Playlist : blog musique
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Musique à l'état brut, directement de l'instrument à vos tympans. Ici, on parle de live, enregistrements du passé, espérances à venir (sur scène).

Concert : Après l'échappée belle, Cocosuma revient à la maison

Posté par Maxence le 22.04.08 à 14:49 | tags : agenda, live, folk, pop

Force est de constater que, si la France n'a rien inventé excepté la tektonik et la french touch (je passe volontairement sous silence les formes contemporaines et "académiques" de musiques, comme l'acousmatique, entre autre), la pop n'a pas à rougir dans nos contrées. Je sais, on va dire que je me répète, mais il est bon parfois de ressasser les fondamentaux.

Tout ça pour dire que nous aussi nous avons nos Yo La Tengo, nos Notwist et nos Shins. Preuve en est encore une fois avec la pop toute simple, sincère et merveilleusement candide, de Cocosuma. Le trio parisien qui vient de changer de chanteuse après le départ de Kacey, nous offre un nouvel album, We'll Drive Home Backwards qui, s'il a perdu son côté soul blanche, n'en retient pas moins le meilleur du groupe : les mélodies rêveuses, le parti pris poétique, l'onirisme détaché. Tout cela, on le doit bien sûr à Chab et Michel, les Cocosuma's d'origine, mais également à Amanda, londonienne et nouvelle égérie du groupe.

Moins electro, plus pop, pourrait être le résumé facile de ce nouvel album qui, à n'en pas douter prendra toute sa dimension en live (on pense en particulier à "Charlotte'son Fire" ou le psychédélique "Oh Ruby Sun". Et le mercredi 23 avril prochain sera donc l'occasion de découvrir tout cela à la Maroquinerie en compagnie des premières parties Domingo et Jay Jay Pistolets, à partir de 19h30. L'occasion de découvrir un de nos bons groupes francophones ne se refuse pas, on vous attend !

 

COCOSUMA en concert le mercredi 23 avril a la Maroquinerie (Paris)

Guests : Domingo / Jay Jay Pistolets

19h30 - 14 euros

http://www.myspace.com/cocosuma

 

Réserver vos places pour Cocosuma en concert 


Merz à la Flèche d'Or, le 17/04

Posté par LovelyRita le 16.04.08 à 15:29 | tags : agenda, folk, pop, live

 
Qui se souvient de Merz et de son titre "Lovely Daughter" ? On l'avait découvert à la fin des années 90 avec son mélange assez bizarre de pop et d'électro dansante. Le chanteur revient après des années d'absence en 2006 avec son album Loveheart. Après le succès du premier album, Merz a changé de bord et délaissé sa pop baroque pour une folk mélancolique. L'homme revient en 2008 avec Moi Et Mon Camion et continue sa transformation. Il sera sur scène le jeudi 17/04 à la Flèche d'Or, aux côtés de Maison Neuve et de Broadcast 2000.
 
Jeudi 17/04 à partir de 20h
à la Flèche d'Or

 

Interview Les Femmes S'En Mêlent 2008 #1 : Poney Express

Posté par LovelyRita le 16.04.08 à 12:51 | tags : folk, live
Les Femmes S'En Mêlent, 11ème édition du nom, c'est le jour J. Le coup d'envoi sera donné ce soir simultanément à Paris, Grenoble et à Barcelone. Le festoche accueille cette année Robots In Disguise, El Perro Del Mar, Moriarty, Mai, Duchess Says et many others. A l'occasion de cet évenement, Flu vous permet de découvrir chaque jour une artiste LFSM à travers une série de questions. Même interview pour tout le monde, quelques mots pour répondre et pour vous convaincre d'aller les voir ou du moins d'aller faire un tour aux Femmes S'En Mêlent.
Elle sera sur scène le 22/04 à Paris (La Maroquinerie) et le 24/04 à Lausanne (Le Bleu Lézard) et c'est elle qui ouvre la marche, c'est Anna de Poney Express.
 
Quelle est ton actu en ce moment ?
L'album vient de sortir... donc on commence les concerts doucement... on démenage en Bretagne aussi !

LFSM en trois mots ?
festival d'utilité publique

Les femmes et la musique en 2008, ça t'évoque quoi ?
Gossip, Electrelane, Amy Winehouse, Duffy, Babet, Isobel Campbell, The Do, Moriarty, Les France Cartigny...des univers différents, mais une classe commune.

Quelles sont les artistes féminines qui t'ont marquées ?

Ta dernière découverte musicale ?

Que feras-tu, où seras-tu après le festival ?
Après Paris et Lausanne on sera à Montpellier, Bruxelles, Metz... la tournée se monte petit a petit...on a hate de jouer un peu partout !
 
Voir la prog des Femmes S'En Mêlent
Et gagner vos places pour le festival : concours Les Femmes S'En Mêlent

Justice, la tournée printemps-été 2008

Posté par LovelyRita le 15.04.08 à 12:51 | tags : live, agenda, électro, concours

En 2007, Justice se fait connaître au près du public, en 2008 le duo passe à l'étape suivante avec une tournée assez offensive. Après des concerts au Japon, aux Etats-Unis et en Europe, le duo Justice repart sur la route à partir du 18/04. Coup d'envoi de la tournée au Zénith de Strasbourg et passages à Dijon, Nantes, Grenoble et dans les festivals du monde (Coachella, Bourges, Rock Am Ring, Sonar, Werchter, Benicassim, Leeds...). Ils seront quasiment partout, à Paris (Olympia) le 18/05 et termineront cette tournée de 5 mois au festival Rock en Seine fin août.
 
Les places sont déjà en vente sur la billeterie concert de Flu et des places, il y en a aussi à gagner grâce à notre concours Justice.

Rock en Seine 2008 : nouveaux noms et billeterie ouverte

Posté par LovelyRita le 15.04.08 à 10:29 | tags : rock en seine, rock, agenda, news, live

 


Rock en Seine avait annoncé au début du mois les premiers noms de la prog de son édition 2008. Après Amy Winehouse et R.E.M., d'autres artistes sont venus enrichir le line up. Depuis la semaine dernière, Rock en Seine a ajouté The Roots, Justice, The Do, The Streets, Kaiser Chiefs et Serj Tarkan (de System Of A Down).

