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Mp3 : format de musique numérique. Par extension, désigne tout type de fichier numérique musical sur le web. Ici, on en trouve plein :
Pourquoi écouter Charles Manson
Le public adore ça, mais parlez lui d’un type qui a ordonné la mort d’une poignée de bobos californiens et d’un fœtus qui a eu la malchance de se trouver dans l’un d’eux et voilà, le public est outré, il ne veut pas entendre une note de la musique de cet homme. C’est différent, dit le public, X ou Y n’ont jamais fait de mal qu’à eux-même. Le public n’a sans doute jamais eu un junky comme ceux qu’il admire dans son entourage. Qui sait de toute façon avec certitude si son artiste favori n’a pas ordonné quelques morts dans ses années de galère ? Il y avait tellement de pop stars et tellement de Kennedy assassinés dans les années soixante que la coïncidence de ces deux populations est plus que probable. Entre sa victoire à Roland Garros et "Saga Africa", Yannick Noah aurait eut le temps de faire bien des choses. Nous oublions trop facilement qu’on ne peut et doit juger que l’œuvre, pas l’artiste. Il n’y a aucune raison de ne pas prêter une oreille à l’album que Charles Manson a enregistré en 2005 dans sa celulle et qui vient d’être mis en ligne sous license Creative Commons. Il y a aussi plein de raisons d’écouter l’œuvre de l’ancien gourou d’une secte hippie meurtrière qui vit enfermé depuis quatre décennies. Elles ne sont pas toute bonnes, bien sûr, et l’album non plus. Chante ta chanson et fais comme si tu savais pas que tu chantes faux
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Possible qu'on en ait déjà dit un mot par le passé, mais les détours par le site Oh My Songs (http://www.oh-my-songs.com) sont toujours tout sauf du temps perdu. Le principe de cet espace d'accueil est de proposer des chansons célèbres réenregistrées par les internautes à partir des musiques originales. En clair, il s'agit d'un karaoké (sans le texte) chanté et mis en ligne par ceux que ça amuse. Evidemment ce n'est pas très sérieux, pas très bon souvent mais cela a le mérite de montrer : 1) qu'on ne s'improvise pas chanteur 2) que même les mecs dont on se moque parfois, ceux de la Nouvelle Star ou de la Star Ac', ont une belle voix comparée à la nôtre (enfin à la mienne) et savent s'en servir 3) que franchement, et quoi qu'on en pense, Kurt Cobain avait un grain de voix inimitable. Je ne parle même pas ici des reprises de Radiohead, qui font regretter le temps où je coupais la tête des poulets et les laissais se vider de leur sang avec mon grand-père.
Parmi mes chouchous du rire mais qui choisit généralement des titres intéressants, j'ai un petit faible pour l'ami Gyokusai et notamment sa très bonne livraison (je déconne) du "Delivery" des Babyshambles. Même Pete Doherty bourré et défoncé n'avait jamais réussi à la chanter comme cela. Le principe du site est évidemment comme dans tout bon skyblog de "lâcher des com" et de dire ce qu'on en pense. En attendant, c'est assez drôle et c'est complètement légal.
