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Derrière la musique, la loi. La dure, la vraie, plus ou moins surréaliste. Zoom sur la face politique de la musique :

En images : Controverses et hip hop français, une longue histoire

Posté par 2goldfish le 20.10.09 à 15:05 | tags : politique, hip hop

Frédéric Mitterrand qui réagit à la dernière vidéo de Morsay, ça n'a rien de nouveau. Le hip hop français a régulièrement fait l'objet de nombreuses controverses, rappels historique et en images des plus grandes polémiques du hip hop français.

 

D'un côté un rappeur (Morsay) qui provoque, d'un autre un politique (Frédéric Mitterrand) qui a besoin de faire parler de lui. Dans le cas Mitterand, bien sur, on parle déjà de lui, mais il voudrait bien qu'on parle de lui pour autre chose, et quoi de mieux pour rassurer l'électorat de droite que de s'attaquer à un rappeur ?

 

Pour Morsay aussi, c'est tout bénéf. On l'avait déjà inclu dans notre diapo des polémiques du hip hop français avec une vidéo de son collectif Truand 2 la galère. Sauf que c'était pour rire, on n'imaginait pas que quelqu'un  leur accorderait un quelconque crédit. Maintenant, pourtant, la police et le ministère prennent l'affaire au sérieux, alors les médias, du moins ceux qui ne sont pas trop occupés à comploter contre Jean Sarkozy, vont leur emboîter le pas et expliquer pourquoi on doit avoir peur de Morsay, de son autotune cheap et des ses vidéos filmées avec un mobile. L'histoire se répète sans cesse, et même (ou plutôt surtout) si sa vidéo est interdite, Morsay va finir avec un vrai contrat sur un vrai label, on peut le parier. C'est un bel exemple de cross promotion.

 

La polémique et le hip hop français vont main dans la main depuis une vingtaine d'année, et il n'y a aucune raison que ça s'arrête. Regardez simplement la liste qu'on a déjà dressée, en attendant qu'elle s'allonge.

 

 

polémique hip hop morsay

 




Frédéric Mitterrand s'indigne contre le nouveau clip de Morsay

Posté par LovelyRita le 20.10.09 à 12:13 | tags : politique, hip hop, news, youtube

Après avoir pris la défense, cet été, du rappeur OrelSan, Frédéric Mitterrand part en guerre, cette fois contre Morsay, du groupe Truand 2 La Galère. C'est le clip de son titre "J'ai 40 Meufs" qui a valu au ministre de la Culture une prise de position sur cette vidéo qu'il juge "intolérable". Une polémique, une de plus, dans le milieu, à ce sujet rappel des faits marquants avec les polémiques du hip hop français.

 

morsay, polémique avec Frédéric MitterrandLa formation rap Truand 2 La Galère est déjà friande des clashs et autres polémiques, elle n'est d'ailleurs connue que pour le buzz de ses propos mysogynes et violents, beaucoup moins pour ses disques. Truand 2 La Galère avait déjà insulté les internautes via une vidéo postée sur Youtube.
Depuis la semaine dernière, c'est la vidéo de "J'ai 40 Meufs" qui mobilise la classe politique. Vendredi dernier, c'est le Syndicat National des Policiers Municipaux qui s'est insurgé contre cette vidéo qui met en scène Morsay et sa bande, armés, mimant des coups de feu et tenant, entre autre, les propos suivants : "J'ai 40 meufs et j'ai toujours la dalle, c'est Morsay j'nique la police municipale". Le SNPM a tout simplement réclamé le retrait immédiat de cette vidéo des plateformes vidéo ainsi qu'une poursuite judiciaire. Dimanche, ce fut au tour de Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP, de prendre position dans cette affaire en déclarant qu'il s'agissant d "une suite de propos répétés violents, misogynes et homophobes".

 

Hier c'est le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, qui a annoncé que la "liberté d'expression ne doit pas être le prétexte à des dérives incitant à la haine ou à la violence". Il appelle à présent "au sens des responsabilités des dirigeants de radios, de chaînes de télévision et de sites internet (...) et aux internautes, pour qu'ils ne cautionnent, ni n'encouragent de tels excès". Mitterrand réagit, donc après le SNPM et l'UMP, et au grand étonnement de certains qui l'avait vu défendre, au début de l'été, le rappeur OrelSan, accusé par la classe politique toute entière de propos mysogynes. Pour rappel, OrelSan avait été mis sur le bûcher pour les paroles de son titre "Sale Pute", Mitterrand avait à l'époque déclaré : "Orelsan exprime le dépit amoureux, avec des termes qui ne sont pas les miens, moi je ne parle pas exactement la même langue, mais il a tout à fait le droit de l'exprimer". S'il avait passé l'éponge sur le rappeur originaire de Caen à l'époque, Mitterrand ne lâchera sûrement pas celui du 95 pour le cumul de propos contre les forces de l'ordre, mysogynes et incitant à la haine.

 

 







L'audio d'Obama qui parle de Kanye West ''le crétin''

Posté par Edouard le 16.09.09 à 10:52 | tags : rigolo, people, usa, politique

La rumeur balancée mardi est donc confirmée. Le site people TMZ a dégoté l'audio du commentaire lâché en “off” par Barack Obama à des journalistes américains au sujet de l'intervention de Kanye West lors des VMA awards. L'un deux, Terry Moran d’ABC, avait balancé l'info sur Twitter, avant de devoir le supprimer face au tollé médiatique.

 

"Je pense que c'était vraiment inapproprié", balance le président avant d'être interviewé. "Elle remporte un prix, qu'est-ce que tu viens faire là ? C'est un jack ass (crétin)". Rires des journalistes. Et Obama qui s'inquiète gentiment de l'impact de sa petite phrase. "La dernière fois, c'était le truc de la mouche". "C'était bon pour vous, vous êtiez passé pour un ninja", rétorque quelqu'un dans l'assistance.

 

Déjà devenu la risée du web depuis dimanche, cible de mèmes en tous genres, Kanye West devient donc un sujet moquerie pour le locataire de la Maison Blanche. Obama est-il allé trop loin en participant au lynchage du rappeur ? Les lecteurs de TMZ approuve eux le commentaire présidentielle à 92% (sur plus de 360 000 votants).

 




Tunez les infos avec AutoTune The News

Posté par 2goldfish le 05.09.09 à 10:23 | tags : politique, rigolo, youtube, hip hop

Le crédo d'Autotune The News : tout sonne mieux avec autotune. Une affirmation qui semble suspecte mais que leurs vidéos d'info remixées ne démentent pas. Il faut dire qu'ils choisissent bien leurs cibles : ce n'est pas le discours version autotunée de Joe Biden, vice président américain, qui va soufrir d'un petit remix R&B façon T-Pain.

 

Si on cherche un peu, il y a peut-être même un sens à ce détournement comique, peut-être un commentaire sarcastique sur la mise en scène des sentiments dans les news médias américains. Avec une double couche d'ironie post moderne quand on finit par réfléchir à la façon dont les voix robotisées sont aujourd'hui utilisées pour ajouter de l'émotion bien sirupeuse à des voix banalement humaines. Est-ce un excès de sentimentalité dans les médias qui fait qu'aujourd'hui on est plus ému par un robot que par un homme ?

