Playlist : blog musique
Fil d'actu : médiasFil Rss médias
La musique s'écoute, se sent, se lit et vit aussi à travers les médias. Actualité des différents médias musicaux actuels : presse papier, blogs spécialisées, télévision, radio...sur Flu, le média en ligne.

Muse s'amuse à la télé italienne

Posté par LovelyRita le 23.09.09 à 16:21 | tags : pop, télévision, médias, news, rigolo

On pourra dire ce que l'on veut de Muse et de sa musique, mais le groupe a réussi un beau coup médiatique il y a quelques jours en se payant la tête de Simona Ventura, qui les a invités sur le plateau de son émission, et qui, accessoirement est une ex-maîtresse de Silvio Berlusconi.

 

Personnalité populaire en Italie, Ventura, avait invité le groupe Muse dans son émission diffusée sur Rai Due (contrôlé par Berlusconi). En pleine promo pour leur album, The Resistance, le trio anglais qu'on ne présente plus, a fait la nique à la bimbo pseudo animatrice lors du live-playback du single "Uprising". Mettez Matthew Bellamy, le chanteur, derrière les fûts, et le batteur au micro, tout sourire et sans qu'aucun n'essaient d'y mettre du sien, vous avez un des pires playbacks de l'histoire de la télé, uns des plus drôles aussi. Cerise sur le gâteau quand le sketch s'arrête et que Simona Ventura s'adresse au vrai batteur en pensant que c'était Bellamy.

 




Suivez en direct la cérémonie hommage à Michael Jackson

Posté par LovelyRita le 07.07.09 à 18:15 | tags : médias, news

Depuis le milieu de l'après-midi (pour nous), les télés américaines restransmettent déjà les premières images de la cérémonie publique en l'honneur de Michael Jackson.

Suivez dès maintenant et en direct sur Fluctuat, l'hommage rendu à Los Angeles au Staples Center.

 

 

 

 







L'hommage public à Michael Jackson, premier web-event ?

Posté par LovelyRita le 07.07.09 à 16:58 | tags : news, médias, web, pop

L'annonce de la mort de Michael Jackson avait déjà rémué le net tout entier. La cérémonie qui a lieu aujourd'hui à 19h (heure française) en son honneur, devrait quant à elle, marquer d'une pierre blanche l'histoire du web.

 


 

C'est d'un site web, celui de TMZ, qu'est parti le raz-de-marée qui a secoué le web international pendant des jours. Si les journaux télé, la radio et la presse classique ont largement couvert l'événement, les médias web ont été les premiers espaces d'expression à commenter la nouvelle et se sont montrés les plus réactifs. Le 25 juin, jour du décès, Twitter estime que 30% des messages échangés sur sa plateforme était consacré à la star. Idem, sur Youtube, les vidéos de Jackson connaissent un pic de popularité (celle de Thriller va dépasser les 50 millions de visionnages). La plupart des sites d'informations qui ont relayé l'événement ont vu leur audience augmenter et le site Yahoo! News déclare avoir dépassé son record de visiteurs uniques, qu'il avait atteint lors de la dernière élection présidentielle aux USA (B.O. : 15,1 millions vs M.J. : 16,4). La cérémonie d'investiture d'Obama, retransmise sur plusieurs sites internet en direct, avait déjà eu des airs de gros rassemblement sur le web. En ce qui concerne la cérémonie consacrée à MJ aujourd'hui, on parle déjà d'un record et d'une date clée dans l'histoire d'internet... l'hommage à MJ, premier web-event ?

 

Vu les premières secousses qui se sont déclarées sur le web il y a deux semaines, on peut s'attendre à battre un record aujourd'hui. La cérémonie publique qui va se dérouler au Staples Centre de Los Angeles, là où le King of Pop, avait fait ses dernières répétitions, va démarrer à 10h (heure locale)...Une grande partie des Américains, alors sur leur lieu de travail, seront contraints de suivre l'événement en direct sur le web plutôt que sur un poste de télé. Si ce ne sont que de simples hypothèses et si le seul point de comparaison actuel, en tant qu'événement fédérateur sur le web, est la cérémonie d'investiture d'Obama, Michael Jackson, qui a déjà battu les records détenus par l'actuel Président, devrait aussi le devancer et voir son hommage labelisé de premier web-event.

 

A suivre en direct à partir de 18h sur Fluctuat, la cérémonie d'adieu à Michael Jackson.

 

Voir aussi l'hommage de la rédaction à Michael Jackson
- Diaporama Nerverland, le ranch de Michael Jackson
- Diaporama Michael Jackson et ses amis
- Les meilleus clips vidéo de Michael Jackson




Eminem vs Bruno : le web se paie la tête du rappeur

Posté par LovelyRita le 02.06.09 à 17:39 | tags : médias, télévision, rigolo, news

C'est arrivé au MTV Movie Awards ce lundi. Sacha Baron Cohen (dans la peau de Bruno) a atteri cul nul, sur la tête d'Eminem en direct et pour le plus grand plaisir du web.

 

La vidéo ci-dessous a eu le temps de faire le tour du net, monopolisant toute l'actu des dernières heures, trustant les fils RSS, votre page netvibes... tout le monde ne parle que de ça, et s'il est quasi sûr aujourd'hui que l'accident aurait en fait été monté de toutes pièces, les internautes s'y sont donnés à coeur joie ces dernières heures pour rivaliser d'humour, de grossièreté ou de finesse (très peu en fait) pour traiter l'incident et se payer une bonne tranche de rigolade sur le dos d'Eminem. Petit tour du web de ce que l'on peut y lire actuellement.

 

- Via I Guess I'm Floating on apprend ce qu'est la pratique du teabag...

- Sur ThinkFashion, l'expression face to face n'était pas assez signifiante pour qualifier le clash entre les deux stars, on lui préferera la plus visuelle ass to face

- 50 Cent ne parle plus d'atterrissage mais de "ass landing" (vu sur son twitter)

- Chez Monster and Critics, on rappelle à juste titre que le sketch fait partie du plan promo de Sacha Baron Cohen pour son film (sortie en juillet) avec un Sacha Baron Cohen gives Eminem a taste of Bruno at MTV Awards ("Sacha Baron Cohen donne à Eminem un avant-goût de Bruno")

- Revenant sur le coup monté, le SetallePi, quant à lui, titre "No Butts About It : MTV's Eminem-Bruno Stunt Was Staged"

- Et chez The Vancouver Sun, on revient sur Sacha et son cul blanc qui auraient éclipsé la présentation du trailer du nouveau chapitre du film Twilight, intitué New Moon, supposé être l'événement de la cérémonie.

- Même s'il est dit qu'Eminem aurait été à moitié complice, le rappeur est la risée de tout le web depuis hier comme le suggère le Sacha Baron Cohen makes an ass of Eminem de WagerWeb.

 

Moins inventif, plus frileux et surtout moins drôle, en France on reste assez discret avec la mauvaise posture sur le site de France 2 ou un très bateau Eminem, la tête dans le cul de Bruno pour le Post.

 

 

 

Lire aussi
- Eminem : le clip de 3am commence à nous faire peur
- 50 ans : le rock fait-il grossir les idoles ?




On se croirait en 1993...

Posté par Maxence le 29.05.09 à 14:39 | tags : médias, metal, rock

 

Acheté pour la première fois en me rendant à Lyon le week-end dernier, je découvre avec bonheur Noise Mag, un bimensuel dont on m'a beaucoup parlé mais dont les couv' barbues et bruyantes ne m'avaient pas tentées jusque-là.


Bonne pioche et merci à ceux qui me l'ont conseillé, car c'est un excellent magazine. Sous une superbe couv' dédiée aux Sonic Youth (rare en France, même à une époque où les New-Yorkais se sont calmés), je découvre de nombreuses signatures, dont celle de notre excellent confrère, le fameux Lelo J. Baptista, ainsi que d'autres, moins connues mais tout aussi bonnes, avec, en prime, un nombre important de filles dans la rédaction (autre fait rare dans le journalisme musical français!).


Au sommaire : de longs papiers sur Isis, Tortoise (presque 5 pages avec discographie détaillée par Doug McCombs himself), Sonic Youth donc (un phoner hillarant et rondement mené avec Thurston Moore), un long interview de Skiz Fernando (aka Spectre), boss du label Wordsound qui revient sur le devant de la scène après des années d'hibernation (et à qui le dubstep doit tout, il faut bien le dire), un autre des trublions free noise électronique de Black Dice, un très bon papier sur Depeche Mode (" le groupe vit ses derniers jours ", annonce Martin L. Gore), un autre sur les cultes Liquid Liquid, le retour de Hint, pape de l'ambient dub industriel français, une découverte avec Celan, soit la réunion de Chris Spencer de Unsane (Unsannnne !!), Ari Benjamin Meyer, claviériste de Einstruzende Neubauten, Niko Wenner, guitariste d'Oxbow, etc. le tout dans un style décomplexé, sans détour, souvent très drôle (voir le papier de Baptista sur Goblin) et irrévérencieux. Sans oublier la dose nécessaire dans ce genre d'exercice, de subjectivité salvatrice et d'ouverture (techno, chroniques des albums de DC Recordings,...)



