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Pop : musique à vocation mélodique, au carrefour d'un peu tous les genres. Gros diamant protéiforme dont voici des exemples :
A lire en écoutant notre radio pop rock.Yacht : l'été ne fait que commencer (j'ai déjà mal au pied) !
En plus d'être le vidéo clip désormais indispensable de tout musicien contemporain, "Summer Song" se présente comme une leçon hilarante et sacrément féroce de management culturel. Accessoirement, c'est aussi un excellent titre punk-funk à tendance synth-pop et le tube de l'été qui vient. Un gimmick facile à retenir et pourtant savoureux, à base de gros toms synthétiques et de boite à rythmes accompagnée d'une mélodie sautillante 80 qu'on se prend à chanter sous la douche. Il n'y a pas plus simple que "Summer Song" (sans compter son titre limite racoleur et parfaitement synchrone avec la période) et il faut bien avouer que ça marche.
L'erreur serait évidemment de prendre tout ça au premier degré. Avec leur concerts-happening ironiques et totalement irrévérencieux singeant la philosophie consumériste new age typiquement américaine (capitalisme mystique mis en image sur des animations powerpoint cheap, chant scandé comme une leçon de commerce pyramidal, détournement de thème religieux à buts commerciaux), les deux de Yacht, dont le nom lui-même sonne comme une provocation, sont en réalité les adeptes d'un situationnisme dont le message passe avant tout par l'humour et la dérision.
Pour finir, on rebondira sur le cool "Psychic City", l'autre tube très Talking Heads (d'aucun diront Tom Tom Club) de l'album, inspiré d'un morceau préchi-précha de Rich-Jensen, "Voodoo-City". Une autre illustration de la mystique très particulière de Yacht, le duo d'un pays où tout est possible du moment que les bonnes énergies vous apportent de l'argent (le tout sous couvert d'amour... divin, bien sûr !)
So move your feet on the summer song !
Yacht - Summer Song Téléchargez Flash Player pour lire cette vidéo
Rich Jensen - Voodoo City Téléchargez Flash Player pour lire cette vidéo
Voir aussi - le diaporama Tubes de l'été 2009 La vidéo des dernières répétitions de Michael JacksonAprès les photos prises lors des répétitions pour les concerts prévus en juillet par Michael Jackson, une vidéo a filtré hier. 1 min 30 durant laquelle, on voit le chanteur en assez grande forme sur "They don't really care about us".
Ces dernières années, on avait fait de Michael Jackson, un zombie avant l'âge et l'annonce des 50 concerts londoniens en avait fait rire plus d'un. Persuadés qu'il ne tiendrait jamais jusqu'au bout, les dubitatifs avaient eu "gain de cause" quand on parlait des reports des premières dates. Tous les observateurs attendaient donc le 13 juillet pour voir ce qu'il restait réellement du Michael Jackson, celui de la grande époque. Entre doute et certitude que le chanteur ne pouvait que tout donner, le public n'a finalement que cette vidéo réalisée le 23 juin lors des dernière répétitions, pour juger sur pièce de la santé physique de MJ. En playback sur "They don't really care about us", le King of Pop, accompagné de danseurs, apparaît bien amaigri mais toujours maître du rythme.
Les Dirty Projectors font du R&BPremier single extrait de l'excellent album Bitte Orca des Dirty Projectors, "Stillness is the move" est un très bon morceau de R&B moderne. Ne vous laisez pas tromper par tous les atours indie rock du groupe de Dave Longsteth : ils ont beau être blancs, mettre des lamas dans leurs clips comme d'autres mettent Wilco, jouent de la guitare comme des Africains, comme Vampire Weekend... Pourtant ce beat qui bégaie, ces voix savamment coupées et collées, même cette ligne de guitare répétitive (imaginez-la jouée par un vieux synthé de l'espace), c'est du pur R&B post Timbaland. Réécoutez donc "Try Again" si vous avez du mal à y croire. Détail qui ne trompe pas, les chanteuses de Dirty Projectors se fendent même d'une petite chorégraphie synchronisée au milieu du clip. Ca n'est pas tout à fait "Single Ladies" et personne ne prendra ce lama pour Timbaland, mais le monde n'a pas besoin de deux égos surdimensionnés de plus. Que faire de son billet de concert pour Michael Jackson ?C'est la question que se posent depuis vendredi dernier, les 750 000 personnes, qui devaient assister à la série de 50 concerts que Michael Jackson devait donner à Londres cet été. AEG Live, société organisatrice de l'événement, a annoncé cette semaine les solutions proposées.
![]() 01. Se faire rembourser le ticket, acheté par la voie officielle entre 50 et 150 $ AEG remboursera les billets achetés sous réserve de pouvoir présenter une preuve d'achat. Ebay a ceci dit, déclaré, qu'il rembourserait aussi les personnes ayant remporté des enchères sur son site.
02. Renoncer au remboursement pour garder le ticket du concert qui n'aura jamais lieu Dans son communiqué, la société précise que ceux qui n'auraient pas reçu leur ticket physique à ce jour, pouvaient toujours en faire la demande, renonçant bien sûr au remboursement. Imprimés en huit couleurs différentes et un effet 3D, les tickets auraient été designés, en partie, par le chanteur. AEG a bien compris ici que les billets pour les concerts que MJ n'a pas pu assurer pour cause de mort avaient valeur de souvenir.