 

 

A noter aussi : les forfaits 2 jours à 75 euros sont en vente dès aujourd'hui. Achetez vos places pour Rock en Seine sur la billeterie concert de Flu.

 


Les Femmes S'En Mêlent, 11ème édition

Posté par LovelyRita le 11.04.08 à 12:58 | tags : folk, concours, rock, pop, agenda, live

Chaque année en avril, le Festival Les Femmes S'En Mêlent propose une programmation 100% féminine. Du 16 au 29 avril en France et du 16 au 26 à Paris, ce sont les femmes qui portent la guitare, domptent les claviers et font résonner leur voix. L'événement existe depuis 1997 et pour sa 11ème éditon LFSM se propose encore une fois de réunir le meilleur de la scène musique indé représentée par les femmes. Cette année on pourra voir Moriarty, Robots In Disguise, Les France Cartigny, Phoebe Killdeer, Peaches, El Perro Del Mar, Laura Marling, Promise And The Monster... Féminine, mais pas commune, la prog fait cohabiter folk, pop, rock, électro... Le festival est aussi itinérant puisqu'il passera en province à Strasbourg, Grenoble, Bordeaux, Amiens et en Europe à Berlin, Madrid, Lausanne et Bruxelles.

Vous voulez des places pour LFSM ?

- Réserver vos places de concert
- Concours Les Femmes S'En Mêlent sur Flu

 

Et les nénettes chez Flu, elles chantent quoi, elle disent quoi ?

- Retour des soeurs Deal : chronique de Mountains Battles des Breeders
- Quand la musique soul envahit les ondes : tout savoir sur les phénomènes Amy Winehouse, Duffy and co avec le dossier Nu Soul Music
- Voix féminine de la contestation hip hop soul, c'est la chronique de New AmErykah d'Erykah Badu

 

Pour voir la prog complète, c'est sur le site de Les Femmes S'En Mêlent


Kitchen Music Party à la Flèche d'Or

Posté par LovelyRita le 10.04.08 à 12:02 | tags : agenda, live, news

"Kitchen is an independant record label for french and foreign artists"...voilà ce qui est annoncé sur le site du label. La structure possède dans ses rangs Alan Sparhawk de Low, Un Homme et Une Femme, Erinn Williams, et My Little Cheap Dictaphone, Coming soon et Les Anges qui seront tous les trois à la Flèche d'Or lors de la soirée Kitchen Music Party de vendredi 11 avril.
 
Ils sont 7 et le plus jeune des membres a 14 ans. Coming soon vient de sortir son premier album, New Grids. Abondance de personnages avec Ben Lupus, Billy Jet Pilot, Alex Banjo ou Leo Bear Creek. Ce dernier a d'ailleurs collaboré avec Kimya Dawson des Moldy Peaches. Adondance encore avec l'utilisation de banjo, ukulélé, percus. Comme ça, ça a l'air de partir dans tous les sens, et à écouter leur musique on peut que facilement y reconnaître du Leonard Cohen, Johnny Cash, Bob Dylan et autres. Toujours un peu folk, mais pas que, My Little Cheap Dictaphone sort en avril en 2008 Small Town Boy, concentré de compos qui convoquent pop-folk, The Thrills, Spaklehorse ou PJ Harvey. Et pour terminer ce focus sur la soirée Kitchen Music Party, dernier groupe programmé : Les Anges. Stoner rock made in Belgique, par le quatuor qui, sur son opus A Deep Grave as a Shelter, brouille les pistes entre Queens Of The Stone Age et Ennio Moricone.
 
Kitchen Music Party
Vendredi 11/04 à partir de 20h
à la Flèche d'Or
 

Stage of the Art #2 : Aidan John Moffat et Black Affair

Posté par LovelyRita le 07.04.08 à 18:42 | tags : agenda, pop, live, uk

Une passerelle entre Londres et Paris, voilà comment il faut comprendre le concept de l'évement récurrent Stage of the Art, qui organise entre les deux capitales une série de concerts. Le principe de l'événement est d'accueillir à l'ICA de Londres un concert d'un ou de plusieurs artistes françophones et d'en faire de même au Palais de Tokyo de Paris avec des artistes anglophones. La première édition de l'événement a eu lieu en février et l'ICA avait alors accueilli Sébastien Tellier ; de l'autre côté de la Manche, le Palais de Tokyo avait programmé Carl Barat des Dirty Pretty Things, Laura Marling et Paris Motel. Nombreux sont les Parisiens ou Londoniens qui font régulièrement l'aller-retour entre les deux villes dans l'unique but de voir un concert. Partant de ce constat et voulant faciliter les échanges culturels entre les deux scènes, Stage of the Art, grâce au soutien d'Eurostar London Coming, entend bien proposer tous les mois ou presque un nouveau plateau.
 
 
Pour le mois d'avril, Stage of te Art #2 a donc invité à Londres Gonzales et Poni Hoax le 28/04. En France, on aura l'occasion de voir le 25/04, un bel aperçu de la scène pop écossaise avec Aidan Moffat (ex-Arab Strap) et Black Aaffair (Steve Mason, ex-The Beta Band).
Compagnon de route de Malcolm Middleton au sein d'Arab Strap, Moffat continue maintenant en solo et présentera à Paris les compos de son album-concept I Can Hear Your Heart, sorte de recueil de poèmes érotiques en spoken-word. Et pour Black Affair, la bio sur son msypace nous laisse voir un personnage fictif (né à Paris, ayant vécu avec une tribu...). Tout ce que l'on sait finalement, c'est que Steve Mason propose avec cette nouvelle identité un projet électro sur fond de groove hip hop.
 
 
Stage of the Art #2
Le 25/04 à 19h30
Palais de Tokio - 13, avenue du Président Wilson -
75016 Paris
 
Vous pouvez réservez vos places pour Stage of the Art, sur notre billeterie concert.
 
