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Pop : musique à vocation mélodique, au carrefour d'un peu tous les genres. Gros diamant protéiforme dont voici des exemples :
A lire en écoutant notre radio pop rock.

En images : Reformations de groupes, les différents modèles

Posté par LovelyRita le 06.11.09 à 15:12 | tags : rigolo, reformation, pop, rock, gothique

Les années 2000, années des reformations ? Entre les heureuses, les moins heureuses, les improbables, les inutiles... chaque reformation est pourtant unique et répond à un modèle bien précis. Les différents types de reformations, c'est le diapo consacré aux retrouvailles de nos groupes préférés pour le meilleur et/ou le pire !

 

les reformations de groupe



Qu'il s'agisse de reformations pour l'honneur ou le plaisir (Dinosaur Jr, The Jesus And Mary Chain), de reformation pour renflouer les caisses (les Pixies, NTM, Sex Pistols) ou pour tenter de redonner un sens au passé (My Bloody Valentine, The Only Ones), de réunions pour surmonter le passé ou tenter de jouer la musique de demain, les reformations ont ceci en commun : elles ne servent presque toujours à rien.

 

Sans prétendre à l'exhaustivité, on a passé en revue les 20 reformations les plus significatives de ces dernières années... chacune répondant à une problémqtique bien précise (The Smiths, Take That, Skunk Anansie...)

 

Voir aussi nos autres diapo :
- Les gestuelles de guitariste les plus drôles
- Les meilleurs logos de groupe




Martin Carr lâche son Brave Captain

Posté par Myosotis le 05.11.09 à 15:53 | tags : rock, pop, uk

Ceux qui ont aimé la brit pop mélodique des Boo Radleys se souviennent sûrement de leur artificier en chef, l'inégalable Martin Carr, réfugié depuis la séparation du (grand) groupe derrière le pseudonyme de Brave Captain.

 

Il n'est sans doute pas besoin de préciser aux mêmes que les Boo Radleys ont fait partie des groupes estampillés brit pop notoirement sous-estimés et que quelques uns de leurs albums méritaient une autre place que celle que l'histoire leur a accordée (un strapotin trois étages sous Oasis, Blur et Pulp). Si les Boo Radleys faisaient de la si bonne musique, c'est parce que celle-ci était issue à 90% du cerveau chevelu de Martin Carr, lequel après avoir frôlé plusieurs fois les dangers de l'auto-édition (sur le net), avoir tenté tout ce qu'il a pu pour sortir son Brave Captain de l'anonymat, s'est décidé enfin à publier des disques sous son propre nom. L'album de Martin Carr vient de sortir, est disponible chez Sonny Boy Records et s'appelle Ye Gods and Little Fishes.

 

 

 

 

Ceux qui s'amuseront à écouter les quelques extraits en ligne sauront qu'on parle ici de "pure pop", un art savant pour lequel Carr peut être considéré comme l'un des grands maîtres de son époque, à côté d'un Paddy Mc Aloon (Prefab Sprout) ou d'un Jimmy Webb dont il assure (ce n'est pas un hasard) la première partie sur quelques uns des concerts anglais. Les deux titres livrés, il y a un an, sur scène, figurent tous les deux sur l'album et sont tout à fait représentatifs de l'univers qui fut celui de Carr et de Brave Captain : des guitares mélodiques, quelques larmes et énormément d'émotion. Pour les curieux, il semble bien que la jeune femme qui officie sur le premier morceau soit l'ex-chanteuse d'Echobelly, Sonia Madan. A vérifier tout de même.

En attendant, on peut plonger allègrement sa ligne et remonter quelques uns des petits poissons de Carr, pour une friture pop seul ou entre amis.

 


Martin Carr - Why Are You Gonna Bring Me All This Rain ?

 


Martin Carr - Orpheus Lament






Le buzz Bad Lieutenant est-il mérité ?

Posté par Myosotis le 04.11.09 à 14:14 | tags : rock, pop, uk, youtube

Avec un large papier dans Libération, des chroniques par wagon et une présentation royale au festival des Inrockuptibles (retransmise en direct chez Lenoir sur France Inter), le buzz Bad Lieutenant bat son plein cette semaine en France comme si Bernard Sumner, son principal animateur, avait passé les dix dernières années dans une cage (de fer ou dorée au choix) et revenait nous prendre par surprise tel un joyau éclatant soudain ressorti de sa gangue (ouah l'image, la honte !). Il se fait étriller un peu partout ailleurs au motif que Sumner tout seul ne fait pas une tête de gondole.

 

 

Le premier album de Bad Lieutenant qui sort cette semaine est à l'image de ce premier single très bien, sorte de prolongement naturel du travail de Sumner avec New Order, ni vraiment mieux ni moins bien, juste très cool à écouter et finalement assez vivifiant. Peter Hook, avec lequel Sumner est sévèrement fâché désormais, a été remplacé par Alex James de Blur qui tient sa place sans plus. La batterie est portée disparue et le(s) titre(s) tout en guitares. "Sink or Swim" est aérien porté par la voix d'un Sumner, qui à force d'être taxée d'impersonnelle et sans cachet, est devenue une vraie signature distinctive. Comment un mec qui n'avait rien ou pas grand chose (un physique à la C. Jérôme, l'air pâlot, une position de 2nd couteau chez Joy Division) en est-il arrivé là ? La question demeure. Qu'est-ce qui a fait que New Order est devenu New Order ? Etait-ce Hook qui faisait la différence ? Etait-ce Sumner qui avait du génie ? Morris ? L'alchimie entre la bande passée la disparition de leur leader ? On pourrait débattre de ces questions pendant des années et ne jamais trouver la réponse. New Order a navigué pendant des décennies sur une ligne fine, entre génie et ridicule parfois. L'électropop du groupe pouvait tutoyer le paradis de l'accessibilité pop ou taquiner l'innommable. La musique de Bad Lieutenant navigue dans les mêmes eaux mais avec bon goût, légère comme l'air et souple comme une liane de bananier.

 

Le buzz autour de Bad Lieutenant est ainsi aussi mérité que les louanges (excessives) pour l'ancien groupe de Sumner (N.O bien sûr, pas le premier qui reste hors catégorie). Le boulot est propre, suffisamment emballant pour se laisser écouter, peut-être un peu morne et manquant de grands titres mais n'est-ce pas ce qu'on a reproché parfois à New Order ? Peut-on bâtir un univers si singulier et sans détacher sans cesse ? "Never Cry Another Tear" porte les textes de Sumner qui sont peu ou prou les mêmes que l'année dernière et l'année d'avant. Il n'a pas faibli (ni pris du poids) en route. Y a-t-il une alchimie qui a disparu avec la dissolution du groupe ? Ce n'est pas sûr. Pas sûr non plus que les réactions de défiance ne viennent pas d'un snobisme mal placé. Bad Lieutenant est vraiment bon.

