|
Back to the eighties ! Tous les billets consacrés à la Nouvelle Vague (ou New wave) sur Playlist.
Lire ausi notre petite histoire de la new wave. Dead Disco Dancer, mon hommage à Michael Jackson par O.Chlidren![]() Michael Jackson est mort. Certains vont trouver (à raison peut-être) que nous en faisons un peu trop, mais l'envergure du bonhomme était telle, qu'on ne peut tout de même pas l'ignorer. Son image laissera peut-être autant d'impression négative que positive, peut-être parce que sa vie fut bien triste. Mais on ne refera pas sa biographie d'enfant battu ici, on pointera juste sur l'étrange coïncidence qui fit m'envoyer dans ma boite mail, ce lien vers un groupe dont le single, le ton et l'attitude ne pouvait que me renvoyer au décès du "King of Pop.
O.Children dont le single sort sous peu, ne sont certes pas des enfants de Michael Jackson, plutôt de Bauhaus, Joy Division et Sister of Mercy. Il faut bien reconnaître pourtant que ce "Dead Disco Dancer" sonne comme une épitaphe pour celui qui usa ses souliers sa vie durant sur les scènes de tous les stades du monde. MJ n'était pas un "disco dancer" c'est certain, juste un excellent danseur tout court. C'était aussi un noir qui, par dégoût de son enfance et de son père, voulait devenir blanc. O.Children, eux, sont des blancs qui jouent de la new wave chanté par un noir. La boucle est bouclée, c'est peut-être grâce à Michael Jackson (qui sait ?)
Sur ceux, laissons-les chanter :
J'ajouterais mon épitaphe personnelle, chanté par le non moins fameux (King of bonzo punk ?) Johnny Lyndon dans "The Great Rock n' Roll Swindle" :
The crime of the century
(merci Frz pour celle là) Résultat du concours vidéo Louderbach-M_nus : Shine
On en parlait il y a peu, Autumn du duo Louderbach est certainement l'un des albums minimal techno les plus surprenants qui soit. Futur "culte et bizarre", ce disque au groove dépouillé et rampant produit par l'Américain Troy Pierce et soutenu par les textes sombres de son comparse angeleno Gibby Miller, s'impose comme une évidence tout en faisant le lien entre deux scènes généralement peu réputées pour s'entendre, la cold wave et la techno.
Un album de "Minimal wave" pourrait-on dire (ce que Troy Pierce ne renie pas : "Cela sonne très bien minimal wave, ou minimal post-punk. C'est très pertinent aujourd'hui alors que tout le monde redécouvre cette époque. Ce genre d'étiquette est toujours un peu stupide bien sûr, mais cette scène est pour une bonne part de ce que nous sommes devenus. C'est assez évident si tu écoutes Plastikman, Baby Ford ou Gary Numan et Japan par exemple." éclairera t-il au cours d'un entretien qu'il nous a accordé pour le magazine M&CD)
Organisé par le duo et M_nus, le label de Richie Hawtin, le concours vidéo visant à illustrer la superbe electro-pop désespérée de "Shine" (certainement le meilleur morceau de ce diable d'album) a remporté un franc succès, à l'image de celui de M83 dont nous vous parlions il y a peu. Le robinet à tube propose ainsi de nombreuses versions de cette histoire triste de couple en stase, et comme c'est souvent le cas, ce n'est pas forcément la lauréate qui nous convainc le plus. Parmi celles qui n'ont pas eu la chance d'être choisi, la deuxième que nous vous proposons ici était tout aussi pertinente.
Ceci étant, nous vous laissons seul juge : à vos comment. Prêts ? Partez !
Gagnant : Shine (Directed by Alex Grazioli)
Récalé (et pourtant très bon) le Shine de xepha242 Clubbing Conscient : Optimo veut sauver les abeilles
Le duo de DJ écossais Optimo (JD Twitch à gauche, JG Wilkes à droite), ne sont pas seulement les producteurs d'edit et de remix les plus courus de l'electrosphère, ni les selectors les plus éclectiques de la planète, ce sont aussi de grands altruistes ! Preuve en est avec leur dernière soirée, Save the Bees programmée le 26 avril dernier durant laquelle ils innovent en lançant l'une des premières opérations de "clubbing conscient".
Réellement inquiets de la disparition progressive de ses sympathiques - et surtout très utiles, voire indispensables - petites bestioles velues et ailées, les deux DJ de Glasgow ont publié un manifeste sur leur site officiel, déclarant qu'ils "ne nous demandaient pas d'argent, mais qu'ils souhaitent juste faire savoir (si ce n'était pas déjà fait) que les abeilles sont en train de disparaître à un rythme alarmant". Cela peut sembler une mince affaire, poursuivent-ils, mais si les abeilles disparaissent un jour complètement, notre espèce risque de suivre à plus ou moins long terme. Comme vous le savez, la nature s'appuie sur les abeilles pour polliniser une grande quantité des plantes, et même de nos cultures - Albert Einstein a dit que si les abeilles disparaissaient, l'homme n'aurait plus que quatre années de vie.