Un sommaire audacieux en 2009, mais en même temps daté (Sonic Youth, Liquid Liquid, Depeche Mode, Goblin, Tortoise, Wordsound, Hint) qu'on aurait plutôt vu dans les pages d'un fanzine pointu en 1993 (au hasard le mythique Hyacinth, prédécesseur d'Octopus). Ceci n'est pas une critique, au contraire, la musique peinant actuellement à faire du neuf et c'est bien normal. Non, il s'agit juste d'une constatation, ou plutôt d'un constat positif : finalement dans la jungle darwiniste des musiques dites "actuelles" ce sont ceux sur lesquels nous avions misé en 93 qui gagnent et sont toujours debout. Noise Mag a su, contre vents et marées, rester fidèle à cet esprit et surtout continue de se passionner pour les musiques bruyantes qui connurent un bouillonnement sans commune mesure dans les 90's aux côtés de l'electro qui montait.


Bref, un retour au bruit drivé par les grands anciens du genre (SY, Dinosaur Jr, Unsane, Hint...) semble se profiler à l'horizon et on ne s'en plaint pas. En attendant, félicitations à l'équipe de Noise Mag pour son excellent boulot alors que la presse est "en crise", et longue vie !


Voir aussi
Jim Jarmusch at the control avec Boris Sunn O))) et Earth
- Géant vert : Dinosaur Jr fait sa rentrée




Radio Prun' fête ses 10 ans à coups de Ghetto Blaster

Posté par Carter le 19.05.09 à 11:15 | tags : pionnier, anniversaire, copinage, agenda, news, médias

Créée en 1999 par de jeunes étudiants, Prun', la première radio étudiante nantaise, a depuis formé plus d'un millier de bénévoles. Le 21 mai prochain, Prun' fêtera ses 10 ans avec pour projet de remuer la ville de Nantes dans tous les sens pendant 10 jours.


L'événement phare de cet anniversaire sera la tentative de record du monde de Ghetto Blaster. Un concept farfelu qui consiste à rassembler le plus grand nombre de postes de radio mobiles en un même lieu afin d'écouter une émission spéciale (et interactive) concoctée pour l'occasion. Des interventions d'artistes comme Hocus Pocus ou Zôl sont prévus durant les deux heures de show. Les habitants de Nantes et de Navarre sont donc invités à se pointer le jeudi 21 mai à 16h Place Bretagne à Nantes, munis de n'importe quel appareil sans fil qui puisse capter la radio. Chaque participant apportera ainsi sa pierre à l'édifice sonore, qui ne manquera certainement pas de retentir plusieurs kilomètres à la ronde.

 




Cette petite radio décide donc de taper un grand coup, afin de donner le "la" pour les 10 jours de festivité en tous genres qui s'en suivront. Pour célébrer les 10 ans de leur radio, les 194 bénévoles ont prévu 10 soirées différentes, 10 émissions rédactionelles en direct et en public, et plein d'autres trucs en "10". La grille des programmes sera entièrement remaniée pour proposer des émissions originales 24/24 sur l'antenne, afin de ne jamais relâcher la pression.


Reste maintenant à voir si les étudiants, amateurs et bénévoles pour la plupart, vont réussir à concrétiser leurs folles ambitions. En tous cas ce genre d'initiatives est plus qu'une simple fête sans but puisque les radios associatives sont gravement menacées par l'arrivée de la RNT, et qu'un peu de visibilité ne peut qu'être bénéfique à leur combat.


Pour écouter Prun', pour plus d'infos ou le programme complet, rendez-vous sur Prun.net, ou sur le 92 FM pour les Nantais.

 


Lire aussi :

- Gonzales, 27 heures de concert, la vidéo des dernières minutes

- Stereo Mood, la radio emo




Les Inrocks perdent du Volume

Posté par Maxence le 24.04.09 à 16:00 | tags : médias, électro, rock, presse puree, pop, news

 

Neuf mois après son lancement le 6 juin 2008, nos confrères de Volume, le magazine musical des Inrockuptibles, mettent les clés sous la porte. "Les conditions économiques actuelles ne nous permettent pas de poursuivre cette aventure : il n'y aura donc pas de prochain numéro de Volume" déclarait la rédaction à ses abonnés il y a une semaine.

 

La crise a donc de nouveau frappé un magazine du secteur musical, déjà fragilisé par la baisse des ventes de la presse en général. Certains pouvaient stigmatiser son prix, dénoncer l'augmentation croissante de titres (à la durée de vie pourtant souvent extrêmement courte), la baisse du pouvoir d'achat des plus jeunes (qui représente tout de même plus de 25% du PIB d'un pays comme la France, ce qui reste énorme), la concurrence d'internet, etc. Reste qu'en tant que journaliste on ne peut s'empêcher de saluer le travail énorme (et de qualité) de Pascal Bertin et Christophe Conte, responsables de la ligne éditoriale éclectique et passionnée d'un mensuel qu'ils tenaient quasiment à eux deux à bout de bras.

 

Les Inrockuptibles ayant mis en place un plan économique en décembre dernier, il faut croire que la totalité de la rédaction de Volume va tout de même avoir du mal à réintégrer la société. Un nouveau projet est tout de même annoncé... Un peu d'espoir dans un ciel voilé. A suivre donc...

 

En attendant, pour connaître la charge de travail d'un magazine comme celui-là, ne reste à dire qu'une chose : Chapeau, monsieur Bertin et monsieur Conte !

 

Lire aussi
- Passion Pit dévoile The Reeling en clip
- Réédition des premiers albums de Nick Cave & The Bad Seeds




Et les NoMinEs des NME Awards 2009 sont...

Posté par Carter le 28.01.09 à 13:38 | tags : uk, médias, news, pop, rock

Les Shockwaves NME Awards auront lieu le 25 février prochain à la Brixton Academy et la liste des heureux nominés est tombée. Le fameux site de news musicales "express" ne retourne pas sa veste pour cette édition 2009 et met toujours en avant ses petits chouchous.

Ainsi Pete Doherty se voit nommé pour le Meilleur Artiste Solo, alors que son album, Grace/Wastelands ne sortira que le 16 mars prochain.

Toujours d'après NME, Oasis est un groupe tellement incontournable que les mancuniens réussissent à être à la fois dans la catégorie Meilleur Groupe Anglais et Pire Groupe. Fortiches, les gars. Il faut dire que ça n'a rien de surprenant si l'on connaît les goûts des lecteurs du NME, qui avaient déjà sacré Definitely Maybe meilleur album de tous les temps en 2006. Rappelons que c'est aussi eux qui voteront pour les récompenses de cette cérémonie...

Et puis, Alex Turner est nommé pas moins de 6 fois avec ses divers projets. Il n'égale malheureusement pas son précédent record de 7 nominations l'année dernière avec Arctic Monkeys... Le bougre doit être bien déçu.

 

Voici la liste complète des nominations :

 

Meilleur Groupe Anglais : Bloc Party; The Last Shadow Puppets; Muse; Oasis; Radiohead

Meilleur Groupe International : Crystal Castles; The Killers; Kings Of Leon; MGMT; Vampire Weekend

Meilleur Artiste Solo : Ladyhawke; Laura Marling; Lightspeed Champion; Jay-Z; Pete Doherty

 

Meilleur Groupe : Glasvegas; Late Of The Pier; MGMT; Vampire Weekend; White Lies

 

Meilleur Groupe Live : The Killers; Kings Of Leon; Muse; Oasis; Radiohead

Meilleur Album : Bloc Party – Intimacy; Glasvegas – Glasvegas; The Killers – Day & Age; Kings Of Leon – Only By The Night; Oasis – Dig Out Your Soul

 

Meilleur Morceau : Kings Of Leon – "Sex On Fire"; The Last Shadow Puppets – "The Age Of The Understatement"; MGMT – "Time To Pretend"; The Ting Tings – "That's Not My Name"; Vampire Weekend – "A-Punk"

 

Meilleur Clip : The Last Shadow Puppets – "My Mistakes Were Made For You"; Late Of The Pier – "Heartbreak"; Oasis – "The Shock Of The Lightning"; Radiohead – "House Of Cards"; Vampire Weekend – "A-Punk"

 

Meilleur Festival : Glastonbury; Isle Of Wight; Reading and Leeds; T In The Park; V Festival

Meilleure Emission Télé : Gavin & Stacey; The IT Crowd; The Mighty Boosh; Never Mind The Buzzcocks; Skins

Meilleur Film : The Dark Knight, Le Chevalier Noir; Juno; Quantum of Solace; Twilight - Chapitre 1 : fascination; Wall-E

Meilleur Tube Dansant : Bloc Party – "Mercury"; Crystal Castles – "Courtship Dating"; Dizzee Rascal & Calvin Harris – "Dance Wiv Me"; Friendly Fires – "Paris"; Late Of The Pier – "Bathroom Gurgle"

 

Meilleur DVD : Arctic Monkeys – At The Apollo; Foo FightersLive At Wembley Stadium; Kaiser ChiefsLive At Elland Road; Muse – HAARP; The Rolling StonesShine A Light

 

Héros de l'Année : Alex Turner; Barack Obama; Brandon Flowers; Noel Fielding; Noel Gallagher

 

Méchant de l'Année : Amy Winehouse; George Bush; Gordon Brown; John McCain; Pete Doherty

 

Meilleur Look : Alex Turner; Alexa Chung; Brandon Flowers; Noel Fielding; Noel Gallagher

 

Pire Look : Amy Winehouse; Brandon Flowers; Johnny Borrell; Katy Perry; Pete Doherty

 

