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Pop : musique à vocation mélodique, au carrefour d'un peu tous les genres. Gros diamant protéiforme dont voici des exemples :
A lire en écoutant notre radio pop rock.

Animal Collective, la vidéo d'In The Flowers et un nouvel EP !

Posté par Maxence le 21.11.09 à 10:18 | tags : youtube, pop, électro

 


 

 

S'il est bien des rejetons déjetés du psychédélisme en 2009, 30 ans après son explosion originelle, c'est certainement Animal Collective.

 

On a beau s'être battu bec et ongles pour leur trouver tous les défauts, penser que tout avait été dis depuis le Oar de Skipe Spence (voir notre billet à propos de sa reprise par Beck), les délires de Syd Barrett, ceux de Captain Beefheart, du early Pink Floyd, des Seeds, de Love, du 13th Floor Elevators, des premiers Mercury Rev et de Sebadoh, de Julian Cope, des Flaming Lips et avant eux de l'Odessey And Oracle de The Zombies ou du Present Tense de Sagitarius, j'en passe et j'en oublie (volontairement, la liste serait trop longue). C'est une évidence, on ne peut vivre éternellement dans le passé et force est de constater que malgré une légère tendance à surestimer les capacités du groupe new yorkais, plus Animal Collective vieillit et plus leurs productions nous enchantent.

 

Le psychédélisme n'est pas mort, est osons le dire, c'est en partie (je précise "en partie", eu égards aux yalatolas du genre !) grâce à des groupes comme celui d'Avey Tar et Panda Bear, eux qui surent si bien mixer sur leur derniers albums, technologie électronique et tribalisme, répétitions et mélodies, évanescence et dérèglement des sens, bref, qui atteignent régulièrement la transcendance avec un naturel déconcertant.

 

C'est encore une fois le cas sur "In The Flowers", ouverture de l'album Merriweather Post Pavilion, pure perle pop enchantée qu'accompagne une vidéo hypnotique et sévèrement barrée que ne renierait pas David Lynch. Une manière sans doute pour le collectif de Baltimore de clore le chapitre de ce dernier album et d'ouvrir celui de la suite, avec entre autre l'annonce de la sortie imminente du prochain EP Fall Be Kind dont nous profitons pour vous dévoiler ici le tracklisting et le premier titre : "Graze" (en attendant le "film" de cette équipe de fous furieux).

 

Le clip de "In The Flowers" est réalisé par Abigail Portner, sœur de Dave Portner, aka "Avey Tare".

 

 



 

Tracklist de Fall Be Kind :
1. Graze
2. What Would I Want? Sky
3. Bleed
4. On A Highway
5. I Think I Can

Parution le 14 décembre 2009




Eels s'enfonce

Posté par 2goldfish le 20.11.09 à 10:51 | tags : pop, usa

En janvier prochain sortira End Times, un nouvel album d'Eels, quelques mois à peine après le décevant Hombre Lobo. On espérait que E corrigerait le tir, parce qu'après quatre ans de silence, Hombre Lobo sonnait vraiment comme une redite d'autant plus décevante qu'elle venait d'un artiste qui se renouvelait tous les ans pendant les années 1990. Pire que tout, c'était une redite fadasse, un retour en petite forme, à la limite de l'autoparodie. Déjà le titre de l'album "homme loup", de la part d'un type qui avait déjà écrit "Dog Faced Boy" et "Lone Wolf", c'était juste.

 

Maintenant nous avons à nous mettre sous la dent un premier extrait du prochain album offert contre une adresse e-mail (mais que font-ils de nos adresses e-mail, tous ces artistes qui nous offrent leurs mp3 ?) : "Little Bird" est une ballade fragile chantée par un homme blessé qui kiffe s'apitoyer sur son sort. Bref, c'est à peu près la même chanson que toutes les autres chansons d'Eels et, encore une fois, on s'en doutait au titre, qui est le troisième de la discographie du groupe avec "bird" dans le titre.

 

Il arrive toujours un moment dans la carrière d'un artiste ou on a envie de lui dire d'arrêter de se plaindre, qu'il a de la chance de pouvoir vivre de son art et qu'il est trop vieux pour chanter des complaintes d'ado émo. Ca, pour Eels, malheureusement, c'était il y a un ou deux albums. Aujourd'hui, on a à nouveau envie de plaindre Mark Oliver Everett, mais surtout parce qu'on n'a plus envie de l'écouter.







Charlotte Gainsbourg et Beck ont un bon clip pour ''Heaven Can Wait''

Posté par 2goldfish le 19.11.09 à 12:38 | tags : youtube, videos musicales, pop

L'album de Charlotte Gainsbourg et Beck qui sort le 7 décembre s'appellera IRM, ce qui n'est pas très logique puisque l'album est en anglais et qu'en anglais, on dit "MRI". Ce n'est pas très grave, de toute façon, parce que ça s'annonce plutôt mauvais : le premier extrait, qui s'appellait lui aussi "IRM" était sans intéret, le nouveau, "Heaven Can Wait", imite passablement Feist qui imite Spoon. Il ne fallait pas en attendre plus de la collaboration entre un type qui sort d'une décennie léthargique et d'une actrice française, condamnée dès le départ par sa condition.

 

A ce tarif, on doit plutôt être reconnaissant de tirer de tout ça UNE très bonne chose : un clip réalisé par un certain Keith Schofield, auteur du clip du remix de Let Love Rule par Justice, qui s'amuse ici à accumuler les plans absurdes rigolos. Bien sûr on peut y voir un plagiat du travail de Spike Jonze dans les années 1990 mais il y a un moment où il faut arrêter d'être critique et jouir un peu du peu que le monde a à nous donner. 

