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Actualité de l'industrie du disque, marketing...car oui, la musique c'est aussi une histoire de pépettes !

Amazon MP3 arrive en France

Posté par 2goldfish le 11.06.09 à 11:36 | tags : mp3, music biz, news, web

Le lancement en 2007 d'Amazon MP3 n'a pas changé grand chose au marché du téléchargement légal outre-Atlantique : certes Amazon s'est vite imposé en seconde position mais ses parts de marchés sont tellement moindres que celles d'iTunes (qui ont continué de progresser comme si de rien n'était) que même une place de second reste une place négligeable. On ne s'attend donc pas à ce que le lancement d'Amazon MP3 en France change grand chose, d'autant plus que depuis, les quelques "plus" d'Amazon ont été adopté par iTunes : prix variables et fichiers sans DRM.

 

La principale raison d'aller acheter sur Amazon MP3 reste cependant le prix, puisque des centaines d'albums, dont certains sont tout récents, sont offerts pour 2,99€, toujours bien moins cher que les moins chers des albums sur iTunes. Au jour du lancement Amazon propose Relapse d'Eminem, Wolfgang Amadeus Phoenix de Phoenix et Two Suns de Bat For Lashes... Bref, ce ne sont pas seulement des fonds de tiroirs impopulaires. Bon, il y a aussi la B.O. de Conan le Barbare bien sûr. C'est toujours mieux que de gâcher du plastique en fabriquant des CD.

 

Cette politique de prix aggressive, outre le fait qu'elle est l'occasion de faire de bonnes affaires, est aussi l'occasion pour des petits groupes ambitieux de faire des coups marketing : nombreux sont les blogs qui ont rapporté la news il y a peu que l'album de Grizzly Bear était rentré dans les charts américains à la huitième place, un résultat vraiment étonnant pour un groupe indépendant, et que 40% des ventes s'étaient faites online, moins nombreux sont ceux qui par contre ont relevé que l'album était vendu seulement quatre dollars sur Amazon.

 

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Les pirates ont le même mauvais gout que tout le monde

Posté par 2goldfish le 10.06.09 à 10:09 | tags : music biz
beurk
Le PRS, l'équivalent anglais de la SACEM, a mené une étude sur le trafic de musique sur les réseaux peer to peer dont le résultat le plus intéressant est le suivant : les gens qui téléchargent de la musique ont globalement les mêmes gouts que ceux qui l'achètent. En clair, le top des meilleures ventes de musique et celui des musiques les plus téléchargées sont quasiment toujours le même. Autant pour les avocats du peer to peer qui clament que le téléchargement gratuit permet au public de découvrir des artistes qui ne passent pas à la radio et n'ont pas les bénéfices d'une grose promo pour se faire connaitre.

 

C'est assez évident quand on y pense : le grand public découvre la musique à la radio, la télévision ou bien sur Myspace, Deezer ou Youtube peut-être. Les plateformes de téléchargement ne sont là que pour permettre de découvrir plus en amont des artistes qu'on connait déjà par ailleurs. Arrivé sur The Pirate Bay ou Mininova, l'internaute est face à un choix bien trop large pour y faire des découvertes. Qu'on le veuille ou non, le succès d'un artiste reste encore en grande partie entre les mains de multinationales, qu'il s'agisse de maisons de disque ou de géants de l'internet.

 

Les futuristes utopistes amoureux de la théorie de la "longue queue" qui prétend que l'élargissement de l'offre sur internet va résulter en une fragmentation de la demande, oublient souvent bien vite que selon cette théorie, il faut aussi qu'on aide les consommateurs à faire leur choix. Le peer to peer reste un simple moyen d'accéder gratuitement à la musique, comme nous le rappelle cette triste anecdote en Italie où le single "Domani" enregistré par des stars de la pop italienne pour venir en aide aux sinistrés du récent seïsme a été téléchargé près de deux millions de fois. Bien sûr plus personne ne croit vraiment qu'un téléchargement illégal équivaut à une vente de perdue, mais la chanson est évidemment horrible et si ce n'est pour aider les victimes d'un sinistre, les gens qui ont téléchargé cette chanson n'ont bien du le faire que parce qu'on les a convaincu que la chanson était bonne.

 

- Via -







Spotify devient mobile

Posté par 2goldfish le 03.06.09 à 16:42 | tags : geek, music biz
Le logiciel de streaming Spotify est censé rendre le peer to peer obsolète. Grâce à la nouvelle application pour téléphone mobile que l'équipe de Spotify développe et qu'elle vient de dévoiler dans une petite vidéo de présentation... elle pourrait presque y arriver.
 
 
Avec un catalogue toujours plus étendu et régulièrement alimenté en nouveautés, Spotify peut faire concurrence au peer to peer sur presque tous les points (ce dernier gardant l'avantage d'offrir la musique avant qu'ellle ne "sorte"). Cette application mobile qui permet d'écouter en streaming autant de musique que vous le voulez tant que vous êtes connecté ET de rendre disponible hors connexion les titres que vous souhaitez, est une véritable killer app qui rend le téléchargement en peer to peer quasi-inutile mais qui ôte surtout tout intérêt à l'offre légale de téléchargement.
 
 
Dans la vidéo, l'application mobile tourne sous Google Android mais on laisse entendre que le développement sur d'autres plateformes est en cours (bien sûr tout le monde pense à l'iPhone). On a cependant du mal à imaginer Apple autoriser une application qui pourrait faire beaucoup de mal à l'iTunes Music Store (cf. l'application Deezer aux capacités drastiquement réduites par rapport à celles du site web).
 
 
Et les maisons de disque, dans l'affaire ? Elles sont parties prenantes de Spotify, elles en possèdent même un tiers. Elles pourraient être en train de se tirer une balle dans le pied, parce que Spotify n'a, jusqu'ici, pas réussi à rapporter de l'argent, loin s'en faut, et ne semble pas avoir de perspectives de profit dans l'immédiat. Ce n'est pas la vente de quelques applications mobiles, au prix dérisoire où sont vendues ces choses-là, qui va permettre de payer grassement pour les milliers de titres écoutés par les utilisateurs de Spotify. Les seules solutions : proposer l'application à un prix élevé, ce qui risque de la tuer dans l'oeuf, ou bien soumettre son utilisation à un abonnement. Malheureusment, sorti de l'univers du porn, plus personne ne veut payer d'abonnement sur internet...
 
 
 
 
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Essayons 8 tracks, le nouveau Muxtape

Posté par 2goldfish le 05.05.09 à 14:13 | tags : music biz, web 2.0

 

8tracks.com propose très simplement à ses utilisateurs de créer et partager un mix de huit chansons soit à partir de leur propre bibliothèque mp3, soit à partir de celle déjà uploadée par les autres utilisateurs du site. Tout se fait en drag'n'drop de la façon la plus instinctive qui soit, c'est simple et efficace, on se croirait vraiment revenu au temps des débuts de Muxtape, le lecteur "embeddable" en plus. Le gros avantage, par rapport à Deezer ou Spotify, c'est bien la possibilité d'uploader soit-même un morceau. Pour tous les mélomanes un peu pointus qui ne trouvent pas LA chanson qu'ils veulent dans les bibliothèques de plus en plus complètes des sites de streaming légal, c'est une très bonne nouvelle. D'autant plus qu'8Tracks est légal !

