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Guitares tranchantes, basse gonflée et volume à volonté ! Ici, le métal et ses dérivés font les honneurs de Playlist.
L'album de Them Crooked Vultures à écouter en intégralitéUne semaine avant sa sortie, l'album éponyme de Them Crooked Vultures est écoutable en entier sur Youtube. Le groupe étant constitué de Dave Grohl, John Paul Jones et Josh Homme, beaucoup attendaient de l'entendre avant de pouvoir faire leur top de fin d'année (on est déjà en novembre, rendez-vous compte, vous êtes en retard !) et si trois musiciens pouvaient se montrer à la hauteur de la hype qu'ils ont engendré, on se disait que c'était bien eux.
Dave Grohl a-t-il jamais été mauvais derrière les futs ? Josh Homme a-t-il jamais manqué de riffs décastateurs ? Et John Paul Jones n'est-il pas resté le membre le plus classe de Led Zeppelin, choisissant toujours plutôt bien ses rares apparitions depuis la fin du groupe ?
Le résultat de cette collaboration, on est encore en train de le digérer mais... Il faut se calmer. Ca ressemble beaucoup à une bande de vieux pros qui s'amusent plutôt bien ensemble. Ca ressemble beaucoup à Queens Of The Stone Age. Il y a Homme qui promène son falsetto au dessus de sa bonne vieille guitare barbelée, Grohl qui tape fort et juste, Jones qui ne se fait pas plus remarquer que ça, si ce n'est pour un petit solo de clavinet funky ressorti de "Trampled Underfoot" sur "Scumbag Blues". Il est trop tôt pour vraiment parler de chef d'oeuvre ou de catastrophe, de toute façon, l'album est là pour une semaine encore, le temps pour chacun de se faire un avis.
Rammstein joue à Dick in a BoxLe toujours très fin groupe de métal allemand Rammstein (leur nouveau single, "Pussy", sort accompagné d'un clip interdit aux moins de 18 ans) a décidé d'offrir à ses fans les plus fortunés quelque chose de spécial dans la version deluxe de leur nouvel album Liebe Ist Für Alle Da : un CD bonus, bien sûr, mais aussi des menottes et... des reproductions en plastique des sexes de chacun des membres du groupe, ainsi qu'une bouteille de lubrifiant au cas où vous n'auriez pas seulement envie de les contempler.
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Le coffret coûte 275 euros et n'est disponible qu'en quantité très limitée. Il n'en reste que 7, alors si vous hésitez, n'hésitez pas trop longtemps, c'est sans doute une occasion unique de mettre la main ou ce que vous voulez sur ces futurs objets de collection. Et puis le fabricant précise aussi que le coffret contient plein de surprises. On n'ose pas imaginer. On n'ose même pas plaisanter. Rammstein, c'est vraiment un groupe qui fait peur. En images : avoir l'air idiot avec une guitare en dix leçonsLa guitare, c'est un instrument comme un autre. Pourtant, depuis les débuts du rock, on s'en sert sur scène comme une strippeuse se sert d'un mat. Qu'y-a-t-il donc de si phallique dans la guitare ?
Les pianistes ne peuvent pas faire grand chose, les violoncellistes sont assez limités dans leurs mouvements à part faire tourner leur instrument. Les saxophonistes, les batteurs, les DJ... Alors oui, c'est ridicule, de jouer de la guitare derrière sa tête, mais les autres membres du groupe aimeraient bien pouvoir en faire autant. Les mouvements de guitare, c'est un peu comme de l'air guitar, mais avec une guitare entre les mains (ou ailleurs, si vous êtes particulièrement créatif). Découvrez les gestuelles de guitariste les plus drôles.
Anvil : This Is Not Spinal TapA l'époque de la sortie de This Is Spinal Tap de Sacha Gervasi, beaucoup de spectateurs ont des doutes sur l'existence d'Anvil, groupe de métal canadien qui ressemble plus à Spinal Tap que Spinal Tap. Plus de vingt ans après qu'Anvil ait raté sa chance (une tournée en 1984 avec Whitensnake et Bon Jovi), le chanteur Steve "Lips" Kudlow et le batteur Robb Reiner (comment croire à la réalité d'Anvil avec ce genre de coïncidences ?) continuent d'essayer d'être des rock stars. Le réalisateur les suit dans une tournée désastreuses des clubs les plus vides d'Europe de l'Est durant laquelle la foi du groupe est mise à rude épreuve. Entre l'humour de This Is Spinal Tap et l'émotion de The Wrestler, Anvil est un des meilleurs films sur le rock qui soit. On espère qu'il trouvera bientôt un distributeur en France.