 

 

 

 




Du métal à l'Assemblée Nationale

Posté par Carter le 15.04.09 à 11:15 | tags : metal, politique, rigolo

Parler de musique extrême dans l'hémicycle sans qu'on entende les mots "profanations de tombeaux" ou "dangereux sataniques" est un phénomène peu commun.

 

C'est pourtant ce qu'a choisi de faire le député socialiste Patrick Roy le 11 mars dernier. La loi Hadopi était alors en discussion et le député a choisi de montrer la méconnaissance des pratiques musicales dont faisait preuve Christine Albanel. Exhibant le magazine Rock Hard, il cite entre autres Gojira, Mastodon et Satyricon en lui adressant cette pique fort sympathique : "des groupes que, j'imagine, vous connaissez parfaitement madame la ministre..."


La vidéo date un peu maintenant, mais il est toujours bon de se rappeller (ou de découvrir) que l'on a aussi des politiques qui comprennent le monde qui les entoure.

 

Intervention métallique de Patrick Roy dans l'hémicycle

 

Rappelons que le vote de la loi Hadopi a été repoussé à fin avril où elle sera réexaminée par le Sénat et par l'Assemblée Nationale. Peut-être qu'organiser un bon pogo à la place du vote à main levée serait-il plus judicieux ?

 

Vous pouvez retrouver l'ensemble de l'intervention de Patrick Roy ici

 

Voir aussi
- suivre l'aventure Hadopi sur le blog société




Sale Pute, le faux procès d'OrelSan

Posté par Carter le 09.04.09 à 16:45 | tags : politique, hip hop, news

Il y a parfois des informations que l'on fait exprès d'éviter tant la lassitude de devoir traiter un sujet ridicule nous envahit. Et voilà deux semaines qu'un vent de polémique archaïque souffle sur le nom d'OrelSan. Sa présence au Printemps de Bourges aurait réveillé les mâchoires des réactionnaires butés.

 

Le motif ? Le rappeur caennais a écrit il y a deux ans un morceau où il expliquait la haine que lui inspirait le fait de s'être fait tromper. Pour exprimer l'intensité de sa déception amoureuse, il allait jusqu'à imaginer des morts atroces pour son ex-aimée. Un thème romantique classique qu'il a l'outrecuidance de traiter avec son langage expressif. D'où polémique.



Dans son délire imbécile, la région Centre a menacé le Printemps de Bourges de supprimer une partie des aides pour les prochaines éditions si le rappeur n'était pas déprogrammé. Fort heureusement pour l'humanité (tant qu'à politiser le débat autant y aller franco), les organisateurs refusent de céder à ces pressions.



On ne s'amusera pas à sortir des paroles de leur contexte comme ses détracteurs l'ont fait pour appuyer leur propos. Et on ne diffusera pas non plus le clip de "Sale Pute" sur ce blog. Car le morceau était bien innocent avant que l'on ne l'expose bêtement pour le condamner. Ceux qui, comme nous, le connaissait depuis longtemps, en rigolait et n'y voyaient aucune source de problème sociétal majeur. On se disait tout au plus "oh, il y va fort ".

 


On peut comprendre que cela choque les oreilles non averties, mais interpeller son public n'est-il pas le rôle d'un artiste ? Malheureusement certains préfèrent aboyer plutôt que de penser. C'est bien dommage, car si l'on s'en tient à leur raisonnement, autant brûler tous les albums de Gainsbourg pour les paroles de "Lemon Incest". Cerise sur le gâteau, ce morceau ne figure pas sur son seul album Perdu D'Avance et OrelSan a même clairement dit qu'il ne le jouerait pas en live. Ses détracteurs sont donc triplement stupides :

 

1 : Ils lui font une pub monstre et lui donne un statut de provocateur, ce que la qualité de sa musique ne lui permettrait normalement pas.

2 : Ils perdent du crédit et n'aident vraiment pas à prendre en considération les problèmes pourtant encore vivaces des femmes dans la société.

3 : Ils me font perdre mon temps à devoir écrire cette news.


Aussi je vais arrêter les frais et laisser la parole à OrelSan, qui a dû récemment faire une explication de texte aux censeurs ayant oublié leurs cours de français de seconde :


OrelSan - All Apologies
Lire aussi
- Mongrel est dans la place : politique et hip hop
- We Made You, le retour d'Eminem en clip



Bono et U2, évadés fiscaux

Posté par 2goldfish le 01.04.09 à 18:14 | tags : people, politique, news

Il faut remercier David Sharrock, correspondant irlandais au Times, pour avoir enfin obtenu de Bono qu'il s'exprime sur un sujet que tout le monde semble soigneusement éviter quand il l'interviewe : l'évasion fiscale. Depuis qu'en 2006, l'Irlande a mis un plafond à 280 000 euros à l'exemption d'impôt sur le revenu accordée aux artistes, U2 paye ses impôts en Hollande où le groupe est moins taxé. On dira ce qu'on veut des autres évadés fiscaux comme Johnny Hallyday mais au moins il ne passe pas son temps à donner la leçon aux gouvernements du monde sur la manière de dépenser leur argent. Si on se permet d'avoir un avis sur les impôts, la moindre des choses c'est d'abord de les payer.

 

Bono n'est pas exactement d'accord : "Je comprends pourquoi les gens hors d'Irlande ne comprennent pas comment nous somme arrivés dans la situation prospère que le pays connait actuellement. Tout le monde en Irlande sait qu'il y a des gens très intelligents au gouvernement et aux impôts qui ont créé une architecture fiscale qui a profité à la nation entière. C'était une façon d'attirer à notre pays des gens qui n'y auraient normalement pas investi et qui ont rapporté des millions au Ministère des finances. Ce qui serait hypocrite pour nous ce serait donc de ne pas profiter de l'offre fiscale compétitive de la Hollande. La vraie question que les gens doivent se poser sur la politique fiscale en Irlande c'est : "La nation en a-t-elle bénéficié" et bien sûr la réponse est oui, un très large oui. Il n'y a donc aucune hypocrisie pour moi. Nous faisons partie d'un système qui a grandement bénéficié à la nation." En fait justement non, ils n'en font pas partie, c'est là tout le problème. Pour un homme avec une telle fibre internationale, Bono devrait peut-être essayer de voir un peu plus loin que l'Irlande quand il calcule les bénéfices d'un système : quand il dinait avec un chef d'état étranger et qu'il lui demandait un effort financier, aucun ne lui a-t-il répondu qu'il aurait bien aimé dépenser l'argent que ses contribuables évadés en Irlande ne lui versaient plus ?

