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De news ! C'est frais, c'est neuf et ça sera périmé demain. A consommer très frais !

Myspace Charts, le top anti-hype ?

Posté par 2goldfish le 20.11.09 à 16:25 | tags : web 2.0, myspace, news, top

Myspace a apparement enfin appris le sens du crowdsourcing et vient de lancer "Myspace Music Charts", un top des artistes, chansons et vidéos les plus... Ecoutées ? Dans les dernières 24h ? Malheureusement, Myspace n'a rien dévoilé de sa méthodologie. En tout cas ça a l'air plus intéressant que le seul top disponible par le passé, celui des artistes qui ont le plus d'amis. Ces nouveaux charts montrent vraiment ce qui est hype en ce moment.

 

Enfin hype pour les utilisateurs de Myspace, qui en 2009 sont qui, exactement ? Des vieux pervers, des spambots et quelques musiciens ringards. Pas vraiment l'élite des influenceurs : pour ça, on se tournera plutôt vers The Hype Machine et Twitter.

 

Y-a-t-il tout de même quelque chose à apprendre des charts de Myspace ? En ce moment, le top ressemble à ça :

 

Selah Sue

The XX

Thierry Amiel

Grizzly Bear

Joyce Johnathan

 

Deux chanteuses à guitare acoustiques taillées pour cartonner à Taratata, deux groupes branchés, un ex de la Nouvelle Star. Bref, ça ne ressemble pas vraiment au top des ventes. Ca ne ressemble même à rien du tout. Clairement, ça montre surtout quels artistes ont réussi à fédérer un public dévoué, que ce soit à travers les blogs (Grizzly Bear ou The XX), les réseaux sociaux (Joyce Johnathan est une "native" de Myspace et Youtube) ou cette bonne vieille télévision (Thierry Amiel a tout de même réussi un petit exploit en retenant l'attention d'un public à la mémoire pourtant particulièrement courte. On n'a du mal à expliquer qui peut avoir envie d'écouter Selah Sue).

 

Bref, pour le coup, Myspace est à la hauteur de sa réputation démocratique : c'est la passion des fans qui fait s'élever les groupes sur les plus hautes marches de ce podium. Peu importe que vous ayez été "découvert sur Myspace", ce classement donne une bonne idée de la communauté qui vous soutient. Si vous êtes en haut, ça veut probablement dire que vous avez un vrai public et pas seulement une hype médiatique qui va retomber comme un soufflet dans un mois.




Flairs, graphisme 8 bit et humour de camionneur

Posté par Maxence le 19.11.09 à 17:48 | tags : news, électro

 

Il y a deux clips que l'on attend avec impatience à Flu'. Le premier est celui de DJ Hell (feat. Bryan Ferry) pour "U Can Dance", qui tarde à venir (janvier 2010 tout de même !) même si son teaser est visible un peu partout sur le net. Le second, et non des moindres, c'est celui annoncé de longue date, du "Truckers Delight" de Flairs !

 

Oui, Flairs, le "mighty Flairs", celui qui joue de la basse MIEUX que Prince, qui fait MIEUX l'amour que le nain de Minneapolis, qui chante MIEUX et mange PLUS de trucs que lui (!). Celui aussi, qui "se balade à L.A. dans sa bagnole en cherchant à se faire des amis un flingue à la main". Celui, pour finir, qui aime triturer de bonnes grosses "hairy balls", bref, notre pote le camionneur de l'electro routière, Flairs quoi ! Et ce clip, "Truckers Delight", un morceau instrumental qui a fait le tour des blogs dès sa parution, face B de "Better Than Prince", repris et playlisté par de nombreux DJ (Soulwax, Justice, Pete Tong), est désormais visible - et même déjà censuré par youtube (mais pas sur Playlist) !

 

Il faut dire que le gars et son équipe de graphiste n'y vont pas de main morte. S'inspirant sans vergogne du Duel de Steven Spielberg en le mélangeant avec Faster Pussycat Kill Kill de Russ Meyer, Les Fous du Volant (souvenez-vous, Satanas et Diabolo, hihihihohoho !!), y ajoutant les outrances d'un pervers otaku fan de manga Hentai et les délires les plus machistes d'un amateur de porno allemand sous viagra, le tout rendu dans un trip graphique de vidéo game typé 8 bits pour platines Sega, "Truckers Delight" fera hurler de rire les plus décomplexés d'entre vous, autant qu'il dérangera par son jusqu'au-boutisme (si si, vous verrez vous aussi à la fin), et bien... les plus décomplexés d'entre vous !

 

Reste que ce morceau est un tour de force. D'abord, c'est celui qui lança Flairs et son personnage, bien avant le single "Better Than Prince", ensuite c'est le seul entièrement instrumental de l'excellent album Sweat Symphony dont nous célébrions les mérites il y a quelques mois. Pour être anecdotique sur le dit album, il retrouve ici une seconde vie grâce à l'imagination débordante d'une équipe de graphiste fous furieux et d'une paire de remixeurs... hors pairs ! En l'occurrence, Alex Gopher et Alixander III en vacances de son duo Azari & III, réinterprétant tous les deux, cet hymne pour camioneur en manque d'amour.

 

Chapeau Flairs, tu as encore frappé, et pour un coup, c'est un coup bas ! ;)

 







''Cousins'', le premier clip du nouvel album de Vampire Weekend

Posté par Shangri La le 19.11.09 à 10:18 | tags : news, youtube, pop, usa, vidéos musicales
Les Vampire Weekend nous prouvent une fois de plus qu’ils savent maintenir leurs fans en haleine avant la sortie de leur 2ème album, Contra, le 12 janvier prochain. Après avoir diffusé sur leur site internet un compte à rebours qui annonçait la mise en ligne de leur premier single, l’excellent "Horchata", les New Yorkais preppy viennent de sortir un clip réalisé pour leur deuxième single, "Cousins". Derrière la caméra, on retrouve le jeune réalisateur anglais Garth Jennings, à qui l’on doit notamment le clip de "Coffee & TV" de Blur (vous savez, le périple de la brique de lait à la recherche d’un Graham Coxon porté disparu). Devant la caméra, les 4 garçons s’en donnent à cœur joie tandis qu’ils sont filmés d’avant en arrière dans une rue étroite par des mouvements de caméra rapides qui collent parfaitement à l’énergie punk du morceau. Vivement la suite.

 

 




Vladimir Poutine kiffe grave le hip hop

Posté par 2goldfish le 18.11.09 à 14:26 | tags : hip hop, news, youtube, rigolo

On peut dire ce qu'on veut sur Vladimir Poutine : qu'il n'aime pas trop les journalistes, les Tchétchènes ou les écologistes, mais on ne peut pas dire qu'il n'aime pas le hip hop, pour lequel il a tenu à professer son amour lors de l'emission télévisée russe "Battle For Respect". Il kiffe le "réalisme social" des rappeurs, il trouve que le graffiti ça gère et il admire les break dancers straight edge. Bien sûr, tout ce bel amour n'est pas à sens unique puisque le rappeur invité de l'emmission kiffe Poutine, "une icône, un modèle". Total respect. C'est beau et authentique comme une track de Pierre Sarkozy pour Doc Gyneco.