On se croirait en 1993...![]()
Acheté pour la première fois en me rendant à Lyon le week-end dernier, je découvre avec bonheur Noise Mag, un bimensuel dont on m'a beaucoup parlé mais dont les couv' barbues et bruyantes ne m'avaient pas tentées jusque-là.
Jim Jarmusch at the control avec Boris Sunn O))) et Earth dans son prochain film![]()
Ce n'est pas parce que son dernier film n'a pas été sélectionné à Cannes, que l'on ne va pas parler de Jim Jarmusch (Broken flowers, Dead Man, Stranger than Paradise, Down By Law...) Le fait qu'il ne soit pas en compétition sur la croisette (aaah, le nombre de fois où j'ai rêvé d'utiliser cette expression !!!) n'étant aucunement une raison pour ne pas se faire l'écho d'une news qui va en réjouir plus d'un. En effet, il est actuellement question que la bande son de The Limits of Control le prochain film du réalisateur américain, bénéficie de la participation des Japonais bruitistes de Boris et des métaleux intellos rampants de Sunn O))) et d'Earth !
Un choix qui prouve encore une fois qu'après avoir été intimement connecté à la No Wave dans les années 80 avec son groupe The Del-Byzantines, le réalisateur qui s'était déjà illustré sur Ghost Dog, la voie du samouraï en invitant le Wu Tang killer, RZA, mais aussi avec Neil Young (Dead Man), Tom Waits et The White Stripes (Coffee and cigarettes) ou le jazz éthiopien de Mulatu Astatke (sur Broken Flowers), n'a pas perdu sa curiosité pour les musiques hors-normes.
En attendant, voici le trailer (magnifique) de The Limits of Control : Lire aussi - Le guide du metal par Fat Ed : Poilant ! - Galerie des meilleurs logos de groupe Géant vert : Dinosaur Jr fait sa rentréeLe cinquième album des Dinosaur Jr est annoncé pour la fin du mois de juin (le 22) et s'appellera Farm. Le premier single en éclaireur, "I Want To Know", confirme ce qu'on savait déjà des Dinosaur : depuis leur reformation au grand complet, ils sont en bonne forme et réussissent à sonner exactement... comme à leurs débuts. "I Want To Know" est à cet égard sans surprises : ça sent le Jay Mascis à plein nez, puisque le principal auteur, chanteur est aussi producteur sur cet album enregistré dans son studio personnel à Amherst dans le Massachussets. Mélodies accrocheuses, guitares saturées, un morceau annoncé à 7 minutes intitulé "Plans" en pièce angulaire, 12 titres et une tournée à venir, les fans ne devraient pas être dépaysés et y trouveront vraisemblablement leur compte dans ce retour.
La pochette inspirée du Seigneur des Anneaux et des pubs Géant Vert fait aussi son effet : les Dinosaur auraient-ils viré écolo ? Parmi les titres, on trouve quelques indices : "Your Weather", "Ocean In the Way"... Peu probable qu'il faille y lire un message, le reste résonne déjà comme un classique (que faire d'autre quand on a trouvé la formule magique il y a vingt ans) : "Over Here", "There Is No Here", "See You". Le Dinosaur utiliserait-il le même générateur de titres de chansons que, disons, The Cure ? Pour les paroles, itou, on s'y voit déjà. Je ne sais pas si Jay Mascis utilise le magnifique scribble gothique, post gothique que voilà : mais sur Farm, en single ou ailleurs, ça slacke comme au bon vieux temps. Dinosaur Jr - I want you to know Le guide du metal par Fat Ed : Poilant !Un petit billet relaxant pour le week-end. Je ne sais pas si vous connaissez la série Télé Poils ("Fur TV" en VO), dérive britannique des Muppets en version trash, diffusée sur MTV Pulse tous les soirs vers 23h25 en version originale sous-titrée. Personnellement, je ne connaissais pas et j'avoue m'être bien "poilé" en effet, devant l'épisode de la leçon de Métal de Fat Ed. Le reste est du même niveau (certains épisodes poussent même très loin le concept de personnages en peluche, leur faisant subir les derniers outrages). Jeux de mots balots, peluches amorales, obsédées et cupides, situations plus scabreuses les unes que les autres, avec (pour une fois) une grande connaissance de la "culture urbaine" et de ses rites, Télé Poils est un des divertissements les plus "décoiffants" (ah ah ah) du moment. Exemple :
(Merci Frz!) Furia, Werchter et Eurockéennes : le combat des chefs
Alors bien sûr, toutes ces promesses alléchantes font rêver, mais le plus dur sera quand même de faire son choix là-dedans. Car malheureusement pour nous mais heureusement pour notre portefeuille, ces trois festivals tombent les mêmes jours. Alors, Furia, Werchter ou Eurock ?
