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Pop : musique à vocation mélodique, au carrefour d'un peu tous les genres. Gros diamant protéiforme dont voici des exemples :
A lire en écoutant notre radio pop rock.Le clip d'Another Day de Jamie Lidell ou comment j'ai parlé à un écureuilOn parlait il y a quelques jours de musique environnementale, et pourquoi pas de musique climatique (qui serait un sous-domaine de l'environnementale) ? Quel est le lien entre le climat d'un lieu et la musique que ses résidents pourront produire ? Quel est le lien entre le titre "Another Day" de Jamie Lidell et l'arrivée du soleil sur une bonne partie de la France ce week-end ? Aucun, sauf si vous avez l'esprit fantaisiste comme moi et que vous êtes persuadé que l'écoute prolongée de "Another Day" dans la semaine du 28/04 a fait venir le soleil, vous a permis de parler à un écureuil au bois de Vincennes et vous a permis de voir un mec qui faisait du roller de fond (un seul de ces faits est le fruit de mon imagination, bien que je ne désespère pas que ça se réalise un autre jour)
Après avoir vu le clip de Lidell, ne pensez-vous pas qu'il faudrait lire la chronique de Jim ? The Only Ones : retour majeur et Black OperationsOn avait parlé avec enthousiasme, il y a quelques mois maintenant, du retour gagnant des Only Ones, groupe mythique de la fin des années 70 et symbole effrayant de tous les excès du rock. On avait dit alors que le groupe sonnait bien et que son chanteur Peter Perrett avait gardé sa voix miraculeusement intacte après des années passées en dehors du circuit et malgré de sévères ennuis respiratoires causés par des décennies d'addiction. Depuis l'étape londonienne qui fera très bientôt l'objet d'un DVD exceptionnel (en vente prochainement), les Only Ones ont élargi le cercle de leurs opérations et entrepris une tournée internationale qui, malheureusement, ne semble pas pressée de les mener en France. Festival au Japon, étape en Suède, le groupe de Perrett, Perry, Mair et Kellie a aujourd'hui au moins aussi belle allure que les papys Rolling Stones. Preuve en est, cette version affûtée enregistrée lors de leur premier grand show télé en direct, d'une nouvelle composition : ""Black Operations. La rumeur d'un nouvel album commence à circuler à l'écoute de cette belle séquence paranoïaque à base de NSA, de FBI et d'hommes en noir. Il y a du William Burroughs et du Frank Black dans ce texte-là. Perrett est reparti comme en 1978, la séduction de la jeunesse en moins. Les papys de la section rythmique assurent. L'immense John Perry veille au grain et nous offre un passage de guitares qui rappelle que les solos n'ont pas que de mauvais côtés. Perrett est comme toujours incroyable. Ceux qui pensent que le gros Pete Doherty est l'incarnation de l'esprit rock, jetteront un oeil sur cette vidéo. Rappelons qu'il y a quelques années, les Babyshambles avaient accueilli sur scène Perrett pour un hommage appuyé lors d'une reprise d'Another Girl, Another Planet. A l'époque, c'était Perrett qui était au purgatoire et Doherty au pinacle. Le gros joufflu a encore du chemin à faire avant de rejoindre le clan des morts-vivants qui savent chanter. Le rock est là et pas ailleurs. A déguster sans modération. Dear Prudence, les Beatles et la salle de bains psychédélique de 1968Etrange histoire que celle de cette chanson composée par John Lennon en 1968 et qui, à sa manière, exprime assez bien les contradictions de l'époque soixante-huitarde. A l'époque de sa composition, les Beatles sont en Inde, pour un séjour d'aération et de développement spirituel chez leur pote gourou le Maharishi. Tout se passe à peu près correctement (même si des récits contraires circulent - certains s'emmerdent, le gourou serait un dangereux maniaque sexuel...). On médite. On joue de la guitare et on consomme pas mal de drogues dans un esprit ultra-harmonieux, Peace & Love, Cool jusqu'au bout du gland et de la night. Les éléphants sont roses et les pétales tombent comme de la neige en avril. Parmi les occidentaux en goguette, Mia Farrow est là en compagnie de sa jeune soeur, Prudence Farrow. Celle-ci se prend tellement au jeu qu'elle passe son temps à méditer, seule, enfermée pendant des heures et des jours sans boire ni manger dans une salle de bains ou une tente (selon les versions). Tout le monde s'inquiète. Lennon, pressé de voir la jeune femme rejoindre le groupe (signe que même chez les babs, le contrôle social était fort et qu'il fallait s'amuser avec le groupe ou mourir), se serait fiché devant la porte de la jeune femme et aurait gratouillé "Dear Prudence" pour la faire sortir. Lui-même sous influence, il aurait enrobé son message prosaïque (bon, alors, tu sors de la salle de bains putain, je dois me refaire le catogan !) d'un délire cosmogonique qui fait tout le sel de cette sublime chanson.