Plus d'infos, sur le site de Stage of the Art

Rock en Seine 2008, Amy Winehouse et R.E.M.

Posté par LovelyRita le 03.04.08 à 23:22 | tags : news, agenda, live, rock, rock en seine

 


 

Rock en Seine vient de dévoiler les premiers artistes programmés pour sa 6ème édition qui se tiendra cette année sur deux jours : jeudi 28 et vendredi 29 août. R.E.M. et Amy Winehouse ont été confirmés. Le groupe de Michael Stipe, ne faisant jusque là que deux dates cet été pour promouvoir Accelerate, à Nice et à Lyon, contentera ainsi les Parisiens qui pestaient contre leur non-passage dans la capitale. Et pour Amy Winehouse, elle n'aura pas droit à l'erreur, l'année dernière elle avait déjà été programmée et avait du annuler son concert quelques jours avant pour cause de cure de désintox. Une trentaine de concerts sont annoncés pour le festival...on attend le reste.

 

Les forfaits 2 jours seront en vente dès le 15/04 au prix de 75 €.

 

 

Achetez vos places pour Rock en Seine sur la billeterie concert de Flu.

Lire la chronique d'Accelerate

Site de Rock en Seine


Paysages Electroniques, 4ème édition

Posté par LovelyRita le 27.03.08 à 16:58 | tags : agenda, live, électro
 
 
Dépasser la simple musique électro pour la transcender en un ensemble qui englobe plusieures formes d'expressions artistiques, c'est un peu le crédo du festival les Paysages Electroniques. Des musiques électro, le festival a retenu son expression globale, qui en fait aujourd'hui, plus qu'un style musical, mais une culture. Pour sa 4ème édition qui s'est tenue à Berlin en mars et qui se tiendra du 3 au 5 avril à Lille puis le 18 à Genève, image, performance et musique seront donc au coeur de la manifestation.
 
Quelques artistes programmés : Principles of Geometry, James Swayzak de Swayzak, Don Rimini, Zelabo, Sylvie Cious, Play It Again Nam...
 
Jeudi 03/04, le duo de Lillois de Principles of Geometry qui a sorti son album Lazare (lire la chronique de Lazare) présentera un live en collaboration avec Joanie Lemercier. A eux- trois, ils proposeront un concert en stéréoscopie (technique qui pemet de faire de la photograpie en relief).
 
Vendredi 04/04, vous pourrez assister à une présentation de Modul8, outil de mixage et de compositing à destination des VJ. Vjaying, toujours avec la résidence du collectif AntiVJ qui redessinera le lieu du Tri Postal à sa façon pendant toute la durée du festoche.  
 

Grrrnd Zero !!!

Posté par 2goldfish le 25.03.08 à 09:57 | tags : live, vidéos musicales, dailymotion

Olivier Kaugumi de la salle Grnd Zero à Lyon m'a envoyé un mail pour me parler un peu de sa salle et contribuer à ma chute dans l'alcoolisme en ajoutant à ma longue liste de regrets géographiques :


"Grnd Zero a commencé sous forme de squat. Après de nombreuses batailles sanglantes, nous avons fini par convaincre la ville de nous filer un nouveau lieu. Deux, en fait : une grande salle de 400 places qu'on partage avec un théâtre, et une friche, où nous organisons conférences, expos, petits concerts, résidences, blablabla. On a toujours pas d'endroit vraiment à nous, c'est assez précaire, et il est probable qu'on se retrouve à squatter à nouveau dans les mois/années à venir (la ville de Lyon préfère soutenir les Nuits Sonores).

Nous sommes une salle un peu étrange :

- Nous fonctionnons principalement grâce aux forces de l'amour (pas de salaires, pas de subventions). C'est sûr, on a moins d'argent qu'une smac, un centre d'art contemporain financé par une marque de montres, ou un gros festival.

- Nous n'organisons que ce qui nous plait, sans barrière de style.

- Nous nous posons en valeureux ninjas post marxistes pourfendeurs des inégalités sociales:

- Toute sortie n'est pas définitive.

- Les gens ont le droit d'amener leurs propres boissons (on fournit les bouteilles en plastique).

- Pas de service de sécurité.

- Pas de préventes à la fnac ou autre supermarché de la "culture".

- Ceux qui n'ont pas assez d'argent peuvent quand même venir (on les force ensuite à nous aider pour le ménage).

- Le prix d'entrée est toujours le plus bas possible (très souvent prix libre, et jamais au dessus de dix euros).

- On fait des tonnes de promo (car notre but n'est pas uniquement de rassembler le micro milieu déjà acquis aux musiques étranges). A chaque fois qu'on organise un concert, on colle des tonnes d'affiches sur les murs/publicités/arrêts de métro de la ville et surtout on donne des centaines de flyers, en parlant patiemment à tout le monde dans la rue, comme des témoins de jéhova déviants dévoués aux musiques ündergründ alternatives bla bla bla"

 

Chez Grnd Zero, on filme aussi les concerts, et on les filme bien, au point que Deerhoof a décidé d'utiliser dans un DVD qui sortira bientôt de larges morceaux de ça :

 

 

Il y a aussi tout un tas d'autres vidéos d'Animal Collective, Liars ou Why? à streamer ou télécharger sur le site de Grrrnd Zero.


La Phaze, la tournée "Miracle"

Posté par LovelyRita le 20.03.08 à 15:01 | tags : dailymotion, rock, punk, live, agenda

Après leur album Fin de Cycle, qui s'était plutôt bien vendu, le groupe français La Phaze prépare son retour pour avril 2008. Miracle, un album qui transpire l'esprit citoyen et la révolte et qui écablousse de ses riffs de guitares. Comme à son habitude, le trio formé à l'origine par David Baluteau (Damny) et Arnaud Fournier et rejoints depuis 2006 par Guillaumé Rousé (Rouzman), évolue dans leur terrain de jeu de prédilection. Une aire musicale entre punk-rock, reggae et chanson contestataire.
 