Lire aussi : - Jazz Nomade, le festival qui réfléchit - Les Femmes s'en Mêlent 2009 : la prog à frange - Le festival Villette Sonique passe Mach 2 en 2009
Du métal à l'Assemblée NationaleParler de musique extrême dans l'hémicycle sans qu'on entende les mots "profanations de tombeaux" ou "dangereux sataniques" est un phénomène peu commun.
C'est pourtant ce qu'a choisi de faire le député socialiste Patrick Roy le 11 mars dernier. La loi Hadopi était alors en discussion et le député a choisi de montrer la méconnaissance des pratiques musicales dont faisait preuve Christine Albanel. Exhibant le magazine Rock Hard, il cite entre autres Gojira, Mastodon et Satyricon en lui adressant cette pique fort sympathique : "des groupes que, j'imagine, vous connaissez parfaitement madame la ministre..."
Rappelons que le vote de la loi Hadopi a été repoussé à fin avril où elle sera réexaminée par le Sénat et par l'Assemblée Nationale. Peut-être qu'organiser un bon pogo à la place du vote à main levée serait-il plus judicieux ?
Vous pouvez retrouver l'ensemble de l'intervention de Patrick Roy ici
Voir aussi Les Deftones font la manche pour leur bassiste
Sauf que Chi Cheng n'est pas n'importe qui, et c'est bien ce qui pose problème ici. Même si Deftones n'a pas le succès commercial de Linkin Park ou Limp Bizkit il n'en reste pas moins un groupe célèbre qui déplace des foules à chaque concert (sauf en France, comme d'hab', mais c'est un autre problème). On sait aussi que le système de santé à l'américaine est excessivement coûteux, mais on peut tout de même trouver déplacé de demander aux fans de payer pour le rétablissement de leur idole. Surtout lorsqu'on sait qu'avec une sortie de 2 ou 3 inédits et une poignée de concerts le groupe aurait tôt fait de réunir bien plus que les 20 000$ demandés par la famille sur le site. Notons qu'ils avaient déjà fait ce genre d'opérations et que le succès avait été au rendez-vous (le Chi Cheng Benefit Show). Dans ce cas, pourquoi ne pas continuer dans cette voie ? Le plus choquant n'est pas de demander aux fans de l'argent pour Chi, le plus choquant c'est de le faire sans donner de contrepartie. Pour des types qui peuvent vendre un CD dédicacé au double du prix, c'est un peu dur à avaler. Enfin, si vous avez des stock options à dépenser vous pouvez toujours vous rendre sur oneloveforchi.