 

Malheureusement, pour permettre tout ça, 8tracks doit se plier à une série de dictats absurdes des maisons de disque : en tant que créateur de mix, vous ne pouvez écouter que des extraits de trente secondes des chansons et n'uploader que deux chansons d'un même artiste. En tant que simple auditeur (ou tricheur qui utilise deux browsers) vous pouvez écouter une première fois chaque mix dans l'ordre prévu par son créateur mais si vous voulez l'écouter une seconde fois, l'ordre des chansons deviendra aléatoire ! Tout ça pour que vous ne puissiez pas écouter ce que vous voulez quand vous voulez et vous inciter ainsi à acheter votre musique. Ou à l'écouter gratuitement sur Spotify.

 

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EMI Soundcheck réinvente le sondage

Posté par 2goldfish le 10.04.09 à 17:29 | tags : music biz, news, web

EMI a une nouvelle idée pour se sortir du marasme ! EMI Soundcheck est un site de répondre à tout un tas de questions sur vos habitudes de consommation et finalement de vous demander votre avis sur des morceaux présentés en avant première. Bref, c'est une bonne vieille étude d'opinion à laquelle on vous invite à vous inscrire.

 

Ca coûterait probablement moins cher de payer quelques types pour parcourir le net et recueillir tranquillement les opinions des passionnés de musique là où ils se réunissent déjà d'eux-mêmes. D'autant plus que les "exclusivités" promises ne risquent pas vraiment d'attirer grand monde : sur le site on parle de vous faire écouter des morceaux "pre release", comme au vingtième siècle. Quel que soit le mode de protection envisagé, une exclu sur le web ne restera jamais longtemps une exclu et un morceau pre-release "mis sur le web " deviendra en quelques instants un "leak".

 

Autre risque de la démarche : que les seuls inscrits à ce site soit des blogueurs et des pirates soucieux d'être informés à la minute du leak de nouveaux morceaux et de truquer les résultats de l'étude en espérant influer sur les décisions des marketeux, qui même s'ils ne sont pas toujours si idiots et verront probablement très vite que leur focus group n'est représentatif de rien, se garderont bien de prévenir leurs commanditaires. Bref, l'idée est fumeuse, dépassée et sera, comme toutes les autres de toute façon, très vite oubliée.

 

On pourrait se réjouir de ce qu'EMI veuille placer ses choix artistiques dans les mains des auditeurs et non plus dans celles de directeurs artistiques qui fabriquent les Katy Perry de demain. Malheureusement, on sait que le sondage est utilisé par les radios commerciales pour établir leurs playlists depuis des lustres et que cette méthode favorise le conservatisme. La démocratie, c'est peut-être le moins pire des régimes politiques mais certainement pas le meilleur des régimes artistiques. Pour nourrir nos oreilles nous avons besoin de dictateurs éclairés, des Phil Spector, des Neptunes. Le seul espoir des maisons de disque, c'est de réapprendre à trouver et entretenir des talents au lieu de les écraser. Comme le suggérait Frank Zappa, il faudrait peut-être réembaucher des types qui n'y connaissent rien à la musique.

 

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L'application de Nine Inch Nails pour l'iPhone est-elle le futur de la musique ?

Posté par 2goldfish le 09.04.09 à 09:27 | tags : news, geek, ipod, web 2.0, music biz

Il reste aujourd'hui deux types de personnes qui écoutent Nine Inch Nails : les goths et les geeks.Les geeks d'Apple en particulier. Du coup, transformer l'expérience du déjà très complet site Nin.com en application pour l'iPhone était une quasi-obligation pour Trent Reznor.

 

Après le succès du Tap Tap Revenge (le guitar hero de l'iPhone) édition spéciale NIN, "NIN access" pousse les choses encore plus loin. Non seulement vous avez accès à tout le site nin.com en version customisée pour l'écran de l'iPhone, avec les milliers de remixes, de vidéos, de photos et autres goodies mis en ligne gratuitement ainsi qu'aux chats entre fans, avec en prime l'intégration d'un plugin google earth qui vous permet de faire savoir à tout le monde où vous êtes. Si vous prenez une photo avec votre iPhone pendant un concert de NIN via l'application dédiée, cette dernière saura vous localiser et publier automatiquement votre cliché dans la rubrique "photo" de ce concert dans la base de donnée du site. Vous pouvez aussi simplement écouter, mais Trent Reznor a semble-t-il peur que vous vous ennuyiez.

 

Mais tout ça veut aussi dire que vous savez où se trouvent les autres fans de NIN sur le chat, que vous pouvez si vous habitez dans une grande ville trouver un fan de NIN près de vous en moins de deux. Ca n'est sans doute pas l'intention originale de Reznor mais tout ça va probablement finir en site de rencontre pour plans cul entre fans. Comme tout ce qu'à fait Reznor depuis qu'il s'est libéré de son contrat avec Universal, cette application va augmenter la cote de popularité de Trent au près de ses nombreux fans et laisser le reste du monde indifférent.

 

A l'exception du monde de la musique : on imagine bien à l'avenir de telles applications pour chaque artiste un peu populaire. Nombreux sont ceux qui de Lady Gaga aux Black Lips ont déjà proposé une application beaucoup plus rudimentaire mais qui ne demande qu'à être upgradées. U2 a déjà passé un deal avec Blackberry pour la création d'une application semblable (toujours près de leurs sous, ils ont préféré que Blackberry leur paye la création d'une application plutôt que de la financer eux-mêmes pour iPhone).

 

L'avenir appartient-il donc aux artistes qui proposeront une expérience complète du web et de la vie à travers leur propre prisme ? On imagine un futur plein de niches et de fans autistes. Puis on se dit qu'au train où vont les choses, dans quinze ans aucun artiste n'aura probablement encore un nombre suffisant de fans dévoués pour organiser ce genre de choses. Si Nine Inch Nails représente l'avenir de la musique, ce n'est qu'à moyen terme. Les jeunes artistes qui n'ont pas un large public pré-existant doivent encore trouver leur propre business model.

 

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Google offre des téléchargements gratuits... En Chine

Posté par 2goldfish le 08.04.09 à 12:57 | tags : music biz, news, web

En 2009, Google est le premier moteur de recherche sur toute la planète. Toute ? Non, un petit pays d'irréductibles milliards de Chinois résiste encore et toujours au moteur de recherche américain. En Chine, le marché est dominé par Baidu, un moteur de recherche local qui a l'avantage indéniable de ne pas avoir à se plier aux dictats des industries du copyright.

