Une sélection transmondiale de sites de potes de potes de potes. Faites-en profiter (ou grincer) vos oreilles et vos amis.I Blame Coco est le nom du groupe mené par la tout juste majeure Coco, AKA Eliot Pauline Styler-Sumner, AKA la fille de Sting. Alors évidemment, quand on s'appelle "la fille de Sting", ça vous ouvre quelques petites portes dans le show business. Vous pouvez travailler à peu près avec qui vous voulez grâce au super contrat que vous venez de signer avec Interscope pour un premier album alors que vous n'avez que 18 ans et que votre groupe vient tout juste d'être formé. Bien sûr, avoir été mannequin, ça aide aussi.
On voudrait vraiment bien la détester, donc, sauf qu'elle a une personalité vocale plutôt sympa et surtout qu'elle a plutôt bon goût : pour son premier single, elle a obtenu un featuring de Robyn, une production de ses collaborateurs les Teddybears et deux remixes de Miike Snow et Diplo (à écouter sur Myspace). Si on nous avait demandé d'assembler une équipe pour produire l'album d'électro-people le plus cool du monde, on n'aurait pas fait mieux. Le résultat s'appelle "Ceasar" et il est meilleur que tout ce que Sting a fait depuis plus longtemps qu'on n'ose se souvenir.
Ca fait du bien de savoir que finalement, les séances de sexe tantrique de Sting ont abouti à quelque chose de plus sympa que ces terriblements embarassantes déclarations en interview.
Myspace a apparement enfin appris le sens du crowdsourcing et vient de lancer "Myspace Music Charts", un top des artistes, chansons et vidéos les plus... Ecoutées ? Dans les dernières 24h ? Malheureusement, Myspace n'a rien dévoilé de sa méthodologie. En tout cas ça a l'air plus intéressant que le seul top disponible par le passé, celui des artistes qui ont le plus d'amis. Ces nouveaux charts montrent vraiment ce qui est hype en ce moment.
Enfin hype pour les utilisateurs de Myspace, qui en 2009 sont qui, exactement ? Des vieux pervers, des spambots et quelques musiciens ringards. Pas vraiment l'élite des influenceurs : pour ça, on se tournera plutôt vers The Hype Machine et Twitter.
Y-a-t-il tout de même quelque chose à apprendre des charts de Myspace ? En ce moment, le top ressemble à ça :
Selah Sue
Joyce Johnathan
Deux chanteuses à guitare acoustiques taillées pour cartonner à Taratata, deux groupes branchés, un ex de la Nouvelle Star. Bref, ça ne ressemble pas vraiment au top des ventes. Ca ne ressemble même à rien du tout. Clairement, ça montre surtout quels artistes ont réussi à fédérer un public dévoué, que ce soit à travers les blogs (Grizzly Bear ou The XX), les réseaux sociaux (Joyce Johnathan est une "native" de Myspace et Youtube) ou cette bonne vieille télévision (Thierry Amiel a tout de même réussi un petit exploit en retenant l'attention d'un public à la mémoire pourtant particulièrement courte. On n'a du mal à expliquer qui peut avoir envie d'écouter Selah Sue).
Bref, pour le coup, Myspace est à la hauteur de sa réputation démocratique : c'est la passion des fans qui fait s'élever les groupes sur les plus hautes marches de ce podium. Peu importe que vous ayez été "découvert sur Myspace", ce classement donne une bonne idée de la communauté qui vous soutient. Si vous êtes en haut, ça veut probablement dire que vous avez un vrai public et pas seulement une hype médiatique qui va retomber comme un soufflet dans un mois.
On vient d'annoncer un album tribute à Love And Rockets intitulé New Tales To Tell. Vous vous direz peut-être que ce n'est pas une grande nouvelle parce que ce genre d'album ne regroupe souvent que deux-trois groupes connus (ici : The Flaming Lips, Frank Black, Puscifer, The Dandy Warhols) qui rendent hommage à une de leurs influences en reprenant vite fait une chanson au milieu d'illustres inconnus qui font la même chose pour se faire mousser. Au final on écoute ça une ou deux fois quand on est fan pour rigoler puis on envoie les 3/4 des mp3 à la corbeille. Ce ne sont pas les quelques extraits du tribute audibles sur Myspace qui vont nous faire revenir sur nos a priori.
