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Musique à l'état brut, directement de l'instrument à vos tympans. Ici, on parle de live, enregistrements du passé, espérances à venir (sur scène).
Gossip a explosé le public du Bataclan... les vidéos...façon pop corn ! Le groupe de Beth Ditto était en concert dimanche soir au Bataclan et remet ça les 16 et 17 novembre. On y était et on vous a ramené des vidéos.
Passage en revue efficace, et on pourrait dire sans surprise (connaissez-vous quelqu'un qui a pu vous dire du mal de ce groupe en live ?) des deux albums de Gossip : Standing In The Way Of Control et le petit dernier Music For Men. Beth Ditto, toujours plus en forme que jamais, endosse tour à tour les rôles de diva, secouriste (quand elle distribue des bouteilles d'eau) avant de se mettre à l'aise en sous-vêtements. Extravagante au possible, c'est surtout une grande entertaineuse, dont la présence éclipse souvent celle des trois autres musiciens. En avant-goût de ces prochains concerts au Bataclan, 3 titres tournés lors du premier soir : "Dimestore Diamond", "Pop Goes The World" et "2012". On ne vous dévoile pas tout, mais hier pour le dernier morceau... Ditto a tout donné.
Morrissey en impose au ZénithOn le disait affaibli, épuisé, en petite voix et au bord de l'implosion. Morrissey a fait mentir hier soir les plus sceptiques de ses admirateurs en offrant au Zénith (en configuration rikiki) une performance vocale impressionnante de justesse et d'énergie. Soutenu par un groupe qui n'aura eu pour seul défaut que de massacrer en ouverture le cultissime "This Charming Man", Morrissey a montré tout au long d'un spectacle ramassé (1h15, rappel inclus) mais intense que, même accompagné de musiciens plus à l'aise lorsqu'il s'agit de lâcher les chevaux que de sauter les obstacles mélodiques, il restait l'un des meilleurs chanteurs en activité.
Plus en jambes que lors de son dernier passage parisien, ayant perdu quelques kilos, l'ancien chanteur de The Smiths a rendu justice aux titres de son solide Years Of Refusal du début d'année, flamengo-ant sur le superbe "When I Last Spoke To Carol", roucoulant en terre conquise sur "I'm Throwing My Arms Around Paris", faisant son numéro sur "One Day Goodbye Will Be Farewell", ou affirmant sa posture de héros solitaire sur le magnifique "I'm Ok By Myself", sans doute le morceau le plus difficile à interpréter et ici rendu à la perfection.
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Côté vieilleries patrimoniales, peu de surprises par rapport à la setlist trimballée un peu partout cet automne mais du solide : un "Ask" souverain, "Death At One's Elbow" incisif et iconoclaste, "Is It Really So Strange ?", "How Soon Is Now", meilleur morceau du lot, et "Cemetry Gates", quelque peu étouffé par le groupe mais aussi les "The Loop" solo et "Why Dont You Find Out For Yourself ?", seul survivant de Vauxhall And I.
Puisqu'il s'agissait aussi de soutenir la nouvelle compilation Swords, qu'on continue de recommander, Morrissey a lâché quelques faces B, trop peu à notre goût, tirées de cette jolie collection : l'engagé "Ganglord", le social "Teenage Dad On His Estate", l'affreux "Dont Make Fun of Daddy's Voice", transcendé par l'interprétation et c'est à peu près tout. On aurait aimé évidemment entendre "Christian Dior", "Friday Mourning" ou "Never Played Symphonies". Il faudra repasser, ceux-ci ayant été délaissés au profit de quelques titres de la reconquête dont on se fatigue un peu à la longue comme "The World is Full of Crashing Bores" ou "Irish Blood English Heart". Seule ombre au tableau : la conclusion de cet excellent concert, brutale, est intervenue trop vite sur un "Something Is Squeezing My Skull" agressif mais qu'on aurait aimé prolongé d'un ou deux autres morceaux. Après ses récentes péripéties, Morrissey se ménage. A 50 ans et quelques mois, l'aventure continue donc en beauté pour le Mancunien solitaire. Le lobby interne a encore de beaux jours devant lui... Au secours de l'industrie du disque, les lives à emporter sur clé usb ?
Comment cette technologie fonctionne ? Est-elle lucrative ? Représente-t-elle une roue de secours pour l'industrie musicale ? Lire notre enquête sur le concert à emporter sur clé usb. Le Club Folamour est de retour jeudiLe Club Folamour est de retour au Point Ephémère pour sa deuxième soirée mensuelle, jeudi prochain. Attention, pas de Windmill pour cette édition ; ils seront finalement en première partie de Wild Beasts le 27 novembre, au même endroit. En revanche, l'Italien exilé à Londres Banjo Or Freakout est bien là. Celui qui s'était attiré les louanges des plus grands blogs et de la presse outre-Manche avec ses covers bien senties (d'Amy Winehouse à Battles) a sorti son premier EP en mai dernier, et a la réputation d'offrir des shows explosifs. A ses côtés, on retrouvera le quator parisien Nelson ainsi que Løzninger et ses mélodies folk.