L'histoire ne dit pas si Prudence Farrow est revenue à l'appel du binoclard de génie, ou si elle a préféré poursuivre sa communion spirituelle en solitaire. Toujours est-il que les Beatles tenaient un nouveau titre, à la fois onirique, tendrement surréaliste qui serait gravé pour l'éternité en août de la même année lors des sessions d'enregistrement de leur nouvel album (le White Album évidemment). Perçu comme un titre joyeux, Dear Prudence exprime néanmoins (et presque déjà) un certain désenchantement, une sorte de tristesse, comme si le refuge dans la méditation et l'extase mystique appelait irremédiablement une redescente sur terre douloureuse. On pense dans l'état d'apesanteur cosmique de Dear Prudence aux excès qui suivront, à la folie de Syd Barrett, au décrochage de Brian Wilson. Tout cela n'est pas anodin. Comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, la chanson sera privée de Ringo Starr pendant l'enregistrement du Double Blanc. Comme sur "Back in USSR", c'est Paul McCartney qui est derrière les fûts. Ringo Starr était tout colère et avait temporairement rendu ses baguettes. La chanson connut une seconde jeunesse avec la reprise de Siouxsie And The Banshees (gros succès en 1983 - notez le petit gars à la guitare aux cheveux ébouriffés sur le clip Top of the Tops qui n'est autre que Robert Smith), avant d'être reprise et ratareprise par une centaine de groupes depuis Alanis Morrissette jusqu'à The Jesus And Mary Chain. Un beau foin en tout cas pour une simple histoire de salle de bains psychédélique.
Dear Prudence open up your eyes
Le mantra "round round round" faisait quant à lui partie du rituel d'élévation, susceptible de mener à l'état transcendantal. 1968, c'était aussi ça pour les people : une belle imposture, de la bonne dope, des éléphants et du bonheur à la pelle.
1968 : Albums cultes des géants du bizarre #38 : Silver Apples - Silver Apples
Pour preuve, le premier titre "Oscillations", est un véritable manifeste de ce qu'est Silver Apples, soit : un percussionniste au jeu à la fois souple et métronomique, et une batterie d'oscillateurs justement, ces ancêtres de synthétiseurs modulaires composés de multiples "plug-in" à la différence près qu'à l'époque les "patch" et autres "effets" étaient des boîtiers connectés à part sur la machine principale et non pas, dans le programme comme aujourd'hui. Silver Apples c'est l'union improbable de l'esprit hippie, pattes d'eph' et cheveux longs, avec les expériences électroniques et psychédéliques héritées des pionniers de l'electroacoustique comme Morton Subotnick (entre autre), dont le nom du duo s'inspire d'ailleurs pleinement puisqu'il reprend le titre d'une de ses plus fameuses composition : "Silver Apples of The Moon". En 1968, Danny Taylor et Simeon sont donc à l'origine d'une musique inouïe, une electro-pop d'avant l'electro-pop, une série de comptines électroniques bourdonnantes et merveilleusement extra-terrestres, à la fois musique des sphères et transe chamanique pour nomades urbains.
On retrouve chez Silver Apples, l'innocence des pionniers et des grands illuminés. D'ailleurs, l'album sombrera rapidement dans les oubliettes de l'histoire, trop bizarre pour son époque. Mais c'était compter sans les fouineurs de bacs à disques, les infatigables gravediggers, qui exhumèrent les perles qu'était "Velvet Cave", "Dancing Gods", "Dust" et plus tard sur Contact, le deuxième album, "A Pox On You" ou "I Have Known Love". Aujourd'hui, 40 ans après sa parution, Silver Apples est plus que jamais entré dans le patrimoine pop mondial. Cité par les membres d'Animal Collective (dont les comptines hystériques doivent beaucoup au duo) comme une influence majeure, Silver Apples influença également Laïka, Suicide, Spacemen 3, Moonshake, Portishead, Zombie Zombie, Boom Bip, et j'en passe. En 1998, le duo sort de l'ombre, en partie grâce à tous ces groupes, et sort deux albums, Decatur (un long morceau de 42 minutes) et The Garden récemment réédité chez Bully Records, le label du rappeur canadien expérimental Sixtoo. Aujourd'hui le projet continue en solo puisque Dan Taylor est mort en 2005, même si Simeon, toujours vert après un léger accident cardiaque, se fait momentanément accompagner d'un nouvel acolyte en la personne de Xian Hawkins. Papi Simeon collabore avec Sonic Boom sur son projet Spectrum et tourne dans le monde entier (comme on a pu le voir il y a peu à Paris), vérifiant l'adage selon lequel, décidément, c'est dans les vieilles converse qu'on fait les meilleurs soupes.
Silver Apples - Silver Apples (Kapp Records, 1968) Silver Apples sur Youtube 1968, c'était hier pour moi aussi...Je contemplais l'idée d'honorer l'esprit de 68 en renonçant à tous mes idéaux pour m'installer dans un pavillon avec femme et enfants quand j'ai commencé à réfléchir. On reproche souvent aux baby-boomers d'idéaliser leur jeunesse et d'avoir imposé l'idée dans notre culture des années 60-70 comme pinacle de la musique pop et rock, comme une époque où on aurait tout inventé et qu'on ne ferait que copier aujourd'hui. Le pire c'est qu'ils ont été si convaincaints qu'aujourd'hui on se retrouve avec des groupes comme The Kooks qui jouent une musique résignée à ce soi disant état de fait. Peut-on évaluer l'évolution de la musique populaire depuis quarante ans ? Voilà un petit exercice : depuis 1968 il s'est passé autant de temps qu'il s'est passé autant de temps qu'entre ça...