 

Quand le journaliste revient à la charge, en évoquant les accusations de l'ONG Christian Aid qui cite le nom de Bono dans son rapport "Mort et Taxes : le vrai prix de l'Evasion Fiscale", il répond : "Ca fait mal quand la critique vient de l'international. Mais je ne peux pas parler sans trahir ma relation avec le groupe." C'est pourtant ce qu'il fait dans toutes les interviews et à tous les sujets. C'est ce qu'il vient de faire à la question précédente ! Il parle tout le temps. il est porte parole de U2 ! "Alors j'encaisse. Pour les gens qui ne connaissent pas notre musique, c'est très facile de prendre une position contre nous. Ils croient aux stéréotypes et aux caricatures qu'on fait de nous." On croyait pourtant que tout le monde connaissait la musique de U2. On doit se tromper, parce qu'il existe apparemment des chansons connues de Bono seul qui expliquent pourquoi il n'est pas hypocrite pour lui de tout faire pour payer moins d'impôt tout en demandant aux gouvernements occidentaux de dépenser plus. En attendant de les entendre, ce n'est pas en interview qu'on aura une réponse de Bono là dessus.

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Madonna, le Malawi et la parade des chiots

Posté par 2goldfish le 31.03.09 à 17:42 | tags : news, people, youtube, politique

Mercredi sort dans les salles "I Am Because We Are", film documentaire de Nathan Rissman commandé, produit et écrit par Madonna. Il parle du Malawi, le deuxième pays le plus pauvre de la planète, de ses problèmes d'éducation, de son besoin d'aide concrète mais raisonnée, de l'unité entre les peuples, de l'amour et de la compassion et lalala :

 

 

Vendredi, un tribunal du Malawi doit se prononcer sur une nouvelle demande d'adoption de Madonna et décider de la laisser ou non violer une fois de plus les lois internationales sur l'adoption en échange de son cash et de sa pub. L'association Save The Children, une ONG qui s'occcupe de protéger et d'aider les enfants du monde depuis 1919, a ceci à dire sur le sujet :

 

"Ce que fait Madonna ressemble à une parade de chiots. Les gens comme elle cherchent l'enfant le plus beau. Ils ne choisiraient pas un enfant avec un handicap ou des besoins spéciaux. Ca n'aide pas de prendre un enfant dans un orphelinat pour l'emmener dans un grand palace et lui acheter un poney. Tous ces enfants qui n'ont qu'un parent, ou plus aucun parent ne peuvent pas être emmenés à Notting Hill par des pop stars. Madonna a peut-être les meilleures intentions du monde mais d'autres mères vont s'inspirer d'elle et elle propose un très mauvais exemple".




La Flèche d'Or et la Miroiterie : que cachent les fermetures de ces salles ?

Posté par Carter le 31.03.09 à 15:24 | tags : news, cimetière, politique

La Flèche d'Or, célèbre pépinière de l'électro pop indé est menacée de fermeture. Voilà près de deux semaines que l'info se répand sur le Net sans qu'on sache vraiment le pourquoi du comment de cette affaire.

 

Même les membres de l'équipe actuelle, officiant pourtant depuis 4 ans, ne savent pas quand ils doivent fermer. "Nous ne sommes que des petites mains et on nous tient loin des négociations qui sont en train de se faire" nous avoue Alexandre Gaulmin, responsable communication de la Flèche d'Or. Ils ont donc arrêté la prog au 30 avril sans pouvoir faire de soirée d'adieu digne de ce nom et attendant qu'on les remercie du jour au lendemain.

 

La décision de la société Trigano, gérant/actionnaire majoritaire de la Flèche d'Or (hé oui) viendrait de plaintes pour nuisances sonores enregistrées par un immeuble mitoyen récemment construit. Des travaux avaient été faits en 2008 pour arranger le problème lié aux riverains, mais il semblerait que ce ne soit pas suffisant. Il manque encore quelques centaines de milliers d'euros pour insonoriser convenablement la salle.

 

Cependant, toute cette histoire concorde étrangement avec le chamboulement du 20ème arrondissement. Une médiathèque va en effet voir le jour sous peu dans le même immeuble que le Mama Shelter, un hôtel grand standing qui se situe juste en face de la Flèche, et dont le propriétaire est, ô coïncidence, Monsieur Trigano himself. Cet énorme complexe culturel pourrait alors se voir embêter de voir s'agiter à ses pieds des mélomanes indomptables. Le remède pour passer cet espace sous contrôle réside donc avec la disparition de la Flèche d'Or telle qu'on la connaît. La fermeture est donc irrévocable, malgré un groupe Facebook dédié à la sauvegarde des lieux recensant plus de 10 000 membres.

 

 

 

Mais peut-on vraiment parler de fermeture ? Car on ne sait pas pour l'instant ce que deviendra le lieu. D'après 20minutes.fr, Serge Trigano aurait déclaré ne pas avoir l'intention d'arrêter les concerts. Cependant, si l'on se rend sur le site de la société Trigano, il est indiqué que la Flèche d'Or est "le lieu idéal pour l'organisation de soirées privatisées : réceptions, cocktails, dîners, buffets dînatoires, open bars, séminaires, enregistrements et concerts, galas, discothèque". On peut donc se demander si les concerts ne seront pas adressés aux séminaristes de la COGIP venus se retrouver dans le Mama Shelter pour un week-end où plaisir rime avec professionnalisme. Cela ferait un sacré changement d'ambiance... Passer de lieu emblématique de la culture indé à repère pour cadres internationaux ça en fout un coup. D'ailleurs, la vidéo qui circule actuellement dans les réseaux internes de Trigano à propos de la Flèche d'Or laisse dubitatif :

 

Teaser des prochains concerts de la Flèche d'Or

 

Au même moment, une autre salle un peu plus underground, la Miroiterie, est elle aussi menacée de fermeture. Ce squat parisien emblématique de la culture DIY (Do It Yourself) existe depuis 12 ans, mais le rachat des lieux par une agence immobilière contraint ses artistes à déménager fissa sous peine d'expulsion. Une pétition est actuellement en ligne pour sauver l'endroit. Deux sales coups pour la scène indé parisienne en une semaine, voilà qui commence à faire beaucoup.

 

La raison à ces deux fermetures est des plus basiques : l'argent. A l'heure de "La Crise", le monde a les yeux fixés sur son porte-monnaie troué et les secteurs dont la rentabilité n'est pas chiffrée risquent d'en faire les frais. La culture va donc être une des premières victimes de cette conjoncture. Et d'autant plus celle dite "indépendante", qui se nourrit d'huile de coude et d'aides de l'Etat, avec laquelle on peut nouer des liens particulièrement forts et qui nous fait nous battre pour la musique. C'en est fini des amateurs volontaires qui s'échinent 70 heures par semaine à donner une âme à leur lieu. Place à la culture qui rapporte et qui communique, place aux professionnels avec un plan marketing. Pfff, je sais que ça fait longtemps que cela se passe comme ça et que j'exagère un tantinet, mais ça fout quand même le bourdon toutes ces histoires. Quelqu'un entrevoit-il un avenir radieux ? J'ai besoin qu'on me remonte le moral là...

 

 



Une licence pour les DJ ?

Posté par 2goldfish le 19.03.09 à 10:47 | tags : politique, news, rigolo

Le sénat du Brésil examine une loi qui imposerait une licence pour les DJ. Les organisateurs d'événements brésiliens n'auraient le droit d'engager que des DJ ayant reçu un diplôme reconnu par l'Etat. Ca paraît complétement absurde a priori, une tentative de régulation bureacratique kafkaïenne qu'on espère ne pas voir aboutir, mais les défenseurs de la loi ont quelques bons arguments.