Votre mp3blog en dix minutes
Mettons que vous êtes un peu geek et que vous vouliez vous aussi votre mp3blog mais que vous êtes fainéant et réaliste : vous n'avez pas envie de passer du temps à écrire des textes ou choisir des chansons, les uploader etc... Il existe maintenant une solution simple pour créer votre propre mp3blog automatique en dix minutes ! L'intérêt est peut-être limité mais la façon dont ça fonctionne est simplement brillante. Les explications en détail sont sur cette page. En gros, vous créez un compte last FM, le programme yahoo pipes récupère les données de ce compte pour déterminer ce que vous écoutez et recherche les mp3 correspondants sur hype machine et skreemr et en fait un flux RSS que vous envoyez vers la plateforme de blogs Tumblr. Le résultat, c'est ça. Vous pouvez toujours bien sûr ajouter du texte si ça flatte votre égo mais juste comme ça, la simplicité de la chose est magnifique. (via La Blogothèque) Le nouveau premier enregistrement de l'histoire
Ce qui est amusant, c'est qu'Edouard Léon ne serait sans doute pas très content. S'il n'a jamais inventé de moyen de recréeR les sons qu'il enregistrait, c'est qu'il n'était pas interessé. Il s'est même mis en colère après Edison parce que celui-ci aurait détourné de son usage sa belle invention qui permettait de "voir" les sons. Comme quoi, les égos surdimensionnés et la peur du progrés dans le business de l'enregistrement audio, c'est pas nouveau. tant pis pour toi Edouard Léon, t'avais qu'a inventer les DRM aussi. La Playlist de Jack Bauer
L'armée américaine a de l'expérience en la matière et, on peut l'imaginer, une certaine expertise... Pourtant quand on jette un oeil et une oreille à cette playlist des chansons de tortures préférées des soldats américains, on est un peu déçu : du métal, du rock patriotique, des ritournelles pour enfant, de simples chansons pop selectionnées sans raison apparente et les prévisibles erreurs de casting ("White American" d'Eminem, pas exactement aussi patriotique que "Star Spangled Banner"). Où donc est l'inventivité, les morceaux de musique avant-gardistes plein de drones d'ultra haute fréquences, les enregistrements de l'enfer, les morceaux de musique concrète à base de hachoir, d'ongles sur tableaux noirs et de bouts de polystyrène frottés les uns contre les autres ? Chaque jour, des millions de personnes sont soumises à une torture équivalente. on appelle ça la radio commerciale et on l'entend dans les magasins, dans les transports en commun, au boulot et parfois même dans la rue. Pourtant on ne voit pas les gens courir partout en criant à qui veut bien l'entendre leur code de carte bancaire. "Ventolin" d'Aphex Twin, tiens, ça c'est un choix adapté ! Si j'avais voulu vous torturer, j'aurais coché "lecture automatique" sur Deezer en extrayant ce widget et j'aurais fait chuter l'audience de Playlist en flèche. On aurait bien rigolé, tiens.
Brian Jonestown Massacre : le nouvel album gratuit, c'est possible.... Le groupe indépendant par excellence d'Anton Newcombe, The Brian Jonestown Massacre, revient en ligne et gratuitement siouplaît en téléchargement sur leur site avec un nouvel album (au moins le 13ème si mes comptes sont bons et le...9ème ou 10ème en studio). Rendue un brin populaire par l'excellent documentaire Dig ! (qui se consacrait tout de même un peu plus à leur attitude qu'à leur musique), la bande de l'un des derniers rockeurs fous vivants, venue jadis de San Francisco, s'est fait chouchouter par l'ex-Ride Mark Gardener pour produire ce nouveau chef d'oeuvre. Enregistré entre Reykjavik et Liverpool, My Bloody Underground est à la fois étonnant et excellent, sorte de mélange entre un inédit de My Bloody Valentine et Jesus and Mary Chain avec guitares saturées, larsens et embrouillaminis sonores, mélodies enflammées à la Make Up et balades ramollo mais engagées qui rappellent, par leur lenteur sournoise, l'American Music Club. C'est un peu psychédélique parfois, toujours gorgé d'énergie et ça s'écoute sans modération évidemment. Parmi les titres-phare qu'on vous conseille de découvrir par vous-même (d'où l'absence de critique en règle), l'entame "Dropping Bombs on the White House" (autrement baptisée Bring Me The Head of Paul Mc Cartney) qui fait son effet détonant. On aime aussi beaucoup beaucoup le délicat "We Are The Niggers of This World" et le grand "Monkey Powder". Ce nouvel album est l'occasion de redire que BJM est un goupe important qui, musicalement, sait être parfois à la hauteur de sa légende people. Rappelons que Newcombe, parfois assimilé à un Mark E. Smith américain pour sa manière de faire valser les membres du groupe, est, selon ce qui se dit, l'un des plus grands instrumentistes autodidactes depuis.... Prince, maîtrisant (selon la légende) plus de 90 instruments de l'harmonica à la guitare en passant par le synthé, le sax et la trompette. Le BJM revenu de sa période folk depuis quelques années maintenant se pose, avec ce nouvel opus, en pointe du renouveau shoegaze qui pourrait bien marquer l'année 2008. Entre le retour de The Jesus And Mary Chain, la reformation des My Bloody Valentine (jamais séparés, mais bon, c'était tout comme), on pourrait bien passer l'été dans les festivals à se laisser pousser les cheveux (s'il en reste) et à regarder ses tennis en secouant la tête.http://www.brianjonestownmassacre.com/bandinfo.html
