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Actualité de l'industrie du disque, marketing...car oui, la musique c'est aussi une histoire de pépettes !
Deezer se prend pour SpotifyDeezer vient de lancer une offre "premium" et plutôt que de vous expliquer longuement en quoi elle consiste, on vous reproduit le tableau explicatif de Deezer, puisqu'ils ont payé quelqu'un pour faire ça très bien : ![]()
Bref, avec cette offre Deezer ne parvient pas vraiment à rattraper son retard sur Spotify (qui propose d'ailleurs toujours un catalogue de musique plus étendu) mais la différence entre les deux offres s'est amoindrie, et Deezer peut toujours compter comme atout ses fonctions sociales et, en France du moins, sur une plus grande notoriété. Reste à voir si ça suffira dans un domaine qui est de plus en plus compétitf : après le finalement timide Google Audio, c'est au tour de Niklas Zennstrom et Janus Friis, les créateurs de Skype et de Kazaa, d'annoncer leur service de streaming gratuit. "Rdio" devrait être lancé l'an prochain, et mis à part le fait qu'il ne proposerait aucune offre gratuite, on ignore encore en quoi il se distinguera mais avec le CV de ces types, on peut s'attendre à quelques bonnes surprises. Au secours de l'industrie du disque, les lives à emporter sur clé usb ?
Comment cette technologie fonctionne ? Est-elle lucrative ? Représente-t-elle une roue de secours pour l'industrie musicale ? Lire notre enquête sur le concert à emporter sur clé usb. La loi Hadopi, du pain béni pour les terroristes ?
La difficulté du jour vient, selon The Register, des services secrets. Ceux-ci sont en effet sur le point d'obtenir le vote d'une autre loi qui leur permettrait de contrôler encore mieux tout ce qui se passe sur le net. Ce qu'ils craignent, cependant, c'est qu'une loi anti-téléchargement pousse les internautes en masse vers les connexions cryptées. Il existe déjà tout un tas de moyens techniques de devenir invisible aux yeux des autorités, mais peu nombreux sont ceux qui les utilisent. Si leur nombre explosait comme le craignent les services secrets de Sa Majesté, la surveillance du réseau deviendrait impossible.
On a plutôt l'habitude d'entendre l'argument spécieux selon lequel le piratage finance on ne sait trop comment le terrorisme international mais, à en croire les experts, la lutte contre le piratage les aiderait beaucoup plus.
Le pire, c'est qu'ils ont raison : une étude vient de montrer qu'en Suède au moins 500 000 internautes masquent déjà leurs activités sur le web, et la moitié de ceux qui ne le font pas encore, se déclare prête à le faire si une loi comme HADOPI venait à être votée. Franchement, on ne peut que se féliciter que la première loi Hadopi soit si mal fichue, sinon les millions de pirates qui auraient eu besoin de crypter leurs allées et venues sur le web auraient mis en danger la sécurité de la nation et on se serait retrouvé avec des attentats en veux-tu en voilà. Merci Christine Albanel. DJ hero, l'anti-héros de la musique ?![]() Il y a un an, on écrivait partout que Guitar Hero et Rock Band allaient sauver l'industrie de la musique. Exactement comme le marché des sonneries de téléphone allait la sauver dix ans plus tôt. Guitar Hero 3 avait cartonné, et les sorties de Rock Band 2, Guitar Hero 4, Guitar Hero Metallica, Guitar Hero Aerosmith et Guitar Hero Patrick Bruel promettaient de marcher tout aussi bien et de fournir une nouvelle source de revenus intarissable. Curieusement, le marché a vite saturé et seul Beatles Rock Band a réussi à secouer un peu le cocotier.
Aujourd'hui Activision, le développeur de Guitar Hero, espère redonner un coup de fouet au marché avec DJ Hero. Ca devrait marcher, puisque la recette est la même que pour Guitar Hero : on prend un jeu qui cartonne depuis des années au Japon (ici Beatmania) et on l'adapte aux goûts occidentaux, ce qui veut dire obtenir les droits de tas de chansons et faire travailler des DJ connus comme Daft Punk, DJ Am ou DJ Shadow sur des mixes au potentiel de crossover énorme genre Rihanna vs. Motörhead ou Beastie Boys vs. Queen. L'attaché de presse assure aussi que tout le monde de David Guetta à Eminem se fende d'une déclaration pro-DJ Hero et l'affaire est dans la poche, non ?
Apparement, non ? Avec des chiffres de pré-commandes décevants, les projections de vente d'ici la fin de l'année ont été réduites de plus de 50%. Il faut dire que le pack jeu + platine de mixage en plastique coûte une centaine d'euros et qu'aussi bon que soit DJ Hero, ceux qui ont déjà deux guitares et une batterie en plastique qui prennent la poussière dans leur cave vont avoir du mal à se motiver pour sortir à nouveau le porte feuille. Mais qui donc va se charger de sauver l'industrie de la musique à sa place ? En attendant, le jeu aura au moins eu le mérite de nous donner quelques mixes pas trop mauvais.