Chiffre à l'appui et documents distribués à l'entrée, Optimo continue ainsi à prêcher pour un peu plus de responsabilité, tout en invitant le public du Sub Club, fameux club de Glasgow au sein duquel il officie depuis plus de 15 ans maintenant, à réfléchir "ne serait-ce qu'une minute à la situation de la planète" et à prendre les mesures qui conviennent pour la protéger du mieux que nous pouvons à notre (petite) échelle.
Un message qui change des habituelles "we gonna fight for our right to party" et qui, nous le souhaitons, sera entendu hors des frontières écossaises sans que cela ne nous empêche pour autant de profiter des bienfaits musicaux du duo ! Un exemple ? Entre deux cuillères de gelée royale, goûtez donc à ce remix du "To The Music" de Colder, par Optimo :
(Credit photo : Neale Smith)
Lire aussi Hot Chip font frire le dancefloor une nouvelle fois![]()
Au programme une sélection encore plus éclectique que leur premier effort mixé allant de Gas (projet atmosphérique de l'allemand Wolfgang Voigt) au Doobie Brothers, en passant par Isan, Dominik Eulberg, Fleetwood Mac, Robert Palmer, les Sparks, Zongamin ou Terrence Trent D'Arby (!) avec Dizzee Rascal.
En attendant, retour sur Made In The Dark leur précédent album, track by track en vidéo, par les Hot Chip eux-mêmes (pour anglophones only, mais ce n'est pas bien difficile à comprendre pourvu que l'on arrive à choper le nom des groupes référencés) :
Louderbach in a dark techno room![]()
C'est un événement en soit car en plus d'être un excellent album de techno noir (technoir ?) à prendre ici dans le sens de "roman noir", qui fait suite au non moins bon Enemy Love, Louderbach est véritablement un cas à part dans l'univers actuel de la dance music. Principalement inspiré par les musiques industrielles et la cold wave des années 80 (Coil, Throbbing Gristle, Fad Gadget, Joy Division par exemple), ce duo minimal techno s'affirme comme complètement indépendant du retour aux sources hédonistes, néo disco, electro rock, house et balearic, qui sévit aujourd'hui dans ce domaine.
Drivée entre Los Angeles, où réside Gibbly Miller, et Berlin, où s'est exilé Troy Pierce, la musique de Louderbach est bâtie sur les textes du premier, mi-lus, mi-chantés (avec parfois une voix qui rappelle vraiment celle de Ian Curtis) et la programmation ascetique pleine d'échos du second. Hypnotique, introspective et sombre jusqu'à l'effroi, Autumns reprend les thèmes d'Enemy Love et continue d'explorer la dégradation des sentiments, le tombeau des illusions, la manipulation, les faux-semblants inhérents aux rapports humains (particulièrement en ce qui concerne l'amour) avec une économie de moyens qui n'en est pas moins intensément expressive. Si Autumns est un disque dans lequel il est difficile de pénétrer, les plus audacieux se rendront vite compte qu'il est tout aussi difficile d'en sortir. Mention spéciale à "Shine", véritable hymne, synthétique et entêtant, de ce deuxième opus, sur lequel les internautes ont été appelé à réaliser eux-mêmes une vidéo lors d'un concours proposé par M_Nus. Le résultat devrait être bientôt présent sur youtube et autres robinets à image. L'album quant à lui sort le 24 avril. On en reparle alors.
Lire aussi Harbour Boat Trip : Trentemoller nous mène en bateau![]() A nouveau label, nouvelles idées et projets innovants. Ainsi, le nouveau venu HFN Music se lance dans la compétition avec une série plutôt originale et bien vue : offrir une balade virtuelle en musique autour des ports de la planète. L'idée derrière Harbour Boat Trips étant de proposer à une série d'artistes d'évoquer les images, les sentiments et les ambiances auxquels leur font penser les ports de leur ville.
Le premier volume de cette collection Harbour Boat Trips - Copenhagen by Trentemøller, est, comme son titre l'indique, sous la responsabilité de notre Danois favori, Anders Trentemoller qui nous présente ainsi de façon onirique le port de sa ville natale. Un retour attendu, et surtout officiel, derrière les platines pour celui qui, après une foule de maxis, un premier album sans faute (The Last Resort en 2006) et un mix album (The Trentemoller Chronicles), nous avait déjà offert The Polar Mix, un double mix gratuit disponible sur le net il y a quelques mois.
Toujours éclectique, Trentemoller affiche pourtant une nette préférence pour les morceaux mélancoliques et cheesy inspirés par la pop sombre et la new wave relevée d'une pointe d'électro. On retrouve donc Gravenhurst, le protégé folk rock de Warp, Beach House, les fabuleux Grouper, le gentil Caribou, mais aussi Suicide, The Raveonettes (dont une reprise du "She's Lost Control" de Joy Division avec Trentemoller lui-même) ou encore A Place to Bury Strangers, Two Lone Swordsmen et The Brian Jonestown Massacre dans leurs oeuvres les plus calmes.
Au final une excellente sélection, à l'image de son créateur, parfaite pour errer sur les quais entre les entrepôts, les bassins de mouillage, les ferry, les porte-conteneurs, chaluts en cale sèche et carcasses rouillées d'immenses navires abandonnés, avant d'aller dire bonjour à la fameuse "petite sirène" d'Edvard Eriksen qui observe l'océan sous les murailles du "Kastellets" protégeant la ville.