Nine Inch Nails : Ghosts In the Web
Ca s'appelle "Ghosts I-IV" Vous pouvez théoriquement télécharger "Ghosts I-IV" sur ce site officiel mais celui-ci Velvet Underground ! Inédit ! Téléchargez !![]() Le blog Dead Flowers vient certainement de faire exploser son compteur de visiteurs uniques en postant un bootleg inédit tout récemment du Velvet Underground en 1967, dans lequel le groupe jouait peut-être bien pour la toute première fois "Sister Ray" à un public qui ne savait pas ce qu'il attendait (le reste du concert n'était pas tellement plus long que les dix neufs minutes de cette version). Peut-être mieux encore, le set s'ouvre sur "Im not a young man anymore", une légendaire chanson jamais réentendue depuis quarante ans. Elle est loin d'être géniale : ce n'est qu'un simple riff sur lequel Lou Reed bêle le titre de la chanson pendant sept minutes, mais le niveau bruit produit est bien conforme à nos attentes. Pour un bootleg perdu pendant quarante ans, la qualité sonore est correcte, ce qui veut dire qu'elle est tout à fait médiocre : on n'entend que la guitare et la voix, mais au moins on les entend, c'est déjà ça. Peu importe, il y a fort à parier que beaucoup de monde va écouter cet enregistrement mais qu'aucun ne formera un groupe (en tout cas pas à cause de lui). Deezer a une longueur d'avance sur Last FM
Alors que Last FM vient d'annoncer son "révolutionnaire" streaming gratuit, Deezer en est déjà à lancer une seconde version de son widget qui permet non seulement de jouer les morceaux disponibles sur le site mais aussi ceux que vous y uploadez vous-même. Deezer est en fait une évolution de Deux widgets sont disponibles pour votre blog/site : le premier que vous pouvez voir à l'oeuvre ici même vous permet de streamer une simple chanson -ici l'excellent chaos joyeux et altermondialiste de Yeasayer- le second a remplacé celui que Maxence vous présentait en Novembre et permet de partager des playlists entières... à cette exception près que les morceaux sont coupés avant la fin, ils sont financés par la pub après tout et si vous voulez écouter tout le mix de Maxence vous devrez maintenant vous rendre sur le site Deezer et être exposé à la pub. C'est logique, en fait. Deezer en sait beaucoup moins long sur vous que Last FM et ses pubs sont moins ciblées. Last FM, rappelons le, c'est l'inventeur du scrobbler, en pratique un spyware que vous installez volontairement sur votre machine et qui alimente une base de donnée gigantesque en information sur vous. Oh, pas des informations vitales, certes, mais à partir de la musique que vous écoutez Last FM prétend déterminer votre catégorie socio-professionelle et vos habitudes de consommation. Ils le font sans trop se tromper, je parie. Pour l'instant on est beaucoup à se préter au jeu mais est-ce bien prudent ? Deezer fait figure de David face à Goliath ici mais a de bons arguments pour lui : malgré un catalogue de titres plus réduits, Deezer permet pour l'instant de les écouter autant de fois que vous le voulez, d'uploader vous-même les titres manquants et surtout, le streaming sur Deezer est déjà fonctionnel. Last FM : trois streams et tu sors
Un bandeau de pub ciblé (last FM en sait un paquet sur vous, rappelons-le) financera ces trois premiers streaming en redistribuant une part des revenus aux ayant-droits... du moins à quelqu'un, puisqu'on ne connait pas le contenu des accords passés, différents pour chaque label nous dit-on, et ce n'est pas comme si les majors du disque avaient l'habitude de rémunérer équitablement leurs artistes, en particulier dès qu'il s'agit des revenus du numérique. Et puis Last FM lance cette annonce après que Deezer et Imeem aient fait à peu près la même et que SpiralFrog perd des sommes astronomiques en streamant du Universal qui devrait être payé par la pub depuis longtemps déjà. En tout cas, ça montre un changement d'attitude de la part des majors qui ont abandonné le vieux réflexe de taper à gros coup d'avocat sur tout ce qui bouge sur le net. Reste à voir si Last FM parviendra à tirer suffisamment d'argent de la pub pour satisfaire leur appétit ou si les majors vont juste sucer le sang de Last FM avant de l'abandonner dans le caniveau. D'un autre côté un artiste sans label pourrait tout aussi bien profiter du streaming de ses titres directement, comme Rien, par exemple, excellent groupe français qui marche plutôt bien sur Last FM ou encore nos chers Ask the dust qui vont peut-être enfin être contents que je les ai poussé à s'inscrire. Les modalités de rémunération sont encore inconnues pour l'instant. D'un autre côté encore, il n'y aurait selon Wired pas besoin d'être inscrit sur le site pour profiter du streaming, le décompte des trois streams seraient donc logé dans vos cookies et il suffirait de les effacer (ctrl+shift+suppr sous firefox) pour remettre le compteur à zéro et réécouter les chansons autant que vous voulez. Mais ça serait de la triche, évidemment.