Histoire de faire entendre sa voix avant la sortie de Miracle La Phaze est en tournée de fin mars à fin mai dans toute la France. Coup de départ donné le 28/03 à Paris dans la salle de la Boule Noire avec Dj Scratchy en première partie. Toutes les dates de la tournée sont sur le myspace de La Phaze.
 
En attendant la sortie de Miracle, une preview de l'album de 10 minutes est dispo à l'écoute sur leur msypace.
 
Vidéo live de "Little Face", extrait de Miracle :
 

Réservez vos places pour la tournée 2008 de La Phaze.

20 ans pour le festival Chorus

Posté par LovelyRita le 15.03.08 à 14:03 | tags : live, chanson française, pop, concours, agenda

Chorus, le festival des Hauts-de-Seine fête ses 20 ans cette année. Pour cette édition anniversaire, le festival se tiendra du 29 mars au 12 avril, dans divers lieux du département (au Théâtre Firmin Gémier dAntony, à la Maison de la Musique de Nanterre, au Village du Festival au pied de l'Arche de la Défense...). La programmation de cette annéé allie, une fois n'est pas coutume, têtes d'affiche (Bernard Lavilliers, Alain Bashung, Jean-Louis Aubert...) et révélations (F.M., Moriarty...) et dans des genres divers allant de la chanson française, au hip hop, tout en passant par les musiques électro.
 
Si une bonne partie des concerts sont payants, Chorus accueille sous son chapiteau placé à la Défence une série de concerts gratuits (Hey Hey My My, Benoît Dorémus, Baloji...)
 
Petite sélection par genre des artistes programmés :
 
Scène française : Alain Bashung, Arman Méliès, Tom Poison, Mano Solo, Pauline Croze, Thomas Fersen...
Pop Rock : AaRON, Moriarty, F.M., Hey Hey My My, Keren Ann, Poni Hoax, Zita Swoon...
Musiques électroniques : Zenzile, Wax Tailor...
Mais aussi Dub Pistols, Antibalas, Idir, M.A.P....et des concerts jeune public avec Yves Duteuil et Vinent Malone.

 

Une série de concerts étalés sur deux semaines, en soirée comme la journée. Pour faire votre sélection, allez faire un tour sur le site du Festival Chorus.

 

Autre suggestion : profitez de notre concours Chorus pour gagner des places pour les concerts de Bashung, Sanseverino Trio et d'Antibalas, c'est dans la rubrique concours de Fluctuat et c'est jusqu'au 24 mars.


NTM se reforme, live au Grand Journal

Posté par LovelyRita le 14.03.08 à 11:28 | tags : agenda, live, télévision, news, hip hop, youtube
On vous en parlait déjà hier, NTM se reforme et était sur le plateau du Grand Journal de Canal+ pour jouer "Seine Saint Denis Style". Live enflammé, Olivier Besancenot dans le public, réactions sur le plateau de Ramzy (Eric et Ramzy), d'Omar et Fred, de Pascal Obispo et de Clotilde Courau.
 
"On doit jouer en septembre à Bercy, on a fait un morceau, on est morts !" (Joey Starr)
 


Pourquoi un retour de NTM ? Une envie mutuelle évidemment et aussi une volonté de prouver que le rap de scène, plutôt moribond actuellement, peut revenir en force, selon Joey Starr. Un rendez-vous manqué pour un concert prévu au Stade de France en 1998, à cause des démélés avec la justice de Starr et donc une série de concerts à Bercy en septembre 2008. Les deux gaillards semblent rabibochés, se vannent mutuellement, mais n'évoquent pas encore la réalisation d'un album. Mais comme dit Starr "L'année dernière, Kool Shen avait arrêté le rap, donc tout est possible".
 
Réservez dès le 15/03 vos places pour les trois Bercy de NTM de septembre 2008, dans la rubrique sortir de Flu.

NTM, la suprême reformation

Posté par LovelyRita le 13.03.08 à 15:53 | tags : news, hip hop, agenda, live

 
Alors que IAM ne s'est jamais séparé et que le groupe s'apprête à fêter ses 20 ans d'existence avec un concert événement au pied des Pyramides du Caire le 14/03, un autre groupe majeur de la scène hip hop française a annoncé sa reformation. Depuis la sortie de leur Best Of en novembre 2007, les deux fortes têtes de NTM, Kool Shen et Joey Starr avaient assuré la promo du dit-cd séparément excluant de fait l'idée de leur réconciliation et de la reformation du groupe dans la foulée. Mais parallèlement, les rumeurs concernant leur possible retour ne faisaient que s'amplifier. Le groupe a finalement officialisé sa reformation par l'annonce d'une série de concerts prévus pour les 18, 19 et 20 septembre 2008 à Paris Bercy. 
 
Les places seront en vente à partir du 15/03. Pour réserver vos places, pensez à la rubrique sortir de Flu.

Cure XXL à Bercy : une bouchée d'éternité

Posté par Myosotis le 13.03.08 à 10:44 | tags : à lire, pop, live, rock, cure

The Cure est en pleine tournée européenne et s'est arrêté à Bercy hier soir pour un concert de plus de 3h. Compte-rendu de la soirée et dans la foulée dossier New Wave à lire de toute urgence pour revivre les "fabuleuses années New Wave".

 

 

 

 

Il faut finalement assez peu de temps, derrière la gigantesque et théâtrale machinerie d'un des groupes dinosaures des années 80 pour sentir le cœur battre et monter l'émotion. Qui peut tenir Bercy pendant 3h40 (vous avez bien lu), sans reprendre son souffle ? Qui peut aligner aujourd'hui 43 titres et quatre rappels sans jamais donner l'impression de prendre son public par surprise ? Les Cure ont un master plan et l'exécutent comme on fusillerait quelqu'un de sa propre famille, avec tendresse et sincérité. Qui peut chanter, jouer de la guitare, se prendre le visage à deux mains et poser pour un futur DVD devant des caméras-grues avec autant d'aisance et de naturel ?

