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Back to the eighties ! Tous les billets consacrés à la Nouvelle Vague (ou New wave) sur Playlist.
Lire ausi notre petite histoire de la new wave. Yacht présente la mixtape subconsciente de See Mystery Lights![]()
Retour sur l'excellent See Mystery Lights de Yacht, l'un des albums les plus spirituels et dansants de la rentrée. Nous savions Jona Bechtolt et Claire L. Evans gentiment "allumés" (et extrêmement cultivés quand il s'agit de contre-culture new age américaine), mais ce n'est rien comparé à la grande entreprise mystique dans laquelle les deux Américains se sont embarqués quelques semaines après la parution du disque.
Inspiré par la découverte en 2006 des "lumières de Marfa", un étonnant phénomène lumineux nocturne qui apparaît régulièrement au Texas en été, See Mystery Lights serait, selon ses auteurs (interrogés par votre serviteur) : "Influencée par le fait de vivre un mystère inexpliqué de cette envergure à une époque d'information scientifique omniprésente. Le témoignage d'une expérience transcendante. Il reste très peu de mystère et de magie dans ce monde et pour nous, ses lumières sont la métaphore de tout ce qui est inexpliqué ici bas. Et nos deux Yacht d'ajouter : Dans le cas de See Mystery Lights, l'intention était véritablement de faire un album dansant traduisant notre contact avec ses lumières inexpliquées. Notre musique est un message caché qui parle de ce phénomène, comment il a influencé nos choix par la suite, etc".
Mais bien sûr, See Mystery Lights est avant tout un album. Jona et Claire ont beau être des artistes multimédia, la musique n'en demeure pas moins leur principale référence. Aussi, ont-ils décidé de créer une mixtape qui nous éclaire sur les influences conscientes ou inconscientes qui ont participé à l'élaboration de l'album.
"Lorsque nous regardons en arrière et que nous observons notre musique comme un tout, nous découvrons alors des influences individuelles. Un cocktail de musiques et d'idées qui nous ont permis d'être ce que nous sommes. Depuis nous avons revisité l'album et avons essayé de notre mieux d'établir des parallèles entre la musique et nos vies. Pour cela nous avons composé une mixtape qui vient compléter chaque chanson de l'album et illustre peut-être comment nous avons fabriqué la musique de See Mystery Lights.", nous expliquaient-ils il y a quelques mois.
Cette mixtape, intitulée Anthem of the Trinity, comprend, entre autre, des titres de Terry Riley, Dinosaur L. (aka Arthur Russel), Outkast, Brian Eno, Joy Division, Tears for Fears, Nirvana, The B-52's, Bad Brains, Talking Heads et INXS, elle est disponible contre 5$ (paiement sur paypal) sur le site Teamyacht.com. Il est accompagné depuis peu d'un magnifique poster présentant ses influences - musicales et non musicales - sous la forme d'un arbre généalogique allant d'Aleister Crowley à Raoul Vaneigem en passant par Pier Paolo Pasolini, Star Trek VI : terre inconnue, Nikola Tesla, la secte des Davidiens Adventistes du 7ème jour (!) ou Alex Grey. Yacht distribue également un livre à la fin de ses concerts, The Secret Teachings of the Mystery Lights: A Handbook for Overcoming Humanity and Becoming Your Own God (L'enseignement secret des lumières mystérieuse : Un livre de poche pour le futur de l'humanité ou comment devenir son propre dieu).
Allez en paix, ou faute d'être totalement converti, courrez commander la mixtape, Anthem of the Trinity, sur le site de Yacht, car nos deux Américains ont beau être sérieusement "illuminés" si j'ose dire, ils n'en perdent pas moins ce fameux "esprit du capitalisme protestant" dont parlait Max Weber dans son livre éponyme (The Protestant Ethic and the Spirit of Capitalism) et ça c'est vraiment magique non ?! ;) Bot'Ox : Soft Crash
Découvert par hasard sur myspace en 2007, à l'occasion de la sortie du très troublant et séduisant EP " Babylon By Car ", Bot'Ox compose la bande son de notre époque post-moderne en mélangeant l'ancien et le nouveau, accouchant d'une musique unique qui plaît aux aficionados des musiques électroniques comme aux vieux briscards de la new wave et du post-punk.
Affutée et déterminée, portée par de subtiles dérapages electronica, des guitares tantôt discrètes, tantôt foudroyantes et des attaques rythmiques dignes du meilleur Wire, période 154 ou Chairs Missing, la musique de Bot'ox semble poursuivre un but secret. Une direction que ses auteurs ont certainement capté, à rebours, dans le rétroviseur d'un vieux coupé sport ou d'une grosse et antique routière, vestige d'une époque où la route, l'autoroute (remember Kraftwerk) et les lignes d'une belle automobile, étaient un plaisir banal et non pas mortifère.
Bot'Ox, c'est certain, est animé de fantasmes autoroutiers récurrents. On ne peut en doter à l'écoute de "The Crash Theme" (que l'on trouvera sur la compilation DC Recordings Presents Death Before Distemper 2: Revenge Of The Iron Ferret), "Babylon By Car", "Tragedy Symphony", "Rue de l'Arsenal" ou "Drive By Shooting", sur lesquels naissent des images que l'on croirait inspirées des récits post-apocalyptiques et mécaniques de J.G. Ballard et David Cronenberg (l'obsession du Crash !, bien sûr !), mais il règne aussi une certaine douceur malsaine, une nonchalance toute rock, sur ces titres ambiguës et hors du temps, parfaits pour parcourir de nombreux kilomètres.