(Bertold Brecht qui chante "Die Moritat von Mackie Messer" ou "Mack The Knife" ou "La Complainte de Mackie le Surineur", chanson de son Opéra de Quat'Sous dont la première a été donnée à Berlin en 1928) et ça.. (Sly & The Family Stone qui jouent "Dance To The Music" et "Higher" a un concours de talents en Ohio) On en est où aujourd'hui ? Dossier Mai 68 sur Flu Coldplay, Scarlett Johansson : SuproductionC'est quoi le pire ? Scarlett Johansson, qui se paye Dave Sitek (TV On The Radio, Celebration, Yeah Yeah Yeahs) pour produire son disque de reprises de Tom Waits et qui avec ce premier single aussi insignifiant que sa chanteuse nous fait pousser ce cri qu'on croyait ne jamais pousser : "mais pouquoi pas d'Autotune ?!". Musicalement, on pense évidemment à TV On The Radio, un peu à The Jesus And Mary Chain que Scarlett aime tant (alors que, franchement, ils n'étaient pas si bons que ça) et curieusement à... This Mortal Coil. Quelque part dans mon imagination, Sitek a fait chanter Tunde Adebimpe sur les démos pour guider Scarlett avant d'entrer en studio et ces bandes feront surface sur le net très bientôt. C'est beau de rêver.
Le pire, donc, c'est une belle production et une belle chanson gachées par une voix, ou bien est-ce Coldplay qui offre son nouveau single gratuitement Violet Hill, ce qui va sans doute mettre à la rue la moitié des vingts derniers salariés d'EMI, et qui sonne presque intéressant, sans doute grace à la production de Brian Eno ? C'est quoi la suite, l'album de Cindy Sander produit par Diplo et Switch ? M Pokora qui emprunte à la mafia pour s'acheter un beat avarié de Timbaland ? 50 Cent qui, imputant son insuccès récent au manque de plomb neuf dans sa chair, recrute Phil Spector ? (attention, un seul de ces scénarios est vrai, les autres par contre sont de bonnes idées). Exotica : Le petit village tranquille de la pop culture
Cette ambiance on la retrouve dans l'incroyable et indispensable premier album de Quiet Village, Silent Movie, du duo Joel Martin et la star montante de l'electro Matt Edwards (aka Radio Slave, mais oui !). Faire de l'Exotica la planche (de surf ?) de salut d'une musique pop qui tourne quelque peu en rond (pléonasme), c'est ce à quoi s'attachent en quelque sorte les deux zigotos de Quiet Village. Aujourd'hui, on appel ça néo-balearic, mais Lounge ou exotica, c'est du pareil au même. Martin et Edwards ont d'ailleurs nommé ce side-project en hommage au documentaire de Martin Denny (dont vous pouvez visionner un extrait ci-dessous). Reste que Silent Movie porte merveilleusement son titre avec ses inserts d'ambiance de plage, ses envolées easy Listening, ses choeurs kitsch à souhait, ses prouesses heavy psychédéliques hors du temps, l'album est un vrai film, un voyage onirique dans l'imaginaire exotique de deux producteurs passionnés d'Incredibly Strange Music des 50's, 60's et 70's. Deux doux dingues certainement encore sous le coup des multiples découvertes technologiques de l'époque et animés d'un instinct d'explorateurs naïfs et enthousiastes, dont le seul but est de partager cet amour avec les autres.
C'est une réussite, parce qu'avec ce Silent Movie, Quiet Village et la vague Lounge neo-Balearic actuelle se voient parer de tous les atours qui font de la pop musique une véritable culture, tout en en explorant l'angle psychotrope et science-fictionnesque. Impressionnant ! En attendant, découvrez en image l'ambiance exotica et lounge avec le clip original du Quiet Village de Martin Denny ainsi qu'une hilarante vidéo qui transmet - en tout cas visuellement - assez bien l'ambiance qui règne dans ce "Quiet Village" :
Quiet Village - Silent Movie (K7!/Pias)
MOTOGIGZ à la FLÈCHE D’OR samedi 26 avril
Sympathique soirée ce soir à La Flèche D'Or. Comme à son habitude l'association Mymotomusic nous a préparé un line-up de rêve ("super super, good, good, brilliant" comme dirait les Chap dans leur dernier tube "Fun & Interesting" qui ne dépareraient pas au programme... je dis ça, je dis rien). Jugez plutôt : de l'electro psychédélique et décontractée de Yacht (Live), de l'indie folk pop de Make Model (Live), du néo-disco laid back teinté de pop de Junior Boys (Dj set) en passant par l'electro vrillée mais mélodique de Thieve Like Us (Live), rien ne manque. A savoir qu'un soir par mois, les soirées MOTOGIGZ de La Flèche D'Or sont l'occasion de passer une excellente soirée tout en découvrant de nouveaux talents venus des scènes françaises, européennes et nord-américaines, ou d'autres confirmés, mais que l'on a peu souvent l'occasion de voir dans un lieu aussi intimiste et surtout en France. Avec son cadre privilégié, La Flèche d'Or, reste de toute façon un des endroits où l'on se sent bien quelque soit l'humeur dans la capitale. Et, ce Samedi 26 avril, tous les éléments semblent en tout cas bel est bien réunis pour que la votre soit bonne ! Enjoy et passez sur le blog nous raconter !
