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Un + un + un : DIY Boogie (n'importe quoi, n'importe comment) !
Bob Dylan prépare un album de Noël, se fait masherSans doute parce que rien ne dit mieux "je suis un mystérieux prophète mythique d'une génération et vous ne me comprendrez jamais", Bob Dylan vient d'annoncer qu'il travaillait sur un album de noël. Evidement, ceux qui essayent de deviner en quoi Dylan croit depuis qu'il aurait renié sa période évangeliste vont avoir de nouvelles questions à se poser en l'entendant chanter "O Little Town Of Bethleem" entre "Ill be home for Christmas" et"Here Comes Santa Claus". On espère qu'il ne fera pas que des reprises de chants traditionnels mais qu'il composera aussi pour l'occasion. On imagine bien un "Santa highway blues" de huit minutes dans lequel le père noël rencontrerait un juge, un voleur et le joker tout au long d'un road trip à travers les USA. Ou pas.
Le Point Totom
Je ne sais pas si Totomy pense lorsque qu'il mixe deux chansons ou s'il agit uniquement d'instinct, mais ce qu'il fait se rapproche de la critique. La musique est un langage que parlent tous les gens qui se dédicacent des chansons lourdes de sens sur Facebook (on m'a un jour dédicacé "(Get Up, I Feel Like A) Sex Machine"... j'ai vite compris le message). Sans être musicien à proprement parler, on peut tenter de manipuler ce langage, de le triturer, d'en tirer de nouveaux sens et de se demander si Kurt Cobain se serait suicidé s'il avait fait du gangsta ou si quelqu'un aurait tué un 2 Pac grunge. Reznor souffre, ToTom résiste
Le rêve de Trent Reznor n'est pas mort, cependant : tous ses nouveaux enregistrements sont offerts sous license Creative Commons et offerts dans les formats favoris des remixeurs. Là intervient notre bootlegueur favori, ToTom, qui propose rien moins que trois remixes complets de l'album Year Zero : un premier sur lequel la voix de Reznor se pose sur des instrumentaux aussi variés que ceux des Commodores, Visage ou Dusty Springfield, un second qui sur le principe inverse pose les voix de TTC, David Bowie et Björk sur les instrumentaux de Reznor et un dernier parce qu'il restait encore plein de bonnes idées à ToTom. Ca s'appelle Bootleg Is Resistance et ça se télécharge dans tous les formats que vous voulez.
Pour ToTom, c'est un hommage à Reznor mais pour qui s'est lassé de Nine Inch Nails, chaque piste est une proposition pour rendre ce groupe à nouveau intéressant. Comme l'a montré la collaboration avec Saul Williams, tout ce dont Reznor a besoin c'est d'un peu de sang neuf, d'une voix nouvelle. ToTom en propose une cinquantaine. Oh, comme j'aimerais qu'il produise le prochain Feist...
Notez dans vos agendas que ToTom jouera ses mashup au Kata Bar à Paris vendredi soir. David Hasselhoff vs. Boards Of CanadaAttention, cette vidéo fait froid dans le dos, vous grille quelques dizaines de neurones et vous pousse un pas plus près de l'aliénation totale et définitve. Dis comme ça ça peut paraître mauvais et ça l'est certainement un peu mais quand le monde moderne vous a transformé en un être froid, sans coeur, misanthrope et paranoïaque et que vous êtes trop chochotte pour vous mettre au crack, vous prenez votre plaisir comme vous pouvez. Cette chose est un mashup vidéo et audio de David Hasselhoff et Boards Of Canada réalisé par un certain WashingtonBeUpInThis. La simple réalité de The Hoff' chantant du Roy Orbison est déjà suffisamment horrible en elle-même mais mariée avec l'electronica des mystérieux écossais, on atteint des sommets de perversion. Les bonnes recettes de mamie : aujourd'hui, le mashupLes classiques en purée