A ce titre, Blue Steel, leur nouvel EP, est exemplaire. Titre pop paradoxal, porté par la voix douce et légère d'Anna Jean du groupe néo-folk Domingo, "Blue Steel" épouse les canons de la chanson sur 3 minutes 30, format roi de la pop music : couplet refrain, mais aussi motifs synthétiques répétitifs et gribouillis électroniques métronomiques. De son côté, "Bearded Lady Motorcycle Show" est un track vicieux oscillant entre post-punk et psychédélisme, mélodique et balistique typique du Bot'ox de "Babylon By Car" ou de "Crash Them". Une équation qui rend encore plus troublant l'art de Bot'ox, à l'image de cette vidéo statique où le vestige roulant d'une ère entièrement dédiée à la route et à la consommation jusqu'à l'excès d'énergie fossile, se crashe en douceur sur des formes géométriques molles et immobiles. Un artiste contemporain "jeune et moderne" n'aurait pas fait mieux.
Vivement l'album!
Et l'inoxydable "Babylon By Car" :
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Mark E Smith nous donne des nouvelles de The Fall![]() crédit photos : Visi.com
Enthousiasmé (une fois de plus !), il y a un an par le dernier opus de The Fall, Imperial Wax Solvent, nous attendons patiemment la suite.
Rien ne devrait pourtant plus nous étonner pour ce qui sera le 27 ou 28ème album officiel du groupe de Mark E. Smith (qui est encore capable de faire le compte ?), lui qui a tout exploré, de la disco (voir la reprise de "Lost in Music" de Sister Sledge sur The Infotainment Scan) au reggae ("Why Are People Grudgefull ?" de Lee Perry sur le même) en passant bien sûr par le garage rock, la country, le punk, la new wave, l'hymne footbalistique ("Sparta FC", énorme !), la ballade mélancolique, le brûlot politique, l'improvisation, la techno (avec les souris allemandes de Mouse on Mars), le grand n'importe quoi quand ce n'est pas tout ça sur le même album (ou dans le même morceau !).
Bref, The Fall fait partie du patrimoine musical depuis plus de trente ans et les choses ne changeront pas de sitôt pour un groupe qui est "toujours pareil, sans cesse renouvelé, toujours différent" comme le disait le regretté John Peel dont c'était le combo favori.
Reste que la suite des aventures de Mr Mark, signée chez Domino, dont le titre de travail est pour l'instant Our Futur - Your Clutter et qui devrait atterrir dans les bacs en janvier 2010, s'annonce plutôt bien : "Je suis très content du résultat", déclarait Mark E. Smith il y a peu dans Mojo. "La rythmique est putain de bonne, les synthés sont vraiment mis en avant. Il y a une sorte de thème sur l'album, un truc municipal, à propos de ce qui arrive en ce moment, genre "votre futur, nos profits", toute cette merde ! Mais ça tourne au surréalisme à un certain point, ce que j'aime par dessus tout. Nous avons passé trois ou quatre mois en studio, nous avons travaillé dur - tous les grands studios sont fermés désormais, tout le monde pense que l'on peut enregistrer un album dans sa chambre, mais je ne suis pas d'accord, The Fall ne peut pas enregistrer séparément. Cela a donc pris du temps par rapport à nos standards. Et deux de nos ingés sons sont devenus fous, ha ha !"
Parions qu'il s'agira encore d'un grand cru !
Quelques titres ont déjà été joués sur scène dont, "I'm Not From Bury", "Hot Cake", "Cowboy George", "Slippy Floor", "Funnel of Love" (une reprise de Wanda Jackson) et "Chino Splashback"... En avant première sur Playlist, "Hot Cake" en live :
Danton Eeprom n'est pas à cheval sur les styles![]()
"Give Me Pain", le single pop et funky un rien vicieux du Français Danton Eeprom vient de sortir chez Infiné en 7" vinyle rouge, qui plus est ! Avoir aux prochaines Transmusicales de Rennes.
En tant qu'avant goût du délicieux album Yes is More à paraître en novembre, ce titre donne la dimension du talent d'un jeune producteur/musicien, grand voyageur, fin lecteur et remixeur remarqué (Au Revoir Simone, Simian Mobile Disco, Radio Slave), plébiscité par tout ce que la planète compte de DJ pointus et exigeants (voir le single "Grindhouse" avec Matt Edwards de Radio Slave) d'Optimo à Trevor Jackson.