Comment l'industrie du disque extorque les internautes![]() Le site Torrentfreak a récemment mis la main sur un powerpoint de présentation de Digi-Rights Solutions, une entreprise allemande qui propose aux détenteurs de copyright en Allemagne et au Royaume Uni de "défendre leurs droits" en employant des méthodes pour le moins discutables.
Dans le powerpoint, les gens de DRS expliquent qu'ils ont développé un logiciel qui repère de façon automatique les téléchargments illégaux et envoit une demande de paiement au pirate présumé. Ce paiement s'élève à 450€ par fichier. 25% des internautes contactés prendraient peur et paieraient sans poser de question. DRS garde 80% de l'argent collecté ainsi, reversant le reste (90€) à ses clients. DRS promet de contacter 5000 internautes par mois et par titre et de rapporter ainsi 112 500€ à chaque client, soit l'équivalent de ce qu'ils gagneraient en vendant 150 000 titres sur iTunes.
Tout ça est dans la présentation envoyée aux professionnels de l'industrie : DRS explique clairement qu'il y a plus d'argent à se faire en poursuivant les fraudeurs qu'en vendant légalement de la musique. Bien sûr, cette pratique a un nom, on appelle ça de l'extorsion. C'est comme si un disquaire laisssait ses clients partir sans payer pour ensuite envoyer chez eux deux porte flingues qui vous feraient vider votre compte en banque. C'est illégal, mais ça n'empêche pour l'instant pas DRS de voir son business fleurir dans deux pays européens, et ils ne seraient pas les seuls à pratiquer, parait-il.
Et à votre avis, quel pourcentage de l'argent extorqué va aux artistes ? Sans trop s'avancer, on parierait sur quelque chose entre nib et peau d'zob. En images : ces albums qui n'ont jamais vu le jourPosté par Shangri La le 21.10.09 à 16:14 | tags : music biz, label, soul, rock, pop, hip hop, funk, en jpeg
Ce n’est pas une nouveauté : maisons de disques et artistes se retrouvent régulièrement dans des situations de conflit, où ils se chamaillent sur des sujets plus ou moins cruciaux quant à l’avenir d’un album : tracklisting, promotion, teneur des paroles. Dans le pire des scénarios, les différends sont tels que l’album en question ne voit même pas le jour, avec de fâcheuses répercussions sur une partie ou l’autre. Quand en 2000 un type de chez Columbia refuse à 50 Cent la sortie de son premier album, arguant qu’un artiste qui vient de se prendre 9 balles dans le buffet risque plus de devenir une source d’ennui qu’autre chose, il est fort à parier qu’il s’est mordu les doigts en voyant quelques années plus tard Get Rich Or Die Tryin se vendre à 12 millions de copies à travers le monde.
Plus tragique, le destin du rappeur américain Ras Kass, dont le 3ème album ne verra finalement jamais le jour pour de sombres histoires de fusion de labels, ce qui aura pour effet de mettre un coup d’arrêt à sa carrière : il n’a depuis sorti que des mixtapes, sombré dans la drogue et passé pas mal de temps derrière les barreaux. Mais les responsables de ce type d’échecs qui rendent fous les fans ne sont pas toujours les mêmes grands méchants de l’industrie musicale. Connus pour défendre leur patrimoine bec et ongles, les Beatles ont notamment empêché la sortie d’un best-of de titres exclusifs issus de différentes sessions d’enregistrement, qu’EMI a désespérément essayé de sortir en 1985 sous le nom de Sessions. Quoi qu’il en soit, entre les versions bootleguées disponibles sur le net et les morceaux casés sur des albums suivants, très peu de titres demeurent aujourd’hui introuvables, et souvent ces albums avortés ont donné une certaine aura à des chansons, comme le désormais célèbre "Andrew’s Blues" des Stones. Flu vous propose un petit tour d'horizon en images de ces albums jamais sortis.
Un nouveau single de Michael Jackson à écouterThis Is It… mais pas vraiment encore. Ce matin, à 6h précisément, était mis en ligne un nouveau single du roi de la pop sur son site officiel (à écouter ici-même)
Dans la semaine suivant la mort du chanteur en juin dernier, ce sont 5 millions d’exemplaires de ses albums qui ont été vendus aux Etats-Unis ; il semble donc assez logique que Sony Entertainment surfe sur cette vague de popularité posthume. This Is It, c’était le nom de ce qui devait être la dernière tournée de Michael Jackson. C’est désormais celui de ce nouveau single, qui figure sur un double album dont la sortie mondiale est prévue le 27 octobre. Mais c’est aussi le nom du film qui sortira le lendemain en salle, un documentaire réalisé à partir des images de répétition du King of Pop au Staples Center ; 6000 préventes auraient déjà été vendues en France. Le roi est mort, vive le business.
Joyeux anniversaire, Compact Disc, et adieu
52nd Street, un album de Billy Joel, était la première grosse sortie sur le nouveau format, qui faisait dans son catalogue la part belle à la musique classique. L'anecdote voudrait que des prototypes de 60 minutes on soit passé au produit final d'une capacité de stockage de 74 minutes pour permettre à la plus lente version de la 9ème de Beethoven de tenir sur un seul CD, à la demande soit de Karajan soit de la femme du patron de Sony, selon la personne que vous interrogez. En tout cas le format est d'abord embracé par les audiophiles fortunés (d'où l'important catalogue "classique") mais il se démocratise très vite et relance le marché moribond de l'équipement audio.
