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Musique à l'état brut, directement de l'instrument à vos tympans. Ici, on parle de live, enregistrements du passé, espérances à venir (sur scène).

Björk amorce Volta

Posté par Kris le 23.04.07 à 13:36 | tags : live, news, myspace

La diva islandaise revient faire parler d'elle. Son prochain album Volta, dont nous vous avions parlé, annoncé pour mai, Björk nous donne de quoi (enfin ?) se mettre quelque chose sous la dent en attendant la sortie du successeur de Medulla paru en 2004. Après un passage en live à l'émission américaine Saturday Night Live pour interpréter le titre "Wanderlust", Björk dévoile ses premiers titres extraits de Volta sur son MySpace et montre ainsi la rupture avec ses précédents opus, pour revenir à des sonorités plus proches de ses débuts. "Wanderlust", comme le premier single "Earth Intruders" semble s'être appropriés les instrus de Nine Inch Nails, tandis que "Innocence" laisse entrevoir la patte plus que reconnaissable du producteur Timbaland. Le tout en parvenant à garder cette constante, cette immuable et unique voix de Björk.

Volta est annoncé le 7 mai, et Björk est à l'affiche de Rock En Seine le dimanche 26 août 2007.

http://www.myspace.com/bjork


Bunny Rabbit à la Maroquinerie : Raaah Beat !

Posté par Maxence le 23.04.07 à 10:47 | tags : hip hop, électro, agenda, live

Amateurs de hip hop matiné de crunk bondissant aux lyrics plutôt salés à vos agendas ! Bunny Rabbit sera en concert à La Maroquinerie le 25 avril, dans le cadre du festival Les Femmes S'en Mêlent (avec Yelle et Terry Poison). Et comme certains le signalent avec justesse dans les commentaires de ce post, Bunny Rabbit en live, "ça déchire". Il faut dire qu'en plus de présenter un univers original, dominé par le vaudou (la religion en général) et le sexe, la belle Bunny et ses faux airs d'innocence qu'on adorerait bafouer, a le don pour nous mettre le feu au pantalon, à nous les garçons (malgré son orientation sexuelle strictement féminine). Mais pas touche ! Ce serait offenser Black Cracker, alias Celena Glenn, la faiseuse de beat plutôt virile qui l'accompagne, sur scène comme à la ville. Histoire de vous mettre l'eau à la bouche et pour vous aider à patienter, deux clips live : Bunny en version "chaude lapine" (très très chaude, rarement vu quelqu'un bouger avec autant d'impudeur) et "Bunny mélancolie" (le très beau "It's Ain't Easy").

Même en mode "pleure pas Bunny" c'est encore chaud bouillant...
Bunny Rabbit sera également en tournée en France pour 4 dates supplémentaires :
24.04 GRENOBLE Le Ciel
25.04 PARIS La Maroquinnerie
26.04 EVREUX L'Abordage
27.04 TOURCOING Le Grand Mix
28.04 SAINT LO Le Normandy

Activités musicales dans ma Salle de Bain.

Posté par Maxence le 16.04.07 à 12:34 | tags : live, agenda, ambient, électro

Les amateurs d'expériences sonores, d'ambiant électronica, de paysages électroniques, de laptop music atmosphériques et d'installations avant-gardistes, seront certainement intéressés d'apprendre que La Salle de Bain, un espace dédié à l'art contemporain au coeur du vieux Lyon, reprend la diffusion de ses fameux concerts au casque. Résumons rapidement l'idée pour ceux qui ne connaissent pas : le kiosque à musique de la Salle de Bain est un concept immersif, une nouvelle façon d'aborder l'écoute musicale dans un environnement inédit. Un petit nombre d'auditeurs est invité à écouter une oeuvre électronique ou électroacoustique dans un musée, une galerie passante, un parc ou un lieu excentré sur un festival, tandis que l'artiste, enfermé dans une sorte d'aquarium relié à l'extérieur par des casques audios, interprète sa musique. Parmi les artistes invités ces dernières années, les plus chanceux ont pu apprécier les prestations de Robert Hampson (Main), Sebastien Roux (12K), Greg Davis (qui a inauguré le dispositif), Anne Laplantine, Ultra Milkmaids, Servovalve ou Vincent Epplay. La saison 2007 qui commence du 17 au 28 avril à la Bibliothèque Municipale de Lyon aussi, propose quant à elle : Atone, Bidibop, Dj Elephant Power, Sun OK Papi K.O. (deux projets solos de Scratch Pet Land, Sonig Records), Louïs 2000, Olivia Louvel (mantra electronique), My Name Is Nobody (folk à la Will Oldham), Pokett (folky pop), Thee, Stranded Horse (deux projets folk et mantra country joué à la Kora - instrument africain), Tsé (electro dub à la basic channel). Un très beau programme à ne pas manquer donc, d'autant que c'est entièrement gratuit.

Par le biais de son programmateur Stéphane Fransioli (frz), La Salle de Bain invite aussi le public à découvrir des oeuvres originales en co-production avec des structures culturelles lyonnaises. En ce moment c'est une création sonore de Jean-Louis Prades (Imagho) et frz (Stéphane Fransioli), toujours à la Bibliothèque Municipale de Lyon, du 1er avril au 9 juin. Entrée également gratuite.