 


Bad Lieutenant - Sink or Swim



jj : african folk, love and ecstasy

Posté par Maxence le 02.11.09 à 18:10 | tags : youtube, folk, pop, funk, électro

 

Les plus vieux d'entre nos lecteurs se souviennent peut-être de la déferlante Soul ii Soul à la fin des années 80, surtout des fabuleux "Get A life" sur Vol. II (1990 - A New Decade) qui faisait suite à Club Classics Vol. One sur lequel figurait "Back to Life" (énorme), et qui annonçait sans le savoir Massive Attack, Tricky et toute la vague trip-hop de Bristol (ainsi que le Nu Jazz, eurk !). C'est à ces titres que l'on pense immédiatement en visualisant la vidéo de jj (en minuscule), groupe (?) suédois totalement inconnu dans nos contrées et à côté duquel nous sommes honteusement passés cet été au moment de la parution de leur album sobrement intitulé n°2.



Si le rapprochement entre les deux groupes peut sembler tiré par les cheveux, au moins en ce qui concerne la production, c'est en tout cas la même ambiance érogène qui règne sur le titre "Ecstasy" de jj et sur, disons "Back To Life" de Soul ii Soul. "Ecstasy" et son étrange vidéo floutée usant de tous les clichés outranciers du rap bling bling (La Vegas, costards, cadillac, chaudasses en mini-short et fourrure) est un titre d'autant plus étrange que l'album de jj lui, oscille entre ballade folk, rythmes africains et latinos, pop, nu balearic et intermèdes electronica, le tout produit de manière très organique et évoquant le syncrétisme d'un Cocteau Twins produit par Jazzy B et chanté par Georgia Hubley de Yo La Tengo (Si ! Ecoutez "Things Will Never Be The Same Again")



Anachronisme dans le paysage néo-folk contemporain, jj c'est de la soul blanche produit par des blacks nés en Suède (?), des folkeux suèdois produisant de la musique black, Neneh Cherry faisant son comeback sous un nouveau pseudonyme (après tout, elle est née à Stockholm en Suède et y réside toujours)... Pure supposition que tout cela car, il est impossible d'en savoir plus sur ce groupe. Ni le site de leur label (Sincerely Yours), ni Google ne donnent rien sur ce groupe. Reste la musique, un peu trop léchée à mon goût, mais il faut bien avouer que cet "Ecstasy" langoureux et souple comme un léopard au plumard, ne laisse pas de glace... A tester à deux, donc.

 




Marina in the sky with Diamonds

Posté par Shangri La le 02.11.09 à 14:08 | tags : youtube, uk, pop

 

2009, année de la meuf”. Ce slogan d’un goût douteux, que vous avez peut-être entendu beugler par un quelconque ami un peu éméché le jour de l'an, n’est pas si absurde qu’il en a l’air. Cette année a vu l’émergence, tout du moins de l’autre côté de la Manche, d’un certain nombre de nouvelles artistes féminines à succès : La Roux, Florence & The Machine, Little Boots... et Marina & The Diamonds. D’ailleurs, Marina n’est pas très fan de l’idée d’être mise dans le lot. Un peu comme ils l’avaient fait à l’époque avec les groupes estampillés Brit Pop, les journalistes anglais ont usé et abusé de ce label un brin simplificateur, et qui a eu pour résultat de donner l'impression aux potentiels auditeurs que s'ils en ont entendu une, ils les connaissent toutes. Ce qui n'est certainement pas le cas avec Marina & The Diamonds, qui est certainement la plus talentueuse de ces chanteuses pop cru 2009.

 


 

De son vrai nom Marina Diamandis (née en Ecosse, elle est d’origine grecque), Marina est bien une artiste solo, mais trouve son nom moins égocentrique tel quel. Si elle est accompagnée d’un groupe sur scène, la jeune chanteuse n’est pas prête pour autant à inclure qui que ce soit dans le processus d’écriture. Car c’est bien ça son dada : pour elle, les paroles sont ce qui vient en premier dans la composition ; elle les veut pittoresques, basées sur ses expériences personnelles. D’histoires d’amour qui tournent en rond aux tracas du quotidien, en passant par l’usage d’alcool en guise d'antidépresseur, Marina navigue entre l’ironie et la mélancolie avec un sens de la formule indéniable. C’est d’ailleurs en tenant un blog qu’elle s'est d'abord exprimée sur ses sujets de prédilection, et c’est aussi par ce biais qu’elle a été repérée par le petit et tout nouveau label new-yorkais Neon Gold, qui s’occupe aujourd’hui de Passion Pit ou encore de ses compatriotes de Yes Giantess.

 

 

Son premier single, "Obsessions", est littéralement ovniesque. Si il n’y a aucun doute que la pop est au cœur de la musique de Marina, ce morceau fait le grand écart entre une ballade au piano, un couplet super bouncy où les paroles sont quasiment rappées, et un refrain d’une efficacité diabolique. Tous les tracks de son premier EP, The Crown Jewels EP, sont dans la droite ligne de cette versatilité, et la voix bien particulière de Marina (qui peut faire penser à celle de Kate Bush, tout en hoquet mélodique) se prête aussi bien aux mélodies simples au piano ("I Am Not Robot") qu’aux morceaux plus complexes dans l’orchestration. Un des points forts de la belle, c’est la scène, comme elle l’a prouvé en enchaînant les apparitions marquantes à des festivals cet été, notamment celui de Glastonbury. En interview, elle n'a peur de rien, et n'hésite pas à dévoiler que sa préparation au live a consisté à regarder pas mal de shows de Britney Spears (période "avant", bien sûr), et qu’elle compte sur ses robes à sequins achetées sur eBay à des femmes fortes de l’Ohio pour que l'on se souvienne d'elle. Comme si on avait besoin de ça.




Basement Jaxx brise le coeur de Lightspeed Champion

Posté par 2goldfish le 30.10.09 à 09:41 | tags : uk, pop, electro, videos musicales

En tout cas c'est ce qui semble se passer si on regarde ce clip. Et qu'on présume que les ours hip hop qu'on voit s'attaquer au pauvre coeur de l'indie folk rockeux Lightspeed Champion représentent les deux Basement Jaxx. Le fait est qu'ils ont fait appel à lui pour poser sa voix sur un beat aussi énorme que chargé en émotions.

 

Sur "My Turn", les Jaxx réussissent à obtenir un rapport gros son/subtilité de l'émotion proche de 1. Pour les nuls en maths, ça veut dire que les deux sont égaux. Comme dans cette reprise accoustique de "Ayo Technology" de 50 Cent et Justin Timberlake qui passe en boucle sur toutes les mauvaises radios en ce moment, sauf que là, les valeurs des deux données sont beaucoup plus élevées. Si vous êtes toujours nuls en maths, ça veut dire que les reprises acoustiques de tubes hip hop, c'est nul mais que "My Turn", c'est bien. Ces reprises sont sans doute aussi un peu racistes, mais pas Basement Jaxx, mais ça nous n'avons pas d'équation pour le prouver.