MOTOGIGZ
Animal Collective fait floc flocJe vis dans un lieu triste où Animal Collective ne passe jamais parce qu'on trouve qu'ils ressemblent à des hippies (non mais vraiment, en 2008, qui ça intéresse ?). A Lyon, ils ont la salle Grnd Zero et ils friment depuis octobre avec des vidéos du concert d'Animal Collective. Surtout que moi, j'ai le nouvel EP Water Curses qui ne casse pas trois pattes à un "Daffy Duck" alors qu'ils ont le souvenir de ce "Brother/Sport" qui a tout ce qui manque au trop relax nouveaux morceaux : de la tension, des cris, de la surprise. Plein de sons aqueux comme son nom l'exige, l'EP fait floc floc pendant vingt minutes, comme une mauvaise partie de jambes en l'air. C'est toujours mieux que de regarder la télé, on ne peut pas nier qu'après tout ce temps même quand c'est raté ça reste plutôt agréable mais quand on se souvient d'un orgasme comme celui-là...
Architecture In Helsinki: Vous aimez ou pas ?Architecture In Helsinki doit l'avoir un peu mauvaise. La façon dont tout le monde semble les avoir oublié juste après un album à peine à moitié raté n'est vraiment pas très sympa, surtout quand c'est pour se tourner vers Los Campesinos! et Vampire Weekend qui ont fait deux album qui sonneraient exactement comme In Case We Die si on les jouait en même temps. Les Australiens fans de Alvar Aalto réagissent avec un EP ultimatum : "Like It Or Not" Pour ma part je réponds oui sans hésiter : la chanson faisait partie des meilleures de Places Like This et puis tout le monde aime les clips qui prennent la peine d'utiliser une technique d'animation vaguement inédite :
Concert : Après l'échappée belle, Cocosuma revient à la maison![]() Force est de constater que, si la France n'a rien inventé excepté la tektonik et la french touch (je passe volontairement sous silence les formes contemporaines et "académiques" de musiques, comme l'acousmatique, entre autre), la pop n'a pas à rougir dans nos contrées. Je sais, on va dire que je me répète, mais il est bon parfois de ressasser les fondamentaux. Tout ça pour dire que nous aussi nous avons nos Yo La Tengo, nos Notwist et nos Shins. Preuve en est encore une fois avec la pop toute simple, sincère et merveilleusement candide, de Cocosuma. Le trio parisien qui vient de changer de chanteuse après le départ de Kacey, nous offre un nouvel album, We'll Drive Home Backwards qui, s'il a perdu son côté soul blanche, n'en retient pas moins le meilleur du groupe : les mélodies rêveuses, le parti pris poétique, l'onirisme détaché. Tout cela, on le doit bien sûr à Chab et Michel, les Cocosuma's d'origine, mais également à Amanda, londonienne et nouvelle égérie du groupe. Moins electro, plus pop, pourrait être le résumé facile de ce nouvel album qui, à n'en pas douter prendra toute sa dimension en live (on pense en particulier à "Charlotte'son Fire" ou le psychédélique "Oh Ruby Sun". Et le mercredi 23 avril prochain sera donc l'occasion de découvrir tout cela à la Maroquinerie en compagnie des premières parties Domingo et Jay Jay Pistolets, à partir de 19h30. L'occasion de découvrir un de nos bons groupes francophones ne se refuse pas, on vous attend !
COCOSUMA en concert le mercredi 23 avril a la Maroquinerie (Paris) Guests : Domingo / Jay Jay Pistolets 19h30 - 14 euros http://www.myspace.com/cocosuma
Réserver vos places pour Cocosuma en concert Death of the Neighbourhood : Stephen Jones, toujours parfaitStephen Jones, notre chouchou des Babybird, est de re-retour et toujours aussi farceur. Son nouveau projet après la bérézina commerciale de son dernier album solo s'appelle Death of the Neighbourhood, un nom de groupe taillé pour se faire un tas d'amis de proximité (la mort du voisinage) et qui sent bon l'electro expérimentale. Le nom en lui-même n'est pas nouveau puisqu'il avait déjà servi par le passé à baptiser quelques titres de chanson numérotées, notamment sur le rare Plastic Tablets. Les trois titres qui sont actuellement en écoute sur la page myspace du groupe sont assez intéressants, et notamment ce très joli clip de "Cokeholes" qui semble rencontrer un bon écho critique. Le premier album du groupe sera normalement dans les bacs début juin et accueilli sur la structure Atic fondée par l'excellent [/people_restrictif], du groupe [people_restrictif], avec lequel Stephen Jones avait déjà noué quelques collaborations croisées. Le disque est annoncé comme un double album, un disque en chant vocoder dans la lignée du bizarre Almost Cured of Sadness de 2003 et un disque entièrement instrumental, annoncé comme une musique d'un film non existant. Si l'électronica de Stephen Jones n'a, en soi, rien de novateur, elle dégage à l'instar de celle composée par son ami producteur, une intense émotion mélancolique, qui nous fait attendre ce disque imaginaire avec pas mal d'impatience. Midnight Juggernauts, disco from outta spaceLes Midnight Juggernauts relèvent de l'association de Vincent Juggernaut, Andy Juggernaut et de Daniel Juggernaut. Pas frères de sang, mais de musique, les trois Australiens s'apprêtent à sortir leur premier album Dystopia, le 21/04. Ils étaient en concert cette semaine en première partie de Jamie Lidell et reviendront bientôt à Paris. Basses renforcées et inspirations Giorgio Moroder pour une pop stellaire qui ferait la bande-son idéale d'un film de science-fiction. A découvrir le clip de "Into the galaxy" et celui de "Shadows" Le titre "Shadows" est déjà en prog sur Radio Flu et Radio Pop Rock, découvrez le reste de l'album sur nos ondes radio à partir du 21/04. Les gaillards reviennent fin mai pour une tournée française : vous pouvez déjà acheter vos places pour Midnight Juggernauts Coldplay : Achtung baby ou Kid A ?