En 2009, le CD a perdu l'amour des audiophiles qui lui préfèrent le bon vieux vinyle (plus pour des problèmes de mixage que de matériel) et du grand public qui lui préfère le mp3 pour tout un tas de raisons. Les ventes s'effondrent, les maisons de disques licencient à tour de bras et on se retrouve même sur des grosses sorties comme le dernier best of de Madonna avec un compact disc totalement baclé, mal mixé par les trois pauvres types qui ont sauvé leur job chez Reprise (jetez donc un oeil à ce compte rendu détaillé de tout ce qui ne va pas sur ce fameux best of de Madonna).
A 27 ans, le compact disc est sur le point de rejoindre Janis Joplin, Jimi Hendrix, Kurt Cobain et les autres dans le 27 Club. Il est déjà un peu tad pour vendre votre collection. A mon avis, vous feriez mieux d'attendre quelques années, de la ranger à la cave et de la ressortir quand la nostalgie du CD frappera d'ici cinq à dix ans. 44 titres pour le nouvel album des Smashing Pumpkins![]()
Billy Corgan vient d'annoncer la sortie du nouvel album des Smashing Pumpkins (oui, il a fait fuir tout les membres de son groupe mais n'appellez pas ça un disque solo !). Avec les résultats toujours moins bons de ses dernières entreprises, on n'aurait presque pas prêté attention à la nouvelle. Seulement, l'album au nom imprononçable de Teargarden by Kaleidyscope sera en effet constitué de quarante quatre chansons, offertes régulièrement sous la forme de mp3 par Corgan lui-même, et ce pour pas un rond. Oui : l'album sera presque deux fois plus long que le double Mellon Collie And The Infinite Sadness et coûtera 41 850€ de moins qu'un site pour Ségolène Royale !
Billy Corgan a commencé l'enregistrement hier, et il compte offrir la première chanson pour Halloween. Histoire d'avoir tout de même un retour sur investissement, il sera possible aux fans de se payer l'album en 11 fois sous la forme d'EPs de quate chansons, avec artwork deluxe et bonus tracks. Quand Corgan en aura fini de l'enregistrement de ce mastodonte, il proposera aussi un énorme coffret qui rassemblera tout et sans doute plus.
Ce concept est généreux, malin, et réaliste : de nos jours, il n'y a pratiquement plus que les fans qui paye pour la musique, et ce par choix. Offrir les mp3, c'est parier sur la qualité de sa propre musique (un paris très osé pour Corgan à ce stade de sa carrière, on en convient). C'est aller encore plus loin que Reznor et Radiohead. Mais le plus intéressant dans tout ça, c'est peut-être de révéler l'album petit à petit, et créer une dynamique semblable à celle de l'époque bénie du 45 tours (pour les plus vieux) ou d'une série télé (pour les plus jeunes).
Il y a des chances que 44 chansons, ce soit trop à digérer. Surtout qu'elles seront liées par un concept nébuleux qui implique le tarot. On craint le grand méchant prog, certes, mais on ne peut pas s'empêcher d'être enthousiaste à l'idée de ce nouvel album des Smashing Pumpkins. En 2009, qui l'eut cru ? Pourquoi les Beatles ne sont toujours pas sur iTunes ?Cette semaine, la rumeur disait que le catalogue des Beatles allait enfin apparaitre sur iTunes. Sauf que la rumeur, elle dit ça deux ou trois fois par an et si nous étions dans la réalité, pas sur internet, ça ferait longtemps que tels les villageois qui ont laissé le petit berger qui criait au loup se faire bouffer par la bête nous aurions cessé d'y prêter attention.
Le fait est que les Beatles ou leurs ayant droit veulent de l'argent, beaucoup d'argent pour leurs mp3, et qu'iTunes prend une grose part des 99 cents (ou, depuis quelques temps, parfois 1,29€) quand vous achetez un mp3 sur la plate forme, et que les maisons de disques ont l'habitude de manger presque tout ce qui reste puis de jeter des miettes aux artistes. "Oui, mais nous sommes les Beatles" disent les Beatles. "Oui, mais ce sont les Beatles" dit surement EMI à Apple. "Oui, mais nous sommes iTunes" répond Steve Jobs. Quand le "plus grand groupe du monde" rencontre la plus grande force économique du monde (de la musique), le résultat c'est que personne ne bouge. Selon Steve Jobs, interrogé l'autre jour par des journalistes qui croyaient encore à la rumeur, les négociations entre les Beatles et EMI avancent lentement et les choses pourraient bouger l'an prochain. Ce qu'il faut comprendre, c'est que lui en tout cas ne bougera pas.
