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Musique à l'état brut, directement de l'instrument à vos tympans. Ici, on parle de live, enregistrements du passé, espérances à venir (sur scène).
Les jeunes pousses aux Francofolies 2009La Fête de la Musique (consacrée cette année à 50 ans de chanson française) enfin passée, c'est les Francofolies qui va reprendre le flambeau de la défense des musiques de l'Hexagone. Créé au milieu des années 80, le festival de la Rochelle, a longtemps défendu les artistes français et consacre depuis quelques années une partie de sa programmation à des musiciens liés d'une certaine façon à la France, mais ne chantant pas forcément dans la langue de Molière.
![]() Pour sa 25ème édition, c'est encore une fois la scène de la Motte Rouge qui sera l'espace d'expression dédiée aux jeunes talents... Au hasard, du 10 au 14 juillet, vous pourrez voir Yuksek, la révélation french électro de l'année, les Naïve New Beaters et leur pop décomplexée, les velvetiens John & Jehn, le rap paisible d'Oxmo Puccino et le phénomène rap français de cette année, OrelSan. En dehors de cette scène, à noter la présence de : Stuck In The Sound, Nouvelle Vague, Christophe, Coming Soon, Arthur H, Thomas Fersen ou encore Sliimy, Birdy Nam Nam...
Flu vous fait d'ailleurs gagner des places pour les concerts de la Motte Rouge aux Francofolies, dans notre rubrique concours Voir le site des Francofolies
Voir aussi Diaporama festivals de l'été, suivez le guide![]()
Choisir son festival, c'est comme choisir sa destination de vacances. Plutôt rock, électro, en mer ou en ville... en France ou à l'étranger ? Fluctuat n'est pas encore tour operator mais a fait le tri dans la masse des festivals de l'été pour vous conseiller quelques manifestations à ne pas râter, grâce à un diaporama. A partir de la fin du printemps, c'est chaque année la même chose, les sorties d'album se font moins importantes, les salles de concert sont désertées pour des concerts en plein air. De mai à septembre, on profite du calme de l'été et de températures plus agréables pour allier bonne musique, air frais et détente. A quels festivals se vouer, puisqu'il y en a de plus en plus d'anné en année ? Entre les festivals purement électro, ceux purement rock et ceux qui mêlent les genres (de plus en plus nombreux), il est nécessaire de savoir où on met les pieds ou du moins de jeter un coup d'oeil même rapide à la prog. Sélection en images d'une bonne dizaine de festivals en France et à l'étranger pour passer le plus bel été musical qui soit ; c'est grâce au diaporama Guide des Festivals de l'été 2009.
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"Elle est talentueuse et tellement incroyable qu'elle ne fera pas ma première partie. Nous faisons ça ensemble, sans première partie", a balancé Kanye, tout fier de son scoop, sans toutefois donner plus de détails sur les dates de cette tournée dont les billets risquent de s'arracher comme des petits pains.
Kanye - Gaga ? L'attelage peut sembler bancal, surtout avec deux égos aussi surdimensionnés. Pourtant, il n'y a pas de quoi être surpris quand on connait le virage pop pris par le rappeur-producteur depuis quelques temps. Sans oublier que Ye a repris la version acoustique de "Poker Face" sur un titre de Kid Cudi, "I Maker Her Say" (ou "Poke Her Face" comme il est surnommé). Et puis, quand on a fait des duos avec Chris Martin de Coldplay ou Adam Levine de Maroon 5, on peut bien monter sur scène avec Lady Gaga, non ?
Ce qu'il faudra en revanche éclaircir, c'est si Kanye était sérieux lorsqu'il a posté ça sur son blog il y a quelques semaines : Et Kanye West, à votre avis, c'est qui ?
Lire aussi Les Only Ones remontent le temps au TrabendoA peine contrariés par une pluie torrentielle et le rock juvénile des Lipstick Traces, power trio punk rock mod bien en place techniquement et dont la capitale regorge désormais (pour notre plus grand désespoir), les dieux du rock avaient dépêché, pour la première fois en terre parisienne, leurs plus étranges émissaires : The Only Ones.
The Only Ones - Flaming Torch - Live Canal + 2009
Depuis notre précédente rencontre au Shepherd's Bush de Londres , il y a 2 ans, le groupe de Peter Perrett a parfait sa santé musicale et s'est redonné surtout un semblant d'avenir. Commencée par des concerts espacés de plusieurs semaines pour cause d'ennuis respiratoires de leur leader, la reformation du quatuor venu des années 1978-1979 s'offre une belle tournée européenne, loin des programmes de stakhanoviste de certains mais tout à fait consistante pour un groupe mort et enterré il y a trente ans.