L'intérêt véritable d'un tribute, bien sûr, c'est de nous rappeler à tous qu'il existait à une époque ce très bon groupe qu'on a un peu trop oublié. Love & Rockets fait vraiment partie de ceux là. Tout le monde les aimait dans les années 1980 et ils ont même eu un tube avec "So Alive" mais aujourd'hui ils ne font pas vraiment partie des noms qu'on cite le plus souvent. Peut-être parce qu'ils sont difficiles à décrire : "Love & Rockets, tu vois, c'est le groupe des anciens musiciens de Bauhaus mais c'est pas gothique. C'est psychédélique et noisy et glam, expérimental et rock'n'roll et dans leurs clips ils sont ultra-lookés comme des néo romantiques et aussi ils portent des costumes d'abeilles". Qui découvrirait le groupe aujourd'hui avec le clip de "Yin and Yang and the Flowerpot Man" ne comprendrait sans doute pas vraiment où ranger le groupe.
Little Boots pourrait bien faire de très bonnes choses en 2009, comme on s'est accordé à le dire en la plaçant sur la liste des artistes à suivre cette année selon Flu. Son Myspace est déjà bien rempli avec une poignée de chansons disco-chic plutôt pas mauvaises, du genre qui plaît bien à tous ceux qui n'osent pas aimer Britney Spears alors qu'elle fait la même chose. C'est probablement à cause de son look un peu décalé.
Bref, c'est une fille qui chante des chansons pop sur ses sentiments amoureux avec des boucles de synthé. Sa particularité, c'est de s'être fait connaitre avec une stratégie de com' 2.0 qu'elle a véritablement établi elle-même. Au contraire de Lily Allen, par exemple, qui a fait connaitre son Myspace via les communiqués de presse, Little Boots a construit sa notoriété en mettant des vidéos d'elle sur Youtube où on pouvait découvrir qu'elle était jolie et qu'elle avait un Tenori-on. La vidéo de "stuck on repeat" était une excellente vidéo virale mais là où Little Boots a été maline, c'est qu'elle était déjà prête à accueillir les internautes rendus curieux sur son blog et son myspace. Pour une fois qu'un musicien amateur est préparé quand l'internet lui tombe dessus, il faut le saluer, c'est vraiment bien joué.
Aujourd'hui cependant, alors que l'enregistrement du premier album n'est pas encore terminé, Little Boots confie elle-même que sa maison de disque la pousse à ouvrir un compte Twitter et à s'impliquer sur Facebook. Sur son blog, on découvre qu'elle est devenue blonde platine et qu'elle passe ses soirées à picoler avec Perez Hilton et Brandon Flowers des Killers. Elle assiste à des concerts de Katy Perry en backstage et elle aime ça. Elle est déjà prise à fond dans le star system, elle grille trop tôt son histoire de gamine sortie de nulle part qui joue avec des synthés dans sa chambre de bonne. C'est pas bon pour le marketing, ça.
En les réécoutant, on se rend même compte que mise à part "Stuck On Repat", les chansons de Myspace sont plutôt nulles. Puis on la voit sur Youtube programmer en direct les boucles de "Meddle" sur un plateau de télé anglais et on se dit que le charme bricolo de sa musique reste entier en live. Il reste de l'espoir pour Little Boots, donc, mais il va falloir qu'elle se reprenne en main sa stratégie de com si elle ne veut pas perdre son pouvoir d'attraction "décalé". Le look ne suffit pas.

Tonight, le troisième album des Ecossais, se livre entièrement à vos tympans sur leur myspace. Pas moins de 16 morceaux sont ainsi disponibles en streaming, dont le single "Ulysses".
Tonight sera dans les bacs le 26 janvier. Toujours axées disco-rock-rétro pour faire danser les filles, les sonorités de ce nouvel opus s'étoffent toutefois de touches electro voire dance. Les claviers très fin 70 début 80 qui agrémentent leurs compos se fondent ici très bien à l'ambiance old school inhumée par Franz Ferdinand.
Rappelons que les quatres gars dans le vent passeront dans trois villes françaises lors de leur prochaine tournée européenne. Ils seront à l'Aéronef de Lille le 16 mars, à l'Olympia de Paris les 17 et 18 mars 2009 et au Phare de Toulouse le 4 avril.
Réservez vos places pour les concerts de Franz Ferdinand.
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On a tous un peu tendance, moi le premier, à fantasmer à voix haute sur l'avenir radieux de la musique sur internet. Fini les majors, fini les radios commerciales, fini les monopoles, les ententes, les matraquages publicitaires... Les gens vont écouter par eux-mêmes, les artistes leur vendre sans intermédiaires et la musique produite en sera forcément meilleure. Ce serait la fin de l'Histoire au sens marxiste du terme. Nous sommes tout de même bien naïfs de croire que pour la première fois dans l'histoire du monde on va avoir droit à un happy end.