Mais pourquoi cette trépidation à chaque fois qu'on évoque la possibilité de l'arrivée des Beatles sur iTunes ? Qui ça intéresse vraiment ? Aucun doute que si vous aimez les Beatles et que vous avez un iPod, vous avez déjà des mp3 des Beatles. Si vous avez numérisé vous-même vos CD, c'est même légal et vous n'auriez aucune raison d'aller acheter les mp3 si enfin ils étaient mis en vente. Les Beatles sur iTunes, c'est un symbole, mais finalement ça n'intéresse que deux types de personnes : les journalistes et les geeks fans d'Apple qui veulent y voir la confirmation finale de la suprématie d'iTunes. Bien sûr, si les Beatles arrivaient sur la plate forme de téléchargement légal, on peut imaginer que quelques gamins en profiteraient pour les découvrir, mais ce n'est pas vraiment comme si la musiqe Beatles était sur le point de tomber dans l'oubli. Les Beatles qui arrivent sur iTunes, c'est une non news, et pas seulement parce que c'est faux.
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Les cocktails d'iTunes sentent mauvais
Si on n'a rien contre l'idée de faire de l'album numérique plus qu'un simple amas de chansons, on reste sceptique quand à cette offre, tout comme Steve Jobs qui n'aurait accepté qu'à reculons cette idée venue des majors. Enfermer les albums dans un programme indépendant, c'est aller à l'encontre des modes de consommations émergents (shuffle, mobilité...) et ce n'est certainement pas un booklet interactif qui poussera les consommateurs à payer le supplément que les majors voudront forcément leur faire débourser.
Quand bien même les cocktails seraient économiquement intéressants et pratiques à l'usage, si les majors tiennent tant à l'album, ce n'est bien sûr pas pour des raisons artistiques mais parce que celui-ci leur permet de nous revendre des "fillers" entre les chansons qui nous intéressent. Il est déjà suffisamment difficile de convaincre les consommateurs d'aujourd'hui de payer pour la musique qu'ils savent qu'ils aiment, on voit mal ce qui les convaincra de payer pour celle dont ils ne veulent pas. S'abonner à un artiste, c'est trop cher
Le deal est le suivant : en payant 52 livres (environ 60 euros) pour un an, les fans auront droit à une douzaine de chansons inédites, un feuillet de paroles écrites à la main et dédicacées, des places backstage, quatre badges et l'accès à un site avec un journal vidéo de l'artiste et un forum où lui poser des questions. Un peu comme Prince avec son LOTUSFLOW3R à 77$ annuels, l'idée c'est que le prix demandé à la base est cher mais que finalement, à la semaine, ce n'est pas grand chose. Pour Thea Gilmore, c'est 1£ par semaine, ce n'est finalement pas tant que ça, n'est-ce pas ?
Sauf que les badges et les paroles, à moins d'être un fan hardcore (ça existe les fans hardcore de Thea Gilmore ? On savait à peine qu'elle existait jusqu'ici.) on n'en a pas grand chose à faire. Et les places backstage, c'est bien... si l'artiste fait une tournée mondiale qui s'arrête par miracle près de chez vous. Au final, on paye plus de 4£ pour une chanson, et c'est un peu raide. Un fan de base d'un artiste dépense généralement une dizaine d'euros tous les deux ans pour un nouvel album. Ca fait cinq euros par an. De ces cinq euros, un artiste signé chez une maison de disque touche de 40 centimes à 1,25€. En lançant un tel système d'abonnement et en court-circuitant les distributeurs, les artistes doivent certes supporter le coût de l'enregistrement, de l'administration et de la distribution, mais on voit mal qu'est-ce qui fait passer de 40 centimes à 60 euros par fan et par an.
Le problème de ces services d'abonnement, répète-t-on toujours, c'est qu'ils n'intéresseront jamais qu'un public déjà conquis. C'est en partie vrai, certes, et aucun artiste ne devrait compter vendre autant d'abonnements qu'il vendait d'albums en magasin mais c'est aussi vrai qu'aucun nouveau venu ne déboursera jamais l'argent demandé pour un tel abonnement tant que les artistes n'en reverront pas le prix à la baisse. Si Thea Gilmore avait mille fans pour s'abonner à son "super fan club" elle aurait 60 000 euros dans la poche, sans compter les revenus des concerts. Elle en aura plus probablement une centaine. Rien ne permet de dire qu'en divisant le prix par dix elle en vendrait dix fois plus, bien sûr. Il faudrait faire une étude de marché que l'artiste ne peut évidement pas se permettre. On attend juste l'artiste intrépide qui osera ne demander que dix euros par an à ses fans. Amazon MP3 arrive en France
La principale raison d'aller acheter sur Amazon MP3 reste cependant le prix, puisque des centaines d'albums, dont certains sont tout récents, sont offerts pour 2,99€, toujours bien moins cher que les moins chers des albums sur iTunes. Au jour du lancement Amazon propose Relapse d'Eminem, Wolfgang Amadeus Phoenix de Phoenix et Two Suns de Bat For Lashes... Bref, ce ne sont pas seulement des fonds de tiroirs impopulaires. Bon, il y a aussi la B.O. de Conan le Barbare bien sûr. C'est toujours mieux que de gâcher du plastique en fabriquant des CD.
Cette politique de prix aggressive, outre le fait qu'elle est l'occasion de faire de bonnes affaires, est aussi l'occasion pour des petits groupes ambitieux de faire des coups marketing : nombreux sont les blogs qui ont rapporté la news il y a peu que l'album de Grizzly Bear était rentré dans les charts américains à la huitième place, un résultat vraiment étonnant pour un groupe indépendant, et que 40% des ventes s'étaient faites online, moins nombreux sont ceux qui par contre ont relevé que l'album était vendu seulement quatre dollars sur Amazon.
