aux Mains d'Oeuvres (1, rue Charles Garnier 93400 Saint-Ouen). STOP. David Fenech sera accompagné de sa guitare, de ses cordes vocales et puis surtout d'Andrea Perkins. STOP. Concert improvisé. STOP. 8 euros l'entrée. STOP. Pas d'excuse ni aux provinciaux, ni aux koalas. STOP. STOP. STOP....The Roots live : dernière chance Ne voulant pas mourir idiot, je me suis rendu mercredi soir au Bataclan pour assister à la peformance des Roots, un des rares groupes de rap à travailler exclusivement avec des instruments, aussi bien en studio que sur scène. Connu pour ses live de haute volée, le band de Philadelphie n'a pas failli à sa réputation avec un show de deux heures sans temps mort (ou presque). Entre leur répertoire fourni (notamment sept albums studio), les solos endiablés de ?uest Love (batterie) ou Hub (basse) et quelques reprises bien senties en guise d'intermède (Iron Man de Black Sabbath, Jungle Boogie de Kool & The Gang , Seven Nation Army des White Stripes ...), il y en a pour tous les goûts. Ce que confirme l'éclectisme du public qui suit The Roots, aussi bien composé de B-Boys en sapes XXL que d'auditeurs de Radio Nova. A noter, aussi, la prestation du rappeur Black Thought qui déchire le micro du début à la fin, rappant même les couplets des invités absents de la tournée ! Tout ça pour vous dire que les Parisiens ont encore une chance, ce soir, de vivre cette expérience mémorable. Après trois soirées de folie au Bataclan, le band de Philadelphie investit en effet l'Elysée Montmartre, avant de quitter la capitale. Et il reste des places. Ceux qui habitent Lyon et ses alentours ont rendez-vous le 4 décembre au Transbordeur de Villeurbanne. Les autres peuvent toujours se rendre chez leur disquaire favori pour acquérir le dernier album des Roots, Game Theory. Ce soir, Hey Willpower veut cruncker la Maroquinerie Il a du plomb dans l’aile le cliché selon lequel les indépendants voient leur vie en morose – et composent en conséquence. L'avenir du super physique est certes compromis, les revendications politiques se dissolvent, la rebel attitude s'estompe. Est-ce dû à l’avènement de la musique à domicile, à la curiosité jamais étanchée des mélomanes connectés, à une fuite en avant du type : "Je mourrai en dansant" ? L’underground s’empare comme jamais du mainstream, le maltraite de moins en moins… et s’amuse, tout simplement, en partageant une certaine vision positive. Dans l’ombre de ceux qui ont réussi – Hot Chip, Junior Boys ou the Scissors Sister – s’activent les futurs rois d’un dancefloor affolé par les nouvelles têtes.Il n’y a qu’à se balader sur le myspace de Hey Willpower ! (www), des ricains signés sur Tomlab (l’écurie de Final Fantasy ou Niobe), pour confirmer ces propos. On y trouve du Cure tout joyeux ("Hundredaire"), un duo avec Annie au zeste salace gommé par les chœurs faussement enfantins ("Chewing Gum"), du crunk mimi largement plus convaincant que celui du sieur DJ Shadow ("Magic Window"), ou encore du R'n'B cheesy à souhait, bourrée de synthés daftpunkiens de troisième main. Pour ceux qui veulent prolonger l’extase jusqu’au soir, rendez-vous est donné à la Maroquinerie ou les joyeux zouzous sont en concert ce soir, mercredi 15 novembre ! Pete Doherty emballe l'Elysée Montmartre Il est venu, il a vu et il a vaincu. Ainsi pourrait-on résumer l'apparition de Pete Doherty, le nouveau Monsieur Propre du rock alternatif, sur la scène de l'Elysée Montmartre à Paris. Attendu au cas où... il n'arriverait pas. Pete trépignait, selon la rumeur dans les travées, depuis une bonne heure en coulisses avant de démarrer le concert. Certains disaient l'avoir vu prendre un verre dans un bar du 18e, d'autres racontaient l'avoir aperçu à Saint Germain faire du lèche-vitrines chic avec sa belle. Pas un fan sans une anecdote à son sujet : les uns racontaient leur rencontre sur l'herbe de Rock en Seine, les autres l'avaient écouté jouer pendant des heures à la fenêtre de son hôtel, d'autres encore l'avaient aidé à trouver une pharmacie en pleine nuit, il y a quelques mois. Si Doherty est une mythologie ambulante, c'est aussi une usine à fabriquer du mythomane.Dans une salle pleine à craquer et chaude comme un lundi soir, M. Doherty a démarré (presque) dans les temps. Plutôt élégant, grand, racé, ni plus maigre, ni plus gros qu'avant, la démarche chancelante juste ce qu'il faut, l'oeil vif et pétillant, il a passé en revue les titres de l'unique album des Babyshambles, invité sur scène sa moitié, Kate la brindille, pour un "Beauty and the Beast" sensuel à s'en rouler par terre. Le son des Babyshambles n'en reste pas moins cradingue. La basse est plus qu'erratique et la batterie, tantôt punk, tantôt reggae, a une fâcheuse tendance à rater les temps. Le groupe joue vite mais dégage l'impression d'être encore en rodage sur les titres rapides. L'énergie brouillonne qui se dégage enveloppe le chanteur de toutes les attentions. Les fans ne jettent qu'un regard discret aux comparses de Doherty. Appliqué, en voix, alternant avec bonheur les instants de déchaînement ("Pipe Down", "Stix and Stones") et les moments de douceur ("Albion" notamment), Doherty assure le "chaud" à lui seul. Il tend les mains au public, se contorsionne, ouvre sa chemise, effectue des mouvements de contorsion des hanches dignes d'un (P)elvis