 

 




''Cousins'', le premier clip du nouvel album de Vampire Weekend

Posté par Shangri La le 19.11.09 à 10:18 | tags : news, youtube, pop, usa, vidéos musicales
Les Vampire Weekend nous prouvent une fois de plus qu’ils savent maintenir leurs fans en haleine avant la sortie de leur 2ème album, Contra, le 12 janvier prochain. Après avoir diffusé sur leur site internet un compte à rebours qui annonçait la mise en ligne de leur premier single, l’excellent "Horchata", les New Yorkais preppy viennent de sortir un clip réalisé pour leur deuxième single, "Cousins". Derrière la caméra, on retrouve le jeune réalisateur anglais Garth Jennings, à qui l’on doit notamment le clip de "Coffee & TV" de Blur (vous savez, le périple de la brique de lait à la recherche d’un Graham Coxon porté disparu). Devant la caméra, les 4 garçons s’en donnent à cœur joie tandis qu’ils sont filmés d’avant en arrière dans une rue étroite par des mouvements de caméra rapides qui collent parfaitement à l’énergie punk du morceau. Vivement la suite.

 

 




Dan Treacy a la forme et c'est une bonne nouvelle

Posté par Myosotis le 18.11.09 à 09:54 | tags : youtube, uk, pop, rock

La chose ne saute peut-être pas aux yeux pour qui n'a pas suivi la (longue) carrière des Television Personalities mais il y a entre ces deux vidéos, l'enregistrement live à Londres fin septembre du toujours fringant "Three Wishes" (si j'avais trois souhaits/j'en voudrais trois de plus...) et le premier volet d'un remarquable documentaire sur Dan Treacy en 4 parties, un peu plus d'une année et surtout une excellente nouvelle : le retour en bonne forme de Dan Treacy, l'un des songwriters les plus doués et remarquables de ces 30 dernières années.

 

Depuis son retour officiel en 2006 (l'album My Dark Places), avec son collègue Ed Ball d'abord puis sans, Dan Treacy a alterné les bonnes et les mauvaises phases, comme c'est plus ou moins le cas depuis ses débuts. L'homme souffre depuis toujours de "désordres mentaux" qui l'ont fait disparaître pendant près de 10 ans, perdu dans une addiction au krach redoutable, des séjours en institution et un emprisonnement de 6 mois sur une prison-péniche, en bout de course (pour des vols et agressions) qui lui aurait sauvé la vie.

 

Aujourd'hui, Treacy joue à nouveau. On l'avait vu bourré en 2006-2007 et en assez piteux état vocal. Il était venu récemment en France pour un concert assez moyen (et brouillon) en janvier 2009 à la Flèche d'or. Il a enchaîné plusieurs dates dans des salles miteuses de Londres (3 ou 4 livres l'entrée dans des pubs, des mini-boîtes, des fish'n'chips presque) et s'apprête à faire un petit tour d'Espagne qui devrait l'amener dans les derniers jours de décembre, à Toulouse, où on ne peut que recommander aux fans et aux autres de se presser. Treacy est en voix, tient debout et chante plutôt juste. Ses textes sont toujours incroyablement bons, truffés de références pop ou littéraires, faisant de lui la dernière merveille souterraine de la pop music, une sorte de chaînon manquant entre The Fall (pour la déglingue, l'origine populaire, la gouaille), The Smiths (pour la qualité des textes, les références, la classe british) et Daniel Johnston (pour la légèreté, le caractère naïf et fragile des chansons). Au top 50 des chanteurs les plus fous, Treacy gagne à tous les coups, mais il figure aussi en très haute position sur la liste des types qui savent que composer une pop song est un boulot à temps plein.

 

Savoir que ce type là est revenu à son meilleur niveau (comme on dit en sport) et pourrait tout aussi bien mourir demain, fais partie des excellentes nouvelles de cette fin d'année. La meilleure peut-être.

 


Television Personalities - Three Wishes (Live London 30 septembre 2009)

Television Personalities - Documentary (Part 1)

 




Washed Out : Îles flottantes

Posté par Maxence le 17.11.09 à 16:56 | tags : pop, vidéos musicales, électro

 

 

Alors que le genre néo baléaric semble souffler toujours un peu plus son air tiède sur l'hiver, gageons d'entrée de jeu que nous allons bientôt entendre parler un peu partout de Washed Out (si si, tapez ce nom dans Google !), projet d'Ernest Greene, un jeune américain originaire de Caroline du Sud et vivant actuellement à Macon en Georgie (patrie de l'excellent écrivain Harry Crew).

 

A l'écoute de son premier EP, Life of Leisure, et des vidéos qui l'accompagnent, il semblerait qu'Ernest ait trouvé là le paradis sur terre. Sa musique, mélange de pop shoegazeuse et de disco lo-fi, s'inscrit irrémédiablement dans le genre néo baléaric, mais cela ne semble pas être une volonté affirmée de la part de son créateur.

 

La recette du son Washed Out c'est en constant décalage. Des morceaux qui semblent tous composés de couches dépareillées et mal calées, donnant à l'ensemble l'impression d'écouter Cocteau Twins jouant une samba impromptue à la radio ou d'entendre My Bloody Valentine céder à l'hédonisme disco (les saturations en moins) la tête sous l'eau. Solaire, lumineuse, mais aussi brumeuse à cause de la proximité de l'océan, Greene fabrique une pure musique sudiste, et Life of Leisure est un petit bonheur languide que l'on ne veut pas voir s'arrêter et qui nous donne envie d'en écouter plus !

 

Alors, à quand l'album ??

 




Joss Stone fait n'importe quoi

Posté par 2goldfish le 17.11.09 à 10:27 | tags : pop, videos musicales, rigolo, youtube

On avait, avouons-le, totalement oublié l'existence de Joss Stone. Au début de la décennie, autant dire il y a une éternité, elle était la première des chanteuses anglaises rétro à voix, longtemps avant qu'Amy Winehouse ne débarque dans le jeu avec sa stratégie de la terre brûlée.