 

 




Pourquoi tout le monde parle du SOS de Diams ?

Posté par Myosotis le 17.11.09 à 14:59 | tags : news, hip hop, people

La sortie du nouvel album de Diam's est un événement médiatique autant que musical. Un retour réussi, pour la rappeuse, expliqué en 5 points.

 

diams au grand journal de canalDiam's a choisi d'organiser elle-même la pénurie en refusant les interviews et en n'apparaissant dans les médias qu'à ses propres conditions : 1ère séance dans X Factor, Grand Journal, apparition tardive sur la 3, Taratata et saut de puce chez Drucker pour un spécial Aznavour. C'est à la fois conséquent et trop peu pour quelqu'un qui avait multiplié, lors de sa précédente séquence médiatique, les interviews, causeries et autres manifestations. Malgré tout ça et à cause de ça, le SOS de Diams est sans conteste l'album de rap français le plus discuté de ce mois-ci (de l'année ?), devançant très nettement sur ce plan le Crise De Conscience de Kool Shen, autrement plus consistant tout de même. Si Diams est l'objet de toutes les attentions, c'est tout simplement pour les 5 raisons suivantes :

 

1. Parce que c'est une femme et qu'une femme qui rappe, en France, c'est inhabituel

On peut aligner les noms et tester ça autour de soi. Il est à parier que Diams est la seule rappeuse française connue du grand public. Qui connaît Princess Anies, Bam's, Casey, Sté ou Lady Laistee ? Si on parle de Diam's, c'est parce que "les gens" et les jeunes en particulier préfèrent généralement les chanteuses aux chanteurs (voir la Star Ac et autres nouvelles stars) et que Diams est la seule chanteuse du genre sortie du néant des musiques urbaines.

 

2. Parce que ça change de Joey Starr : aussi

Dans un univers de blanchettes où le rap reste associé aux bad boys, aux blacks à chaîne, aux bagouzes, et aux cités, l'assez peu féminin de Diams offre une alternative séduisante qui officie quelque part entre Grand Corps Malade (une telle fille ne peut pas faire de mal) et Mc Solaar (le côté délicat). Diams, et cela devrait s'amplifier, présente une image morale du rap qui gagne pas à pas du terrain avec les années. La face émergée du mouvement avec le glissement progressif du NTM via Kool Shen vers des positions plus responsables est désormais sous dominante daisy age, relatif, mais daisy age tout de même.

 

3. Parce qu'elle a soi-disant viré islam radical

diam's voileC'est l'argument médiatique n°1 qui permet aux tabloïds de faire leur beurre. Diams aurait viré intégriste d'après quelques photos parues dans la presse il y a quelques semaines. Elle porte effectivement le voile sous la casquette (étrangeté s'il en est) et a, semble-t-il, modifié sa pratique religieuse après quelques déboires personnelles (une histoire avec un homme marié notamment). SOS est accompagné par une histoire sublime (vrai ou fausse) de décadence, de princesse trompée et de descente aux enfers. La mini-séquence passée inaperçue à la Amy Winehouse de la rappeuse vedette fait son effet. J'ai des emmerdes, je rame et je me tourne vers Dieu. Je reviens en winner. Ca vous rappelle quelqu'un ? Georges W. Bush en plus petit et en chypriote. Convaincu ? Si on ne savait pas que c'était la vraie vie de Diams, on se dirait qu'elle a eu recours à un atelier d'écriture. Pour ceux qui ont craint pour sa liberté de pensée, les mentions de sa "religiosité" dans l'album sont assez discrètes. Son discours ne s'est pas changé en un discours pro-religieux ou ultramoral. Diams a juste bougé les lignes concernant les rapports hommes-femmes et condamne plus directement une certaine modernité matérialiste (un classique du rap)

 

4. Parce qu'elle ne parle pas

On n'y revient pas. Le refus de s'exprimer reste dans notre société le moyen le plus sûr de faire causer de soi. On dit : bien joué. Le discours : "je ne parle plus aux médias parce que j'ai trop donné et souffert avant, je cherche à me protéger" rappelle évidemment la rhétorique sarkozyste. C'est assez amusant, paradoxal et évident. Les victimes sont des victimes parce qu'elles sont les meilleures coupables.

 

5. Parce que son album est bon

sos, album de Diam'sC'est malheureusement le point 5 pour beaucoup mais SOS est un album de rap français assez bien torché. Diams en rajoute un peu dans le misérabilisme, chante avec un accent urbain à couper au couteau, comme si elle avait en permanence un escargot ou une couille de mouton dans la bouche, mais s'y connaît en écriture rap. Les arrangements sont soignés, les beats sont convaincants et dans la lignée de ce qui se fait de mieux dans l'Hexagone.

 

L'album lui-même embarque plusieurs chansons impeccables comme le "Mélanie" d'ouverture où Diams dialogue avec son inspiration (très bon), l'introspectif "I Am Somebody" (bien mieux que le single au demeurant). "Dans le noir" ou "Coeur de bombe" font également mouche dans des registres différents. D'une manière générale, Diams se donne ici à "coeur ouvert" comme on dit, revenant sur une période difficile de sa vie, faite de déceptions, de doutes et de souffrances. Ces moments là font généralement de bons disques : ce qui est le cas ici. On pourra évidemment épingler ces sempiternels mêmes défauts du rap français : des titres sans épaisseur ou aux textes lourdement démonstratifs comme "L'honneur d'un peuple" ou "Rose de bitume". L'un dans l'autre, Diams confirme qu'elle est une artiste majeure de cette scène-là. Elle a des choses à dire et les crache plutôt bien. Si nous vivions dans un monde parfait, on ne retiendrait évidemment que ça.

 


Diams - X Factor - les Enfants du désert

 




Gossip a explosé le public du Bataclan... les vidéos

Posté par LovelyRita le 16.11.09 à 19:00 | tags : rock, pop, live, news

...façon pop corn ! Le groupe de Beth Ditto était en concert dimanche soir au Bataclan et remet ça les 16 et 17 novembre. On y était et on vous a ramené des vidéos.