 

Voyez-vous dans nos pays occidentaux à nous, quand vous tapez le nom d'un artiste vous tombez d'abord sur des sites officiels, des Myspace, des Wikipedia, des Fluctuat... Mais vous ne tombez pas sur certains des sites les plus visités concernant cet artiste : Mininova, The Pirate Bay et autres hauts lieux du téléchargement illicite. C'est pour faire plaisir à l'industrie du disque et à celle du film que Google pipote ses résultats comme ça. En Chine, Google était donc bien sage comme en Occident jusqu'ici, et se voyait devancé par Baidu qui non seulement offre une interface mieux adaptée aux envies et besoins des internautes chinois mais en plus n'hésite pas à vous proposer des liens directement vers des fichiers mp3 ou des films en téléchargement gratuit.

 

Pour contrer Baidu, Google vient donc de passer un accord avec les plus groses maisons de disques. Quand il ne s'agit pas de l'Occident, le géant de la recherche sur internet semble faire preuve de pragmatisme, et il va pouvoir offrir légalement des téléchargements de musique gratuits aux Chinois. Le tout sera financé par la pub, qui arrivera peut-être en Chine où l'économie se porte un peu mieux qu'ici. Personne dans l'histoire n'a parlé de ce que toucheront les artistes. L'expérience tendrait à penser qu'ils toucheront à peu près autant avec Google Chine qu'avec Baidu, c'est à dire rien.

 

Source

 

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Abonnez-vous à Prince

Posté par 2goldfish le 28.03.09 à 10:02 | tags : pop, funk, rnb, news, web, music biz
 

Prince avait, semble-t-il, bien une idée derrière la tête quand il s'est mis à poursuivre tous ceux qui empiétaient sur son copyright sur la toile, y compris ses plus grands sites de fans.

 

C'est même une idée plutôt louable : LOTUSFLOW3R, le site longtemps annoncé, qui vient d'être lancé, propose de s'abonner pour 77$ par an à un flux constant de vidéos, photos et enregistrements inédits de Prince. Et ça commence assez fort avec trois nouveaux albums disponibles exclusivement sur le site une semaine avant leur sortie dans le commerce. Le site est en flash, ce qui est assez ennuyeux, et pour s'inscrire la démarche est assez compliquée : il faut cliquer un peu partout jusqu'à ce que s'affiche un ticket sur lequel vous devez remplir deux cases avec "1986" et "Los Angeles", ce qu'on ne vous explique clairement nulle part sur le site lui même.

Le premier album s'appelle LOTUSFLOW3R, comme le site, et ressemble aux derniers albums du nain de Minneapolis : un peu de tout ce que Prince sait faire, sutout avec sa guitare, la fraîcheur des années 1980 en moins. Mplsound est plus funky, fait pour les clubs. ou les chambres à coucher. Elixer, enfin, est un album de sa dernière protégée en date, Bria Valente, et Prince l'a clairement expliqué, il l'a enregistré parce que Sade ne fera plus d'autre album.

77$, c'est une grosse somme, mais sur un an, et avec déjà trois albums, des vidéos (seulement en streaming, malheureusement), des photos et surtout la promesse de nouveau matériel régulièrement pendant l'année, ça n'est vraiment pas si cher. Et les fans de Prince sont sans aucun doute prêts à payer. Avec cette offre, Prince se place aux côtés de Trent Reznor en tête des artistes qui ont de bonnes idées pour faire de l'argent avec leur musique au XXIème siècle.

Bien sûr, ce nouveau modèle n'est valable, comme d'habitude, que pour les artistes avec une notoriété pré-établie... On imagine cependant qu'un groupe au succès bien plus modeste pourrait tout à fait proposer un abonnement annuel à dix euros à ses fans et s'en tirer pas trop mal. Sinon, il reste toujours l'alternative pour laquelle vient d'opter le groupe Celebration : distribuer toute sa musique gratuitement.




Le Blu-Spec CD, une arnaque signée Sony

Posté par 2goldfish le 27.02.09 à 09:29 | tags : news, geek, music biz

Sony a lancé au japon le Blue-Spec CD, un nouveau format pour vendre de la musique... Comme s'il n'en existait pas déjà suffisamment. Le BS CD est en fait un CD "normal" mais qui a été gravé avec un laser bleu et non pas rouge comme les autres, une technique déjà utilisée pour les DVD Blu Ray. L'avantage de cette technique, est que le rayon bleu est beaucoup plus précis que le rouge, le signal sonore n'est que mieux retransmis du studio d'enregistrement à vos enceintes. Ca vaut bien le coup de payer 35 euros pour un CD, non ?

Non, effectivement : aujourd'hui la technique de gravure des CD avec un rayon rouge est parfaitement maitrisée et quand bien même une erreur subsisterait, votre lecteur CD moderne sait la combler. Les CD actuels sont mixés de telle façon qu'ils exploitent à peine les capacités du support, pourquoi donc en chercher un meilleur ? Les supports "physiques" sont en train de disparaitre et ce n'est pas le BS CD qui va les sauver, pas plus que le HDCD, le SAC, le SHMCD, le DVD Audio et la petite dizaine de formats "haute qualité" qui ont déjà essayé de remplacer le CD avant lui. Tant qu'on y est, désolé pour les défenseurs du vinyle mais même si elles ont doublé l'an dernier, les ventes de la galette noire ne redeviendront jamais signifiantes (même pas deux millions de disques vendus aux USA l'an dernier, c'est ridicule).

Dans la situation désespérée qui est la leur, les géants de l'industrie pourraient au moins tenter un coup et se mettre d'accord sur un format qui combinerait les techniques du SACD, du Blu Spec, du HDCD et des autres innovations technologiques de ces dernières années. Les audiophiles restent un segment porteur mais si on veut leur vendre un produit en masse, il faudrait penser à ne pas les saigner à blanc avec un nouveau format chaque année. Pendant ce temps, dans le monde réel, la plupart des gens continuent à ne même pas se rendre compte de la piètre qualité des mp3 sur Deezer.

 

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Les jeunes préfèrent la musique au sexe, même s'il faut payer

Posté par 2goldfish le 20.02.09 à 17:16 | tags : news, music biz, sexe en musique, rigolo

C'est en tout cas le résultat étonnant d'une enquête menée pour Marrakesh Records par des gens qui savent produire les statistiques qui feront parler. Sur mille britanniques de 16 à 24 ans interrogés, 60% préfèreraient se passer de sexe pendant une semaine que se passer de musique. Ca monte même à 70% pour les 16-19 ans. Je ne me suis jamais passé de musique pendant une semaine mais à mon humble avis, les résultats sont faussés par le fait que lorsqu'on s'adresse à des 16-24 ans, une part non négligeable des jeunes interrogés ne savent pas vraiment ce qu'ils ratent.

Après avoir ainsi établi l'importance de la musique pour les jeunes, les auteurs de l'étude mettent en avant un autre chiffre soi disant paradoxal : 66% des jeunes interrogés pensent qu'il est moralement acceptable de télécharger de la musique gratuitement sur Internet. Les 34% restants ne sont-ils donc pas au courant que de nombreux artistes mettent leurs oeuvres en téléchargement gratuit en toute légalité ? Et les sondeurs ? S'ils l'avaient su, peut-être auraient-ils posé la question autrement, d'une façon qui ne prête pas à confusion et qui ne détruit pas toute valeur à leurs résultats. Voilà à quoi on aboutit avec des années de communication pipotées sur le téléchargement.