03. Revendre sa place à prix d'or pour payer ses vacances Les vendeurs sur Ebay l'ont encore mieux compris qu'AEG, puisque des billets se revendent déjà pour des prix allant de 2 à 395 $ ; et pour 1 $ vous pouvez aussi acheter un des divers mails qu'AEG a envoyé à ses clients (mail de confirmation, mail d'annonce de l'annulation).
Pour combler ses pertes, AEG a évoqué la sortie d'un dvd des dernières répét de MJ à l'O2. Les autres problèmes que rencontre le promoteur concernent notamment l'avance, qui se compte en millions, payée à MJ. L'Arena 02 quant à elle, se trouve aussi dans une impasse face aux 50 soirs qu'elle a bloqués pour ces concerts. Les modalités de remboursement exactes seront publiées ici mercredi.Rejoignez le Record Club de BeckPour sa dernière transformation en date, Beck abandonne le songwriter ennuyeux qu'il était devenu pour réapparaitre en "cover man", parce qu'après tout, le monde et l'internet avaient sans doute besoin de plus de reprises.
En particulier de reprises du Velvet Underground. Sur le site de Beck on découvre en effet que ce dernier a lancé un "record club" : il compte rassembler, régulièrement, des amis et réenregistrer en une journée de travail intensif l'intégralité d'un album qu'il révélera ensuite chanson par chanson à un rythme hebdomadaire sur son site. Et non, son projet de reprendre l'intégralité d'Evol de Sonic Youth ne fait même pas partie du record club.
Le premier album à subir ce traitement est The Velvet Underground & Nico, un choix franchement décevant tant on a déjà trop entendu de bonnes et mauvaises reprises d'un des albums les plus connus et les plus faciles à jouer de l'histoire du rock. Toujours est-il que c'est Beck, qu'il reprend "Sunday Morning" avec une bande de potes qui inclue Joey Waronker (célèbre batteur de studio), Nigel Godrich (plus célèbre producteur de Radiohead) et Giovanni Ribisi (moins célèbre acteur, dont on se demande ce qu'il fait là). C'est merveilleux, la Californie, tout le monde est copain.
Et la suite ? The Soft Bulletin des Flaming Lips, un album de Wilco ? En tout cas, retrouvez chaque semaine sur Fluctuat, la reprise de Beck.
Beck - Sunday Morning (reprise The Velvet Underground)
Beck - Waiting For My Man (reprise The Velvet Underground)
Voir aussi Michael Jackson, James Brown et Prince : la dream team qui n'exista pasQuelque part en 1983, lors d'une célébration à l'américaine (un show en l'honneur de James Brown à Atlanta?), quelques centaines de veinards ont pu voir ce qui n'arriveraient plus jamais par la suite : la réunion de la Dream Team des musiques noires américaines de la seconde moitié du vingtième siècle, Michael Jackson, James Brown et Prince. Si on a glosé beaucoup ces derniers jours sur la vie de reclus menée par le Roi de la Pop, il ne faut pas oublier que Michael Jackson, avant d'être un artiste solo extraordinaire, était aussi un homme de compagnonnage : obligé avec sa grande famille au sein des Jackson Five, puis choisi avec Quincy Jones en producteur compositeur majeur, en duo avec son idole Diana Ross, Paul Mc Cartney, puis, plus tard, Will I.Am pour un album perdu et jamais achevé qui, parions-le, surgira sous une forme ou une autre d'ici 1 an ou deux. Jackson cherchait les collaborations et aimait le contact musical. Certains diront que ses alliances de circonstance relevaient d'un plan marketing bien huilé et madonnesque. Cette brêve séquence historique dit à peu près tout le contraire. James Brown était pour lui un modèle musical, un monument auquel il payait régulièrement tribut. Avec Prince, les relations auront été assez étranges. Une rivalité fut montée (de toutes pièces?) et trouva son apogée au milieu des années 80. Ceux (même blancs) qui n'ont pas connu la période où les deux se tiraient la bourre en Europe à coups de chefs d'oeuvre : Thriller vs Purple Rain, ne peuvent pas comprendre ce qui se passait alors. Jackson, déjà, était accusé d'avoir trahi ses frères : il essayait de devenir blanc. Prince portait encore une coupe afro (affreuse) en mode mulet et épousait la musique rock. Les deux hommes s'évitent à l'image de cette vidéo et Prince refuse l'invitation de MJ qui lui proposait un duo sur Thriller. Faut-il y chercher là une raison de cet évitement manifeste sur scène ? Prince, un peu shooté, empoigne sa guitare. MJ chante comme un dieu et se met à danser, chacun s'installant d'emblée dans sa spécialité, la danse vs la musique. Etrangement, et bien qu'on préfère nettement le nain de Minneapolis à Bambi, il est à peu près clair aujourd'hui que l'importance du second dans la mort et la légende dépassera (sociologiquement et sûrement musicalement) celle du premier. Dans leur duel à distance, Jackson a tout gagné sauf le droit de sortir à l'air libre et de jouer encore de la musique. Il y a quelques mois les sites de fans de Prince avaient bruissé d'une rumeur folle : puisque les deux stars habitaient désormais la même ville (Los Angeles), une rencontre et un single commun pouvaient-ils de nouveau s'envisager ? Personne n'avait démenti mais l'événement paraissait assez peu crédible. Les deux hommes ont suivi jusqu'à la fin des voies opposées. En 2009, Prince n'avait plus besoin de MJ, de maisons de disque, ni de personne pour exister. Michael Jackson avait abusé du marketing et du marchandising au point d'être un artiste sous assistance commerciale artificielle. Prince revenait avec de bons disques distribués gratuitement, MJ refilait des coffrets brochés et n'enregistrait plus rien qui vaille. Prince aimait les femmes. MJ était l'ami de Liz Taylor. Un jour pourtant, ils s'étaient croisés. MJ, James Brown and Prince on stage
Voir aussi Automator sublime le 3ème album de KasabianIl faut avouer qu'on n'avait pas vraiment pris au sérieux les Kasabian sur leurs deux précédents albums. Le groupe de Leicester alignait pourtant quelques sérieuses références et ressemblances, en proposant une sorte de musique compost composite venue en droite ligne de la mouvance Primal Scream, Stone Roses, soit un mélange d'electro, de rock et de chants sous influence.