Histoire de se détendre les oreilles et de faire voler en éclats les références auditives habituelles, un petit tour sur les incontournables encyclopédies du mash-up ne fait pas de mal. Ah, ces classiques qu'on connaît si bien qu'on n'a pas besoin de les écouter pour les entendre : le site Puritan Blister (référence à une pratique qui se pratique seul et en toute discrétion) en recense des versions compactées, fusionnées, fracassées ou mêlées qui font se mélanger les Destiny's Child et Coldplay, les Beach Boys et New Order. Tout n'est évidemment pas du meilleur goût mais certaines versions valent qu'on y prête attention. En plus (pourquoi donc ?), il y a même un titre de Dick Rivers (qui est une star au Japon). Love is not all you need “Cet album réunit à nouveau les Beatles, car tout d’un coup, il y a John et George avec Ringo et moi. C’est complètement magique.” Paul McCartney"On a créé un nouvel album des Beatles." George Martin Ca ne devrait étonner personne, Love a été grandement sur-vendu. On rappelle au distrait qu'il s'agit là d'un disque réalisé par Sir George Martin et son fils pour servir de bande son au nouveau spectacle du Cirque du Soleil. Ce qui transpirait des communiqués de presse était vrai : il s'agit simplement d'un album de remixes, voire juste de mashup. Maintenant qu'on sait ce qu'est ce disque, est-il bon ? Bah ! 78 minutes de Beatles, vous croyez vraiment que ça peut-être mauvais ? C'est vraiment une histoire de verre a moitié vide ou à moitié plein. Something est-elle meilleure avec un quatuor à cordes ? Non, mais elle n'est pas massacrée non plus. Ca a le mérite de changer un peu une chanson qu'on connait trop bien. Ailleurs il y a de vrais bons moment, comme Strawberry Fields qui se construit peu à peu à partir de la démo de John seul à sa guitare, comme au début du quatrième disque de l'Anthology, mais en plus fluide. Ailleurs, comme sur le mashup bancal Octopus Garden/Good Night qui illustre sûrement la partie "hommage à Ringo" du spectacle. Et puis les dix dernières minutes sont complétement ratées : rien ne peut passer après A Day In The Life. On ne s'en plaindra pas, la moitié psychédélique de la discographie des Beatles est à l'honneur. C'est le Cirque du Soleil après tout. On sent parfois une volonté de transformer l'oeuvre des Beatles en symphonie mais, bien plus souvent, ce qu'on entend c'est un mix pour soirée thématique Beatles. George Martin aurait voulu jouer à Brian Wilson mais finit Bob Ezrin (ce qui n'est pas si mal). En tant que bande son de spectacle, ce mix est une grande réussite. En tant que disque, c'est surtout un objet de curiosité que vous écouterez quatre ou cinq fois avant de le ranger à côté de Let It Be Naked. Rien de bien dramatique.A noter aussi : le son est bien plus propre que sur les CD honteusement archaïques des albums originaux. Il est aussi malheureusement surcompressé comme tout ce qui sort maintenant. La version 5.1 (que je n'ai pas pu écouter) s'en tire peut-être mieux. Ecouter Love sur TheBeatles.com Lasse, le smiley venu du froidRhaaa ! Lasse Gjertsen, le Norvégien qui faisait déjà mon bonheur sur le post "Garage à Beats", revient avec une nouvelle vidéo encore plus géniale que la première. Le mec ne sait jouer d'aucun instrument, si ce n'est d'un logiciel de montage vidéo, et réussit génialement à combiner des samples filmés de lui en train de faire un son pour créer des films excellents. Ici, comme dirait un les Yosh Nerims, "il y a un GAP entre les deux". Je vous laisse déguster !
The Simpsons + Star Trek = Acid-MashupPosté par Flyer le 31.08.06 à 12:37 | tags : mashup, psychédélique, rigolo, vidéos musicales, web, youtube
Le 8 septembre prochain, nous fêterons une quarantaine presque aussi importante culturellement que celle de Pet Sounds :
![]() Et oui, mettez vos doigts en V, Star Trek fête ses 40 ans. Un évènement qui a donné l'idée à un joyeux remixeur (qui aime les bonnets et les entonnoirs) de pondre une sorte de mashup vidéosonique entre l'inoubliable thème cheap de Star Trek et l'inoubliable thème barré des Simpsons. C'est sur YouTube, comme quasiment tout dans l'univers.