 

Bref, on ne l'aurait pas cru il y a encore relativement peu de temps mais Basement Jaxx va finir par nous faire chialer. En dansant. Scars, leur nouvel album, est bourré de ce genre d'électro douce amère qui fait shaker le booty et de featurings bien sentis de Santigold à Yoko Ono en passant par Yo Majesty. Après un Crazy Itch Radio "en demi teinte" c'est ce qu'on appelle dans le métier un "retour en forme". On peut aussi utiliser les termes "album de la maturité". Quel beau métier.

 

 

 




Julian Casablancas au Tonight Show, la sortie pop du leader des Strokes

Posté par LovelyRita le 28.10.09 à 11:42 | tags : news, vidéos musicales, rock, usa, pop

Après Albert Hammond Jr, Fabrizio Moretti et Nikolai Fraiture, voilà que Julian Casablancas, leader des Strokes, se met aussi à l'aventure solo avec la sortie de son premier et très attendu album, Phrazes For the Young, le 2 novembre. En extrait vidéo, "11th Dimension", 1er single, interprété sur le plateau de Conan O'Brien.

 

Les 8 titres de l'opus circulent déjà sur le net et Casablancas sera de passage au Bataclan (Paris le 8 décembre). Le chanteur entame aussi en novembre une résidence Downtown Palace Theatre à Los Angeles et était hier soir sur le plateau du Tonight Show présenté par Conen O'Brien sur NBC. Alors que l'album des Strokes devrait, selon le groupe, devrait voir le jour courant 2010, Casablancas explore en 2009 son côté pop à l'image de ce premier single. Des guitares moins présentes au profit de claviers et boites à rythme, le tempo s'emballe moins que sur un opus du groupe, mais le phrasé traînant de Casablancas est toujours là.

 




En vidéo : This Is Steve, dans la peau de Michael Jackson

Posté par LovelyRita le 28.10.09 à 09:40 | tags : pop

La mort de Michael Jackson a entraîné dans son sillon une multiplication à perte de sosies, certains, fans de la première heure et déjà en activité depuis longtemps, d'autres plus intéressés par le business attenant à la marque MJ. Parmi cette foule de sosies, Steve Mickson, actif depuis le début des années 90, continue à sa façon, de faire vivre la légende en France. Fluctuat a choisi de le suivre, caméra à la main pendant 24h.

 

Depuis le décès de la star, Steve Mickson ne chôme pas...pas un week-end sans que ses services ne soient loués le temps d'un mariage ou d'un anniversaire. Si son activité a redoublé depuis juin 2009, Mickson est devenu sosie dans le courant des années 90. Sosie par amour pour la star et conscient de ne pas lui arriver à la cheville, il poursuit aujourd'hui son activité pour prolonger l'oeuvre du musicien et continuer à donner du "bonheur aux gens". Domicilié à Epernay, Mickson fait à présent le tour de France... on l'a suivi chez lui, se préparant avant de "monter sur scène" lors d'un mariage il y a quelques semaines.

 

Portrait émouvant d'un sosie de Michael Jackson, c'est This Is Steve, à voir ci-dessous en vidéo.

 

 
 
Dans les salles depuis aujourd'hui, This Is It, le film événement sur Michael Jackson.
 



Une version inédite de la pochette de Sgt Pepper

Posté par Shangri La le 27.10.09 à 16:22 | tags : uk, rock, pop

La pochette du Sergent Pepper's des Beatles : sa pléthore de stars de l’époque en carton taille réelle, les Fab Four tout en moustache et vestes militaires aux couleurs de l’arc-en-ciel, ses couronnes de fleurs… Lorsque John Tefteller, un collectionneur américain, tombe sur une des pochettes les plus célèbres de la pop musique en fouillant la collection d’une veuve, il s’apprête à remettre l’album à sa place, avant de l’examiner une deuxième fois. « J’ai regardé de plus près, et là, je me suis dit wow, wow. Attends une minute. Y’a pas de Beatles là. Qui sont tous ces gens ? » .

 

 

Lorsqu’il interroge la veuve concernée, il apprend qu’il s’agit d’un exemplaire qui avait été donné à son mari à l’époque où il travaillait chez Capitol Records, et que les visages sur la pochette sont ceux de dirigeants de la maison de disque. John n’a jamais entendu une histoire pareille, mais la pochette ne semblant pas être une reproduction bateau, il part avec toute la collection sous le bras, et s’empresse d’appeler son pote Stan "the Beatleman" Panenka.

Celui qui s’était auto-proclamé "fan numéro 1 des Beatles" alors qu’il n’était qu’un gamin est le genre de type qui a de la suite dans les idées : il détient aujourd’hui la plus grande collection d’album des Liverpuldiens. Et Stan le spécialiste toutes catégories avait évidemment entendu parler de cette version de la pochette ; deux exemplaires auraient été vendues il y a 20 ou 30 ans, mais cela fait bien une dizaine année qu’aucune n’a refait surface.

Les deux collectionneurs estiment qu’il y aurait une centaine de pochettes version « cadres de Capitol Music », compte tenu du prix de production de l’époque. Impossible donc de déterminer sa valeur, mais Panenka l’a évidemment acheté, et l’album a rejoint sa collection estimée à 1 million de dollars qu’il garde bien au chaud dans le coffre de sa banque. Avis aux amateurs : il cherche un acheteur unique pour la totalité de son butin depuis maintenant plus d’un an.




Chris Garneau et Jeremy Jay à la Maroquinerie, la pop US en vidéo live

Posté par LovelyRita le 27.10.09 à 12:01 | tags : usa, pop, vidéos musicales, live

D'un côté la pop précieuse de Chris Garneau, de l'autre le groove nonchalent de Jeremy Jay. Les deux musiciens américains étaient, début octobre, à la Maroquinerie à Paris. Retrouvez des extraits vidéos de ce concert.

 

Assez étonné de voir Chris Garneau en première partie de Jay, malgré les liens noués avec la France (sa seconde patrie), on profite de l'occasion de voir sur la même scène deux musiciens qui nous font aimer la pop américaine actuelle. Timide et réservé dans ses mots, Garneau s'expose beaucoup plus sur disque ou en live, tantôt seul ou accompagné d'un batteur (une nouveauté) et de sa fidèle violoncelliste. Auteur d'un nouvel album, El Radio un poil moins introspectif que son prédecesseur Music For Tourists, Garneau ouvre le concert avec le titre "Hands On The Radio", à voir en live ci-dessous.