Empire, sorti en 2006, nous avait clairement laissé sur notre faim rappelant plus les errances de... Kula Shaker (on est très méchants là) que la deuxième tentative d'un groupe majeur. Avec The West Ryder Pauper Lunatic Asylum, Kasabian, emmené par son chanteur en chef Tom Meighan, a fait la meilleure pioche de l'année en collaborant avec le (souvent) impeccable Dan The Automator. Le sorcier du premier Gorillaz a habillé les titres punk rock du groupe en majesté et transformé le plomb en or. A l'image de ces deux extraits, "Fire" et surtout le très léché "Vlad The Impaler", Kasabian grimpe en Major League et accède à un niveau jamais atteint jusqu'à présent. Ce qui aurait pu passer sans le travail extraordinaire de mise en sons pour un revival britpop option Madchester, devient une sorte de classique instantané des musiques britanniques. On pense parfois aux misérables Prodigy, à Oasis, à Primal Scream un peu partout mais aussi à PIL et aux Clash pour l'esprit punk.
Là où Empire embrassait clairement la cause politique, Asylum est plus subtil et plus habile à filer la métaphore. L'album occupe le dance-floor mais fait également son effet dans une chambre et en solitaire. Avec ses tubes, ses titres pop, ses quelques titres insupportables (Take Aim, Thick As Thieves surtout en horreur Beatles like) et ses morceaux de bravoure, Asylum est l'une des excellentes surprises de cette première moitié d'année et l'album le plus/moins cohérent musicalement de ces derniers mois. A l'image de Mercury Rev, groupe moyen qui avait réussi avec Deserter's Songs, un album meilleur qu'eux, Kasabian met la main ici sur son Graal.
Kasabian - Vlad The Impaler
Kasabian - Fire
Voir aussi Michael Jackson, une histoire en samples
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Michael Jackson aura été l'un des artistes les plus influents de ces trente dernières années. Il suffit pour s'en rendre compte de regarder Usher danser, d'écouter Justin Timberlake chanter ou de faire preuve d'un peu de psychologie et d'imagination en considérant M Pokora. On peut aussi regarder cette "sample map" réalisée par Ethan Hein pour voir qu'il y a beaucoup plus de flèches qui partent de MJ que de flèches qui vont vers lui.
Du coup, plutôt que de réécouter Thriller comme tout le monde, on va se faire quelques vidéos de morceaux qui samplent l'oeuvre du mort de la semaine.
"Got To Give It Up" d'Aaliyah featuring Slick Rick : une reprise de Marvin Gaye qui sample "Billie Jean". Ca fait beaucoup de morts.
"100 miles and runnin" de N.W.A. qui sample "Thriller". Près de dix ans après MJ, NWA faisait encaore plus peur dans les chaumières.
"Breakadawn" de De La Soul qui sample "I Can't Help It" et en fait meilleur usage que les nombreux autres artistes qui ont eu la même idée après eux.
"Good Life" de Kanye West featuring T-Pain qui sample "PYT". Attendons une semaine ou deux que Kanye se proclame nouveau roi de la pop.
Voir aussi Album photo : Michael Jackson and friendsPosté par LovelyRita le 26.06.09 à 18:39 | tags : pop
Populaire, Michael Jackson l'était ! La preuve en images avec une galerie de photos où vous pourrez croiser le King of Pop au bras de Madonna ou aux côtés de Jacques Chirac.