Réservez vos places pour le Club Folamour #2. Le site de Super Mon Amour Health brise le mur du son au Nouveau CasinoSamedi dernier, c'était Halloween, mais si vous habitiez Paris, il y avait beaucoup plus excitant à faire que de vous badigeonner de faux sang. Le groupe Health était de passage au Nouveau Casino pour la dernière date de leur tournée européenne, et nous y étions pour filmer deux titres. Fatigués les californiens? Ils n'en avaient pas l'air en tout cas. Venus présenter leur deuxième album Get Color, sorti sur l'excellent label Cityslang, les quatre garçons ont livré un show électrique d'un bout à l'autre. Leur son, un mélange de rock noisy, de dance, de shoegaze, est porté pas une voix androgyne qui lui confère une ambiance tout à fait particulière.
Health a l'indéniable qualité (devenue rare) de ne ressembler à aucun groupe, si ce n'est un petit peu à Animal Collective, pour l'aspect tribal de ses percussions. Sur scène, c'est une véritable déflagration, une alternance de bruit pur et de mélodie, portée par des musiciens bondissant, s'agenouillant, transpirant, dans un mouvement perpétuel. 45 minutes de show : ils ne peuvent probablement pas donner beaucoup plus d'eux-mêmes, et ce n'est pas sûr que nos oreilles puissent le faire non plus. Si seulement ils avaient pu éviter de nous souhaiter un "happy halloween", on en aurait presque oublié le jour qu'on était.
Battles et Four Tet à Paris pour la dernière soirée Warp20Posté par LovelyRita le 30.10.09 à 14:56 | tags : label, électro, agenda, anniversaire, live, news, vidéos musicales, youtube
Warp a fêté ses 20 ans cette année, à renfort de sorties et de soirées à travers le monde. Pour clôturer les célébrations, le label anglais organise une dernière et très belle soirée le 8 décembre à l'Elysée Montmartre avec au line-up : Flying Lotus, Nice Nice, Four Tet et excusez du peu Battles.
Warp20, c'est une année entière de festivités qui a animé les grandes villes d'événements mêlant musique, art et vidéo. On a eu droit à de grosses soirées à Sheffield (ville du label), Tokyo, Londres, New York et Paris (en mai à la Cité de la Musique) et à la sortie cet automne de la Warp 20 Box Set, coffret rétrospectif. Du côté de Fluctuat, nous avons également proposé notre rétrospective des meilleurs clips de Warp.
Pour mettre un terme à cet annivesaire, une toute dernière soirée est organisée à Paris, ça sera le 8 décembre et à l'Elysée Montmartre. Au programme de Pure Warp le math-rock de Battles dont le single "Atlas" fait partie du top 20 des meilleurs titres du label (voir le classement complet), Flying Lotus le producteur hip hop, l'électro exigeante de Four Tet et Nice Nice à découvrir ci-dessous avec le clip de leur titre "Pulp". A noter que Battles est actuellement en studio pour donner un successeur à Mirrored, probablement pour la fin 2010.
Les Foo Fighters en live... sur FacebookPour célébrer les 15 ans d'existence du groupe et la sortie de leur compilation Greatest Hits, les Foo Fighters offrent à leurs fans un concert à suivre en live sur internet. Pas grand chose à voir cependant avec la démarche de U2 le week-end dernier, qui avait retransmis en temps réel sur YouTube leur concert de 97 000 personnes au Rose Bowl Stadium de Los Angeles. Dave Grohl et sa bande ont choisi une option bien plus low-key, en décidant de jouer en direct de leur propre studio (le Studio 606), sans public. La performance sera retransmise sur leur "Fan Page" Facebook.
S'ils n'ont pas indiqué quelle sera la technologie utilisée, il est fort à parier qu'ils feront appel à la Live Stream Box que le réseau social avait lancé en juin dernier. Mise en place pour la première fois à l'occasion de l'inauguration d'Obama, elle permet aux personnes connectées sur la page en question d'avoir accès à une vidéo en streaming live, mais aussi de poster des commentaires en temps réel, et donc d'interagir entre eux et si l'évènement le permet, avec ce qu'ils voient à l'écran. C'est en tout cas ce qu'ont promis les Foo Fighters, en invitant leurs fans à communiquer avec eux via Facebook et Twitter pendant le concert. Pour voir l'unique date des Foo aux Etats-Unis avant que Dave ne retourne à sa batterie au sein de Them Crooked Vultures, branchez-vous sur leur page cette nuit aux alentours de 3h du matin, décalage horaire oblige.
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Hecuba, musique curieuse, en concert en FranceNotre découverte ovniesque de cet été, Hecuba, se fend cet auntomne d'une tournée européenne, qui s'arrêtera le 6 novembre à Paris, au Panic Room. Album révélation de cette rentrée, avec Paradise, tube de l'été 2009 avec "Suffering", le groupe revient aussi avec un nouveau clip, celui de "The Magic".