 

L'organisation de DJ brésiliens SINDECS en a en effet marre des gamins qui viennent voler le job des "vrais DJ" parce qu'ils sont potes avec les patrons de club et qu'ils acceptent de travailler contre une bouteille de whiskey. Les DJ en ont aussi marre de ne pas avoir de sécu ni de retraite. La loi prévoit aussi que lors de l'organisation d'une soirée avec plusieurs DJ, 70% d'entre eux devraient être brésiliens. Là, on découvre la vraie motivation du SINDECS : un bon vieux protectionnisme.

 

Tous les DJ brésiliens ne sont pas d'accord, en plus : le SINDECS ne représente que très peu d'entre eux et n'a pas vraiment fait d'effort pour recruter avant de proposer sa loi. C'est un lobby minoritaire, beaucoup de DJ brésiliens préférent ne rien avoir à faire avec l'Etat. Dans un pays où le système est aussi corrompu, la musique reste un espace de liberté indispensable et beaucoup de ceux qui y travaillent tiennent à ce que ça reste ainsi. Bref, une licence pour les DJ, c'est forcément une très mauvaise idée. On pensera peut-être le contraire la prochaine fois qu'on ira à un mariage, où qu'on passera devant une affiche pour le set de David Guetta au Stade de France mais il ne faut pas écouter le petit fasciste qui est en nous.

 

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Interdiction du sexe et de la violence à la radio jamaïcaine

Posté par 2goldfish le 02.03.09 à 07:02 | tags : reggae, politique, sexe en musique, news, radio

Le gouvernement jamaïcain vient d'interdire sur ses ondes les chansons parlant de sexe et glorifiant la violence. Cette décision aurait été principalement motivée par la pratique dite du "daggering" qui consiste à mimer des actes sexuels sur les pistes de danse.

 

Il est assez facile dans les cas de censure de dire qu'il vaudrait mieux s'occuper des vrais problèmes plutôt que de se lancer dans une chasse aux épouvantails. On ne va pas s'en priver, surtout que pour le coup, la Jamaïque est une cible facile. Quand on jette un oeil au rapport d'Amnesty International sur la Jamaïque, on se dit que le gouvernement a d'autres chats à fouetter. Le mauvais exemple donné par les chanteurs de dancehall quand il s'agit de violence, par exemple, est sans doute bien moins grave que celui que donne la violence policière. Et les actes sexuels mimés sur les pistes valent sans doute mieux que les viols qui restent très souvent impunis, même sur des mineurs.

 

Si le gouvernement jamaïcain tenait vraiment à censurer ses chanteurs, il aurait sans doute mieux fait de s'attaquer à ceux qui tiennent des propos homophobes, comme Elephant Man ou Dr Evil.




Le Royaume-Uni renonce à la riposte graduée et trouve pire pour la remplacer

Posté par 2goldfish le 31.01.09 à 09:54 | tags : web 2.0, uk, politique, news, music biz, dadvsi

 

Il semble bien que la riposte graduée va bientôt se mettre en place en France envers et contre toutes nos protestations (et surtout celles du parlement européen). Les études montrent qu'elle sera inefficace en tant qu'arme de dissuasion et l'histoire, quant à elle, montre que les plus malins sauront toujours se cacher sur internet. Au Royaume-Uni, par contre, on vient purement et simplement d'abandonner l'idée que le projet était sur les rails et les FAI à bord. David Lammy, ministre de la propriété intellectuelle, vient en effet de déclarer qu'il abandonnait l'idée. Il semblerait que pour Lammy voler un mp3, c'était comme voler un oeuf, pas un boeuf, et qu'il ne fallait pas taper trop fort sur la tête des sujets de la reine pour si peu.

Bien sûr, tout ça est lié au fait que les travaillistes sont bien bas dans les sondages alors que les élections approchent. En France, on n'a pas d'élections avant longtemps... à part les européennes, bien sûr, mais tout le monde s'en fout (cf. la première parenthèse). Par-dessus tout, les gouvernants ne semblent pas croire que l'opinion publique s'intéresse à ce sujet, à tort où à raison.

 

 

Au même moment, cependant, au sein du parlement anglais on propose une taxe de vingt livres par an sur chaque connection haut débit pour financer une Haute Autorité chargée de fournir aux majors du disque et du film les noms et adresses des pirates. En gros, chaque année les Britanniques auraient une taxe à payer pour aider leur gouvernement à dénoncer leurs concitoyens à des organismes privés dont le siège n'est souvent même pas en Europe. Pour à peine plus cher, sur l'île de Man, on propose une licence globale qui permettrait aux habitants de télécharger absolument tout ce qu'ils veulent. Moi je sais où je voudrais vivre.




Revendez vos mp3 d'occasion avec Bopaboo

Posté par 2goldfish le 11.12.08 à 09:27 | tags : politique, rigolo, web, music biz, mp3

Le site Bopaboo propose aux internautes de revendre d'occasion leurs mp3. C'est simple, il y a un gros marché, plein d'affaires à faire et jusqu'à preuve du contraire, ça n'est même pas illégal. C'est aussi une super occasion de monter la plus grosse arnaque du web même pas 2.0 depuis longtemps !

 

En effet le seul système de sécurité qui vous empêche de télécharger sur un quelconque tracker "illégal" les nouveaux Britney / Kanye / Killers et d'en faire un million de copies que vous revendrez chacune pour quelques centimes, c'est une petite case à cocher qui tient lieu de déclaration sur l'honneur. Vous savez, comme ces "je certifie sur l'honneur avoir pris connaissance des termes d'utilisation bla bla bla" que vous cochez tous les jours sans y prêter la moindre attention. Et les clients qui iraient acheter en toute bonne foi des mp3 d'occasion à partir de 0.25$ peuvent se dire qu'ils ne seront probablement jamais inquiétés.

 

Le site n'est encore qu'en version béta, ne fonctionnant qu'aux USA et sur invitation seulement. On doute fort qu'il ouvre un jour mais derrière l'aspect blague, il pose tout de même quelques questions intéressantes sur la propriété intellectuelle ou autre, à l'ère de la dématérialisation. Un CD, vous avez forcément le droit de le revendre. Le marché de l'occasion posait un tout petit problème aux maisons de disques les plus avares parce qu'elles ne touchaient rien dessus mais vraiment, ça n'était pas grand chose. Quand vous achetez un mp3, il devient soi disant votre propriété mais en vérité ce que vous payez, c'est un droit d'écoute. Dire que vous êtes propriétaire d'un bout de donnée que vous pouvez copier à l'infini, que vous pouvez retrouver partout sur le web à l'exact identique, c'est un peu comme de dire que vous êtes propriétaire de la goutte d'eau qui se trouve en ce moment dans votre évier mais qui va finir évaporée ou évacuée, remplacée aussi vite par une autre sortie du robinet. Vous n'êtes pas propriétaire de "l'objet" en particulier mais bien du droit à sa jouissance. Vous devriez donc théoriquement pouvoir revendre ce droit comme on peut revendre un droit au bail ou un droit de polluer. Sauf que, si elle n'existe pas encore, il y a fort à parier que la loi qui dit le contraire ne va pas tarder à arriver. Sinon, ce serait bien la première fois que le législateur français se soucierait un peu de nos droits à la musique numérique.