 

Joss Stone, donc, son truc c'était la soul américaine. Elle se prenait pour Aretha. Et elle n'a pas arrêté. Il lui faut du R.E.S.P.E.C.T. parce que contrairement à toutes les Duffy et Adele du royaume, elle c'est une "authentique". Elle a donc enregistré en 2008 un album intitulé Colour Me Free, un album plus "libre" que les précédents, enregistré live en une semaine avec de vieux pros du funk de studio. Le résultat, sans être si dingue que ça, n'est pas désagréable à l'oreille, mais EMI n'avait pas envie de vendre Stone comme ça et a trainé des pieds pour sortir l'album. Pendant plus d'un an, Stone a lutté, allant jusqu'à offrir publiquement deux millions de livres pour racheter son contrat et pouvoir sortir l'album.

Finalement celui-ci est bien sorti chez EMI il y a un mois, se vendant pas trop mal, mais Joss Stone a toujours autant envie de regagner sa liberté. Ce qui explique surement ce nouveau clip terroriste rigolo qui nous plaît beaucoup :

 

 

 




Gossip a explosé le public du Bataclan... les vidéos

Posté par LovelyRita le 16.11.09 à 19:00 | tags : rock, pop, live, news

...façon pop corn ! Le groupe de Beth Ditto était en concert dimanche soir au Bataclan et remet ça les 16 et 17 novembre. On y était et on vous a ramené des vidéos.

 

Passage en revue efficace, et on pourrait dire sans surprise (connaissez-vous quelqu'un qui a pu vous dire du mal de ce groupe en live ?) des deux albums de Gossip : Standing In The Way Of Control et le petit dernier Music For Men. Beth Ditto, toujours plus en forme que jamais, endosse tour à tour les rôles de diva, secouriste (quand elle distribue des bouteilles d'eau) avant de se mettre à l'aise en sous-vêtements. Extravagante au possible, c'est surtout une grande entertaineuse, dont la présence éclipse souvent celle des trois autres musiciens. En avant-goût de ces prochains concerts au Bataclan, 3 titres tournés lors du premier soir : "Dimestore Diamond", "Pop Goes The World" et "2012". On ne vous dévoile pas tout, mais hier pour le dernier morceau... Ditto a tout donné.

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le clip nudiste des Flaming Lips

Posté par 2goldfish le 16.11.09 à 10:24 | tags : pop, rock, rigolo, videos musicales, usa, youtube

"Watching The Planets" est un des nombreux morceaux chaotiques du double album Embryonic. La mélodie est réduite à sa plus simple expression mais les "oh oh oh" et "yes yes yes" que chantent Wayne Coyne sont sans doute ce qu'il y a de plus catchy sur un album très pauvre en refrains et autres éléments accrocheurs alors pourquoi ne pas en faire un single ?

 

Embryonic n'est certainement pas un disque facile à vendre, mais on peut compter sur les Flaming Lips pour la mise en scène. Dans ce clip réalisé par Wayne Coyne et George Salisbury, une foule de jeunes gens nus émerge d'une énorme boule poilue par une ouverture qui ressemble fort à l'origine du monde, et ça n'est que le début de leurs aventures. Les gens nus, évidemment, ça marche toujours, vous avez forcément envie de les regarder.




Morrissey en impose au Zénith

Posté par Myosotis le 13.11.09 à 17:28 | tags : live, pop, rock, uk

On le disait affaibli, épuisé, en petite voix et au bord de l'implosion. Morrissey a fait mentir hier soir les plus sceptiques de ses admirateurs en offrant au Zénith (en configuration rikiki) une performance vocale impressionnante de justesse et d'énergie. Soutenu par un groupe qui n'aura eu pour seul défaut que de massacrer en ouverture le cultissime "This Charming Man", Morrissey a montré tout au long d'un spectacle ramassé (1h15, rappel inclus) mais intense que, même accompagné de musiciens plus à l'aise lorsqu'il s'agit de lâcher les chevaux que de sauter les obstacles mélodiques, il restait l'un des meilleurs chanteurs en activité.

 

Plus en jambes que lors de son dernier passage parisien, ayant perdu quelques kilos, l'ancien chanteur de The Smiths a rendu justice aux titres de son solide Years Of Refusal du début d'année, flamengo-ant sur le superbe "When I Last Spoke To Carol", roucoulant en terre conquise sur "I'm Throwing My Arms Around Paris", faisant son numéro sur "One Day Goodbye Will Be Farewell", ou affirmant sa posture de héros solitaire sur le magnifique "I'm Ok By Myself", sans doute le morceau le plus difficile à interpréter et ici rendu à la perfection.

 

 

morrissey au Zénith

 

Côté vieilleries patrimoniales, peu de surprises par rapport à la setlist trimballée un peu partout cet automne mais du solide : un "Ask" souverain, "Death At One's Elbow" incisif et iconoclaste, "Is It Really So Strange ?", "How Soon Is Now", meilleur morceau du lot, et "Cemetry Gates", quelque peu étouffé par le groupe mais aussi les "The Loop" solo et "Why Dont You Find Out For Yourself ?", seul survivant de Vauxhall And I.

 

Puisqu'il s'agissait aussi de soutenir la nouvelle compilation Swords, qu'on continue de recommander, Morrissey a lâché quelques faces B, trop peu à notre goût, tirées de cette jolie collection : l'engagé "Ganglord", le social "Teenage Dad On His Estate", l'affreux "Dont Make Fun of Daddy's Voice", transcendé par l'interprétation et c'est à peu près tout. On aurait aimé évidemment entendre "Christian Dior", "Friday Mourning" ou "Never Played Symphonies". Il faudra repasser, ceux-ci ayant été délaissés au profit de quelques titres de la reconquête dont on se fatigue un peu à la longue comme "The World is Full of Crashing Bores" ou "Irish Blood English Heart".