Lire aussi Nouvelle interface pour Beats in Space![]()
Signe particulier : ce show hebdomadaire plébiscité par James Murphy, Lindstrøm ou Morgan Geist est également diffusé en podcast à l'échelle mondiale grâce à la magie du net. Sweeney est de l'école des 2 Many DJ's, Optimo ou Rub n Tug. Sur Rvng Prsnts Mx3 by Tim Sweeney, son mix album paru en 2005, ce New Yorkais d'adoption fait se télescoper le "Bbydhyon Chord" d'AFX avec un extrait du E2- E4 de Gottsching, "Vitamin C" de Can (revisité par Unkle), "Nurtur" de LFO, "Techno City" de Cybotron, "Walking In The Rain" de Grace Jones et "Free" de Cat Power. Podcast du week-end : Shadow Dancer, I feel electric !
Mais la foi ne fait pas tout, un bon background sonore, une culture open minded est aussi importante. Duo érudit, les Anglais nous prouvent qu'ils connaissent leurs classiques, tous genres confondus, sur ce podcast imparable créé pour le magazine XLR8. En vrac, Grace Jones, LFO, Zoot Woman, Franz Ferdinand (remixé par Beyond the Wizard's Sleeve), Pet Shop Boys, Daft Punk, Visage, Telex, New Order, Prince, Herbie Hancock, et c'est toute l'internationale new wave-pop-punk-funk et electro qui s'emballe sur pas moins de 42 titres en seulement 51 minutes. Du grand art !
Shadow Dancer XLR8 podcast, c'est par là !
Tracklist: 01. The Parallax Corporation - "Whore of the Floor" Electroclash 2.0 : Miss Kittin et The Hacker à nouveau réunis !
![]()
C'est donc officiel, après 1st, leur premier album, quelques mixes et deux projets solos chacun, les Français reviennent le 20 avril prochain avec un disque au titre tout aussi minimaliste, Two. "Two" un symbole, en effet, pour ces amis de longue date aux influences, goûts musicaux et parcours communs. Les attachés de presse annoncent d'ores et déjà que ceux qui voudraient de l'electroclash seront déçus, mais on ne comprend pas bien pourquoi, puisque Two est présenté comme un album "plus mature, plus élégant et même plus pop que jamais", ce qu'était déjà le mouvement dont ils furent malgré eux les champions. Quoiqu'il en soit, Two laisse supposer une forte envie de se colleter à l'histoire de la musique populaire, la chanson et les mélodies puisqu'il les verra reprendre "Suspicious Minds" d'Elvis Presley. L'album sera également précédé par le single "PPPO" en mars, bénéficiant par la même occasion d'un remix des Allemands de Sleeparchive.
Lire aussi : Fischerspooner revient chez Lo Recordings !![]() C'est officiel, le duo Casey Spooner et Warren Fischer, plus connu sous le nom de Fischerspooner, vient de signer chez Lo Recordings, petit label dont on dit régulièrement beaucoup de bien sur Playlist. Choix étonnant de la part des anciens parrains de l'electroclash ? Pas tellement quand on sait qu'Odyssey, leur précédent opus fut un tel flop qu'EMI s'est senti "obligé" de les virer comme des mal propres (hé oui, c'est comme ça que ça marche aujourd'hui !). Pas étonnant non plus quand on connaît la propension de Lo Recordings à signer les projets les plus étranges, du moment qu'il y flotte un fort relent néo disco. Ce fut le cas du français Bernard Fèvre avec Black Devil Disco Club, ce fut également le cas d'Hatchback, ou encore du petit nouveau Monsterism Island, ce le sera encore avec Fischerspooner et leur habituel tendance à la théâtralité (souvent excessive, il faut bien l'avouer), un peu "fofolle" qui ferait un malheur dans la cage du même nom. Reste qu'on a beau penser ce que l'on veut du duo, l'annonce ne laisse pas indifférent, d'autant qu'Odyssey était loin d'être un mauvais disque… En attendant la sortie début mai, voir le tracklisting d'Entertainment (co-produit par Steinski et qui comportera, entre autre, les deux singles sortis chez les Français de Kitsuné l'an passé) The Informers : Une bande son new wave aux petits néons (néons)![]() N'en déplaise à certains, il faut bien parler de buzz, concernant The Informers, l'adaptation par Gregor Jordan du roman éponyme de Bret Easton Ellis (Zombies ! en VF). Trailers censurés, exposition des nichons de l'actrice Amber Heard, débats sur le net concernant la fidélité de l'adaptation, disparition de la scène de vampire, présence de l'auteur au festival Sundance, crash critique du film dès la première (on parle beaucoup ici ou là, de la fameuse "critique en 15 mots" du film), bref, le web vibrionne en attendant la sortie de la chose sur les écrans. Pourtant, peu sont les sites et les critiques qui se sont penchés sur la bande originale du film.