Lire aussi
De 7 à 75 000 dollars, l'ancien batteur de NIN se met en ventePour la sortie de Since 1972, Josh Freese, l'ancien batteur de Nine Inch Nails, a décidé de combler ses fans de manière très spéciale : 11 versions différentes de cet opus seront au choix. Dans un premier temps, son deuxième album solo sera vendu 7$ en téléchargement à partir du 24 mars sur son site. Ah et puis pour 15$ il y a l'édition collector CD/DVD qui sort le 14 avril. Sympa. Oh ! Et pour 50$ on a l'édition supercollector avec le CD, le tee-shirt et un coup de fil de 5 minutes venant de la star en personne, à qui l'on peut donner son avis sur l'album ou parler de sa vie sexuelle. Et c'est pas fini ! Pour 250$ une édition hyper-méga collector permet carrément de manger un cheesecake en tête-à-tête avec son idole. Il faut rajouter encore 750$ pour la only for-fans-supra-collector-golden-edition qui donne le droit à un lavage de voiture de sa part et à une séance de coupe de cheveux bourré. Non non, ceci n'est (apparemment) pas un canular, c'est bien ce que propose (pour l'instant) ce batteur hors pair à son public. Six autres versions toutes aussi cons et à la frontière du légal (mais de l'autre côté...) sont disponibles, allant jusqu'à 75 000$. Pour ce prix Josh jouera dans le groupe du fan dépensier pendant un mois ou deviendra son assistant personnel, il composera un EP de 5 titres sur sa vie, et lui permettra de l'accompagner en tournée, d'embarquer une de ses batteries, de faire un tour en Lamborghini après s'être enfilé des champis, de prendre des cours de trapèze acrobatique avec lui, etc. Bref, vous devenez son meilleur pote. On connaissait la propension de Trent Reznor de Nine Inch Nails à proposer des manières innovantes de distribuer la musique, mais force est de constater que son ancien batteur bat tous les records... Pour info, Josh Freese a participé à presque 300 albums d'artistes aussi variés que Queens Of The Stone Age, The Offspring, Katy Perry ou Guns N'Roses, et est actuellement batteur de Devo, The Vandals et A Perfect Circle. Et il est taré. Les différentes éditions sont visibles dans leur intégralité ici et là. Ma petite préférée est celle à 20 000$, qui permet entre autres de faire un mini-golf avec Maynard James Keenan de Tool puis de se faire lâcher sur le bord de l'autoroute. ![]() - Les jeunes préfèrent la musique au sexe, même s'il faut payer - Daft Punk : concert fictif pour les robots - Metric propose un nouveau système de promotion avec Fantasies Le hard rock en 100 chansons
Erreur certaine de definition du genre, VH1 aurait plutôt du renommer cette liste autrement : "liste de titres pour headbanger", "liste de titres à guitar heroes", "liste de titres qui attirent à eux un public à fort potentiel capillaire" ? Trouver un point commun à cette liste hétéroclite relève du casse-tête.
100 Sammy Hagar - "I Can't Drive 55" Il est interdit de headbanger
Après la consommmation de cigarettes, alcool et susbstances illicites, c'est le headbanging qui est montré du doigt par une équipe de scientifiques australiens. Cette "forme de danse populaire qui accompagne la musique heavy metal" (rapport publié dans le British Medical Journal) causerait en plus de petites lésions au cerveau des blessures au cou. Cette "activité violente" qui serait née en 1968 lors d'un concert que donnait Led Zeppelin à Boston a été observée par ces scientifiques lors des concerts des artistes suivants : Motörhead, Mötley Crüe, Skid Row, The Hell City Glamours, L.A. Guns, Ozzy Osbourne, Winger, Ratt, Whitesnake et W.A.S.P.
Les scientifiques ont établi une connexion entre le rythme du titre et l'amplitude des mouvements de têtes, une chanson à 146 bpm peut déjà causer des blessures à la tête mais légères, un titre à 180 bpm, sera quant à lui, nettement plus dangereux (ce qui est le cas de "Kickstart My Heart" de Motley Crue par exemple). Ce n'est pas la cadence des titres métal qui est dénoncée mais bien le mouvement brusque et violent qu'elle peut entraîner. Plus ça va vite, plus la tête bouge et avec une amplitude élevée...selon les scientifiques, amis métalleux, évitez de headbanger au-delà d'une amplitude de 75°. Andrew McIntosh de l'UNSW conseille vivement aux headbangers d'arrêter les frais tout simplement et de passer à autre chose, au "adult-oriented rock" ; le docteur souhaiterait aussi mettre en place un avertissement public, au même titre que ceux pour la lutte contre le tabagisme. A Flu, on vous conseille de continuer de headbanger, mais protégé, avec un rapporteur (nous vous rappelons que le plafond de l'amplitude légale en vigueur est de 75°) Black Ice d'AC/DC téléchargé 400 000 fois avant sa sortie![]() L'album qui marque le retour du groupe AC/DC et dont la sortie est prévue pour le 20/10 a été leaké et téléchargé illégalement plus de 400 000 fois (les chiffres ont été balancés par le site du NME et concernent les téléchargements à partir du site Bit Torrent début octobre). L'album sera en vente la semaine prochaine et uniquement sous une forme physique, le groupe étant fermement opposé aux plateformes de téléchargement (légales ou pas)...donc pas de Black Ice sur iTunes ou la Fnacmusic.com. Malgré sa prise de position sur la mise à disposition de ses titres sur le net, le groupe s'est vu téléchargé un nombre considérable de fois. Angus Young a déclaré récemment au Telegraph que le groupe "ne faisait pas des singles, mais des albums", craignant qu'avec le téléchargement les internautes passent à côté de leur oeuvre. Enfin d'après un média australien (Undercover) le label Columbia aurait lui-même lâché des faux titres regroupés sous le nom de Black Ice sur les peer to peer pour contrer le leakage...cette rumeur n'a cependant pas été confirmée. En comparaison le dernier album de Radiohead, In Rainbows, aurait été téléchargé 400 000 sur les réseaux p2p le jour de sa sortie digitale le 10 octobre 2008 (source MCPS-PRS Alliance). AC/DC vient de confirmer une tournée anglaise et devrait bientôt compléter sa tournée en Europe, qui passe à Paris Bercy les 25 et 27 février 2009 et c'est déjà complet. Quoi de "new" du côté du nu-metal ?