 

Seule ombre au tableau : la conclusion de cet excellent concert, brutale, est intervenue trop vite sur un "Something Is Squeezing My Skull" agressif mais qu'on aurait aimé prolongé d'un ou deux autres morceaux. Après ses récentes péripéties, Morrissey se ménage. A 50 ans et quelques mois, l'aventure continue donc en beauté pour le Mancunien solitaire. Le lobby interne a encore de beaux jours devant lui...



Magic Kids, pop-psyché de Memphis

Posté par LovelyRita le 12.11.09 à 17:24 | tags : pop, usa, concours

Après l'écoute de "Let's Go Surfing" (de The Drums) on ne saurait trop vous conseiller l'écoute de "Hey Boy", petit tube jovial des Magic Kids.

 

magid kidsOn ne sait pas trop comment on a mis la main sur ces 3 minutes de pop Beachboyesque ; on ne sait encore moins si cette formation de Memphis va, un jour, sortir un album. Bref vous l'aurez compris, on est allés chercher les Magic Kids directement chez le producteur, à savoir chez Goner records, structure sur laquelle ils sont pour le moment signés. Dans leur bio, on nous apprend que certains membres faisaient auparavant partie d'un groupe nommé The Barbaras, comme si la seule évocation de ce groupe devait nous aider à placer les Kids sur une carte du paysage musical international. Plus évocateur, on nous cite aussi Phil Spector et Brian Wilson. Voilà, Magic Kids c'est bien ça, un énième groupe d'une longue série à s'inspirer de la pop-psyché des sixties, son titre "Hey Boy" est l'énième chanson à rendre hommage aux tubes pop de cette époque, dopées d'harmonies vocales. On prend et on fait partager !


On vous fait gagner quelques vinyles de "Hey Boy/Good To Be", c'est dans la rubrique concours. Ou vous pouvez acheter le titre chez ici

 

Merci à Goner Records.

 

 




Hot Chip : Take It In, le nouveau son des puces

Posté par Maxence le 12.11.09 à 15:11 | tags : uk, électro, pop, news

 

Ça gigote décidément très fort chez les puces. Hot Chip vient en effet d'annoncer la date de sortie de son prochain album, le quatrième à ce jour. C'est officiel, la parution de One Life Stand, puisque tel est son titre, est donc prévu pour le 9 février 2010 !

 

Un album qui serait, selon la maison de disque (Astralwerks et Parlophone via EMI à la distribution), "Un saut dans l'inconnu, un album qui regorge des audaces sonores qui sont la marque de fabrique de Hot Chip, ainsi que d'une intensité émotionnelle fulgurante de la première piste à la dernière." Toujours selon le label, relayé par Fact Magazine : "One Life Stand est de loin le travail le plus complet de Hot Chip à ce jour ". L'album serait aussi "Plus cohérent et plus soulfull que son prédécesseur de 2007, Made in the dark, et plus ambitieux que The Warning, nommé aux Mercury Awards et nominés aux Grammy." Pour finir, "One Life Stand établit Hot Chip dans la catégorie des groupes les plus pertinents et créatifs de notre époque." Rien que ça !!

 

Si après ça vous n'êtes pas sur les dents dans l'attente d'un tel chef-d'oeuvre... c'est que vous êtes comme nous, un peu dubitatif devant une telle avalanche de superlatifs...

 

Plus intelligemment, Pitchfork propose de se faire une idée sur le vif en écoutant un premier extrait de l'album : "Take It In", morceau plutôt sombre et rythmé. Un new wave track matîné de Bowie 80. Pas de quoi fouetter un chat, du moins jusqu'aux choeurs plutôt sympathiques, mais pas non plus un repoussoir. Verdict en février donc...

 

En attendant, Joe Goddard sort Harvest Festival , son premier album solo, dont nous reparlerons sous peu...

 

En écoute : Hot Chip "Take It In" :

Téléchargez Flash Player pour lire cette vidéo




8bit collective reprend les Smiths à l'oeil

Posté par Myosotis le 12.11.09 à 10:58 | tags : pop, electro, cover

 

Histoire de se mettre en jambe avant le concert de Morrissey ce soir au Zénith, les amis de Smiths pourront aller faire un joli tour électronique sur le site du 8bit collective qui met à disposition pour quelques jours encore une série de covers du quatuor de Manchester. L'idée des 8bit(s) est la même depuis des années, composer ou reprendre des titres célèbres en mode électronique et avec des moyens limités, synthé vintage, vieil atari, computer love, etc.

 

C'est souvent réussi, toujours curieux et intéressant. Ici, les approches sont différentes : fidèle sur "This Charming Man", iconoclaste sur "A Chip and A Bit And The Land Is Ours" et globalement on ne s'ennuie pas si on aime évidemment les originaux. Le tribute est en download ici




Ready, Able en pâte à modeler pour Grizzly Bear

Posté par LovelyRita le 11.11.09 à 10:16 | tags : youtube, pop, vidéos musicales

Encore un clip en pâte à modeler ! Pour "Ready Able", Grizzly Bear a certes opté pour cette technique, mais avec une esthétique assez différente des clips habituellement réalisés avec ce matériau. Pas d'animaux qui parlent, pas de sucreries, mais des créatures étranges pour cette vidéo réussie et réalisée par Allison Schulnik.