Les deux musiciens ont aussi la bonne habitude d'accompagner leurs singles de très belles vidéos, revendiquant toujours un univers particulier et convoquant références en tous genres. Après les avoir vus en rockeurs fifites dans le clip de "Suffering", Isabelle et Jon se projettent, pour "The Magic", dans une villa au designe luxueux et dans un futur peu rassurant : elle dans la peau d'une femme désoeuvrée, lui en larbin.
Lire la chronique de Paradise et l'interview avec Hecuba
Chris Garneau et Jeremy Jay à la Maroquinerie, la pop US en vidéo liveD'un côté la pop précieuse de Chris Garneau, de l'autre le groove nonchalent de Jeremy Jay. Les deux musiciens américains étaient, début octobre, à la Maroquinerie à Paris. Retrouvez des extraits vidéos de ce concert.
Assez étonné de voir Chris Garneau en première partie de Jay, malgré les liens noués avec la France (sa seconde patrie), on profite de l'occasion de voir sur la même scène deux musiciens qui nous font aimer la pop américaine actuelle. Timide et réservé dans ses mots, Garneau s'expose beaucoup plus sur disque ou en live, tantôt seul ou accompagné d'un batteur (une nouveauté) et de sa fidèle violoncelliste. Auteur d'un nouvel album, El Radio un poil moins introspectif que son prédecesseur Music For Tourists, Garneau ouvre le concert avec le titre "Hands On The Radio", à voir en live ci-dessous. Après ce set intimiste, Jeremy Jay prend la tengeante rock et nappe les titres de son dernier album en date, Slow Dance, de guitares là où l'attendait plus languide. En extrait vidéo "In This Lonely Town". Voir la suite du concert en vidéo : Jeremy Jay - Where Could We Go Tonight (live à Paris) et Jeremy Jay - Breaking The Ice (live à Paris)
Vampire Weekend dévoile quelques nouveaux morceaux au Nouveau CasinoLe deuxième album des garçons preppy de Vampire Weekend sort le 11 janvier prochain, mais ils ont su faire monter le buzz depuis quelques mois déjà. Depuis cet été, ils ont profité des quelques dates qui ont rythmé l’enregistrement de leur album pour offrir à leur public un avant-goût du tant attendu Contra, en jouant plusieurs de ses morceaux sur scène. Le public français avait notamment eu l’occasion d’en découvrir quelques uns lors de leur passage à Rock en Seine en août. Le 5 octobre dernier, la blogosphère s’agitait sur le sens d’un mystérieux compteur sur leur site officiel ; après des interprétations plus ou moins farfelues, on a pu découvrir avec une certaine extase le premier single en libre téléchargement, l’excellent "Horchata".
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Apothéose de cette promo au compte-goutte : une série de concerts intimistes en guise de tour de chauffe avant la date de sortie fatidique, et l’inévitable tournée qui suivra. Après New-York et Londres la semaine dernière, les Vampire Weekend ont investi hier soir la scène du Nouveau Casino. Malgré l’heure tardive (concert prévu à 23h30, début sur les coups de 00h45), la file d’attente était celle des grands jours de la salle d’Oberkampf. Dans un Nouveau Caz plein à craquer et moite, les garçons ont immédiatement planté le décor : oui, vous alliez entendre une bonne moitié du futur album, et non, vous n’alliez pas être déçus. Le quator de Brooklyn nous a offert un savant mélange de nouveaux morceaux et de leurs tubes du précédent album éponyme, le tout au cours d’un set d’un peu moins d’une heure.
On a pu observer un public attentif aux nouvelles chansons, le plus souvent emballé (le refrain entêtant de "Cousins" n’a pas tardé à être repris en cœur), mais qui ne se déchaînait vraiment que sur les bon vieux hits ("A-Punk", "Cape Cod Kwassa Kwassa", "Oxford Comma" et les autres), interprétés à la perfection. Une setlist particulièrement bien dosée et rythmée par un Ezra Koenig en bonne forme, parlant dès qu’il en a l’occasion en français, un exercice dont il s’en sort bien mieux que la majorité de ses compatriotes, comme il nous l’avait prouvé avec sa reprise de "Ca plane pour moi" à la Cigale il y a un an. C’est à l’occasion du rappel que le tant attendu "Horchata" déboule, ou plutôt, arrive tranquillement. Le claviériste Rostam s’asseoit, un curieux petit clavier sur les genoux, et la chanson est lancée, pour une version un peu moins rapide que l’originale, mais définitivement sublime. Un ultime pogo sur "Walcott", il est presque 2h du mat’, et les happy few quittent la salle, conscients d’avoir eu la chance d’entendre une bonne moitié de ce qui s’annonce d’ores et déjà comme l’un des meilleurs albums de 2010.
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Micachu passera-t-elle l'aspirateur à la Maroquinerie ?