Coldplay, sans doute fidèle au concept qui a fait son succès ("viser Radiohead, toucher U2") est parti enregistrer un album en Amérique du Sud avec Brian Eno. Billboard nous dit que "le groupe se libère fréquement des construction couplet/refrain/couplet, en partciulier sur "42" qui est composé de trois sections ditinctes apparement sans relations. "Yes" passe de violons et tablas rocks à une descente shoegaze tandis qu'un groove funky sort de nulle part au milieu de "Death And All His Friends". Mince, Coldplay aurait fait un disque intéressant ?! Certes, vous me direz que Achtung Baby s'est bien vendu mais sont-ce là le genre de disques qu'enregistrent un groupe socialement responsable comme Coldplay prétend l'être quand tant d'emplois en dépendent et que tout le monde attend de vous la même chanson que vous avez déja enregistrée dix fois par album depuis dix ans ?
EMI, il faut le dire, est actuellement la plus mal en point des majors du disque et a dépensé plus d'argent à se restructurer ces derniers mois qu'à promouvoir ses disques et surtout bien plus qu'elle n'en a gagné. L'une des premières mesures de la nouvelle direction a été de rentabiliser le dernier album de Robbie Williams en vendant les très nombreux exemplaires invendus à la Chine pour reboucher les trous dans ses routes (je ne plaisante pas, c'est vrai). Il reste tellement peu d'employés à EMI que certains des plus gros artistes maisons comme les [people_restrictifThe Rolling Stones]Rolling Stones[/people_restrictif] n'ont pas renouvelé leur contrat, prétextant qu'il n'y avait plus personne chez EMI pour vendre leur disque. Le seul côté positif de l'histoire, c'est que les dépenses ont effectivement tellement été réduites (après qu'elles aient très largement augmentés en 2008 à cause des coûts de restructuration) qu'un seul album très vendu comme peut-être le sera celui de Coldplay pourrait suffir à remettre EMI sur les rails. Situation pas vraiment inédite pour une major, l'intérêt d'EMI va à l'encontre de celui de l'Art : il leur faut espérer que Coldplay a enregistré son Achtung Baby, pas son Kid A. Interview Les Femmes S'En Mêlent 2008 #2 : Lonely Drifter KarenPosté par LovelyRita le 17.04.08 à 13:17 | tags : pop
Les interviews des artistes programmés au festival Les Femmes S'En Mêlent continuent. Aujourd'hui, c'est Lonely Drifter Karen qui s'y colle. Inspirée des comédies musicales, du cabaret mais aussi de la folk et du punk dans sa jeunesse, la Viennoise Tanja Frinta livre des chansons à l'univers féerique ; son premier album, Grass is Singing, sort courant avril. Accompagnée de Marc Melia Sobrevias et de Giorgio Menossi, elle sera de passage aux Femmes S'En Mêlent le 22/4 à Riorges, le 23 à Lausanne, le 24 à Paris, le 25 à Grenoble et le 11/05 à Bruxelles. Quelle est ton actu en ce moment ? On est plutpot excité, notre premier album Grass is singing va enfin voir le jour, à la fin du mois. On l'a enregistré sur un an dans nos pays respectifs (Espagne, Italie et Autriche). Ces derniers jours on a répété pour LFSM avec un nouveau membre, un bassiste de Majorque. On va commencer à Barcelone et passer par Paris et poursuivre ensuite. J'ai hâte de pouvoir manger du fromage français et du chocolat suisse. LFSM en trois mots ? Female spirit united Les femmes et la musique en 2008, ça t'évoque quoi ? Ca dépend du pays et de la culture. En Autriche, j'ai noté une plus grande place des femmes dans la musique et beaucoup plus quand j'avais 16 ans et que j'avais un groupe exclusivement féminin. En Suède, où j'ai étudié, il y avait autant de jeunes femmes que d'hommes dans les groupes. En Espagne, j'ai rencontré moins d'artistes féminines, mais j'en ai quand même croisé. Sinon j'ai aussi pas mal joué en Pologne, et là-bas j'ai l'impression que c'est encore un domaine assez réservé aux hommes. Quelles sont les artistes féminines qui t'ont marquées ? Team Dresch, un groupe de punk queercore des 90'sTa dernière découverte musicale ? Le chanteur-compositeur italien Vinicio Capossela.
Que feras-tu, où seras-tu après le festival ? On va accueillir le printemps à Barcelone et jouer quelques concerts à Bruxelles, Berlin et Paris en mail.
