Dans l'espace, personne ne vous entend jouer... Si j'étais un tantinet méfiant et cynique, je vous dirais de vous méfier de ces médiators taillés dans un météorite. Parce qu'il s'agit probablement un piège extra-terrestre pour vampiriser l'énergie pranique des terriens guitaristes. Ou une grosse arnaque taillée dans de la laine de verre produite par ma grand-mère dans son cabanon des montagnes malgaches. Ou juste le médiator le plus cher que j'ai jamais vu (et il ne fait même pas de lumière). En tout cas, si vous avez 110 dollars (minimum) à dépenser et que vous êtes une sorte de réincarnation de Ziggy Stardust : c'est pour vous.Je t'aime le lundi... "Il y a dix ans quand je marchais dans la rue on me reconnaissait une fois tous les dix mètres. Aujourd’hui on me reconnaît une fois tous les dix jours."Edouardo. Son blog. Son site. Son oeuvre. La fin des tentes : Muse et Cult of Luna Personne ne pouvait faire autrement que d'entendre Muse jouer, vu le volume auquel s'étaient laissé allé les ingés-sons de la grande scène (laxisme de fin de festival oblige). Mêlant les morceaux diaboliquement toujours efficaces de Origin of Simmetry (dont ils ont joué un nombre impressionnant de titres, de "New Born" à "Bliss" en passant par "Citizen Erased") aux titres souvent grotesques de Black Holes and Revelations. Le mélange a quelque chose de monstrueux, bien balancé et hideux à la fois, aussi bon qu'auto-parodique. Comme si Frankenstein était constitué de morceaux de top modèles. Ce sera donc sur la scène de la Plage que l'on choisira d'achever les Eurockéennes de Belfort 2006, devant les (très) jeunots mais très crédibles métalleux de Cult of Luna.Sorte de Mogwai plus brut et enervé, auquel on aurait adjoint un chanteur métal, le métal électrique et électronique des Suèdois se révèle très efficace (même si la prestation du chanteur est finalement anecdotique). Leurs belles atmosphères tapent juste, et lorsqu'elles sont savamment tranchées de guitares, le résultat fait chavirer les cerveaux épuisés par trois jours de concert. Sur la Plage, la débauche de son, puissante, rauque, écrase les échos de Muse et entraîne le public dans un final dévastateur, tout en murs sonores. Les corps se propulsent dans tous les sens, les flemmards (dont je fais partie) s'effondrent assis contre les palissades qui bordent la scène ouverte et cognent du front en cadence. La nuit hurle, quelque chose prend feu au loin, un sorte de totem de bois, sans doute sacrifié pour la fin des Eurocks. Les flammes prennent de la hauteur et lèchent le ciel. Cult of Luna continue de se déchaîner, conscients de tenir la foule, et les Eurockéennes s'achèvent dans la dévastation. Préparatifs Eurockéennes...![]() "Bordeeeel, j'ai encore monté la putain de tente à l'envers..." Les Eurockéennes de Belfort 2006, ça commence demain. Ici aussi. |
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