Si on doute que la Londonienne se ramène avec un aspirateur sur scène, on compte sur elle pour avoir gardé de côté, pour ce concert parisien, un peu d'énergie et de fraîcheur de ses sessions d'enregistrements. Vue aux côtés de Speech Debelle sur le titre "Better Days" de la rappeuse, Micachu a notamment travaillé avec Matthew Herbert... qui d'autre que lui aurait pu produire son premier opus. Coup d'essai, coup gagnant avec cet album et avec les concerts que l'Anglaise a déjà donné cette année. Retrouvez ci-dessous en vidéo, un live, c'était au Point Ephémère (Paris) et filmé par Grandcrew... en attendant de pouvoir voir Micachu à la Maroquinerie le 01/11.
On vous offre également des places pour ce concert, dans la rubrique concours.
Les Pixies doolittlent au ZénithNe comptez pas sur nous pour faire la fine bouche. On ne dira jamais "non" à un concert des Pixies tant qu'ils joueront comme cela. Et tant pis pour les rabat-joie et les ayatollahs du rock qui ne s'achètent pas. Passer du statut de groupe iconique qui a raté le jackpot à celui de tiroir-caisse à guitares n'est pas donné à tout le monde : les Pixies s'y emploient depuis cinq années maintenant, comme il se doit, en jouant comme ils l'ont toujours fait, vite, très bien et plutôt fort. Ceux qui les avaient vus au tout début de leur tournée de reformation en 2004 auront apprécié le changement : gros moyens, communication au poil, limite étouffante et jeu millimétré, son poli et d'une netteté sidérante contre énergie à revendre, (petites) fautes de cordes et (tendre) bruit brouillon comme au sortir des répéts il y a 4 ans. Le Zénith n'accueillait pas jeudi et vendredi un quatuor venu du fin fond des années 90, mais une franchise composée de musiciens professionnels venus faire une razzia sur la schnouf.
Les Pixies entrent sur scène après 4 ou 5 minutes du Un chien andalou de Bunuel, histoire de faire un clin d'œil à la veine surréaliste qui parcourt leur œuvre et qui les a amenés dans cette position qui ne l'est pas moins. Le gros Frank marche en tête, bidon en avant et les pieds à 15h10, suivi de près par son alter ego Santiago, le plus fringant des quatre, sérieux comme un pape. Le magicien Lovering se faufile jusqu'à ses fûts tandis que la petite fiancée de l'Amérique moyenne, Kim Deal, qui a repris quelques kilos depuis la dernière fois mais n'a pas perdu son sourire éclatant, pousse son tee-shirt informe des débuts jusqu'à sa basse légendaire. Pas de mise en bouche, ni d'introduction : le groupe enquille d'emblée quelques morceaux apéritifs tirés des faces B du plat de résistance : "Dance the Manta Ray" fait un effet bœuf, chanté un peu bas par Frank Black, "Baileys Walk" redécouvert pour l'occasion, et puis file assez vite vers Doolittle, l'album de 1989. Le son est ramassé, très net. Kim Deal semble avoir (par contrat ?) hérité seule du droit de s'adresser au public. A moins que les autres ne s'en tamponnent. Rares sont les groupes où le leader ne dit pas bonjour, au revoir ou ne serait-ce qu'un petit "merci" dans la langue indigène entre deux titres. Frank Black ne desserrera pas les lèvres en dehors du chant et on l'en remercie. Sa voix est un joyau qu'il serait bête de gaspiller en civilités. On s'en aperçoit sur chacun des titres de Doolittle. Il le fait vraiment et comme à la parade. Tout ce que vous avez jamais pu imaginer dans votre chambre en écoutant les disques : il le fait, en aussi bien ou mieux. Doolittle est un monument de noirceur, de stupre biblique et de violence pubère. Frank Black y croit autant que nous aujourd'hui : cela se voit tout de même un peu à son regard. Entre les morceaux (chose inédite chez les Pixies), il s'interrompt parfois jusqu'à vingt secondes pour discuter avec Santiago en tournant le dos à la scène. Si l'on était méchant (et on ne l'est pas assez), on dirait qu'il se moque de ce concert comme de sa deuxième Chevrolet. Frank Black fait Black Francis comme il veut, un peu comme Yves Lecoq et Laurent Gerra peuvent faire Johnny Halliday ou Jacques Chirac. Il se glisse dans le rôle quand il en a envie et peut tromper son monde sans que personne s'en aperçoive, au café du coin comme sur une scène de plusieurs milliers de personnes. "Tame", monté en vidéo Deluxe comme tous les autres titres, nous renvoie à cette idée morbide d'un faux Black Francis en train de réfléchir à l'ironie de tout cela. La mécanique n'en est pas moins belle. On n'aime pas "Here Comes Your Man", assorti d'un clip bouclé un poil ironique. Le batteur ne sait pas chanter, ce qui est tout à fait approprié pour la balade amoureuse "La la Love You", exercice de style assez génial à l'époque et