Pop teintée de new wave, punk funk, hit electro minimale ("Confession of an English Opium Eater" plébiscité par Andrew Weatherall dès sa sortie !), duos audacieux (dont une reprise magnifiquement blanchie à l'os de "Lost In Music", fameux tube disco funk originellement écrit par Nile Rodgers et interprété par Sister Sledge, en compagnie d'Erika Forster d'Au Revoir Simone et un autre évoquant le Gainsbourg de "Je t'aime, moi non plus", avec Chloé), morceaux inclassables aux arrangements étranges mais pourtant évidents dés la première écoute, Yes Is More réussit là où le Land Of Truth de Krikor & The Dead Hillbillies nous avait étonné mais pas réellement conquis. Il laisse, de plus libre, court à l'imagination et au personnage que Danton ("de l'audace, toujours de l'audace") s'est forgé au cours des années dans les clubs. Une image que sa voix basse et ses tracks électro révolutionnaires (référence historique oblige, ceux qui suivent auront compris), identifie comme un croisement entre un Barry White maigrichon et un dandy fin de siècle à la De Quincey.
On pariera donc sur le premier album de ce Français originaire d'Aix en Provence installé à Londres depuis deux ans, qui, gageons-le, risque de faire beaucoup parler de lui dans les mois qui viennent !
En écoute : "Give Me Pain"
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Editors papillonne du côté de chez Depeche ModeOn aime bien Editors et sûrement aussi leur nouvel album In This Light and On This Evening qui sort le 12 octobre. On aime bien leur nouveau single "Papillon" et aussi son clip.
On aimera sûrement ce troisième disque qui néanmoins s'annonce comme le grand album qui fera définitivement basculer le groupe dans le mainstream (Tom Smith et son équipe ont promis des morceaux fédérateurs, plus électriques, plus brutaux). Mais tout de même, et avec cette vibe si singulière ajoutée par le producteur Flood (l'homme derrière Violator et quelques succès majeurs des années 80, chez Nick Cave, Cabaret Voltaire, etc), on ne peut pas s'empêcher de se poser la question : Editors ne serait-il pas en train de devenir le Depeche Mode du XXIème siècle ? Tom Smith ne se prendrait-il pas pour Dave Gahan ? Le son du futur ne ressemble-t-il pas comme deux gouttes d'eau à un son indus cold wave années 80 ?
Darling, now just don't put down your guns yet,
Editors - Papillon
Depeche Mode - Enjoy The Silence (live 1990)
Visitez la joyeuse maison de The Juan Maclean![]()
Tout n'y est que légèreté, strass, laser et paillettes ! "Happy House" ou "comment transformer un hymne house moderne en quintessence de l'esprit space disco qui hante la pop actuelle (lyrisme mais aussi humour, besoin de transcendance, nostalgie mais créativité, etc.) dans une vidéo !"
On a déjà beaucoup, beaucoup écrit sur The Future Will Come de The Juan MacLean, rappelons cependant que le morceau "Happy House", originalement étalé sur une durée de plus de 9 minutes, est certainement l'un des meilleurs titres (avec "Simple Life") du dernier album de The Juan MacLean. Cette nouvelle vidéo proposant un edit de l'original vient confirmer le talent du bonhomme, capable de transformer un long runner en ritournelle pop spatiale, baroque et joyeusement kitsch adapté à la radio.
Evidemment, certains regretteront que les Américains n'aient pas décidé de présenter ce space trip dans son intégralité, avec son intro krautrock (Neu!, Can, êtes-vous là ?), son pont piano house et sa folle montée acid disco. Mais qu'importe, plaquer de nouvelles images sur l'un des vrais purs moments de bonheur de 2009 est un plaisir que l'on ne se refuse pas ! Les autres peuvent retourner se prendre le bourrichon sur de l'electronica grisouille, 2009 aura été (et restera) définitivement space disco.
Lire aussi : Le Futur selon The Juan Maclean The Juan Maclean : Futur antérieur
Nomenklatür : Ces français qui concourent pour le meilleur remix du Peace de Depeche Mode![]() Et si le remix de "Peace" par les Français Nomenklatür était le meilleur morceau du dernier effort de Depeche Mode, Sounds Of The Universe ? Un peu chauvin comme assertion ? Et pourtant !
Nul ne peut nier en effet que face à un album un brin mou du genou et faiblard en arrangements, la lecture janséniste, minimale et robotique des gagnants du concours Depeche Mode Peace Remix Contest Entry organisé par Mute et Beatport, a une autre allure ! Sur "Peace", la voix plaintive de Dave Gahan soutenue par les synthés bourdonnants du duo français sur un tapis rythmique aussi léger que régulier, s'offre une nouvelle jeunesse tout en restant totalement circonscrit par l'esthétique Depeche Mode. L'ensemble redonnant même aux héros de Basildon cette aura chromée piquetée d'une légère rouille, en accentuant ainsi le côté rétro-futuriste, entre techno et EBM, tout en rappelant les grands moments du groupe.
Il faut dire que les deux de Nomenklatür ne sont pas des nouveaux venus non plus. Fringants trentenaires hébergés sur Space Factory, le label electro de notre moustachu favoris David "Rodéo Disco" Carretta, Olivier Rossi, le Breton (comme son nom ne le laisse pas deviner) et Olivier Brucker, originaire de Metz, sont régulièrement plébiscités par DJ Hell, Paul Nazca, The Hacker, Scan X ou Richard Bartz. Leur musique, savant croisement entre racines indus et envolées techno, s'offre d'ailleurs un album entier, Gift of Ages le bien nommé, sur lequel mélodies synthétiques et groove mécanique s'accordent pour accoucher d'un panorama électronique intemporel réconciliant les pionniers Kraftwerk, DAF, Alexander Robotnick, Front 242 ou Depeche Mode justement, et leurs héritiers contemporains incarnés par les poulains du label Space Factory et Goodlife en France, ou les Hollandais de Bunker, Clone et Crème Organization.