De même, lorsqu'on se penche sur un autre chiffre mis en avant ("61% des jeunes pensent qu'ils ne devraient pas avoir à payer pour la musique qu'ils écoutent"), on remarque que la question portait sur la musique "qu'ils écoutent sur Internet". La différence est de taille. Quand Deezer, Jiwa, Spotify, Youtube et plein d'autres proposent de la musique en streaming gratuit, pourquoi devrait-on payer en effet ? D'ailleurs on se demandait bien pourquoi, toujours selon la même étude, la moitié des jeunes auraient acheté un mp3 sur iTunes et 70% auraient acheté un CD dans les trois derniers mois s'ils pensaient vraiment ne pas avoir à payer pour la musique.

Bref, derrière les effets d'annonce, il y a tout de même quelques données intéressantes dans cette étude, la première étant que les jeunes écoutent et achètent toujours de la musique et qu'elle est toujours importante pour eux. La seconde, c'est qu'il ne faut pas faire confiance aux cabinets d'études.




Le vide grenier de Michael Jackson

Posté par Easywriter le 19.02.09 à 15:54 | tags : pop, news, music biz

Tout ce qui se trouve dans l'ancien ranch californien de Michael Jackson est à vendre.

La popstar avait déjà vendu Neverland - nom du ranch/parc d'attractions qui évoque le pays imaginaire de Peter Pan - en mars dernier pour quelque 24 millions de dollars.
En avril, tout son contenu sera également disponible aux enchères. Soit environ 2 000 objets comme ce superbe gant en élasthanne orange serti de miroirs en crystal Swarovski. Il devrait vous en coûter environ 1000 dollars (750 € en gros).

Tout le reste du catalogue, dont une partie est visible sur le site du Guardian, est à l'avenant.

De quoi rivaliser avec notre sélection hivernale pour consommateurs blindés.

 

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Manu Dibango débouté de sa plainte contre Rihanna

Posté par 2goldfish le 18.02.09 à 17:04 | tags : youtube, pop, news, music biz

Quand tout le monde saluait le sample du "mama-sé mama-sa mama ma-ku-sa" du "Wanna Be Starting Something" de Michael Jackson sur "Don't Stop The Music" de Rihanna, les plus érudits se rappellaient que Jackson lui-même avait été le piquer à Manu Dibango dans son tube afro-disco seventies "Soul Makossa". Les encore plus érudits se seront rappelés que Dibango avait alors porté plainte contre Jackson pour plagiat et avait obtenu hors des tribunaux un arrangement à l'amiable, semble-t-il, satisfaisant.

 

Un quart de siècle plus tard, les avocats de Def Jam ont bien pensé à obtenir l'autorisation d'utiliser le sample de Jackson avant que ne sorte le tube de Rihanna mais tout le monde a semble-t-il oublié le vieil arrangement avec Dibango. Du coup le vieux saxophoniste est sorti de son silence et a déposé une plainte et réclamé cinq cent mille euros de dommages et intérêts. Il a été débouté hier par un juge parisien parce qu'il avait déjà porté plainte il y a un an de ça avant de se retirer quand le jugement ne lui a pas plu : il n'avait obtenu qu'une mention de son nom sur les pochettes, des nouveaux pressages du CD mais pas d'argent. Dibango était sans doute revenu à la charge en constatant le succès énorme du single mais, malheureusement pour lui, son retrait antérieur a rendu sa nouvelle plainte irrecevable pour le juge.

 

De toute façon franchement, quand vous écoutez "Don't Stop The Music", entendez-vous encore suffisamment de Dibango pour justifier une telle somme, ou bien ne pensez-vous pas comme nous, que Jackson s'est assez réapproprié ces quelques syllabes (il les a même modifiées !) pour qu'on n'entende plus grand chose de "Soul Makossa" chez Rihanna ?

 

Manu Dibango - Soul Makossa
 
 
Rihanna - Don't Stop The Music
 



Coldplay et Lil Wayne : les meilleures ventes mondiales 2008

Posté par 2goldfish le 17.02.09 à 14:44 | tags : pop, music biz, top, news

Ca y est, l'IFPI vient de lacher les chiffres : l'album le plus vendu au monde en 2008 a été, sans surprise, celui de Coldplay. La suite est à peine plus surprenante : un mélange de vieux rockers (AC/DC, Metallica, Guns'N'Roses...), de musiques de film (Mamma Mia !, High School Musical 3...) et de pop féminine (Rihanna, Madonna, Beyonce...). On notera la très bonne performance des chanteuses britanniques "à voix" (Duffy, Leona Lewis, Amy Winehouse...)

 

Côté singles, Lil Wayne domine le classement avec "Lollipop" (qui bénéficie du fait que les ventes de sonneries téléphoniques sont elles aussi comptabilisées) et les seules vraies surprises sont Thelma Aoyama et Greeeen, des japonais dont on a presque jamais entendu parler de ce côté-ci du monde. "Soba Ni Iru ne" est une ballade J-Pop inconséquente et "Kiseki"... c'est à peu près la même chose. Le marché japonais à l'air de plutôt bien se porter en tout cas.

 

Que dire de plus de ces classements ? Ils sont assez tristes : très peu de nouvelles têtes dans le classement album, pas mal de disques comme Death Magnetic ou Hard Candy dont même les fans qui les ont achetés par palette semblaient finalement assez mécontents... Pas d'alertes, pas de surprises, donc, avec Coldplay en tête des ventes, 2008 aura été une année molle pour la musique.

 

TOP 20 ALBUMS

 

01. Coldplay, Viva La Vida
02. AC/DC, Black Ice
03. Various Artists, Mamma Mia !
04. Duffy, Rockferry
05. Metallica, Death Magnetic
06. Leona Lewis, Spirit
07. Amy Winehouse, Back To Black
08. Various Artists, High School Musical 3 : nos années lycée
09. Lil Wayne, Tha Carter III
10. Rihanna, Good Girl Gone Bad
11. Madonna, Hard Candy
12. Beyonce, I Am... Sasha Fierce
13. Pink, Funhouse
14. Guns N'Roses, Chinese Democracy
15. Britney Spears, Circus
16. Jack Johnson, Sleep Through The Static
17. Il Divo, The Promise
18. Taylor Swift, Fearless
19. Jonas Brothers, A Little Bit Longer
20. Various Artists, Camp Rock OST 

 

TOP 10 SINGLES

 

01. Lil Wayne, "Lollipop"
02. Thelma Aoyama, "Soba Ni Iru Ne"
03. Flo Rida feat. T-Pain, "Low"
04. Leona Lewis, "Bleeding Love"
05. One Republic & Timbaland, "Apologize"
06. Greeeen, "Kiseki"
07. Katy Perry, "I Kissed A Girl"
08. Alicia Keys, "No One"
09. Usher feat. Young Jeezy, "Love In This Club"
10. Chris Brown, "With You" 

 

 

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La famille de Bob Marley prête à lever ses droits (d'exploitation)

Posté par Carter le 12.02.09 à 15:17 | tags : news, music biz, pionnier, reggae

 


 

Après la participation des Wailers sur les albums de Karl Zero et de Steven Seagal, Bob Marley a encore une fois de quoi se retourner dans sa tombe puisque sa fille, Cedella Marley, s'apprête à vendre les droits d'exploitation de son image, de sa musique et de ses paroles à Hilco Consumer Capital, une grosse entreprise "d'investissements financiers dans des marques proches des consommateurs".