 

Après avoir fait appel au peintre William J. O'Brien qui avait réalisé les pochettes aux allures de kaleidoscope de l'album Veckatimest et du single "While You Wait For The Others", le groupe continue de s'associer aux artistes contemporains avec le clip de "Ready, Able", l'un des plus beaux titres (le plus beau ?) de leur opus. Pour la vidéo, l'artiste californienne a mis en scène son personnage de "Hobo Clown" qu'elle a déjà peint ou animé par le passé pour ses projets purement personnels. Ci-dessous, le premier film d'animation avec pour bande-son "Granny Diner" des Grizzly.

 

 

 

Pour "Ready, Able", retrouvailles avec le "hobo clown", mi-homme des forêts, mi-clown, dans un sous-bois et sur le point de se faire enlever. Mélange de matériaux, de textures, rappel de l'univers kaleidoscopique, apparition d'un vaisseau spatial et en fil conducteur le motif du visage difforme du clown, repris tout au long de cette vidéo, une des plus belles de l'année.

 

 

 
 
 

Voir notre interview vidéo avec Grizzly Bear et lire la chronique de Veckatimest

Rappel : Grizzly Bear en concert le 21/11 à la Cigale




Le Club Folamour est de retour jeudi

Posté par Shangri La le 10.11.09 à 14:50 | tags : agenda, live, youtube, pop, electro, rock

Le Club Folamour est de retour au Point Ephémère pour sa deuxième soirée mensuelle, jeudi prochain. Attention, pas de Windmill pour cette édition ; ils seront finalement en première partie de Wild Beasts le 27 novembre, au même endroit. En revanche, l'Italien exilé à Londres Banjo Or Freakout est bien là. Celui qui s'était attiré les louanges des plus grands blogs et de la presse outre-Manche avec ses covers bien senties (d'Amy Winehouse à Battles) a sorti son premier EP en mai dernier, et a la réputation d'offrir des shows explosifs. A ses côtés, on retrouvera le quator parisien Nelson ainsi que Løzninger et ses mélodies folk.

 



Réservez vos places pour le Club Folamour #2.

Le site de Super Mon Amour




Morrissey : la tragicomédie continue

Posté par Myosotis le 08.11.09 à 11:37 | tags : youtube, pop, uk, rock

La tragicomédie Morrissey continue et le suspense demeure quant à la réalité des shows français programmés la semaine prochaine, à Lille et Paris.

 

Après un malaise à Swindon, un retour en fanfare sur la scène fétiche du Royal Albert Hall, Morrissey, qu'on disait en petite forme, a encore fait parler de lui à Liverpool où il se produisait hier soir. Après une entame de concert incisive ("This Charming Man"), Morrissey a été "frappé", semble-t-il, mollement par le jet d'une canette de bière en provenance des premiers rangs au cours du second titre "Black Cloud". Une main sur le crâne, quelques secondes d'interrogation et le chanteur sanctionne les 9000 personnes présentes d'un "Goodbye" solennel et quitte la scène avec ses musiciens. Il ne reviendra pas. Les forums du site de référence se déchaînent et les plus fidèles supporters commencent à marquer leur agacement. "Morrissey est-il fini ?", "est-ce la tournée de trop ?". A côté des habituelles critiques pointues sur la composition de la setlist, sur les chutes de forme du chanteur, on assiste en ce moment à un débat de fond sur la capacité de l'ancien chanteur des The Smiths à mener à bien cette tournée volontairement maousse et, plus globalement, à donner une suite à sa carrière. Réponse les 11 et 12 novembre dans l'Hexagone, peut-être.... Comme beaucoup de fans historiques, on veut encore croire au miracle.

 


Morrissey - Liverpool Arena



Los Campesinos! jouent les funambules

Posté par 2goldfish le 08.11.09 à 10:23 | tags : pop, videos musicales

Le troisième album de Los Campesinos ne sortira que le 1er février 2010, soit quinze mois après le second, We Are Beautiful, We Are Doomed et vingt-trois après le premier Hold On Now Youngster.... Ils ont doublé leur délai inter-album. Sauf qu'ils ont fini d'enregistrer Romance Is Boring en juin dernier, et que le ralentissement n'est qu'une illusion bien pratique pour un groupe pour lequel le plus fort danger est la surexposition.

 

Si vous détestez déjà Los Campesinos! ça n'y changera bien sûr rien mais les membres du groupe sont visiblement assez malins pour savoir que leur mélange d'indie-pop hyperactive, de paroles ultra détaillées et d'une poignée d'autres éléments qui méritent tout autant de superlatifs à double tranchant pourraient provoquer une overdose chez le plus fervent de leur fans. Le groupe est prudent, donc, et ça s'entend dans "The Sea Is A Good Place To Think About The Future", l'excellent extrait de l'album qu'ils ont révélé en premier : c'est toujours aussi affecté, surtout dans la façon dont le chanteur Gareth Campesino tente de faire rentrer ses paroles trop détaillées dans une mélodie qui a du mal à en supporter autant, mais c'est carrément moins acidulé, puisqu'il est question d'une histoire d'amour mal barrée avec une anorexique et que le refrain en choeur, la signature du groupe, se retrouve réduit au strict minimum pour ne pas gêcher l'atmosphère relativement aride de la chanson.

 

Le groupe a cependant bien du mal à se retenir, puisqu'il a déjà filmé un deuxième clip pour un autre extrait de l'album, "There Are Listed Buildings". A ce rythme là on aura un clip pour la moitié des chansons de l'album avant sa sortie. Cette deuxième chanson voit le groupe retrouver le son de son premier album : guitare + violon + glockenspiel + choeurs montés sur ressort pendant toute la chanson, comme si le groupe ne s'était jamais rendu compte qu'il avait trop de membres pour qu'ils jouent tous toujours en même temps. Heureusement on reste toujours du bon côté de la frontière qui sépare la musique de la cacophonie, mais si ces deux premiers extraits sont plutôt très bons, on ne peut s'empêcher d'avoir peur pour Los Campesinos! A jouer les funambules sur la limite entre réussite et catastrophe, ils nous tiennent en haleine mais c'est au moins en partie à cause de notre côté voyeur qui n'attend qu'une chose : les voir tomber.