 

Passage en revue efficace, et on pourrait dire sans surprise (connaissez-vous quelqu'un qui a pu vous dire du mal de ce groupe en live ?) des deux albums de Gossip : Standing In The Way Of Control et le petit dernier Music For Men. Beth Ditto, toujours plus en forme que jamais, endosse tour à tour les rôles de diva, secouriste (quand elle distribue des bouteilles d'eau) avant de se mettre à l'aise en sous-vêtements. Extravagante au possible, c'est surtout une grande entertaineuse, dont la présence éclipse souvent celle des trois autres musiciens. En avant-goût de ces prochains concerts au Bataclan, 3 titres tournés lors du premier soir : "Dimestore Diamond", "Pop Goes The World" et "2012". On ne vous dévoile pas tout, mais hier pour le dernier morceau... Ditto a tout donné.

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Deezer se prend pour Spotify

Posté par 2goldfish le 16.11.09 à 13:11 | tags : news, music biz

Deezer vient de lancer une offre "premium" et plutôt que de vous expliquer longuement en quoi elle consiste, on vous reproduit le tableau explicatif de Deezer, puisqu'ils ont payé quelqu'un pour faire ça très bien :



Si vous êtes familier de Spotify, tout ça doit évidemment vous mettre la puce à l'oreille : Deezer tente de rattraper le logiciel suédois qui est en train de conquérir l'Europe. Les seules différences : une offre "HQ" qui permet de payer pour avoir une qualité sonore impeccable (contrairement à celle de Spotify, l'offre gratuite de Deezer est suffisamment médiocre pour justifier une upgrade) et ne plus être dérangé par la pub, et dans la version premium un logiciel pour écouter Deezer sans passer par un browser, un outil plus ergonomique selon ceux qui l'ont testé... avec l'offre gratuite de Spotify, qui reste de loin plus aboutie que ce "Deezer Desktop" très mal pensé.

 

Bref, avec cette offre Deezer ne parvient pas vraiment à rattraper son retard sur Spotify (qui propose d'ailleurs toujours un catalogue de musique plus étendu) mais la différence entre les deux offres s'est amoindrie, et Deezer peut toujours compter comme atout ses fonctions sociales et, en France du moins, sur une plus grande notoriété. Reste à voir si ça suffira dans un domaine qui est de plus en plus compétitf : après le finalement timide Google Audio, c'est au tour de Niklas Zennstrom et Janus Friis, les créateurs de Skype et de Kazaa, d'annoncer leur service de streaming gratuit. "Rdio" devrait être lancé l'an prochain, et mis à part le fait qu'il ne proposerait aucune offre gratuite, on ignore encore en quoi il se distinguera mais avec le CV de ces types, on peut s'attendre à quelques bonnes surprises.




Faisons jouer les musiciens morts

Posté par 2goldfish le 13.11.09 à 14:29 | tags : rigolo, geek, news

Nous avons tous, un jour ou l'autre révé, d'entendre les Beatles jouer "La Zoubida". Bon, ce n'est peut-être pas votre cas à vous. Ce n'est peut-être même le cas d'aucun d'entre nous. Je vous le concède. Peu importe : bientôt ce non rêve pourra devenir une réalité !

 

Vous pourriez aussi entendre Rachmaninov jouer du Rick Astley avec John Coltrane. Bien sûr, si vous n'êtes pas un psychopathe total, vous pouvez aussi imaginer des exemples potentiellement merveilleux aussi, comme Miles Davis jouant avec Jimi Hendrix, mais n'est-ce pas encore pire, quelque part ? La réponse à cette question est "non".

 

La réponse à la seule vraie question intéressante qui se pose pour l'instant c'est : grâce à un logiciel qui analyse le jeu d'un musicien pour en tirer un algorythme complexe qu'il suffit ensuite d'appliquer à une partition quelconque pour obtenir via un piano/guitare/cequevousvoulez une interprétation "dans le style du musicien" d'une justesse soi disant bluffante. La question, bien sûr, c'était "comment procéder pour faire jouer des musiciens morts ?".

 

La société californienne Zenph Studio est la responsable de ce tour de nécromancie. Elle a développé un logiciel qui prétend extraire "l'ADN" des musiciens et qui permet son clonage. Ils sont cependant encore bien loin de pouvoir réaliser nos plus grands rêves et nos pires cauchemars : ils n'ont pour l'instant extrait l'ADN que de quatre pianistes, n'ont pas fini de mettre au point la technologie pour les autres instruments et vont avoir besoin de beaucoup de temps et d'argent pour le faire. Sans parler du fait que les ayant droits des morts et leurs avocats pourraient ne pas voir tout ça d'un très bon oeil.

 

Pour l'instant, Zenph a limité l'utilisation de sa technologie à l'un de ses usages les moins aventureux et les plus respectueux : ils ont analysé des enregistrements de Rachmaninov, Art Tatum et Glenn Gould et les ont fait rejouer avec la plus grande exactitude par leur piano électronique. L'intérêt c'est bien sûr de pouvoir l'enregistrer avec une qualité sonore moderne. Le résultat est bluffant. Si on n'en est pas encore au point où les fantômes de musiciens morts vont remplacer les musiciens de studio (enfin, autrement que via un sample), ce jour pourrait venir prochainement. Bonne nouvelle ?

 

Via




Hot Chip : Take It In, le nouveau son des puces

Posté par Maxence le 12.11.09 à 15:11 | tags : uk, électro, pop, news

 

Ça gigote décidément très fort chez les puces. Hot Chip vient en effet d'annoncer la date de sortie de son prochain album, le quatrième à ce jour. C'est officiel, la parution de One Life Stand, puisque tel est son titre, est donc prévu pour le 9 février 2010 !

 

Un album qui serait, selon la maison de disque (Astralwerks et Parlophone via EMI à la distribution), "Un saut dans l'inconnu, un album qui regorge des audaces sonores qui sont la marque de fabrique de Hot Chip, ainsi que d'une intensité émotionnelle fulgurante de la première piste à la dernière." Toujours selon le label, relayé par Fact Magazine : "One Life Stand est de loin le travail le plus complet de Hot Chip à ce jour ". L'album serait aussi "Plus cohérent et plus soulfull que son prédécesseur de 2007, Made in the dark, et plus ambitieux que The Warning, nommé aux Mercury Awards et nominés aux Grammy." Pour finir, "One Life Stand établit Hot Chip dans la catégorie des groupes les plus pertinents et créatifs de notre époque." Rien que ça !!

 

Si après ça vous n'êtes pas sur les dents dans l'attente d'un tel chef-d'oeuvre... c'est que vous êtes comme nous, un peu dubitatif devant une telle avalanche de superlatifs...

 

Plus intelligemment, Pitchfork propose de se faire une idée sur le vif en écoutant un premier extrait de l'album : "Take It In", morceau plutôt sombre et rythmé. Un new wave track matîné de Bowie 80. Pas de quoi fouetter un chat, du moins jusqu'aux choeurs plutôt sympathiques, mais pas non plus un repoussoir. Verdict en février donc...

 

En attendant, Joe Goddard sort Harvest Festival , son premier album solo, dont nous reparlerons sous peu...