Pire Album : Britney SpearsCircus; ColdplayViva La Vida; Jonas BrothersA Little Bit Longer; RazorlightSlipway Fires; Scouting For Girls – Scouting For Girls

 

Pire Groupe : Fall Out Boy; Jonas Brothers; Oasis; Scouting for Girls; Tokio Hotel

 

Homme le Plus Sexy : Carl Barat; Keith Murray; Matt Bellamy; Miles Kane; Pete Doherty

 

Femme la Plus Sexy : Alison Mosshart; Hayley Williams; Kate Jackson; Lykke Li; Stephanie Dosen

 

Meilleur Site Web : Bebo; Facebook; Last FM; MySpace; YouTube

 

Meilleure Salle de Concerts : Brixton Academy; Manchester Apollo; London Astoria; Glasgow Barrowlands; London O2 Arena

 

Meilleur Artwork d'Album : The Cure4:13 Dream; GuillemotsRed; The Killers – Day & Age; Muse – HAARP; We Are ScientistsBrain Thrust Mastery

 

Meilleur Blog de Groupe : Foals; Lightspeed Champion; Little Boots; Noel Gallagher/Oasis; Radiohead



Pour finir, sachez que The Cure recevra le Shockwaves NME Awards 2009 du Génie Divin. Rien que ça. Pour les remercier gentiment, Saint Robert Smith a promis d'offrir une prestation exceptionnelle retraçant l'histoire du groupe lors de la cérémonie.

 

Lire aussi:

Les 8 voix les plus étranges du rock selon NME

Les dernières news sur Grace/Wastelands de Pete Doherty

Le top NME des meilleurs albums de tous les temps




La nuit des couteaux sanglants : les gothiques héros dégustent

Posté par Myosotis le 09.10.08 à 12:50 | tags : gothique, médias

Les gothiques sont des gens bien. La preuve : ils sont prêts à donner leur sang et presque leur vie pour venir à la rescousse de deux jeunes femmes en train de se faire détrousser par une bande de malfrats. C'est ce qu'illustre ce fait divers (août) survenu près de Leeds et qui nous ramène des années en arrière, lorsque les skins faisaient la chasse aux batcaves et autres vampires dans les rues de toutes les villes du continent. Alors qu'ils assistaient tranquillement à un rassemblement musical entre EMO, goths et autres "alternative dressers", comme on dit en Angleterre, une bande de jeunes gothiques adolescents est intervenue en appui de plusieurs garçons de leur groupe qui avaient entrepris de venir en aide à deux jeunes filles en train de se faire agresser. Les jeunes goths y sont allés un peu trop innocemment et visiblement sans technique coordonnée puisque malgré leur nombre, les agresseurs, non identifiés pour le moment, ont tiré leur couteau et leur ont saigné le ventre. L'un des goths, âgé de 26 ans, est dans un état critique. Un autre est blessé à la tête et deux autres ont quitté l'hôpital le lendemain après avoir pansé leurs blessures. Trois jeunes ont été interpellés en lien avec un autre vol et pourraient être inquiétés pour ces violences.

Le fait divers, par delà son caractère spectaculaire et dramatique (les goths campaient à proximité de la résidence John O'Gaunts de Rothswell (pas Roswell), illustre le mouvement d'hostilité historique vis à vis des goths et EMOS qui ont envahi les villes et les campagnes depuis deux ou trois ans, parallèlement au retour de hype enregistré par leur musique. Les gothiques sont assimilés aux satanistes, poussent au suicide et dérangent par leur incapacité à communiquer en dehors de leur tribu. Les violences contre ces groupes de jeunes, souvent amicaux et ultrasensibles (sic), sont en passe de concurrencer les violences raciales et violences sexuelles qui faisaient jusqu'ici le bonheur des groupuscules et brutes de tous acabits. Gare à la revanche des seigneurs de la nuit....

 

 

 




Mylène Farmer déchire les charts avec son Point de Suture

Posté par Myosotis le 04.09.08 à 10:23 | tags : gothique, médias, news

Point De Suture, son dernier album, aura beau s'être fait descendre par l'ensemble de la critique pour une fois (presque) unanime, Mylène Farmer caracole en tête des charts français et explose les ventes à un point qu'elle n'aurait pas imaginé elle-même, compte tenu du (très) relatif insuccès de son précédent opus, l'horrible Avant Que L'ombre.... Question record, Mylène Gautier s'y entend puisqu'elle les accumule depuis quelques années : record de durée pour un clip français ("Pourvu qu'elles soient douces" et ses 17 minutes), record du nombre de trophées NRJ Awards, record de rapidité pour la vente de places de concert, record de ventes d'un DVD et autres trucs pour le Guiness Book des Artistes Franchouilles. Cette fois-ci, et en plus de prendre la tête des ventes, le Point de Suture s'est écoulé à 108 000 exemplaires et a aussi battu des records sur les plateformes de téléchargement et sur un nouveau mode de refourgue : l'embarquement sur les téléphones Ericsson du réseau SFR (175 000). Pour ceux qui n'en croient pas leurs oreilles, la native de Pierrefonds (oh, le beau château) qui fêtera ses 47 ans (elle ne les fait pas) le 12 septembre peut se targuer d'avoir écoulé deux Stade de France en à peine 3 heures, d'avoir réuni 9 millions de personnes pour son interview au journal de 20 heures de TF1 (soit près de 15% de plus que d'ordinaire) et on en passe.

Côté musique (parce qu'on s'est aussi donné la peine d'écouter l'album pendant qu'on y était), Point de Suture ressemble à du Mylène Farmer, en mieux ou en moins bien selon qu'on est familier de son univers ou pas. L'album semble taillé pour la scène avec des mélodies plus claires et ouvertes que précédemment, des sonorités électro plus marquées qui en font au final quelque chose d'assez dansant et... emballant. Côté textes, la lecture des paroles nous projette dans un monde "trouble" (disons ça pour faire simple) où sexe, mort et volupté se mêlent comme d'habitude façon 'Touze de la Famille Addams. Au fil des chansons, on trouve des thèmes clés qui reviennent : les cicatrices, l'enfance, la mort,... "Dégénération", le 1er single, fonctionne assez bien. "Appelle mon numéro" craint un maximum avec ses textes idiots et ses relants jeunistes : "Appelle moi numéro, j'ai le sang si chaud, viens dans mon sillage, appelle mon numéro, compose ma vie", bof, bof. "Si j'avais au moins pu te revoir" est franchement pas mal. "Looking for My Name" avec.... Moby au chant, est assez réussi et rattrape quelques titres faiblards comme "Je m'ennuie" ou l'éponyme "Point de Suture".

Que dire d'autre si ce n'est que plus que tous les autres, les fans et non-fans de Mylène Farmer n'ont pas besoin de nous pour se faire une opinion. Les légions d'EMO, de gothiques, de gays et lesbiens sont armées pour le combat, prêtes à jouer des coudes et des genoux pour accompagner les chorégraphies qui tuent. Les autres se contenteront de regarder les jolis clips de Laurent Boutonnat, de mater les culs et de se rappeler l'époque où ils essayaient d'apercevoir des poils roux dans la baignoire de Libertine. Courait alors une rumeur qui voulait que si on joue le single à l'envers, on pouvait faire débarquer dans sa chambre une démon succube, prête à l'emploi. Ca n'a jamais marché pour moi, mais j'en connais qui ne s'en sont jamais remis.




La grande saga de la presse musicale

Posté par Maxence le 23.08.08 à 10:13 | tags : flu, médias, news

 


Certains d'entre vous l'ont peut-être remarqué, Fluctuat, le mag, s'est fendu durant tout l'été d'une belle histoire des grandes figures de la presse musicale mondiale. Du NME aux Inrockuptibles, de The Wire à Rolling Stone et The Source, Flu' n'oublie pas non plus le plus représentatif des sites web musical, j'ai nommé Pitchfork. C'est toute la rédac' de Fluctuat.net (et donc de Playlist) qui s'est donnée la main pour vous proposer ces historiques, avis et critiques (forcément subjectives) sur ceux qui font, firent, ou feront à n'en pas douter encore longtemps, la pluie et le beau temps au sein des musiques actuelles et populaires, n'en déplaise aux médias numériques.


Lire l'histoire du NME
Lire l'histoire des Inrocks
Lire l'histoire de The Wire
Lire l'histoire de Rolling Stones
Lire L'histoire de The Source
Lire l'histoire de Pitchfork




L'interview perdue des Beatles (comment est-ce possible ?)

Posté par LovelyRita le 02.07.08 à 13:22 | tags : médias, news, pop, radio, télévision, uk

Oui, comment est-ce possible de perdre une interview des Beatles ? Avril 1964, la Beatlemania fait fureur et la télévision écossaise réussit à obtenir une rencontre avec John Lennon et Paul McCartney. On ne sait pas comment, ni pourquoi, mais l'interview n'a pas été publiée sur le coup, ni quelques mois après. Et c'est par un pur hasard que la bande refait surface cette année. Le Londonien Richard Jeffs aurait retrouvé lors d'une descente dans son propre garage une boîte contenant la bande de cette fameuse interview, parmi d'autres pellicules diverses. Cela faisait 44 ans que l'interview dormait dans le sud de Londres (dans des conditions de stockage peu adéquates à la bonne conservation des bandes) et BBC Radio 4 a mis fin à son réveil en diffusant l'interview (sa partie audio) le 1er juillet sur ses ondes. A présent la bande est stockée dans les archives de la BBC.