Après ce set intimiste, Jeremy Jay prend la tengeante rock et nappe les titres de son dernier album en date, Slow Dance, de guitares là où l'attendait plus languide. En extrait vidéo "In This Lonely Town".

 




Le malaise de Morrissey inquiète

Posté par Myosotis le 27.10.09 à 09:42 | tags : news, pop, uk

Le roi de la pop anglaise a mis à nouveau un genou à terre. Alors que nous nous inquiétions déjà, il y a quelques mois, de l'état de santé de Morrissey, celui-ci, après une demi-douzaine d'annulations au printemps, avait pris un peu de repos pour, pensait-il, redémarrer en pleine forme son interminable tour du monde des Arenas, Ballrooms, Zénith et autres salles capitales. Après Years Of Refusal l'année dernière, l'ancien chanteur des Smiths, démarrait le 23 octobre une tournée anglaise sensée propulser sa nouvelle compilation, l'excellente Swords, en tête des charts anglais.

 

Malheureusement, et après une seule date et un concert que les fans ont trouvé décevant (Morrissey en petite voix, une setlist comme souvent contestée et offrant assez peu de surprises, un entrain écorné, un son médiocre mais de jolis jeux de lumière !), Morrissey s'est écroulé pendant son concert de Swindon. La vidéo du malaise est assez spectaculaire. Morrissey entre sur scène, souhaite une bonne soirée aux convives avant de se lancer dans un "Charming Man" affreux. Alors que la chanson s'achève, il s'avance sur le devant de la scène, vraisemblablement pour serrer quelques mains, et s'effondre lourdement.

 

La suite est dramatique : hospitalisation, rumeurs alarmistes pour que finalement un communiqué rassure la fandom. Morrissey souffrirait (à nouveau) de difficultés respiratoires, dont on ne connaît pas bien la gravité. Sorti le lendemain, il a annulé une nouvelle date mais pour le moment pas différé ses concerts londoniens. Après la campagne difficile du premier semestre, ce nouvel incident laisse planer les pires doutes sur le reste de la tournée qui devait repasser par la France en novembre. A 50 ans, Morrissey est-il encore capable de soutenir le rythme imposé par ses tourneurs ? A-t-il vraiment récupéré ? Ces incidents cachent-ils un mal plus sérieux qui mettrait en danger la suite de la carrière scénique du King of Mope ?

 

Habitué à se relever quand on ne l'attend pas et à se nourrir de l'adversité, il est probable que le Moz mettra bientôt tout le monde d'accord. La transparence n'étant pas son fort, gageons qu'il saura apporter des éléments de réponse au sceptique sur la scène du Royal Albert Hall qui l'avait vu renaître en 2002. "Losing in front of your homecrowd, you wish the ground would open up and take you down", chantait-il sur le sublime "Boxers". A Swindon, on y était presque.

 

Le malaise de Morrissey



The Drums, le revival surf music

Posté par 2goldfish le 26.10.09 à 14:22 | tags : rock, pop, usa

Dans notre liste des groupes à surveiller en 2009, nous avions mis en bonne position Surf City, un groupe de néo-zélandais qui joue de la surf music. Le groupe n'a rien fait, il n'y aura pas d'album avant l'an prochain personne n'en a parlé et on se demande tout de même un peu aujourd'hui qu'est-ce qui pouvait justifier un tel enthousiasme de notre part.

 

Bien sûr, avec The Drums, c'est totalement différent puisque ces revivalistes surf sont de Brooklyn et qu'ils ont presque déjà sorti un EP presque déjà hype. On y croit vraiment : "Let's Go Surfing" a une ligne de basse sautillante irrésistible, "I Felt So Stupid" intègre de façon assez maline des samples vocaux dans une new wave bondissante, "Down By The Water" est l'obligatoire morceau lent pour les moments où la planche de surf se retourne et leurs deux autres morceaux sur leur myspace sont tout aussi surftastiques.

 

Bref, il est tôt pour s'enflammer pour The Drums, et l'histoire nous a appris à être prudent, mais vous pouvez aller écouter "Let's Go Surfing" sur Radio Flu, c'est franchement pas désagréable si ce n'est que ça nous rappelle que l'été est bel et bien fini.

 

 

 




Aeroplane : ça plane pour eux !

Posté par Maxence le 24.10.09 à 10:43 | tags : électro, pop
Le duo Belge Aeroplane aura mis un moment avant de réellement apparaître au grand jour (souvenez-vous, les allusions de l'ami Traske, qui les connait - personnellement - déjà depuis un bon moment), mais alors qu'ils sont invités à se produire le 04 décembre prochain aux mythiques Transmusicales de Rennes, difficile de faire l'impasse sur leurs productions.

 

A l'origine il y a deux ans d'un mini-hit dans le milieu néo-balearic (l'éponyme "Aeroplane" chez Eskimo Recordings en 2007), Vito De Luca et Stephen Fasano, sont désormais plébiscités par Sébastien Tellier (leur remix de "Kilometer" est certainement le meilleur que l'on ait offert au Français), MGMT, Cut Copy, Grace Jones, Au Revoir Simone, Lindstrom et même Robbie Williams (oui, oui... bof, bof, je suis d'accord), on ne compte plus les groupes réclamant leur version, edit ou remixes.

 

Partagé entre pop, italo disco et psychédélisme down-tempo, Aeroplane porte en tout cas bien son patronyme, transformant tout ce que le duo touche en hymne planant, tout synthés cosmic et guitares en volutes dehors. De Lucas et Fasano cultivent certes un éclectisme que certains leur reprocheront certainement aujourd'hui, mais qui place en tout cas le duo belge dans le peloton de tête des grands espoirs électro. A suivre donc... en attendant, en écoute et téléchargement, ce mix du duo offert par Flu' (tracklist sur le profil myspace des Belges) !

 

 






Vampire Weekend dévoile quelques nouveaux morceaux au Nouveau Casino

Posté par Shangri La le 23.10.09 à 15:50 | tags : usa, live, pop

Le deuxième album des garçons preppy de Vampire Weekend sort le 11 janvier prochain, mais ils ont su faire monter le buzz depuis quelques mois déjà. Depuis cet été, ils ont profité des quelques dates qui ont rythmé l’enregistrement de leur album pour offrir à leur public un avant-goût du tant attendu Contra, en jouant plusieurs de ses morceaux sur scène. Le public français avait notamment eu l’occasion d’en découvrir quelques uns lors de leur passage à Rock en Seine en août. Le 5 octobre dernier, la blogosphère s’agitait sur le sens d’un mystérieux compteur sur leur site officiel ; après des interprétations plus ou moins farfelues, on a pu découvrir avec une certaine extase le premier single en libre téléchargement, l’excellent "Horchata".