 

En écoute : Hot Chip "Take It In" :

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Bot'Ox : Soft Crash

Posté par Maxence le 11.11.09 à 15:24 | tags : new wave, news, électro


Il est des projets qui nous tiennent immédiatement à cœur et frappent au même endroit. C'est le cas de Bot'Ox, le duo formé du DJ/producteur/collectionneur compulsif et encyclopédie musicale vivante, Benjamin Boguet, plus connu sous le pseudonyme de Cosmo Vitelli, et Julien Briffaz, batteur et ingénieur du son, également moitié de Tekël.

 

Découvert par hasard sur myspace en 2007, à l'occasion de la sortie du très troublant et séduisant EP " Babylon By Car ", Bot'Ox compose la bande son de notre époque post-moderne en mélangeant l'ancien et le nouveau, accouchant d'une musique unique qui plaît aux aficionados des musiques électroniques comme aux vieux briscards de la new wave et du post-punk.

 

Affutée et déterminée, portée par de subtiles dérapages electronica, des guitares tantôt discrètes, tantôt foudroyantes et des attaques rythmiques dignes du meilleur Wire, période 154 ou Chairs Missing, la musique de Bot'ox semble poursuivre un but secret. Une direction que ses auteurs ont certainement capté, à rebours, dans le rétroviseur d'un vieux coupé sport ou d'une grosse et antique routière, vestige d'une époque où la route, l'autoroute (remember Kraftwerk) et les lignes d'une belle automobile, étaient un plaisir banal et non pas mortifère.

 

Bot'Ox, c'est certain, est animé de fantasmes autoroutiers récurrents. On ne peut en doter à l'écoute de "The Crash Theme" (que l'on trouvera sur la compilation DC Recordings Presents Death Before Distemper 2: Revenge Of The Iron Ferret), "Babylon By Car", "Tragedy Symphony", "Rue de l'Arsenal" ou "Drive By Shooting", sur lesquels naissent des images que l'on croirait inspirées des récits post-apocalyptiques et mécaniques de J.G. Ballard et David Cronenberg (l'obsession du Crash !, bien sûr !), mais il règne aussi une certaine douceur malsaine, une nonchalance toute rock, sur ces titres ambiguës et hors du temps, parfaits pour parcourir de nombreux kilomètres.

 

A ce titre, Blue Steel, leur nouvel EP, est exemplaire. Titre pop paradoxal, porté par la voix douce et légère d'Anna Jean du groupe néo-folk Domingo, "Blue Steel" épouse les canons de la chanson sur 3 minutes 30, format roi de la pop music : couplet refrain, mais aussi motifs synthétiques répétitifs et gribouillis électroniques métronomiques. De son côté, "Bearded Lady Motorcycle Show" est un track vicieux oscillant entre post-punk et psychédélisme, mélodique et balistique typique du Bot'ox de "Babylon By Car" ou de "Crash Them". Une équation qui rend encore plus troublant l'art de Bot'ox, à l'image de cette vidéo statique où le vestige roulant d'une ère entièrement dédiée à la route et à la consommation jusqu'à l'excès d'énergie fossile, se crashe en douceur sur des formes géométriques molles et immobiles. Un artiste contemporain "jeune et moderne" n'aurait pas fait mieux.

 

Vivement l'album!

 

 





Et l'inoxydable "Babylon By Car" :

 

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L'album de Them Crooked Vultures à écouter en intégralité

Posté par 2goldfish le 10.11.09 à 11:47 | tags : metal, youtube, rock, news

Une semaine avant sa sortie, l'album éponyme de Them Crooked Vultures est écoutable en entier sur Youtube. Le groupe étant constitué de Dave Grohl, John Paul Jones et Josh Homme, beaucoup attendaient de l'entendre avant de pouvoir faire leur top de fin d'année (on est déjà en novembre, rendez-vous compte, vous êtes en retard !) et si trois musiciens pouvaient se montrer à la hauteur de la hype qu'ils ont engendré, on se disait que c'était bien eux.

 

Dave Grohl a-t-il jamais été mauvais derrière les futs ? Josh Homme a-t-il jamais manqué de riffs décastateurs ? Et John Paul Jones n'est-il pas resté le membre le plus classe de Led Zeppelin, choisissant toujours plutôt bien ses rares apparitions depuis la fin du groupe ?

 

Le résultat de cette collaboration, on est encore en train de le digérer mais... Il faut se calmer. Ca ressemble beaucoup à une bande de vieux pros qui s'amusent plutôt bien ensemble. Ca ressemble beaucoup à Queens Of The Stone Age. Il y a Homme qui promène son falsetto au dessus de sa bonne vieille guitare barbelée, Grohl qui tape fort et juste, Jones qui ne se fait pas plus remarquer que ça, si ce n'est pour un petit solo de clavinet funky ressorti de "Trampled Underfoot" sur "Scumbag Blues". Il est trop tôt pour vraiment parler de chef d'oeuvre ou de catastrophe, de toute façon, l'album est là pour une semaine encore, le temps pour chacun de se faire un avis.

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 




20 ans après la chute du mur, Berlin, capitale de la création musicale électro

Posté par LovelyRita le 09.11.09 à 17:51 | tags : anniversaire, électro, news

berghain, club de BerlinAutour des commémorations des 20 ans de la chute du mur de Berlin et des différentes couvertures médiatiques, la ville transparaît comme l'endroit où être à l'heure actuelle. Son passé, la mutation affolante de son architecture, what else ? On vante aussi les plaisirs de la vie pas chère, des nuits berlinoises, de sa vie artistique. A Fluctuat, on rend régulièrement compte de la vivacité de sa scène musicale et en particulier dans le domaine de l'électro.

 

Interrogé il y a quelques jours suite à la pétition pour sauver la nuit parisienne, Eric Labbé, nous parlait de Berlin comme la capitale mondiale de la musique électronique. Pas une nouveauté, juste un constat évident, tant la ville a réussi à développer un environnement propice à la création musicale depuis quelques années. Berlin a donné naissance à une myriade de labels électro, les plus connus ayant quasiment tous été fondés à la fin des années 90. Dix ans (à peine) après la chute de son mur, Berlin voit ses talents électro s'activer et lui donner au hasard : Chain Reaction en 1995, Monika Enterprise fondé à la fin des années 90 par Gudrun Gut ou encore Bpitch Control, le label d'Ellen Allien.

 

Côté artistes, peut-on citer Jahcoozi, Sascha Funke, To Rococo Rot, Modeselektor ou encore Apparat ? La liste pourrait-être exhaustive. Si d'autres villes dans le monde n'ont rien à envier à Berlin côté électro (New York, Detroit...), la ville attire tout de même de plus en plus d'artistes français (et autres) à la recherche, non pas d'une inspiration, mais d'un environnement, d'un réseau et d'une liberté propres à la capitale allemande.

 

Tous à Berlin !