Infos et extrait :
http://aspicrecords.com/blog/
http://www.lasalledebains.net/


Live : Andrew Bird à la Maroquinerie

Posté par LovelyRita le 06.04.07 à 17:06 | tags : live, pop

D'une Andrew Bird et de deux la Maroquinerie. Le premier avec son accent américain a rebaptisé l'autre "la Maroqueenerie", la seconde s'est vite remplie d'un public venu en masse pour accueillir l'enfant prodige du songwriting. Des retrouvailles musicales et amicales, où Bird a réinterprété à sa manière toute personnelle son répertoire et son dernier album Armchair Apocrypha. Oui, on parle bien de réinterprétation et non d'interprétation, tant Andrew Bird manipule et réarrange ses titres, en compagnie de son nouveau batteur tout droit sorti de l'écurie Anticon (Why?, 13&God). Quelques titres pour Martin Dosh, quelques titres pour une première partie surprenante et efficace. La rencontre entre un bidouilleur de machines électroniques et un violoniste tenait du miracle, la collaboration entre les deux, elle, est enrichissante. Dosh percute, tapote, pianote, sample et resample. Un set tout en ambiances : hypnotiques, enveloppantes, ondulantes. Son électronica séduit le public grâce à son mélange de free jazz, d'expérimentations et de rythmiques cycliques. Après le rappel de Dosh réclamé par le public, Bird prend place.

Andrew et Martin, un couple inattendu, où l'un apporte tant à la musique de l'autre. Bird, adepte de la déconstruction de ses titres a trouvé en Dosh, un démolisseur idéal. Bird défait ses compositions avec plaisir et les recoud de la corde de son violon. L'archet libéré, le sifflement malicieux et les rythmiques de Dosh transforment les compositions maîtrisées de Bird en folk songs ailées. Improvisations et beats électro assumés, mélodies démolies, ellipses... le chanteur brouille les sons et saborde à merveille les intros de ses titres...impossible de reconnaître à sa seule intro une composition de Bird en live. Seulement, la coupe est parfois trop lourde. On regrettera à jamais l'absence du violon sur "Heretics", ce violon enflammé qui fait toute la beauté de ce titre et qui n'a pas été ce soir. Mais Bird est déconcertant, de simplicité, d'humour (sur "Why", "A Nervous Tic Motion Of The Head To The Left"). Des titres de The Mysterious Production Of Eggs, d'Armchair Apocrypha, une reprise de Dylan ("Oh Sister"), une soirée rien que nous deux !

www.myspace.com/andrewbird

www.myspace.com/doshanticon

Merci à Rod du site Le HibOO pour ses photos, voir toutes les autres photos du concert ici

Andrew Bird (avec Martin Dosh), 29 mars, La Maroquinerie (Paris)

 

 


Faut-il blanchir le marché noir ?

Posté par 2goldfish le 29.03.07 à 10:03 | tags : live, news, politique

Pour changer, voici une initiative législative qui pourrait être une très bonne nouvelle pour les amateurs de musique. La revente au marché noir de billets à prix gonflé est un problème partout, notamment à New York. La loi qui autorise là-bas la revente jusqu'à 45% plus cher que le prix officiel n'est respectée que quand les revendeurs ne peuvent pas faire mieux. Le gouverneur de l'Etat de New York, Eliot Spitzer est déjà fort sympathique vu d'ici, puisqu'en tant que procureur il avait obtenu des majors le paiement de cinquante millions de dollars de royalties jamais versées aux musiciens et la fin du système "payola" (les maisons de disques qui achetaient des passages radio) qui a aboutit à l'accès des indépendants aux ondes américaines. Spitzer propose maintenant de régler le problème de la revente de billets en l'institutionalisant.

Son idée est de faire sauter la limite à 45% et de délivrer des licences de revendeur agréés par l'Etat. La concurrence accrue et la plus grande lisibilité du marché feraient baisser les prix et empêcheraient les arnaques aux faux billets. Sur le papier ça semble plutôt sensé, et les USA ont une longue et glorieuse tradition d'institutionalisation des délits impossibles à interdire (cf. rubriques "prohibition" et "Las Vegas"). Si ça marche, j'espère bien que la pratique s'étendra jusque chez nous, parce que j'ai toujours le souvenir de cette fausse place pour le concert de John Lennon à la salle des fêtes de Bondy en 1998 et des cinq-cent francs qu'elle m'avait coûté, qui me reste en travers de la gorge.


Awesome, I Fuckin' Saw That !

Posté par LovelyRita le 19.03.07 à 14:05 | tags : live, rock, hip hop

La musique existe-t-elle au-delà de ses incarnations traditionnelles ? Sans prétendre y répondre, le festival naissant A World Of Music pose cette intéressante question. Avec la révolution MTV et la prolifération des clips vidéos, la musique dite "pop" (pour populaire) a immédiatement gagné en force visuelle. Pour sa première édition, ce festival compte affirmer la vitalité des films musicaux (documentaires, live videos). New York, ville de musiques, sert de locomotive à ce festival ambulant. Vendredi dernier, ses scènes rock et hip hop ont pris place à Paris pour une projection avant d’investir d’autres villes (Brest, Strasbourg ou Bordeaux).