Au vu de ces dernières références, il n'est pas étonnant de voir Nomenklatür proposer ce remix si inspiré d'un groupe adulé (et dont ils sont grands fans !). Par contre, ce qui est malheureusement sans surprise concernant les Anglais, c'est qu'une constante depuis quelques années veut que leurs meilleurs morceaux soient généralement des remixes...
En écoute, "Peace", remixé par Nomenklatür : Téléchargez Flash Player pour lire cette vidéo
Voir aussi Summer of the 80's : toute la musique des années 80 sur Arte cet été![]() Les années 80 n'en finissent plus de revenir et la chaîne culturelle Arte ne s'y est pas trompée qui nous offre durant deux mois un palpitant panorama de l'ensemble des courants musicaux de cette époque (trop) souvent décriée. Cinéma, documentaire, mode et musique (ce qui nous intéresse plus concrètement sur Playlist), tout y passe, la chaine franco-allemande se dévoue corps et âmes pour nous faire (re)découvrir une décennie plus que jamais dans l'air du temps.
A Flu', on se penchera surtout sur :
En juillet : L'inoubliable Stop Making Sense, concert filmé des Talking Heads par le réalisateur Jonathan Demme. (le 14.7.2009 à 23h50)
Et aussi : Eurythmics (le 30.7.2009 à 00h15), Recherche Susan désespérément (07.07.2009 à 20h45) et pour les vraiment vraiment nostalgiques, des portraits de Bryan Adams, Queen, Peter Gabriel, Bon Jovi, Georges Michael, Falco (!), parce que c'est aussi ça les 80's (glups!)...
En août : un pléthorique mois musical avec Welcome to the 80's, une série de reportages de 52 minutes en 6 parties :
01. Postpunk et Nouvelle Vague allemande (Le 11.8.2009 à 22h40) 02. Electro-pop et nouveaux romantiques (Le 11.8.2009 à 23h30) 03. Rap, Breakdance et graffiti (18.08.2009 à 22h55) 04. Charts, clips et commerce (18.08.2009 à 23h50) 05. La scène gothique, métal et indus (25.08.2009 à 22h35) 06. House music et acid-parties (25.08.2009 à 23h30)
Et aussi : Berlin, New York et la musique Underground (13.08.2009 à 22h15), 101 - Depeche Mode, concert filmé de Depeche Mode au stade RoseBowl le 18 juin 1988 par D. A. Pennebaker (le 13.8.2009 à 23h10), Ich liebe Rock - La nouvelle vague allemande, reportage au cours duquel le duo franco-allemand Stereo Total nous guide au coeur des archives de l'émission culte de la chaîne WDR, Rockpalast, avec Nina Hagen, Nena, Trio, D.A.F ou encore Einstürzende Neubauten (20.08.2009 à 23h10). Et pour finir, Doctor Prince & Mister Jackson (04.08.2009 à 20h45) reportage comparant les carrières et l'évolution de deux symboles de la pop et du funk des 80's.
Dans un genre parallèle et socio-culturel on retiendra quelques docus traitant de musique mais aussi de société, mode, politique, art, etc. En juillet : Keith Haring - Le petit prince de la rue (23.7.2009 à 22h30) et Golden 80's - Madonna, Bono, Diana (25.08.2009 à 20h45)
Un programme plus que copieux même si l'on peut regretter qu'il n'y ai rien sur l'actuel mouvement "nu-80" entièrement né sur myspace et sur les blogs, représenté par le Collectif Valerie, Minitel Rose, Nite Jewel, Glass Candy, etc. Reste que tout ça s'annonce tout de même passionnant et remplacera avantageusement Les gendarmes à Saint-Tropez. A vos agendas !
Voir aussi Dead Disco Dancer, mon hommage à Michael Jackson par O.Chlidren![]() Michael Jackson est mort. Certains vont trouver (à raison peut-être) que nous en faisons un peu trop, mais l'envergure du bonhomme était telle, qu'on ne peut tout de même pas l'ignorer. Son image laissera peut-être autant d'impression négative que positive, peut-être parce que sa vie fut bien triste. Mais on ne refera pas sa biographie d'enfant battu ici, on pointera juste sur l'étrange coïncidence qui fit m'envoyer dans ma boite mail, ce lien vers un groupe dont le single, le ton et l'attitude ne pouvait que me renvoyer au décès du "King of Pop.
O.Children dont le single sort sous peu, ne sont certes pas des enfants de Michael Jackson, plutôt de Bauhaus, Joy Division et Sister of Mercy. Il faut bien reconnaître pourtant que ce "Dead Disco Dancer" sonne comme une épitaphe pour celui qui usa ses souliers sa vie durant sur les scènes de tous les stades du monde. MJ n'était pas un "disco dancer" c'est certain, juste un excellent danseur tout court. C'était aussi un noir qui, par dégoût de son enfance et de son père, voulait devenir blanc. O.Children, eux, sont des blancs qui jouent de la new wave chanté par un noir. La boucle est bouclée, c'est peut-être grâce à Michael Jackson (qui sait ?)