qui arrache un sourire aujourd'hui à Santiago (c'est dire). Cela ne vaut tout de même pas "Crackity Jones" qui reste une tuerie. Ouh. Ouh. "Hey" passe en karaoké. Les paroles s'affichent en fond d'écran dans une police qui ressemble à la police The Cure pour l'album Wish. C'est assez affreux en soi et on ne peut s'empêcher de remarquer que Frank Black est en retard d'un dixième sur le clip. Dépêche-toi bon sang, tu vas rater le refrain. La performance est millimétrée, débarrassée de ce qui fâche. Dire que cela ne gâche pas un petit peu le plaisir serait mentir. On voudrait être un "Debaser" et envoyer tout cela valser. Prendre les Pixies dans un coin et leur rappeler 1989. Kim Deal fait un "Into The White" mémorable dans un nuage de fumée blanche. Tout est parfait comme dans un parc d'attraction. On en oublierait les vingt années de plus. Le public remue comme dans un DVD, des types nagent sur les mains. Les clips soulignent les textes au premier degré. "I Bleed" dégouline de bulles sanguines. Deux rappels en 2+4, joués au galop et Frank Black qui salue par anticipation avant même d'être vraiment revenu, un œil sur sa pendule commerciale. Une sortie en trombe avec un superbe "Planet of Sound" venu tromper son monde. Le groupe montre les muscles. Rien à redire. Vamos. C'est votre dernier mot ? Tout le monde est content ? "Gigantic". Et hop ! On rallume. Ca ira pour tout le monde, vous êtes sûr ? Ce qu'on ne ferait pas pour se sentir jeunes et beaux. "Where is My Mind ?", c'était le jeudi soir. Au suivant. Au suivant. Que c'est beau le rock n'roll à l'âge industriel.
Pixies - La la Love You Découvrez les artistes du festival des Inrocks en vidéo sur FluctuatBaptisée cette année le Festival tck tck tck, en soutien à la campagne internationale écologique Time For Climate Justice, la 22ème édition du festival des Inrocks se déroulera du 4 au 10 novembre à Paris, Lille, Nantes et Toulouse. Pas moins de quatorze soirées de prévues, et, encore une fois, une programmation pointue et alléchante. Chez Flu, cette année on vous conseille d'aller voir l'envoutante Bat For Lashes (dont on a beaucoup aimé le dernier album), la "Beyonce punk" Ebony Bones, et dans un registre bien différent, le poétique Fredo Viola. En guise de mise en jambes, trois vidéos live d'artistes qui devraient marquer cette édition : les sensations anglaises Esser et La Roux, et les mauvais garçons de Black Lips, pour un set au dernier festival de Cannes, resté dans les annales.
Voir aussi Ombre et lumière pour The XX au Point Ephémère, les vidéos du liveThe XX, la sensation cold wave de cette rentrée débutait sa tournée européenne à Paris, le 9 octobre au Point Ephémère. Retrouvez des vidéos de ce concert.
Le groupe s'est notamment fait connaître avec sa reprise de "Teardrops" (titre de Womack & Womack des années 80), puis a essaimé ça et là des singles, comme "Basic Space", compo disco-organique et condensé de leur savoir-faire. Une musique qui souffle le chaud et le froid, savamment rythmée sans tomber dans la surenchère de beats et jouant à cache-cache entre lumière et obscurité.
Dejà de passage en avril au Point Ephémère avec The Big Pink, The XX avait, dit-on, quelque peu volé la vedette à la tête d'affiche. Le bouche-à-oreille des blogs a fait son effet et a bati une solide réputation au groupe londonien. Avec, XX, un premier album dépouillé, le jeune quatuor a réussi à se poser comme la grosse révélation de cet automne 2009. Complet en assez peu de temps, ce concert inaugurait la première vraie tournée du groupe, qui les emménera dans toute l'Europe, aux Etats-Unis avant de les déposer en mars 2010 à la maison (à Londres) dans la salle du Sheperds Bush Empire.
On s'y attendait : un show minimal, des titres joués dans une quasi obscurité rompue de temps à autre par des néons suspendus et par des X de lumière. Sobre, dans la continuité de leur album, The XX donnera ce soir là une heure de concert, jouant uniquement des titres de leurs opus et la reprise de "Teardrops". Ci-dessous à voir en vidéo, les titres "Crystalised", "VCR" et "Islands".
Voir aussi Prince fait sa revue de tubes au Grand PalaisC'était évidemment l'événement du weekend pour les 11 000 personnes qui avaient réussi à décrocher un billet (très cher) pour l'un des deux concerts de Prince et un sujet de curiosité pour tous les autres. 11 000 places vendues en 77 minutes : pas mal pour la France mais pas si remarquable que ça, disaient les mauvaises langues si l'on considère que Prince n'était pas venu à Paris depuis longtemps et que l'événement avait bénéficié par ricochet (la mort de qui vous savez) d'un maximum de publicité.