ÜbEr PsYChé !!! Girl Talk : Guerrila Pop On n'en a pas parlé ici mais Night Ripper, l'album de mashups signé Girl Talk est l'un des succés de l'été sur la blogosphère. C'est aussi une véritable définition du terme de mashup puisqu'en quarante-deux minutes plus d'une centaine de chansons sont pressés comme des citrons pour ne retirer de chacune que les quintessentielles secondes qui la rend mémorable. Selon le même principe qui voudrait que si le nutella, le reblochon et le surimi sont bons, ils seront encore meilleurs ensemble, Night Ripper est étonnament parvenu à créer le disque de fête ultime et sans doute potentiellement le procès pour violation de copyright le plus compliqué de l'histoire.On peut aussi y voir un blind test frénétique pour cocaïnomanes cultivés. Essayez un peu avec les deux morceaux gratuits : "Hold Up" et "Bounce That". Les bonnes réponses se trouvent sur Wikipedia. La raison pour laquelle je vous parle de tout ça maintenant, ce n'est pas que comme flyer je me permet de ressortir des news poussièreuses mais parce que deux sympathique bloggueurs ont pris sur eux de retracer les sources de Girl Talk en deux posts quasi exhaustifs (95 mp3, tout de même) un premier sur Some Vellvet Blog et un autre sur I Am Fuel, You Are Friends. Au pire, ça vous fait un excellente excuse pour avoir des chansons de Phil Collins et Britney Spears. DADvSI : la boulette Trouvé sur le blog de Karl Zéro (oui bon, je surfe où je veux d'abord !), ce petit mashup associant "La Boulette" de Diam's - qui est, même si il nie tout en bloc, la chanson préférée de flyer - aux paroles des parlementaires, à propos de la Loi DADvSI sur les droits d'auteurs. Ce texte absurde est passé mais le combat continue ! Avec Diam's, voilà un renfort de poids dans nos rangs. Mi Delpech, mi Mode = Delpech Mode Équation : hier, Myosotis nous parlait des cover bands. De temps en temps, on vous parle de mash up / bootlegs. Résultat : aujourd'hui je vous présente Delpech Mode, un groupe qui imite à la fois Michel Delpech et Depeche Mode en malaxant leurs morceaux. Ses deux membres, qui sont aussi de joyeux drilles, se présentent comme le "premier groupe des années 150 (70+80) (...), recueillant les mots de Michel Delpech (MD 70) et les mariant aux harmonies de Depeche Mode (DM 80) (...), mixant les époques pour en créer une nouvelle : le futur antérieur." Tout celà nous donne des morceaux du genre "Enjoy the Loir et Cher" (mon préféré), "Just can't j'étais chanteur" ou "Shake the flirt". Mmm comment dire... intéressant. Et pour voir les vrais Depeche Mode, direction Belfort ! (Merci Marvin Rouge !) Nine Inch Legs On vous avait déja parlé de Bastard Pet Sounds, l'hommage orgiaque de Totom au mythique album des Beach Boys. Notre bootlegger préféré revient avec With Boots, une déconstruction en règle du With Teeth de Nine Inch Nails. Le résultat est plein d'érudition (avec les apparitions de Lee Hazlewood ou Magazine), de bon goût (un peu de Stooges par ci, un peu de Joy Division par là...), d'humour (Kool & The Gang et une reprise de "Do Ya Think I'm Sexy" par les Revolting Cocks) et d'idées géniales (l'inquiétante transformation du "Clint Eastwood" des Gorrillaz). Bref tout comme sur Bastard Pet Sounds, mais en mieux.Le site de Totom étant victime de son succès, télécharger tous les mashups directement dessus relève de la gageure, mais fort heureusement, vous pouvez aussi télécharger l'album sous la forme d'un torrent, ce qui est encore le mieux pour éviter une nouvelle affaire Dean Gray. Zapping vidéo-sonique![]() Le site intitulé DailySoundZaping a mis au point un procédé complétement inutile mais tout à fait rigolo. Une fois la page ouverte, de petites fourmis virtuelles partent fouiner dans la base de donnée pharaonique de Daily Motion, sélectionnent des vidéos choisies de façon aléatoire et mélangent leurs sons. Le hasard est total, que ce soit dans le choix des vidéos ou la durée des sons utilisés. Le résultat est étonnant, souvent difficilement audible mais peut parfois donner - on sait jamais - un chef d'oeuvre. Encore faut-il avoir de la chance. (via WFMU) Radiohead se fait masher sur les pieds![]() Régalez vous les yeux et les oreilles avec cette sublime vidéo, qui illustre un excellent mash-up de Radiohead VS j'en-sais-rien-du-tout. Recel musical![]() Après s'être fait connaitre avec leur album mashup A Night at The Hip Hopera, les Kleptones reviennent avec un nouveau jeu de qui est qui ? musical : un double CD intitulé 24 Hours, et le tout est disponible gratuitement sur leur site, ce qui, plus que généreux, est plutôt intelligent dans la mesure où leur musique est faite d'ingrédients volés. Pour le plaisir de vos si beaux yeux, il y a même une vidéo. Bootleg = détournement de son = bootlegLe bootleg, cékoidonc ? On va essayer de faire simple, et de toute façon c’est simple. Littéralement en anglais "jambe de botte", le bootleg est une sorte de chanson mutante résultant du mélange de deux morceaux. La recette : prendre d'un côté l’a capella du premier, de l'autre l’instru du second... et touiller dans une grande marmite numérique.