 

Les clones ont disparu ou presque. Des résidus gothiques sont suspendus en étendard aux escaliers à 67 euros pièce. Les seniors (de 30 ou 35 ans) ont pris le pouvoir, mais Robert Smith invite à domicile et joue dans son théâtre d'ombre de 15000 places comme il jouerait dans son arrière-cour de Crawley. L'entame nous ramène quelques années en arrière, au temps où les Cure en rangs serrés ouvraient sur "PlainSong" et "Prayers for Rain". Smith prend position et place une note tenue monumentale qui met la barre très haut et fait frissonner les murs. Smith aime Disintegration et le fait savoir. L'album qui a 19 ans maintenant est le pont naturel entre ce que les Cure ont été hier et ce qu'ils sont devenus. Il sert souvent de fil conducteur au parcours, assez peu interactif, que le quatuor tisse dans sa propre discographie. Porl Thompson ressemble à un moine soldat qui s'oublie parfois dans des solos qui lui étaient étrangers hier mais tient la boutique à cordes. La basse de Simon Gallup, jouée bas et musclé comme à son habitude, n'a peut-être jamais été aussi lourde et expressive. Jason Cooper donne du fût à qui mieux mieux. Robert Smith est au sommet de son art : sa voix est à sa botte, sa guitare domptée comme un bon cheval, capable de remplacer le clavier sur "Lovecats" ou de tromper les bandes synthétiques sorties pour la première fois. La setlist ressemble à un Greatest Hits, ce qui ici n'est pas peu dire. Cure donne du vieux et du moderne. "Kyoto Song" a fière allure, "Push" est impressionnant de savoir-faire. La nostalgie fonctionne à plein régime et donne une assez bonne idée de ce que serait une Tournée des YésYés sans Richard Anthony, Sylvie Vartan et Rika Zaraï. On s'attend à voir débarquer d'autres légendes perdues mais Smith les a bouffées au petit déjeuner et est assez costaud pour jouer tout seul à la machine à remonter le temps.

 

Le concert s'organise en séquences dont on sort parfois lorsqu'elles sont trop légères (2ème rappel pour les filles : "Lovecats", "Lets Go To Bed", le nouveau "Freak Show", "Close To Me" et "Why Cant I Be You") avant de replonger dans l'imparable ("Shake Dog Shake", "Primary", "Never Enough", "100 Years", puis plus loin "At Night", "M", "Play For Today" et "A Forest"). Les Cure d'aujourd'hui n'ont plus la légèreté d'avant mais cela ne s'entend que lorsqu'ils composent. "A Boy I Never Knew" lancé après "Primary" donne le change. Qui peut aimer "Friday I'm In Love" ? La mer verte fonctionne toujours aussi bien. Comme tu es belle. "To Wish impossible Things" en invité surprise et son romantisme passe encore.

 

Comme le concert est filmé (Cure in Paris, la revanche du fils de la fiancée de Robert Smith 2), le groupe aligne pour la galerie l'intégralité des titres joués au cours de cette tournée européenne. Le public parisien est verni. Il se tape toutes les fins alternatives jouées à Marseille, Barcelone ou Prague, et servies sur un plateau. La plongée en eaux profondes est sublime sur la dernière demi-heure et suffit sur son seul énoncé à suggérer le plaisir qu'on a à y être, encore, et toujours. "3 Imaginary Boys". "Fire In Cairo". "Boys Dont Cry". N'en jetez plus. "Jumpin", qu'on avait rarement entendu en vrai. "Grinding Halt". "10 :15". "Killing An Arab". J'ai toujours un faible pour "Play For Today", qui n'aurait pas fait tâche dans cette séquence finale. Et puis "Faith", en version un peu raccourcie. "I went alone, with nothing left but Faith". Tout est dit et pour le meilleur. Comme l'a dit Thierry Roland un soir de juillet, je veux bien mourir après ça.


Silver Apples et Zombie Zombie : concert évènement ce soir au Nouveau Casino !

Posté par Maxence le 06.03.08 à 16:38 | tags : rock, live, agenda

Silver Apples, mythique projet proto-electro (l'ancêtre psychédélique de Suicide si vous voulez) formé en 1967 et désormais (malheureusement) réduit à sa portion congru, soit Simeon seul avec ses machines vintage et ses oscilloscopes (Danny Taylor le batteur est mort en 2005) sera sur scène à Paris avec un autre duo de choc krautrock, punk et synthétique, Zombie Zombie (dont vous pouvez lire la chronique et l'interview à l'occasion de la parution de leur premier album). Autant dire qu'il s'agit d'un concert absolument incontournable pour ceux qui ont la chance d'être tout près. Et c'est promis, ceux qui ne connaissent pas Silver Apples comprendront sous peu pourquoi ici, dans une semaine... Stay tuned et en attendant allez voir ce concert !!


Ce soir, RIEN et c'est tout !

Posté par éèëê le 25.02.08 à 12:47 | tags : dailymotion, live, rock

Décidément, impossible de transiger au jeu de mot laid avec le groupe grenoblois Rien.

Rien donne tout, ce soir, à la flèche d'Or, et c'est gratuit comme d'hab. (J'en profite au passage pour annoncer un peu à l'arrache une autre date immanquable que je vais manquer : le concert de Naïve New Beaters le 29 février...)

Rien sont au moins quatre garçons (et plein de potes qui gravitent autour) jouant une sorte de rock majoritairement instrumental, tantôt aérien (Pink Floyd et consort des 70's) tantôt violent (Mogwai et consort des 90's). Leur second album, "il ne peut y avoir de prédictions sans avenir" se pose encore de temps à autre sur ma platine et provoque à chaque fois cette même jubilation, celle d'une musique franche, directe et diablement bien fichue ! Aussi venez boire des demis à 4 euros (à consommer doublement avec modération, donc) et profiter d'un set parisien que l'on prédira extra... s'il ne leur arrive rien...

En attendant, un showcase FNAC Grenoble a atterrit sur Dailymotion. No guitars, Just fun, Enjoy!