Le temps des cerises et ceux qui viennent : Lettre à Bertrand Cantat

Posté par Easywriter le 13.11.08 à 17:43 | tags : mp3, politique, rock
Cher Bertrand,

A la rédac ce matin, on a écouté Gagnants/Perdants. Dès les premiers accords, les plus jeunes se demandaient si c'était pas "du vieux Brel ou quoi , hein ?".
Bien sur, ils ont pris leur leçon de choses tu sais : "il y a une époque où on pouvait écouter un groupe de rock français pendant plus d'une semaine figure-toi, je sais ça te paraît dingue , allez retourne écouter les Plasticines.".
Et on a repris l'air pénétré et concentré de celui qui sait reconnaître une ballade d'outre-tombe d'une variétoche de pleureuse.
Pendant ce temps tu déroulais ton truc, tan tan, guitare sèche, frappée sèchement, cool.

Nous on n'veut pas être des gagnants
Mais on acceptera jamais d'être des perdants.

Ouais.. enfin ouais ouais, y a de ça. Un peu sérieux, un peu prosaïque, mais les temps sont durs, les gens sont mous, t'as raison, on n'est pas là pour rigoler.
Tu sais Bertrand, on espère tous le retour d'une chanson politique dont on n'aura pas honte, le truc que vous avez toujours maîtrisé mieux que personne. (Je dis "tous", on s'est compris, les plus de 30 ans de gauche qui écoutent du rock pour aller vite).
Aucun procédé, aucune pose, dégagez les suiveurs, pas de leçon à retenir, ou de fontaine où puiser, personne ne peut prétendre "re-faire" ça.

Dans l'inconscient du trentenaire de gauche orphelin (erm...) votre retour rime donc avec le come-back de la radicalité stylée, de la contestation classe. ( mais pas du pull camionneur quand même si tu permets).
Dernièrement on a eu pas mal de soucis : on a même essayé de nous convaincre d'aller écouter Bénabar et Renaud au Zenith avec François Bayrou et Villepin pour lutter contre les tests ADN ( et putain ne clonez aucun de ceux-là par pitié).
Je te passe la liste de ceux qui ont chanté pour Ségolène je crois pas que ça te plairait.

Ô la peur, ô le vide
Ô la victoire des avides

Comme tu dis. Bon on décolle quand, Bertrand ? Allez : Un riff qui claque sur l'ampli Vox un peu dégueu, et tu brailles à tue-tête avec l'énergie qu'on n'aura jamais plus. Non ? Tu veux pas la pousser dans les ronces ta ballade geignarde, laisse ça à Mano Solo, tu veux pas ouvrir la plaie, je te passe le sel ?


Ah ok c'est pour le deuxième morceau.

Téléchargez Flash Player pour lire cette vidéo


Retour de l'électricité, plein capot. C'est le Temps des Cerises ? Ah ouais. Bon pourquoi pas. T'as raison, les fondamentaux ça compte ( même Sarko il a osé Guy Moquet je te raconterai) , ressourçons-nous. Ca va prendre du temps, et du temps j'en ai Bertrand.
J'ai l'habitude d'être patient, je vote encore socialo, t'imagines.
"C'est quoi ton truc, un vieux Trust ?".

Putain Bertrand, revenez. Vraiment.

Sincèrement
EW

 




Gagnants / Perdants : le retour de Noir Désir... rien n'a changé

Posté par Myosotis le 13.11.08 à 15:22 | tags : mp3, news, politique, rock

 

 

A lire et à écouter les textes et les musiques de Gagnants/perdants la 1ère chanson mise en circulation par Noir Désir depuis l'Affaire T., on se dit que rien n'a vraiment changé et c'est ce qui est après tout formidable dans cette histoire.

Mettez un groupe entre parenthèse pendant un paquet d'années, laissez reposer le leader en prison pour meurtre, faites courir les autres membres du groupe sur des projets solos pour les garder en bonne forme, portez à la Présidence un petit Nicolas qui fera aussi bien l'affaire que le J3M du passé, saupoudrez d'un brin de politique sécuritaire, de crise financière, mélangez avec des expulsions et de la téléréalité, et vous obtenez un bon titre de gauche comme aucun des héritiers de Noir Désir n'avait su le mettre en boîte pendant leur absence (et Bashung c'est du rosbeef?). L'éternel retour. Pas de c'était mieux avant, sauf si vous considérez que ce qui était bien hier ne peut plus l'être aujourd'hui ou devrait sonner différemment pour rester égal....à lui-même. Enfin bref.

Tous ces beaux jeux inventés
Pour passer devant les premiers
Pour que chacun soit écrasé
S'il refuse encore de plier
Les dégâts, les excès
Ils vont vous les faire payer
Les cendres qui resteront
C'est pas eux qui les ramasseront
Mais les esclaves et les cons
Qui n'auront pas pas su dire non

Urgence de la composition

"Gagnants Perdants" démarre comme une chute de studio de Des Visages Des Figures, l'album de 2001, sur un petit gimmick acoustique. Cantat se met à chanter rapidement et ramène sa fraise de Zorro de l'(ultra)gauche, égratignant pêle-mêle la téléréalité dans un premier couplet en quasi spoken word (sing) tout à fait basique (rimes en "er", rimes en "on", con/non), les politiques, les explusions, les financiers.

Pris comme ça, cela ressemble à un gloubiboulga bien pensant mais Cantat a toujours su exprimer de manière assez efficace ses dégoûts du moment. On tape à vue et dans tous les sens. Ce n'est pas de la philosophie. Ce n'est pas de la politique. C'est du rock. Le morceau s'emballe par la suite, servi par une belle progression des guitares.

Le rythme est bon, presque martial et dit l'urgence de la composition, telle qu'exposée sur le site du groupe. Les textes ont déjà été plus soignés. Cantat semble renoncer à la poésie noire qui avait fait les belles premières heures du groupe pour une veine plus déclamatoire, plus sèche, directe, finalement plus proche de ce qu'était Diabologum que ce qu'était le Noir Désir des origines. D'aucuns trouveront cela un peu mou musicalement. Ce sont ceux (comme moi) qui considèrent que le groupe a connu son heure de gloire avec Tostaky et décline depuis à vouloir être trop sérieux.

Les Noir Désir en ont marre... comme vous. Les Noir Désir sont du côté du peuple... comme vous. Ils étaient tapis dans l'ombre et attendaient sagement de rechausser les guitares. Et voilà. Ils ont de gros sabots mais ils sont en bois flotté : suffisamment costauds pour faire du dégât et mettre le feu à la chanson française. Si tout se mélange dans leur tête, c'est tant mieux car, comme dit Ségolène Royal, "tout est dans tout", "dans l'espace (sarkozyste), personne ne nous entend crier." Ce qui est bien avec ce retour, c'est qu'il fait, ici comme ailleurs, du bruit pour rien, du petit bruit pour rien du tout.