 


 




En images : Reformations de groupes, les différents modèles

Posté par LovelyRita le 06.11.09 à 15:12 | tags : rigolo, reformation, pop, rock, gothique

Les années 2000, années des reformations ? Entre les heureuses, les moins heureuses, les improbables, les inutiles... chaque reformation est pourtant unique et répond à un modèle bien précis. Les différents types de reformations, c'est le diapo consacré aux retrouvailles de nos groupes préférés pour le meilleur et/ou le pire !

 

les reformations de groupe



Qu'il s'agisse de reformations pour l'honneur ou le plaisir (Dinosaur Jr, The Jesus And Mary Chain), de reformation pour renflouer les caisses (les Pixies, NTM, Sex Pistols) ou pour tenter de redonner un sens au passé (My Bloody Valentine, The Only Ones), de réunions pour surmonter le passé ou tenter de jouer la musique de demain, les reformations ont ceci en commun : elles ne servent presque toujours à rien.

 

Sans prétendre à l'exhaustivité, on a passé en revue les 20 reformations les plus significatives de ces dernières années... chacune répondant à une problémqtique bien précise (The Smiths, Take That, Skunk Anansie...)

 

Voir aussi nos autres diapo :
- Les gestuelles de guitariste les plus drôles
- Les meilleurs logos de groupe




Martin Carr lâche son Brave Captain

Posté par Myosotis le 05.11.09 à 15:53 | tags : rock, pop, uk

Ceux qui ont aimé la brit pop mélodique des Boo Radleys se souviennent sûrement de leur artificier en chef, l'inégalable Martin Carr, réfugié depuis la séparation du (grand) groupe derrière le pseudonyme de Brave Captain.

 

Il n'est sans doute pas besoin de préciser aux mêmes que les Boo Radleys ont fait partie des groupes estampillés brit pop notoirement sous-estimés et que quelques uns de leurs albums méritaient une autre place que celle que l'histoire leur a accordée (un strapotin trois étages sous Oasis, Blur et Pulp). Si les Boo Radleys faisaient de la si bonne musique, c'est parce que celle-ci était issue à 90% du cerveau chevelu de Martin Carr, lequel après avoir frôlé plusieurs fois les dangers de l'auto-édition (sur le net), avoir tenté tout ce qu'il a pu pour sortir son Brave Captain de l'anonymat, s'est décidé enfin à publier des disques sous son propre nom. L'album de Martin Carr vient de sortir, est disponible chez Sonny Boy Records et s'appelle Ye Gods and Little Fishes.

 

 

 

 

Ceux qui s'amuseront à écouter les quelques extraits en ligne sauront qu'on parle ici de "pure pop", un art savant pour lequel Carr peut être considéré comme l'un des grands maîtres de son époque, à côté d'un Paddy Mc Aloon (Prefab Sprout) ou d'un Jimmy Webb dont il assure (ce n'est pas un hasard) la première partie sur quelques uns des concerts anglais. Les deux titres livrés, il y a un an, sur scène, figurent tous les deux sur l'album et sont tout à fait représentatifs de l'univers qui fut celui de Carr et de Brave Captain : des guitares mélodiques, quelques larmes et énormément d'émotion. Pour les curieux, il semble bien que la jeune femme qui officie sur le premier morceau soit l'ex-chanteuse d'Echobelly, Sonia Madan. A vérifier tout de même.

En attendant, on peut plonger allègrement sa ligne et remonter quelques uns des petits poissons de Carr, pour une friture pop seul ou entre amis.

 


Martin Carr - Why Are You Gonna Bring Me All This Rain ?

 


Martin Carr - Orpheus Lament



Le buzz Bad Lieutenant est-il mérité ?

Posté par Myosotis le 04.11.09 à 14:14 | tags : rock, pop, uk, youtube

Avec un large papier dans Libération, des chroniques par wagon et une présentation royale au festival des Inrockuptibles (retransmise en direct chez Lenoir sur France Inter), le buzz Bad Lieutenant bat son plein cette semaine en France comme si Bernard Sumner, son principal animateur, avait passé les dix dernières années dans une cage (de fer ou dorée au choix) et revenait nous prendre par surprise tel un joyau éclatant soudain ressorti de sa gangue (ouah l'image, la honte !). Il se fait étriller un peu partout ailleurs au motif que Sumner tout seul ne fait pas une tête de gondole.

 

 

Le premier album de Bad Lieutenant qui sort cette semaine est à l'image de ce premier single très bien, sorte de prolongement naturel du travail de Sumner avec New Order, ni vraiment mieux ni moins bien, juste très cool à écouter et finalement assez vivifiant. Peter Hook, avec lequel Sumner est sévèrement fâché désormais, a été remplacé par Alex James de Blur qui tient sa place sans plus. La batterie est portée disparue et le(s) titre(s) tout en guitares. "Sink or Swim" est aérien porté par la voix d'un Sumner, qui à force d'être taxée d'impersonnelle et sans cachet, est devenue une vraie signature distinctive. Comment un mec qui n'avait rien ou pas grand chose (un physique à la C. Jérôme, l'air pâlot, une position de 2nd couteau chez Joy Division) en est-il arrivé là ? La question demeure. Qu'est-ce qui a fait que New Order est devenu New Order ? Etait-ce Hook qui faisait la différence ? Etait-ce Sumner qui avait du génie ? Morris ? L'alchimie entre la bande passée la disparition de leur leader ? On pourrait débattre de ces questions pendant des années et ne jamais trouver la réponse. New Order a navigué pendant des décennies sur une ligne fine, entre génie et ridicule parfois. L'électropop du groupe pouvait tutoyer le paradis de l'accessibilité pop ou taquiner l'innommable. La musique de Bad Lieutenant navigue dans les mêmes eaux mais avec bon goût, légère comme l'air et souple comme une liane de bananier.