Réalisée par STV (pour une émission destinée aux enfants), cette interview représenterait le plus vieux document vidéo existant réunissant les 2 Beatles. Neuf minutes de sujet où John et Paul évoquent leur rencontre, leur succès et leur travail de composition.

Un extrait de l'interview sur le site de la BBC

Interview avec Richard Jeffs

L'interview sera rediffusée le 5 juillet à 15h30 sur BBC Radio 4.

 

Sachez qu'à Flu, on vient de passer au peigne fin tous les disques de dur de la rédac...au mieux on pourrait vous ressortir une interview des Dire Straits.

 




Le NME, histoire d'une usine à hype

Posté par Slick Rick le 27.06.08 à 10:05 | tags : agenda, médias, pop, rock, uk

"How many ways to get what you want, I use the best, I use the rest, I use the NME, I use Anarchy" beuglait Johnny Rotten sur le tube punk des Sex PistolsAnarchy in the UK”. Sans qu'on sâche si le NME faisait partie du "meilleur" ou du "reste"...

Qu'il soit adoré, conspué ou méprisé, le NME reste, qu'on le veuille ou non, une figure incontournable de la presse rock. Plus de 55 ans que ça dure, cette histoire : les appels de "une" délirants, les "nouveaux meilleurs groupes du monde de la semaine qui vont changer votre vie"… Mais aussi des découvertes, un nez creux qui révèle parfois des talents, comme récemment la "nu rave". Mais aussi un hebdo qui n'a pas peur de lasser ses lecteurs en mettant Pete Doherty ou Liam Gallagher en "une" au moins une fois par mois. Ennemi du bon goût comme des bonnes manières, le NME énerve autant qu’il fascine. Vulgaire et flamboyant, superflu et finalement incontournable.


 

 

A l'occasion de la soirée Club NME, le 27 juin à la Flèche d’Or, Flu se penche sur l'histoire du NME, dans un dossier qui ausculte les hauts et les bas d'un mag en perpétuelle réinvention. De la British Invasion au shoegaze en passant par la Brit Pop et la new wave, le New Musical Express aura connu toutes les mutations du rock, en les traitant plus ou moins à temps. Stimulé autant qu'aveuglé par l'éternelle quête du "next big thing", l'hebdo conserve aujourd'hui son autorité, malgré son aspect tabloïd.

 

Soirée Club NME à La Flèche d’Or, 102 bis, rue de Bagnolet, Paris 20ème (entrée libre)

avec Bombay Bicycle Club, Bitchee Bitchee Ya Ya Ya et les DJ sets de South Central, Shitdisco et Vicarious Bliss.

Site de la Flèche d'Or




Musicareaction : découverte ludique de la musique contemporaine

Posté par Maxence le 24.06.08 à 10:21 | tags : contemporaine, copinage, électro, médias, news

 

La musique contemporaine c'est une école sans en être une. Il s'agit plutôt d'une discipline élargie au sein de laquelle on trouve une foule de pratiques et de techniques différentes : le sérialisme, l'aléatoire, le minimalisme, la musique spectrale, la musique générative, l'électroacoustique, etc. Tous ces courants sont à l'œuvre dans de nombreux et différents domaines de la musique dite "actuelle", les musiques électroniques bien sûr, mais aussi le rock progressif et alternatif, le jazz, les musiques improvisées, la scène anti-folk et même certaines formes de disco !

Ceci étant, si l'on ne peut décemment pas coller n'importe quoi dans la case "musique contemporaine", on peut cependant l'envisager comme une musique vivante, curieuse, ouverte et avide de transversalité. C'est ainsi que Musicareaction, le blog du fameux Ensemble intercontemporain fondé en 1976 par Pierre Boulez, envisage la musique aujourd'hui.

Avec des sujets comme "La musique contemporaine est elle encore contemporaine ? ou L'improvisation pense plus fort", des extraits vidéos, des interviews de personnalités de la musique ou d'autres domaines (Hubert Reeves sur la musique contemporaine), des chroniques et des annonces ainsi qu'une foule de news sur des artistes pluridisciplinaires aussi variés que Wolfgang Voigt, Steve Reich, Björk, Pascal Dusapin, Arthur Russel, ou Pierre Jodlowski, Musicareaction inscrit la musique contemporaine dans son époque de manière vivante et dynamique, invitant au débat et au partage. A découvrir !

 




Volume, nouveau mensuel lancé par les Inrocks

Posté par LovelyRita le 09.06.08 à 12:07 | tags : médias, news

L'hebdomadaire plus tellement musical que ça revient à ses premiers amours avec la sortie d'un titre mensuel, Volume, consacré exclusivement à la musique. Sorti début juin, Volume nous rappelle étrangement que les Inrocks fondé en 1986 était un mag "music only". C'est au milieu des années 90 que les Inrocks mue en un newsmag plus généraliste mais toujours porté sur la culture. Les pages musique doivent alors cohabiter avec les rubriques politique, société et télévision de la nouvelle formule. Pourquoi l'hebdomadaire qui se positionne comme un "news culturel" se lance dans la publication, ô combien risquée, d'un mag spécialisé en musique ces temps-ci ? Deux contraintes "apparentes" que les Inrocks détournent pour en faire ses arguments.
 
 
Pas de distinction des rédactions entre les deux publications, le nouveau titre permettra d'approfondir les sujets évoqués dans l'hebdomadaire. La version "news culturel" des Inrocks avait notamment revue à la baisse l'espace éditorial purement consacré à la musique ; Volume réconquiert quelque part un territoire qui s'était vu peu à peu réduit. Les Inrocks précisent que Volume est une prolongation du "travail de défrichage de l'hebdomadaire dans une version longue". Effectivement, la couv ne ment pas et met en avant des sujets labelisés "Inrocks" (portrait de Radiohead, interview avec Katerine et sujet sur Scarlett Johansson qui a déjà fait la couv de l'hebdo). Sortir un mensuel musical est un pari dangereux en cette saison mais Volume semble vouloir prendre le risque et voit les boulversements des modes de consommation de la musique avec l'arrivée d'internet comme une niche. Il semble aussi que Volume souhaite attirer à lui un nouveau public, celui de la génération internet, jeune et curieux, à qui il souhaite fournir un guide musical capable de brosser toutes les musiques actuelles et d'évoquer les figures cultes du passé comme les stars de demain (sujet sur My Bloody Valentine, Dennis Wilson et sur les underage gigs anglais).




19 chroniques Creative subjectives : t'écoutes quoi doudi didon ?

Posté par Myosotis le 21.05.08 à 12:41 | tags : elucubration, medias, pop, rigolo, rock

Passé le temps des critiques sur le blog, est venu celui du partage communautaire des goûts et des couleurs, des impressions, bons plans et tuyaux, mais aussi celui de la collectivité et du subjectivisme. L'explosion des outils de portabilité, la profusion des sites de téléchargement pirates (la mort de torrentspy, le énième retour de demonoid, la valeur de mininova, etc) et surtout la prolifération ces deux derniers mois des sorties de CD indispensables rend quasi impossible (pour un seul homme, trois ou quatre), sauf à faire que le temps critique soit supérieur au temps de dégustation auditive (un vaste débat - combien d'écoutes pour une critique solide), une recension rationnelle, journalistique et méthodique de ce qu'il faut ou de ce qu'on peut écouter. Si l'on ajoute à cela la nécessité de cultiver ses arrières, d'explorer la folle histoire des musiques contemporaines, l'activité critique passera par la voie express, la voie éclair du partage par "faisceau" de l'environnement sonore de l'instant t. Plus simplement dit : qu'est-ce que t'écoutes doudi didon, ou qu'est-ce que tu écoutes en ce moment ? En bons copains, voici un instantané capturé sur la mémoire de mon Creative, i-Pod du pauvre, et instrument en soi déjà dépassé par l'omniprésence et -potence des téléphones portables intégrés. Avec une capacité à 2 Go (soit 25 albums en instantané, format MP3 et qualité CD), ça donne ça en ce moment et par ordre alphabétique :

 

1. Archive] - Take My Head : tentative de rangement de discothèque qui m'amène à réécouter le second album du groupe, après l'indépassable Londinium. Une déception à l'époque. Une semi-pépite aujourd'hui. L'album gagne en charme avec le temps.

 

2. Bonnie Prince Billy]- Lie Down in the Lights (sortie prochaine) : le nouvel album de Will Oldham, dans la lignée du précédent, un peu plus sec. Du folk blues classique pour l'ancien Palace, toujours aussi constant dans l'excellence.

 

3. Chet Baker Introducing Johnny Pace : un vieux disque sur lequel Chet Baker prête sa trompette à une simili Sinatra impeccable. Johnny Pace chante bien mais ne fera que cet album....., un désastre humain et commercial. Impossible de savoir ce que ce type est devenu. Magie étrange des destinées brisées, comme dirait l'autre.

 

4. Colin Meloy sings Morrissey : rassemblement des covers du leader des Decemberists, fan n°1 du Moz et des Smiths, sur le continent US. La voix est hésitante mais les chansons tiennent sur le fil du rasoir. Pour les fans uniquement.

 

5. Del Tha Funky Homosapien - Eleventh Hour : un grand disque de ma voix rap préférée. Le flow est gigantesque et plat comme la plaine d'Artois. Cela fait des mois que je cherche un angle intéressant pour parler de ce disque. Je cherche toujours mais l'écoute presque tous les jours. Respect.