Dans ce diaporama vous trouverez une série de personnalités de la musique, mais aussi de la politique... une carrière pleine de rencontres, certaines anecdotiques, d'autres plus déterminantes dans la carrière de Jackson. Voir le diaporama Michael Jackson et ses amis
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Voir aussi Michael Jackson et ses meilleurs clipsGénie de la pop, Michael Jackson était de ces artistes touche-à-tout ne laissant rien au hasard. De ses ses chorégraphies à ses looks, le musicien s'est aussi distingué par ses vidéos, vértiables bijoux pour certains. Sélection de clips qui auront marqué la carrière du King of Pop, grâce au diaporama les meilleurs clips vidéos de Michael Jackson.
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Ces vidéos ont été des jalons dans la carrière de Michael Jackson mais elles ont aussi marqué la culture populaire, régulièrement classées dans les tops des meilleurs clips de tous les temps, détournées ou imitées. Parmi une clipographie riche, on peut citer le clip-court métrage de "Thriller" réalisé par John Landis ou encore celui de "Black or White" en avance sur son temps à l'époque, pour l'utilisation de la technique du morphing. De 1979 à 1995, retour sur Michael Jackson en clips.
Voir aussi En images : visitez Neverland, le ranch délirant de Michael JacksonPetite visite guidée en images du ranch que Michael Jackson a acquis en 1988 pour 17,5 millions de dollars. Onirique et mégalomaniaque, le domaine Neverland - dont le nom est inspiré du monde de Peter Pan - résume assez bien la personnalité de notre sympathique Bambi. Voir le diaporama de Neverland, le ranch de Michael Jackson
Portrait de Michael Jackson Diaporama Michael Jackson et ses amis Dossier "Michael Jackson, roi déchu de la pop" Chroniques de ses albums : Bad, Thriller, 25eme Anniversaire et Off The Wall
Les réactions à la mort de Michael Jackson
- Madonna "ne peut pas s'arrêter de pleurer" - M.I.A. : "Michael Jackson. Les deux premiers mots d'anglais que j'ai su dire. Le futur est nul." (via Twitter) - 50 Cent a mis en ligne un morceau samplant MJ accompagné d'un très douteux photomontage et du commentaire "Michael Jackson King Of Pop / 50 cent, King Of Rap" - Snoop Dogg a bien sûr plus de classe et a passé une bonne heure dans son studio devant sa webcam à écouter des disques de Jackson en levant bien haut sa pimp cup pour porter des toasts en l'honneur de Bambi. - Saul Williams : "J'ai reçu une bourse grâce aux 25 millions qu'il avait donné à l'UNICEF pour les étudiants en arts de la scène. Merci MJ pour avoir inspiré et financé mon éducation." (Twitter) - Plusieurs ministres du gouvernement japonais se sont fendus d'un concert d'hommage. - Puff Daddy : "Michael m'a montré qu'on peut réellement voir le beat. Il donnait vie à la musique !! Il me manquera" (twitter) - Pete Wentz : "J'aurais pu mesurer ma vie, de mon enfance à maintenant, sur une courbe de croissance MJ. Si c'est vrai, RIP. La Dernière Légende" (twitter) - Un ami sur Facebook "a suspendu son fils au dessus du vide pendant une minute en hommage" - Michael Levine, chargé des relations publiques de MJ pendant son procès en 1993 : "Je dois avouer que je ne suis pas surpris par la nouvelle tragique du jour. Michael était pris dans un voyage incroyablement difficile et souvent autodestructeur depuis des années. Son talent était incontestable mais il était trop mal à l'aise avec les normes de ce monde. Un être humain ne peut pas supporter un tel niveau de stress pendant longtemps" Michael Jackson est mortMichael Jackson est mort. C'est le site du LA Times qui a été l'un des premiers médias a avoir annoncé la nouvelle. Flu vous propose de revenir sur l'existence hors du commun du génie de la pop.
![]() "Nous avons appris que Michael Jackson avait été emmené en ambulance dans un hôpital à Los Angeles", explique le site amériain TMZ. Toujours d'après le site, le "King of Pop" a succombé à un arrêt cardiaque à l'hopital. Joe Jackson, son père, avait déclaré que l'état physique de son fils était critique, sans parler de mort certaine. Rumeurs, infos à prendre avec des pincettes... Les services d'urgence n'ont en fait pas été en mesure de réanimer le chanteur vraisemblablement mort peu de temps avant son arrivée à l'hopital, à 0h30 passé. C'est dans sa demeure, dans le quartier d'Hollywood, que le chanteur a été victime de cette attaque qui survient alors qu'il s'apprêtait à donner une série de concerts à Londres, concerts qui devaient marquer son grand retour sur la scène musicale.
Hommage Michael Jackson sur Flu Portrait de Michael Jackson Diaporama Michael Jackson et ses amis Dossier "Michael Jackson, roi déchu de la pop" Chroniques de ses albums : Bad, Thriller, 25eme Anniversaire et Off The Wall
Vous pouvez aussi réagir sur le forum dédié à la mort de Michael Jackson Other Lives : la nouvelle nouvelle (...) révélation du... moisJ'y vais profil bas cette fois, à force d'entendre que mes révélations de l'année sont toutes pourries. Mais Other Lives mérite le détour et je suis plutôt sûr de moi.