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C'est assez évident quand on y pense : le grand public découvre la musique à la radio, la télévision ou bien sur Myspace, Deezer ou Youtube peut-être. Les plateformes de téléchargement ne sont là que pour permettre de découvrir plus en amont des artistes qu'on connait déjà par ailleurs. Arrivé sur The Pirate Bay ou Mininova, l'internaute est face à un choix bien trop large pour y faire des découvertes. Qu'on le veuille ou non, le succès d'un artiste reste encore en grande partie entre les mains de multinationales, qu'il s'agisse de maisons de disque ou de géants de l'internet.
Les futuristes utopistes amoureux de la théorie de la "longue queue" qui prétend que l'élargissement de l'offre sur internet va résulter en une fragmentation de la demande, oublient souvent bien vite que selon cette théorie, il faut aussi qu'on aide les consommateurs à faire leur choix. Le peer to peer reste un simple moyen d'accéder gratuitement à la musique, comme nous le rappelle cette triste anecdote en Italie où le single "Domani" enregistré par des stars de la pop italienne pour venir en aide aux sinistrés du récent seïsme a été téléchargé près de deux millions de fois. Bien sûr plus personne ne croit vraiment qu'un téléchargement illégal équivaut à une vente de perdue, mais la chanson est évidemment horrible et si ce n'est pour aider les victimes d'un sinistre, les gens qui ont téléchargé cette chanson n'ont bien du le faire que parce qu'on les a convaincu que la chanson était bonne.
- Via - Spotify devient mobileLe logiciel de streaming Spotify est censé rendre le peer to peer obsolète. Grâce à la nouvelle application pour téléphone mobile que l'équipe de Spotify développe et qu'elle vient de dévoiler dans une petite vidéo de présentation... elle pourrait presque y arriver. Avec un catalogue toujours plus étendu et régulièrement alimenté en nouveautés, Spotify peut faire concurrence au peer to peer sur presque tous les points (ce dernier gardant l'avantage d'offrir la musique avant qu'ellle ne "sorte"). Cette application mobile qui permet d'écouter en streaming autant de musique que vous le voulez tant que vous êtes connecté ET de rendre disponible hors connexion les titres que vous souhaitez, est une véritable killer app qui rend le téléchargement en peer to peer quasi-inutile mais qui ôte surtout tout intérêt à l'offre légale de téléchargement. Dans la vidéo, l'application mobile tourne sous Google Android mais on laisse entendre que le développement sur d'autres plateformes est en cours (bien sûr tout le monde pense à l'iPhone). On a cependant du mal à imaginer Apple autoriser une application qui pourrait faire beaucoup de mal à l'iTunes Music Store (cf. l'application Deezer aux capacités drastiquement réduites par rapport à celles du site web). Et les maisons de disque, dans l'affaire ? Elles sont parties prenantes de Spotify, elles en possèdent même un tiers. Elles pourraient être en train de se tirer une balle dans le pied, parce que Spotify n'a, jusqu'ici, pas réussi à rapporter de l'argent, loin s'en faut, et ne semble pas avoir de perspectives de profit dans l'immédiat. Ce n'est pas la vente de quelques applications mobiles, au prix dérisoire où sont vendues ces choses-là, qui va permettre de payer grassement pour les milliers de titres écoutés par les utilisateurs de Spotify. Les seules solutions : proposer l'application à un prix élevé, ce qui risque de la tuer dans l'oeuf, ou bien soumettre son utilisation à un abonnement. Malheureusment, sorti de l'univers du porn, plus personne ne veut payer d'abonnement sur internet... - In Bb 2.0, la musique à mixer soi même - Tone Matrix, le pixel art musical Essayons 8 tracks, le nouveau Muxtape
8tracks.com propose très simplement à ses utilisateurs de créer et partager un mix de huit chansons soit à partir de leur propre bibliothèque mp3, soit à partir de celle déjà uploadée par les autres utilisateurs du site. Tout se fait en drag'n'drop de la façon la plus instinctive qui soit, c'est simple et efficace, on se croirait vraiment revenu au temps des débuts de Muxtape, le lecteur "embeddable" en plus. Le gros avantage, par rapport à Deezer ou Spotify, c'est bien la possibilité d'uploader soit-même un morceau. Pour tous les mélomanes un peu pointus qui ne trouvent pas LA chanson qu'ils veulent dans les bibliothèques de plus en plus complètes des sites de streaming légal, c'est une très bonne nouvelle. D'autant plus qu'8Tracks est légal !
Malheureusement, pour permettre tout ça, 8tracks doit se plier à une série de dictats absurdes des maisons de disque : en tant que créateur de mix, vous ne pouvez écouter que des extraits de trente secondes des chansons et n'uploader que deux chansons d'un même artiste. En tant que simple auditeur (ou tricheur qui utilise deux browsers) vous pouvez écouter une première fois chaque mix dans l'ordre prévu par son créateur mais si vous voulez l'écouter une seconde fois, l'ordre des chansons deviendra aléatoire ! Tout ça pour que vous ne puissiez pas écouter ce que vous voulez quand vous voulez et vous inciter ainsi à acheter votre musique. Ou à l'écouter gratuitement sur Spotify.