![]() Harvey Milk
Hé bien plein de choses madame ! Tout d'abord, après s'être enfoncé jusqu'aux genoux dans le marécage fangeux de néo-doom et de l'ambient stoner sur fond de drones qui n'en finissent plus (Cf : les aventures de Sunn O))), KTL, Khanate, Growing, etc.), le metal nouveau sort de ses ornières et retrouve les bases vrombissantes, même si toutes aussi lourdes, des pionniers Black Sabbath (Earth reste toujours l'étalon létal de référence) tout en s'aliénant de nouvelles formes musicales forcément amies, comme le shoegazing, le post-punk ou encore le post-rock.
Pour les adeptes du premier, un metal jouissif, chauffé à blanc par les riffs répétitifs et vraiment sauvages, imprévisibles, voire brouillons, je vous recommanderais le nouvel album d'Harvey Milk, groupe pionnier de Georgie qui sort certainement l'album méritant la palme du meilleur titre avec Life... The Best Game in Town. Etalant sa science avec brutalité, Harvey Milk, qui emprunte son nom à un sénateur gay de San Fransisco assassiné en 1978, doit autant aux morceaux les plus lents des séminaux Jesus Lizard ou Unsane pour l'énergie ou aux Liars pour l'angle d'attaque ambigu et expérimental, qu'aux classiques du metal des années 70 et 80. Harvey Milk c'est la plainte lugubre de l'ours blessé dans la nuit. Un metal stoner qui se réveillerait de sa torpeur pour grogner et gronder sa colère. Bruyant, crade mais salvateur.
Harvey Milk - Life... The Best Game in Town (Hydrahead/La Baleine) Le métal et la musique classique unis par le marketing
Celà dit, quand on jette un oeil au questionnaire sur lequel l'étude est basée, on est très surpris par la méthodologie. Tout d'abord, n'importe qui peut participer à partir du moment qu'il a trouvé le lien, ce qui nous donne un échantillon représentatif de pas grand chose, à peu près. On y voit notamment toute une série de questions bizarrement tournées sur les relations amoureuses : si vous êtes avec quelqu'un, vous décrivez votre relation, sinon, vous décrivez votre relation avec votre ex et si vous n'avez pas d'ex, vous décrivez le genre de relation que vous souhaitez avoir. Bien sûr, vous ne répondrez pas du tout la même chose si vous parlez de votre ex, de votre future ex ou de la femme de vos rêves mais au final vous cochez les mêmes cases. Et puis un type comme moi qui aime le hip hop, l'indie rock et la country est-il un schizophrène fainéant travailleur timide extraverti ? Comme toujours, il faut se méfier de ces études qui confirment les stéréotypes les plus éculés avec une méthodologie douteuse dans le but de créer des petites cases pour ranger les cibles d'un plan marketing. C'est vraiment curieux la façon dont ils trouvent toujours des résultats exploitables et faciles à transformer en brève amusante pour journaliste fainéant là où beaucoup d'autres scientifiques ne parviennent qu'à produire des résultats complexes et nuancés avec une approche beaucoup plus rigoureuse. AC/DC, Metallica : l'habit fait le moineVous voulez connaitre la différence entre le retour d'AC/DC et celui de Metallica ?
Le même uniforme, le même béret, la même attitude. Ca peut lasser mais ça vaut toujours mieux que...