![]() Leur premier album est sorti il y a quelques semaines, ils ont fait l'ouverture en tournée pour The Decemberists et... personne n'en parle. Enfin, n'en parle encore. Other Lives s'est formé assez récemment à partir d'une formation, Kunek, qui ne faisait jusqu'ici que des instrumentaux. Kunek a sorti un unique album en 2006 avant de muer en autre chose et d'apprendre à parler. En mêlant les cuivres (trompettes) et la joueuse de clavier la plus jolie du monde, le groupe développe une sorte de musique cinématographique envoûtante qui n'est pas sans rappeler la filière espagnole des Migala, il y a quelques années, mais avec un chanteur laid-back au micro. Le tout est à la fois séduisant, intelligent et hautement mélancolique. Le single Black Tables, signe que la roue tourne, a été utilisé pour accompagner le premier épisode de la saison 5 (?) de Grey's Anatomy. Si c'est pas une référence ! Encore un bon point pour eux : ils sont produits par le légendaire Joey Waronker, un gars de Pacific Palisades, qui avait notamment travaillé en qualité de batteur (et gaucher) il y... hum... quinze ans sur les premiers Beck, avec les R.E.M. du début des années 80 puis en remplaçant Bill Berry sur la tournée 97. Généralement ce gars là ne se déplace pas pour rien (il a bossé avec E des Eels et a composé la BO du Gilliam, Lost in la mancha...). Convaincus ?
Other Lives - Paper Cities
Other Lives - Matador
Girls, la rentrée sera-t-elle shoegaze ?Ca sera sûrement l'un des groupes à suivre à l'automne 2009, soit parce que vous l'adorerez, soit parce que vous le détesterez et surtout parce que le shoegaze est revenu de ses cendres depuis quelques années. Girls, duo de San Francisco, vient de sortir le clip de son titre "Hellhole Ratrace" et sortira son album, Album, en septembre 2009.
![]() Sur "Hellhole Ratrace", Christopher Owens et Chet Jr White tentent sur presque 7 min (oui, c'est long) d'accompagner le revival shoegaze relancé par la reformation de son groupe la plus médiatisé, My Bloody Valentine. Depuis leur comeback live en 2008, bon nombre de nouvelles formations reprennent, comme elles le peuvent, le flambeau du mouvement que l'on dit éteint depuis le milieu des années 90. On en parlait il y a peu : The Pains of Being Pure At Heart, Stuck In The Sound qui a baptisé son 2nd album sous forme de clin d'oeil au genre, les Anglais de The Big Pink (dont le premier album devrait sortir cet automne) ou encore School Of Seven Bells.
Girls arrive donc à point nommé, entre le début de l'été et la hype autour du shoegaze, avec ce titre qui suce jusqu'à la moelle, la mélancolique du genre. C'est à partir du leitmotiv "and i dont want to cry my whole life through" qu'Aaron Brown (qui a déjà réalisé la vidéo de "Morning Light") illustre le single du duo par une virée nocturne de jeunes bohèmes. C'est en slowmotion, chiadé... ça a un peu trop vocation à être la bande-originale d'une génération perdue. Derrière des paroles gavées de miel ("I'm all alone with my deep thoughts", "I've got a sad song in my sweet heart"), "Hellhole Ratrace" shoegaze ou pas, est à prendre comme la petite ballade qui va nous emmener tout doucement vers la rentrée. Album sortira le 22 septembre chez True Panther Sounds/Matador et s'en suivra une tournée européenne du duo.
Girls - Hellhole Ratrace
Girls - Morning Light
Voir aussi Panic Switch : le tube des Silversun PickupsSilversun Pickups - Panic Switch Il y a des chansons qui valent mieux que les groupes qui les portent, des chansons qui dépassent la qualité de leurs auteurs et qui s'imposent malgré eux plus que grâce à eux comme des classiques ou des tubes imparables. C'est peut-être le cas de l'impeccable "Panic Switch" des Silversun Pickups, titre magnifique du dernier album, Swoon, de ce groupe de Los Angeles. Après un premier album qui évoquait avec bonheur les Smashing Pumpkins, le groupe de Brian Aubert a réglé la mire des guitares et du bruit pour composer cette impressionnante chanson noisy pop qui lorgne du côté de My Bloody Valentine ou d' Asobi Seksu. "Panic Switch" fait fureur sur scène et donne un attrait tout particulier à ce Swoon qui a pas mal de qualités, musicales notamment (la bassiste et chanteuse en second Nikki Monninger est un atout majeur du groupe), mais qui pêche sur des paroles un peu faiblardes et par la voix limitée et agaçante de son chanteur principal. L'ensemble reste de très haute volée, entre indie rock traditionnel, revival shoegaze (encore et toujours) et envolées FM ou rock college un brin attendues. Le groupe reste malgré tout l'une des révélations de cette année 2009, l'une des franchises les plus prometteuses du nouveau rock américain, un groupe qui développe un potentiel réel et qu'on aura plaisir à suivre et à retrouver à l'avenir. Au rang des belles surprises sonores, le long développement de "Draining", le pétillant "The Royal We" ou le bondissant hymne pop "There's no secrets This Year" qui ouvre le bal. Le public et les critiques ne s'y sont pas trompés qui font la fête à Swoon depuis Coachella à genoux jusqu'à Bernard Lenoir, le grand manitou de France Inter, lequel a dû passer ce Panic Switch une bonne dizaine de fois déjà. A suivre... Silversun Pickups - Coachella Live 2009 - The Royal We
Voir aussi Animal Collective met ses habits d'été"Summertime Clothes" est le second single extrait de Merriweather Post Pavilion d'Animal Collective et arrive accompagné de remixes de remixes par Zomby, Dam Funk et L.D. ainsi que d'un clip forcément surréaliste.