Le but de l'opération est d'étendre dans le monde entier la "marque" Bob Marley, en diversifiant l'offre et en rentabilisant le capital sympathie de l'icône auprès des masses populaires. Un programme "peace and love", donc...

Bien sûr, il existe déjà des sociétés utilisant l'image de Bob Marley, comme Catch A Fire, Tuff Gong ou Relics of Antiquity, mais celles-ci ne vendent que des bracelets, serviettes, tee-shirts, briquets, petites boîtes pour ranger ses psychotropes, etc. Rien de bien méchant, en somme. Cependant, les produits dont on parle à présent pour arborer l'effigie du King Of Reggae sont des bières, des jeux vidéos, des planches de snowboard ou encore des hôtels et des restaurants !

Pas besoin d'être un fan absolu pour comprendre que ces marchandises rentrent en totale contradiction avec les idéaux du Rasta le plus célèbre de l'histoire. Sa fille a pourtant osé déclarer : "Nous veillons depuis des années à protéger l'héritage de notre père. Il existe une très forte demande de produits perpétuant sa légende. Le partenariat que nous avons conclu avec James Salter et l'équipe Hilco nous permettra de développer le patrimoine qu'il nous a légué en mettant l'accent sur la qualité, tout en préservant son intégrité et son sens artistique inné." Avouez qu'avec un tel plan de com on est bien loin de l'esprit libre et rebelle qu'on croirait inhérant à la famille Marley.

Bref, si vous en aviez déjà marre de voir la ganache de Bob en poster dans les chambres des lycéens et en badge sur tous les sacs des néo-hippies, préparez-vous à souffrir.

Petit rappel en image de son opinion sur les entreprises comme Hilco et sur le seul produit dont il se ferait volontiers le VRP :

 

 

 

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Invitez-vous sur Spotify

Posté par 2goldfish le 12.02.09 à 10:03 | tags : web, music biz, web 2.0

Spotify est vendu comme le logiciel qui pourrait tuer le peer to peer. Il ne tuera certainement que Deezer et Jiwa mais c'est déjà beaucoup.

 

Spotify, donc, c'est un concurrent de Deezer et Jiwa : un service de streaming musical à la demande avec un catalogue impressionnant, la possibilité de créer et partager des playlists, etc... Mais les différences sont nombreuses. D'abord, Spotify est un programme qui se télécharge sur votre disque dur, pas un site. C'est peut-être un tout petit peu plus compliqué au démarrage mais ça n'a que des avantages. D'abord l'ergonomie est parfaite : tout fonctionne en drag & drop et on a l'impression d'utiliser un iTunes light. Le logiciel utilise un mélange entre streaming centralisé et peer to peer qui fait qu'il tourne beaucoup plus rapidement que n'importe lequel de ses concurrents directs.

 

Autre différence de taille : Spotify est financé en partie par la pub et en partie par l'abonnement. On peut y accéder gratuitement sur invitation mais on aura accès à plus de fonctionnalités et de titres en déboursant une dizaine d'euros par mois. On coupera ainsi aux publicités sonores qui s'insèreront entre les titres lus (j'emploie le futur à dessein : pour l'instant, Spotify n'attire pas les annonceurs). Economiquement, le modèle pourrait s'avérer plus viable que celui uniquement publicitaire de la concurrence.

 

Tout dans Spotify est bien pensé : on active le scrobbling Last FM en un clic, les biographies des artistes sont celles d'Allmusic et non pas celles de moindre qualité de Wikipedia (comme sur Jiwa), le logiciel utilise moins de ressources qu'un onglet Firefox... Le concepteur du logiciel avait contribué à la création de l'excellent logiciel de peer to peer uTorrent et aurait utilisé l'argent de la vente de ce dernier pour financer la création de Spotify. Son but serait d'offrir une alternative viable au téléchargement illégal, qui ne réussira jamais à s'imposer si elle n'offre pas une expérience plus simple et plus avantageuse pour le consommateur. Spotify pourrait véritablement être cette alternative... si on pouvait l'emmener avec nous dans notre lecteur mp3. En attendant, on apprécie quand même beaucoup l'initiative et les possibilités qui nous sont offertes, comme celle de créer des playlists collaboratives.

 

Au fait, vous cherchez désespérement une invitation Spotify ? Cliquez, c'est cadeau.




Metric propose un nouveau modèle de promotion avec Fantasies

Posté par 2goldfish le 04.02.09 à 09:50 | tags : music biz, news, pop
Tout le monde le répète tout le temps, le "nouveau modèle" proposé par Radiohead et Nine Inch Nails est bien joli mais n'est véritablement viable que pour les gros noms déjà bien établis grâce à l'appui des majors. Metric a certes son petit succès mais ne boxe clairement pas dans la même catégorie que Thom Yorke et Trent Reznor. C'est pour ça qu'il faut suivre de près ce qu'ils tentent de faire avec leur prochain album Fantaisies qui sortira le 14 avril prochain.

 

Non seulement le groupe a décidé de financer lui même l'enregistrement de l'album mais pour aller encore plus loin, il a carrément embauché des gens pour s'occuper du lancement du disque aux USA, en Europe et au Japon. Des équipes embauchées à la mission par le groupe lui-même ? On peut imaginer que ça deviendrait l'étape intermédiaire entre les garages et les stades pour les groupes qui refusent de passer par un label. D'autant plus qu'avec tous les licenciements des dernières années dans l'industrie du disque, on imagine que les types disponibles et compétents pour ce genre de job courrent les rues.

On attend donc impatiemment de voir comment Metric va s'en tirer financièrement. On espère aussi que le très bon premier single "Help I'm Alive" préfigure du reste de l'album, ça peut toujours aider.

 

Lire aussi :
- Nine Inch Nails vend des mp3 et offre des DVD
- Le vinyle renaît sur les cendres du CD




Le Royaume-Uni renonce à la riposte graduée et trouve pire pour la remplacer

Posté par 2goldfish le 31.01.09 à 09:54 | tags : web 2.0, uk, politique, news, music biz, dadvsi

 

Il semble bien que la riposte graduée va bientôt se mettre en place en France envers et contre toutes nos protestations (et surtout celles du parlement européen). Les études montrent qu'elle sera inefficace en tant qu'arme de dissuasion et l'histoire, quant à elle, montre que les plus malins sauront toujours se cacher sur internet. Au Royaume-Uni, par contre, on vient purement et simplement d'abandonner l'idée que le projet était sur les rails et les FAI à bord. David Lammy, ministre de la propriété intellectuelle, vient en effet de déclarer qu'il abandonnait l'idée. Il semblerait que pour Lammy voler un mp3, c'était comme voler un oeuf, pas un boeuf, et qu'il ne fallait pas taper trop fort sur la tête des sujets de la reine pour si peu.