... des nouvelles tongs, un nouveau short, un sac Armani. Et sur Death Magnetic, ça s'entend. Fete de la musique 2008: Strasbourg entre folk pastoral et black métalPosté par Slick Rick le 19.06.08 à 13:37 | tags : fête de la musique, folk, metal, news, rigolo, rock
Lauter - "A walk will take my mind off things" Strasbourg, ville des extrêmes! Parmi les meilleurs concerts proposés pour la fête de la musique, le public aura le choix entre deux ambiances contrastées: le folk pastoral et le black metal. Commençons par les folkeux (nos préférés), petites douceurs avant la grande frayeur. Le Parisien Boris Kohlmayer aka Lauter, n'a rien inventé en matière de folk, mais ses chansons sensibles et délicatement boisées convoquent les banjos de Calexico, la douceur d'Iron and Wine et la mélancolie lo-fi de Bonnie Prince Billy avec un talent certain. On s'incline tout autant devant les comptines pop-folk de T, son acolyte samedi soir. T, c'est Thomas Walter, cofondateur du jeune et prometteur label Hertzfeld, sur lequel Lauter est également signé. Leur mélodies raffinées méritent qu'on s'y attarde, ces deux garçons valent le détour. A moins, forcément, d'être allergique au calme et à la subtilité! Et dans ce cas vous serez servis, copieusement même. En entrée, les lyonnais Where is my flesh, dont le noise rock épicé aux larsens ravira sans doute les amateurs de Sonic Youth. Voilà pour l'échauffement. Après, grand Dieu, c'est le plat de résistance: la Soirée métal. Du black métal, du death métal, du goth-metal...Ca va saigner sévère. Un conseil, ne loupez pas Kaos Frequenz. Projet solo d'un obscur teuton, le "groupe" marie les genres les plus féroces avec une violence peu banale. Recette du poison: de la hard-tek vraiment hard avec quelques cris en Allemand, le tout mis en valeur par des éclairages apparamment inspirés de l'Apocalypse Sur Terre. Une fois dans sa vie, il faut avoir vu en live des chansons aux noms trognons comme "never ending torture" (voir la saisissante video), "When the angels burn", "killer dog" ou "terror night". Kaos Frequenz - "Never ending torture" PROGRAMME: T et Lauter, au BMS - Robertsau - 67000 - Strasbourg Where's My Flesh - à la La Perestroïka - 67000 – Strasbourg Kaos Frequenz (+ Arts of Erebus et Désidéria) - à la Place de Zurich - 67000 – Strasbourg Le MySpace de Where is my Flesh Drone metal : Le chapitre final
Finalement, de 2006 (année métal) à aujourd'hui, le genre bourdonnant et puissant, dont certains d'entre nous continuent d'observer les mutations les plus improbables, semble avoir (déjà) fait le tour de ce que la musique contemporaine - acousmatique, ambiant, dub, industriel, math - pouvait lui apporter. Du noise extrême au metal manga, en passant par le revival Black Sabbath et l'hommage appuyé à Earth, le metal a parcouru toute la fréquence du spectre pour revenir là où tout commence : la haute fréquence indomptable et indomptée, le drone ultime, ce bourdonnement venu du fond des âges incarné par Sunn O))), KTL (dont nous parlons ici et ici) et autres évocations maléfiques, mais, forcément, salvatrices en ces temps d'ascèse électronique minimale ou d'hédonisme proto-néo-disco.
En ce sens, les albums qui nous intéressent ici, sont symptomatiques d'une époque. Avec Smile par exemple, le dernier album de Boris, les japonais se réfugient dans les bras de maman, entamant une régression infantile bienvenue, celle que pratiquent les grands artistes quand ils veulent retrouver l'innocence des origines. On se couvre la tête de boue et on crie à la lune tout nu dans la prairie. En l'occurrence, le combo japonais préfère revenir à la simplicité J-pop, aux génériques d'anime des années 80, au hair metal le plus improbable, bref, à mille lieux de la noise pure et dure, Smile est un album revigorant, psychédélique en diable, jouissif et jouisseur, qui fera bondir plus d'un fan de musique torturée et malade. Et c'est tant mieux.
A l'autre bout de ce spectre musical, il y a, encore et toujours, la puissance brute. L'agression sauvage, incarnée dans la rencontre Boris + Merzbow. Entre heavy rock maltraitant les solis comme de beaux diables et drone post-rock vrillés, Rock Dream offre en effet, le temps de deux CD magnifiquement packagé par Stephen O'Malley, la parfaite antidote à un metal qui se prend trop au sérieux. Ironique, cette double galette de "rock de rêve" n'est que résurgence d'un passé rock imaginaire, où le grotesque se dispute au pachydermique. Drôle, mais plombant. Le champ du cygne en quelque sorte. Encore, une fois, Rock Dream illustre bien la situation dans laquelle se trouve le metal aujourd'hui : Les années d'or du "metal pour hypster" sont certainement derrière nous, mais gageons que le genre n'a pas fini de nous surprendre, pour cela, nous pouvons encore lui faire confiance.