En 2004, les New York Dolls se reforment. Greg Whiteley a suivi son bassiste, Arthur Kane, devenu bibliothécaire depuis la fin tragique du groupe en 1975. Le film New York Doll retrace le destin de cet homme, ex-rock star, actuel monsieur tout le monde. Evocations du passé glorieux, extraits de concerts, témoignages d’Iggy Pop ont fait le succès de ce film récompensé à Sundance. Autres figures notoires de la scène new yorkaise, les Beastie Boys déboulent avec leur film participatif et festif, Awesome I Fuckin Shot That. Entre enregistrement vidéo pirate et live officiel, le film repose sur la participation de 50 fans équipés de Hi8. Filmé auX quatre coins du Madison Square Garden, le concert ne se donne plus seulement à voir mais se vit. Les bêtes de scène de Beastie Boys toisent avec talent les enregistrements officiels de live, bien souvent trop proprets et statiques. Flous, images saturées, cadrages incertains…tout est amateurisme et témoigne de l’approche personnelle de l’outil audiovisuel par le trio. Autre déstructuration du live video, celle présentée par Dave Chapelle et Michel Gondry dans Block Party. Cette fois l’objet du film n’est pas tant le concert que sa préparation. Le documentaire suit l’humoriste dans son projet fou d’organiser un concert de hip hop gratuit dans un quartier de Brooklyn. Les prises de vue du concert sont mêlées aux péripéties de Chapelle pour trouver un lieu, distribuer les tickets, préparer le line-up, accueillir les artistes. Dans le public, on en revient pas de voir défiler Erykah Badu, Kanye West, The Roots et les Fugees. Pour les spectateurs du film, Block Party impressionnne dans la mesure où il dépasse le simple live vidéo. Maître de cérémonie du concert, Chapelle déplace habillement le centre d’intérêt du concert vers d’autres thèmes : rencontres avec le public et les artistes hip hop, évocation du quartier de Brooklyn…

Pour suivre les autres dates du festival (Nantes, Caen, Metz...), c'est ici

A World Of Music, 16 mars, Le Rex (Paris)


Live : Inrocks Indie Club #16

Posté par LovelyRita le 16.03.07 à 15:25 | tags : live, rock

Hier triple affiche à Paris pour l’Inrocks Indie Club avec Montgomery, Maps et The Earlies qui se sont succédés sur la scène de la Maroquinerie. Les grands enfants rennais de Montgomery ont présenté leurs chansons bidouillées et truffées de "la la la", "ouh ouh". Ca chante aussi en "miaou" sur le titre "Le chat" et ça dis aussi "Chante-moi cette mélodie, bien sûr ma belle amie" sur "Melody". C’est pop et léger. A l’inverse The Earlies (10 membres sur scène) ont déversé pendant une bonne heure des titres pesants aux contours indéfinissables. C’est Arcade Fire sur les bords, d’autant plus que le chanteur ressemble fort à son homologue canadien, Win Butler, mais la comparaison s’arrête là.

Entre les Français et les Anglais, se sont glissés Maps, nouvelle sensation venue de Northampton. Grandaddy hante le début de leur prestation, ça plane un peu et ça vire peu à peu au mix brouillon électro. Les membres de Maps sont les enfants de My Bloody Valentine et Kraftwerk. Transfuges du rock et de l’électronica et armés de synthés, le quintet préside cette grande messe psychédélique. On adhère au sermon et à leurs rythmiques effrénées qui nous parachutent dans le cosmos.

http://www.myspace.com/chezmontgomery

http://www.myspace.com/mapsmusic

http://www.myspace.com/theearlies

Inrocks Indie Club #16 (avec Montgomery, Maps, The Earlies), 14 mars, La Maroquinerie (Paris)


C'est OK de perdre avec Al Gore

Posté par 2goldfish le 01.03.07 à 17:52 | tags : live, rigolo, news, politique

Al Gore, le Nicolas Hulot américain, est, et ce malgré toute la sympathie que sa nouvelle marotte nous inspire, un gros loser. Sa prédilection pour les combats perdus d'avance, d'abord contre la bonne santé du président Clinton et maintenant contre la mauvaise santé du monde, démontre clairement une peur de la réussite. Même quand il part contraint par les circonstances dans un combat gagné d'avance contre un petit sénateur texan trop extrémiste pour être populaire en 2000, il a trouvé le moyen de perdre. On ne lui en veut pas cependant, il y a des choses bien plus terribles qu'être un perdant.

Cette année, après avoir tenté de changer le monde avec un film documentaire (une méthode qui a déja prouvé son inneficacité à maintes reprises par le passé), Al a décidé de prendre modèle sur Bob Geldof en organisant de grands concerts simultanés sur tous les continents façon Live Aid le sept juillet prochain (le 7/7/7). Ca s'appelera Live Earth (Geldof lui fera sans doute un procès) et parmi les artistes annoncés comme participant, il y aura les Black Eyed Peas, les Red Hot Chili Peppers, les Fall Out Boy et Lenny Kravitz et pas grand monde de mieux.