Fluctuat twitte de Berlin
En images : Berlin Est, la rebelle
En images : Berlin, l'effacement des traces
Entretien : Berlin selon l'écrivain Jean-Yves Cendrey

 

 




Le batteur de !!! victime d'un accident mortel

Posté par Shangri La le 09.11.09 à 15:28 | tags : cimetière, news, rock, usa

 

Gerhardt Fuchs, batteur au sein des groupes !!! et The Juan MacLean est mort hier matin, à l’âge de 34 ans. Coincé dans un ascenseur alors qu’il partait d’un gala de charité, il aurait tenté de sauter à l’étage d’en-dessous, mais est finalement tombé de quatre étages. Figure respectée de la scène de Brooklyn, les hommages se sont succédés depuis la triste nouvelle ; James Murphy, notamment, a salué l’un des plus grands batteurs qui lui ait jamais été donné d’entendre. Coïncidence macabre, c'est la deuxième fois qu'un batteur au sein de !!! meurt tragiquement : en 2005, Mikel Gius était victime d'un accident de vélo.

 

Voir aussi

Lire notre interview avec Chk Chk Chk et la chronique de leur album Myth Takes
En images : Les albums jamais sortis
En images : les morts les plus insolites




Liars : L.A. Confidential

Posté par Maxence le 09.11.09 à 10:47 | tags : rock, punk, news, usa
La rumeur enfle sur le net concernant Sisterworld, le prochain album de Liars, qui devrait sortir début 2010 chez Mute. En effet, une fois n'est pas coutume, ce mystérieux opus s'inscrit dans un concept global illustrant une "certaine idée du monde selon Liars" (remember Drums Not Dead qui nous plongeait déjà dans les méandres d'un album concept énigmatique à souhait).


Après un exercice de haute-voltige consistant à créer en étant séparé par plusieurs continents (Allemagne, Australie, Angleterre, USA), ce nouvel opus est annoncé comme enregistré pour la première fois entièrement aux Etats-Unis, plus exactement à Los Angeles, aux côtés de Tom Biller (collaborateur de Jon Brion qui s'est illustré sur les albums de Robyn Hitchcock, Evan Dando (The Lemonheads), Fiona Apple, Rufus Wainwright, mais aussi Kanye West et Beck).


Tout mystérieux qu'il peut encore être à l'heure où vous lisez ces lignes, Sisterworld s'annonce aussi comme un défi. Les membres du groupe ayant en effet déclaré qu'ils s'étaient donnés pour contrainte de rester totalement en dehors de l'influence que peut avoir Los Angeles sur les artistes, et en particulier sur les musiciens, ignorant donc le mythe L.A., son Sunset Boulevard, Venice Beach, Hollywood, le désert, Laurel Canyon, Mulholland Drive et toute la mythologie "rock" entourant la ville.


Aaron, Angus et Julian, nos trois Liars, se sont donc enfermés en studio pour créer leur propre univers, le "sisterworld". Un lieu encore bien mystérieux, isolé du monde, qui pourrait faire référence à la nature (Gaïa ?) au vu des petits clips présentant l'album sur le site officiel, mais rien n'est moins sûr, les Liars n'étant jamais là où on les attend comme on a pu le constater sur l'étourdissant Liars, album éponyme de 2007.

 

 


Toujours est-il que le projet s'annonce encore une fois excitant, Los Angeles étant la ville de tous les excès du rock, et son impact non négligeable sur les artistes, comme l'attestait il y a peu Jimmy Tamborello de DNTEL et Figurine, qui avouait quand je l'interrogeais sur l'influence de la ville : " L.A. est une ville piège. Il est facile d’y entretenir des rêves de gloire et d’argent facile et on peu vite perdre espoir en la sincérité des gens et de l’art. L.A. peut être un endroit dur à vivre, faire de la musique peu aider, mais il ne faut pas oublier comme il est dangereux de se laisser influencer par l’image de la ville dans laquelle on vit. J'ai des amis à Los Angeles qui ont complètement perdu de vue ce qui était réellement important pour eux en matière de créativité et de sensibilité, et qui ne pensent plus qu’au profit, ou à une forme de réussite qui s'avère souvent vaine et vous détruit. "


Des sirènes auxquelles les Liars ont décidé de ne pas prêter l'oreille semble-t-il. Courage, les gars, on est avec vous !

 

Voir notre interview vidéo avec Liars
Lire la chronqiue de Liars




Jacno : Disparition d'un (éternellement) jeune homme chic

Posté par Maxence le 08.11.09 à 12:52 | tags : news, cimetière, rock, punk

 

Jacno est mort hier, des suites d'un cancer.

 

Triste nouvelle, surtout après la mort de Bashung, un artiste avec qui Denis Quilliard (pour l'état civil) partageait de nombreux points communs, obsessions et addictions. Bon vivant à sa façon torturée, Jacno ne faisait pas partie des frileux qui renonçaient à ce qui faisait son personnage et son art. Personnage discret par nécessité, Jacno était de ces artistes avant-gardiste, constamment tiraillés entre les contradictions, résultat d'une vie passée à surfer sur les extrêmes, entre punk rock et pop, synthétiseurs et guitares, Gauloise et pinard, Elli & Jacno.

 

Jacno était surtout un esthète, de ceux qui font de leur vie, même bancale, une oeuvre d'art. Pionnier de la première vague punk, il fonde les Stinky Toys en 1976, aux côtés d'Elli Medeiros. 1976 ! Rendez-vous compte ! Dans la France de Giscard ! En 1979, il sort Jacno, un mini-album six titres dont on pourrait dire a postériori qu'il est emblématique de toute une époque. Croisement des "Novö Visions" d'Yves Adrien et des sorties de "Nightclubbing" d'Alain Pacadis. Partagé entre la pop autoroutière de Kraftwerk et les comptines électroniques d'un Jean-Jacques Perrey, Jacno, l'album, et surtout "Rectangle" morceau ligne claire par excellence, annonce la new wave avec 2 ans d'avance.

 

Contrairement à ce que son invisibilité laissait croire, Jacno fut très occupé de la séparation des Stinky Toys à aujourd'hui. Quand son duo avec Elli prend fin, il travaille en solo (7 albums au compteur) ou avec de nombreuses figures de la chanson française, en tant que musicien ou producteur. Toujours classieuses, ses collaborations vont de Daho à Lio, en passant par Françoise Hardy, l'égérie 80 Pauline Lafont, Mathématiques Modernes, Daniel Darc, Les Valentins et Jacques Higelin. L'ex miss France, Mareva Galanter fut sa dernière égérie, juste avant que le crabe ne le ronge jusqu'aux os (qu'il avait fins). Son dernier album, Tant De Temps, date de 2006.