Personne n'a noté l'excellence du montage du second trailer (la version censurée, donc) sur lequel est parfaitement plaqué le "Blue Monday" de New Order. Un extrait qui met l'eau à la bouche de tous les vieux fans des années 80, et qui, bien évidemment provoquera les ricanements des autres (comme on les plaint, les malheureux). Ricanements d'autant plus sonores que le programme musical de l'adaptation comporte également les calamiteux Flock of Seagulls ("I Ran (So Far Away)") et Simple Minds (quoique "New Gold Dream" ne soit pas la pire période du groupe). C'est toujours mieux que Garbage ou Tori Amos vous me direz. Côté plus, on retrouve aussi le "Cars", hymne synthétique glacial et paranoïaque de l'androïde Gary Numan. A noter également, une apparition du playboy rockab' Chris Isaak, en tant qu'acteur cette fois. La sélection quant à elle, est signée Justin Meldal-Johnsen, accessoirement membre du groupe Ima Robot (qui ça ?) et bassiste de Beck. Le score proprement dit, sera quant à lui, signé Christopher Young, l'auteur de la BO de Spiderman 3. Quand on sait que le film est aussi honoré de la présence de Brandon Routh, présent dans Superman Returns, on se dit que décidément, The Informers devrait être un "super film"...
En cadeau, les deux trailers :
The Polar Mix, le cadeau de Trentemoller![]() A l'origine un bootleg distribué gratuitement sur le net, The Polar Mix de Trentemoller est devenu une référence au fil des mois depuis sa sortie non officielle en 2007. The Polar Mix, paru en plein été, était complètement décalé à l'époque. Il est absolument parfait en décembre. Avec son mélange d'électro, de new wave et de rock mélancolique remixé par le petit maitre (entre The Cure et Chris Isaak pour ceux qui veulent des pistes), c'est aussi une base de références vraiment utile pour ceux qui ne connaissent pas Trentemoller et qui souhaitent s'y plonger (et en général, ils le souhaitent à la vue du tracklisting du Danois. Ceux qui comme nous à Flu', avaient déjà craqué sur l'album absolument sublime du bonhomme et qui n'ont pas encore mis la main sur cette perle, seront également comblés. Allez-y, c'est bientôt noël et c'est cadeau ! Au passage, une petite visite sur le chronique de The Last Resort et une relecture de son interview exclusif pour Fluctuat.net, ne sont pas surperflus non plus.
CD1
CD2
Billeterie ouverte pour les concerts de Depeche Mode
La tournée attendue de Depeche Mode débutera à Tel Aviv en mai 2009 avant de parcourir le monde et de se poser pour deux dates en France. C'est donc les 27 et 28 juin à Paris (Stade de France) et à Nancy (Zénith) que les fans pourront voir l'un des groupes phares de la scène new wave. Les places pour les concerts français de Depeche Mode sont en vente depuis jeudi 4 décembre...pensez à réserver !
Grace Jones : L'Hurricane s'abat sur Paris !![]()
En 1981, Grace Jones chantait qu'elle marchait sous la pluie. Un grain certainement annonciateur de l'ouragan qui allait déferler 27 ans après, avec la sortie de ce nouvel album intitulé Hurricane. Car enfin, c'est officiel, avec la diffusion d'une vidéo de funk cannibale il y a quelques semaines, la déesse du reggae dub mutant teinté de new wave et d'electro annonce son retour sur le devant de la scène. C'est tout d'abord par la "grâce" d'un album donc, sur lequel Grace Jones joue la "poupée de son" au milieu d'une foule de prestigieux invités (Brian Eno, Sly & Robbie, Tricky, etc), mais elle se fait également "poupée de cire", quand elle se présente (une fois de plus) comme un artefact manufacturé, ou plutôt, comme une parfaite icône pop warholienne dont la production industrielle serait destinée au plaisir des masses. Et du plaisir, les masses en auront, faites confiance à cette dominatrice qui n'a pas mollie depuis "My Jamican Guy", "Warm Leatherette" ou "La vie en rose".
Ce retour sera aussi célébré ensuite par un concert exceptionnel à Paris, le 22 mars au Grand Rex. Attention, les réservations sont d'ores et déjà ouvertes !