 

© Rod - Le HibOO

 

Apothéose de cette promo au compte-goutte : une série de concerts intimistes en guise de tour de chauffe avant la date de sortie fatidique, et l’inévitable tournée qui suivra. Après New-York et Londres la semaine dernière, les Vampire Weekend ont investi hier soir la scène du Nouveau Casino. Malgré l’heure tardive (concert prévu à 23h30, début sur les coups de 00h45), la file d’attente était celle des grands jours de la salle d’Oberkampf. Dans un Nouveau Caz plein à craquer et moite, les garçons ont immédiatement planté le décor : oui, vous alliez entendre une bonne moitié du futur album, et non, vous n’alliez pas être déçus. Le quator de Brooklyn nous a offert un savant mélange de nouveaux morceaux et de leurs tubes du précédent album éponyme, le tout au cours d’un set d’un peu moins d’une heure.

 

On a pu observer un public attentif aux nouvelles chansons, le plus souvent emballé (le refrain entêtant de "Cousins" n’a pas tardé à être repris en cœur), mais qui ne se déchaînait vraiment que sur les bon vieux hits ("A-Punk", "Cape Cod Kwassa Kwassa", "Oxford Comma" et les autres), interprétés à la perfection. Une setlist particulièrement bien dosée et rythmée par un Ezra Koenig en bonne forme, parlant dès qu’il en a l’occasion en français, un exercice dont il s’en sort bien mieux que la majorité de ses compatriotes, comme il nous l’avait prouvé avec sa reprise de "Ca plane pour moi" à la Cigale il y a un an. C’est à l’occasion du rappel que le tant attendu "Horchata" déboule, ou plutôt, arrive tranquillement. Le claviériste Rostam s’asseoit, un curieux petit clavier sur les genoux, et la chanson est lancée, pour une version un peu moins rapide que l’originale, mais définitivement sublime. Un ultime pogo sur "Walcott", il est presque 2h du mat’, et les happy few quittent la salle, conscients d’avoir eu la chance d’entendre une bonne moitié de ce qui s’annonce d’ores et déjà comme l’un des meilleurs albums de 2010.

 

© Rod - Le HibOO

 

 




Micachu passera-t-elle l'aspirateur à la Maroquinerie ?

Posté par LovelyRita le 23.10.09 à 10:12 | tags : concours, rock, pop, live, agenda, uk

micachu en concertC'est avec ce titre, référence au morceau "Turn Me Well" de la musicienne que l'on annonce avec plaisir la venue de Micachu à la Maroquinerie le 1er novembre. Auteur d'un très créatif Jewellery, Mica Levi de son vrai nom, s'est distinguée cette année par sa pop lo-fi faite, entre autre, avec tout ce qu'elle avait à portée de mains dans son appartement (batteur à oeufs, couverts et le fameux aspirateur).

 

Si on doute que la Londonienne se ramène avec un aspirateur sur scène, on compte sur elle pour avoir gardé de côté, pour ce concert parisien, un peu d'énergie et de fraîcheur de ses sessions d'enregistrements. Vue aux côtés de Speech Debelle sur le titre "Better Days" de la rappeuse, Micachu a notamment travaillé avec Matthew Herbert... qui d'autre que lui aurait pu produire son premier opus. Coup d'essai, coup gagnant avec cet album et avec les concerts que l'Anglaise a déjà donné cette année. Retrouvez ci-dessous en vidéo, un live, c'était au Point Ephémère (Paris) et filmé par Grandcrew... en attendant de pouvoir voir Micachu à la Maroquinerie le 01/11.

 

On vous offre également des places pour ce concert, dans la rubrique concours.

 

 




Morrissey brandit son Swords de faces B

Posté par Myosotis le 22.10.09 à 12:05 | tags : pop, uk, youtube, rock
En réunissant cette collection de faces B (agrémentée, en édition limitée, d'un excellent enregistrement live en 8 titres capté en Pologne sur sa dernière tournée), Morrissey indique qu'il faut compter avec lui et sûrement qu'il est redevenu un petit poids lourd de l'industrie discographique. Morrissey vend des disques et remplit les salles. Il n'a quasiment jamais fait aussi bien en 25 ans de carrière.

 

Sur le plan artistique, les titres de Swords confirment ce que l'on savait depuis longtemps : les faces B de Morrissey sont souvent supérieures à nombre des titres qui figurent sur les albums principaux. Cela vaut d'autant plus que les derniers albums You Are the Quarry, Ringleader Of The Tormentors et Years Of Refusal, abritaient quelques morceaux décevants. Si la démarche reste hasardeuse (pourquoi continuer de vendre des singles dont l'intérêt réside dans les faces B si c'est pour les rassembler un an plus tard ? à qui s'adresse cette compilation ? Tient-on désormais à essorer les fans jusqu'au dernier centime ?), le spectacle est total et soutient la dépense.

 

Certaines chansons sont excellentes et parmi les meilleures enregistrées par le Moz depuis son retour en 2002. On ne va pas se lancer dans une énumération rébarbative mais "Ganglord", "The Never Played Symphonies", "My Dearest Love", "Friday Mourning" ou "Shame Is The Name" sont grandioses et impeccables pour différentes raisons (les textes, les mélodies, la classe ou la grandiloquence au choix ou ensemble). Le bizarroïde "Sweetie-Pie" fait un peu tâche là-dedans rappelant les heures sombres du spirite "Ouija Board" de la fin des années 80. "It's Hard To Walk Tall When You're Small" gagne la palme de la laideur rockab. On se demande aussi ce que vient faire l'ancienne reprise live de Bowie, "Drive In Saturday", sur ce disque mais elle est bonne à prendre parce qu'elle est très très réussie et un bon signe pour le futur : Morrissey n'a pas changé tant que ça depuis le temps où il animait depuis Manchester le fan-club des New York Dolls.

 

Pour ceux qui ne le savent pas encore, le chanteur revient en France en novembre avec Boz et sa bande de tatoués du biceps. Il sera à Paris le 12. On espère qu'il trimballera quelques raretés dans sa setlist et se présentera le glaive à la main.

 

Morrissey - Because of My Poor Education (Swords)



Kanye West + The Noisettes = Wild Young Heartbreak

Posté par 2goldfish le 22.10.09 à 09:32 | tags : usa, hip hop, pop

Il n'y a a priori rien en commun entre la pop chaleureuse des Noisettes et le RNB glacé du 808's & Heartbreak de Kanye West et le mariage des voix du dernier album des uns avec les instrus de l'autre réalisé par Mick Boogie et Terry Urban pour leur dernière mixtape semble n'avoir aucun sens.