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Ca coûterait probablement moins cher de payer quelques types pour parcourir le net et recueillir tranquillement les opinions des passionnés de musique là où ils se réunissent déjà d'eux-mêmes. D'autant plus que les "exclusivités" promises ne risquent pas vraiment d'attirer grand monde : sur le site on parle de vous faire écouter des morceaux "pre release", comme au vingtième siècle. Quel que soit le mode de protection envisagé, une exclu sur le web ne restera jamais longtemps une exclu et un morceau pre-release "mis sur le web " deviendra en quelques instants un "leak".
Autre risque de la démarche : que les seuls inscrits à ce site soit des blogueurs et des pirates soucieux d'être informés à la minute du leak de nouveaux morceaux et de truquer les résultats de l'étude en espérant influer sur les décisions des marketeux, qui même s'ils ne sont pas toujours si idiots et verront probablement très vite que leur focus group n'est représentatif de rien, se garderont bien de prévenir leurs commanditaires. Bref, l'idée est fumeuse, dépassée et sera, comme toutes les autres de toute façon, très vite oubliée.
On pourrait se réjouir de ce qu'EMI veuille placer ses choix artistiques dans les mains des auditeurs et non plus dans celles de directeurs artistiques qui fabriquent les Katy Perry de demain. Malheureusement, on sait que le sondage est utilisé par les radios commerciales pour établir leurs playlists depuis des lustres et que cette méthode favorise le conservatisme. La démocratie, c'est peut-être le moins pire des régimes politiques mais certainement pas le meilleur des régimes artistiques. Pour nourrir nos oreilles nous avons besoin de dictateurs éclairés, des Phil Spector, des Neptunes. Le seul espoir des maisons de disque, c'est de réapprendre à trouver et entretenir des talents au lieu de les écraser. Comme le suggérait Frank Zappa, il faudrait peut-être réembaucher des types qui n'y connaissent rien à la musique.
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Après le succès du Tap Tap Revenge (le guitar hero de l'iPhone) édition spéciale NIN, "NIN access" pousse les choses encore plus loin. Non seulement vous avez accès à tout le site nin.com en version customisée pour l'écran de l'iPhone, avec les milliers de remixes, de vidéos, de photos et autres goodies mis en ligne gratuitement ainsi qu'aux chats entre fans, avec en prime l'intégration d'un plugin google earth qui vous permet de faire savoir à tout le monde où vous êtes. Si vous prenez une photo avec votre iPhone pendant un concert de NIN via l'application dédiée, cette dernière saura vous localiser et publier automatiquement votre cliché dans la rubrique "photo" de ce concert dans la base de donnée du site. Vous pouvez aussi simplement écouter, mais Trent Reznor a semble-t-il peur que vous vous ennuyiez.
Mais tout ça veut aussi dire que vous savez où se trouvent les autres fans de NIN sur le chat, que vous pouvez si vous habitez dans une grande ville trouver un fan de NIN près de vous en moins de deux. Ca n'est sans doute pas l'intention originale de Reznor mais tout ça va probablement finir en site de rencontre pour plans cul entre fans. Comme tout ce qu'à fait Reznor depuis qu'il s'est libéré de son contrat avec Universal, cette application va augmenter la cote de popularité de Trent au près de ses nombreux fans et laisser le reste du monde indifférent.
A l'exception du monde de la musique : on imagine bien à l'avenir de telles applications pour chaque artiste un peu populaire. Nombreux sont ceux qui de Lady Gaga aux Black Lips ont déjà proposé une application beaucoup plus rudimentaire mais qui ne demande qu'à être upgradées. U2 a déjà passé un deal avec Blackberry pour la création d'une application semblable (toujours près de leurs sous, ils ont préféré que Blackberry leur paye la création d'une application plutôt que de la financer eux-mêmes pour iPhone).
L'avenir appartient-il donc aux artistes qui proposeront une expérience complète du web et de la vie à travers leur propre prisme ? On imagine un futur plein de niches et de fans autistes. Puis on se dit qu'au train où vont les choses, dans quinze ans aucun artiste n'aura probablement encore un nombre suffisant de fans dévoués pour organiser ce genre de choses. Si Nine Inch Nails représente l'avenir de la musique, ce n'est qu'à moyen terme. Les jeunes artistes qui n'ont pas un large public pré-existant doivent encore trouver leur propre business model.
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Voyez-vous dans nos pays occidentaux à nous, quand vous tapez le nom d'un artiste vous tombez d'abord sur des sites officiels, des Myspace, des Wikipedia, des Fluctuat... Mais vous ne tombez pas sur certains des sites les plus visités concernant cet artiste : Mininova, The Pirate Bay et autres hauts lieux du téléchargement illicite. C'est pour faire plaisir à l'industrie du disque et à celle du film que Google pipote ses résultats comme ça. En Chine, Google était donc bien sage comme en Occident jusqu'ici, et se voyait devancé par Baidu qui non seulement offre une interface mieux adaptée aux envies et besoins des internautes chinois mais en plus n'hésite pas à vous proposer des liens directement vers des fichiers mp3 ou des films en téléchargement gratuit.