Sur ceux, laissons-les chanter :
J'ajouterais mon épitaphe personnelle, chanté par le non moins fameux (King of bonzo punk ?) Johnny Lyndon dans "The Great Rock n' Roll Swindle" :
The crime of the century
(merci Frz pour celle là) Résultat du concours vidéo Louderbach-M_nus : Shine
On en parlait il y a peu, Autumn du duo Louderbach est certainement l'un des albums minimal techno les plus surprenants qui soit. Futur "culte et bizarre", ce disque au groove dépouillé et rampant produit par l'Américain Troy Pierce et soutenu par les textes sombres de son comparse angeleno Gibby Miller, s'impose comme une évidence tout en faisant le lien entre deux scènes généralement peu réputées pour s'entendre, la cold wave et la techno.
Un album de "Minimal wave" pourrait-on dire (ce que Troy Pierce ne renie pas : "Cela sonne très bien minimal wave, ou minimal post-punk. C'est très pertinent aujourd'hui alors que tout le monde redécouvre cette époque. Ce genre d'étiquette est toujours un peu stupide bien sûr, mais cette scène est pour une bonne part de ce que nous sommes devenus. C'est assez évident si tu écoutes Plastikman, Baby Ford ou Gary Numan et Japan par exemple." éclairera t-il au cours d'un entretien qu'il nous a accordé pour le magazine M&CD)
Organisé par le duo et M_nus, le label de Richie Hawtin, le concours vidéo visant à illustrer la superbe electro-pop désespérée de "Shine" (certainement le meilleur morceau de ce diable d'album) a remporté un franc succès, à l'image de celui de M83 dont nous vous parlions il y a peu. Le robinet à tube propose ainsi de nombreuses versions de cette histoire triste de couple en stase, et comme c'est souvent le cas, ce n'est pas forcément la lauréate qui nous convainc le plus. Parmi celles qui n'ont pas eu la chance d'être choisi, la deuxième que nous vous proposons ici était tout aussi pertinente.
Ceci étant, nous vous laissons seul juge : à vos comment. Prêts ? Partez !
Gagnant : Shine (Directed by Alex Grazioli)
Récalé (et pourtant très bon) le Shine de xepha242 Clubbing Conscient : Optimo veut sauver les abeilles
Le duo de DJ écossais Optimo (JD Twitch à gauche, JG Wilkes à droite), ne sont pas seulement les producteurs d'edit et de remix les plus courus de l'electrosphère, ni les selectors les plus éclectiques de la planète, ce sont aussi de grands altruistes ! Preuve en est avec leur dernière soirée, Save the Bees programmée le 26 avril dernier durant laquelle ils innovent en lançant l'une des premières opérations de "clubbing conscient".
Réellement inquiets de la disparition progressive de ses sympathiques - et surtout très utiles, voire indispensables - petites bestioles velues et ailées, les deux DJ de Glasgow ont publié un manifeste sur leur site officiel, déclarant qu'ils "ne nous demandaient pas d'argent, mais qu'ils souhaitent juste faire savoir (si ce n'était pas déjà fait) que les abeilles sont en train de disparaître à un rythme alarmant". Cela peut sembler une mince affaire, poursuivent-ils, mais si les abeilles disparaissent un jour complètement, notre espèce risque de suivre à plus ou moins long terme. Comme vous le savez, la nature s'appuie sur les abeilles pour polliniser une grande quantité des plantes, et même de nos cultures - Albert Einstein a dit que si les abeilles disparaissaient, l'homme n'aurait plus que quatre années de vie.
Chiffre à l'appui et documents distribués à l'entrée, Optimo continue ainsi à prêcher pour un peu plus de responsabilité, tout en invitant le public du Sub Club, fameux club de Glasgow au sein duquel il officie depuis plus de 15 ans maintenant, à réfléchir "ne serait-ce qu'une minute à la situation de la planète" et à prendre les mesures qui conviennent pour la protéger du mieux que nous pouvons à notre (petite) échelle.
Un message qui change des habituelles "we gonna fight for our right to party" et qui, nous le souhaitons, sera entendu hors des frontières écossaises sans que cela ne nous empêche pour autant de profiter des bienfaits musicaux du duo ! Un exemple ? Entre deux cuillères de gelée royale, goûtez donc à ce remix du "To The Music" de Colder, par Optimo :
(Credit photo : Neale Smith)
Lire aussi Hot Chip font frire le dancefloor une nouvelle fois![]()
Au programme une sélection encore plus éclectique que leur premier effort mixé allant de Gas (projet atmosphérique de l'allemand Wolfgang Voigt) au Doobie Brothers, en passant par Isan, Dominik Eulberg, Fleetwood Mac, Robert Palmer, les Sparks, Zongamin ou Terrence Trent D'Arby (!) avec Dizzee Rascal.