Je ne me déplacerais pas pour aller voir un seul de ces types, mais c'est peut-être bien l'effet voulu. Muse, par exemple, aurait bien aimé participer mais donne déja un concert ce jour là en Irlande et se rend bien compte du problème moral qu'il y aurait à se rendre en jet à un concert pour lutter contre le réchauffement de la planète. A partir de là, on commence à s'interroger : le light-show pourra-t-il être assuré par des ampoules à basse consommation ? Les toilettes seront-elles chimiques ? Surtout, sérieusement, tous les spectateurs ne viendront-ils pas à ces grands rassemblements en voiture ? Ne serait-il pas plus intelligent, en particulier avec tant d'artistes, d'organiser des concerts plus nombreux et plus petits ? On a déja annoncé que les places seront gratuites pour ceux qui viendront au volant d'une voiture au moteur hybride. C'est bien, mais pas du tout suffisant.


Live : Explosions In The Sky à Paris

Posté par LovelyRita le 28.02.07 à 17:18 | tags : live, rock

Initialement prévu à la Maroquinerie, le concert d’Explosions In The Sky a été déplacé à la dernière minute au Trabendo. On se souvient de leurs premiers concerts parisiens à la Guinguette Pirate. Le groupe était parqué au fond de la cale, le public aussi et le tout tanguait au rythme de la Seine et des compositions d’EITS. Hier, retour sur la terre ferme pour un concert honorable et contractuel des Texans.

 

Le groupe a passé en revue sa remarquable discographie entre guitares furieuses, arpèges rebondissants et batterie galopante. Le post rock d’EITS ne cesse de fasciner, de captiver et d’éblouir, sauf hier soir où il a parfois manqué d’intensité. Comme s’il y avait un défaut dans la machine, comme s’il avait manqué un ingrédient magique, le concert n’a jamais vraiment décollé. Les compositions de leur dernier opus, All Of A Sudden I Miss Everyone, peinent à nous emporter. On ne peut rien reprocher aux anciens titres finement composés mais joués presque linéairement. "Greet death" et la violence de son intro parviennent à peine à nous faire vaciller. Pendant "Six Days At The Bottom Of The Ocean", on y est presque, au centre de la terre ou aux milieu des airs. On s’oublie momentanément, satisfait de s’être laissé hypnotisé. Au bout d’une heure et demie, "The Only Moment We Were Alone" et son déluge de guitares sonnent la fin du concert, qui est passé bien vite. Un concert pas mémorable avec quelques ratés techniques ; moins bien que ceux de la Guinguette, mais juste agréable.

Explosions In The Sky, 27 février, La Maroquinerie (Paris)


Toute la pop dans une seule pièce

Posté par Easywriter le 27.02.07 à 18:03 | tags : live, pop

Samedi , les amateurs pop en pleine phase régressive (dont nous sommes) ont trouvé matière à nourrir leur plaisir honteux quelque part au fin fond de la Wallonie. Poni Hoax et The Only Room se partageaient l'affiche de la Soundstation, lieu de transhumance favori des 300 personnes qui font la nuit liégeoise.

Les cinq français de Poni Hoax déroulent un mélange electro rock bourré de gimmicks mais souvent inspiré. Approximatif Dandy en costard élimé, le chanteur Nicolas ressemble à un pote,qui fait comme un rat, ne pourrait s'empêcher d'imiter Ian Curtis – à moins que ce ne soit un fake de Jarvis Coker, j'étais bourré aussi. Musicalement irréprochable, le groupe de l'écurie Tiger Sushi évoque Pulp , Roxy Music (élucubration musicale + pose crooner) ou Taxi Girl (pour la trompeuse fragilité) . Meilleurs – en tout cas sur scène - dans leurs délires pop que dans les chansons (plus) funèbres et (plus) chiantes. Le buzz dont bénéficie le groupe est mérité mais relativisé par son leader : " Ca ira beaucoup mieux quand je serais plus au RMI". Erm...

Il est possible que j'ai les mêmes goûts musicaux que les membres de The Only Room mais ce n'est pas si évident. S'il n'a rien inventé sur le front de la pop music – pas plus que ses prédécesseurs du jour – le quatuor liégeois excelle dans le recyclage inspiré de la noisy pop. Si bien qu'on ne sait plus à la fin à qui il emprunte. A personne ? Emmené par la délicieuse Natalie Heinen (illus), le tout jeune groupe a un sens inouï de la mélodie aussi banale que séduisante et triture à l'occasion plutôt habilement le format couplet/refrain.
En écoutant leur EP on reconnait tantôt un riff du Wedding Present, tantôt un son de Sonic Youth. Ils caressent plus souvent encore le genre indie-poppy -rock d'enfants un brin gâtés (i'm a punk star radio) et font ça mieux que ces gros nuls de Superbus. This honey fights pourrait d'ailleurs faire un petit tube indé tout à fait honorable. Le groupe -dont l'enthousiasme sur scène est communicatif - cherche des dates en France (son myspace, son site) et rappelez vous que je suis le premier journaliste français à avoir écrit dessus.