Il y a la chair à canon
Il y a la chair à spéculation
Il y a la chair à publicité
Y a tout ce que vous aimez
Vous et moi on le sait
Le spectacle est terminé
Pourtant c'était presque idéal
C'était loin du féodal
Oh maint'nant c'est foutu
Ça fait joli dans ton...
Fort intérieur c'est gênant
De rejoindre comme ça la cohorte des perdants

Ecoutez "Gagnants/Perdants"

Téléchargez Flash Player pour lire cette vidéo

 

 

 




Thom Yorke se remixe pour Obama

Posté par Definitely Maybe le 07.11.08 à 15:48 | tags : anniversaire, news, politique, uk, usa

 

 

C'est ce qui s'appelle faire d'une pierre deux coups. Il y a deux jours, le 5 novembre donc, le torturé leader de Radiohead a posté sur le site de son groupe ce petit poème destiné à fêter deux événements, dont l'un est historique (devinez lequel) :

 

"En célébration du 5 novembre

L'anniversaire de Jonny

Au milieu des feux d'artifices en Grande-Bretagne

Et à l'aube d'une nouvelle ère politique aux Etats-Unis

J'offre humblement le remix de ma chanson "Harrowdown Hill", achevée il y a bien longtemps

En souvenir des heures sombres de l'ère Bush.."

 

Thom Yorke n'aura jamais fini de nous surprendre... Regardez avec quelle joie furibarde le discret chanteur à la voix angélique nous fête la victoire de Barack Obama et l'anniversaire de son guitariste Jonny Greenwood ! Hommage en tapinois certes, mais fort généreux. Le fameux remix de sa chanson extraite de son album solo The Eraser s'écoute sur le site de Radiohead à cette adresse.




J'aime les artistes.fr : le piratage expliqué aux enfants

Posté par Myosotis le 07.11.08 à 10:03 | tags : mp3, music biz, news, politique

 

 

 

En appui de sa nouvelle loi Création et Internet, le Ministère de la Culture (dont je fais partie étrangement de la liste de diffusion de propagande quotidienne) met en place J'aime lesartistes, un site internet destiné à sensibiliser les adolescents, les enfants, les animaux de compagnie et leurs maîtres et parents aux risques du piratage de musique, de film, de comics et autres séries télé sur Internet.

Cette délicieuse et naïve initiative affiche un panorama complet du téléchargement légal en ligne mais également un développement quasi exhaustif sur la gamme des sanctions désormais applicables aux internautes qui seraient repérés par les robots géants anti-piratage mis en place (on demande à voir) par la "police" comme elle est désignée ici. Parmi les questions/réponses aux ados neuneus, cette réponse vaut son pesant de cacahuètes. Question : Si je télécharge des copies illicites de films ou de fichiers musicaux, la police ou les représentants des créateurs peuvent-ils voir que je télécharge et combien de fichiers j'ai téléchargé ? Réponse : Oui. Et il n'est pas nécessaire de surveiller la connexion Internet de chaque abonné pour savoir s'il télécharge illégalement ou pas. La structure même des réseaux P2P impose que chaque utilisateur diffuse la liste des fichiers qu'il partage ou qu'il télécharge. Il suffit donc de se connecter à ces réseaux et de consulter les listes pour savoir qui partage ou qui télécharge un fichier particulier. Voys y croyez ? - Moyen.

Pour le moment, le site n'intègre aucune contribution d'artistes venus sur ordre de sa maison de disques soutenir l'effort de guerre et se contente d'informer généreusement et précisément sur les conséquences du piratage sur l'industrie du disque, sur les revenus des auteurs, etc. Le site n'est pas mal fait et reste une figure imposée de ce genre d'institution et de communication pédagogique. Pourtant, on se dit que présenter un tel univers avec un tel titre (j'aime les artistes !) témoigne d'un manque de connaissances affolant de la psychologie des pirates (qui n'aiment pas les artistes ?) et des centres d'intérêt des surfeurs. Qui peut avoir envie de passer un peu de temps sur ce site ? Qui va le trouver intéressant ou utile ? La mise en page est au delà de la sobriété et il n'y a pas de "goodies" qui mériteraient qu'on s'y arrête juste une seconde. De plus en plus souvent, dans la sphère publique, les sites internet sont vendus par les cabinets de communication comme l'alpha et l'omega de la com alors qu'ils ne sont utilisés que comme gadgets idiots pour ne parler à personne. C'est d'autant plus vrai ici que les internautes préféreront sûrement aller partout ailleurs qu'ici sur mininova.org, torrentreactor.com, smarttorrent.com, demonoid.com ou sumotorrent.com, les salauds. Mais attention, on nous surveille...

 




Petite playlist présidentielle

Posté par Definitely Maybe le 05.11.08 à 16:25 | tags : news, politique, youtube

 

 

Le 4 novembre 2008 restera probablement dans les annales comme étant "the" élection présidentielle la plus importante de l'histoire des Etats-Unis, avec l'élection d'un président noir à sa tête.

Une élection toute en musique, puisque Barack Obama a bénéficié du soutien d'un nombre d'artistes impressionnant : les Beastie Boys, Bruce Springsteen, Sheryl Crow et consorts. Il a même eu une "Obamagirl" qui s'est trémoussée en mini-short rien que pour lui dans son clip tout au long de la campagne...

 

C'est donc pour fêter l'avénement d'un président lui-même très mélomane (il a déclaré adorer, pêle-mêle, les Fugees, Kanye West ou encore les Rolling Stones) que nous vous proposons cette mini playlist 100% présidentielle. Les textes sont plus ou moins revendicatifs (cf. le clip de Neil Young), et l'ont peut dire que le rappeur Nas avait anticipé avec justesse l'élection d'Obama !

 

La focntion présidentielle en cinq chansons (cliquez sur le titre pour voir la vidéo) :

 

- Nas - "Black President"

- Neil Young- "Let's Impeach The President"

- Death Cab For Cutie - "President Of What ?"

- Bright Eyes - "When The President Talks To God"

- Thom Yorke & Drugstore - "El President"

 




Massive Attack et Snoop Dogg : l'union fait la force

Posté par Definitely Maybe le 04.11.08 à 11:41 | tags : news, politique, uk, usa

 

A priori, les collaborations atypiques en musique sont monnaie courante : Feist qui fait des choeurs pour sa copine fofolle Peaches, Elton John et Pete Doherty qui chauffent la foule ensemble à Glastonbury, Cyndi Lauper qui chante sur le nouveau single de Basement Jaxx.... C'est dire si l'on ne hausse même plus les épaules d'étonnement à l' annonce un nouveau "duo de l'étrange".

 

Mais lorsque la collaboration prend une teinte politique et qu'elle fait s'unir deux artistes de qualité et aussi différents que le big boss du rap US Snoop Dogg et les maîtres du trip-hop britannique, alias Massive Attack, elle prend tout son intérêt. La raison du partenariat entre le bad boy et le duo de Bristol ? Un homme, Mumia Abu-Jamal, ancien journaliste et ex-membre des Black Panthers. Accusé du meurtre d'un policier en 1981 à Philadelphie, l'activiste moisit depuis 27 ans dans le couloir de la mort, alors que des centaines de personnes s'insurgent contre sa condamnation et que son cas n'a jamais été sérieusement révisé.