 

A l'écoute de la mixtape, on se rend compte que... c'est bien le cas. Les Urban & Boogie auraient pu tirer n'importe quels autres noms de leur chapeau, les producteurs chargés des remixes (parmi lesquels Double O, 6th Sense ou Apple Juice Kid) ont de toute façon totalement réarrangés les beats de Kanye pour coller avec les vocalises de Shingai Shoniwa, la chanteuse des Noisettes. Rien ne prédisposait ces deux albums à se rencontrer et la mixtape n'en n'est que plus impressionante. Il n'y a vraiment aucune raison pour que ça marche si bien, si ce n'est que ces gars là doivent être plutôt doués.




En images : ces albums qui n'ont jamais vu le jour

Posté par Shangri La le 21.10.09 à 16:14 | tags : music biz, label, soul, rock, pop, hip hop, funk, en jpeg

Ce n’est pas une nouveauté : maisons de disques et artistes se retrouvent régulièrement dans des situations de conflit, où ils se chamaillent sur des sujets plus ou moins cruciaux quant à l’avenir d’un album : tracklisting, promotion, teneur des paroles. Dans le pire des scénarios, les différends sont tels que l’album en question ne voit même pas le jour, avec de fâcheuses répercussions sur une partie ou l’autre. Quand en 2000 un type de chez Columbia refuse à 50 Cent la sortie de son premier album, arguant qu’un artiste qui vient de se prendre 9 balles dans le buffet risque plus de devenir une source d’ennui qu’autre chose, il est fort à parier qu’il s’est mordu les doigts en voyant quelques années plus tard Get Rich Or Die Tryin se vendre à 12 millions de copies à travers le monde.

 

Plus tragique, le destin du rappeur américain Ras Kass, dont le 3ème album ne verra finalement jamais le jour pour de sombres histoires de fusion de labels, ce qui aura pour effet de mettre un coup d’arrêt à sa carrière : il n’a depuis sorti que des mixtapes, sombré dans la drogue et passé pas mal de temps derrière les barreaux. Mais les responsables de ce type d’échecs qui rendent fous les fans ne sont pas toujours les mêmes grands méchants de l’industrie musicale. Connus pour défendre leur patrimoine bec et ongles, les Beatles ont notamment empêché la sortie d’un best-of de titres exclusifs issus de différentes sessions d’enregistrement, qu’EMI a désespérément essayé de sortir en 1985 sous le nom de Sessions. Quoi qu’il en soit, entre les versions bootleguées disponibles sur le net et les morceaux casés sur des albums suivants, très peu de titres demeurent aujourd’hui introuvables, et souvent ces albums avortés ont donné une certaine aura à des chansons, comme le désormais célèbre "Andrew’s Blues" des Stones. Flu vous propose un petit tour d'horizon en images de ces albums jamais sortis.

 

 




The Declining Winter : mi-Hood mi-Lumière

Posté par Myosotis le 21.10.09 à 08:43 | tags : rock, pop, electro

The Decling Winter - Video "Hey EFD" Instrumental
 

Rien de tel qu'un petit instrumental pour se remettre de l'arrivée de l'automne, préparer l'hiver et digérer la rentrée. The Declining Winter, le groupe formé par Richard Adams, la moitié de Hood, et quelques amis a mis en ligne il y a quelques jours un morceau tiré de leur récent mini-disque, sorti confidentiellement sur le label Home Assembly Music. Comme souvent avec les frères Adams, Haunt the Upper Hallways (le titre du disque) se passe de commentaires et de blabla. Des guitares, de la lumière, des clichés sépia et une bonne dose de mélancolie et voilà qu'on flotte entre ici et là-bas, la tête en forêt et le corps en ville, dans un univers qui ne ressemble à aucun autre. Le titre éponyme est lui-même incroyable. Du côté du groupe maître, pas encore de nouvelles. Chris s'amuse toujours avec Bracken qui devrait sortir un nouvel album prochainement. Comme l'indique le site du groupe relooké au printemps, "the band is continuing its extended hiatus". Rien en vue donc si ce n'est d'obscures rééditions (en vinyl) de vieux enregistrements. Du Yorkshire, il semble que Hood est retourné à la clandestinité.

 

 


The Declining Winter - Haunt The Upper Hallways



Atlas Sound : L'été en plein hiver

Posté par Maxence le 20.10.09 à 18:12 | tags : électro, pop, rock

 

Logos, l'album d'Atlas Sound sort aujourd'hui ! L'occasion, évidemment, de parler de ce side-project de Bradford James Cox, chanteur du quatuor d'Atlanta, Deerhunter, dont c'est le deuxième album après Let the Blind Lead Those Who Can See but Cannot Feel paru en 2008 chez Kranky.

 

Personnellement, Deerhunter m'a toujours semblé surestimé. A cheval entre rock progressif "tape-sur-les-nerfs" et punk boursouflé, improvisation et j'm'en-foutisme (pour "foutage de gueule"), avant-garde et pop, ce groupe me fatigue alors que, connaissant mon goût pour le bizarre, il devrait me combler. Pourtant, je l'avoue bien humblement, la musique de Deerhunter m'est toujours passée par dessus la tête - et ce n'est pas faute d'avoir eu mon content d'expérience indie, ayant peu ou prou écouté tout le catalogue Kranky, Domino première période, Matador, Fat Cat, Thrill Jockey et autres promulgateurs post-rock de la première heure.

 

Reste qu'à l'instar de Noah Lennox et ses incursions solo sous le nom de Panda Bear que j'adore - alors qu'Animal Collective finalement, ne me touche pas des masses non plus -, j'ai un faible pour Atlas Sound, sujet de ce billet donc, et émanation solo du leader/chanteur des "chasseurs de cerfs" en question. Sur Logos, impossible de ne pas tomber amoureux des mélodies captives de Bradford James Cox ("The Light That Failed", "Shelia", "Quick Canal" feat. Laetitia Sadier de Stereolab, et bien d'autres). Toujours à moitié étouffées dans la brume (qu'on imaginerait aisément californienne, mais du nord cette fois, Oakland, San Fransisco), les chansons lo-fi et les bricolages électroacoustiques du bonhomme me touchent au coeur. Et comment faire plus beau titre que ce "Walkabout" magnifiquement interprété par Panda Bear justement ?

 

Harmonie de l'âme, morceaux qui nous fait vivre l'été en plein hiver ou "Teenage Symphony to God" volume 2, ce titre sonne comme si les Beach Boys de Pet Sounds s'étaient reformés et étaient retourné ensemble en studio pour découvrir les machines d'aujourd'hui sans savoir vraiment s'en servir ! "Walkabout" célèbre l'innocence éternelle de la pop, intemporelle - et toujours pareil - mais on ne s'en lasse jamais !

 

Titre à écouter : "Walkabout" (feat. Panda Bear):

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We Were Once A Fairytale, Spike Jonze filme la rédemption de Kanye West

Posté par LovelyRita le 19.10.09 à 12:02 | tags : pop, usa, hip hop, people

C'est une vidéo étrange qui vient tout juste de sortir : We Were Once A Fairytale, qui associe le clippeur Spike Jonze et le rappeur Kanye West. Pendant 11 minutes, la caméra suit la star lors d'une soirée en boîte, qui vire un peu au cauchemard. Descente aux enfers, prise de conscience d'être allé trop loin... le réal a très bien réussi à cerner les excès et les questionnements de celui qui se prétend être l'un des plus grands musiciens actuels.