 

Avec la disparition de Jacno, dandy nucléaire, c'est toute la génération novö qui est aujourd'hui en deuil, celle d'Etienne Daho, des Rita Mitsouko, d'Yves Adrien, du Palace et du Rose Bonbon... Le dernier des jeunes hommes chic, celui pour qui Jean-Charles de Castelbajac avait dessiné un costume de scène en 1985, s'en est allé.

 

 

 

 




Une pétition pour sortir la vie nocturne parisienne de son sommeil

Posté par LovelyRita le 04.11.09 à 16:01 | tags : électro, news

Paris, Paris, ville lumière, ville de café et villes musées. Si la capitale continue à attirer des touristes et des événements culturels (concerts, expositions, festivals), nombreux sont ceux qui ne font font plus la fête à Paris, mais à Berlin ou Londres. Pour alerter le public, les autorités et rattraper le retard de Paris sur les autres capitales européennes, une pétition (Paris, quand la nuit meurt en silence) à été mise en ligne.

 

Combieux d'entre nous sont allés, le temps d'un week-end, profiter des nuits barcelonaises et des clubs qu'offraient des capitales comme Londres ou Paris ? Envie de changer d'air, oui, mais force est de constater que nous ne faisons plus la fête à Paris. Le week-end, on a vite fait le tour entre le Point Ephémère, la Java ou le Rex Club. La Flèche d'Or, par chance, réouvrira en novembre 2009 mais il y a en moyenne 200 fermetures administratives (provisoires ou définitives) de lieux de vie nocturne par an (qui touchent en priorité des espaces dédiés aux musiques actuelles). Suite à la fuite des fêtards dans les autres villes européennes, des djs et autres professionnels de la nuit, face aux contraintes structurelles et juridiques, les associations Technopol, Plaqué d'Or et le disquaire My Electro Kitchen ont lancé en ligne le 19 octobre une pétition pour tenter de sauver ce qu'il reste de la vie parisienne by night. Succès pour la pétition, qui recueille, en moyenne 1000 signatures par jour et qui a atteint 10 000 signataires. Professionnels du milieu de la nuit, dj, propriétaires d'établissements, clubbeurs, amateurs de musique... les messages de soutien ou simples commentaires affluent sur la page facebook dédiée.

 

Si les auteurs de la pétition soulignent les fermetures administratives régulières (Flèche d'Or, le Batofar, la Miroiterie...), ils expliquent aussi cette situation par un contexte sécuritaire général, qui touche tant Paris que d'autres villes en France. Eric Labbé de My Electro Kitchen explique en détails l'impasse actuelle dans laquelle se trouve Paris et les solutions envisagées pour redorer le blason de sa vie nocturne... lire notre interview.

 




Fluctuat arrive sur l'iPhone

Posté par LovelyRita le 03.11.09 à 11:36 | tags : flu, geek, news

Flu toujours dans ma poche et dans mon iPhone. Oui, Fluctuat débarque sur l'App Store avec une application gratuite spécialement conçue par nos soins et pour les utilisateurs d'iPhone. Au menu : le zapping télé, les radios, les diapo et les news des blogs.

 

Cette application plaira à ceux qui veulent, en un coup d'oeil, avoir un aperçu de l'actu culturelle à chaud : news du blog musique avec les dernières découvertes, les sorties d'albums et encore plus. Musique, mais pas que, puisque vous pourrez aussi retrouver l'actu en ciné, livres et société.

 

En plus de la saine lecture, Fluctuat propose aussi un zapping télé à ceux qui ne la regardent pas. En deux minutes et à portée d'iPhone, le zapping de Flu, c'est l'outil idéal pour capter ce qui secoue l'écran cathodique et vos collègues à la machine à café. A voir aussi, nos diaporamas : Les personnages des Simpson et leurs petits secrets, Les gestuelles de guitariste les plus drôles, Les cinéastes les plus barrés ou Les tombes de stars.

 

Enfin, après en avoir eu pour vos yeux, soignez vos oreilles avec nos radios thématiques (Radio Pop Rock, Radio Electro, Radio Reggae...). Derniers arrivages : The Drums, Django Django, Health, Fuck Buttons, Yacht, Antipop Consortium, Julian Casablancas...

 

 

 Votez pour l'appli de Flu et donner votre sentiment sur I-tunes ou ci-dessous dans les commentaires, nous sommes à votre écoute pour améliorer le service 




DJ hero, l'anti-héros de la musique ?

Posté par 2goldfish le 02.11.09 à 10:18 | tags : news, geek, music biz
 

Il y a un an, on écrivait partout que Guitar Hero et Rock Band allaient sauver l'industrie de la musique. Exactement comme le marché des sonneries de téléphone allait la sauver dix ans plus tôt. Guitar Hero 3 avait cartonné, et les sorties de Rock Band 2, Guitar Hero 4, Guitar Hero Metallica, Guitar Hero Aerosmith et Guitar Hero Patrick Bruel promettaient de marcher tout aussi bien et de fournir une nouvelle source de revenus intarissable. Curieusement, le marché a vite saturé et seul Beatles Rock Band a réussi à secouer un peu le cocotier.

 

Aujourd'hui Activision, le développeur de Guitar Hero, espère redonner un coup de fouet au marché avec DJ Hero. Ca devrait marcher, puisque la recette est la même que pour Guitar Hero : on prend un jeu qui cartonne depuis des années au Japon (ici Beatmania) et on l'adapte aux goûts occidentaux, ce qui veut dire obtenir les droits de tas de chansons et faire travailler des DJ connus comme Daft Punk, DJ Am ou DJ Shadow sur des mixes au potentiel de crossover énorme genre Rihanna vs. Motörhead ou Beastie Boys vs. Queen. L'attaché de presse assure aussi que tout le monde de David Guetta à Eminem se fende d'une déclaration pro-DJ Hero et l'affaire est dans la poche, non ?

 

Apparement, non ? Avec des chiffres de pré-commandes décevants, les projections de vente d'ici la fin de l'année ont été réduites de plus de 50%. Il faut dire que le pack jeu + platine de mixage en plastique coûte une centaine d'euros et qu'aussi bon que soit DJ Hero, ceux qui ont déjà deux guitares et une batterie en plastique qui prennent la poussière dans leur cave vont avoir du mal à se motiver pour sortir à nouveau le porte feuille. Mais qui donc va se charger de sauver l'industrie de la musique à sa place ? En attendant, le jeu aura au moins eu le mérite de nous donner quelques mixes pas trop mauvais.

 

 

 

 




Battles et Four Tet à Paris pour la dernière soirée Warp20

Posté par LovelyRita le 30.10.09 à 14:56 | tags : label, électro, agenda, anniversaire, live, news, vidéos musicales, youtube

Warp a fêté ses 20 ans cette année, à renfort de sorties et de soirées à travers le monde. Pour clôturer les célébrations, le label anglais organise une dernière et très belle soirée le 8 décembre à l'Elysée Montmartre avec au line-up : Flying Lotus, Nice Nice, Four Tet et excusez du peu Battles.