Voir la prog des Femmes S'En Mêlent Et gagner vos places pour le festival : concours Les Femmes S'En Mêlent Merz à la Flèche d'Or, le 17/04![]() Qui se souvient de Merz et de son titre "Lovely Daughter" ? On l'avait découvert à la fin des années 90 avec son mélange assez bizarre de pop et d'électro dansante. Le chanteur revient après des années d'absence en 2006 avec son album Loveheart. Après le succès du premier album, Merz a changé de bord et délaissé sa pop baroque pour une folk mélancolique. L'homme revient en 2008 avec Moi Et Mon Camion et continue sa transformation. Il sera sur scène le jeudi 17/04 à la Flèche d'Or, aux côtés de Maison Neuve et de Broadcast 2000. Steve Stevens vs Billy Idol : pas de quartiers sur le shredCela faisait un bail que je me posais la question : qu'est-ce qu'il y a de pire que Billy Idol finalement ? Plein de trucs forcément. Idol ne faisait-il pas partie après tout de l'un des premiers groupes punk anglais (Chelsea devenu assez vite Generation X) ? N'avait-il pas failli perdre la vie dans un accident de la route alors qu'il menait une vraie vie rock, susceptible de faire passer Nick Cave pour Yves Duteil ? Un type qui partageait à la perfection son rictus labio-facial avec Sid Vicious pouvait-il être complètement mauvais ? Billy Idol est un punk propre, un homme à la voix limitée mais d'or, capable d'éructer et de crooner comme Sissi Sinatra la seconde d'après. En 1984, par exemple, le voici en pleine vague new wave qui nous roucoule ce splendide "Eyes Witjout A Face", clairement francophile sur lequel, en tendant l'oreille, vous pouvez entendre le bel hommage cinématographique aux Yeux sans Visage. "Eyes Witjout A Face", pour le meilleur et pour le pire, est une chanson qui ne s'oublie pas. Une chanson qui fait rire et pleurer et dont le clip brillant pour l'époque (appréciez les visages qui s'emmêlent, la lumière sur la lèvre limaçonne de l'Idol) fut réalisé par le célébrissime David Mallet, réalisateur pour Queen et Bowie. Ce qui cloche ici et ce pourquoi on a du mal avec un tel génie, c'est parce qu'Idol a un super copain et que ce super copain est un shredder de première, qui dans le clip, il saute avec sa guitare dans le champ et vient saboter la ballade. Steve Stevens a été présenté à Idol par son manager de l'époque et allait changer sa vie, substituant au son punk de ses débuts un son dominé par une guitare qui sait jouer et un peu trop bien pour ce qu'on a d'oreilles. Steve Stevens est un New-Yorkais prolixe qui réussit à graver quelques disques solos et collabora avec les plus "grands" : Joni Mitchell, Ric Ocazek, Faudel ou Robert Palmer, ce genre de mecs qui se laissent pousser les cheveux au delà du raisonnable et qui jouent de la guitare plus vite que leur ombre. Lorsque Billy Idol rencontra Steve Stevens, ce fut comme un vrai coup de foudre personnel. Ils entrèrent du même pied dans l'histoire du rock, alignant succès sur succès et accédant à une renommée qui dépassait de loin l'addition de leurs deux talents. La divinidylle se poursuivit au moins jusqu'en 2005 et la sortie de l'affreux mais attachant Devil's Playground, presque entièrement composé par Idol. Comme Stevens n'a pas encore 50 ans, on se demande ce que le futur va nous réserver. Il y a sans doute beaucoup de tapping et de sweeping en réserve pour cet artiste là, et de quoi se coller une balle dans la tête. A bon enshredder salut... Sébastien Tellier : Divin MarquisPosté par Maxence le 11.04.08 à 17:48 | tags : vidéos musicales, youtube, eurovision, pop, électro, rigolo
C'est donc officiel, Sébastien Tellier sera notre représentant à l'Eurovision. La chanson choisie, "Divine", est un hommage à tout ce que le rock a produit de kitsch et de touchant depuis 40 ans, des Beach Boys aux Rubettes, en passant par la B.O. de Phantom of the Paradise de Brian De Palma par les Juicy Fruits. Comme nous l'avions prévu, le relatif succès de Sebastien Tellier et de son album Sexuality fait polémique jusque sur les pages de Playlist. Second degré, pas second degré, les fans et les antis sont irrémédiablement partagés. Pourtant il serait temps de dépasser ces clivages manichéens. Nous sommes en pleine ère post-moderne et une chose est sûre, ce qui était du second degré hier, se pare des atouts de la sincérité les années passant (les Beach Boys en sont un bon exemple, les anciens n'ont qu'à relire leurs vieux numéros de Rock'n'Folk pour s'en convaincre puisque c'était le groupe honni de tous les rockeurs). Cela s'appelle la nostalgie, mes amis.