 

Le court-métrage aurait été tourné avant l'incident de Kanye West aux MTV Video Music Awards, qui d'une part a fait rire une bonne partie des gens et d'autre part a sacrément entaché la réputation de Kanye West, déjà connu pour ses nombreux excès et les conneries sorties à tout bout de champ. Le rappeur est devenu en quelques années, et malgré la qualité de ses disques, l'équivalent hip hop et US, des frères Gallagher d'Oasis. People, mégalomane, grande gueule et comédien à ses heures perdues, on a pu le voir sur le plateau de Jay Leno quelques jours après la cérémonie des VMA pour réitérer ses excuses. L'interview atteint des sommets de dramaturgie quand le présentateur demande au musicien ce qu'aurait pensé sa mère (décédé en 2007) de cet incident... s'en est suivi un long silence gênant, pas de larmes, mais presque et un geste de compassion de Leno.

 

Avec la caution de Jonze, réalisateur respecté de clips, entre autres, et avec qui il avait déjà bossé sur la vidéo de son titre "Flashing Lights", West poursuit son oeuvre de rédemption grâce à We Were Once A Fairytale, petit objet filmique qui suit sa descente aux enfers. Un samedi soir à Los Angeles, peut-être, dans une boite huppée, Kanye West fête son anniversaire. Champagne et gâteau payés par le propriétaire du lieu, Kanye West bourré sort de ses poches des billets en pagaille. Entre regards gênés des clients, ricanements et vacillements, la star se représente seule, comme le boulet de la soirée, qui ne connaît personne et qui tente l'incruste à tout va. Ca se termine dans les toilettes de la boîte, la tête barbouillée... limite science-fiction. Voir We Were Once A Fairytale ce-dessous.

 




Les Pixies doolittlent au Zénith

Posté par Myosotis le 19.10.09 à 10:24 | tags : live, rock, pop
Ne comptez pas sur nous pour faire la fine bouche. On ne dira jamais "non" à un concert des Pixies tant qu'ils joueront comme cela. Et tant pis pour les rabat-joie et les ayatollahs du rock qui ne s'achètent pas. Passer du statut de groupe iconique qui a raté le jackpot à celui de tiroir-caisse à guitares n'est pas donné à tout le monde : les Pixies s'y emploient depuis cinq années maintenant, comme il se doit, en jouant comme ils l'ont toujours fait, vite, très bien et plutôt fort. Ceux qui les avaient vus au tout début de leur tournée de reformation en 2004 auront apprécié le changement : gros moyens, communication au poil, limite étouffante et jeu millimétré, son poli et d'une netteté sidérante contre énergie à revendre, (petites) fautes de cordes et (tendre) bruit brouillon comme au sortir des répéts il y a 4 ans. Le Zénith n'accueillait pas jeudi et vendredi un quatuor venu du fin fond des années 90, mais une franchise composée de musiciens professionnels venus faire une razzia sur la schnouf.

 

pixiesLes Pixies entrent sur scène après 4 ou 5 minutes du Un chien andalou de Bunuel, histoire de faire un clin d'œil à la veine surréaliste qui parcourt leur œuvre et qui les a amenés dans cette position qui ne l'est pas moins. Le gros Frank marche en tête, bidon en avant et les pieds à 15h10, suivi de près par son alter ego Santiago, le plus fringant des quatre, sérieux comme un pape. Le magicien Lovering se faufile jusqu'à ses fûts tandis que la petite fiancée de l'Amérique moyenne, Kim Deal, qui a repris quelques kilos depuis la dernière fois mais n'a pas perdu son sourire éclatant, pousse son tee-shirt informe des débuts jusqu'à sa basse légendaire. Pas de mise en bouche, ni d'introduction : le groupe enquille d'emblée quelques morceaux apéritifs tirés des faces B du plat de résistance : "Dance the Manta Ray" fait un effet bœuf, chanté un peu bas par Frank Black, "Baileys Walk" redécouvert pour l'occasion, et puis file assez vite vers Doolittle, l'album de 1989. Le son est ramassé, très net. Kim Deal semble avoir (par contrat ?) hérité seule du droit de s'adresser au public. A moins que les autres ne s'en tamponnent.

 

Rares sont les groupes où le leader ne dit pas bonjour, au revoir ou ne serait-ce qu'un petit "merci" dans la langue indigène entre deux titres. Frank Black ne desserrera pas les lèvres en dehors du chant et on l'en remercie. Sa voix est un joyau qu'il serait bête de gaspiller en civilités. On s'en aperçoit sur chacun des titres de Doolittle. Il le fait vraiment et comme à la parade. Tout ce que vous avez jamais pu imaginer dans votre chambre en écoutant les disques : il le fait, en aussi bien ou mieux. Doolittle est un monument de noirceur, de stupre biblique et de violence pubère. Frank Black y croit autant que nous aujourd'hui : cela se voit tout de même un peu à son regard. Entre les morceaux (chose inédite chez les Pixies), il s'interrompt parfois jusqu'à vingt secondes pour discuter avec Santiago en tournant le dos à la scène. Si l'on était méchant (et on ne l'est pas assez), on dirait qu'il se moque de ce concert comme de sa deuxième Chevrolet. Frank Black fait Black Francis comme il veut, un peu comme Yves Lecoq et Laurent Gerra peuvent faire Johnny Halliday ou Jacques Chirac. Il se glisse dans le rôle quand il en a envie et peut tromper son monde sans que personne s'en aperçoive, au café du coin comme sur une scène de plusieurs milliers de personnes.