Leaks frauduleux : d'où sort ce solo d'accordéon ?
On dirait une idée de Bill Drummond de KLF et il semble que nous soyons sensés en tirer une réflection ou un débat sur la musique, les téléchargements et toutes ces choses. Moi franchement je ne vois pas et la lecture du manifeste du comité ne m'aide pas beaucoup : ils écrivent beaucoup pour ne dire finalement que ça leur semblait un truc cool à faire. Vrai ou pas, donc, nous n'avons à faire qu'à une blague de potache. Dommage que quelqu'un de plus malin qui aurait pu broder une philosophie pour habiller sa démarche n'a pas eu l'idée en premier. Au moins quand KLF avait brulé un million de livre sterling sans savoir pourquoi, ils avaient eu la décence de partir en quête d'une raison à leurs actes ensuite. Les jeunes d'aujourd'hui ne respectent plus rien. Il n'y a pas de Justice ! Et c'est tant mieux !
Pardonnez-moi ce titre un rien racoleur, ce n'est pas très professionnel je l'avoue, mais bon, faute avouée, ... etc. (vous connaissez la suite). Impossible pourtant de vous cacher le ricanement incontrôlé qui m'a échappé à l'annonce du refus par le club Fabric, du mix album de Justice. Commandé par le prestigieux club pour son label du même nom, ce qui aurait dû être l'un des rares mix drivé par des Français (aux côtés de celui d'Ivan Smagghe) s'est vu émettre un avis de non-recevoir par Cameron Leslie, le patron du label. La raison ? Un mix trop court et surtout, deux titres qui vraisemblablement ne passaient pas, "Quand je joue" de Julien et "Vivre ou Survivre" par Daniel . Manquait que Michel Delpech (ne riez pas, je suis sûr qu'ils y ont pensé) et Didier Barbelivien, mais bon, il faut croire que "French Touch" ou pas, il y a semble-t-il tout de même des limites que la vieille garde francophone ne franchira pas, outre-manche.
Alors que pensez de ce refus ? A l'aune de l'intérêt que je porte au duo français chouchou des fluokids, je dirais, l'electro ne s'en portera pas plus mal, pourtant, on ne peut pas vraiment reprocher aux Français d'avoir essayé. Le reste de leur sélection n'ayant pas à rougir de celles d'autres label companions et on peut dire qu'elle est un poil plus originale que celle de leur compatriote Ivan Smagghe, qui au-delà d'un très bon mix, se contentait d'aligner les titres du moment sans se prendre la tête. Evidemment, alors que les podcast inondent la planète et que Ricardo Villalobos sort un mix Fabric qui est en fait un album, le format mix sur disque en prend un vieux coup derrière les oreilles. L'idée n'était peut-être pas si mauvaise. Reste que si comme moi vous écoutez par curiosité (ou par passion, n'ayez pas honte) ce qui est devenu par défaut le Justice Xmas Mix, diffusé gratuitement sur le net et aussi connu comme "the rejected Fabriclive 37", je vous conseille tout de même de zapper la plage 14 et 15, sous peine de rejet des tympans, saignement des oreilles et crise d'urticaire aggravée.
Une bonne nouvelle pour finir (quoi ? ce n'était pas ça la bonne nouvelle ?) : Après un tel refus, on est enfin rassuré, Teki Latex ne signera jamais un mix chez Fabric... Ouf !