En attendant, retour sur Made In The Dark leur précédent album, track by track en vidéo, par les Hot Chip eux-mêmes (pour anglophones only, mais ce n'est pas bien difficile à comprendre pourvu que l'on arrive à choper le nom des groupes référencés) :
Louderbach in a dark techno room![]()
C'est un événement en soit car en plus d'être un excellent album de techno noir (technoir ?) à prendre ici dans le sens de "roman noir", qui fait suite au non moins bon Enemy Love, Louderbach est véritablement un cas à part dans l'univers actuel de la dance music. Principalement inspiré par les musiques industrielles et la cold wave des années 80 (Coil, Throbbing Gristle, Fad Gadget, Joy Division par exemple), ce duo minimal techno s'affirme comme complètement indépendant du retour aux sources hédonistes, néo disco, electro rock, house et balearic, qui sévit aujourd'hui dans ce domaine.
Drivée entre Los Angeles, où réside Gibbly Miller, et Berlin, où s'est exilé Troy Pierce, la musique de Louderbach est bâtie sur les textes du premier, mi-lus, mi-chantés (avec parfois une voix qui rappelle vraiment celle de Ian Curtis) et la programmation ascetique pleine d'échos du second. Hypnotique, introspective et sombre jusqu'à l'effroi, Autumns reprend les thèmes d'Enemy Love et continue d'explorer la dégradation des sentiments, le tombeau des illusions, la manipulation, les faux-semblants inhérents aux rapports humains (particulièrement en ce qui concerne l'amour) avec une économie de moyens qui n'en est pas moins intensément expressive. Si Autumns est un disque dans lequel il est difficile de pénétrer, les plus audacieux se rendront vite compte qu'il est tout aussi difficile d'en sortir. Mention spéciale à "Shine", véritable hymne, synthétique et entêtant, de ce deuxième opus, sur lequel les internautes ont été appelé à réaliser eux-mêmes une vidéo lors d'un concours proposé par M_Nus. Le résultat devrait être bientôt présent sur youtube et autres robinets à image. L'album quant à lui sort le 24 avril. On en reparle alors.
Lire aussi Harbour Boat Trip : Trentemoller nous mène en bateau![]() A nouveau label, nouvelles idées et projets innovants. Ainsi, le nouveau venu HFN Music se lance dans la compétition avec une série plutôt originale et bien vue : offrir une balade virtuelle en musique autour des ports de la planète. L'idée derrière Harbour Boat Trips étant de proposer à une série d'artistes d'évoquer les images, les sentiments et les ambiances auxquels leur font penser les ports de leur ville.
Le premier volume de cette collection Harbour Boat Trips - Copenhagen by Trentemøller, est, comme son titre l'indique, sous la responsabilité de notre Danois favori, Anders Trentemoller qui nous présente ainsi de façon onirique le port de sa ville natale. Un retour attendu, et surtout officiel, derrière les platines pour celui qui, après une foule de maxis, un premier album sans faute (The Last Resort en 2006) et un mix album (The Trentemoller Chronicles), nous avait déjà offert The Polar Mix, un double mix gratuit disponible sur le net il y a quelques mois.
Toujours éclectique, Trentemoller affiche pourtant une nette préférence pour les morceaux mélancoliques et cheesy inspirés par la pop sombre et la new wave relevée d'une pointe d'électro. On retrouve donc Gravenhurst, le protégé folk rock de Warp, Beach House, les fabuleux Grouper, le gentil Caribou, mais aussi Suicide, The Raveonettes (dont une reprise du "She's Lost Control" de Joy Division avec Trentemoller lui-même) ou encore A Place to Bury Strangers, Two Lone Swordsmen et The Brian Jonestown Massacre dans leurs oeuvres les plus calmes.
Au final une excellente sélection, à l'image de son créateur, parfaite pour errer sur les quais entre les entrepôts, les bassins de mouillage, les ferry, les porte-conteneurs, chaluts en cale sèche et carcasses rouillées d'immenses navires abandonnés, avant d'aller dire bonjour à la fameuse "petite sirène" d'Edvard Eriksen qui observe l'océan sous les murailles du "Kastellets" protégeant la ville.
Lire aussi Nouvelle interface pour Beats in Space![]()
Signe particulier : ce show hebdomadaire plébiscité par James Murphy, Lindstrøm ou Morgan Geist est également diffusé en podcast à l'échelle mondiale grâce à la magie du net. Sweeney est de l'école des 2 Many DJ's, Optimo ou Rub n Tug. Sur Rvng Prsnts Mx3 by Tim Sweeney, son mix album paru en 2005, ce New Yorkais d'adoption fait se télescoper le "Bbydhyon Chord" d'AFX avec un extrait du E2- E4 de Gottsching, "Vitamin C" de Can (revisité par Unkle), "Nurtur" de LFO, "Techno City" de Cybotron, "Walking In The Rain" de Grace Jones et "Free" de Cat Power. Podcast du week-end : Shadow Dancer, I feel electric !
Mais la foi ne fait pas tout, un bon background sonore, une culture open minded est aussi importante. Duo érudit, les Anglais nous prouvent qu'ils connaissent leurs classiques, tous genres confondus, sur ce podcast imparable créé pour le magazine XLR8. En vrac, Grace Jones, LFO, Zoot Woman, Franz Ferdinand (remixé par Beyond the Wizard's Sleeve), Pet Shop Boys, Daft Punk, Visage, Telex, New Order, Prince, Herbie Hancock, et c'est toute l'internationale new wave-pop-punk-funk et electro qui s'emballe sur pas moins de 42 titres en seulement 51 minutes. Du grand art !