Cloture du Tilt Festival : le reggae dub fait bang bang

Posté par Maxence le 10.02.08 à 18:13 | tags : dub, électro, agenda, live

Grosse, grosse soirée hier, pour la deuxième partie des "Nuits Musicales" du Tilt Festival de Perpignan. A son habitude, la capitale Catalane s'emballe pour les volutes enfumés du dub et ses basses pesantes. La salle du centre-ville connu sous le nom de Mediator, était littéralement pleine à craquer, soulevée par l'énergie des barcelonais de Radio Chango Soundsystem, leurs riddims énergiques accompagnés de percussions et soutenus par les MC's survoltés du crew. Suivirent P18, le projet world cubano dub de l'ex-Mano Negra Tom Darnal qui fit souffler "son vent chaud" sur le barrio Perpignanais. Cavalcade de percussions, light show énervé, style connoté Amérique du sud, rythme chaloupé et chaleureux, chanteuse sexy, le public - hyper chaud - est totalement conquis. P18 fut donc la parfaite introduction pour le son dur de Mark Iration et Dennis Rootical aka, Iration Steppas, le fameux crew Londonien acteurs majeurs du courant "hardcore dub". Un show original qui clôt la soirée en beauté devant une remplie et en délire. Big up et à l'année prochaine !

 

(merci Sarah)


Tilt festival 3ième : Tu vis ta vie comme une boule de flipper

Posté par Maxence le 09.02.08 à 16:05 | tags : électro, live, agenda

 

 

Ce qui est bizarre avec les festivals de province, c'est l'impact sur la vie sociale. Alors que toute l'année les bar ferment à 23 heures et que les rues sont quasi vides à 21, 3 jours de Festival signifient l'explosion soudaine d'une vie nocturne frénétique, enjouée et désordonnée. La movida Catalane se la coule douce toute l'année, et puis le Tilt arrive, et il suffit d'une grande messe electro pour foutre tout le monde à la rue. On assiste alors au spectacle quotidien des capitales, mais en modèle réduit. Filles en jupes ivres qui vomissent sur le trottoir, mecs qui paradent à quatre sur un scooter, échange de politesse à coup de poings avec les videurs (pardon, les "physionomistes"), quick sex dans les ruelles et invasion d'une meute d'être plus ou moins humains au yeux rouges qui rappellent les zombies inquiétants (euphémisme) de 28 jours plus tard.

 

La conséquence de toute cette activité, c'est surtout le flux de relations qui passe le démultiplié et qui nous portes très vite, nous les provinciaux sudistes, au bord de l'overdose. Discuter musique, arts multimédias, vidéo, etc. avec plus de 5 personnes par jours à Perpignan, équivaut à avoir fait le tour du sujet pour une année entière ! A contrario l'avantage des festivals dans les petites villes, c'est que vous n'avez pas à courir beaucoup pour assister aux festivités. Tout est à porté de jambes. Et des jambes justement, nous en avons vu hier soir au cours du troublant spectacle d'Angela Laurier, Déversoir. Contorsionniste et vidéaste, cette Québécoise Bérichonne d'origine (c'est important) raconte avec impudeur un roman familiale douloureux, celui de sa vie avec son frère schizophrène. Armée d'une caméra et de son seul corps presque nu, Angela nous contraint, nous brutalise un peu et raconte un roman familiale douloureux et profondément émouvant. On ressort difficilement de se Déversoir de sentiments et d'émotions, même si les dernières minutes à la fois drôle et violente, on un profond effet cathartique. Déversoir, c'est de l'art 'art à contre-corps en somme.

 

Plus léger, quoique, les pieds eux furent bien lourds comme il se doit, la grande messe electro du Tilt festival fut l'occasion de s'exprimer à "corps perdu" après le traumatisme de ce spectacle prenant. On passera sur la prestation sans intérêt de Jérôme Pacman (en photo - vous avez dis "paradoxe" du net ?) et on regrettera celle de Mlle Caro dont la sélection impeccable s'annonçait savoureuse (Gui Boratto, Kalabrese, etc.) mais qui pâtit d'un indéniable déficit de son. Heureusement, Arnaud Rebotini (qui remplaçait Digitalism au pied levé) a littéralement assommé la foule présente au Mediator ce soir là avec un set à l'ancienne, acid et primitif, célébrant l'exil de Pan Sonic à Detroit ! Juno 106, TB 303 et Korg MS20 à fond les manettes, l'impressionnant bonhomme a largement chauffé la salle pour préparer le roi The Hacker. Notre "pirate" electro conclut la soirée en beauté, balançant un son dark et habité avec la tranquillité (et l'efficacité) de celui qui est né derrière les platines, un dancefloor à ses pieds. Tout simplement énorme ! Qui a dit comme d'habitude ?

 


Elephant People feat The Married Monk, le Tilt fait

Posté par Maxence le 08.02.08 à 17:50 | tags : rock, électro, live, agenda

"La monstruosité n'existe-t-elle finalement que dans le regard de celui qui observe ?" Telle est la question cruciale que pose Elephant People, une pièce de Daniel Keene mise en scène par Renaud Cojo de la Cie Ouvre le Chien, et somptueusement mise en musique par l'excellent groupe français, The Married Monk. Spectacle hybride pour comédiens, vidéo, musique et théâtre, Elephant People tient plus de la performance singulière où maîtrise technologique et organisme en mutation évoluent de concert que du "théâtre" proprement dit.

Elephant People est un barnum surréaliste et humaniste, une grande kermesse monstrueuse et émouvante, une galerie de personnages mythiques attendrissants, pêchés dans les recoins de l'histoire, Clémentine la femme à Barbe, l'homme à deux corps, les frères siamois, Jo-Jo the dog faced boy et Joseph-Joséphine l'hermaphrodite, tous ont existé, tous ont subi le regard de leurs contemporains, il y a un siècle ou moins, souffrant dans leur chair exposée au public. Ses "monstres" qui s'avèrent finalement l'être beaucoup moins que les spectateurs/voyeurs fascinés par leur différence, émeuvent et frappent par leur humanité.

 

Ce qui frappe aussi, par delà la prestation singulière de ses comédiens, c'est la bande son de The Married Monk qui accompagne tout du long sans faiblir et soutient la mise en scène de son pouvoir d'évocation. Malgré la difformité, la rage et la douleur, l'harmonie se fait grâce aux spoken words de Christian Quermalet et à la musique de ses complices, tantôt très rock et pleine d'énergie, tantôt presque ambiante, vibrant des échos analogique du clavier d'Etienne Jaumet, moitié du duo Zombie Zombie. Indéniablement la grande claque du Tilt Festival de cette année ! Respect.