anglais, déclinant la gamme parfaite et complète du rocker charismatique. Au milieu du set, quelques titres que je ne connais pas se sont infiltrés (peut-être tiré du nouvel EP des Babyshambles ?) et rivalisent avec les déjà classiques "Fuck Forever", le toujours sublime "Killamangiro" ou le surprenant "32rd of December". Le rythme du concert est haletant, sans pause, les chansons enchaînées comme au temps des Pixies, sans interruption ni blabla intermédiaire. Quelques mots de remerciements (parfois en français), une poignée de secondes pour entendre les souffles coupés, les pamoisons de jeunes filles (le concert est le paradis des trentenaires accros aux nymphettes dénudées qui crient suraiguë dans les oreilles), les hourras.Et voilà. A ce niveau d'intensité, Doherty a l'intelligence de ne pas faire durer la sauce trop longtemps, même si on aurait aimé que la vague de chaleur nous emmène un peu plus loin. Il se retire en héros, comme il était venu, dans une tornade de soupirs électriques. Personne ne sort. Les filles essorrent leurs couettes, les mecs leurs T-shirts. A la sortie, on se croirait à la fin d'une boum de collège hardcore, tant il y a de jeunesse et de beauté chic réunie. On s'attend à ce qu'Hedi Slimane vienne prendre quelques clichés, puis on se récupère sur un bon kebab, seul capable de nous ramener à la réalité. Photos : Sophie Jarry @ Route du Rock Cibelle et si fraîche, c'est pour vous ?![]() A Clermont Ferrand le 15 Novembre (Coopérative de Mai), à Limoges le 16 (Centre Jean Gagnant), Gagny le 18 (Espace André Malraux), Strasbourg le 21 (La Laiterie), Lausanne le 23 (Les Docks), Nice le 25 (Forum Nord) et un final à Paris le 26 novembre (La Maroquinerie). Pour gagner un album, c'est facile, envoyez un mail sur cedric@gnomz.com, avec "Concours Cibelle (belle belle)" en sujet, la réponse à la question suivante (attention, c'est trèèès difficile) : "Quel est le titre du premier album de Cibelle ?" Vous pouvez m'envoyer vos réponses jusqu'au mardi 14 novembre, je tirerai ensuite les 5 gagnants au hasard sous le regard inquisiteur d'un poster de , et informera les vainqueurs le mercredi 15 au matin, soit le jour de la première date de Cibelle. Good luck ! Infratunes : un bel et bon au revoir ! Samedi soir, une bonne nouvelle allait de pair avec une moins bonne : le webzine Infratunes, dédié aux musiques alternatives (électro, rock, hip hop) annonçait par mail la fin de son aventure... et une soirée concert alléchante.Avant de partir en beauté, l'association nous a concocté un plateau post-rock / folk des plus pointus, servi dans l'écrin adéquat du Nouveau Casino. Les régionaux de l'étape, Les Clochards Célestes, ont immédiatement placé la barre très haut, avec un set tendu et nerveux, bâti entre improvisation et pulsations communes. Quatre musiciens pour un peu plus d'instruments - clarinette, clavier, basse, piano, guitare, trompette, batterie - nous ont superbement éblouis par leurs montagnes russes soniques, empruntant les chemins oubliés d'un Noir Désir sans amarres ("L'Europe", "Nous n'avons fait que fuir") ou les constructions labyrintiques de Godspeed, avec une concision nouvelle. Ample, efficace et évitant le piège de la prétention, leur musique (autoproduite) mérite certainement le détour. C'est sans heurt que succède la nouvelle égérie de Constellation, Carla Bozulich, pour une prestation... inoubliable. Parvenant à recréer sur scène l'énergie brute de son dernier disque, Evangelista, l'américaine fascine son public par sa voix profonde et inspirée. Elle part au contact de la foule, se perd dans une odyssée hasardeuse, s'accorche aux corps des uns et des autres en leur lançant des sourires énigmatiques. Entourée d'un girl band au diapason (orgue, violoncelle, basse), Carla Bozulich étire la peau de ses textes, ravages ses chansons à coups de silences et de cris, écrase son auditoire par ses incantations désespérées (?) à l'amour. La soirée s'achève (tôt) avec un Hrsta dont la formation réduite est compensée par la générosité et l'enthousiasme discret de Moya (membre fondateur de Godspeed dont il s'échappe très tôt). Une fois encore, les structures folks se déroulent à n'en plus finir, dans un style moins écorché que miss Bozulich malgré les injonctions puissantes de l'orgue de Brooke. Deux minis rappels, puis évacuation des lieux avant que le couvre feu ne frappe un public trop demandeur... Pour prolonger un peu la magie de l'évènement, vous pouvez écouter "Folkways Orange", par Hrsta. Festival Factory à la Cigale Lancé en octobre 1999, sous l'initiative du Festival d'Ile de France, le mini-festival Factory présente depuis 7 ans une scène jazz et électronique de haut niveau, aux mots d'ordres "novateur, expérimental et actuel", et qui se porte de mieux en mieux, en témoigne le portage de l'édition 2005 du festival des planches du Trabendo vers celles de la Cigale.Niveau programmation, cela donne (dont nous avions adoré le nouveau disque Scale) avec Joakim le samedi 14 octobre ou encore Bumcello, Birdy Nam Nam et Sub. Sufi. Soul vendredi 13. La programmation complète, ainsi que la présentation des artistes, est à découvrir par ici. Festival Factory, Places de 16 à 20 euros. La Cigale, 120 bd Rochechouart, 75015 Paris. |
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