Fini Arab Strap, bonjour Malcolm Middleton

Posté par LovelyRita le 20.02.07 à 18:27 | tags : live, news, rock, pop

Maintenant que le groupe Arab Strap s’est dissout, Malcolm Middleton peut se consacrer à 100% à sa carrière solo qu’il a entamé en 2003 avec son premier album. Son nouvel opus, A Brighter Beat sort courant mars 2007, des extraits sont dispo en écoute sur son site. Pour les amateurs de pop dépressive au goût de houblon, notez que Middleton sera en showcase le mercredi 21 février au Truskel (à Paris, dans le 2ème arrondissement) à partir de 23h15. L’Ecossais reviendra en France fin mars pour un concert au Café de la Danse en première partie de Bright Eyes.


Black Devil Disco Club en concert au Bataclan samedi

Posté par Maxence le 02.02.07 à 15:32 | tags : électro, news, live, disco

Nous parlions il y a quelques semaines de 28 After, le nouveau disque de Bernard Fevre, alias Black Devil Disco Club. Une oeuvre de mutant-disco vibrionnante et pulsatile (ça se dit tout ça ?) passionnante de bout en bout. Un son intemporel, une ambiance dingue, bref, un évènement à apprécier sur scène (les bras en l'air, l'air bête, j'en suis sûr). Et là, miracle, Phunk nous annonce justement le passage de Bernard Fevre, accompagné de Luke Vibert (wouééé !) et de Jérôme Pacman (bof) au Bataclan, samedi 3 février à minuit ! Les nostalgiques des années Palace, et les autres, ceux qui ne jurent que par la "scène rock" parisienne (heurk, excusez moi je m'étouffe) sont invité à venir célèbrer le passage de ce grand bonhomme et de ses comparses dans la capitale. Vous me raconterez.

Toutes les infos : ici


Route du Rock Hiver, la prog

Posté par LovelyRita le 02.02.07 à 12:54 | tags : live, électro, rock, route du rock
La Route du Rock Collection d’Hiver vient d’arrêter sa programmation. L’édition 2006 se tiendra du 16 au 18 février et toujours dans la cité malouine. Au programme, pas mal de beaux noms. Les américains de Low seront de la partie pour promouvoir leur 8ème album Drums and Guns, à paraître en mars. De l’électro allemande avec Saroos, le nouveau projet des membres de Lali Puna et de Notwist. Mais aussi The Blood Arm, Paula Frazer, Shannon Wright, Clinic, l'Islandais Johann Johannsson et encore quelques artistes à confirmer.

La prog détaillée

Chercheurs de sons

Posté par LovelyRita le 19.01.07 à 10:36 | tags : live, électro
Pour sa 4ème édition, le Festival Octopus met à l’honneur les « Inventeurs d’instruments » jusqu'au 21 janvier à Paris. Qui sont-ils et que font-ils ? Ils sont mélomanes, chercheurs de sons, informaticiens, luthiers et encore plus. Passionnés avant tout, ils explorent la musique façon labo : ils expérimentent, testent, bricolent et font appel à différentes disciplines. Derrière Modified Toy Orchestra se cache Brian Duffy, designer qui s’est pris d’affection pour les jouets abandonnés dans nos caves. En partant du circuit-bending (bidouillage de circuits), il reconstruit de nouveaux instruments aux sonorités bizarres. Autre personnage, autre méthode : Jacques Dudon et la synthèse photosonique, procédé qui met en relation la lumière et le son. Un vélo d’appartement détourné, des verres qui font de la musique et bien d’autres inventions vous attendent lors de ce festival. Au programme : concerts, installations sonores, rencontres et performances à Mains d’Oeuvres, au Centre Pompidou et au Point Ephémère.

I'm From Barcelona, c'est qui, c'est quoi ?

Posté par LovelyRita le 16.01.07 à 12:35 | tags : live, pop
Le fan club du FC Barcelona ? Une opération marketing de l’office du tourisme barcelonaise ?
On n'y est pas du tout…I’m From Barcelona tient en réalité de la chorale déjantée hippisante made in Suède. Emanuel Lundgren, pièce maîtresse du groupe, a réuni pas moins de 30 amis pour constituer ce big band. L'album Let Me Introduce My Friends, c’est un peu comme une invitation à une surprise party. Le résultat est jouissif, naïf et festif. Des mélodies pop surdopées, des cuivres à gogo, des chœurs dégoulinants qui s’étalent sur une dizaine de titres…c’est parfois too much, mais on adore !

Pour les voir en live c’est le 23 janvier à la Maroquinerie. Trente musiciens sur la scène de la Maroqunerie je me demande si c'est faisable ou pas ?

Le Friendly Picture Show de Sean Lennon

Posté par Daveinthehay le 15.01.07 à 13:19 | tags : live, pop

Le fils de Yoko Ono a prouvé qu'il n'existait pas qu'en tant que meilleur pote de Lindsay Lohan. Non, Sean ne vogue pas au sein d'une sphère de people arty, il la pilote et il le prouve dans une suite de courts métrages, associés à son second album Friendly Fire, et qu'il a lui-même réalisés... ou dessinés parfois. De l'animation au film en costumes, Lennon dirige ces minis ovnis oniriques au cast desquels on a du mal à reconnaître Lindsay mais aussi Asia Argento, Bijou Phillips (qui fait aussi les choeurs sur l'album) ou Carrie Fisher. L'auteur vous convie d'ailleurs à un blind test toute la semaine.