En attendant l'évènement, allez donc lire notre chronique de Hurricane ou laissez vous emporter (au choix) par ce petit flashback temporel :
Grace Jones période new wave, "Walking in The Rain", somptueuse :
"This is" un des titres les plus puissants du nouvel album. Vigoureuse ! L'agenda 2009 des Klaxons est bouclé
Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, c'est toujours James Ford de Simian Mobile Disco qui réalise le nouvel album (sans titre pour le moment). Un album "plus mélodique", selon les dires de Ford, "qui ne sonnera plus vraiment comme Myths Of The Near Future. L'accent sera mis sur les voix, parce que c'est vraiment leur point fort." Quand on sait qu'en décembre dernier on nous promettait un album "entre Dark side of the moon et Thriller", le résultat risque de dépoter. The Cure, récompensés pour leur génie![]() Non contente de faire l' événement en cette fin d'année avec la sortie de son treizième album studio 4:13 Dream, voilà que la bande à Robert Smith va recevoir la bénédiction suprême délivrée par l'évangile de tous les mordus de musique outre-Manche : l'hebdomadaire NME. Les Cure vont en effet être sacrés "Godlike Geniuses" (en gros, des génies dont l'œuvre se rapproche de celle du Très-Haut - toute proportion gardée bien sûr) lors de la prochaine cérémonie des Shockwaves NME Awards en février 2009. Quelques autres légendes peuvent se vanter d'avoir décroché cette couronne : New Order, Primal Scream, The Clash et John Peel, entre autres. Le leader Robert Smith a déjà réagi sur le site Internet du NME. "Ce prix est décerné au groupe, et nous en sommes tous honorés." Pour l'occasion, les Cure ont déjà concocté un mini-concert spécial qui retracera trente ans de tubes. "On se voit mal arriver sur scène et jouer uniquement notre dernier album - on est récompensés pour l'ensemble de notre carrière. On va distiller trente ans de chanson en trente minutes." Le rédacteur en chef du NME, Conor Mc Nicholas, justifie son choix en déclarant : "Les Cure n'ont jamais fait aucun compromis et ont toujours eu un énorme succès. Il sont le cœur qui tient l'indie music en vie, et sont à l'origine d'albums aussi sombres qu'étincelants." Que sa volonté soit faite. New-York 70, 80, 2008 : la génération qui tua ses idoles
Docu passionnant, mais également confrontation entre deux générations qui n'en finissent pas de tuer leurs idoles, les anciens n'étant pas forcément tendres avec les plus jeunes et vice-versa, Kill Your Idols est un film témoignage sur un mouvement trop souvent considéré comme anecdotique et qui continue pourtant d'influencer toute la sphère créative new-yorkaise des artistes sus-nommés jusqu'à LCD Soundsystem, Animal Collective ou Excepter...
Scott Crary - Kill Your Idols (DVD) Depeche Mode : tournée et nouvel album pour 2009![]() Depeche Mode a annoncé hier, par le biais de son tourneur Live Nation, qu'il serait de retour en 2009 en live et dans les bacs. Le Tour of The Universe 2009 passera par l'Europe et par la France le 27 juin 2009, probablement au Stade de France. Lors d'une conférence de presse donnée le 6 octobre à Berlin le groupe a aussi confirmé la sortie d'un album, le 12ème de sa carrière, toujours pour 2009. Dave Gahan, Martin L. Gore et Andrew Fletcher ont décidé de reprendre le chemin des salles en mai 2009 à Tel Aviv, ville dans laquelle ils avaient du annuler une date en 2006 à cause du conflit israelo-palestinien. L'album que le groupe enregistre à New York est attendu pour le mois d'avril et selon les membres, le changement sera au rendez-vous. Le Tour of The Universe 2009 devrait ressembler à une tournée des stades et passera par une vingtaine de pays et presque 30 villes. Pour rappel, la dernière tournée du groupe, Playing The Angel, remonte à 2006 et en 2009, le groupe pourra se targuer d'être en activité depuis 28 ans et d'avoir vendu près de 75 millions d'albums à ce jour. Lire notre Histoire de la New Wave Achetez vos places de concerts Neon Neon : La saga DeLorean pour les nuls (en vidéo)
![]()
On l'a déjà dit, Stainless Style de Neon Neon est un hommage au playboy et entrepreneur brillant mais malheureux, John Zachary DeLorean et à sa créature, la DMC 12. Malheureux, car Zachary DeLorean était atteint de la maladie des puissants, il s'ennuyait. C'est ce qui fit son génie (il avait beaucoup de temps pour penser et lancer des projets fous, comme la mise sur le marché de cette dream car) mais c'est aussi ce qui le plongea bien souvent dans l'embarras. Marié plus de quatre fois et amant de nombreux top model et personnalités (sans oublier les call girls), John Zachary DeLorean eut aussi affaire au FBI après s'être fait embarquer dans un traffic de fonds par James Hoffman, un ancien agent des stups infiltré qui avait retourné sa veste et dealait de la cocaïne à Hollywood. En sus du traffic de drogue, le projet d'Hoffman comprenait un site de blanchiment d'argent dont la compagnie DMC devait être le pivot central. En octobre 1982, le gouvernement américain accusait l'entrepreneur, pourtant victime du chantage de l'agent ripoux, de traffic de stupéfiant. Delorean réussit à se défendre en arguant que la police de L.A. elle-même, lui avait demandé d'acheter la cocaïne, ce qui était vrai, puisque Hoffman était encore flic au moment du deal. Reste que cette histoire entacha à jamais la réputation du patron de DMC, en plus du relatif échec commercial de cette automobile exceptionnelle.
C'est certainement cet aspect qui a séduit Boom Bip et Gruff Rhys, le chanteur de Super Furry Animals. L'histoire d'un rêve déçu en plein boom capitaliste (les années 80), du sexe (beaucoup), de la drogue, un brin de fétichisme mécanique, le tout porté à son paroxysme par l'emblème d'une voiture générationnelle (la DeLoreane DMC 12 et ses portières en ailes de papillon fut immortalisée dans la fameuse série des Retour vers le futur). Un destin malheureux fait de femmes faciles, de drogue et de machinations, qui illustre le côté noir du pouvoir, son désespoir et sa solitude. A partir de ce moment-là, la pochette de Stainless Style prend une tout autre dimension : Kama-Sutra mécanique sado-maso, elle évoque plus une scène du Crash revue par David Cronenberg (un film à l'imagerie déjà très 80's) que la soi-disante béatitude des années 80.