Alors, "nostalgie de Biarritz en été, des filles qui changent de couleur de peau", qu'on aime (c'est "aaaah") ou pas (c'est "beuuuh") qu'à cela ne tienne, Tellier nous est sympathique. Sympathique pour plusieurs raisons :
- Tellier raconte des blagues pas drôles
Et pour tout ça, Playlist soutient Sébastien Tellier ! En attendant sa prestation, on se déguste le clip de "Divine", conçu spécialement par le réalisateur américain Ace Norton, pour l'évènement :
Les Femmes S'En Mêlent, 11ème édition![]() Chaque année en avril, le Festival Les Femmes S'En Mêlent propose une programmation 100% féminine. Du 16 au 29 avril en France et du 16 au 26 à Paris, ce sont les femmes qui portent la guitare, domptent les claviers et font résonner leur voix. L'événement existe depuis 1997 et pour sa 11ème éditon LFSM se propose encore une fois de réunir le meilleur de la scène musique indé représentée par les femmes. Cette année on pourra voir Moriarty, Robots In Disguise, Les France Cartigny, Phoebe Killdeer, Peaches, El Perro Del Mar, Laura Marling, Promise And The Monster... Féminine, mais pas commune, la prog fait cohabiter folk, pop, rock, électro... Le festival est aussi itinérant puisqu'il passera en province à Strasbourg, Grenoble, Bordeaux, Amiens et en Europe à Berlin, Madrid, Lausanne et Bruxelles. Vous voulez des places pour LFSM ? - Réserver vos places de concert
Et les nénettes chez Flu, elles chantent quoi, elle disent quoi ? - Retour des soeurs Deal : chronique de Mountains Battles des Breeders
Pour voir la prog complète, c'est sur le site de Les Femmes S'En Mêlent En écoute sur les radios de Fluctuat #4
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Quoi de neuf cette semaine ? Il a neigé à Paris et je me suis achetée deux belles chemises. Sinon quelques CD plutôt cools reçu à la rédac et d'autres carrément craignos. Les CD cool on les a passé à la moulinette et on vous sert le meilleur sur les Radio de Flu. Duffy on en parle dans notre dossier sur la Nu Soul Music (avec Adele, Amy Winehouse and co) et son premier album est en écoute sur nos radios. Neon Neon en interview et également en prog. Si on vous dit retour de la cocopop, vous pensez à quoi ? Lire la chronique de Diamond Hoo Ha de Supergrass. Et last but not least, les space-men de Midnight Juggernauts avec leur titre "Shadows" qui annonce leur album Dystopia. Petite découverte disco qui nous fait décoller comme des fusées ces temps-ci. Disco toujours avec le projet du DJ Andy Butler avec Antony Hegarty d'Antony And The Johnsons, Hercules and Love Affair et le titre "Hercules Theme".
Et en détails, ça donne ça :
Radio Flu : Duffy - Rockferry / Gnarls Barkley - The Odd Couple / Neon neon - Stainless Style / Midnight Juggernauts - "Shadows" / Hercules and Love Affair - "Hercules Theme" / Adele "Chasing Pavements" et "Cold Shoulder" / une sélection des titres de Remixes And Parts To Be Frickeled d'Apparat Radio Pop Rock : Supergrass - Diamond Hoo Ha / Neon Neon - Stainless Style / Adele "Chasing Pavements" et "Cold Shoulder" / Midnight Juggernauts - "Shadows" Et sur Radio Chanson Française, Bleu Pétrole d'Alain Bashung et Alister avec son titre "Qu'est-ce qu'on va faire de toi ?" sont toujours en écoute.
The Notwist se lance dans la fake music
"Nouvelle" méthode imparable des artistes désireux d'éviter le leaking abusif (la mise en ligne sur les réseaux P2P si vous préférez) de leurs productions sur internet, le fake album. Pratiqué par Why? récemment (l'aventure est arrivée à un de nos chroniqueurs), par Boards of Canada au moment de la parution de The Campfire Headphase (faux album de vieux morceaux mis en ligne sous le titre du vrai), par Trent Reznor de Nine Inch Nails pour With Teeth, Madonna pour son nouvel album, j'en passe et j'en oublie volontairement (on se demande d'ailleurs quelle est la part des labels dans la diffusion de fake, et parfois, des albums complets sur le net, mais c'est un autre sujet), aujourd'hui, c'est au tour de The Notwist de brouiller les cartes avec l'annonce d'un nouvel album pour mai, proposé sous au moins trois titres différents. Le nouveau CD des frères Asher & Friends devrait donc s'appeler Planet Off puis The Devil, You + Me (City Slang), On Planet Off (un peu partout sur le réseau), The Devil, You + Me (les Inrocks, puis, un peu partout sur le réseau), bref, on ne sait plus où donner de la tête. Cela n'empêche pas les internautes malins de l'avoir déjà trouvé et comme le prochain The Fall, la chose est déjà dispo en ligne un peu partout. On en reparle sous peu sur Fluctuat, le mag. Et histoire de patienter (pour ceux qui ont encore une éthique, ou sont trop lâches pour oser télécharger en ligne), on se remet une petite dose de "Pilot", un des meilleurs titres de leur précédent album Neon Golden (5 ans déjà !)