 

Ni une ni deux, Snoop Dogg et Massive Attack, aussi sensibilisés les uns que les autres sur le cas Jamal, ont sauté sur l'occasion de collaborer ensemble sur le titre "Calling Mumia" (en écoute exclusive sur le site de Massive Attack), qui illustrera le documentaire actuellement en tournage, In Prison My Whole Life, dédié au condamné à mort. Snoop Dogg se lâche verbalement sur un titre ou une musique de 3D et Daddy G au rythme hypnotique et non dénuée d'une certaine violence.. L'union fait la force.




Paris Hilton, Présidente Démocrate ?

Posté par 2goldfish le 30.10.08 à 12:51 | tags : politique, pop, rigolo, vidéos musicales, youtube

Aux USA, pour gagner les éléctions présidentielles, il faut de l'argent, beaucoup d'argent. Il faut aussi du charisme, il faut l'attention des médias, il faut cristalliser sur sa personne les aspirations de ces Américains qui ne votent jamais : potentiellement, Paris Hilton a tout ça. Accessoirement il faut aussi un programme et dans sa nouvelle chanson "Paris For President" elle nous explique le sien : non prolifération du nucléaire, relancement de l'économie par intervention de l'Etat (avec la création d'une police de la mode), ratification du traité de Kyoto, Simon Cowell (juge de la Nouvelle Star américaine) à la cour suprême, autorisation du mariage homosexuel...

Quel est le plus étonnant ? Qu'après l'humiliation subie avec l'échec de son premier album Paris elle revienne à la charge ou que son programme soit plus courageux et peut-être plus à gauche que celui de Barack Obama ?

 

(merci à Flyer pour le lien)



Les Beastie Boys rappent pour Obama et bossent leur nouvel opus

Posté par Definitely Maybe le 28.10.08 à 16:37 | tags : hip hop, news, politique, usa

 

Au four et au moulin : voilà où sont les sémillants quadragénaires du hip-hop punk new-yorkais.

 

 

On les savait pourfendeurs de causes aussi importantes que celle de la libération du Tibet. Cette fois, c’est en militants démocrates et supports de Barack Obama que Mike D, MCA et Ad Rock prennent le micro. A partir d’aujourd’hui, le trio participe au lancement d’une grande tournée inter-Etats Unis intitulée "Swing State Voter Awareness Tour". Du beau monde les accompagne sur les routes américaines : Sheryl Crow, Ben Harper, Jack Johnson et Santogold, entre autres. Le but est de sensibiliser les citoyens sur l’importance du vote, mais surtout de convertir la masse des indécis à se déclarer pour le candidat Obama, qui bénéficie d’un soutien people – stars de la musique et du cinéma confondus – hors du commun. Les concerts sont prévus dans les états où le ballotage entre démocrates et républicains est plus fort que jamais, telle la Virginie, le Minnesota et le Wisconsin. "On est vraiment excités à l’idée qu’Obama remporte cette élection", ont déclaré les Beastie. "On y croit vraiment très fort. On fait ces concerts pour rappeler aux gens qu’il est crucial de voter. On leur fait passer une bonne soirée, on les fait chanter et danser mais on leur enfonce bien dans le crâne qu’il faut impérativement voter !"

 

 

Et si l’engagement politique est une chose, le boulot, c’en est une autre. Les auteurs du désormais cultissime Paul’s Boutique mettent actuellement la main à leur nouvel album studio. Le successeur de The Mix-Up devrait voir le jour au cours de l’année 2009. Et, pour rester dans le même registre, la teinte de ce nouvel opus sera… Politique. "C’est un album très bavard, plein de paroles", confie Ad Rock. "Nous en sommes à la moitié de l’enregistrement, et espérons sortir l’album l’an prochain. Il sera politique, à notre manière, mais politique ."

 

 

Ravis de les voir plus en forme que jamais !

 

A lire sur Fluctuat l'article sur Obama soutenu par les rappeurs US




Internet mon amour, téléchargement mon chéri

Posté par 2goldfish le 08.09.08 à 11:07 | tags : music biz, news, politique, web 2.0

Le projet de loi "Internet et Création" qui doit passer devant le Parlement Français cet automne a, entre autres particularités amusantes, été rédigé sans la consultation des créateurs. Les industriels, les distributeurs et les politiques ont tous eu leur mot à dire (du moins le croyait-on jusqu'à ce qu'on apprenne les méthodes douteuses de Denis Olivennes et Christine Albanel pour obtenir des signatures) et il s'est bien trouvé a posteriori des artistes pour courageusement s'élever pour le projet de loi de leurs patrons et du gouvernement dans une tribune du Monde en juillet dernier intitulé "Culture ne rime pas avec gratuité". Alain Corneau, Costa Gavras ou Jean-Jaques Annaud n'ont pas un instant réfléchi que leurs noms non plus ne rimaient pas avec toute la culture mais ils semblent en tout cas certains que "gratuit" ne fait pas partie de leur vocabulaire.

Il y a des artistes qui ont envie de distribuer leur production gratuitement ou du moins qui refusent qu'on empêche sa circulation et son partage. Signataires de la pétition "Internet Mon Amour" ils veulent être pris en compte dans le projet de loi et demandent à être téléchargés, "piratés". Il semble que personne au gouvernement n'a entendu parler des licences Creative Commons et des artistes qui mettent volontairement leurs oeuvres sur les réseaux peer to peer ou des net-artistes qui créent des sites gratuits. Tous les modèles développés depuis des années par les artistes de demain (d'aujourd'hui même) sont simplement ignorés alors qu'ils pourraient être encouragés.


Il suffit de regarder un peu les chiffres publiés par Numérama il y a peu : aux USA et au Royaume Uni, les revenus reversés aux artistes par les équivalents locaux de la SACEM sont plus haut que jamais. ils n'ont jamais baissés et en France non plus même si la hausse est bien plus timide. C'est en fait l'explosion des moyens de diffusion des oeuvres, en particulier sur le net, qui fait que la chute des ventes de disques est largement compensée pour les artistes. Elle ne l'est évidement pas pour les maisons de disques ou les distributeurs traditionnels mais dans les pays anglo-saxons, plutôt que de ne s'adresser qu'à eux pour pondre des lois rétrogrades (ces pays en ont pourtant aussi leur lot) on n'a pas freiné le business du futur.




Barack Obama vote The National

Posté par Slick Rick le 05.09.08 à 10:00 | tags : news, politique, pop, rigolo, usa, vidéos musicales


Décidémment, Barack Obama a tout bon. Grand orateur, il vient de passer à la postérité pour son discours d'investiture à Denver, déchaînant pas moins de 70 000 personnes, fascinées. Un coup à la Martin Luther King.

Ses performances rhétoriques sont d'ailleurs abondamment commentées sur le net. Sa vie privée aussi, ses hobbies, ses manies...On sait que Barack fume, que Barack aime le basket ball, on connait même, depuis peu, ses goûts musicaux, plutôt cools mais prévisibles et très mainstream : Springsteen, U2, Kanye West...