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Si les spectateurs lambda s'enthousiasment dans la presse matinale ("super, que des tubes" et blabla, "c'est un génie, il a revisité toutes mes chansons préférées en les déstructurant à mort" ouais), les forums de fans sont plus mitigés : usine à tubes, sorte de best-of composite, peu de chansons du dernier né Lotus Flow3r, son assez médiocre et public Mickey Donald et moi. Un premier concert d'un peu moins de deux heures et un second qui était beaucoup plus efficace et intime paradoxalement. La magie était bien là et Prince a pu montrer aux Parisiens qu'il restait le meilleur entertainer du monde. "This Is It", hurlaient certains intelligemment à la sortie du Grand Palais. "This Is It" ! Les set lists des 2 concerts qu'on reproduit ici en attestent : Prince a offert à Paris une cargaison de tubes plus grosse que le Ritz, traversant les époques comme un Leprechaun à guitares, fonçant vers son arc-en-ciel pourpre en Monsieur Loyal des après-midi finissantes. Spectacle ou grand spectacle. Spectaculaire ou show-off comme on dit d'une roucoulade superflue de Ronaldo ou d'un manteau panthère trop haut porté. A vous de choisir, quel Prince vous êtes.
Les optimistes sont ressortis avec le sentiment d'avoir vécu un moment rare et exceptionnel (ils ont eu raison), les sceptiques et rabats joie auront eu le sentiment de passer sous un rouleau compresseur (ils ont eu raison). Y a-t-il une alternative, lorsqu'on a trente ans de carrière derrière soi et qu'on connaît le succès international, à produire ce genre de spectacles ? On répondra que Prince n'a pas changé ses pratiques depuis des années. Une exploration sommaire des milliers de concerts que l'on peut trouver sur la toile en atteste : il a toujours joué de cette manière, panachant les créations du jour, les tubes, les vieux titres, sans réfléchir à un agencement particulièrement marketing.
L'après-midi : 1999
En soirée : 1999 (incomplète)
Yacht, Kumisolo et Girls au Club Folamour #1Le 6 octobre aura lieu au Point Ephémère la première édition des soirées mensuelles du label Super!, le Club Folamour. Pour ouvrir le bal, une programmation éclectique et pointue : YACHT, Girls et Kumisolo.
YACHT, le duo électro-pop estampillé DFA, a sorti l’album See Mystery Lights, qui a bénéficié d’un beau succès critique. Un peu entre LCD Soundsystem et Architecture In Helsinski, ils réussissent à produire un patchwork d’influences qui fonctionne parfaitement, et calibré pour faire danser les plus récalcitrants. Un album qu’il fait bon savourer ou découvrir en live, pour les performances barrées de Jona, le fondateur de YACHT.
Girls, c’est la nouvelle sensation pop venue de San Francisco, un duo composé de Christopher Owens et Chet JR White, et dont le premier album est ce qui se fait de plus rafraîchissant, estival et Beachboyesque ces derniers temps. Une chouette balade en perspective.
Kumisolo, Japonaise exilée à Paris et ancienne membre du Konki Duet, se lance en solo avec un premier album intitulé My Love For You Is A Cheap Pop Song. Un univers bariolé, à la fois 60’s et mâtiné de sonorités électroniques, comme un jeu vidéo aux décors rose bonbon.
Réservez vos places pour le Club Folamour #1 Au Revoir Simone, douce pop au Cabaret SauvageAu Revoir Simone, le trio Casio-pop féminin sera en concert le mercredi 30 septembre au Cabaret Sauvage, en compagnie de Casiokids, qui assurera la première partie.
Un concert à ne pas manquer pour plusieurs raisons : pour la beauté de la salle, le Cabaret Sauvage, perdue dans le Parc de la Villette et pour les compos d'Erika Forster, Annie Hart et Heather D'Angelo. Depuis leur début en 2003, les triplettes de Brooklyn ont su imposer l'atout charme de leur synth-pop. Rétro/vintage, onirique, doux et fait principalement à base de claviers, petites boites à rythmes et vocaux. Des petites bulles sonores que le groupe continue de former, avec, depuis cette année, un 3ème album à la clé Still Night, Still Light. Si sur cd, les bpm n'affolent pas forcément les compteurs, en live les trois jeunes femmes savent dynamiser leur chansons (dans une moindre mesure, hein !). Casiokids en première partie d'Au Revoir Simone en concert au Cabaret Sauvage, c'est le mercredi 30 septembre.
Noah and The Whale nous offre le printemps et une session acoustiqueThe First Days Of Spring , le deuxième album des mélancoliques Noah and The Whale est sorti. Une escapade printanière sur cd que Charlie Fink, le chanteur, nous offre également en acoustique à l'arrivée de l'automne.
A quelques pas de la salle, Fink s'arrête, guitare à la main, pour interprêter deux titres en acoustique : "Blue Skies" et un instru... une parenthèse acoustique avant un concert aux accents plus électriques.