A ce titre, les deux vidéos de "I Told Her on Alderaan" vs "Trick for Treat", proposées sous forme de medley par Neon Neon sont exemplaires. On y voit le playboy vieillissant cédant à ses démons et terminant menottes aux poignets. Si l'on ajoute à cela les deux vidéos amateurs de "Dream Cars", le meilleur morceau de l'album, et de "Sweat Shop" (pour le côté fantasme mécanique) proposées par un internaute futé sur youtube, l'ensemble prend un éclairage nouveau : du rêve au désespoir, de l'ascension à la chute, Neon Neon ajoute un chapitre à la saga Delorean.
(A noter que les deux premières vidéos amateurs ont été parrainées par Neon Neon pour représenter le groupe lors de light shows)
Albums cultes des géants du bizarre #49 : Throbbing Gristle - 20 Jazz Funk Greats
Fondé en 1975 sur les cendres encore chaudes de la machine à performance COUM Transmissions, Throbbing Gristle est composé de Genesis P-Orridge, Cosey Fanni Tutti, Peter "Sleazy" Christopherson et Chris Carter. Jusque là, rien que wikipedia ne puisse vous apprendre. Reste que ces individualités sont importantes, pour ne pas dire incontournables, au sein de la musique de la seconde moitié des années 70 et de toutes les années 80, voiree 90. Qu'il s'agisse de P-Orridge avec son projet Psychic TV et son implication au sein de la scène acid house anglaise puis américaine, ou de Peter Christopherson et Coil, ou encore des expériences proto-techno et electro de Chris Carter et Cosey sous le nom de Chris & Cosey, tous les membres de Throbbing Gristle et leurs activités annexent eurent un impact considérable sur la création musicale de ces 30 dernières années (et je ne parle même pas de l'art contemporain, ou plus concrètement encore de la fondation de leur label Industrial Records qui accueillis des outsiders terroristes comme Cabaret Voltaire, Monte Cazazza ou William S. Burroughs et dont la devise "industrial music for industrial people" devait influencer et essaimer une bonne partie des musiques électroniquesf d'alors et à venir !)
Autant dire que nous n'avons pas affaire à de l'anecdotique ici. Et pourtant, 20 Jazz Funk Greats se prête bel et bien à l'anecdote. La légende veut en effet que ce soit pour faire plaisir à sa maman que le leader du groupe, Genesis P-Orridge, ait composé ces 11 vignettes électroniques tantôt rêveuses, tantôt malsaines, tantôt ondulantes comme de minuscules asticots qui danseraient sous votre peau. C'est vrai qu'à l'écoute de cet album, on s'étonne d'y entendre les mêmes personnnes qui balançaient les traumatiques Music From The Death Factory By Throbbing Gristle en 1976 (sur cassette uniquement) ou les reports de D.O.A. (non, ce n'est pas Dead Or Alive), soit The Second Annual Report Of Throbbing Gristle et D.o.A. The Third And Final Report entre 1977 et 1978. Qu'il s'agisse des cotonneux "Beachy Head" et "Exotica" (Boards of Canada aurait pu les composer), du fameux "Hot On The Heels Of Love" ou de l'hypnotique et pervers "Persuasion", rien ici ou presque ne vient rappeler les abominations bruitistes, les saturations et les performances post-fluxus et proto-actionnistes des origines, si ce n'est, les textes de P-Orridge. Cela ne veut pas dire pour autant que 20 Jazz Funk Greats est un album inoffensif. Au contraire. Et ceux qui pensent encore que 20 Jazz Funk Greats est l'album favori de ceux qui n'écoutent pas Throbbing Gristle, ont à la fois tort et raison. Raison car, oui en effet, cet opus est plus facile d'accès que les précédents (et les suivants), tort car s'il existe un disque auquel convient le terme de "venimeux", c'est bien celui-là.
Ecoutez bien les mélodies minimalistes, tristes et glaçantes de "Convincing People", "Walkabout", ces boucles étranges, ce beat squelettique. Ecoutez les paroles de "Convincing People" ou de "Persuasion", gigotez sur la danse macabre de l'éponyme morceau d'ouverture ou sur "Still Walking", vibrer sur "Tanith" ou le post-punk de "Six Six Sixties". Tout ici, par son apathie, frise l'angoisse, frôle l'hystérie avant l'explosion de rage démente. 20 Jazz Funk Greats est la petite musique qui tourne dans la tête du serial killer juste avant qu'il n'abatte sa hache sur la tête d'un innocent. C'est la mélodie morbide de l'enfant qui berce dans ses bras sa mère morte depuis une semaine. Froid, vicieux, annihilant toute résistance, 20 Jazz Funk Greats réussira sa mission. Aujourd'hui, pas un mix sans "Hot On The Heels Of Love", pas une rétrospective des années 80 sans "Convincing People", un blog renommé consacré au post-punk s'appel même 20 Jazz Funk Greats. Et le groupe continu sa croisade... ça fait peur non ?