Justic Xmas Gift tracklist : 01 Sparks - Tryouts For The Human Race - Virgin The Jingler : Le Joujou Musical de NoëlVous vous êtes déjà demandé ce que donnerait une chanson de Noël de Radiohead, Motörhead ou Aphex Twin ? The Jingler a la réponse ! Ce site génialement idiot vous propose d'uploader un mp3 et il se charge tout seul de le transformer en chanson de Noël, en ajoutant des grelots, des cloches et un peu de "ho ho ho". Ca fonctionne surtout sur les titres plutôt minimalistes où il reste un peu de place pour les grelots (j'ai essayé sur du Animal Collective, c'était pas beau) et les titres avec une base rythmique stable (encore une fois, Burial... pas beau). Spoon et les productions des Neptunes passent par contre plutôt bien. J'ai aussi été agréablement surpris par ce petit Deerhunter de Noel que je vous mets en exemple sur le blog. Bon en fait c'est un peu horrible, c'est toujours un peu horrible. Je vous laisse à vos expériences, faut que je trouve un mp3 de Boards of Canada là...
Le concours de cadeaux
C'est vraiment généreux et tout. Quand votre gamin vous offre un collier de nouilles pour la fête des pères, c'est touchant. Sauf quand il a vingt-sept ans. Or il faut bien le dire, la plupart de ces artistes sont capables de beaucoup mieux et plutôt que de nous confectionner un beau cadeau, ils ont été cherché au fond de leurs tiroirs les vieux morceaux dont ils ont décidé que finalement ils ne feraient rien. Est-ce ce genre de cadeaux qu'ils offrent à leurs proches ? Pourquoi donc les fans n'auraient droit qu'a un cadeau au rabais ? On leur demande pas de nous enregistrer un double album mais avant de lâcher une nouvelle chanson sur le net, de la soumettre au public, même gratuitement, on devrait se demander si ça en vaut la peine, non ?
Les seuls qui semblent s'être véritablement donné de la peine, ce sont les excellents Okkervil River qui offrent sur leur site une mixtape d'une dizaine de titres, presque exclusivement des reprises, certes, mais pas bâclées du tout. Le choix des reprises est impeccable en plus : il y a du John Cale , du Randy Newman, du Serge Gainsbourg... Là, d'un coup, on se sent bête : leur a-t-on fait un cadeau, à Okkervil River, nous ?
Ask The Dust Nique Police
Prenez "Walking On The Moon". Sting chante : "Des pas de géant, c'est ce que tu fais / Quand tu marches sur la lune / J'espère que mes jambes ne vont pas casser". En gravité réduite, on ne se casse pas les jambes, on atterit tout doucement sur le sol. Ca va de soi, non ? Vous me direz que c'est un détail, mais un bon groupe ne laisserait pas passer ce genre d'âneries dans ses chansons (le pénible dub javelisé qui accompagne ces paroles est par contre plus qu'un point de détail).
Saul Williams lâche Niggy Tardust
Depuis Halloween l'album est disponible au téléchargement sur Niggytardust.com et nulle part ailleurs (a priori, il n'y aura pas de sortie "classique" comme pour In Rainbows). Vous pouvez choisir de payer cinq dollars (soit 3,45 euros à l'heure où je vous parle. Une misère, quoi.) pour le télécharger soit en mp3 d'une qualité supérieure à ceux de Radiohead soit en FLAC (fichiers compressés de qualité CD) ou bien choisir de ne rien payer et n'avoir "que" le choix des mp3. Dans les deux cas vous aurez aussi un PDF contenant l'artwork de l'album. La démarche semble un peu mieux pensée que celle de Radiohead (qui essuyait les plâtres, évidemment).