Une foultitude de bidouilleurs/alchimistes, avec à leur tête ceux qui ont démocratisé le genre (j’ai nommé les illustres 2 Many DJ’s et le très actif DJ Zebra), s’adonnent à l’art du bootleg, et font entendre leurs créations en ligne. Pacifiste le bootleg : il contribue à faire tomber les clivages musicaux, en mixant des artistes et des styles que tout oppose. Au menu, d’alléchantes et saugrenues rencontres Led Zepellin vs Jackson Five, Grand Popo Football Club vs TTC, Camille en duo virtuel avec Nirvana, Shaggy pactisant avec Rage Against the Machine, ou encore un très funky "J’adore mon daddy", où Philippe Katerine nous fait part de son adoration des gens sur fond de "Daddy, daddy cool". Parce que la musique aussi est un produit recyclable. Dean Gray Tuesday. Sous-titre : American Edit ! Aujourd'hui est un jour spécifique pour la communauté mash-up : le Dean Gray tuesday ("mardi de Dean Gray", pour les francophiles les plus extrêmes). Un peu partout sur le web, à midi, des douzaines de serveurs se sont ouverts pour distribuer gratuitement (et le plus largement possible) un album de mash-up (le principe étant de mélanger plusieurs musiques distinctes pour en créer une nouvelle) basé sur l'American Idiot de Green Day. Le résultat : American Edit de Dean Gray (peudonyme collectif de tous les participants), sorti une première fois le 18 novembre et interdit par Warner Records (label de Green Day) le 28 novembre. Pourquoi cette mesure d'interdiction, pour un disque distribué sans vélléité commerciale pour ses créateurs ? Ou plus précisément, dont la seule facette commerciale consiste en une demande, de la part des géniteurs de l'album aux fans qui apprécient le résultat, de faire une donation à l'une des trois oeuvres caritatives soutenues par le groupe Green Day. D'où l'organisation de ce mardi un peu spécial. Non pas dans le but de soutenir le piratage de musique, mais dans l'espoir de faire comprendre aux labels, aux artistes et aux éditeurs bornés, le côté "légitime" et "non criminel" d'un mash-up. Voire la force promotionnelle qu'il peut représenter. Et vous savez quoi ? L'album est bon, en plus ! Une bien belle production, joliment variée, qui ne nécessite même pas d'aimer Green Day pour apprécier les qualités des remixes. Car c'est aussi ça la magie des mash-up : réussir à mixer des groupes pas toujours forcément géniaux et en tirer quelque chose de plus plaisant, au moins d'écoutable, et dans ce cas précis, de génial. Pet Sounds + Mashups![]() Totom est quelqu'un de doué. Ce pseudonyme anonyme vient de réaliser un concept-album de mashups : Bastard Pet Sounds. Le Bastard du titre vient tout droit du principe d'un mashup : mélanger plusieurs musiques distinctes pour en créer une nouvelle. Le Pet Sounds rend hommage au mythique et magnifique album des Beach Boys, véritable monument de la pop au même titre que plusieurs albums des Beatles (les deux groupes étaient d'ailleurs en concurrence artistique). Bastard Pet Sounds est donc un album de mashups, qui suit la tracklist de la galette des Beach Boys tout en s'amusant à hybrider ses titres les uns après les autres. Etonnant, souvent surprenant, bien réalisé, chaque morceau pique la curiosité à vif sans jamais décevoir. En plus, le monde de Totom est rempli de choses mélophiles. Un beau week-end s'annonce. Merci Totom ! |
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