 

Le buzz autour de Bad Lieutenant est ainsi aussi mérité que les louanges (excessives) pour l'ancien groupe de Sumner (N.O bien sûr, pas le premier qui reste hors catégorie). Le boulot est propre, suffisamment emballant pour se laisser écouter, peut-être un peu morne et manquant de grands titres mais n'est-ce pas ce qu'on a reproché parfois à New Order ? Peut-on bâtir un univers si singulier et sans détacher sans cesse ? "Never Cry Another Tear" porte les textes de Sumner qui sont peu ou prou les mêmes que l'année dernière et l'année d'avant. Il n'a pas faibli (ni pris du poids) en route. Y a-t-il une alchimie qui a disparu avec la dissolution du groupe ? Ce n'est pas sûr. Pas sûr non plus que les réactions de défiance ne viennent pas d'un snobisme mal placé. Bad Lieutenant est vraiment bon.

 


Bad Lieutenant - Sink or Swim



jj : african folk, love and ecstasy

Posté par Maxence le 02.11.09 à 18:10 | tags : youtube, folk, pop, funk, électro

 

Les plus vieux d'entre nos lecteurs se souviennent peut-être de la déferlante Soul ii Soul à la fin des années 80, surtout des fabuleux "Get A life" sur Vol. II (1990 - A New Decade) qui faisait suite à Club Classics Vol. One sur lequel figurait "Back to Life" (énorme), et qui annonçait sans le savoir Massive Attack, Tricky et toute la vague trip-hop de Bristol (ainsi que le Nu Jazz, eurk !). C'est à ces titres que l'on pense immédiatement en visualisant la vidéo de jj (en minuscule), groupe (?) suédois totalement inconnu dans nos contrées et à côté duquel nous sommes honteusement passés cet été au moment de la parution de leur album sobrement intitulé n°2.



Si le rapprochement entre les deux groupes peut sembler tiré par les cheveux, au moins en ce qui concerne la production, c'est en tout cas la même ambiance érogène qui règne sur le titre "Ecstasy" de jj et sur, disons "Back To Life" de Soul ii Soul. "Ecstasy" et son étrange vidéo floutée usant de tous les clichés outranciers du rap bling bling (La Vegas, costards, cadillac, chaudasses en mini-short et fourrure) est un titre d'autant plus étrange que l'album de jj lui, oscille entre ballade folk, rythmes africains et latinos, pop, nu balearic et intermèdes electronica, le tout produit de manière très organique et évoquant le syncrétisme d'un Cocteau Twins produit par Jazzy B et chanté par Georgia Hubley de Yo La Tengo (Si ! Ecoutez "Things Will Never Be The Same Again")



Anachronisme dans le paysage néo-folk contemporain, jj c'est de la soul blanche produit par des blacks nés en Suède (?), des folkeux suèdois produisant de la musique black, Neneh Cherry faisant son comeback sous un nouveau pseudonyme (après tout, elle est née à Stockholm en Suède et y réside toujours)... Pure supposition que tout cela car, il est impossible d'en savoir plus sur ce groupe. Ni le site de leur label (Sincerely Yours), ni Google ne donnent rien sur ce groupe. Reste la musique, un peu trop léchée à mon goût, mais il faut bien avouer que cet "Ecstasy" langoureux et souple comme un léopard au plumard, ne laisse pas de glace... A tester à deux, donc.

 




Marina in the sky with Diamonds

Posté par Shangri La le 02.11.09 à 14:08 | tags : youtube, uk, pop

 

2009, année de la meuf”. Ce slogan d’un goût douteux, que vous avez peut-être entendu beugler par un quelconque ami un peu éméché le jour de l'an, n’est pas si absurde qu’il en a l’air. Cette année a vu l’émergence, tout du moins de l’autre côté de la Manche, d’un certain nombre de nouvelles artistes féminines à succès : La Roux, Florence & The Machine, Little Boots... et Marina & The Diamonds. D’ailleurs, Marina n’est pas très fan de l’idée d’être mise dans le lot. Un peu comme ils l’avaient fait à l’époque avec les groupes estampillés Brit Pop, les journalistes anglais ont usé et abusé de ce label un brin simplificateur, et qui a eu pour résultat de donner l'impression aux potentiels auditeurs que s'ils en ont entendu une, ils les connaissent toutes. Ce qui n'est certainement pas le cas avec Marina & The Diamonds, qui est certainement la plus talentueuse de ces chanteuses pop cru 2009.

 


 

De son vrai nom Marina Diamandis (née en Ecosse, elle est d’origine grecque), Marina est bien une artiste solo, mais trouve son nom moins égocentrique tel quel. Si elle est accompagnée d’un groupe sur scène, la jeune chanteuse n’est pas prête pour autant à inclure qui que ce soit dans le processus d’écriture. Car c’est bien ça son dada : pour elle, les paroles sont ce qui vient en premier dans la composition ; elle les veut pittoresques, basées sur ses expériences personnelles. D’histoires d’amour qui tournent en rond aux tracas du quotidien, en passant par l’usage d’alcool en guise d'antidépresseur, Marina navigue entre l’ironie et la mélancolie avec un sens de la formule indéniable. C’est d’ailleurs en tenant un blog qu’elle s'est d'abord exprimée sur ses sujets de prédilection, et c’est aussi par ce biais qu’elle a été repérée par le petit et tout nouveau label new-yorkais Neon Gold, qui s’occupe aujourd’hui de Passion Pit ou encore de ses compatriotes de Yes Giantess.