Ce qui saute aux oreilles à la première écoute, c'est le degré d'implication de Reznor. Il chante sur de nombreux morceaux, des guitares estampillées NIN s'entendent presque sur tout l'album, ainsi que des nappes de synthés et même quelques samples de vieux morceaux de The Fragile. Passé le choc de la première écoute on se rend compte que Williams a bien du faire quelques trucs sur son album mais le fait est que Niggy Tardust sonne comme du NIN jusque dans l'allusion à Bowie de son titre. La bonne nouvelle c'est que le résultat est beaucoup plus satisfaisant que Year Zero ou presque tous les disques que Reznor a jamais touché. Celui-ci n'a jamais réussi à dépasser les obsessions masochistes de ses débuts alors que depuis sa transformation en rock star en 1994, elles avaient de moins en moins d'objet. Sur son dernier album il en était à inventer un futur cyberpunk pour y trouver l'oppression qui lui manquait. En s'associant à Williams, il s'associe à des siècles de persécutions des noirs américain. Tant de souffrance semble lui avoir donné des ailes et Niggy Tardust est une merveille sonore. L'espace dans ces morceaux est utilisé avec un talent à faire rougir Philippe Demougeot et la richesse des textures employées ferait ramer une Playstation 3. Saul Williams n'est ni un très bon chanteur, ni un très bon rappeur mais avec l'assistance de Reznor au chant, il est enfin parvenu à faire rentrer ses slams dans un contexte musical en alternant les trois disciplines (quatre même, si on compte le peu de beatbowing qu'il pratique en plus du slam, du rap et du chant). On a toujours l'impression qu'il nous frappe la tête de ses mots mais il ne le fait que par doses suffisament réduites pour être digestes. Williams se pose en sauveur des âmes des jeunes noirs américains. Il pourrait être une caricature de "rappeur conscient" et il est certainement suffisamment paternaliste pour ça mais sa maîtrise du langage est telle qu'on accepterait n'importe quoi de sa part. Avec mes habitudes de radin, j'ai téléchargé l'album gratuitement. Deux jours après, j'ai téléchargés les FLAC pour cinq dollars et, si on m'avait demandé mon avis, j'aurais donné plus. Saul Williams - Niggy Tardust (nov 2007) Oink ne grouinera plus
Oink faisait partie de ces sites sans lesquels un tas d'artistes "alternatifs" ou "indépendants" d'Arcade Fire à MIA en seraient encore à tenter de rameuter trois amis sur myspace et sans lesquels tout un tas de mp3blogs n'auraient rien à poster et personne ne lirait des sites comme Pitchfork, la Blogothèque ou celui-ci qui parlent de beaucoup trop de musique différente pour que vous l'achetiez tous. Evidemment, Oink opérait dans l'illégalité la plus totale et nous connaissions tous la règle du jeu. Sa fermeture n'est pas véritablement une surprise et les amateurs de musique trouveront de toute façon bientôt un nouvel endroit où se réunir et partager. Il paraît, d'ailleurs, que les majors sont très en colère après leurs chasseurs de pirates car ceux ci resteraient inefficaces face à ce bon vieux Soulseek. La machine à Hype redémarre
Je suis surpris en recherchant dans les vieux billets de Playlist de n'en trouver aucun consacré à Hype Machine, un des sites les plus cools et les plus smples pour se tenir au courant de ce qu'écoutent sur le moment les gens à peu près jeunes et à peu près branchés à travers le monde. A la base Hype Machine est un simple aggrégateur, qui récupère les mp3 postés sur les blogs inscrits (soit à peu près tous les mp3blogs cools du monde, plus les autres) et vous permet d'y accéder via un moteur de recherche et de regarder lesquels sont les plus populaires, fournissant ainsi une sorte de top 50 alternatif, celui d'un monde merveilleux où Radiohead est premier, Arcade Fire avec Bruce Springsteen second et le dernier artiste un peu important qui vient de mourir est troisième. Hype Machine vient tout juste de se relancer dans une nouvelle version pleine de petits gadgets web 2.0 inutiles qui évoquent un sous last-fm. La mise en page est bancale mais le principal reste en place et hype machine reste une bonne adresse pour découvrir de la musique et des blogs intéressants. Radiohead : In rainbows track by track![]() NB Easywriter : Fabrice Colin a téléchargé (légalement) le dernier Radiohead, il nous fait part de ses impressions, track by track :
15 step : ballade orientalisante assez surprenante. Commence comme un morceau électro-world avant qu'une guitare électrique très douce, surgie à 00:41, ne souligne la progression de l'ensemble. Puis des cymbales. Puis des synthés, extraterrestres un peu 80's, et des cris joyeux d'enfants. Magnifique.
Bodysnatchers : le 2+2=5 de l'album : un morceau très enlevé, toutes guitares dehors. Très rugeux dès le départ et procédant, comme beaucoup de titres, par accumulations successives entrecoupées de brèves et trompeuses accalmies. La fin, hystérique, prouve si besoin était que le groupe n'a rien perdu de son mordant (putain, voilà que j'écris comme un journaliste de Marie-Claire).