"Summertime Clothes" est une des chansons d'Avey Tare ("My Girls" était de Panda Bear) et rythmiquement ressemble plus qu'aucune autre chanson d'Animal Collective, à un bon vieux tube house. Quand celles du Panda vont plutôt faire la fête aux Caraïbes, celles d'Avey Tare tape du pied dans la boue d'une rave party. Les paroles parlent d'une ballade nocturne dans New York en pleine canicule, ce qui a apparement inspiré un clip qui regroupe des danseurs moustachus enfermés dans d'énormes testicules gonflables, une sculpture de glace siamoise effrayante, un autre danseur enfermé dans une burka et plein d'images subliminales flippantes. OK, Animal Collective veut bien tenter une chanson dansante et accessible mais si on veut en faire un tube, il ne faut pas compter sur eux pour nous aider.
Placebo : pourquoi c'était mieux avant...Placebo - Benicassim 98 - 36 degrees
Placebo - For What Is Worth (new single) 2009
Battle For The Sun, le nouvel album de Placebo sorti cette semaine, n'est pas un mauvais album. Mais quelque chose s'est brisé entre le groupe et la critique qui faisait de la franchise de Brian Molko l'un des grands espoirs du rock indépendant à la fin des années 90.
Entre leur premier album, incandescent et subversif, leur première tournée en accompagnement de David Bowie et Without You I'm Nothing, leur dernier disque intéressant, Molko et les siens dégageaient une énergie brutale, mélancolique qui touchaient encore. Depuis, et malgré un Meds vendu comme le grand album dépressif du groupe, la formule Molko fatigue et ne cesse de décevoir. Qu'est-ce qui ne marche plus au royaume de Placebo, qu'est-ce qui fait qu'entre le Molko de "36 degrees" et celui de "For What Is Worth", leur dernier single en date, on passe dans nos appréciations du prometteur, voire excellentissime, au lourdaud et ridicule ?
1. Brian Molko parle aujourd'hui beaucoup plus français qu'il ne parle anglais
2. Le groupe vire à la caricature et abuse du sursignifiant.
3. Le groupe a perdu son mojo
4. La qualité des textes a fléchi Micachu and The Shapes : La pop dans un shaker
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Mica Levi, alias Micachu, c'est un peu "Bécassine au GRM" (sauf qu'elle est anglaise, mais passons). Une gamine décoiffée de 21 qui pond des tubes pour aspirateur ("Lips") et se fout complètement de savoir si sa pop lo-fi et punky plaira au plus grand nombre du moment qu'elle lui plait à elle. Ceci étant, le succès ne l'épargne pas, à notre plus grande surprise, ce qui tend à prouver que tout n'est pas complètement foutu dans ce bas monde.
Héritière certainement malgré elle, d'une partie de la pop indé des 80's, celle des fameuses C86 (The Moldy Peaches, Pastels, TV Personnalities, etc.), Micachu est aussi une fille de son temps. Elle aime le hip hop, a grandi avec Nirvana (comme toutes les ados de sa génération, celle d'avant Justiiiiice), compose des symphonies post-modernes pour le Philharmonique de Londres à ses heures perdues (rien que ça) et fréquente de grands producteurs, en l'occurrence Matthew Herbert, le sampleur fou ultra-engagé et novateur (en son temps) de Around The House (1998) qui concoctait déjà sa dance music décomplexée à l'aide de batteurs à oeufs, d'un shaker, et d'un set de table complet (couteau, fourchette, cuillère), inventant en quelque sorte la house concrète !
Nul étonnement de voir ces deux-là s'entendre comme larrons en foire, Herbert produisant pour le coup, Jewellery, étonnant premier album de l'Anglaise Micachu et de ses amis The Shapes. Un album dont nous vantons les mérites sur Fluctuat, et comme si cela ne suffisait pas, nous proposons ici la dernière vidéo en date.
Plus encore que "Lips", le clip de "Golden Phone" est symbolique de la musique du trio. Saccadé, limite hystérique et pourtant mélodique, Micachu & The Shapes c'est tout le sucre de la pop alliée à l'acidité du punk. Exemple en musique et en images : Micachu - Golden Phone
(Via PTV)
Voir aussi M83 : Résultat du video contest We Own The Sky![]()
Le Français Anthony Gonzales, alias M83 est victime d'un curieux paradoxe. Plus son projet accède au succès, moins il jouit d'une visibilité qui serait pourtant logique dans de telles circonstances.