Nantes, le 15 janvier
17h15 : Showcase Fnac
18h45 : Projection au Cinéma Concorde

Rennes, le 16 janvier
17h30 : Showcase Fnac
20h : Projection au Cinéville Colombier

Strasbourg, le 18 janvier
17h30 : Showcase Fnac
20h : Projection au Cinéma Star

Paris, le 19 janvier
17h30 : Showcase Fnac Saint-Lazare


L'entrée est libre, venez en amis...


Let It Bleep : dernier rappel électro au Nouveau Casino

Posté par Daveinthehay le 12.01.07 à 15:23 | tags : live, électro, hip hop
Infratunes (pardon... dMute) nous refait le coup de la plus grande discothèque européenne planquée au Nouveau Casino de Paris. Cette année, le festival Let It Bleep convie même le Japon avec Miss Hawaïi. Oui enfin «convié» puisque les DJ mi électro, mi J-pop ont survolté le haut lieu panaméen hier. Avec enthousiasme. Pas de séance de rattrapage pour eux mais pour nous si, dès ce soir minuit jusqu'au petit matin. Aux platines, les rappeurs scandinaves de Zucchini Drive, Chris de Luca le mixeur chéri de Björk et du Wu Tang Clan ici allié au teuton Phon.o, et surtout celui pour qui le buzz electronica s'emballe : datA. Un phénomène qui a un nom de goonie, ça vaut le coup d'oreille.

Le Klub improckvise

Posté par Daveinthehay le 08.01.07 à 17:39 | tags : live, dub, électro, rock, hip hop
Malgré l'avertissement «fermé aux petits curés qui gardent leur temple fissuré» affiché sur son Myspace, le Klub ne rechigne à priori aucunement à l'éclectisme. En témoigne la programmation 2007 du bastion underground parisien, à découvrir mardi 9 janvier à partir de 21h. La playlist s'ouvrira sur une battle opposant deux formations post-rock : Concert annulé et Secteur Ketür. Pour leur prêter renfort, les Lillois de DaddyLonGlegZ et du crew Berlin. Les uns portés dub, les autres abstract hip-hop. Et pour finir la nuit, DJ Wetwatcha'r s'offrira une setlist électro. Vous captez que dalle à cet abécédaire de musiques hybrides ? Empruntez le dico de Maxence Grugier ou rendez-vous au Klub dès demain soir, 14 rue Saint-Denis, Paris 1er arrondissement (M° Châtelet).

Dernière minute : David F prend la scène

Posté par Daveinthehay le 12.12.06 à 18:32 | tags : live, copinage
Pour les nostalgiques du "blog le mieux du cosmos", possibilité de rencontrer le dieu vivant en chair et en live. STOP. Ce soir, dès 20h30, aux Mains d'Oeuvres (1, rue Charles Garnier 93400 Saint-Ouen). STOP. David Fenech sera accompagné de sa guitare, de ses cordes vocales et puis surtout d'Andrea Perkins. STOP. Concert improvisé. STOP. 8 euros l'entrée. STOP. Pas d'excuse ni aux provinciaux, ni aux koalas. STOP. STOP. STOP....

The Roots live : dernière chance

Posté par Edouard le 30.11.06 à 13:29 | tags : live, hip hop
Ne voulant pas mourir idiot, je me suis rendu mercredi soir au Bataclan pour assister à la peformance des Roots, un des rares groupes de rap à travailler exclusivement avec des instruments, aussi bien en studio que sur scène. Connu pour ses live de haute volée, le band de Philadelphie n'a pas failli à sa réputation avec un show de deux heures sans temps mort (ou presque).

Entre leur répertoire fourni (notamment sept albums studio), les solos endiablés de ?uest Love (batterie) ou Hub (basse) et quelques reprises bien senties en guise d'intermède (Iron Man de Black Sabbath, Jungle Boogie de Kool & The Gang , Seven Nation Army des White Stripes ...), il y en a pour tous les goûts. Ce que confirme l'éclectisme du public qui suit The Roots, aussi bien composé de B-Boys en sapes XXL que d'auditeurs de Radio Nova. A noter, aussi, la prestation du rappeur Black Thought qui déchire le micro du début à la fin, rappant même les couplets des invités absents de la tournée !

Tout ça pour vous dire que les Parisiens ont encore une chance, ce soir, de vivre cette expérience mémorable. Après trois soirées de folie au Bataclan, le band de Philadelphie investit en effet l'Elysée Montmartre, avant de quitter la capitale. Et il reste des places. Ceux qui habitent Lyon et ses alentours ont rendez-vous le 4 décembre au Transbordeur de Villeurbanne. Les autres peuvent toujours se rendre chez leur disquaire favori pour acquérir le dernier album des Roots, Game Theory.