Pour contrer Baidu, Google vient donc de passer un accord avec les plus groses maisons de disques. Quand il ne s'agit pas de l'Occident, le géant de la recherche sur internet semble faire preuve de pragmatisme, et il va pouvoir offrir légalement des téléchargements de musique gratuits aux Chinois. Le tout sera financé par la pub, qui arrivera peut-être en Chine où l'économie se porte un peu mieux qu'ici. Personne dans l'histoire n'a parlé de ce que toucheront les artistes. L'expérience tendrait à penser qu'ils toucheront à peu près autant avec Google Chine qu'avec Baidu, c'est à dire rien.
Lire aussi Abonnez-vous à Prince![]() Prince avait, semble-t-il, bien une idée derrière la tête quand il s'est mis à poursuivre tous ceux qui empiétaient sur son copyright sur la toile, y compris ses plus grands sites de fans.
C'est même une idée plutôt louable : LOTUSFLOW3R, le site longtemps annoncé, qui vient d'être lancé, propose de s'abonner pour 77$ par an à un flux constant de vidéos, photos et enregistrements inédits de Prince. Et ça commence assez fort avec trois nouveaux albums disponibles exclusivement sur le site une semaine avant leur sortie dans le commerce. Le site est en flash, ce qui est assez ennuyeux, et pour s'inscrire la démarche est assez compliquée : il faut cliquer un peu partout jusqu'à ce que s'affiche un ticket sur lequel vous devez remplir deux cases avec "1986" et "Los Angeles", ce qu'on ne vous explique clairement nulle part sur le site lui même. Le premier album s'appelle LOTUSFLOW3R, comme le site, et ressemble aux derniers albums du nain de Minneapolis : un peu de tout ce que Prince sait faire, sutout avec sa guitare, la fraîcheur des années 1980 en moins. Mplsound est plus funky, fait pour les clubs. ou les chambres à coucher. Elixer, enfin, est un album de sa dernière protégée en date, Bria Valente, et Prince l'a clairement expliqué, il l'a enregistré parce que Sade ne fera plus d'autre album. 77$, c'est une grosse somme, mais sur un an, et avec déjà trois albums, des vidéos (seulement en streaming, malheureusement), des photos et surtout la promesse de nouveau matériel régulièrement pendant l'année, ça n'est vraiment pas si cher. Et les fans de Prince sont sans aucun doute prêts à payer. Avec cette offre, Prince se place aux côtés de Trent Reznor en tête des artistes qui ont de bonnes idées pour faire de l'argent avec leur musique au XXIème siècle. Bien sûr, ce nouveau modèle n'est valable, comme d'habitude, que pour les artistes avec une notoriété pré-établie... On imagine cependant qu'un groupe au succès bien plus modeste pourrait tout à fait proposer un abonnement annuel à dix euros à ses fans et s'en tirer pas trop mal. Sinon, il reste toujours l'alternative pour laquelle vient d'opter le groupe Celebration : distribuer toute sa musique gratuitement. Le Blu-Spec CD, une arnaque signée Sony
Non, effectivement : aujourd'hui la technique de gravure des CD avec un rayon rouge est parfaitement maitrisée et quand bien même une erreur subsisterait, votre lecteur CD moderne sait la combler. Les CD actuels sont mixés de telle façon qu'ils exploitent à peine les capacités du support, pourquoi donc en chercher un meilleur ? Les supports "physiques" sont en train de disparaitre et ce n'est pas le BS CD qui va les sauver, pas plus que le HDCD, le SAC, le SHMCD, le DVD Audio et la petite dizaine de formats "haute qualité" qui ont déjà essayé de remplacer le CD avant lui. Tant qu'on y est, désolé pour les défenseurs du vinyle mais même si elles ont doublé l'an dernier, les ventes de la galette noire ne redeviendront jamais signifiantes (même pas deux millions de disques vendus aux USA l'an dernier, c'est ridicule). Dans la situation désespérée qui est la leur, les géants de l'industrie pourraient au moins tenter un coup et se mettre d'accord sur un format qui combinerait les techniques du SACD, du Blu Spec, du HDCD et des autres innovations technologiques de ces dernières années. Les audiophiles restent un segment porteur mais si on veut leur vendre un produit en masse, il faudrait penser à ne pas les saigner à blanc avec un nouveau format chaque année. Pendant ce temps, dans le monde réel, la plupart des gens continuent à ne même pas se rendre compte de la piètre qualité des mp3 sur Deezer.