Shadow Dancer XLR8 podcast, c'est par là !
Tracklist: 01. The Parallax Corporation - "Whore of the Floor" Electroclash 2.0 : Miss Kittin et The Hacker à nouveau réunis !
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C'est donc officiel, après 1st, leur premier album, quelques mixes et deux projets solos chacun, les Français reviennent le 20 avril prochain avec un disque au titre tout aussi minimaliste, Two. "Two" un symbole, en effet, pour ces amis de longue date aux influences, goûts musicaux et parcours communs. Les attachés de presse annoncent d'ores et déjà que ceux qui voudraient de l'electroclash seront déçus, mais on ne comprend pas bien pourquoi, puisque Two est présenté comme un album "plus mature, plus élégant et même plus pop que jamais", ce qu'était déjà le mouvement dont ils furent malgré eux les champions. Quoiqu'il en soit, Two laisse supposer une forte envie de se colleter à l'histoire de la musique populaire, la chanson et les mélodies puisqu'il les verra reprendre "Suspicious Minds" d'Elvis Presley. L'album sera également précédé par le single "PPPO" en mars, bénéficiant par la même occasion d'un remix des Allemands de Sleeparchive.
Lire aussi : Fischerspooner revient chez Lo Recordings !![]() C'est officiel, le duo Casey Spooner et Warren Fischer, plus connu sous le nom de Fischerspooner, vient de signer chez Lo Recordings, petit label dont on dit régulièrement beaucoup de bien sur Playlist. Choix étonnant de la part des anciens parrains de l'electroclash ? Pas tellement quand on sait qu'Odyssey, leur précédent opus fut un tel flop qu'EMI s'est senti "obligé" de les virer comme des mal propres (hé oui, c'est comme ça que ça marche aujourd'hui !). Pas étonnant non plus quand on connaît la propension de Lo Recordings à signer les projets les plus étranges, du moment qu'il y flotte un fort relent néo disco. Ce fut le cas du français Bernard Fèvre avec Black Devil Disco Club, ce fut également le cas d'Hatchback, ou encore du petit nouveau Monsterism Island, ce le sera encore avec Fischerspooner et leur habituel tendance à la théâtralité (souvent excessive, il faut bien l'avouer), un peu "fofolle" qui ferait un malheur dans la cage du même nom. Reste qu'on a beau penser ce que l'on veut du duo, l'annonce ne laisse pas indifférent, d'autant qu'Odyssey était loin d'être un mauvais disque… En attendant la sortie début mai, voir le tracklisting d'Entertainment (co-produit par Steinski et qui comportera, entre autre, les deux singles sortis chez les Français de Kitsuné l'an passé) The Informers : Une bande son new wave aux petits néons (néons)![]() N'en déplaise à certains, il faut bien parler de buzz, concernant The Informers, l'adaptation par Gregor Jordan du roman éponyme de Bret Easton Ellis (Zombies ! en VF). Trailers censurés, exposition des nichons de l'actrice Amber Heard, débats sur le net concernant la fidélité de l'adaptation, disparition de la scène de vampire, présence de l'auteur au festival Sundance, crash critique du film dès la première (on parle beaucoup ici ou là, de la fameuse "critique en 15 mots" du film), bref, le web vibrionne en attendant la sortie de la chose sur les écrans. Pourtant, peu sont les sites et les critiques qui se sont penchés sur la bande originale du film.
Personne n'a noté l'excellence du montage du second trailer (la version censurée, donc) sur lequel est parfaitement plaqué le "Blue Monday" de New Order. Un extrait qui met l'eau à la bouche de tous les vieux fans des années 80, et qui, bien évidemment provoquera les ricanements des autres (comme on les plaint, les malheureux). Ricanements d'autant plus sonores que le programme musical de l'adaptation comporte également les calamiteux Flock of Seagulls ("I Ran (So Far Away)") et Simple Minds (quoique "New Gold Dream" ne soit pas la pire période du groupe). C'est toujours mieux que Garbage ou Tori Amos vous me direz. Côté plus, on retrouve aussi le "Cars", hymne synthétique glacial et paranoïaque de l'androïde Gary Numan. A noter également, une apparition du playboy rockab' Chris Isaak, en tant qu'acteur cette fois. La sélection quant à elle, est signée Justin Meldal-Johnsen, accessoirement membre du groupe Ima Robot (qui ça ?) et bassiste de Beck. Le score proprement dit, sera quant à lui, signé Christopher Young, l'auteur de la BO de Spiderman 3. Quand on sait que le film est aussi honoré de la présence de Brandon Routh, présent dans Superman Returns, on se dit que décidément, The Informers devrait être un "super film"...