Le groupe parle d'un nouvel album en 2009 et tout semble pour le mieux dans le pire des mondes. D'où qu'on le prenne, le concert parisien du 8 juin aura donné le sentiment aux anciens, en nombre, et aux plus jeunes, de serrer la louche à l'Histoire du rock elle-même sur la scène du Trabendo : soit un mélange de classe impressionnante, de morgue et de spectres hideux du triptyque sexe, drogues et rock n'roll. Le physique ravagé de Perrett, chemise blanche sur l'os, fait son effet sur ceux qui ne l'avaient pas vu depuis des lustres et contraste avec sa voix incroyable. Peter Perrett a gardé cet aspect de mort-vivant d'il y a deux ans : il est affreusement maigre, un peu voûté, semble avoir des crampes aux doigts lorsqu'il lâche sa guitare et sourit d'un de ces sourires qui font peur et avec lesquels on n'a pas envie d'échanger nos souvenirs. Sa voix est plus forte que lors de son retour. Ses nasales sont puissantes, agressives et, s'il tient encore difficilement la note, Perrett est suffisamment en forme (il tient sur pied, il fait quelques pas, il dira même quelques mots) pour faire de ce retour une sorte d'apparition de science-fiction, un miracle et une bénédiction. Sur "You Gave Birth", un vieux titre un brin moins sombre que d'autres, Perrett est enveloppé dans un éclairage avantageux qui lui redonne un semblant de beauté.
Les Only Ones sont un témoignage musical perdu : ils jouent comme des punks au ralenti de la fin des années 70, ont incorporé depuis des lustres des caractères post-punk, ont l'intensité de Stones qui se seraient reposés 25 ans dans un caisson étanche. Perry tente d'entraîner son chanteur dans un"we take requests tonight" qui les mène à jouer le très beau "The Whole of the Law". Perrett qui fatigue ne rentre pas dans ce jeu-là. Il réclame lui-même "Miles from Nowhere" qu'il délivre à la perfection et qui clôt leurs sets depuis quelques mois. Retour vers le futur et magie noire.
Il ne fallait pas rater les Only Ones. Leurs albums viennent d'être réédités. Tout est là. Pendant ce temps là, l'un de leurs plus grands fans, Pete Doherty se faisait serrer puis relâcher pour s'être fait un shoot d'héroïne dans un avion suisse. Il n'y a pas de justice. Vraiment pas.
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Soirée privée sur la Croisette. Les très hype Black Lips doivent mettre le feu à la Terrazza Martini, plage du grey d'Albion. Toujours sur la brèche, Flu s'invite et filme le set.
Set court (30 mn) certes mais nerveux, devant quelques happy few lors du dernier festival de Cannes. Le groupe gratifie même le public d'une reprise de Jacques Dutronc. Son cradosse, mais grosse pêche et Martini à volonté. En live donc : Staring Over, Hippie Hippie Hourra (reprise de J.Dutronc) et Bad Kids. Le groupe (et c'est à noter) sera en concert le jeudi 28/05 avec Liars et Ariel Pink dans le cadre du festival Villette Sonique.
(photo Marc BUCHY) Lire aussi Europavox, le festival haut parleur
On retrouvera le vendredi la pétulante Ebony Bones, qui est vraiment une artiste à voir en live au moins une fois pour pouvoir jauger sa folie créatrice. D'ailleurs vous pouvez gagner vos places pour ce concert dans la rubrique concours de Flu'.
Lire aussi : Gossip à la Boule Noire : le show d'une Beth de scène![]()
En allant voir un concert de Gossip à la Boule Noire, on s'attend à une prestation énorme - sauf le respect de miss Ditto, dont on connaît les frasques. On espère un truc survitaminé, déchaîné, on veut hurler, rigoler, gigoter dans tous les sens. On veut que le groupe originaire d'Olympia nous fasse oublier la disparition des groupes phares du mouvement Riot Grrrl, comme Le Tigre ou Sleater-Kinney. En une heure top chrono, tout cela a été fait.