Bien sûr, tout ça est lié au fait que les travaillistes sont bien bas dans les sondages alors que les élections approchent. En France, on n'a pas d'élections avant longtemps... à part les européennes, bien sûr, mais tout le monde s'en fout (cf. la première parenthèse). Par-dessus tout, les gouvernants ne semblent pas croire que l'opinion publique s'intéresse à ce sujet, à tort où à raison.

 

 

Au même moment, cependant, au sein du parlement anglais on propose une taxe de vingt livres par an sur chaque connection haut débit pour financer une Haute Autorité chargée de fournir aux majors du disque et du film les noms et adresses des pirates. En gros, chaque année les Britanniques auraient une taxe à payer pour aider leur gouvernement à dénoncer leurs concitoyens à des organismes privés dont le siège n'est souvent même pas en Europe. Pour à peine plus cher, sur l'île de Man, on propose une licence globale qui permettrait aux habitants de télécharger absolument tout ce qu'ils veulent. Moi je sais où je voudrais vivre.




Le vinyle renaît sur les cendres du CD

Posté par Edouard le 20.01.09 à 18:05 | tags : news, music biz

Alors que 2008 aura été marqué par l'explosion du marché de la musique numérique, un support irréductible tente de résister face à l'envahisseur : le vinyle, qui a vu ses ventes quasi doubler aux Etats-Unis par rapport à 2007. Un phénomène peut-être moins étrange qu'il n'y paraît.

 

Effet rétro

Inventé en 1948, le disque microsillon aurait dû mourir de sa belle mort avec l'avènement du compact disc (CD), apparu sur le marché en 1982. Sauvées par les DJs de hip hop et de musiques électroniques, qui les ont maintenues sous perfusion au cours des années 1990, nos bonnes vieilles galettes ont donc franchi le cap du troisième millénaire. Mais on a encore eu peur pour elles lorsque ces mêmes DJs se sont convertis aux platines numériques. Qui allait donc être assez fou pour acheter des disques de 30 cm de diamètre contenant une heure de musique, là où on peut stocker des milliers de chansons dans un vulgaire baladeur MP3 ?

Malgré ce contexte difficile, les ventes de vinyle ont pourtant explosé sur l'année 2008, avec près de 1,9 millions d'unités écoulées chez nos voisins américains. En France, le phénomène serait moins notable mais également au rendez-vous, concédait récemment la SNEP à Numerama. Certains attribuent ce nouvel engouement à une réédition massive d'albums classiques à l'occasion des soixante ans du vinyle, comme le Abbey Road des Beatles, qui a été la seconde meilleure vente de l'année sur ce support, rapporte Rolling Stone. Les Francis Cabrel qui considèrent que "c'était mieux avant" seraient donc une secte en pleine expansion ?

 

Sur les cendres du CD...

Au delà des pulsions nostalgiques, qui poussent certains à s'empiffrer de bonbons Haribo devant l'intégrale des Cités d'Or en DVD, ce retour en force de la galette s'explique également par la faillite du CD. Faillite commerciale, face à la duplication et au piratage à outrance. Mais aussi faillite qualitative, pour un support dont on nous disait qu'il offrait le meilleur rendu et était quasiment indestructible. Or, le CD est loin d'être inusable, tout comme les platines censées le lire, et ses pochettes sont fragiles et moches. Puis, certains (dont je suis) ne sont toujours pas convaincus de sa supériorité sonore. Trop froid, le son du CD ne rivalise pas avec la chaleur du vinyle. Surtout pour les musiques qui misent tout sur les basses ronflantes. Argument renforcé par l'explosion du format MP3, qui a fait reculer la qualité du son numérique d'un cran.

Bien sûr, nul ne prétend que ce sursaut du vinyle va toucher les masses. Avoir un mange-disque qui trône dans son salon relevant plus de la déco hype qu'autre chose. Même en augmentation, les ventes de vinyle ne représentaient toujours que 1% du volume global des ventes de disques en 2008. Toujours est-il que ce micro-marché de mélomanes essaie de faire entendre sa voix à l'heure où on nous répète que la crise de l'industrie est essentiellement due au fléau du piratage. Et si finalement on avait oublié de donner au consommateur l'envie d'acheter ?




Fatals Picards : Le jour où Johnny Halllyday n'est pas mort

Posté par 2goldfish le 15.01.09 à 10:08 | tags : news, rock, rigolo, web, music biz

Les Fatals Picards avaient eu cette idée rigolote : écrire une chanson sur la mort de Johnny Hallyday. Ils ne sont pas les premiers à s'interroger sur le sujet, pas plus loin que sur le blog d'à côté Myosotis l'avait déjà fait et on s'est tous sûrement déjà posé la question. L'été dernier sur le camping de la Route du Rock, la rumeur de sa mort circulait déjà. L'événement est inévitable et pour une fois, voilà une tragédie nationale à laquelle on peut se préparer, alors autant le faire.

Les Fatals Picards, donc, ont enregistré cette glorieuse et humoristique ode au roi de France du wok'n'woll et des lunettes. Puis ils l'ont présentée à Warner et les choses se sont compliquées : Warner l'a fait écouter à Johnny, Johnny n'a pas beaucoup ri, Warner a interdit aux Fatals Picards de mettre la chanson sur l'album. Le groupe a voulu faire le malin en mettant la chanson sur leur site et leur Myspace mais Warner les a vite poussés à la retirer. Heureusement, sur internet, pas comme dans la vie, rien ne disparaît jamais vraiment.

 

Fatals Picrads - Le Jour de la mort de Johnny



Nine Inch Nails vend des mp3 et offre des DVD

Posté par 2goldfish le 13.01.09 à 10:33 | tags : news, rock, music biz, youtube, video, web

En 2009, Nine Inch Nails reste à défaut d'autre chose une source toujours fiable de nouvelles 2.0 : Ghosts I-IV, son quadruple album d'instrumentaux a été le plus téléchargé de tous en 2008 sur Amazon, enfin le groupe vient tout juste de proposer en téléchargement gratuit 400 Go de vidéos HD de concert.