L'autre grand plaisir pour moi fut aussi la journée du lendemain, passée à flâner dans les rues de Perpignan en compagnie d'Etienne, Philippe (bassiste des "Monks") et Clarisse (comédienne et chanteuse), trois êtres humains passionnants qui eurent la gentillesse de me suivre tandis que je les perdais dans les ruelles de l'antique centre. Un après-midi tranquille, même si le mal de pied se fait sentir au moment où j'écris ces lignes et où je me prépare pour la soirée à venir. Soirée où sera présenté le troublant Déversoir, performance pour contorsion et vidéo, suivi de l'énorme soirée électro avec The Hacker, Jérôme Pacman, Arnaud Rebotini (qui remplace Digitalism au pied levé) et Mlle Caro. La suite demain et big up comme on dit (j'en aurais besoin)...


Catherine Ringer chante les Rita Mitsouko

Posté par LovelyRita le 07.02.08 à 23:45 | tags : live, pop, chanson française, news
On était dans le droit de se poser des questions quant à l'avenir des Rita Mitousko, suite au décès de Fred Chichin. La tournée qu'ils avaient entamé en 2007 avait été bouleversée, Catherine Ringer avait du tantôt assurer les dates seules, tantôt les annuler en raison de l'état de santé de son compagnon et guitariste. Avec la mort de Chichin, l'avenir du groupe devenait soudainement incertain. Depuis quelques semaines, des rumeurs concernant la possible poursuite de la tournée avait été lancées. L'info officielle les a finalement balayées pour les confirmer, puisque la chanteuse reprendra la tournée interrompue le 4 avril 2008. Ringer interprétera des chansons des Rita et des titres inédits, d'où le nom de la tournée "Catherine Ringer chante les Rita Mitsouko and more".
 

AVRIL 2008

 

04 TOULOUSE / ZENITH
05 BORDEAUX / LA MEDOQUINE
07 NANTES / ZENITH
10 MUNICH / BACKSTAGE CLUB
11 SCHORNDORF / MANUFAKTUR
13 FRANCFORT / BATSCHKAPP
15 LONDRES / KOKO
18 PRINTEMPS DE BOURGES
19-20 PARIS / LA CIGALE
24 LILLE / ZENITH
25 STRASBOURG
26 DIJON / ZENITH
29 MONTPELLIER / ZENITH
30 LAUSANNE / LES DOCKS

La culture électro fait Tilt à Perpignan

Posté par Maxence le 07.02.08 à 15:17 | tags : agenda, live, électro

En France je dois être de ceux qui commencent le plus tôt la saison festivalière. En effet, du 07 au 10 février, Perpignan, la capitale catalane, ouvre la saison des festivals avec Tilt, une manifestation consacrée aux arts multimédias (danse, théâtre, vidéo, Internet) et aux musiques électroniques, toutes tendances confondues. Parmi les moments forts nous attendons la venue du maître de l'electro The Hacker, de Jérôme Pacman et des Allemands de Digitalism. Tilt 2008 c'est aussi le grand retour de Mlle Caro sur ses terres, après plusieurs années de buzz enflamé dans notre capitale, plusieurs maxis sur le label de Damian Lazarus et un album à venir en mars. Quant aux fanatiques de dub, ils seront certainement soufflés d'apprendre la présence des mythiques Iration Stepas (entre autre) pour une soirée dub et electro dub qui s'annonçe déjà mémorable.

 

Mais le Tilt Festival c'est aussi la célébration des arts obliques et des unions inusitées. Nouvelles technologies et arts classiques font ici bon ménage. L'occasion pour le public catalan (et d'ailleurs souhaitons-le) de découvrir de nouveaux horizons artistiques avec, entre autre, la prestation de la vidéo-contorsionniste Angéla Laurier pour Deversoir, et l'opéra pop Elephant People de Daniel Keene et Renaud Cojo.

 

Parlons-en justement, puisque la soirée d'ouverture de cette sixième édition, juste après un set vidéo musical des locaux de Moonpix Recorder, est justement consacrée au théâtre, avec cette oeuvre du troisième type. Hommage à David Lynch et Tod Browning, autant dire aux Freaks de tout "poils" (sans mauvais jeu de mot) et à tous les monstres touchants, Elephant People est aussi l'occasion de questionner l'apparence et d'interroger les normes à travers le regard que nous portons à l'autre, "l'étrange étranger" (qui parfois nous habite également). Ce soir, ils seront tous là, l'homme à tête de chien, la femme à barbe, l'hermaphrodite, les frères siamois, l'homme aux deux corps ou à trois jambes, et même le fameux John Merrick, dit l'homme-elephant, incarnés pour l'occasion par une troupe de comédiens dont Vincent Mc Doom sera certainement l'une des curiosités. Les spectacles du festival Tilt étant toujours reliés, de près ou de loin, à la création musicale, il est bon de signaler que la bande son sera assurée ici, par The Married Monk. Ce sera donc aussi l'occasion pour votre serviteur de boire une mousse avec le groupe et d'interroger Etienne Jaumet, moitié de Zombie Zombie, dont nous reparlerons bientôt. C'est parti pour trois jours de festival. Stay tuned !

 

Plus d'infos et programme complet sur le site officiel du Festival ou son profil myspace.


Morrissey à l'Olympia : plus célèbre que Jésus ?

Posté par Myosotis le 05.02.08 à 12:25 | tags : pop, live, rock, uk
Hier soir, Morrissey a pris d'assaut l'Olympia comme un vieux fauve fond sur sa proie : torse bodybuildé et étrangement bronzé de matador en avant, galoche et cheveux (gris) à l'offensive et...show devant.
 