 

"Tame", monté en vidéo Deluxe comme tous les autres titres, nous renvoie à cette idée morbide d'un faux Black Francis en train de réfléchir à l'ironie de tout cela. La mécanique n'en est pas moins belle. On n'aime pas "Here Comes Your Man", assorti d'un clip bouclé un poil ironique. Le batteur ne sait pas chanter, ce qui est tout à fait approprié pour la balade amoureuse "La la Love You", exercice de style assez génial à l'époque et qui arrache un sourire aujourd'hui à Santiago (c'est dire). Cela ne vaut tout de même pas "Crackity Jones" qui reste une tuerie. Ouh. Ouh. "Hey" passe en karaoké. Les paroles s'affichent en fond d'écran dans une police qui ressemble à la police The Cure pour l'album Wish. C'est assez affreux en soi et on ne peut s'empêcher de remarquer que Frank Black est en retard d'un dixième sur le clip. Dépêche-toi bon sang, tu vas rater le refrain. La performance est millimétrée, débarrassée de ce qui fâche. Dire que cela ne gâche pas un petit peu le plaisir serait mentir. On voudrait être un "Debaser" et envoyer tout cela valser. Prendre les Pixies dans un coin et leur rappeler 1989. Kim Deal fait un "Into The White" mémorable dans un nuage de fumée blanche. Tout est parfait comme dans un parc d'attraction. On en oublierait les vingt années de plus. Le public remue comme dans un DVD, des types nagent sur les mains. Les clips soulignent les textes au premier degré. "I Bleed" dégouline de bulles sanguines. Deux rappels en 2+4, joués au galop et Frank Black qui salue par anticipation avant même d'être vraiment revenu, un œil sur sa pendule commerciale. Une sortie en trombe avec un superbe "Planet of Sound" venu tromper son monde. Le groupe montre les muscles. Rien à redire. Vamos. C'est votre dernier mot ? Tout le monde est content ? "Gigantic". Et hop ! On rallume. Ca ira pour tout le monde, vous êtes sûr ? Ce qu'on ne ferait pas pour se sentir jeunes et beaux. "Where is My Mind ?", c'était le jeudi soir. Au suivant. Au suivant. Que c'est beau le rock n'roll à l'âge industriel.

 

 

Pixies - La la Love You



Coldplay et Oasis, grands vainqueurs des UK Music Video Awards

Posté par Shangri La le 16.10.09 à 09:55 | tags : vidéos musicales, youtube, uk, pop, rock

Mardi dernier avait lieu la cérémonie des UK Music Video Awards à Londres, l’évènement outre-Manche qui récompense ce qui se fait de mieux en matière de collaboration entre le son et l’image : les vidéoclips certes, mais aussi les teasers de sorties d’album ou les synchros de publicités.

 

A l’honneur cette année, le groupe Coldplay, qui avec le trailer de son morceau "Strawberry Swing" a raflé le "gros" prix de la meilleure vidéo de l’année, mais aussi celui de la meilleure vidéo rock et de la meilleure animation. Depuis sa sortie, cette vidéo est sujette à de multiples controverses (accusations de plagiat, de mensonge sur la réalisation supposément faite entièrement à la main), mais l’œuvre du talentueux collectif Shynola vaut le coup d’œil.

 

 

 

 

Autre prix notable, celui accordé à la vidéo Dig Out Your Soul d’Oasis. Réalisée par The Malloys (clippeurs des White Stripes), elle retrace l’aventure des deux frangins qui avaient décidé en septembre 2008 de partir à New-York afin d’apprendre à des musiciens de rue quatre des morceaux de leur album qui n’était pas encore sorti. Une très belle vidéo en noir et blanc qui montre les répétitions et les performances, assez brillantes d’ailleurs, de ces musiciens de la Grosse Pomme.

 

 

 

 

Parmi les autres artistes récompensés, deux vidéos valent particulièrement le détour, celle, originale et très bien réalisée de Department Of Eagles, dans la catégorie Indie/Alternative, et celle du rappeur anglais Wiley pour son titre "Cash In My Pocket", à 1000 lieues des clichés des vidéos de rap US, mais à fond dans ceux des financiers de la City.

 

 

 

 

 

 
 

Ont aussi été récompensés : Speech Debelle pour le clip de "The Key", catégorie "budget video" (vidéo à petit budget), Lady GaGa et son "Paparazzi" pour la meilleure vidéo internationale, "If I Know You" de The Presets a raflé le titre de meilleure vidéo dance, et Will Young celui de la meilleure vidéo pop avec "Changes".

 




Le duo Tim & Puma Mimi, inventeur du concert sur Skype

Posté par Maxence le 16.10.09 à 08:54 | tags : électro, pop, geek, web 2.0

 

Tim & Puma Mimi, forme le premier duo electro-pop intercontinental. Pour de vrai, pas juste en composant chacun de leur côté.

 

Aidés par la technologie de communication mise à notre disposition au moment où vous lisez ces lignes, ils se produisent même en concert de cette manière ! Ils sont en effet les initiateurs des premiers concerts Skype, une idée peut-être pas très funky qui évoque le pire de la très statique laptop music, démentie par les performances d'un duo pourtant extrêmement populaire au Japon et un peu partout en Europe, qui bénéficie de remixes de personnalités comme Seelenluft et Lipstick.

 

A cheval entre le Japon et la Suisse (Zürich), ce combo fête également ses 5 ans cette année avec la sortie de Turn The pages, un album aussi sautillant que mélodique qui plaira autant aux fans d'electronica précieuse que d'electro-funk et de J-Pop. Concernant Turn The Pages, il s'agit d'une première puisque paradoxalement le format n'avait jamais été choisi auparavant par le geek suisse et la Japonaise (leurs 3 précédents albums n'étaint initialement parus qu'en mp3 et en vinyle).

 

Alors un concert Skype, ça donne quoi ? On peut se poser la question, surtout à l'écoute d'un disque riche et varié, qui voit Tim & Mimi Puma s'adonner au reggae electro, à la pop, à l'electro-rock brut de décoffrage ou au hip hop (imaginez un croisement de Stereolab, Modeselektor et Mouse On Mars), principalement chanté en japonais, mais aussi en anglais, dans une ambiance très "super mario, pica pica !" comme le signal leur label.

 

Le duo répond... en vidéo, et sur Skype bien sûr !

 


Ne vous méprenez pas, Tim & Puma Mimi n'est pas un gadget sonore de plus de l'ère du web 2.0, musicalement, Turn The Pages est aussi très bien, la preuve avec ces deux morceaux, "Emoticon " et "Chocolate Junkie", les deux facettes de Tim & Puma Mimi :

Tim & Puma Mimi - Emoticon
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Tim & Puma Mimi - Chocolate Junkie
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Découvrez les artistes du festival des Inrocks en vidéo sur Fluctuat

Posté par Shangri La le 14.10.09 à 18:11 | tags : agenda, rock, pop, live

Baptisée cette année le Festival tck tck tck, en soutien à la campagne internationale écologique Time For Climate Justice, la 22ème édition du festival des Inrocks se déroulera du 4 au 10 novembre à Paris, Lille, Nantes et Toulouse. Pas moins de quatorze soirées de prévues, et, encore une fois, une programmation pointue et alléchante.

Chez Flu, cette année on vous conseille d'aller voir l'envoutante Bat For Lashes (dont on a beaucoup aimé le dernier album), la "Beyonce punk" Ebony Bones, et dans un registre bien différent, le poétique Fredo Viola. En guise de mise en jambes, trois vidéos live d'artistes qui devraient marquer cette édition : les sensations anglaises Esser et La Roux, et les mauvais garçons de Black Lips, pour un set au dernier festival de Cannes, resté dans les annales.

 

 

 

 






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