Pas très indés ces artistes, ce qui se comprend certes, mais on était en droit d'en attendre un plus côté guitares de la part d'un type qui se fait surnommer "The Rock". Et voilà qu'Obama réagit avec son dernier spot de campagne, sortant de son chapeau "Fake Empire" de The National. Une des plus belles chansons du meilleur album (Boxer) d'un des meilleurs groupes de rock actuels. Humble, racé, puissant. Pan, en plein coeur. Ce mec a tout bon, y compris ses conseillers musicaux.

 

Lire notre article Obama, candidat hip hop ?





Black Obama vs Mc Dancin' Cain : la guerre des playlists

Posté par Myosotis le 19.08.08 à 17:53 | tags : élucubration, politique, rigolo

On avait parlé il y a quelques semaines du beau cadeau à base de pop anglaise fait par David Cameron, le leader des Tories, à Barack Obama lors de sa tournée européenne. Voilà que les deux possibles candidats à la présidence américaine reviennent sur le terrain musical au travers de confidences faites au magazine Blender. Barack Obama et John McCain ont été invités à livrer la liste de leurs 10 chansons favorites de tous les temps et il faut bien avouer que sur ce terrain là, on serait bien infoutu de les départager. Si les deux hommes ont fait à bien des égards des choix sans grande surprise (des chansons que tout le monde connaît), on ne peut pas céder à la facilité et considérer que Mc Cain, ce qu'on aurait bien aimé faire pour céder à la Obamania, a des goûts de merde.

Tout ce qu'on peut dire c'est que Mc Cain a des goûts camp (2 Abba dans les 10, ça fait quand même beaucoup) et aime visiblement beaucoup trémousser son corps meurtri. Chacun emprunte un ou deux blancs/noirs à l'autre histoire de retourner l'adversaire, Mc Cain joue la tradition (Armstrong, Beach Boys, Dooley Wilson) et Obama la modernité : c'est plutôt roublard et bien vu. On notera que les deux semblent choisir les titres autant en raison de leur musique que du message qu'ils véhiculent : Touch the Sky, Think, ou Take A Chance on Me (ok, il y a aussi Espérons qu'on va passer le mois de décembre). Bizarrerie pour ceux qui ont l'habitude de suivre ce type de listes, c'est Obama qui a cité Springsteen et pas son rival. Clin d'oeil à l'icône musicale que chérissent les Américains qui feront pencher la balance électorale entre Démocrates et Républicains. Sinatra les met d'accord en revanche... comme d'habitude.

Alors, vous êtes plutôt Black Obama ou Dancin' Cain ?

Playlist de Barack Obama

1. Fugees - Ready or Not

2. Marvin Gaye - What's going on

3. Bruce Springsteen - I'm on Fire

4. The Rolling Stones - Gimme Shelter

5. Nina Simone - Sinnerman

6. Kanye West - Touch the sky

7. Aretha Franklin - Think.

8. U2 - City of Blinding Lights

9. Will.i.am - Yes we can

10. Frank Sinatra - You'd be so easy to love

 

Playlist de John Mc Cain

1. ABBA - Dancing Queen

2. Roy Orbison - Blue Bayou

3. ABBA - Take A chance On Me

4. Merle Haggard - If We Make It Through December

5. Dooley Wilson - As Time Goes By

6. The Beach Boys - Good Vibrations

7. Louis Armstrong - What a beautiful World

8. Frank Sinatra - I've Got You Under My Skin

9. Neil Diamond - Sweet Caroline

10. The Platters - Smoke Gest In Your Eyes

 

J'ai sous les yeux la playlist officieuse du président Nicolas Sarkozy mais ne la révélerai que sous la torture. Italians Americans do it better comme disait l'amie Madonna.

 




Pétition Anti-Bono : et s'il faisait enfin de la musique ?

Posté par Myosotis le 01.08.08 à 16:19 | tags : people, politique, pop, rock

En attendant le nouvel album de U2, l'ami Bono continue de diviser quant à la réalité et surtout à l'efficacité de ses convictions philanthropiques. Après avoir tanné les grands de ce monde, avec des résultats plus que moyens (selon les spécialistes, mais on en sait rien du tout) visant à apurer la dette des pays pauvres, puis à lutter contre la faim dans le monde, Bono est accusé d'avoir mis en place une association anti-SIDA (Red) contre-productive.

On l'accuse notamment d'avoir cédé aux sirènes du marketing et d'avoir englouti des dizaines de millions de dollars dans la campagne publicitaire qui a accompagné le lancement de cette affaire, d'avoir commandé des tee-shirts Gap au logo de l'association et, accessoirement, d'avoir privé par son travail de récolte de fonds des dizaines d'autres associations de l'argent sur lequel elles vivaient (et agissaient) depuis des décennies. Bono est-il un opportuniste de l'humanisme ? Un pique-assiettes humanitaire ? Plusieurs le pensent dans un univers (l'aide au tiers monde) de plus en plus concurrentiel et impitoyable, il faut l'avouer. La dégradation en est au point où certains ont lancé une pétition visant à "faire disparaître Bono de la vie publique (ce qui éviterait qu'il mène sans arrêt des croisades maladroites et contreproductives à des fins philanthropiques)". Le créateur de la pétition invite les signataires à verser quelques dollars qui seront offerts à une association humanitaire, si Bono décide de répondre positivement à son appel. Parmi les commentaires des signataires, on trouve des tas de messages amusants du type :"Fais du rock, Bono" ou "arrête de manger, tu es gros et gras comme un porcinet", "arrête le show et reprends ta guitare", ce genre de choses.

Gageons que le gros Bono les prendra au mot puisque le nouvel album de U2 est quasiment officiellement annoncé pour le 14 novembre (ou le 18 selon les sources). Steve Lillywhite et Daniel Lanois ont semble-t-il participé aux sessions d'enregistrement au Maroc et en France. Le titre pourrait être No Line On the Horizon, nom de domaine réservé par la maison de disque. Parmi les morceaux pressentis, on trouve "The Cedars of Lebannon" ainsi qu'au moins 3 ou 4 titres qui pourraient avoir été déjà travaillés (avant d'être écartés) lors des sessions d'enregistrement d'How to Dismantle An Atomic Bomb. Ceux qui naviguent dans l'entourage du groupe ont garanti que cet album serait vraisemblablement le meilleur de U2 depuis longtemps (quoi ? c'est pas dur ?!) et que des titres comme "Moment of Surrender", "For Your Love", "One Bird" ou encore "Love Is All We Have Left" laisseraient tout le monde baba. En attendant, Boy, October et War ont aussi été réédités avec quelques prises et titres inédits. Ceux qui ne se souviennent plus que Bono et ses boys ont été un groupe de rock valable avant de devenir une caravane publicitaire pourront s'y reporter. Pour les autres, rendez-vous le 14 novembre 2008 donc et ensuite dans tous les stades de la galaxie.

http://www.thepoint.com/campaigns/bono-retire-from-public-life-and-well-donate-a-ton-of-money-to-fight-aids






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