Dans la salle, tout le monde bavarde ensemble, gays et lesbiennes affichés, hétéros venus en célibataire ou en couple. Les lumières s'éteignent, la tension monte d'un cran et voilà qu'une main me tapote gentiment l'épaule et qu'une voix de petite fille me dit "Escousez-moi, sivouplay". Je me retourne : c'est la Ditto, qui fend la foule avec un sourire jusqu'aux oreilles pour pouvoir rejoindre sur scène son guitariste-claviériste au look improbable Brace Paine (d'un côté il a des cheveux, de l'autre non), son bassiste et sa batteuse, la très tatouée et longiligne Hannah Billie. Vêtue d'une sorte d'edredon rose fuschia qu'elle a transformé en gilet (il y a des trous plus grands pour les bras), d'un t-shirt diforme frappé d'un faux dollar américain cachant un body en lycra noir et maquillée façon Morticia dans La Famille Addams, Beth Ditto se hisse sur la scène et c'est parti mon kiki.
Non seulement Beth Ditto chante remarquablement bien, mais en plus elle est drôle. Le concert donne lieu à un festival de blagues. Elle fait croire que son guitariste Brace lui fait la tronche, alors elle en profite pour le taquiner ("On se croirait au Muppet Show, non ? Je suis Piggy la Cochonne, et lui (Brace, nldr) c'est Kermitt la Grenouille !"). Et vas-y qu'elle fait des bruits de pets avec sa bouche, qu'elle rote un coup (tout le monde se marre), qu'elle fait des fautes de français tellement attendrissantes que ça ne sonne même pas culcul. Elle déclare son amour à Paris, communique avec son public et dédie une chanson aux gays qui hululent de plaisir.
Côté musique, les chansons, assez courtes pour la plupart, s'enchaînent dans un rythme infernal. C'est un mélange parfait et équitable de titres des quatre albums (celui à venir donc, Music for Men, et des trois précédents datés de 2001, 2003 et 2006), auquel le public est parfaitement réceptif. C'est tellement bon que cela passe bien, bien trop vite. C'est l'explosion générale au moment de "Standing in the Way of Control", LE tube de l'album éponyme, tout le monde chante "wooo wooo wowowo ouhouhohou" en choeur, Beth balance son micro dans la foule, Brace envoie sa guitare valdinguer dans le public et un heureux élu réceptionne la baguette d'Hannah en pleine poire. La folie ambiante est palpable, les corps ne se contrôlent plus, Ditto (qui se retrouve en body noir) secoue sa cellulite comme une possédée, cheveux longs collés le visage. Le rappel ne comportera qu'une seule chanson - "Listen Up!", mais gorgée d'une telle énergie que ce n'est pas possible, on ne peut pas en rester là. Il faudra pourtant se faire une raison.
Lire aussi Gonzales, 27h de concert, la vidéo des dernières minutesC'est dans la nuit de dimanche à lundi que le musicien canadien Gonzales a mis fin à son concert-marathon de 27h. En lice pour battre le record du concert le plus long du monde, il a terminé au delà de 3h du matin. Fans, invités (Teki Latex, Arielle Dombasle...) et amis s'étaient réunis pour le soutenir ; Flu vous a ramené les dernières images vidéos de cette prestation magique, physique et de la remise du certificat par un membre du Guinness World Records.
"hé, t'aurais pas une idée de chanson à lui soumettre, il est à court de titres" entend-on au fond de la salle. Gonzales serait-il en train de renoncer, après avoir commencé sa prestation samedi soir à 23h dans la salle du Ciné 13 à Paris ? On est lundi matin, 2h30 passé, la petite salle est pleine de gens confortablement installés dans les fauteuils, Gonzales est toujours au poste, vôuté sur son piano, on le sent fébrile mais déterminé. Il enchaîne les titres au piano (plus de 200 sur la totalité du concert) et laisse soin au public de s'occuper de la partie chantée ("Hello" de Lionel Richie, "Tainted Love" de Soft Cell...).
Dans la salle, il se passe forcément quelque chose. Gonzales, au bout du rouleau mais ému, compte bien remplir son contrat de confiance et le public le lui rend bien. Encouragement, applaudissements, interjections, les personnes venues assister à la performance ont facilement trouvé leurs aises dans la salle moite du 18ème. C'est donc comme à la maison qu'au bout de plus de 27h Gonzales met fin à la fabuleuse expérience sous cotillons les yeux tout aussi émus des spectateurs.
Remise du certificat encadré, remerciements au public, embrassades... un peu déboussoulé, Gonzales s'éclipse... et le rappel alors ?