 

 

Son premier single, "Obsessions", est littéralement ovniesque. Si il n’y a aucun doute que la pop est au cœur de la musique de Marina, ce morceau fait le grand écart entre une ballade au piano, un couplet super bouncy où les paroles sont quasiment rappées, et un refrain d’une efficacité diabolique. Tous les tracks de son premier EP, The Crown Jewels EP, sont dans la droite ligne de cette versatilité, et la voix bien particulière de Marina (qui peut faire penser à celle de Kate Bush, tout en hoquet mélodique) se prête aussi bien aux mélodies simples au piano ("I Am Not Robot") qu’aux morceaux plus complexes dans l’orchestration. Un des points forts de la belle, c’est la scène, comme elle l’a prouvé en enchaînant les apparitions marquantes à des festivals cet été, notamment celui de Glastonbury. En interview, elle n'a peur de rien, et n'hésite pas à dévoiler que sa préparation au live a consisté à regarder pas mal de shows de Britney Spears (période "avant", bien sûr), et qu’elle compte sur ses robes à sequins achetées sur eBay à des femmes fortes de l’Ohio pour que l'on se souvienne d'elle. Comme si on avait besoin de ça.




Basement Jaxx brise le coeur de Lightspeed Champion

Posté par 2goldfish le 30.10.09 à 09:41 | tags : uk, pop, electro, videos musicales

En tout cas c'est ce qui semble se passer si on regarde ce clip. Et qu'on présume que les ours hip hop qu'on voit s'attaquer au pauvre coeur de l'indie folk rockeux Lightspeed Champion représentent les deux Basement Jaxx. Le fait est qu'ils ont fait appel à lui pour poser sa voix sur un beat aussi énorme que chargé en émotions.

 

Sur "My Turn", les Jaxx réussissent à obtenir un rapport gros son/subtilité de l'émotion proche de 1. Pour les nuls en maths, ça veut dire que les deux sont égaux. Comme dans cette reprise accoustique de "Ayo Technology" de 50 Cent et Justin Timberlake qui passe en boucle sur toutes les mauvaises radios en ce moment, sauf que là, les valeurs des deux données sont beaucoup plus élevées. Si vous êtes toujours nuls en maths, ça veut dire que les reprises acoustiques de tubes hip hop, c'est nul mais que "My Turn", c'est bien. Ces reprises sont sans doute aussi un peu racistes, mais pas Basement Jaxx, mais ça nous n'avons pas d'équation pour le prouver.

 

Bref, on ne l'aurait pas cru il y a encore relativement peu de temps mais Basement Jaxx va finir par nous faire chialer. En dansant. Scars, leur nouvel album, est bourré de ce genre d'électro douce amère qui fait shaker le booty et de featurings bien sentis de Santigold à Yoko Ono en passant par Yo Majesty. Après un Crazy Itch Radio "en demi teinte" c'est ce qu'on appelle dans le métier un "retour en forme". On peut aussi utiliser les termes "album de la maturité". Quel beau métier.

 

 

 




Julian Casablancas au Tonight Show, la sortie pop du leader des Strokes

Posté par LovelyRita le 28.10.09 à 11:42 | tags : news, vidéos musicales, rock, usa, pop

Après Albert Hammond Jr, Fabrizio Moretti et Nikolai Fraiture, voilà que Julian Casablancas, leader des Strokes, se met aussi à l'aventure solo avec la sortie de son premier et très attendu album, Phrazes For the Young, le 2 novembre. En extrait vidéo, "11th Dimension", 1er single, interprété sur le plateau de Conan O'Brien.

 

Les 8 titres de l'opus circulent déjà sur le net et Casablancas sera de passage au Bataclan (Paris le 8 décembre). Le chanteur entame aussi en novembre une résidence Downtown Palace Theatre à Los Angeles et était hier soir sur le plateau du Tonight Show présenté par Conen O'Brien sur NBC. Alors que l'album des Strokes devrait, selon le groupe, devrait voir le jour courant 2010, Casablancas explore en 2009 son côté pop à l'image de ce premier single. Des guitares moins présentes au profit de claviers et boites à rythme, le tempo s'emballe moins que sur un opus du groupe, mais le phrasé traînant de Casablancas est toujours là.

 




En vidéo : This Is Steve, dans la peau de Michael Jackson

Posté par LovelyRita le 28.10.09 à 09:40 | tags : pop

La mort de Michael Jackson a entraîné dans son sillon une multiplication à perte de sosies, certains, fans de la première heure et déjà en activité depuis longtemps, d'autres plus intéressés par le business attenant à la marque MJ. Parmi cette foule de sosies, Steve Mickson, actif depuis le début des années 90, continue à sa façon, de faire vivre la légende en France. Fluctuat a choisi de le suivre, caméra à la main pendant 24h.

 

Depuis le décès de la star, Steve Mickson ne chôme pas...pas un week-end sans que ses services ne soient loués le temps d'un mariage ou d'un anniversaire. Si son activité a redoublé depuis juin 2009, Mickson est devenu sosie dans le courant des années 90. Sosie par amour pour la star et conscient de ne pas lui arriver à la cheville, il poursuit aujourd'hui son activité pour prolonger l'oeuvre du musicien et continuer à donner du "bonheur aux gens". Domicilié à Epernay, Mickson fait à présent le tour de France... on l'a suivi chez lui, se préparant avant de "monter sur scène" lors d'un mariage il y a quelques semaines.

 

Portrait émouvant d'un sosie de Michael Jackson, c'est This Is Steve, à voir ci-dessous en vidéo.

 

 
 
Dans les salles depuis aujourd'hui, This Is It, le film événement sur Michael Jackson.
 





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