Throbbing Gristle - 20 Jazz Funk Greats (Industrial Records, 1979) Punk chinois, ou la culture du riff en territoire hostile Snapline - "Nothing to be exposed" La Chine est connue pour sa Grande Muraille, moins pour son mur du son. Pourtant, l'Empire du Milieu regorge d'excellents groupes de rock. Peu médiatisés, marginaux, ils se concentrent dans la capitale, et jouent dans des bars que seuls les initiés fréquentent. Cette scène pékinoise, menée par les "anciens" P.K. 14 et Joyside, trouve la plupart de ses influences dans le punk new yorkais de années 1970, mais aussi dans la new wave et le garage anglais des sixties. Pour ces jeunes, Talking Heads, Joy Division et le Velvet Underground font figure de Sainte Trinité. Leurs textes parlent d'alcool, d'ennui, parfois de rebellion, mais à mi-mot, ou à l'aide de métaphores cryptées : la censure communiste ne plaisante pas. Comment jouer du rock dans un pays qui a vécu reclu, presque en autarcie culturelle pendant près d'un demi-siècle ? L'histoire du rock chinois commence au milieu des années 1980, et elle continue aujourd'hui, plus vivace que jamais. Les années 2000 ont vu naître de nombreuses formations indie punk comme les post-punkers de Snapline (ci-dessus, attention aux oreilles), les très "noisy" Carsick Cars ou encore les post-Blondie de Queen Sea Big Shark (ci-dessous). Qui sont ces artistes, underground chez eux et inconnus chez nous, car presque tous non-diffusés en Occident? On est allé voir sur place, et on vous raconte ça en détail, dans notre dossier Beijing Calling : l'Histoire du rock Chinois!
Queen sea big shark - "get away" The Cure : Freakshow, de mal en pisCela ne s'arrange pas vraiment pour Robert Smith et sa bande de transcorbeaux dont on avait essayé de sauver (avec un certain courage) le premier single "The Only One", sorti il y a un mois tout juste. "Freakshow", le second single de l'album 13 à venir, est tout bonnement indéfendable. Les textes sont médiocres : "Bitter sweet again / Her Opening Move/ Down and out in black / Soft shiny and smooth / Looks like the alien crowd got groove / she buns her name into my heart / But i Can never get through...", la mélodie qui se veut entraînante n'est pas à la hauteur des créations pop qui figuraient sur Kiss Me Kiss Me Kiss Me ou The Top. Le titre est à la fois prévisible et décevant, plombé selon les fans par la batterie de Jason Cooper, qui est étrangement l'instrument sur lequel se concentrent la majorité des critiques. Le riff de guitares qui zèbre la seconde moitié du titre est à mon avis bien plus embarrassant mais il apparait plus simple aujourd'hui de taper sur Cooper que sur les grands anciens : Porl "le beauf" Thompson ou Simon Gallup, qui n'ont jamais été moins inspirés. Le second titre du single, "All Kinds of Stuff", est dans la lignée des deux derniers albums, une chanson vive et brouillonne qui permet à Robert Smith de s'exciter (ambiance Kiss Me toujours, mais avec un peu moins de conviction) sur un monologue en accéléré, avant que ne soient libérées les guitares en fusion. Beurk. "Freakshow" avait pourtant une allure un peu meilleure lors de ses premières sorties live. A ce rythme-là, et si on en est déjà à ce niveau au single n°2, on se demande comment on va finir lorsque le moment sera venu de découvrir l'album complet. Côté images, les Cure carburent toujours officiellement aux images en noir et blanc, sans doute ce qu'il y a de plus sûr compte tenu des circonstances. On imagine pas ce que donnerait le look atroce de Porl en couleurs.... Rendez-vous dans un mois pour la suite des aventures de notre groupe culte préféré. Albums cultes des géants du bizarre #44 : The Cure - Pornography
Même s'il s'agit d'un classique du bizarre, il est difficile aussi de choisir un disque et un seul, au sein d'une discographie aussi pléthorique en albums cultes et éminemment étranges. J'aurait pu jeter mon dévolu sur l'impressionnant Carnage Visors, mais cette pièce est trop obscure, même pour les connaisseurs, pour représenter de manière globale l'art de Robert Smith et de sa bande. Idem pour The Top, autre monument d'étrangeté, un disque psychédélique torturé et paradoxalement presque pop, mais déjà à cheval entre deux époques et évoquant une autre configuration du groupe. Je l'avoue, le choix de Pornography s'est fait automatiquement. Peut-être parce que cet album qui clôt la fameuse "trilogie noire" réunit tout ce qui fit The Cure de 1979 à 1982, date de sa parution.
Invitation à visiter l'enfer terminal et glacé de Robert Smith, Pornography fait suite à deux autres disques majeurs et non moins marqués, Seventeen Seconds et Faith. Les trois albums formant une trilogie qui fait suite à l'enregistrement douloureux de Three Imaginary Boys et à sa frénétique tournée américaine. Contrairement à ce qu'aimeraient croire les fans, Seventeen Seconds ne marque pas le début d'une dépression, mais plutôt le résultat de la tension qui régnait durant cette tournée. C'est la fatigue et l'usage de drogue de tous calibres permettant au groupe de tenir le rythme qui fera de sa suite, l'album Faith, le parangon asthénique que l'on connaît. La pression, des problèmes créatifs et un fort taux d'alcoolémie engagent le groupe sur le chemin tortueux de l'addiction et de la folie. En ce sens, Pornography est le parfait reflet de cet état. Il clôt également une période trouble, de celle dont on se sort ou dont on meurt.