Formidablement en voix dès l'ouverture, Morrissey a salué les Parisiens avec l'un de ses nouveaux morceaux, le bien nommé "I'm Throwing My Arms Around Paris", avant de piocher un peu partout dans son répertoire. Evitant soigneusement les titres les plus emblématiques des Smiths ("There Is A Light" et autres "Meat Is Murder"), le roi de la pop anglaise a ainsi ressorti les indémodables standards rockab ("The Loop", "Sister I'm A Poet"), ses premiers hymnes solo ("Last of The Famous International Playboys" chanté comme du bon Bruel par la foule enamourée), le plus rare mais toujours bienvenu "Billy Budd" (hommage sensuel au roman éponyme d'Herman Melville ) ainsi que les singles les plus connus de ses deux derniers albums, le brillant "Irish Blood, English Heart", l'enthousiasmant "The First of The Gang To Die" (en rappel), l'efficace et énigmatique "I Want To See The Boy Happy" et le toujours facile "The World Is Full Of Crashing Bores". Les profanes s'étonnent d'un jeu de scène qui vire parfois au pantomime, micro-lasso qui fend l'air et manque lui couper la mèche, gong qui sonne la charge et jeux de mains emphatiques qui embrassent et enlacent à tout va. Morrissey sait y faire pour dresser une foule (tout) contre lui. "Thanks for being you", murmure un type du premier rang quasi en larmes, "I follow you since 1983". You're my only romance. You're the story of my life". Tout le monde applaudit. Les vieux routiers apprécient, entre les nouveaux titres inégaux (les moyens "Mama Lay By The Riverbed" et "That's How People Grow Up", les plus intéressants "All You Need Is Me" et "Something Is Squeezing My Skull"), une relecture cold wave ( ?) impeccable de "Death of A Disco Dancer" puis une version moins originale de "Stop Me If You Think You've Heard This One Before", histoire de rappeler à ceux qui l'auraient oublié que Strangeways Here We Come est AUSSI un très grand album. Mais le grand moment d'émotion vient un peu plus tard avec l'enchaînement sublime de "Life Is A Pigsty", le titre phare du dernier album, et d'une version dépouillée et qu'on n'attendait pas à cet endroit du magique "Stretch Out And Wait". Dans un registre assez similaire, Morrissey s'offre une première sortie torse poil avec le beau "Tomorrow" (époque Your Arsenal), avant de servir à son peuple fidèle un "Please, Please, Please Let Me Get What I Want" (devenu avec le temps un très sexuel Please Let Me Get Who I Want), tout en douceur et qui suffit à lui seul à justifier le déplacement.

 

 

Très disert et sûr de son affaire, l'ex-chanteur des Smiths suggère qu'on le bute si Hillary Clinton est élue Président des Etats-Unis, se lamente sur l'amour qu'on ne lui donne pas, fait la promo de son prochain single (pas un mot sur le Greatest Hits en revanche). Salut de théâtre du misérable groupe et du maestro. Faux rappel. Désordre. Lumière et c'est fini. On a beau ne pas y croire nous-même, mais, même après une quinzaine de fois, même gras et gris comme un Michel Polnareff sans teinture, l'effet Morrissey ne faiblit pas. C'est à chaque fois comme une première fois réussie et comme une dernière qui s'attarde : sauvage, doux et impérissable. C'est bon et ridicule, ça ne s'échange pour rien au monde et c'est aussi excitant avec mille personnes que tout seul chez soi. C'est anglais jusqu'au trognon et ça revient dans quelques mois avec un nouvel album.

 

Le mythe du Moz décrypté sous la forme d'un vrai/faux, c'est Morrissey, plus célèbre que Jésus ? sur le mag de Flu.

 

Morrissey - Greatest Hits - sortie le 11 février 2008.


Cat Power, entourée et pourtant seule au Bataclan

Posté par Easywriter le 22.01.08 à 16:18 | tags : live, pop, rock

Commençons cette notule avec une pensée émue pour Appalousa, première partie de Cat Power qui a du interrompre son concert après une demi-heure de "bugs" techniques successifs. Ce sympathique duo electro-toy-pop (oui c'est de moi) méritait mieux (comme on pourra en juger ici).

Ceux (dont nous sommes) qui n'ont jamais vu un concert approximatif de Cat Power - voix de teigne fragile, mélodies rêches et fesses vissées sur une chaise - doivent se faire une raison : ça ne leur arrivera jamais.
La Chan Marshall 2008 est une professionnelle sûre de son talent.
Sur la scène du Bataclan, elle a donné un concert millimétré accompagnée de quatre musiciens aussi doués que banals.
La Chan Marshall 2008 peut sautiller (plutôt bien), s'adresser à la régie et dans la seconde reprendre son chant sans baisser d'une octave, ou encore prendre des poses parfaites pour les téléphones portables.

 

Cat Power a probablement gagné en puissance ce qu'elle a perdu en spontanéité maladroite, moyennant quoi son concert fut parfaitement carré et abouti.
Malheureusement, côté musique, si les accents "soul" ne nous avaient pas toujours convaincus sur album (c'est notre faute), on s'est pris à les regretter pendant ce set "blues-rock" composé essentiellement de reprises issues de Jukebox : "Aretha, Sing for me Aretha", "New York", "Lost someone"...Autant l'album permet à Chan de glisser les morceaux dans son propre univers esthétique, autant en live, tout finit par se confondre.

A de rares exceptions près, comme le cover magistral de son propre "Metal heart", la réussite des morceaux ne tient qu'à la voix soufflée d'une fille qui nous séduirait même en chantant le bottin accompagnée de bluesmen sourds. (A ce stade de l'article il convient peut-être de préciser qu'on a beaucoup aimé ce concert).
Quand cette voix s'arrête, tout menace de basculer à nouveau, dans la réalité prosaïque des solos longs et des blues piétons. Heureusement le chant reprend toujours.

Après une quinzaine de morceaux et un rappel stonien ingénieux ("Satisfaction") Chan quitte la scène les bras chargés de cadeaux et des fleurs qu'elle n'a pas jetées au public acclamée par des fans qui suivraient cette voix n'importe où.

Sur le mag, la chronique de Jukebox

Photos via Photosandgiggs




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