Stage of the Art #2 : Aidan John Moffat et Black Affair![]() Une passerelle entre Londres et Paris, voilà comment il faut comprendre le concept de l'évement récurrent Stage of the Art, qui organise entre les deux capitales une série de concerts. Le principe de l'événement est d'accueillir à l'ICA de Londres un concert d'un ou de plusieurs artistes françophones et d'en faire de même au Palais de Tokyo de Paris avec des artistes anglophones. La première édition de l'événement a eu lieu en février et l'ICA avait alors accueilli Sébastien Tellier ; de l'autre côté de la Manche, le Palais de Tokyo avait programmé Carl Barat des Dirty Pretty Things, Laura Marling et Paris Motel. Nombreux sont les Parisiens ou Londoniens qui font régulièrement l'aller-retour entre les deux villes dans l'unique but de voir un concert. Partant de ce constat et voulant faciliter les échanges culturels entre les deux scènes, Stage of the Art, grâce au soutien d'Eurostar London Coming, entend bien proposer tous les mois ou presque un nouveau plateau. Pour le mois d'avril, Stage of te Art #2 a donc invité à Londres Gonzales et Poni Hoax le 28/04. En France, on aura l'occasion de voir le 25/04, un bel aperçu de la scène pop écossaise avec Aidan Moffat (ex-Arab Strap) et Black Aaffair (Steve Mason, ex-The Beta Band). Compagnon de route de Malcolm Middleton au sein d'Arab Strap, Moffat continue maintenant en solo et présentera à Paris les compos de son album-concept I Can Hear Your Heart, sorte de recueil de poèmes érotiques en spoken-word. Et pour Black Affair, la bio sur son msypace nous laisse voir un personnage fictif (né à Paris, ayant vécu avec une tribu...). Tout ce que l'on sait finalement, c'est que Steve Mason propose avec cette nouvelle identité un projet électro sur fond de groove hip hop. Stage of the Art #2 Le 25/04 à 19h30 Palais de Tokio - 13, avenue du Président Wilson - 75016 Paris Vous pouvez réservez vos places pour Stage of the Art, sur notre billeterie concert. Plus d'infos, sur le site de Stage of the Art Why the song of the sad assassin ?Il semble qu'il y ait eu un petit problème avec la chronique d'Alopecia, le dernier album de Why? par notre ami Myosotis. Quoi qu'il en soit, l'essentiel a été dit : cet album est plus bon que la plus bonne de tes copines. Il est triste aussi, comme on peut le deviner avec des titres comme "Song Of The Sad Assassin". Pourquoi cette chanson a-t-elle fini comme "single" ? Sans être la moins bonne, ce n'est pas vraiment la chanson qui saute aux oreilles à la première écoute d'Alopecia. Ou bien peut-être quelqu'un a-t-il vu le potentiel pour cet excellent clip ? Un Richard Cheese et ça repart : le roi de la cover loungeCeux qui pensaient que le Mike Flowers Pop et Nouvelle Vague étaient hypercools, ne connaissent sûrement pas les versions étincelantes des meilleurs titres des....meilleures musiques passées à la moulinette du fabuleux Richard Cheese and Lounge Against the Machine. Ces artistes de Los Angeles emmenés par le chanteur, comédien et showman Richard Cheese, alias Mark Jonathan Davis, sont assez réputés aux Etats-Unis où ils se sont taillé un franc succès depuis leur "invention" en 2000. Cheese est le seul membre permanent d'un groupe dont les membres sous pseudonyme doivent endosser le rôle du type qu'ils remplacent. Ainsi le piano est-il toujours tenu par Bobby Ricotta et les percussions par Frank Feta, la basse par Gordon Brie. Vous l'aurez compris, on a chez Cheese, la rigolade fromagère facile. (je vous passe le jeu de mots libidineux sur Richard "Dick" Cheese, référence argotique à la moisissure blanche qui se dépose entre le gland et la peau...lorsqu'on se nettoie mal le pénis...!). Côté fringues, Cheese est l'un des rares rockeurs (avec feu David Morena ?) à ne pas craindre le tee-shirt et le pantalon panthère, les mitaines en dentelle, la chemise à jabot et ce genre d'accessoires. Son single le plus célèbre reste l'amusant et sexuel "I'd Like A Virgin", détournement salace du hit de Madonna. Leur best-of, sorti en 2006, The Sunny Side of The Moon, donne une excellente idée du champ (étendu) de leur talent. On y trouve pêle-mêle des reprises de Nirvana, de U2, des Clash, de Snoop Dogg ou même de Radiohead (leur "Creep" est presque aussi réussi que l'original). Là où Nouvelle Vague la joue sérieux et bobo, Cheese la joue populo et kitsch mais sans ce brin de dérision et de méchanceté inhérente aux parodies. Surtout, et qu'il s'agisse de rap ou de rock, des Beastie Boys ou des Pink Floyd , le Lounge Orchestra est toujours aussi appliqué, virtuose et juste. Joyeux veinards, un album sort prochainement avec des reprises des Smiths, de Britney Spears, des Pussycat Dolls, de Radiohead (encore) et de Korn (toujours). Foals, les nouveaux poulains pop anglaisFoals ! Des poulains d'Oxford qui avaient juste envie de danser, de danser sur de la bonne musique, plus pop et peut-être plus appronfondie que ce qu'ils pouvaient écouter en boîte. Constat, ras-le-bol général au sein de l'écurie et voilà que les cinq membres montent leur guitare et accouchent d'un premier album, Antidotes, sorti en mars 2008. Des titres à avaler comme des gorgées de sirop, des arpèges de guitare qui s'éparpillent dans l'air comme des pilules tombées au sol. Une musique certes "poppy" comme le dit, Yannis Philippakis, leader de Foals, mais attention, la musique d'Antidotes ne se chante pas, mais se danse plutôt à tue-tête. Avant même la sortie de leur premier album, Foals est passé en un éclair du statut de simple groupe à celui de demi-dieu. Des concerts anglais euphoriques, un premier concert parisien à la Maroquinerie qui l'était tout autant et un Trabendo à venir le 16/04. Foals, groupe à suivre ou pas, c'est selon votre envie ; on a suivi la notre et elle nous a mené à une interview avec Yannis Philippakis et Edwin Congreave. Interview vidéo avec Foals, bientôt en ligne sur Flu. Ecoutez leur single "Cassius" sur Radio Flu et Radio Pop Rock. Réservez vos places pour le concert de Foals, le 16/04 au Trabendo. Vidéo de "Balloons" |