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Après avoir ainsi établi l'importance de la musique pour les jeunes, les auteurs de l'étude mettent en avant un autre chiffre soi disant paradoxal : 66% des jeunes interrogés pensent qu'il est moralement acceptable de télécharger de la musique gratuitement sur Internet. Les 34% restants ne sont-ils donc pas au courant que de nombreux artistes mettent leurs oeuvres en téléchargement gratuit en toute légalité ? Et les sondeurs ? S'ils l'avaient su, peut-être auraient-ils posé la question autrement, d'une façon qui ne prête pas à confusion et qui ne détruit pas toute valeur à leurs résultats. Voilà à quoi on aboutit avec des années de communication pipotées sur le téléchargement. De même, lorsqu'on se penche sur un autre chiffre mis en avant ("61% des jeunes pensent qu'ils ne devraient pas avoir à payer pour la musique qu'ils écoutent"), on remarque que la question portait sur la musique "qu'ils écoutent sur Internet". La différence est de taille. Quand Deezer, Jiwa, Spotify, Youtube et plein d'autres proposent de la musique en streaming gratuit, pourquoi devrait-on payer en effet ? D'ailleurs on se demandait bien pourquoi, toujours selon la même étude, la moitié des jeunes auraient acheté un mp3 sur iTunes et 70% auraient acheté un CD dans les trois derniers mois s'ils pensaient vraiment ne pas avoir à payer pour la musique. Bref, derrière les effets d'annonce, il y a tout de même quelques données intéressantes dans cette étude, la première étant que les jeunes écoutent et achètent toujours de la musique et qu'elle est toujours importante pour eux. La seconde, c'est qu'il ne faut pas faire confiance aux cabinets d'études. Le vide grenier de Michael Jackson
La popstar avait déjà vendu Neverland - nom du ranch/parc d'attractions qui évoque le pays imaginaire de Peter Pan - en mars dernier pour quelque 24 millions de dollars. Tout le reste du catalogue, dont une partie est visible sur le site du Guardian, est à l'avenant. De quoi rivaliser avec notre sélection hivernale pour consommateurs blindés.
Lire aussi : Manu Dibango débouté de sa plainte contre RihannaQuand tout le monde saluait le sample du "mama-sé mama-sa mama ma-ku-sa" du "Wanna Be Starting Something" de Michael Jackson sur "Don't Stop The Music" de Rihanna, les plus érudits se rappellaient que Jackson lui-même avait été le piquer à Manu Dibango dans son tube afro-disco seventies "Soul Makossa". Les encore plus érudits se seront rappelés que Dibango avait alors porté plainte contre Jackson pour plagiat et avait obtenu hors des tribunaux un arrangement à l'amiable, semble-t-il, satisfaisant.
Un quart de siècle plus tard, les avocats de Def Jam ont bien pensé à obtenir l'autorisation d'utiliser le sample de Jackson avant que ne sorte le tube de Rihanna mais tout le monde a semble-t-il oublié le vieil arrangement avec Dibango. Du coup le vieux saxophoniste est sorti de son silence et a déposé une plainte et réclamé cinq cent mille euros de dommages et intérêts. Il a été débouté hier par un juge parisien parce qu'il avait déjà porté plainte il y a un an de ça avant de se retirer quand le jugement ne lui a pas plu : il n'avait obtenu qu'une mention de son nom sur les pochettes, des nouveaux pressages du CD mais pas d'argent. Dibango était sans doute revenu à la charge en constatant le succès énorme du single mais, malheureusement pour lui, son retrait antérieur a rendu sa nouvelle plainte irrecevable pour le juge.
De toute façon franchement, quand vous écoutez "Don't Stop The Music", entendez-vous encore suffisamment de Dibango pour justifier une telle somme, ou bien ne pensez-vous pas comme nous, que Jackson s'est assez réapproprié ces quelques syllabes (il les a même modifiées !) pour qu'on n'entende plus grand chose de "Soul Makossa" chez Rihanna ?
Manu Dibango - Soul Makossa Rihanna - Don't Stop The Music Coldplay et Lil Wayne : les meilleures ventes mondiales 2008Ca y est, l'IFPI vient de lacher les chiffres : l'album le plus vendu au monde en 2008 a été, sans surprise, celui de Coldplay. La suite est à peine plus surprenante : un mélange de vieux rockers (AC/DC, Metallica, Guns'N'Roses...), de musiques de film (Mamma Mia !, High School Musical 3...) et de pop féminine (Rihanna, Madonna, Beyonce...). On notera la très bonne performance des chanteuses britanniques "à voix" (Duffy, Leona Lewis, Amy Winehouse...)
Côté singles, Lil Wayne domine le classement avec "Lollipop" (qui bénéficie du fait que les ventes de sonneries téléphoniques sont elles aussi comptabilisées) et les seules vraies surprises sont Thelma Aoyama et Greeeen, des japonais dont on a presque jamais entendu parler de ce côté-ci du monde. "Soba Ni Iru ne" est une ballade J-Pop inconséquente et "Kiseki"... c'est à peu près la même chose. Le marché japonais à l'air de plutôt bien se porter en tout cas.
Que dire de plus de ces classements ? Ils sont assez tristes : très peu de nouvelles têtes dans le classement album, pas mal de disques comme Death Magnetic ou Hard Candy dont même les fans qui les ont achetés par palette semblaient finalement assez mécontents... Pas d'alertes, pas de surprises, donc, avec Coldplay en tête des ventes, 2008 aura été une année molle pour la musique.
TOP 20 ALBUMS
01. Coldplay, Viva La Vida
TOP 10 SINGLES
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