En vidéo : Metronomy live à la CigaleHier soir à Paris, Joseph Mount présentait la nouvelle mouture de Metronomy : nouveaux membres, nouveaux titres et nouvelle direction, un peu plus rock. Dans une Cigale en chaleur, le quatuor offre un concert énergique et jouissif, entre rock et pop à danser. Deux vidéos live ("My Heart Rate Rapid" et "On The Motorway") pour preuve.
Le groupe anglais, Metronomy, est passé cette année du trio au quatuor, il reste à présent Joseph Mount, le cerveau et Oscar Cash, assistés d'Anna Prior à la batterie et de Gbenga Adelekan à la basse. Un changement de line-up qui intervient des mois après la sortie de son premier opus, Nights Out, et en pleine tournée. Pas un mal, au contraire, pour le groupe qui s'embarque en live dans une nouvelle voie, plus chaude, plus rock. Moins nappée de claviers, un poil moins frénétique, que lors de leur concert époustoufflant au Trabendo, la prestation d'hier a livré un nouvel éclairage aux compos et quelques titres issus du maxi Not Made For Love. On attend la suite et pour le moment, retrouvez deux morceaux live du concert d'hier filmé par Fluctuat (remerciements à Because et à la Cigale).
Offset, le festival anglais, se raconte en live et interviewDe la musique, des Anglais, du cidre et une errance barock. Voilà ce que propose le confidentiel Offset festival avec ses 8 scènes et ses 150 artistes. Deux jours, des surprises, du pas terrible et surtout... une ambiance ! Flu ramène photos, vidéos et interviews... bref, des bouts d'un festival anglais. Take it or leave it !
A quelques stations en tube du centre de Londres, la forêt d'Hainault a offert début septembre au festival Offset le cadre idéal pour sa grande party pop-rock. Une prog axée sur les découvertes pop-rock et qui, cette année, avait convié pour les confirmés : les Horrors, Metronomy, The Slits, The Futureheads, A Certain Ratio aux côtes de formations plus énigmatiques (du moins en France) : SCUM, Gold Panda, Hatcham Social... Deux jours pour faire le plein de sons et ramener par l'Eurostar des interviews et live, le tout en vidéo. Ci-dessous un titre de Metronomy (avec sa nouvelle configuration) en live et une interview d'un membre du groupe Ulterior (sosie parfait d'Axl Rose).
Voir : Adam Green et Carl Barat, two lads à BeaubourgAdam Green, Carl Barat, réunis sur une même scène au Centre Pompidou, en collaboration avec Stage of the Art. Plus que réjouissante, la perspective est carrément excitante et trépignante, pour qui suit la carrière des deux musiciens, camarades de longue date. Des anglophones en France et des francophones en Angleterre: voilà la passerelle que Stage of the Art installe à nouveau cette année, d'un côté à l'autre de la Manche. En 2008, Sébastien Tellier s'était produit à l'Institute of Contemporary Arts de Londres, tandis que le Palais de Tokyo recevait Aidan Moffat, Stage of the Art choisissant pour ses concerts des lieux d'exposition d'art contemporain.
A ma gauche, l'Américain Adam Green, étiqueté "prince de l'antifolk" depuis ses débuts avec The Moldy Peaches. Sur ses cinq albums solo, il cultive une nonchalance et une fantaisie qui sont sa marque de fabrique. "There's no wrong way to fuck a girl with no legs, Just tell her you love her", préconise-t-il tranquillement, de sa voix de crooner. En concert en 2007, Adam Green se cachait encore derrière sa guitare, lâchant des petites blagues entre deux chansons. Un an plus tard, il se trémoussait sur scène, le bide un peu gras, exécutant des pas de danse décomplexés. ![]() A ma droite, l'Anglais Carl Barat, l'autre Libertines, qui a digéré le divorce avec Pete Doherty en formant les Dirty Pretty Things, avec lesquels il a sorti deux albums. Ni Waterloo To Anywhere , et encore moins Romance At Short Notice n'arrivent au niveau des réalisations des Libertines (oui, ça n'a pas de sens de comparer, mais comment faire autrement quand tous les trois mois, la reformation des Libertines est annoncée, repoussée, confirmée...). Les Dirty Pretty Things s'étaient produits à Paris en novembre dernier pour une de leurs dernières dates, avant de se séparer. Adam Green et Carl Barat sont de vieux copains : pour preuve, le documentaire que leur avait consacré Arte il y a quelques années. Adam et Carl chez le disquaire, Adam et Carl dans le taxi, Adam et Carl qui vagabondent dans le Londres nocturne, comme deux potes en quête d'anecdotes marrantes à se remémorer autour d'une prochaine pinte. Si leur complicité n'a pas faibli depuis, le concert au Centre Pompidou promet de faire date.
Carl Barat et Adam Green, en concert vendredi 18 septembre au Centre Pompidou, en collaboration avec Stage of the Art. Complet. www.myspace.com/stageoftheart ou www.stageoftheart.net pour les prochaines dates.