Si Robert Smith ne meurt pas, il faut bien avouer que le cloaque de Faith ne le laisse pas indemne. Pornography et sa violence contenue est dopé à la colère froide et à l'autodestruction. A l'instar du Closer de Joy Division, sa batterie répétitive quasi tribale, ses riffs de guitare after-punk obsédants (Smith est à son sommet en la matière) et sa basse têtue, font du The Cure de l'époque, un groupe cathartique emblème de la cold wave. De l'entêtant "One Hundred Years" en passant par les cauchemardesques "A Short Term Effect" ou "The Figurehead", pour ne rien dire des malsains "Siamese Twins" ou du sommet de dépression qu'est "Cold", les morceaux évoquent autant les visions scabreuses et iconoclastes de The Atrocity Exhibition de l'écrivain J.G. Ballard que les versets quasi-sataniques de Lautréamont. Visions traumatiques sous acide, à l'image de sa pochette glauque et organique comme vue à travers un voile de sang, Pornography est un cauchemar dont on aimerait vite se réveiller (Smith étant sujet aux mauvais rêves dus aux substances qu'il ingurgite durant cette période) comme l'illustre les paroles de "The Hanging Garden" : In The Hanging Garden, no one sleeps et In the heat of the night / Walking into a dream.
Au bord de la rupture, Pornography est l'antithèse de Faith, l'album d'un homme qui se relève, conscient de sa chute, conscient d'un monde qu'il refuse, mais conscient aussi qu'il va bien falloir vivre avec, même si le chemin n'est que douleur et chagrin. De Pornography, Cioran aurait pu dire : "Nous ne courons pas vers la mort, nous fuyons la catastrophe de la naissance, nous nous démenons, rescapés qui essaient de l'oublier". Une leçon en somme.
The Cure - Pornography (Fiction Records, 1982) Liquid Liquid réédité par Domino
En pleine vague no wave, Liquid Liquid (chez qui le guitariste Eliott Sharp, ami et collaborateur des Sonic Youth, jouait de la clarinette !) s'exprimait aux côtés de DNA, Mars, Glenn Branca, Del Byzantine (le groupe du cinéaste Jim Jarmusch) ou encore James White & Black (aka James Chance), mélangeant groove en boucle sous influence sud américaine (leur leader et chanteur Sal Principato, alias Sal P, est d'origine salvadorienne), tension post-punk, effets dubby et proto-hip hop.
Signé chez 99 Records légendaire label new-yorkais (découvreur d'ESG entre autre), Liquid Liquid ne devait connaître qu'une courte carrière (3 ans) et une discographie qui ne l'est pas moins (uniquement trois EP) mais fut à l'origine de concerts fulgurants et de titres emblématiques de la scène mutant disco de New York dont "Optimo" (qui donna son nom au fameux duo de DJ écossais), "Cavern", ou "Lock Groove" (versions in & Out). Initialement réédité par Grand Central le label des Beastie Boys et par Mo Wax pour l'Angleterre, l'œuvre de ce combo délirant est aujourd'hui disponible en vinyl et en CD chez Domino, histoire de nous rappeler que, s'il est un découvreur et un initiateur du revival disco underground actuel, James Murphy de LCD Soundsystem n'a rien inventé (ce qu'il n'a jamais prétendu d'ailleurs).
En attendant, découvrons ensemble cette vidéo de "Cavern" et allez faire un tour sur notre chronique de Danse Gravite Zero dernière compilation en date de Salvatore Principato.
Liquid Liquid - Slip In And Out Of Phenomenon (Domino/PIAS) The Organ : reformation et nouvel EP ?L'info est à prendre avec des pincettes : ni leur MySpace, ni leur site ne confirment l'annonce...The Organ, puisqu'il s'agit d'elles, seraient sur le point de sortir un nouvel EP, intitulé Thieves, selon le site de la radio 3 de CBC. Le girl group de Vancouver, splitté il y a deux ans, avait sorti un unique et prometteur album (Grab That Gun) en 2004. Les Canadiennes auraient un EP de 6 tîtres en stock, composé en toute discrétion depuis fin 2007. En voici le (probable) tracklisting : 1. Even In The Night 2. Oh What A Feeling 3. Let The Bells Ring 4. Fire In The Ocean 5. Can You Tell me One Thing 6. Don't Be Angry
Pour l'instant, pas de date de concert annoncée pour The Organ. (Et aux dernières nouvelles, les excellentes Electrelane n'auraient pas suivi le mouvement de reformation général des groupes féminins dissous.) Mais pour se remettre dans le bain, on peut toujours réécouter "Steven Smith", magnifique hommage de l'androgyne Katie Sketch aux Smiths de Morrissey :
|
Discussions en cours sur le forum musique :
|