En effet, qui se soucie de M83 aujourd'hui alors que le frenchy est signé chez Virgin Music/EMI ? Et surtout, qui a réellement compris la quête de pureté et d'innocence qui anime son leader et créateur ? Son ineffable détachement des choses du music business, son besoin d'effacement (incarné, entre autre par son exil aux Etats-Unis, en Californie pour être précis) ? Ce garçon discret à qui l'on doit pourtant les prémices de l'actuel revival shoegaze et ce, bien avant tout le monde, mériterait pourtant que nous, les médias, nous nous penchions plus souvent sur son cas. Son oeuvre sensible se moquant des modes, des tendances, des genres et des frontières, aspire à l'intemporalité et c'est tellement rare à l'heure actuelle.
Pour autant, les fans ne l'ont pas lâché, la preuve, il faut voir sur youtube la liste impressionnante des participants au grand concours vidéo amateur (video contest) lancé dernièrement par EMI et l'artiste sur internet. Une avalanche d'images, illustrant le magnifique "We Own The Sky", peut-être pas toutes pertinentes, mais en tout cas presque toutes inspirées. Le lauréat Young Replicant, jeune studio de création de Los Angeles, gagne pourtant haut la main avec sa vidéo nostalgique et tendre, évocation des jours heureux de la prime adolescence, une époque où, en effet, on a souvent l'impression que le ciel nous appartient. Très simple, le clip de Young Replicant, pourrait presque sembler "cucul-neuneu pour ados prépubères" vue sans le son, et pourtant, mariée à la musique de M83 il s'impose comme une évidence.
Plus "techno", celle de David Altobelli, pleine de flare digitale, avec ses effets "motion capture" malins et ses trapcodes, plaira peut-être plus aux techniciens, même si, bien évidemment, elle est beaucoup plus originale.
Faite votre choix, donc, le jury lui a tranché : "We Own The Sky" réaliksé par Young Replicant
"We Own The Sky" réaliksé par David Altobelli
(merci Rita)
Lire aussi Hommage à David Carradine : la chanson qu'il vous fautHe Hanged Himself in Bangkok - Hommage De Kung Fu à Kill Bill : volume 1, David Carradine aura baladé sa longue silhouette nonchalante dans l'imaginaire collectif pendant près de 40 ans avant de se pendre par les couilles et le cou, dans un hôtel de Bangkok. Il aura fallu attendre cette masturbation qui a mal tourné, semble-t-il, pour qu'on lui rende hommage en musique. C'est fait et par un tout jeune homme dans sa chambre, guitare en bandoulière : un très bel hommage à la simplicité et à la sincérité hypnotique, une petite balade entêtante et qui rappelle le Yul Brynner de Stephen Malkmus sur son premier album solo. Personne ne sait si ce jeune homme aura la chance d'enregistrer ce titre là mais il est déjà pas mal qu'on puisse l'écouter. R.I.P Carradine. La mort (des autres), au moins, ne rend pas sourd.
Stephen Malkmus - Jo Jo's Jacket
Lire aussi Les Only Ones remontent le temps au TrabendoA peine contrariés par une pluie torrentielle et le rock juvénile des Lipstick Traces, power trio punk rock mod bien en place techniquement et dont la capitale regorge désormais (pour notre plus grand désespoir), les dieux du rock avaient dépêché, pour la première fois en terre parisienne, leurs plus étranges émissaires : The Only Ones.
The Only Ones - Flaming Torch - Live Canal + 2009
Depuis notre précédente rencontre au Shepherd's Bush de Londres , il y a 2 ans, le groupe de Peter Perrett a parfait sa santé musicale et s'est redonné surtout un semblant d'avenir. Commencée par des concerts espacés de plusieurs semaines pour cause d'ennuis respiratoires de leur leader, la reformation du quatuor venu des années 1978-1979 s'offre une belle tournée européenne, loin des programmes de stakhanoviste de certains mais tout à fait consistante pour un groupe mort et enterré il y a trente ans.
Le groupe parle d'un nouvel album en 2009 et tout semble pour le mieux dans le pire des mondes. D'où qu'on le prenne, le concert parisien du 8 juin aura donné le sentiment aux anciens, en nombre, et aux plus jeunes, de serrer la louche à l'Histoire du rock elle-même sur la scène du Trabendo : soit un mélange de classe impressionnante, de morgue et de spectres hideux du triptyque sexe, drogues et rock n'roll. Le physique ravagé de Perrett, chemise blanche sur l'os, fait son effet sur ceux qui ne l'avaient pas vu depuis des lustres et contraste avec sa voix incroyable. Peter Perrett a gardé cet aspect de mort-vivant d'il y a deux ans : il est affreusement maigre, un peu voûté, semble avoir des crampes aux doigts lorsqu'il lâche sa guitare et sourit d'un de ces sourires qui font peur et avec lesquels on n'a pas envie d'échanger nos souvenirs. Sa voix est plus forte que lors de son retour. Ses nasales sont puissantes, agressives et, s'il tient encore difficilement la note, Perrett est suffisamment en forme (il tient sur pied, il fait quelques pas, il dira même quelques mots) pour faire de ce retour une sorte d'apparition de science-fiction, un miracle et une bénédiction. Sur "You Gave Birth", un vieux titre un brin moins sombre que d'autres, Perrett est enveloppé dans un éclairage avantageux qui lui redonne un semblant de beauté.