Les Fleet Foxes se paient le Grand RexDéjà vus et à revoir ! Hier à la Flèche d'Or, au Festival des Inrocks, à la Cigale et demain (le 16 septembre précisément) au Grand Rex, les Fleet Foxes (qu'on ne présente plus ici) reviennent en concert à Paris.
Aux quatre coins du monde on a pu croiser cette année la route de Robin Pecknold et de ses fantastiques renards. Arrêt de la meute folk en Californie pour le festival de Coachella en avril (voir les vidéos ci-dessous). Le public du festival et les palmiers en moins, la date de la semaine prochaine, devrait tenir ses promesses... comme le groupe le fait déjà depuis plusieurs concerts. Ouverture sur les grand paysages, choeurs montés en épingle, compositions folk-baroques merveilleuses, c'est Flu qui vous le dit, on ne s'en lasse pas, allez-y.
Réserver vos places pour ce concert de Fleet Foxes au Grand Rex le 16 septembre
Radiohead joue Creep à ReadingCe weekend pendant que leurs congénères d'Oasis jouait à la bagarre dans les coulisses de Rock En Seine, Radiohead surprenait son public à Reading en ouvrant son concert avec "Creep", tube que le groupe a pourtant longtemps renié et qu'il ne joue plus qu'en d'éparses occasions.
Dans la vidéo, on peut voir le public ravi chanter en choeur "whatever makes you happy / whatever you want / you're so fucking special"... Pourtant par la suite, le public n'a cependant pas vraiment eu ce qu'il voulait puisque le groupe a passé l'heure suivante à lui montrer combien il avait évolué depuis 1992. Selon le reporter de The Independent : "...sur des chansons comme "All I Need", Radiohead se mue en un quintet de jazz moderne. Le groupe sort les xylophones, les cymbales sont jouées à la brosse et Thom Yorke se fait crooner, parvenant ainsi à disperser la foule au point que j'aurais presque pu marcher jusqu'au chanteur".
Bien sur s'il n'avait pas été si occupé à chanter de tous ses poumons, le public aurait remarqué que Yorke chantait "Creep" comme si on l'y avait forcé, un pistolet sur la tempe. L'intention du groupe était clairement de se débarrasser du public "casual" en évacuant d'entrée le tube qui aurait pu les faire rester pendant un set entrecoupé de morceaux mollassons. Et au passage se moquer ironiquement de cette partie du public qui ose trouver le dernier album ennuyeux.
Traiter son public avec condescendance à un festival et repartir avec une somme faramineuse dans les poches, je crois qu'en termes rock on appelle ça de l'intégrité artistique. J'ai bon ?
Soir 3 : excellent final pour Rock en SeineDimanche 30 août, dernier jour du festival. 97 000 personnes auraient, selon les organisateurs, foulé les pelouses de Saint-Cloud ce week end (contre 76 000 en 2008) et le dimanche est la journée où il est le plus difficile de circuler. Focus sur 2 têtes d'affiche : MGMT et The Prodigy, avec un détour sur les Klaxons.
![]() Rock en Seine, jour 2: la nostalgie retrouvée grâce à The OffspringSamedi, c'est la soirée la plus dark de Rock en Seine. Du rock à l'electro, en passant par le métal, une programmation à la mesure : Noisettes, Ebony Bones, Cheveu, et plus tard, Faith No More, Calvin Harris et Birdy Nam Nam. Le concert peu convaincant de The Horrors s'achève, et l'on se dit que décidément, après Joy Division, les groupes d'inspirations cold wave méritent un chanteur charismatique pour s'imposer. Mais ne soyons pas trop durs, The Horrors s'est formé en 2005. Le public, paré de noir de la pointe des cheveux au bout des ongles pour la plupart, de kilts pour d'autres, venus pour Dananana, n'hésite pas à déserter la scène de la Cascade un peu en avance. On assiste alors à un vol de chauve-souris, en direction de la grande scène. Maintenant, place à The Offspring.
Les derniers albums ne sont pas parvenus à soulever autant de ferveur que les précédents, et c'est lorsque Offspring attaque ses vieux tubes, essentiellement ceux de Ixnay On The Hombre (1997), mais aussi Smash (1994) et Americana (1998), que le groupe envoie du steak et que l'ambiance décolle. Le groupe semble lui-même le savoir en lançant Intermission, "la chanson préférée des français". Et on se dit alors, un peu nostalgique, que rien n'a vraiment changé, à part le line up du groupe. Les cheveux de Dexer sont toujours péroxydés, et les morceaux n'ont pas évolué depuis ces 10 dernières années. Mais la tignasse du chanteur ne lance plus de mode comme il y a 15 ans, et le groupe ne transcende plus la foule. Si l'on a toujours plaisir à les voir, nostalgique d'une époque collégienne révolue, les membres du groupe ont surtout pris un bon coup de vieux.
© nicolas joubard |
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