Nude : assez différente de la version entendue en live ; penser à Morning bell sur Amnesiac mais avec moins d'emphase. Un clip possible : une centrale nucléaire abandonnée en plan fixe. L'un des plus beaux morceaux jamais enregistrés par le groupe - de la trempe d'un Morning bell, justement, ou d'un No surprises.
Weird fishes / Arpeggi : encore un morceau souvent joué sur scène. Rapide, contemplatif. Le titre ne prend toute sa dimension quà 03:03, quand il s'enfonce dans des territoires souterrains, suffocants avant que, quarante secondes plus tard, la batterie ne re-émerge, accompagnée de plaintes séraphiques.
All I need : entrée de cordes crépusculaires pour une ballade gothique plombée de basses marécageuses. Un saurien, donc, magnifié par une orchestration inventive, et qui se termine en apothéose.
House of cards : parfois entendu en concert aussi ; un titre étrangement lumineux, avec une voix toute de reverbérations éthérées et une fin somptueuse. Encore des influences black, subtiles et joyeuses.
Faust arp : morceau d'une glaciale élégance, une voix plus une guitare sèche. Force est de reconnaître que le groupe aurait été incapable d'enregistrer une telle merveille il y a dix ans. Sidérant.
Reckoner : aurait eu sa place sur Kid A ou, plus sûrement, sur Amnesiac. Rythmique sautillante, voix aigüe, mode mineur. Et puis à 2mn25 le morceau s'arrête et se mue en une complainte angélique, gospel nappé de cordes - qui rappelle la fin de Paranoid Android - avant de retrouver sa route quasi funk.
Jiggsaw falling into place : Thom chante beaucoup moins haut. Encore un morceau rapide déployé en spirales, volutes & guitares sèches.
Videotape : déjà un classique, déjà entendu mille fois - ici, un piano, des choeurs obsédants, quelques filets de synthé, et une boîte à rythme trébuchante. Un morceau d'une mélancolie assez aveuglante.
Verdict : Au final ce qui frappe sur In rainbows, c'est d'abord une impression d'absolue cohérence (cohérence issue d'une sélection de titres méticuleuse & restreinte, nécessairement drastique et qui, d'une façon ou d'une autre, faisait défaut aux trois albums précédents), impression qui poussait déjà les fans hardcore du groupe à comparer In rainbows à OK Computer dix jours avant sa sortie. Amazon vend du mp3
Amazon a en effet l'avantage de disposer d'une large clientèle pré-établie, d'un prix de base de 89 cents la chanson et 8,99 dollars l'album simple (soit un cent/un dollar de moins que chez Apple), sans DRM ni watermark (ou presque) et les mp3 sont encodés en 256kbps, ce qui n'est pas mal du tout. Le catalogue est encore relativement limité (des majors, seul EMI propose tout son catalogue) mais risque vite de s'étoffer selon la rumeur. Le seul hic, en fait, c'est que le "prix de base" ne s'applique pas à tous les morceaux : la plupart des nouveautés sont à 99 cents et le prix des albums va de 5 à 10 dollars. Contrairement à iTunes, Amazon accepte de varier ses prix. Tous reste abordable pour l'instant mais il va bien falloir convaincre les autres majors de venir et, si celles ci réclament à Steve Jobs la possibilité de varier les prix depuis des années, ça n'est pas que pour vendre moins cher. Drive XV : A Tribute To Automatic For The People
Il y a encore une fois du beau monde, avec les Meat Puppets (dont on ne sait trop s'ils se moquent ou pas de "Everybody Hurts"), Shout Out Louds (qui jouent à Donkey Konga dans son "Man On The Moon" parce que "Andy Kaufman était un super joueur de bongos"), The Wrens (qui ont choisi "Night Swimming" comme moi je l'aurais fait) ou Dr. Dog (qui fait du joli avec "Find The River". Ils sont spécialistes en joli ces gars-là). Chaque chanson est accompagnée de quelques mots des "repreneurs" et aussi de Mike Mills et un petit essai accompagne le tout, bref, les choses sont très bien faites et surtout, donnent une grande envie d'aller ressortir mon vieil Automatic For The People, l'original, pour une écoute anniversaire. In Rainbows : vraie ou fausse bonne idée de Radiohead ?MAJ : Lire aussi notre critique de l'album In