Qu'est-ce qui pourrait gâcher notre beau rêve ? Pourquoi pas Deezer, Last FM et surtout Myspace Music ? On a tous bien ri quand les majors ont arrêté de poursuivre Napster pour investir dedans, c'était au moins aussi drôle que Titanic. Avec Myspace Music, même si Myspace pourrait tout aussi bien être leur Hindenburg, Universal et tous ses ennemis pourraient bien avoir trouvé leur planche de salut. Les majors sont en effet copropriétaires d'un énorme appareil de promotion pour leurs artistes et d'un potentiellement tout aussi énorme réseau de distribution. Les lois antitrust, plus personne ne sait ce que ça veut dire à l'ère 2.0, de toute façon.
Du coup les artistes signés sur des majors reçoivent de l'argent au moindre streaming sur Myspace Music, tandis que les indépendants se contentent des miettes qu'on veut bien leur accorder. Il est évident à tout le monde que les revenus des streamings gratuits représenteront très vite une grosse part du business. Sur Deezer, vous avez intérêt à faire partie d'une maison de disque ou d'un label qui a signé avec eux, sinon, vous ne pourrez même pas y trouver votre propre musique. Sur Last FM, on essaie de rémunérer les artistes de façon équitable qu'ils soient sur une major ou non... Mais combien de temps Last FM tiendra sur cette position ? Les accords globaux avec des multinationales, c'est tellement plus facile... Et si elles venaient à racheter une part de Last FM pour le contrôler comme Myspace Music ? Dans le futur, être un artiste indépendant, ça paiera peut-être, mais pas forcément autant. La suppression des intermédiaires ne sera peut-être pas rentable pour tous les groupes.
La centralisation de la musique sur des sites "web 2" va aussi faire qu'on n'aura jamais, semble-t-il, le total contrôle de sa diffusion : c'est l'effet minitel 2.0 appliqué à la musique. Oh, oui, bien sûr on peut balancer le lien Deezer d'un groupe qu'on aime bien à tous ces amis et peut-être même qu'ils en feront autant, mais le bouche à oreille sur le web n'aura jamais le même poids que quelques dizaines de milliers de dollars de bandeaux publicitaires. Les sucess story myspace bidonnées de Lily Allen ou Arctic Monkeys en attestent.
Financièrement, donc, être indépendant pourrait ne s'avérer un bon choix que si vous êtes Max Tundra ou Nine Inch Nails, beaucoup plus problématique si vous êtes Of Montreal. Côté auditeur, l'internet reste une très bonne nouvelle : on pourra de plus en plus écouter ce qu'on veut légalement, quand on veut... mais il ne faut certainement pas s'attendre à ce que tout le monde le fasse pour autant.

Myspace Music vient d'être lancé aux USA et c'est censé être un événement. "Les majors du disque et le vieux réseau social malade et Amazon réunissent leurs forces pour vous prendre votre argent ! Youpi !". En gros, ça veut dire qu'il y a beaucoup plus de titres en streaming sur le site, souvent la discographie entière d'un artiste d'une major, et des liens pour les acheter en mp3 sans DRM via Amazon. Bref, on a à peu près exactement la même chose qu'avec Deezer, Jiwa, Last FM... Mais avec une intégration accrue du magasin mp3. Bon, et le fait que les artistes ont tous une page Myspace qui leur appartient, un gigantesque réseau déjà existant, que les millions d'utilisateurs de Myspace qui n'ont pas encore fuit se transforment en clients potentiels et que même les gens qui n'ont pas de Myspace ont souvent pris l'habitude d'utiliser le site pour y découvrir de nouveaux artistes. Ca fait du positif dans la balance pour l'argument "Myspace va sauver les majors".
Sur le plateau "contre" de la balance, il y a la situation des labels indépendants, grands "oubliés" de l'union sacré des ennemis de Steve Jobs. Et puis il y a le fait que tout ça a été mis en place dans l'urgence, il y a de gros trous dans le catalogue au lancement et semble-t-il des trous aussi dans le personnel : Myspace Music n'a toujours pas trouvé de PDG, personne de suffisamment expérimenté dans le domaine ne semble se battre pour ce poste, ce n'est pas vraiment bon signe.
Le vrai problème de Myspace Music, c'est que Myspace en tant que réseau social est en grosse perte de vitesse. L'interface est vieillote et sa customisation trop compliquée (on attend avec fatalisme les complaintes de tous ceux dont cette nouvelle update de Myspace aura foutu en l'air la page qu'ils avaient mis si longtemps à mettre en place). De nombreux artistes ont effacé leur page Myspace à cause des gros trous laissés béants dans l'interface de base et dont profitent de nombreux hackers... Moi ça ne me donne pas vraiment envie d'entrer mon numéro de carte de crédit.
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posté par Caro Michael Jackson vivant ! La preuve par le...
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