 

La première des deux news, donc : l'an dernier un album totalement anti-commercial d'un artiste loin de l'époque de son pic commercial s'est plus vendu chez Amazon p3 que Viva La Vida de Coldplay ou que n'importe quel autre album. Chez Creative Commons, licence libre sous laquelle Ghosts I-IV a été distribué, on s'est publiquement félicité de cette victoire et on a reporté un peu partout la nouvelle comme s'il s'agissait d'un événement majeur. Il faut tout de même nuancer : Amazon mp3, c'est 8% du marché du mp3 outre atlantique, iTunes, c'est 70%. Ghosts I-IV s'est si bien vendu sur Amazon mp3 alors qu'il était légalement possible de télécharger l'album via n'importe quelle plateforme de peer to peer. Comme le suggère Creative Commons, le succès de l'opération s'explique par la simplicité de l'offre et parce que le public savait où irait son argent, à savoir directement à l'artiste et non dans le nez d'un directeur artistique. A celà on peut ajouter, le faible coût du téléchargement et les faibles capacités d'acceuil du serveur de nin.com qui n'a pas supporté la forte demande les premiers jours. Quoi qu'il en soit, être premier sur Amazon Mp3 n'est pas un si grand accomplissement pour un groupe aussi célèbre que Nine Inch Nails.

L'autre news, donc, est plus signifiante : Trent Reznor n'ayant pas obtenu l'autorisation d'Universal pour commercialiser un DVD de sa dernière tournée "Lights In The Sky", a décidé de laisser leaker sur le web l'intégralité des rushes de trois concerts filmés en HD et de laisser aux fans le soin de faire le montage eux-même. Cette tournée était particulièrement spectaculaire grâce à un lightshow totalement novateur et en attendant le montage par les fans on peut déjà voir sur youtube que le matériel brut est de grande qualité.

 




Patricia Kaas commercialise son album sur Ventes Privées

Posté par 2goldfish le 08.01.09 à 10:24 | tags : music biz, news, rigolo, chanson française

Ventes Privées, le site internet qui permet d'acheter à prix bradés a négocié avec Patricia Kaas l'exclusivité des ventes physiques de son dernier album. Et pour le coup, en plus l'album se trouve soldé au prix de six euros seulement.

Youpi, diront les fans de Patricia qui n'avaient pas apprécié (ou probablement même pas entendu parler de) la sortie uniquement numérique de Kabaret.

Cette stratégie de vente plutôt douteuse (rappellons qu'il faut être membre invité pour pouvoir acheter sur Ventes Privées... Un privilège plus vraiment exceptionnel quand on compte déjà sept millions d'inscrits) a sans doute permis à la chanteuse de remplir un peu ses caisses puisqu'à l'origine, il semblait que Sony ne jugeait pas le potentiel commercial de Kabaret suffisant pour justifier le coût d'une sortie physique. Ce partenariat avec Ventes Privées (qui a du allonger du cash pour se payer cette exclusivité) c'est un peu une démarche désespérée. Enfin, pas trop désespérée : en Russie, où l'album est déjà sorti sous forme physique il y a quelque mois et où Patricia Kaas est une star, égérie d'une marque de cosmétique : ce n'est pas comme si elle était à la rue.

Le problème pour Paricia Kaas est donc probablement plus un problème d'égo que de porte monnaie : comment se fait-il que ce pays, son pays, qui l'a tant aimé par le passé, ne veuille plus d'elle ? C'est vrai que c'est bizarre, la façon dont elle a disparu du coeur des français d'un coup d'un seul. Ca sentirait presque le complot. La clé de ce mystère réside peut-être dans un autre, plus grand : pourquoi donc les gens ont-ils acheté des disques de Patricia Kaas, au début ?




Le DRM est mort, nous allons tous le payer

Posté par 2goldfish le 07.01.09 à 15:13 | tags : music biz, news, mp3

Ca y est, iTunes, le plus gros vendeur de musique numérique du monde, vient enfin d'annoncer que les DRM vont disparaitre des fichiers qu'il vend mais, attention, ce n'est que l'arbre qui cache la forêt.

 

En effet jusqu'ici sur iTunes les DRM (Digital Rights Management, rappelons-le) bloquaient le transfert d'un fichier iTunes sur plus de cinq disques durs/iPod/iPhone, réduisant effectivement leur durée de vie à quelques années pour peu que vous changiez de matériel régulièrement. Bref, on payait 99 cents non pour la propriété d'un fichier mais pour sa location à (très) longue durée. Bientôt, on paiera pour un fichier qu'on pourra transférer autant de fois qu'on voudra et qu'on pourra conserver toute une vie, voire même léguer à ses enfants si ceux-ci en ont encore quelque chose à faire de la primitive musique de l'ère pré-Lil Wayne. Mais la forêt cachée par l'arbre proverbial, c'est qu'on ne paiera plus forcément 99 cents.

 

Pour que les labels acceptent la mort des DRM, il aura en effet fallu que Steve Jobs & co cèdent sur un point crucial pour eux : le prix d'une chanson sur iTunes ne sera plus rigide mais pourrait osciller entre 0.69 cents et 1.29$ (la même chose en euro chez nous, sans doute). Ca veut dire que comme sur Amazon, on peut s'attendre à ce que les nouveautés demandées par tout le monde coûtent un peu plus cher tandis que les fonds de catalogues se retrouveront bradés dans l'espoir d'être vendus en grosses quantités. Ca n'est pas forcément un mauvaise nouvelle pour le passionné de musique pour peu qu'il ne soit pas top impatient. Vraisemblablement, ceux qui ont les moyens, l'ignorance ou l'impatience paieront pour les archivistes passionnés... Comme ça a toujours été le cas pour les CD. La véritable mauvaise nouvelle, c'est que si vous voulez faire enlever les DRM d'un fichier que vous possédez déjà, il vous en coutera 30 cents pour une chanson et 60 pour une vidéo !

 

En France, pendant ce temps, Warner vient d'annoncer sa décision de tester la musique numérique sans DRM sur VirginMega et Fnacmusic à partir de mars, comme le faisait déjà Universal et comme il en était question dans le rapport Olivennes. Comme le montre l'accord mondial qui vient d'être passé entre Apple et les trois majors, c'était de toute façon dans l'air du temps et ce n'est pas ce rapport et la loi "Création et Internet", avec leurs simples déclarations d'intention non contraignantes qui y sont pour grand chose.




Top 5 Billetterie : Madonna pointe en tête des ventes de billets

Posté par Myosotis le 03.01.09 à 13:03 | tags : pop, rock, news, music biz

Madonna est l'artiste internationale qui a rapporté le plus d'argent en vente de billets en 2008. Son Sticky And Sweet Tour a rapporté 281 millions de dollars selon le magazine Pollstar. Un tiers de ces ventes a été enregistré aux Etats Unis où Madonna continue de drainer des audiences enthousiastes.

Le succès de la tournée est d'autant plus frappant que l'année a été artistiquement assez difficile pour la Madonne : un album accueilli diversement par la critique et par les fans, un show grandiose mais qui a souvent frisé le ridicule, sali par des commentaires assassins touchant à l'utilisation "excessive"(?) des playbacks, à la justesse des voix résiduelles et également au mauvais goût de la mise en scène, symbolisé par la diffusion d'une séquence horrible où la photo de John Mc Cain, le candidat à la Présidentielle américaine, suivait celle d'Hitler sur des écrans géants. Parallèlement à ça, et toujours par contraste, le single "Miles Away", sorti récemment, s'est ramassé en beauté et est devenu le moins vendu de l'artiste depuis ses débuts. Cette première place au Top Billetterie confirme ce qu'on savait déjà depuis longtemps et que Madonna a initié en signant avec Live Nation en 2007 : le disque n'a plus grande importance dans les recettes d'un artiste, la scène est l'endroit où tout se joue sans connexion évidente, pour les monstres de notoriété, avec la qualité musicale de l'oeuvre.