 

Warp20, c'est une année entière de festivités qui a animé les grandes villes d'événements mêlant musique, art et vidéo. On a eu droit à de grosses soirées à Sheffield (ville du label), Tokyo, Londres, New York et Paris (en mai à la Cité de la Musique) et à la sortie cet automne de la Warp 20 Box Set, coffret rétrospectif. Du côté de Fluctuat, nous avons également proposé notre rétrospective des meilleurs clips de Warp.

 

Pour mettre un terme à cet annivesaire, une toute dernière soirée est organisée à Paris, ça sera le 8 décembre et à l'Elysée Montmartre. Au programme de Pure Warp le math-rock de Battles dont le single "Atlas" fait partie du top 20 des meilleurs titres du label (voir le classement complet), Flying Lotus le producteur hip hop, l'électro exigeante de Four Tet et Nice Nice à découvrir ci-dessous avec le clip de leur titre "Pulp". A noter que Battles est actuellement en studio pour donner un successeur à Mirrored, probablement pour la fin 2010.

 

 

Voir l'événement sur Facebook



Comment l'industrie du disque extorque les internautes

Posté par 2goldfish le 29.10.09 à 17:16 | tags : music biz, news


Le site Torrentfreak a récemment mis la main sur un powerpoint de présentation de Digi-Rights Solutions, une entreprise allemande qui propose aux détenteurs de copyright en Allemagne et au Royaume Uni de "défendre leurs droits" en employant des méthodes pour le moins discutables.

 

Dans le powerpoint, les gens de DRS expliquent qu'ils ont développé un logiciel qui repère de façon automatique les téléchargments illégaux et envoit une demande de paiement au pirate présumé. Ce paiement s'élève à 450€ par fichier. 25% des internautes contactés prendraient peur et paieraient sans poser de question. DRS garde 80% de l'argent collecté ainsi, reversant le reste (90€) à ses clients. DRS promet de contacter 5000 internautes par mois et par titre et de rapporter ainsi 112 500€ à chaque client, soit l'équivalent de ce qu'ils gagneraient en vendant 150 000 titres sur iTunes.

 

Tout ça est dans la présentation envoyée aux professionnels de l'industrie : DRS explique clairement qu'il y a plus d'argent à se faire en poursuivant les fraudeurs qu'en vendant légalement de la musique. Bien sûr, cette pratique a un nom, on appelle ça de l'extorsion. C'est comme si un disquaire laisssait ses clients partir sans payer pour ensuite envoyer chez eux deux porte flingues qui vous feraient vider votre compte en banque. C'est illégal, mais ça n'empêche pour l'instant pas DRS de voir son business fleurir dans deux pays européens, et ils ne seraient pas les seuls à pratiquer, parait-il.

 

Et à votre avis, quel pourcentage de l'argent extorqué va aux artistes ? Sans trop s'avancer, on parierait sur quelque chose entre nib et peau d'zob.




Bye Bye Bayou : LCD Soundsystem s'offre une reprise d'Alan Vega

Posté par Maxence le 29.10.09 à 09:40 | tags : cover, news, électro, funk
lcd soundsystem

 

" J'ai une relation malsaine avec les paroles de James Murphy. Je peux déclarer sans honte que je suis capable de réciter ses textes par coeur et j'affirme que chaque piste de LCD Soundsystem est capable d'aliéner toute personne qui s'y intéresse (en gros tout le monde). J'ai presque pleuré de joie quand Murphy a annoncé qu'il travaillait sur son nouvel enregistrement, et j'ai sangloté à nouveau quand j'ai su que sa première sortie serait une reprise d'un morceaux du premier album d'Alan Vega, qui est pour moi l'un des plus influents artistes de tous les temps ".

 

Voilà en quelques mots ce que déclarait il y a peu un blogger anglais sur son site. On ne sait pas ce qu'Alan Vega lui-même a pensé à l'annonce de la sortie de "Bye Bye Bayou", titre issu de son premier album solo éponyme de 1980 et premier single à paraître le 7 novembre, qui annonce la sortie en mars 2010 du prochain LCD Soundsystem, mais on ne peut que partager l'enthousiasme un peu bitchy du critique amateur britannique. James Murphy nous donne bel et bien des orgasmes auditifs !

 

Alors c'est peu dire que l'on attendait ce morceau, un morceau, n'importe quel morceau, pourvu que James Murphy, "The Murph", nous donne notre content de rythmes à la fois robotiques et nonchalants, de textes ironiques et de références à toutes les musiques qui nous font vibrer, du disco au krautrock en passant par le post-punk et le punk-funk.

 

Avec ses presque 8 minutes hypnotiques, son rythme ultra-répétitif, son texte annoné d'une voix éteinte et ses effets spéciaux inquiétants ("woof, woof, woof" font les hélicoptères), "Bye Bye Bayou" semble vouloir incarner la quintessence du "Soundsystem de LCD" version 2009, et il existe un mot pour ça : addictif ! "Repetition, repetition, repetition, the only way to transcend life and reality", comme je l'écrivais il y a peu sur Facebook (et oui, moi aussi, rrmhmmh, mais passons...), soit tout ce que l'on aime chez ce groupe et qui nous fait déjà saliver en pensant à l'album à venir.

 

En attendant, après une offre de téléchargement gratuit proposé par Murph' lui-même sur le site officiel du bonhomme (et malheureusement rapidement épuisée puisqu'initialement limitée à 200 downloads), il est à nouveau possible de trouver le titre en mp3 de bonne qualité puisque le leader maximus de LCD Soundsystem l'a proposé au webzine Pretty Much Amazing, for free ! Enjoy !

 

En écoute en streaming : "Bye Bye Bayou" par LCD Soundsystem.

Téléchargez Flash Player pour lire cette vidéo

 




Excepter, un DVD et une poignée de remixes

Posté par Maxence le 28.10.09 à 17:07 | tags : électro, vidéos musicales, news

 

Cela faisait un petit moment que l'on n'entendait plus parler des New Yorkais allumés d'Excepter, le groupe free-form électronique mené par le quasi-gourou John Fell Ryan.

 

De retour fin 2009 sur Paw Tracks, le label de Panda Bear, ceux-ci annoncent la parution d'un nouvel EP doté d'une magnifique pochette, Black Beach. L'intégralité de cette oeuvre (car c'en est une) inclut un DVD présentant une performance du groupe réalisée en plein air à Big Sur (lieu mythique de la culture beat et alternative US en général, depuis plus de 50 ans) produit par Harrison Owen. Des bonus vidéos présentent également un concert complet d'Excepter à Los Angeles.