Les Only Ones sont un témoignage musical perdu : ils jouent comme des punks au ralenti de la fin des années 70, ont incorporé depuis des lustres des caractères post-punk, ont l'intensité de Stones qui se seraient reposés 25 ans dans un caisson étanche. Perry tente d'entraîner son chanteur dans un"we take requests tonight" qui les mène à jouer le très beau "The Whole of the Law". Perrett qui fatigue ne rentre pas dans ce jeu-là. Il réclame lui-même "Miles from Nowhere" qu'il délivre à la perfection et qui clôt leurs sets depuis quelques mois. Retour vers le futur et magie noire.
Il ne fallait pas rater les Only Ones. Leurs albums viennent d'être réédités. Tout est là. Pendant ce temps là, l'un de leurs plus grands fans, Pete Doherty se faisait serrer puis relâcher pour s'être fait un shoot d'héroïne dans un avion suisse. Il n'y a pas de justice. Vraiment pas.
Voir aussi Daedelus en nocturne et en technicolor![]()
Redinguote et rouflaquettes au vent, Daedelus est un doux rêveur, un doux dingue, un extra-terrestre et un poète. Le fait est que le Californien est vraiment un cas à part (et "un cas" tout court) dans le domaine des musiques électroniques, et ce depuis toujours.
A cheval entre plusieurs époques, plusieurs univers, plusieurs style, que cela soit esthétiquement ou techniquement, son évolution depuis Invention, son premier album sur le label américain Plug Research, est à la fois étonnante et pourtant complètement cohérente. Plus proche que jamais de ses idoles de toujours, Erik Satie, Robert Wyatt ou Arthur Baker, le Californien continue de surprendre, s'aventurant sur le terrain glissant du rnb bancal, de l'electro pop décalée ou du fourre-tout downtempo électronique, n'hésitant pas à user d'instruments expérimentaux (quoique très tendances) comme le désormais fameux Tenori-On.
Une machine tout aussi rigolote et fantaisiste que lui, dont il use sur "L.a. Nocturne" (quel titre !), son magnifique clip onirique qui ne dépare pas avec ce que nous écrivions déjà sur Denies the Day's Demise au court d'un entretien que le producteur nous accordait il y a deux ans, la musique de Deadelus est plus que jamais "un dédale de sons, de couleur et d'ambiance".
- notre interview avec Daedelus - Scratch Massive : Plaisir d'offrir, Joy de recevoir Albums concept, les meilleurs de l'histoire de la musique![]() Qu'est-ce qu'un album concept ? Le Blonde On Blonde de Boby Dylan est-il vraiment le premier album concept de l'histoire de la musique. Explications et classement en images des meilleurs albums du genre en rock, pop, soul et hip hop.
C'est à Dylan que revient l'honneur d'avoir le premier présenté un album avec un concept... cette théorie est remise en question par certains, il ne serait en fait pas le premier, ni le dernier. Depuis, l'album concept a bonne pub auprès des artistes de tous bords : indie, pop, rock, opéra rock, rap. Parfois prétentieux dans leurs ambitions, souvent fumeux, les concept albums consistent pour un artiste à déclarer que son album est constitué de titres qui, ensemble, sont censés raconter une histoire ou créent entre elles une oeuvre unique autour d'une figure, d'un personnage, d'un thème particulier. Petit classement maison (et subjectif) des 10 meilleurs albums concept de tous les temps avec des oublis complètement volontaires.
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Qui de Patrick Wolf ou Bat For Lashes sera la nouvelle Kate Bush ?Les deux nouveaux clips de Bat For Lashes (aka Natasha Khan) et Patrick Wolf qui nous arrivent à peu près en même temps nous obligent à nous poser une question cruciale : lequel des deux fait une meilleure Kate Bush pour le XXIème siècle ?
L'un comme l'autre aiment se mettre en scène, chanter de façon théâtrale et se croire dans les années 1980. Ils pratiquent l'électro-pop orchestrale et romantique avec un léger penchant gothique. Ils sont tous les deux ultra-féminins. Ils aiment les albums concepts : dans Two Suns Natasha Khan joue deux personnages qui représentent chacun un aspect de sa personnalité. The Bachelor est le premier des deux albums prévus par Wolf qui devaient au début parler de politique, puis de la dépression de leur auteur avant qu'il ne re-tombe amoureux et finisse par décider d'écrire sur tout ça à la fois.
Côté single, "Hard Times" et "Pearl's Dream" sont tous deux très bons et difficiles à départager. Pour ce qui est des clips, celui de Patrick Wolf est plus moche et mais aussi plus fou, ce qui compense un peu. Le combat devra se poursuivre sur le terrain de l'album et là, Wolf gagne peut-être en faisant preuve de plus d'originalité mais il a l'avantage d'avoir derrière lui une carrière deux fois plus longue que celle de sa concurrente et donc plus de temps pour s'affirmer. Bref, on vous laisse juger sur pièce.
Patrick Wolf - Hard Times Bat For Lashes - Pearl's Dream Kate Bush - Suspended In Gaffa |
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