rainbows track by track. Radiohead n'a signé avec aucun label et, à la manière de Prince dans les années 90, n'offrira son disque à la vente que via le site inrainbows.com (qui, ce n'est pas étonnant, a l'air un peu surchargé pour l'instant). Il est d'ores et déjà pré-commandable sous deux formes : digitale (des mp3 sûrement, mais on en sait encore rien) ou "discbox", soit un coffret contenant l'album sous la forme d'un CD et de deux vynils plus un second CD de bonus plus un joli artwork et un livret avec les paroles et le droit au téléchargement de l'album dès le 10 octobre parce que votre Discbox ne sera disponible que le 3 Décembre. Mais mais mais... ce n'est pas tout ! Ce qui je crois est LA vraie bonne idée de Radiohead, c'est que le groupe vous laisse totalement libre de payer le prix que vous voulez pour le téléchargement. Vous êtes riche et vous voulez payer cinquante livres ? Pas de problème. Vous êtes radin ou pauvre et vous voulez l'album gratuitement ? Servez-vous (pour les incrédules : j'ai testé, ça marche. Je paierais peut-être plus tard, si la musique est bonne). Vous l'auriez téléchargé "illégalement" ailleurs sinon, le groupe a su reconnaitre ça et c'est très malin de sa part. Surtout que, on imagine que beaucoup de gens qui auraient téléchargé l'album sans état d'âme autrement vont se sentir obliger de donner au moins une livre symbolique. Le seul petit hic dans tout ça, c'est pour le fan de Radiohead. Il a certainement très envie d'avoir un objet entre ses mains, un peu de l'artwork toujours si important avec Radiohead et les paroles aussi. Il peut commander la discbox, mais elle coûte quand même 40 livres, soit à peu près 60 euros. Il n'a pas d'autres choix s'il veut avoir un peu de son groupe favori entre les mains que de débourser quatre cent balles pour deux CD et des vynils pour lesquels il n'a probablement pas la platine pour les lire. C'est un peu dur, les mecs. Toujours est-il que voilà la tracklist : Sur le premier CD, le téléchargement et les vinyls: Réagissez sur le forum Radiohead. Deerhoof ou Football ?Au menu aujourd'hui : deux "albums" à télécharger gratuitement et légalement.
Lennon et McCartney n'auraient jamais du se retrouver
Et ouais, les deux hommes ont enregistré ensemble après la séparation des Beatles et je ne le savais même pas. Pire, je n'ai même pas eu le temps de fantasmer sur cet enregistrement mythique que j'avais déjà lancé le téléchargement des mp3. C'est comme le naturisme : l'Internet n'est pas une très bonne chose pour l'imagination. Il y a même une transcription de disponible, pour le cas où vous ne comprendriez pas la diction de Lennon "sous influence". Le bootleg de cette session d'enregistrement, intitulé "A Toot & a snore in '74", vous feriez mieux de ne pas l'écouter. Il s'agit juste de quelques dizaines de minutes de studio réalisées par des types complétement défoncés et qui jouent comme si leur vie n'en dépendait pas. Je préfère nettement la célèbre reformation des Beatles de 1976 qui n'a probablement jamais eu lieu. Celle-là au moins ne m'a jamais déçu. OKX: A Tribute to OK Computer Il paraît que ça fait 10 ans qu'Ok Computer de Radiohead est sorti. L'album a été acclamé par beaucoup et depuis le groupe a pris une direction complètement différente, Thom Yorke and co sont en effet aujourd'hui bien loin de "Karma Police". Pour fêter les 10 de cet album, le mp3 blog Sterogum a lancé un appel et a demandé à une paire d'artistes de leur faire une reprise d'un titre du dit album. Le résultat c'est OKX : A Tribute to OK Computer, qui reprend piste par piste l'original. Cold War Kids, My Brightest Diamond, The Twilight Sad font partie des présents. Les reprises sont originales et personnalisées, on se décolle le nez de l'original et ça donne : "Airbag" amputé de ses guitares planantes au profit d'un clavier tout doux, un "Let Down" désespéré, un "Lucky" spatial et un "The Tourist" aux allures d'orchestre déglingué. Et le tout est en téléchargement gratuit chez Stereogum. |
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