Lire aussi Vincent Moon, le Neil Young de la videoMathieu Saura alias Vincent Moon est un vidéaste qui filme les musiciens avec un talent fou. Parti de la volonté de rapprocher l'artiste du public, il a cette capacité à faire ressortir les émotions de manière très crue. Sa méthode est souvent la même : filmer les artistes dans des décors communs, loin des artifices de la scène. Il se balade souvent avec eux dans les rues de Paris ou d'autres villes, et le décalage entre la figure de l'artiste à fleur de peau et la banalité des rues fait mouche.
Andrew Bird - Spare Oh
Sur son blog Fiumenights, Vincent Moon s'inscrit encore plus dans une démarche intimiste et propose des vidéos d'artistes du monde entier sur le même concept que les concerts à emporter qui font la fierté de la Blogothèque. Exemple avec Elvis Perkins, filmé dans ce qui semble être une chambre d'hôtel après son passage au SXSW festival d'Austin, Texas.
Elvin Perkins par Vincent Moon
Si vous êtes comme moi sensibles à ces vidéos, sachez que d'autres du même accabit sont disponibles sur le blog, que Vincent Moon continue d'alimenter fréquemment. En attendant on s'en fait une petite dernière pour le plaisir, c'est Nikaido Kazumi, filmée à Osaka, en février de cette année :
Nikaido Kazumi par Vincent Moon
Lire aussi : - Réédition des premiers albums de Nick Cave & The Bad Seeds Jarvis Cocker devient prof d'aérobique pour bambinsJarvis Cocker, notre ancien chouchou et frontman de Pulp, désaimé depuis sa liaison avec Charlotte Gainsbourg et un premier album solo foireux, fait reparler de lui en ce joli mois de mai. D'un côté, et qui intéressera au premier chef les Parisiens, Cocker flatte sa veine bobo arty parfois agaçante (non, Jarvis, tu ne seras jamais le Sonic Youth britannique, toi qui servais dans un fish n' chips de Sheffield, non, non, non) en s'offrant en spectacle à la Galerie Chappe en prof de yoga musical.
Jarvis Cocker - Concert pour enfants à la galerie Chappe
- Jeu Tout 66 : devine comment Johnny va entrer sur scène ? Glastonbury annulé à cause de la grippe porcine![]() Ce n'est qu'une rumeur mais le prestigieux festival de Glastonbury pourrait être annulé à cause des risques d'épidémie dus à la grippe A. 137 500 billets sont déjà vendus pour cet événement et les organisateurs se demandent s'il sera possible de maintenir le festival, qui devrait avoir lieu du 24 au 28 juin 2009. Selon leurs dires, si le gouvernement anglais décrétait que les réunions en public devaient être limitées, ils annuleraient Glastonbury immédiatement. Ils réfléchissent aussi à des plans de secours pour empêcher les risques de propagation de la grippe du cochon pendant le festival. Pour rappel, Glastonbury est LE festival référence d'Angleterre et doit accueillir entre autres Bruce Springsteen, Blur, White Lies, Lily Allen, Neil Young, tandis que d'autres artistes devraient être annoncés dans les jours à venir (La présence de Lady Gaga vient d'être confirmée). Il va de soi qu'une telle annonce est de fort mauvais augure pour les autres festivals de cet été, et que si jamais l'épidémie se répandait plus rapidement qu'on ne le croit on pourrait s'attendre à un flot d'annulation. Sur ces mauvaises nouvelles, je vous laisse avec le clip de The Streets (merci Eric !) qui détaille à merveille le scénario catastrophe qui nous attend à cause de notre amour du saucisson. Attention à éloigner les petits enfants de l'écran, quand même, ça pourrait leur faire peur.
The Streets - He's Behind You, He's Got Swine Flu - Défense de rire de la grippe porcine - Glastonbury affiche complet sans révéler ses groupes - La grippe porcine n'était qu'un jeu Lee Mavers flirte de plus en plus avec les LibsDepuis la reformation éclair des La's en 2005, pour une série de concerts impeccables, Lee Mavers fait de temps à autre reparler de lui. Le compositeur chanteur perfectionniste, reclus et auteur avec "There She Goes" de ce qui pourrait bien être la meilleure chanson (avec "Wonderwall") de la pop anglaise des années 90 -ok, la chanson dans sa 1ère mouture est sortie en 1988 avant d'avoir le succès qu'on sait 2 ans après dans une version remixée -, est apparu récemment aux côtés de Pete Doherty pour interpréter quelques titres : "There She Goes" bien sûr |