 

6. dEUS - Vantage Point : bel album de l'un des meilleurs groupes belges en activité. Les dEUS reviennent à leurs meilleures influences. Le disque est tendu entre le vieux son mancunien d'A Certain Ratio et les expérimentations des voisins d' Ozark Henry. Les chansons sont parfois un peu longues, mais c'est un bel album à l'ancienne. Du rock prestige, savant presque et qui fond dans la bouche.

 

7. Elvis Costello and the Imposters - Momofuku : le retour du roi binoclard récupéré ce weekend en pirate. Un album rock et vraisemblablement le meilleur album de Costello depuis son disque sur Bacharach. La voix de Costello n'a jamais été mon fort mais sa créativité mélodique et ses textes sont un must pour ceux qui apprécient la pop anglaise. L'album est encore sur le banc d'essai. Il va falloir l'écouter un peu mieux pour pouvoir en dire quelque chose d'intéressant.

 

8. Interpol - Live in Lille du 24 novembre 2004 : un son impeccable pour cette prestation ultraclassique de la bande à Paul Banks. On aime ou on aime pas mais ça occupe parfaitement l'oreille lorsqu'on est dans le train.

 

9. Joy Division - The Best-of : la curiosité inutile du moment et qui s'accorde parfaitement avec le n°8. Rhino s'est payé un best of pour le marché US de Curtis et sa bande. Ca n'apprend rien (il y a une interview en bonus et quelques titres déjà connus) mais ça ne fait pas de mal. Tant qu'à faire autant écouter Substance.

10. Karen Dalton- In My Own Time : disque en repérage depuis 3 mois pour un "oubliés de la pop". Karen Dalton est la Janis Joplin de l'ombre. Une créatrice unique, croqueuse d'hommes qui n'aura jamais connu la gloire en dehors des cercles folk de l'époque. Sa version de "When A Man Loves A Woman" est à pleurer.

 

11. Martina Topley-Bird- Blue God : l'ancienne voix de Tricky (qui revient bientôt) s'offre un album soul relativement passe-partout mais charmant. Après quelques écoutes distraites, je me demande toujours si cela vaut le coup d'en parler. C'est sensuel et ça habille plutôt les soirs d'hiver.

 

12. Portishead - Third : j'ai beau essayé et ré-essayé, je n'y arrive plus avec ces trois là. Depuis le Roseland Nyc Live, j'ai décroché. L'effet Björk se manifeste à nouveau. La voix me sort par les trous de nez.... Un problème personnel.

 

13. Prefab Sprout - Steve Mcqueen : scotché au creative, il n'en sort pas et se réécoute sans fin dans sa version extended, avec reprise par Mc Aloon en 2006 des meilleurs titres. Toujours aussi pop et bon.

 

14. Silver Jews - Lookout Mountain, LookOut Sea : je m'en veux de ne pas les avoir vu à Paris il y a quelques jours. L'album est dans la lignée du précédent, un peu dénaturé par la copine de Berman qui chante un peu trop avec lui sur ce disque. Stephen Malkmus s'est fait porter pâle mais la poésie des Jews qui tient sur son auteur quasi unique, revenu de l'enfer des drogues (sic), est toujours opérationnelle. A rapprocher du Bonnie Prince Billy et du nouveau Swell, dont Libé a tout dit en début de semaine.

 

15. The Fall - Imperial Wax Solvent : un bon album et on n'en a pas encore parlé depuis qu'il n'est pas sorti (pas vu à la FNAC malgré 3 passages...). "50 Year Old Man" est le "My Way" de Mark E. Smith. Qu'est-ce que tu fais Maxence ?

 

16. The Last Shadow Puppets- The Age Of The Understatement : le leader des Artic Monkeys en vadrouille. Ca gratouille, ça chantouille, ça fout parfois la trouille et les jambes dérouillent. Un bon disque panouille dans la grande tradition rock pop anglaise. Pas un chef d'oeuvre mais un disque qui s'écoute comme un petit fils par alliance et dégénéré de Supergrass, en moins bien.

 

17. The Smiths - Strangeways, Here We Come : que peut-on dire là-dessus ? Quelqu'un m'a dit qu'il n'y avait que 3 bons titres sur cet album, le dernier, des Smiths. Je lui ai cassé les dents avec une matraque empruntée à mon tonton flic.

 

18. Tindersticks - The Hungry Saw : le nouvel album de Stuart Staples sonne comme un album des Tindersticks. La voix est comme toujours sublime et les chansons meilleures que jamais. Là encore, on aime ou on aime pas, mais les Tindersticks sont un peu les Clint Eastwood du rock, classieux à l'extrême, parfois peu emballants mais toujours égaux à eux-mêmes : très bons. The Hungry Saw est l'un de leurs meilleurs albums.

 

19. Desert Hearts- Hotsy Totsy Nagasaki : deuxième et sûrement second album d'un groupe irlandais excellent. Du vrai bon rock à guitares. Album difficile à se procurer sorti en 2006 et récupéré récemment sur ebay.

 

20. Bonus - Lovesexy de Prince en version réenregistrée, remixée par le maître. L'album a 20 ans tout juste et Prince aurait fait circuler sur son site une nouvelle version qui prouve le génie de cet album, sexy en diable, en pointe sur le flow rap et aux consonances mystiques. Lovesexy est un chef d'oeuvre. Il faut revenir là-dessus.

 

Et vous, vous écoutez quoi en ce moment ?

 

 




Slices : tranches de musique dans un magazine DVD

Posté par Maxence le 20.05.08 à 19:00 | tags : électro, médias, news, vidéos musicales

 

Il faut bien l'avouer, si l'idée est séduisante, dans la réalité le magazine DVD n'est souvent qu'un énième objet hype relevant plus du gadget que du véritable vecteur d'information. Souvent mal foutu, recelant au final un contenu riquiqui que ne laissait pas soupçonner la jaquette et la pub mensongère, bourrée d'animations bidons censées faire patienter le naïf entre deux clips vus et revus sur youtube, le DVD mag n'est, la plupart du temps, qu'un qu'un techno-support de plus dans le vaste champ des médias actuels.

 

Or, surprise, cette description correspond exactement à tout ce que Slices n'est pas ! Découvert dès le premier numéro orné d'une très belle couv' Richie Hawtin, ce DVD mag de luxe est véritablement à l'audiovisuel ce qu'un magazine papier digne de ce nom est à la presse. Déjà riche de 17 numéros, Slices est une création de la société allemande Electronic Beats. A l'origine un site internet, Electronic Beat a profité de sa situation géographique privilégiée (l'Allemagne et sa pléthore de producteurs électros, ses scènes, ses clubs etc) pour sauter le pas et créer un magazine vidéo.

 

Un DVD de Slices, c'est d'abord la certitude de trouver du contenu : longues interviews fouillées avec mise en situation originale, montage irréprochable et pas toc, qualités des intervenants (au hasard et dans le désordre : Steve Bug, Ricardo Villalobos, Mike Banks et UR, Matthew Dear, Alter Ego, Anthony Rother, Modeselektor, Chloé, Ellen Allien, Dominik Eulberg et j'en passe...), focus sur des labels (Warp, Traum, Kompakt, etc) et des lieux emblématiques de la culture electro, vidéo clips en avant première, sans oublier une discussion technique avec un producteur différent tous les mois, le tout dans un format à la fois professionnel, créatif et innovant.

 

A la manière des grands reportages électros mythiques comme le Modulations de Iara Lee, The Cycle of The Mental Machines de la française Jacqueline Caux ou High Tech Soul - The Creation of Techno Music, chaque Slices ravit l'amateur de musique électronique en lui proposant ni plus ni moins que sa télé personnelle, soit, un contenu enfin approfondie sur une musique qui ne l'est pas moins (ou qui est du moins perçue comme tel à l'étranger semble-t-il). Un reportage sur le maître de l'ambient Pete Namlook par exemple, est l'occasion de découvrir ce grand producteur chez lui, en pleine campagne allemande, entre son jardin et son studio, tel un Syd Barrett électronique. Un autre sur le Canadien Deadbeat nous permet d'écouter l'artiste discourir sur son amour du dub et des musiques du monde dans un cadre qui ne fait que renforcer l'idée que l'on se faisait de sa musique en l'écoutant. En ce sens, Slices apporte un réel plus aux magazines unidimensionnels et même à l'internet et ses interviews vidéos saccadées et pixélisées.

 

Au final, même s'il est réservé aux anglophones (quoique la possibilité de sous-titrage en anglais est offerte, ce qui facilite la compréhension) Slices s'impose comme une réelle alternative et un support d'information novateur et solide. Personnellement c'est simple, je m'abonne !

 

http://www.electronicbeats.net/home
http://www.myspace.com/sensemedia




Deezer se rabiboche avec Universal

Posté par Slick Rick le 16.05.08 à 13:49 | tags : economie, médias, news, web, web 2.0

Ils se faisaient la gueule, ils se sont retrouvés. Le géant du disque Universal music a finalement signé le 14 mai un accord portant sur 35 pays (Europe, Maghreb, Moyen-Orient) avec le géant du streaming musical Deezer. L'internaute peut désormais écouter gratos des artistes tels que Portishead, Amy Winehouse, Kanye West, Bashung. Un million de titres supplémentaires sont disponibles.