Boris - Smile (Southern/differ-ant) OM et Buried at Sea : l'anti-musique de greugreuSoyons honnête, pourquoi écrire sur le metal dans ces pages alors que je n'en écoute jamais, ou presque ? Parce que la plupart des disques que je chronique ne sont pas vraiment du metal tout simplement. A la rigueur du metal pour "hipster", et encore. Il est évident de toute façon que les vrais amateurs du genre ne viennent pas sur Playlist pour nous lire, ou alors par hasard. Et puis que reste-t-il du genre lourd bardé de riffs qui correspond à cette musique chez les deux autistes de OM par exemple ? Pas grand-chose en fait.
Après le sublime Conference of The Birds, OM, incarné par Al Cisneros et Chris Hakius, soit la section rythmique de feu-l'entité stoner-doom metal Sleep, poursuit sa route vagabonde vers d'autres cieux et nous offre avec Pilgrimage, une nouvelle raison de s'extasier sur les mutations du genre énervé par excellence. Car malgré le calme relatif qui règne sur cet album, à quoi pouvions-nous nous attendre avec un titre pareil si ce n'est à une musique onirique et farouchement mystique ? De fait OM, c'est un peu ce qui reste du metal quand la guitare et les gargarismes viriloïdes ont laissé tomber la partie. Pilgrimage c'est une longue plainte chuchotée où la poésie farouche des bourdonnements profonds générés par les riffs de basse et les roulements de batterie, n'empêchent en rien la mélodie. Un paysage de sons troublés qui se répètent à l'infini, pure drone music de l'âme qui offre une plage de rêve à l'auditeur capable d'une écoute respectueuse et attentive. Quatre morceaux donc, et un peu moins de 40 minutes de délicieuses dérives et vibrations au coeur d'un sanctuaire englouti. Magique !
Dans un genre proche, bien que plus impitoyable, Buried at Sea signe son dernier opus (la séparation du groupe est officielle), avec Ghost. Oeuvre dépressive et angoissante, Ghost est emblématique de ce metal en perte de repères dont on dirait que les exécutants ont glissé dans une faille temporelle le temps de l'enregistrement. Avec Ghost, Buried at Sea perd la boussole pour notre plus grand plaisir. Sur cet unique morceau de plus de 30 minutes, la marée monte lentement, la houle se fait de plus en plus forte, portée par une basse encore une fois omniprésente, jusqu'à ce qu'un déluge de guitare et la furie vocale du chanteur, qui évoque parfois celle d'Aaron Turner d'Isis, déclenchent la tempête tant redoutée. La métaphore marine est facile, mais à l'écoute de Ghost, on ne peut s'empêcher de penser à un ultime voyage. Buried at sea signe là un manifeste post-doom suicidaire, une noyade sonique et tragique dont peu, à commencer par les membres du groupe, se remettront. Prenant mais salvateur. OM - Pilgrimage (Southern Lord/Differ-Ant) Buried at Sea - Ghost (Neurot Recordings/Differ-Ant)
http://www.myspace.com/variationsontheme Lolmetal![]()
Les lolcats sont, si vous n'avez pas la chance de les connaître, un des "mèmes" les plus pitoyables du net : des images de chats (eurk) auxquelles on prête des paroles dans un langage débile/mignon (aaargh!) dans un but qu'on présume comique à défaut de le comprendre vraiment. Il faut être un sociopathe au dernier degré pour mettre des lolcats sur son blog ou son profil Myspace/Facebook. Le seul intérêt des lolcats, c'est d'offrir des possibilités de parodies illimitées : je connaissais déjà les lolbots, voici maintenant les lolmetals ! Moquons-nous du métal en nous moquant des lolcats. Et des chats. Et des geeks. Et de nous même, probablement.