 

La bande son du DVD sort séparément en vinyle édition limitée, le tout étant accompagné d'une étrange vidéo dont on ne sait pas vraiment s'il s'agit d'un teaser pour présenter l'ensemble de cette production iconoclaste ou d'un vrai clip. "Castle Moro", premier morceau issue de Black Beach, est un mélange typiquement "Excepterien" d'ambient rampant, de field recordings zarbis, de rythmes profondément hypnotiques et de transe immobile. Mais l'ensemble est porté, cette fois, par une apaisante ambiance post-estivale. A la fois zen et solitaire, "Castle Moro" évoque un souvenir de vacances mélancolique, une épave de musique abandonnée sur la plage par un musicien fatigué, un état que soulignent merveilleusement les images du groupe dans un esprit do-it yourself bienvenu en ces temps de surenchère d'effets spéciaux et de néons rutilants.

 

 

 

D'un autre côté, Excepter reste toujours aussi imprévisible avec la sortie simultanée d'une poignée de remixes explosifs, dont un de JG Thirlwell alias Foetus, un autre de Jack Danger (Meat Beat Manifesto) et pour finir, cerise sur le space-cake, de Chris Carter et Cosey Fanni Tutti, un symbole vivant et une égérie, pionniers de la new wave, tous deux désormais quinqua (héé oui) des fameux C.T.I., Chris & Cosey, et surtout Throbbing Gristle.

 

La vidéo de "Shot Ring" issue de Debt Dept en désappointera plus d'un. Il faut bien attendre 1 minutes et demi pour retrouver un peu d'Excepter dans ce gloubiboulga techno indus, mélangeant l'electro post-acid house fleurant bon la rave des 90's et l'inclassable dub-rock industriel du combo de Brooklyn. L'ensemble est bien évidemment bizarre, tout comme les sont Carter et Cosey. Leur rencontre avec les foldingues d'Excepter ne pouvait donner que quelque chose qui le soit plus encore.

 




Rammstein joue à Dick in a Box

Posté par 2goldfish le 28.10.09 à 13:50 | tags : rigolo, metal, rock, news

Le toujours très fin groupe de métal allemand Rammstein (leur nouveau single, "Pussy", sort accompagné d'un clip interdit aux moins de 18 ans) a décidé d'offrir à ses fans les plus fortunés quelque chose de spécial dans la version deluxe de leur nouvel album Liebe Ist Für Alle Da : un CD bonus, bien sûr, mais aussi des menottes et... des reproductions en plastique des sexes de chacun des membres du groupe, ainsi qu'une bouteille de lubrifiant au cas où vous n'auriez pas seulement envie de les contempler.

 


 

Le coffret coûte 275 euros et n'est disponible qu'en quantité très limitée. Il n'en reste que 7, alors si vous hésitez, n'hésitez pas trop longtemps, c'est sans doute une occasion unique de mettre la main ou ce que vous voulez sur ces futurs objets de collection. Et puis le fabricant précise aussi que le coffret contient plein de surprises. On n'ose pas imaginer. On n'ose même pas plaisanter. Rammstein, c'est vraiment un groupe qui fait peur.




Julian Casablancas au Tonight Show, la sortie pop du leader des Strokes

Posté par LovelyRita le 28.10.09 à 11:42 | tags : news, vidéos musicales, rock, usa, pop

Après Albert Hammond Jr, Fabrizio Moretti et Nikolai Fraiture, voilà que Julian Casablancas, leader des Strokes, se met aussi à l'aventure solo avec la sortie de son premier et très attendu album, Phrazes For the Young, le 2 novembre. En extrait vidéo, "11th Dimension", 1er single, interprété sur le plateau de Conan O'Brien.

 

Les 8 titres de l'opus circulent déjà sur le net et Casablancas sera de passage au Bataclan (Paris le 8 décembre). Le chanteur entame aussi en novembre une résidence Downtown Palace Theatre à Los Angeles et était hier soir sur le plateau du Tonight Show présenté par Conen O'Brien sur NBC. Alors que l'album des Strokes devrait, selon le groupe, devrait voir le jour courant 2010, Casablancas explore en 2009 son côté pop à l'image de ce premier single. Des guitares moins présentes au profit de claviers et boites à rythme, le tempo s'emballe moins que sur un opus du groupe, mais le phrasé traînant de Casablancas est toujours là.

 




Le malaise de Morrissey inquiète

Posté par Myosotis le 27.10.09 à 09:42 | tags : news, pop, uk

Le roi de la pop anglaise a mis à nouveau un genou à terre. Alors que nous nous inquiétions déjà, il y a quelques mois, de l'état de santé de Morrissey, celui-ci, après une demi-douzaine d'annulations au printemps, avait pris un peu de repos pour, pensait-il, redémarrer en pleine forme son interminable tour du monde des Arenas, Ballrooms, Zénith et autres salles capitales. Après Years Of Refusal l'année dernière, l'ancien chanteur des Smiths, démarrait le 23 octobre une tournée anglaise sensée propulser sa nouvelle compilation, l'excellente Swords, en tête des charts anglais.

 

Malheureusement, et après une seule date et un concert que les fans ont trouvé décevant (Morrissey en petite voix, une setlist comme souvent contestée et offrant assez peu de surprises, un entrain écorné, un son médiocre mais de jolis jeux de lumière !), Morrissey s'est écroulé pendant son concert de Swindon. La vidéo du malaise est assez spectaculaire. Morrissey entre sur scène, souhaite une bonne soirée aux convives avant de se lancer dans un "Charming Man" affreux. Alors que la chanson s'achève, il s'avance sur le devant de la scène, vraisemblablement pour serrer quelques mains, et s'effondre lourdement.

 

La suite est dramatique : hospitalisation, rumeurs alarmistes pour que finalement un communiqué rassure la fandom. Morrissey souffrirait (à nouveau) de difficultés respiratoires, dont on ne connaît pas bien la gravité. Sorti le lendemain, il a annulé une nouvelle date mais pour le moment pas différé ses concerts londoniens. Après la campagne difficile du premier semestre, ce nouvel incident laisse planer les pires doutes sur le reste de la tournée qui devait repasser par la France en novembre. A 50 ans, Morrissey est-il encore capable de soutenir le rythme imposé par ses tourneurs ? A-t-il vraiment récupéré ? Ces incidents cachent-ils un mal plus sérieux qui mettrait en danger la suite de la carrière scénique du King of Mope ?

 

Habitué à se relever quand on ne l'attend pas et à se nourrir de l'adversité, il est probable que le Moz mettra bientôt tout le monde d'accord. La transparence n'étant pas son fort, gageons qu'il saura apporter des éléments de réponse au sceptique sur la scène du Royal Albert Hall qui l'avait vu renaître en 2002. "Losing in front of your homecrowd, you wish the ground would open up and take you down", chantait-il sur le sublime "Boxers". A Swindon, on y était presque.

 

Le malaise de Morrissey





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