 

Les deux fondateurs de Deezer, leader du streaming en France, ne cachent pas leur joie : "Cet accord unique démontre encore une fois, qu'il existe des solutions et des démarches positives pour répondre à une nouvelle configuration de la demande, reposant sur un accès libre et légal à la musique." Pascal Nègre, PDG d'Universal Music France, aussi : « Les services d'écoute de musique financés par la publicité font partie de ces nouvelles offres qui permettent au plus grand nombre de découvrir les artistes et leurs oeuvres, tout en respectant le droit des artistes et des producteurs ». Tout le monde est content, les oiseaux chantent.

Mais avant de s'envoyer des mots doux, les deux géants s'étaient un peu frités. On se souvient qu'Universal n'avait pas trop apprécié que ses artistes figurent sur la plate-forme de streaming gratuit, sans rien percevoir en retour. En septembre dernier, la major avait même menacé Deezer de représailles judiciaires. Depuis, Deezer a tout fait pour légaliser et légitimer son offre, d'abord en signant un accord avec la Sacem (pour les droits d'auteur), puis avec Sony BMG, et enfin avec la SPPF, qui représente les labels indépendants, en octobre dernier.

Universal est content, Deezer est content. Mais les artistes ? Les artistes aussi, puisqu'ils touchent de 15 à 20% sur leur passage en web radio, et jusqu'à 50% pour l'écoute à la demande. Personne n'y trouve à redire, Deezer poursuit sa conquête effrénée, actuellement en négociation avec Warner et EMI. Et le perdant dans l'histoire, parce qu'il y en a forcément un...toujours le même: ce bon vieux CD, cet abracadabrant anachronisme à l'heure de l'i-pod, encore défendu par une curieuse race, mais en voie d'extinction : le disquaire. Souvent reconnaissable à son look de nerd débraillé, sa barbe de trois jours, ses goûts pointus, et à son désir de propager la bonne parole... Désormais, le disquaire est presque un antiquaire.




The Wire : de l'eau dans le Gas !

Posté par Maxence le 15.05.08 à 16:47 | tags : électro, médias, pionnier

Les amateurs de techno de Cologne sophistiquée et d'expériences sonores aquatiques d'obédience ambient chill out, vont certainement être contents de voir le producteur allemand Wolfgang Voigt alias Gas, en couverture du très pointu magazine britannique The Wire à l'occasion de la réédition par Kompakt de l'intégralité de son œuvre sous ce pseudonyme.

 

Rappelons que Gas forme un des plus ambitieux, énigmatique et magistral projet techno de la fin du siècle dernier. Créé à partir de samples infiniment retravaillés de musique classique et orchestrale allemande sur une base rythmique filtrée downtempo, la musique de Gas est un voyage enivrant au cœur de la mythologie musicale austro-allemande. Voigt, qui a produit une quantité vertigineuse de musique sous d'innombrables pseudonymes, ne s'est jamais caché de vouloir rendre hommage aux grands compositeurs classique de son pays. Lui qui explora les paysages arides de la véritable techno minimal avec son projet Studio 1, lui qui a touché à l'electro-pop matinée de glam rock avec M:I:5 et Wassermann, signa entre 1995 et 2000, une série de pièces maîtresses de la techno contemporaine, l'imposant comme un artistique définitif.

 

Initialement publié sur le mythique label Mille Plateaux au milieu des 90's, les quatres albums de Gas, l'éponyme Gas, Zauberberg, Konigsforst et Pop, initialement épuisés, sont aujourd'hui de nouveau trouvable sur Kompakt. Réunis dans un coffret de quatre CD sous le titre « Gas - Nah un Fern », l'ensemble est accompagné d'un luxueux livret, ainsi que d'une version limitée double vinyle, décorée d'une pochette unique qui va permettre à une nouvelle génération d'auditeurs de se perdre, elle aussi, dans les forêts imaginaires et psychédéliques de Voigt et cela méritait bien une couverture de The Wire.

 

Les 4 CD de Nah un Fern paraîtront sur Kompakt le 26 Mai prochain.




Justice: beaucoup de "Stress" (pour rien?)

Posté par Slick Rick le 14.05.08 à 11:08 | tags : électro, médias, news, politique, vidéos musicales

 
Rappel des faits : le très branché duo d'electro Parisien Justice a sorti il y quelques jours un clip qui fait désormais couler beaucoup d'encre. Pourquoi ? Parce qu'on y voit une poignée de "cailles" tout casser sur leur passage, de la petite vieille à la voiture, en passant par un barman, un joueur de guitare, des flics et j'en passe, pour finalement se retourner contre le caméraman. L'écran devient noir, une voix rageuse interroge le cameraman/spectateur/voyeur: "ça te fait kiffer de filmer ça fils de p***?" Polémique.

 

 

Devant le buzz de la video de Romain Gavras (fils de Costa), uniquement sur Internet (déjà vue près de 600 000 fois sur Dailymotion), la presse s'est vite emparée du sujet. Pour la condamner unanimement, dans les colonnes du Monde comme dans celles du Figaro, de Marianne ou de Libération. En cause : la gratuité de la violence, voire son utilisation à des fins purement marketing (chaque membre de la bande porte une veste siglée "Justice", avec la croix en relief dans le dos). Alors, messieurs les justiciers, on en était restés au clip sympatoche de "D.A.N.C.E." avec les chouettes T-Shirts barriolés...Et le fan branché "French Touch" de se demander, tétanisé: "C'est quoi cette horrible video hardcore, là?"

 

Gaspard Auger et Xavier de Rosnay ont enfin réagi dans un communiqué le 14/05. On les écoute. "La vidéo de "stress" est née d'une idée : offrir un clip indiffusable en télé à un titre indiffusable en radio. Sans la contrainte de réaliser un clip "diffusable", nous avons pris toutes les libertés avec ce support. Pas pour choquer gratuitement : juste pour ouvrir le débat, susciter des questions, comme le font régulièrement le cinéma, la littérature ou l'art contemporain." Voilà. C'est bien ce qu'on pensait, comme leur nom l'indique, ils sont gentils en fait les Justice. Ils veulent nous faire réfléchir ! Ouf alors, on a eu peur qu'ils virent voyous et tout. Ils ajoutent même, penauds: "Nous étions conscients que le clip était sujet à controverse. Nous n'imaginions pas un instant que le débat irait si loin, que nous nous retrouverions à devoir nous justifier sur des sujets aussi graves." Des sujets comme le sort des banlieues, leur stigmatisation par les médias, et même le racisme (les protagonistes du clip sont blacks et beurs). Du lourd, quoi. Mais n'accablons pas les Justice, qui font mine d'être surpris (un comble d'hypocrisie!) par le buzz qu'ils ont eux-mêmes orchestrés. Et ne les surestimons pas. Finalement, ils voulaient leur coup de pub, ils l'ont eu: ça peut agacer mais c'est comme ça. 

 

En fait, c'est plutôt Romain Gavras, réalisateur remarqué du fameux/fumant clip (après d'excellentes vidéos pour The Last Shadow Puppets, DJ Mehdi et Simian Mobile Disco), que l'on aimerait interroger. L'artiste de l'écurie très "ghetto friendly" Kourtrajmé a-t-il voulu dénoncer le traitement complaisant des médias à l'égard des banlieues, ou, comme le duo parisien semble l'entendre, s'est-il contenté de faire de "l'art et du divertissement", pour la beauté du geste ? Dans le premier cas, c'est plutôt raté, trop complaisant pour être honnête. Un peu à la manière de Mickael Haneke dans Funny Games U.S., qui nous en fait baver grave avec des images insoutenables, pour nous dire finalement, goguenard: "alors , ça vous a plu ?" Et nous dégouter à jamais des films d'horreurs (enfin , c'est le but). Chez le glacial Autrichien, c'est souvent efficace, mais un peu facile, voire prétentieux. Et donc énervant. Mais je crois que Gavras a plutôt visé le second cas. L'axe "artistico-divertissant" susnommé. Il s'est fait plaisir, voilà tout. A la manière - ambigue - d'un Kassovitz dans La Haine, en stylisant la violence à l'extrême, tout en constatant une réalité sociale. DuTarantino, façon banlieue.

 

Avec "Stress", c'est plutôt Orange Mécanique In the Hood. Et là, chapeau bas, la vidéo remplit son contrat : c'est nerveux, original, flippant et brillant. Une vraie décharge d'adrénaline. Comme l'étaient le clip de Prodigy "Smack my bitch up" ou les délires visuels de Chris Cunningam pour Aphex Twin. Comme du N.W.A insultant copieusement les "cops", ou Sid Vicious cassant sa gratte. Seule différence, de taille, on touche ici à l'actu chaude, les émeutes. C'est ce qui choque tout le monde. Et c'est le coup de génie commercial du clip, opportuniste certes, mais finalement plus jouissif que subversif. Mais une question me taraude encore : pourquoi les Justice, qui aiment tant la té-ci, n'apparaissent-ils pas dans leur vidéo? Le stress peut-être ?