Ce soir, Hey Willpower veut cruncker la Maroquinerie

Posté par éèëê le 15.11.06 à 12:12 | tags : live, agenda, flu, myspace, pop
Hey WillpowerIl a du plomb dans l’aile le cliché selon lequel les indépendants voient leur vie en morose – et composent en conséquence. L'avenir du super physique est certes compromis, les revendications politiques se dissolvent, la rebel attitude s'estompe. Est-ce dû à l’avènement de la musique à domicile, à la curiosité jamais étanchée des mélomanes connectés, à une fuite en avant du type : "Je mourrai en dansant" ? L’underground s’empare comme jamais du mainstream, le maltraite de moins en moins… et s’amuse, tout simplement, en  partageant une certaine vision positive. Dans l’ombre de ceux qui ont réussi – Hot Chip, Junior Boys ou the Scissors Sister – s’activent les futurs rois d’un dancefloor affolé par les nouvelles têtes.
Il n’y a qu’à se balader sur le myspace de Hey Willpower ! (www), des ricains signés sur Tomlab (l’écurie de Final Fantasy ou Niobe), pour confirmer ces propos. On y trouve du Cure tout joyeux ("Hundredaire"), un duo avec Annie au zeste salace gommé par les chœurs faussement enfantins ("Chewing Gum"), du crunk mimi largement plus convaincant que celui du sieur DJ Shadow ("Magic Window"), ou encore du R'n'B cheesy à souhait, bourrée de synthés daftpunkiens de troisième main. Pour ceux qui veulent prolonger l’extase jusqu’au soir, rendez-vous est donné à la Maroquinerie ou les joyeux zouzous sont en concert ce soir, mercredi 15 novembre !

Pete Doherty emballe l'Elysée Montmartre

Posté par Dereck le 14.11.06 à 20:20 | tags : live, uk, rock, pete doherty
Pete DohertyIl est venu, il a vu et il a vaincu. Ainsi pourrait-on résumer l'apparition de Pete Doherty, le nouveau Monsieur Propre du rock alternatif, sur la scène de l'Elysée Montmartre à Paris. Attendu au cas où... il n'arriverait pas. Pete trépignait, selon la rumeur dans les travées, depuis une bonne heure en coulisses avant de démarrer le concert. Certains disaient l'avoir vu prendre un verre dans un bar du 18e, d'autres racontaient l'avoir aperçu à Saint Germain faire du lèche-vitrines chic avec sa belle. Pas un fan sans une anecdote à son sujet : les uns racontaient leur rencontre sur l'herbe de Rock en Seine, les autres l'avaient écouté jouer pendant des heures à la fenêtre de son hôtel, d'autres encore l'avaient aidé à trouver une pharmacie en pleine nuit, il y a quelques mois. Si Doherty est une mythologie ambulante, c'est aussi une usine à fabriquer du mythomane.
Dans une salle pleine à craquer et chaude comme un lundi soir, M. Doherty a démarré (presque) dans les temps. Plutôt élégant, grand, racé, ni plus maigre, ni plus gros qu'avant, la démarche chancelante juste ce qu'il faut, l'oeil vif et pétillant, il a passé en revue les titres de l'unique album des Babyshambles, invité sur scène sa moitié, Kate la brindille, pour un "Beauty and the Beast" sensuel à s'en rouler par terre. Le son des Babyshambles n'en reste pas moins cradingue. La basse est plus qu'erratique et la batterie, tantôt punk, tantôt reggae, a une fâcheuse tendance à rater les temps. Le groupe joue vite mais dégage l'impression d'être encore en rodage sur les titres rapides. L'énergie brouillonne qui se dégage enveloppe le chanteur de toutes les attentions. Les fans ne jettent qu'un regard discret aux comparses de Doherty. Appliqué, en voix, alternant avec bonheur les instants de déchaînement ("Pipe Down", "Stix and Stones") et les moments de douceur ("Albion" notamment), Doherty assure le "chaud" à lui seul. Il tend les mains au public, se contorsionne, ouvre sa chemise, effectue des mouvements de contorsion des hanches dignes d'un (P)elvis anglais, déclinant la gamme parfaite et complète du rocker charismatique. Au milieu du set, quelques titres que je ne connais pas se sont infiltrés (peut-être tiré du nouvel EP des Babyshambles ?) et rivalisent avec les déjà classiques "Fuck Forever", le toujours sublime "Killamangiro" ou le surprenant "32rd of December". Pete DohertyLe rythme du concert est haletant, sans pause, les chansons enchaînées comme au temps des Pixies, sans interruption ni blabla intermédiaire. Quelques mots de remerciements (parfois en français), une poignée de secondes pour entendre les souffles coupés, les pamoisons de jeunes filles (le concert est le paradis des trentenaires accros aux nymphettes dénudées qui crient suraiguë dans les oreilles), les hourras.
Et voilà. A ce niveau d'intensité, Doherty a l'intelligence de ne pas faire durer la sauce trop longtemps, même si on aurait aimé que la vague de chaleur nous emmène un peu plus loin. Il se retire en héros, comme il était venu, dans une tornade de soupirs électriques. Personne ne sort. Les filles essorrent leurs couettes, les mecs leurs T-shirts. A la sortie, on se croirait à la fin d'une boum de collège hardcore, tant il y a de jeunesse et de beauté chic réunie. On s'attend à ce qu'Hedi Slimane vienne prendre quelques clichés, puis on se récupère sur un bon kebab, seul capable de nous ramener à la réalité.
Photos : Sophie Jarry @ Route du Rock

Cibelle et si fraîche, c'est pour vous ?