 

Au palmarès du top 5 des ventes mammouth de billets, et sans surprise, on retrouve des poids lourds de l'industrie du disque et surtout des vétérans, capables de remplir des stades et qui mettent les billets en vente à des prix élevés (entre 70 et 200 euros) :

 

5. The Police

4. Bruce Springsteen

3. Bon Jovi

2. Céline Dion

1. Madonna, donc. 




Des roses, des orties et des pépettes : Francis Cabrel, vendeur de l'année en 2008

Posté par Myosotis le 20.12.08 à 09:33 | tags : news, music biz, chanson française
 
 

Le 12ème album de Francis Cabrel, Des Roses Et Des Orties, est l'album qui s'est le mieux vendu en France cette année. Les chiffres officiels sont tombés : l'album publié par Columbia, a été certifié avant Noël, disque de diamant, soit 750 000 exemplaires écoulés en à peine 7 mois, puisque le disque est sorti début avril, devançant assez nettement tous les poids lourds du juke-box office français.

 

Cet album qui a mis fin à quatre années de silence depuis Les Beaux Dégâts (bodéga, jeu de mots) est présenté par Francis Cabrel actuellement au Casino de Paris et donnera lieu l'année prochaine à une grande tournée en province. L'album balaie des thèmes assez variés, depuis l'amour, la grande affaire cabrelienne, jusqu'aux tourments de l'époque et, à demi-mot, la politique. Cabrel y chante comme il sait le faire en s'accompagnant de guitares souples et graciles arrangées par Michel Françoise. Alors que la nouvelle chanson française bat le pavé et nous abreuve de détails prosaïques sur les papillons, les beaux-parents, les factures d'électricité, Francis Cabrel garde le cap et continue d'envelopper son discours dans un tissu de métaphores poétiques beaucoup moins terre à terre et explicites. Cette veine poétique est illustrée par ce titre 100% végétal qui fait référence aux bonnes choses, aux gens chouettes, "Des Gens Formidables", "Né dans le Bayou" (les roses) et aux trucs qui vont moins bien, "l'Ombre au tableau", "les Cardinaux en Costume" (les orties). On notera également, ce qui ne gâte rien, sur cet album, un trio de reprises américaines tout à fait honorables de JJ Cale ("Madame n'aime pas"), Bob Dylan ("Elle m'appartient") et de Creedence Clearwater Revival ("Né dans le bayou"). Cabrel écoute de la bonne musique traditionnelle chez lui et cela s'entend. A tout juste 55 ans, il vient de se replacer en position centrale sur l'échiquier musical français.

 

Au final, cet album bien fabriqué, précis et inspiré rapporte donc gros à son auteur compositeur, à défaut de marquer une rupture de ton dans l'oeuvre de l'homme d'Astaffort.




Le Noël de Leonard Cohen : Hallelujah dans les charts anglais

Posté par LovelyRita le 17.12.08 à 11:45 | tags : pop, uk, news, music biz

Est-ce un comble ou le miracle de Noël, si le titre de Leonard Cohen, "Hallelujah", se classe à deux reprises dans les charts anglais pour Nöel ? A quoi doit-on l'apparition surprise de ce titre publié sur Various Positions en 1984 ?

Serait-il ressorti en version remix 2008 ? Cohen l'aurait-il réenregistré avec Katy Perry ou une autre chanteuse à succès de cette année ? Alors que le chanteur-songwriter âgé de 74 ans a repris le chemin des salles pour une tournée mondiale saluée de toutes parts, deux reprises de son titre (l'une d'Alexandre Burke, l'autre de Jeff Buckley) se sont placées dans le top 10 des titres téléchargés cette semaine. Une première en Grande-Bretagne où jamais une composition n'avait monopolisé deux rangs du top ten !

 

Cette année on a pu (si on était riche) voir le costard et le chapeau d'un Leonard Cohen, plus tout jeune, mais classe et vraisemblament en pleine forme, à l'Olympia de Paris, en Allemagne, en Grèce... Une tournée, et c'est lui-même qui le dit, montée en partie pour se refaire une santé financière et remettre un pied à l'étrier. Pas de nouvel album à l'horizon pour l'interprête de "The Partisan", "Suzanne" et d'autres titres faisant à présent partie du panthéon des plus belles chansons pop. "Hallelujah" enregistré dans les années 80 et repris au bas mot plusieurs centaines de fois ressurgit grâce à deux de ses interprêtations. Merci à Alexandre Burke et Jeff Buckley.

 

Celle qui a remporté la finale de X-Factor (équivalent de la Nouvelle Star), Alexandra Burke, a sorti tout récemment sa version de "Hallelujah", titre qu'elle a interprété pour la finale de l'émission. C'est devenu la coutume lors de ces émissions de télé-réalité de reprendre du Cohen, balancer la vidéo le lendemain sur Youtube et faire péter le nombres de visionnages. Le titre a été repris chez Pop Idol (aux USA), à la Nouvelle Star... La chanteuse, elle, passe à l'étape du dessus et sort sa version en single il y a à peine quelques jours. Une chanson enregistrée par la toute fraîche gagnante de l'émission X-Factor + une reprise d'un titre aux airs de classique de Noël juste avant Noël = numéro un des ventes !

 

L'autre version du titre, également dans les charts britanniques, on la doit à Jeff Buckley. Encore plus connue que l'originale, cette version enregistrée sur son album Grace en 1994, refait surface grâce à la mobilisation de ses fans. Ces derniers ne supportant pas qu'une gagnante de X-Factor souille la version de Buckley, tout en rappelant la paternité de Cohen ont lancé une bataille des charts. Les défenseurs de "Hallelujah" appellent donc au boycott de la version de Burke en téléchargant massivement la version de feu-Buckley et en se mobilisant sur facebook. Une reprise d'un classique "intouchable" par une star de la télé-réalité + des fans puristes en colère = pas un numéro un des ventes mais un classement dans le top 10 !

 

Un porte-parole de HMV a annoncé que "Hallelujah" pourrait même se placer en numéro 1 et 2. Burke et Buckley ainsi que Cohen sont tous les trois signés chez Sony/BMG, un porte-parole a avoué que la major serait ravie que Burke reste au premier rang mais que ce serait aussi super si Buckley se plaçait juste derrière. Et pourquoi pas devant ? Et Cohen dans tout ça ? Oui, Cohen, dans les charts sans vraiment y être ! Chapeau bas en tout cas pour ce songwriter au talent unique, qui emporte le jackpot et le succès critique en 2008 avec ses airs de ne pas y toucher !






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