His Name is Krautrock, Alain Finkielkrautrock

Posté par Maxence le 13.05.08 à 17:55 | tags : contemporaine, électro, médias, rigolo, rock

Avouons le, il fallait l'inventer ! Jouer avec le nom d'un des plus antipathique philosophe de notre nation, observateur paranoïaque de notre société et douteux militant pro-israelien de surcroît, pour donner un nom à son blog, seul la fine équipe de l'ex-site D.I.R.T.Y pouvait oser. Sur google, Alain Finkielkraut et aujourd'hui tout aussi connu pour son avatar Alain Finkielkrautrock, que pour ses thèses affligeantes. Qui n'a pas éclaté de rire en tombant par hasard sur ce qui est désormais la base de données de références de tous les musiques junkies de France et d'ailleurs ? Personnellement j'adore, et c'est toujours un plaisir de parcourir les pages sous-titrées "Elegance et Oppression. Power To The Pipeau !" animées par de brillants iconoclastes parmi lesquels on retrouve Pilooski, "l'éditeur" bien connu, mais aussi Clovis Goux (Trax, Technikart), Philippe Azoury (Libération, Tsugi), Joakim ou Guillaume Sorge (Uovo), entre autre.

 

Sur Alain Finkielkrautrock c'est simple, on trouve de tout ! C'est la caverne d'Ali qui vous rendra baba (au grand dam du vrai Finkielkraut) en matière de sons inouïs, de mixes inédits, de podcast délirants (sont invités Quiet Village, Aeroplane, Pilooski bien sûr, et j'en oublie), de chroniques marrantes, de reportages gonzo (actuellement "Turzi en Corse pour l'enregistrement de son nouvel album") ou de flashback d'utilité public. Car côté musique, les membres d'Alain Finkielkrautrock ne s'embarrassent pas de barrières, dans ce domaine, le blog est même un cas d'école : BO de film porno italien des 70's, Giallo, bande son science-fictionnesques de série Z, italo disco, exotica psychédélique, psychédélisme exotique, tout y passe. Dernier délire en date, célébrer Mai 1968 en exhumant le document Groupement Culturel Renault, dont le 45 tours "Cadences" (voir notre illustration), à la fois expérimental, revendicatif et dansant, s'arrache aujourd'hui sur Ebay. D'utilité public on vous dit !

 

http://alainfinkielkrautrock.blogspot.com/

Egalement sur myspace : http://www.myspace.com/alainfinkelkrautrock




Nouvelle Star 2008 : rock attitude et sens du grotesque

Posté par Myosotis le 08.05.08 à 09:55 | tags : elucubration, médias
 

 

Il ne faut pas le cacher : cela fait un bail que regarder la Nouvelle Star n'est plus une honte. Si la Star Ac' souffre légitimement d'une image vieillotte (les chorégraphies de Kamel Ouali, les paillettes, les éclats de  Nikos Alliagas, et l'apparition des dinosaures de la chanson), les efforts de la Nouvelle Star pour prendre la tangente alternative (on n'ira pas jusqu'ici lâcher le mot "indépendant") sont non seulement louables mais bien réels : présentation sobre et relativement sensuelle de Virginie Efira, groupe efficace, jury de vrais professionnels, varié (rock, funk, variét'), amusant et bien inspiré, mais aussi un choix de chansons qui réserve, parfois, voire souvent, de bonnes surprises.

 

Parmi les candidats, avec la réussite de  Christophe Willhem, les résultats honorables de Steeve Estatoff, la Nouvelle Star a décidé de fouiller à fond le créneau du "beautiful freak", tout en ne perdant pas de vue la nécessité de cibler toutes les parts de marché. Dans le panier de cette année (qui ne marche pas fort niveau audimat, soit dit en passant), on a donc droit à un échantillon particulièrement curieux de jeunes gens dont les qualités sont mises en avant avec une roublardise marketing qui ne doit pas occulter complètement leurs qualités personnelles.

Jules est dans le rôle du jeune con, double pasteurisé des Naast et autres BB Brunes qui font la couverture de Rock'n'Folk, bébé rock qui affiche Pete Doherty dans sa chambre, fume des menthol et joue principalement sur la corde funky comme s'il était né dans l'Angleterre des années 60. A l'arrivée, ses prestations manquent de sel et ne pèsent pas lourd malgré un soutien suspect et inconditionnel de Philippe Manoeuvre. Benjamin a lui tout pour plaire : le visage de Doherty justement, avec des paupières tombantes mais une allure du feu de dieu, un brin de classe et une culture musicale au dessus de la moyenne puisque son papa dirige une revue de jazz. C'est l'un des favoris des gens qui aiment la musique et cela ne trompe pas. Il n'est pas certain qu'il arrive à rallier jusqu'au bout les filles de 12 ans. Cédric, le plus âgé de la bande, est un type assez curieux également : le physique de Big Jim (brun, beau comme un Pierce Brosnan), des allures de rockeur mais un mauvais air d'avoir eu sa carte jadis à l'Action Française. Cédric a cette classe dérangeante et arrogante qui nous fait détester le John Spencer Blues, quelque chose de raide dans l'attitude qui donne le sentiment qu'il a une chemise à vichy sous son perfecto (ce qui n'est qu'à moitié faux - voire sa tenue de casting). Une vraie curiosité donc qui est capable de belles envolées vocales. Au jeu des pronostics, Cédric est ce qu'on appelle une grosse cote : trop typé, trop vieux pour le public.

 

Côté filles (il en reste 2), on retiendra, pour le moment, celle qui est vendue comme la performeuse de la saison : une dénommée Amandine, qui, bien qu'originaire du Sud de la France (vache à lait de la téléréalité cagole), incarne une Amy Winehouse carburant au Ricoré light et à la cigarette au chocolat. Amandine a une belle voix grave et surjoue les performances désespérées. Elle a évidemment repris le No, no, no, je ne veux pas aller en réhab sinistre mais également taquiné les Patti Smith ou les Janis Joplin. Sans qu'on sache pourquoi, cette fille au physique modeste est en train de devenir un phénomène. Ses récentes prestations témoignent d'une bonne adaptabilité aux différents registres qui lui sont proposés mais d'une tendance de plus en plus prononcée et agaçante à composer un personnage "en souffrance". Son menton est un peu flasque, ses cheveux un peu gras et ses yeux trop globuleux pour une chanteuse qui ne ferait pas d'excès, aussi est-on amené à se poser la question : comment peut-on trouver aussi facilement des jeunes apparemment très BCBG avec des allures de rockeurs aussi abouties ? C'est là tout le savoir-faire de la Nouvelle Star et de ses équipes de détection, de sélection et de préparation : on s'y croirait.

 

Le seul élément qui trahit encore la grande mascarade (il ne faut pas oublier qu'on est ici dans une académie et que très peu de ces jeunes qui savent chanter parfaitement se tailleront une route vers le public et le succès) : c'est l'acharnement à faire crédible. La Nouvelle Star souffre aujourd'hui au dernier degré du syndrome Canada Dry : cette volonté de faire comme si on faisait un télé-crochet alternatif alors qu'on fait un télé-crochet populaire. Du coup, on glisse des titres qui tuent dans une émission de prime time mais aussi des séquences à l'imagerie rock dans des prestations qui ne durent que 2 minutes 20. Les candidats savent qu'il y a désormais une prime à l'énervement, à l'excitation, une prime SMS à celui qui sautera le plus haut, roulera le plus vite à terre, serrera le plus de mains en sautant dans tous les coins. Malgré leurs atouts naturels (des belles voix), les candidats se livrent à une lutte à mort qui est celle d'une surenchère dans le "spectacle rock", au point qu'on trouverait presque Johnny Rock un modèle de sobriété là-dedans. Il semble bien (et cinquante ans après sa naissance) que l'imagerie rock n'ait pas avancé d'un pouce : pour tout le monde, la musique reste associée à la folie, à la drogue et au désir sexuel. Cette conception qui explique pourquoi Manoeuvre est la tête d'affiche de cette année, OBLIGE les candidats qui sont en sang frais (on le suppose à voir les bouteilles de Banga dans les coulisses) à se produire à 20H20 comme s'ils avaient 3 heures de picole dans les jambes, une heure de concert derrière eux ou le passé d'un Johnny Rotten ou d'un Shane Mc Gowan. Ainsi, d'un bon spectacle populaire, on passe de plus en plus à un spectacle théâtral, à une mise en scène de poncifs (instructifs) sur l'histoire du rock.

 

On peut donc regarder la Nouvelle Star avec enthousiasme mais être certain qu'on éprouvera, à un moment donné, un sentiment de frustration et de dérangement par rapport à l'outrance et au grotesque du spectable global. La limite de l'émission, inhérente à sa nature (une série de scènes, répétées à l'infini, une ritualisation du spectacle musical rock qui en est, par définition, la dénégation), est qu'elle ne pourra jamais donner que l'illusion d'être authentique. Cette limite est sans rapport avec les qualités et les défauts des acteurs principaux mais constitue leur fardeau le plus lourd, celui dont 80% ne se débarrasseront pas.

 

 




Chante ta chanson et fais comme si tu savais pas que tu chantes faux

Posté par Myosotis le 09.04.08 à 10:44 | tags : médias, mp3, rigolo, rock

 

 

Possible qu'on en ait déjà dit un mot par le passé, mais les détours par le site Oh My Songs (http://www.oh-my-songs.com) sont toujours tout sauf du temps perdu. Le principe de cet espace d'accueil est de proposer des chansons célèbres réenregistrées par les internautes à partir des musiques originales. En clair, il s'agit d'un karaoké (sans le texte) chanté et mis en ligne par ceux que ça amuse. Evidemment ce n'est pas très sérieux, pas très bon souvent mais cela a le mérite de montrer : 1) qu'on ne s'improvise pas chanteur 2) que même les mecs dont on se moque parfois, ceux de la Nouvelle Star ou de la Star Ac', ont une belle voix comparée à la nôtre (enfin à la mienne) et savent s'en servir 3) que franchement, et quoi qu'on en pense, Kurt Cobain avait un grain de voix inimitable. Je ne parle même pas ici des reprises de Radiohead, qui font regretter le temps où je coupais la tête des poulets et les laissais se vider de leur sang avec mon grand-père.