![]() Il n'y a pas d'excuse pour écouter ToolUn peu comme avec la vidéo de Céline Dion la semaine dernière, celle-ci ne peut vous ammener qu'a deux conclusions : soit Tool est le meilleur groupe de l'histoire du monde de l'univers (mais ça vous en êtiez déjà persuadés) soit, oh mon dieu, ils sont pires que ce que vous avez toujours cru. Composer en suivant des formules mathématiques, ça s'appelle le sérialisme, ce n'est pas nouveau du tout, ce n'est plus exceptionnel (des milliers d'élèves apprennent ça en école de musique tous les ans) et ça ne justifie en rien de jouer du mauvais métal, d'écrire des paroles stupides ou de se coiffer comme ça, tout comme ce n'est pas parce que vous avez eu la moyenne en maths au bac que vous devez jouer à World Of Warcraft, écouter du prog-rock et r3mpl4c3r l3s l3ttr3s par des chiffres quand vous tapez. Intervention nécessaire de Maxence : Oui, sauf que ça c'est une vidéo de fan taré, la vraie vidéo de Tool est là (il faudrait quand-même le signaler, Tool ne s'est jamais vanté de faire de la musique sérielle). J'aime bien Tool, ça aide à soulever de la fonte, maintenant, je n'ai pas eu la moyenne en maths au bac, et je n'ai jamais joué à Warcraft ; )) Chrome Hoof : Metalheadz
Après une telle description, vous l'avez compris il ne s'agit pas de fusion "metal funk" ici, on n'est pas chez Living Colors (quel horreur !). Chrome Hoof expérimente constamment. Sur "Tonyte", par exemple, cela donne une intro pilonnée par le staccato martial d'une énorme basse rebondie, un 4x4 très four to the floor et une envolée de cordes synthétique. Du disco analogique comme on en avait jamais entendu, même à l'époque ! Plus loin, la folle Lola Olafisoye, geint, feule, hurle, scande follement des lyrics endiablées sur du metal de dessin animé ("Circus 9000", "Leave This Ruined Husk", "Spoke of Iridium"), tandis que le groupe au grand complet nous offre des cavalcades de free funk à danser en tournant en rond comme des derviches de plus de 9 minutes ("Moss Covered Obelisk") ou d'étonnants morceaux abstraits et spatiaux qui ne se terminent jamais comme on l'imaginait ("Symbolik 180°", "Egg n' Bass"), quand ce n'est pas de pur moment de heavy rock à vous décoffrer les tympans et vous briser les vertèbres ("Death is Certain"). Transcendé par le jazz cette folie donne "Astral Suicide", au croisement de Black Sabbath et Tex Avery. Sur "Pronoïd" enfin, l'un des meilleurs morceaux de ce disque diabolique avec "Tonyte", "l'Arkestra" se livre à un exercice de punk funk science-fictionnesque de haute volée, de ceux que l'ont avait plus entendu depuis... oh et bien presque jamais en fait ! Même Sun Ra ne s'y serait pas risqué, c'est dire la folie du machin !
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Chrome Hoof - Pre-Emptive False Rapture(Southern/Differ-ant) Kinski : métal slacker
On pourrait croire ce disque fait pour un type comme moi qui n'est ni fan de métal ni de post rock mais qui ne dit non ni à l'un ni à l'autre et qui apprécie plutôt les mélanges, au moins le temps d'un "crybaby" qui sonne comme l'intro d'un bon morceau de Deep Purple (oui, je sais, j'ai beaucoup d'imagination). Sauf qu'on attend qu'un moustachu bedonnant avec une voix qui sent le Johnny Walker vienne beugler des paroles stupides sur la moto de satan et sur toutes les drogues qu'il a pu prendre dans sa vie. Au lieu de ça on a des instrumentaux dont la structure classique et les solos discrets entretiennent ce sentiment de manque, sentiment que les rares irruptions du chanteur-marmonneur ne dissipent absolument pas. Le problème c'est que les riffs monstrueux du métal appellent le mélodrame, sous la forme d'un chanteur plus grand que nature à la David Lee Roth ou celle des solos overzetop d'un Jimmy Page. Le chant désaffecté d'un slacker indie et un "paysage sonore" à base de larsen ne font juste pas le poids face à un mastodonte de blues tout en fuzz et disto. Le mariage a beau marcher par moment (comme sur l'excellent "Silent Biker Type" qui clôt l'album) et tous les éléments pris séparément étant très bons, on entend trop le disque qui aurait pu être pour vraiment apprécier celui qu'on écoute.
Kinski - Down Below It's Chaos(Sub Pop/Pias, sept 2007) |
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