En cadeau, les deux trailers :
The Polar Mix, le cadeau de Trentemoller![]() A l'origine un bootleg distribué gratuitement sur le net, The Polar Mix de Trentemoller est devenu une référence au fil des mois depuis sa sortie non officielle en 2007. The Polar Mix, paru en plein été, était complètement décalé à l'époque. Il est absolument parfait en décembre. Avec son mélange d'électro, de new wave et de rock mélancolique remixé par le petit maitre (entre The Cure et Chris Isaak pour ceux qui veulent des pistes), c'est aussi une base de références vraiment utile pour ceux qui ne connaissent pas Trentemoller et qui souhaitent s'y plonger (et en général, ils le souhaitent à la vue du tracklisting du Danois. Ceux qui comme nous à Flu', avaient déjà craqué sur l'album absolument sublime du bonhomme et qui n'ont pas encore mis la main sur cette perle, seront également comblés. Allez-y, c'est bientôt noël et c'est cadeau ! Au passage, une petite visite sur le chronique de The Last Resort et une relecture de son interview exclusif pour Fluctuat.net, ne sont pas surperflus non plus.
CD1
CD2
Billeterie ouverte pour les concerts de Depeche Mode
La tournée attendue de Depeche Mode débutera à Tel Aviv en mai 2009 avant de parcourir le monde et de se poser pour deux dates en France. C'est donc les 27 et 28 juin à Paris (Stade de France) et à Nancy (Zénith) que les fans pourront voir l'un des groupes phares de la scène new wave. Les places pour les concerts français de Depeche Mode sont en vente depuis jeudi 4 décembre...pensez à réserver !
Grace Jones : L'Hurricane s'abat sur Paris !![]()
En 1981, Grace Jones chantait qu'elle marchait sous la pluie. Un grain certainement annonciateur de l'ouragan qui allait déferler 27 ans après, avec la sortie de ce nouvel album intitulé Hurricane. Car enfin, c'est officiel, avec la diffusion d'une vidéo de funk cannibale il y a quelques semaines, la déesse du reggae dub mutant teinté de new wave et d'electro annonce son retour sur le devant de la scène. C'est tout d'abord par la "grâce" d'un album donc, sur lequel Grace Jones joue la "poupée de son" au milieu d'une foule de prestigieux invités (Brian Eno, Sly & Robbie, Tricky, etc), mais elle se fait également "poupée de cire", quand elle se présente (une fois de plus) comme un artefact manufacturé, ou plutôt, comme une parfaite icône pop warholienne dont la production industrielle serait destinée au plaisir des masses. Et du plaisir, les masses en auront, faites confiance à cette dominatrice qui n'a pas mollie depuis "My Jamican Guy", "Warm Leatherette" ou "La vie en rose".
Ce retour sera aussi célébré ensuite par un concert exceptionnel à Paris, le 22 mars au Grand Rex. Attention, les réservations sont d'ores et déjà ouvertes !
En attendant l'évènement, allez donc lire notre chronique de Hurricane ou laissez vous emporter (au choix) par ce petit flashback temporel :
Grace Jones période new wave, "Walking in The Rain", somptueuse :
"This is" un des titres les plus puissants du nouvel album. Vigoureuse ! L'agenda 2009 des Klaxons est bouclé
Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, c'est toujours James Ford de Simian Mobile Disco qui réalise le nouvel album (sans titre pour le moment). Un album "plus mélodique", selon les dires de Ford, "qui ne sonnera plus vraiment comme Myths Of The Near Future. L'accent sera mis sur les voix, parce que c'est vraiment leur point fort." Quand on sait qu'en décembre dernier on nous promettait un album "entre Dark side of the moon et Thriller", le résultat risque de dépoter. The Cure, récompensés pour leur génie![]() Non contente de faire l' événement en cette fin d'année avec la sortie de son treizième album studio 4:13 Dream, voilà que la bande à Robert Smith va recevoir la bénédiction suprême délivrée par l'évangile de tous les mordus de musique outre-Manche : l'hebdomadaire NME. Les Cure vont en effet être sacrés "Godlike Geniuses" (en gros, des génies dont l'œuvre se rapproche de celle du Très-Haut - toute proportion gardée bien sûr) lors de la prochaine cérémonie des Shockwaves NME Awards en février 2009. Quelques autres légendes peuvent se vanter d'avoir décroché cette couronne : New Order, Primal Scream, The Clash et John Peel, entre autres. Le leader Robert Smith a déjà réagi sur le site Internet du NME. "Ce prix est décerné au groupe, et nous en sommes tous honorés." Pour l'occasion, les Cure ont déjà concocté un mini-concert spécial qui retracera trente ans de tubes. "On se voit mal arriver sur scène et jouer uniquement notre dernier album - on est récompensés pour l'ensemble de notre carrière. On va distiller trente ans de chanson en trente minutes." Le rédacteur en chef du NME, Conor Mc Nicholas, justifie son choix en déclarant : "Les Cure n'ont jamais fait aucun compromis et ont toujours eu un énorme succès. Il sont le cœur qui tient l'indie music en vie, et sont à l'origine d'albums aussi sombres qu'étincelants." Que sa volonté soit faite. New-York 70, 80, 2008 : la génération qui tua ses idoles
Docu passionnant, mais également confrontation entre deux générations qui n'en finissent pas de tuer leurs idoles, les anciens n'étant pas forcément tendres avec les plus jeunes et vice-versa, Kill Your Idols est un film témoignage sur un mouvement trop souvent considéré comme anecdotique et qui continue pourtant d'influencer toute la sphère créative new-yorkaise des artistes sus-nommés jusqu'à LCD Soundsystem, Animal Collective ou Excepter...
Scott Crary - Kill Your Idols (DVD) |
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