Posté par Flyer le 09.11.06 à 12:10 | tags : live, news, agenda, concours, électro, folk
Cibelle Chaplin
À l'occasion de la tournée prochaine de Cibelle en France, Playlist a décidé de vous faire remporter cinq albums de la douce (qui fait des choses biens lorsqu'elle ne traîne pas avec Devendra Banhart), histoire de vous motiver pour aller jeter une oreille à ses étranges concerts, où elle sussure entre bossa nova et électro acidulée. La brésilienne, sorte de croisement entre An Pierlé et Björk, s'en va donc défendre son nouvel album The Shine of Dried Electric Leaves (s'ouvrant sur une chouette reprise du "Green Grass" de Tom Waits) sur nos scènes.
A Clermont Ferrand le 15 Novembre (Coopérative de Mai), à Limoges le 16 (Centre Jean Gagnant), Gagny le 18 (Espace André Malraux), Strasbourg le 21 (La Laiterie), Lausanne le 23 (Les Docks), Nice le 25 (Forum Nord) et un final à Paris le 26 novembre (La Maroquinerie).
Pour gagner un album, c'est facile, envoyez un mail sur cedric@gnomz.com, avec "Concours Cibelle (belle belle)" en sujet, la réponse à la question suivante (attention, c'est trèèès difficile) :
"Quel est le titre du premier album de Cibelle ?"
Vous pouvez m'envoyer vos réponses jusqu'au mardi 14 novembre, je tirerai ensuite les 5 gagnants au hasard sous le regard inquisiteur d'un poster de , et informera les vainqueurs le mercredi 15 au matin, soit le jour de la première date de Cibelle.
Good luck !

Infratunes : un bel et bon au revoir !

Posté par éèëê le 17.10.06 à 16:16 | tags : live, copinage, rock, folk, mp3
InfratunesSamedi soir, une bonne nouvelle allait de pair avec une moins bonne : le webzine Infratunes, dédié aux musiques alternatives (électro, rock, hip hop) annonçait par mail la fin de son aventure... et une soirée concert alléchante.
Avant de partir en beauté, l'association nous a concocté un plateau post-rock / folk des plus pointus, servi dans l'écrin adéquat du Nouveau Casino. Les régionaux de l'étape, Les Clochards Célestes, ont immédiatement placé la barre très haut, avec un set tendu et nerveux, bâti entre improvisation et pulsations communes. Quatre musiciens pour un peu plus d'instruments - clarinette, clavier, basse, piano, guitare, trompette, batterie - nous ont superbement éblouis par leurs montagnes russes soniques, empruntant les chemins oubliés d'un Noir Désir sans amarres ("L'Europe", "Nous n'avons fait que fuir") ou les constructions labyrintiques de Godspeed, avec une concision nouvelle. Ample, efficace et évitant le piège de la prétention, leur musique (autoproduite) mérite certainement le détour.
C'est sans heurt que succède la nouvelle égérie de Constellation, Carla Bozulich, pour une prestation... inoubliable. Parvenant à recréer sur scène l'énergie brute de son dernier disque, Evangelista, l'américaine fascine son public par sa voix profonde et inspirée. Elle part au contact de la foule, se perd dans une odyssée hasardeuse, s'accorche aux corps des uns et des autres en leur lançant des sourires énigmatiques. Entourée d'un girl band au diapason (orgue, violoncelle, basse), Carla Bozulich étire la peau de ses textes, ravages ses chansons à coups de silences et de cris, écrase son auditoire par ses incantations désespérées (?) à l'amour.
La soirée s'achève (tôt) avec un Hrsta dont la formation réduite est compensée par la générosité et l'enthousiasme discret de Moya (membre fondateur de Godspeed dont il s'échappe très tôt). Une fois encore, les structures folks se déroulent à n'en plus finir, dans un style moins écorché que miss Bozulich malgré les injonctions puissantes de l'orgue de Brooke. Deux minis rappels, puis évacuation des lieux avant que le couvre feu ne frappe un public trop demandeur...

Pour prolonger un peu la magie de l'évènement, vous pouvez écouter "Folkways Orange", par Hrsta.

Festival Factory à la Cigale

Posté par Flyer le 28.09.06 à 16:16 | tags : live, news, agenda, électro, jazz
FactoryLancé en octobre 1999, sous l'initiative du Festival d'Ile de France, le mini-festival Factory présente depuis 7 ans une scène jazz et électronique de haut niveau, aux mots d'ordres "novateur, expérimental et actuel", et qui se porte de mieux en mieux, en témoigne le portage de l'édition 2005 du festival des planches du Trabendo vers celles de la Cigale.
Niveau programmation, cela donne (dont nous avions adoré le nouveau disque Scale) avec Joakim le samedi 14 octobre ou encore Bumcello, Birdy Nam Nam et Sub. Sufi. Soul vendredi 13.
La programmation complète, ainsi que la présentation des artistes, est à découvrir par ici.

Festival Factory,
Places de 16 à 20 euros.
La Cigale,
120 bd Rochechouart, 75015 Paris.



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