 

Parmi mes chouchous du rire mais qui choisit généralement des titres intéressants, j'ai un petit faible pour l'ami Gyokusai et notamment sa très bonne livraison (je déconne) du "Delivery" des Babyshambles. Même Pete Doherty bourré et défoncé n'avait jamais réussi à la chanter comme cela. Le principe du site est évidemment comme dans tout bon skyblog de "lâcher des com" et de dire ce qu'on en pense. En attendant, c'est assez drôle et c'est complètement légal.

 

Gyokusai sur Oh My Songs

 




Morrissey est-il raciste ou la revanche du NME...

Posté par Myosotis le 03.12.07 à 15:30 | tags : médias, rock, uk

 

 

Réconciliés depuis une série de couvertures offertes à l'ex-chanteur des Smiths pour la sortie de Ringleader of Tormentors, son dernier album en date, Morrissey et le NME sont à nouveau fâchés. L'affaire fait les gros titres de toute la presse britannique et a figuré en bonne place ces derniers jours dans les tabloïds comme dans les plus sérieux Guardian, the Independent ou le Daily Mail. Le chanteur n'avait plus déclenché pareille controverse depuis la fameuse couverture du Finsbury Park de 1992 où, après un concert de charité, on l'avait accusé de s'être enveloppé dans un drapeau britannique et de frayer de plus en plus dangereusement avec l'imagerie ultranationaliste. L'objet du délit, cette fois, et qui s'ajoute, pour ceux qui ont suivi les précédents épisodes, aux diverses polémiques soulevées dans les années 80 et 90, autour de titres comme "Asian Rut", "Bengali in Platforms" (il chantait alors "Bengali, Bengali, shelve your Western plans / Life is hard enough when you belong here" Indiens, indiens, remisez au placard vos plans vers l'Ouest / la vie est suffisamment difficile quand on est d'ici) ou "National Front Disco", est une interview donnée à un pigiste du journal pendant laquelle Morrissey aurait tenté d'expliquer pourquoi il ne se sentait plus prêt à vivre en Angleterre. Son imagerie homoérotique à base de boxeurs, de jeunes gars blancs et loubards, son goût pour le thé et l'eau de la Tamise, ses références historiques ont toujours fait du Moz un client parfait pour de telles accusations mais le procès à charge n'est pas sans fondement cette fois.

Le roi des taupes aurait ainsi exposé :

L'Angleterre est juste un souvenir. Les barrages ont cédé et n'importe qui peut avoir accès au pays et s'y installer.... Bien que n'ayant rien contre les gens d'autres pays, je constate que plus leur présence est forte et plus l'identité britannique disparaît. Le prix est ainsi énorme. Lorsque tu voyages en Anglerre, tu ne sais plus où tu te trouves. Ca a son importance car l'identité britannique est très forte et reste séduisante. J'ai grandi avec une certaine idée de la culture britannique et je l'ai toujours trouvé subtile et amusante. D'autres pays ont su conserver leur identité. Il me semble bien qu'en Angleterre, on l'ait bazardée." (traduction maison), "On ne peut pas dire, "entre dans ma maison, assieds-toi sur le lit, prends tout ce que tu veux de cette façon. Ca ne marcherait pas.

La lecture complète de la transcription audio disponible depuis le site http://www.morrissey-solo.com/ peut au choix alourdir le dossier (Morrissey parle de l'Allemagne comme d'un pays où l'on n'a pas trop dilué la culture originelle... gloups !) ou considérablement l'alléger. Le journaliste du NME a, en effet, choisi d'élaguer des passages moins typés où le chanteur discute de la perte des valeurs d'Albion, sur un ton beaucoup plus subtil que les arguments retenus dans le magazine. Morrissey explique que la vie à Londres est devenue difficile pour tout un chacun à cause du coût de la vie, de la politique, du prix des loyers, de la tristesse ambiante. Il se demande alors dans une interrogation assez commune chez lui et qu'on trouve aussi chez d'autres "popeux" britanniques (Doherty, Ian Mc Culloch, Gallagher) ou écrivains (Self, Moorcock, Moore, Priest) comment la culture britannique peut "résister" et "subsister" face au multiculturalisme. Cette question qui a des senteurs nauséabondes se justifie dans le contexte insulaire à la fois par la vigueur du lien entre le rock et le "terroir" urbain, mais aussi par la connexion entre la nation (l'Englishness de... Sting) et le format chanson qui est celui de la pop... anglaise. L'inquiétude de Morrissey "partagée par la plupart des gens", disent ses défenseurs, repose moins sur une méfiance vis-à-vis de l'étranger que sur la peur de sa propre disparition, peur elle-même au coeur de l'Englishness précitée et qui est, en soi, un thème quasi institutionnel des artistes du cru, source de mélancolie et de rêverie nostalgique qu'on peut retrouver chez à peu près tous les Anglais depuis le XVIIIème siècle (Burton, Wilde), et notamment chez les Anglais d'adoption (irlandais, etc). Entre la défense de l'identité et la xénophobie, entre la peur de disparaître et la méfiance vis-à-vis de l'étranger, la distance est mince mais Morrissey n'a jamais franchi le pas. Les textes de ses chansons incriminées ont toujours relevé d'une analyse plutôt mesurée et d'un réel travail d'écriture. La séduction pour l'appareil nationaliste reste, quant à elle, liée aux rapports étroits entre la culture ouvrière, la castagne et le conservatisme.

 

La polémique continue d'enfler sur le web et dans la presse, Morrissey ayant fait sonner la charge par son manageur et réclamé des excuses du NME. Pas d'excuses en vue pour le moment mais des chiffres de vente qui s'envolent. Pas maladroit généralement pour générer le débat (on se souvient de ses déclarations sur Thatcher), Morrissey semble quelque peu débordé par l'événement cette fois, mais continue de dénoncer le lynchage. Le NME aurait-il voulu se payer un pic de ventes avec son meilleur soldat ? Pourquoi risquer de saborder un travail de plus de dix ans de réconciliation d'une manière aussi peu subtile ? N'est-ce pas le débat lui-même sur l'Englishness qui génère la polémique ? Bizarre. Le reste de l'interview est, quant à lui, plutôt amusant avec des saillies sur les groupes d'aujourd'hui et quelques considérations sur la musique.

Sur le plan musical, gageons que l'épisode devrait renforcer Morrissey dans sa ligne victimaire et sa paranoïa anti-médias. De là, à ce qu'on se retrouve avec un album entier composé de titres revanchards à la Sorrow Will Come in the End ou You Know I couldnt Last, il n'y a qu'un pas....

En attendant, les concerts de Morrissey sont toujours programmés en France. Morrissey et sa caravane rockab débarquent à Clermont Ferrand le 16 janvier, Strasbourg le 18 et Lille le 19, avant de rejoindre Paris pour un Olympia prévu le 4 février. Chouette....

 




Ian Svenonius présente... le meilleur show indie du monde

Posté par Myosotis le 15.11.07 à 10:52 | tags : médias, rock, youtube
Ian Svenonius est un type formidable. Non content d'être le meilleur showman rock du monde (si,si,...) et le leader d'un groupe qui sait ce que le mot "frisson" veut dire, les admirables et funky Weird War, Ian Svenonius écrit des livres super-balèzes (l'excellent The Psychic Soviet, dont on a déjà parlé), des articles de presse pertinents et présente, depuis quelques mois, une émission de télé en ligne en passe de devenir la référence indie télévisuelle... mondiale. Soft Focus, le nom de cette émission, dont on peut retrouver la plupart des shows ici http://www.vbs.tv/softfocus, vaut tant pour les qualités d'intervieweur de Svenonius (c'est en anglais évidemment) que pour la qualité de ses invités. Svenonius a été le premier à sortir le scoop des scoops de la bouche de Kevin Shields : My Bloody Valentine se reforme et sortira un album prochainement. Le NME en rêvait depuis des décennies; Svenonius l'a fait. Mark E. Smith dans un fauteuil, Chan Marshall de Catpower en pleine confession ou Will Oldham sous toutes les coutures : c'est ce qu'on peut voir sur ce site tout à fait passionnant.

En attendant, vous pouvez toujours écouter un petit Make Up (lancé par Philippe QuelqueChose ?), histoire de remuer les pieds.

 






  Discussions en cours sur le forum musique :
Rechercher
Dans la boite
Ajouter à Netvibes Ajouter à Mon Yahoo! Ajouter à mon Google Ajouter ce blog à mes favoris Technorati! Abonnement Bloglines
Sources & Friends
. David F (FR)
. La Blogothèque (FR)
. Interprétations Diverses (FR)
. Superette (FR)
. Fluokids (FR)
. Get the Curse (FR)
. Music Thing (EN)
. Pitchfork (EN)
. Said the Gramophone (EN)
. ClipTip (EN)
. I guess I’m floatting (EN)
. WFMU Blog (EN)