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Musique à voir, à sentir et à fumer, le psyché vous fait voyager sur ~~PlAY//lIST~~!!!
En images : les couvs d'albums les plus loufoquesSi certaines couv d'albums sont des oeuvres d'art à part entière, d'autres laissent perplexes, font rire ou dérangent ; Flu a sélectionné quelques unes des pochettes d'albums les plus bizarres jamais imaginées.
Si aujourd’hui une collection de vinyles poussiéreux indique que son propriétaire est certainement un mélomane passionné, on peut parier qu’il en sera probablement de même avec une étagère de CD d’ici 10 ou 20 ans. Avec l’explosion du support numérique, c’est une partie intégrante de l’identité visuelle des artistes qui est vouée à disparaitre. Le « cover art » est certes en péril, et c’est bien dommage, mais ce n’est pas une raison pour sombrer dans la mélancolie.
Fluctuat s’est donc amusé, et le terme n’est pas choisi au hasard, à vous dénicher quelques unes des pochettes d’albums les plus bizarres. Vous avez dit bizarres ? Oui, et pas qu’un peu. Jugez un peu par vous-même : les Beatles recouverts de morceaux de viande crue, Crosby, Stills et Nash qui organisent un barbecue sur la lune, Millie Jackson, reine du R&B sur son trône de faïence. Du scandaleux au second degré pleinement assumé, du brillant au ridicule, en passant par les fautes de goût et pannes d’inspiration criantes, ces couv d’albums ont en commun d’avoir fait parler d’elles autant, si ce n’est plus, que les galettes qu’elles abritent.
Proposez vos couvs d'albums les plus chelous sur le forum musique
The Phenomenal Handclap Band : Retour du funk acoustique !
Ne vous fiez pas à son apparence, The Phenomenal Handclap Band est un groupe black ! Si, si ! D'ailleurs l'album éponyme à paraître le 19 octobre prochain chez les Allemands de Gomma vous le prouvera : ces sept-là ont autant de groove soulful dans la peau que Chic, The Temptations et The Hues Corporation à la grande époque de 1975 ! J'exagère à peine !
Supergroupe formé de Daniel Collas ("The Witch Doctor") et de Sean Marquand ("The Medecine Man"), The Phenomenal Handclap Band bénéficie également du savoir faire de Jon Spencer des Jon Spencer Blues Explosion (oui, oui) de Jaleel Bunton de TV On The Radio, Nick Movshon, bassiste au sein du groupe d'Amy Winehouse et de Luke O'Malley, officiant initialement avec Mary J. Blige. Groupe auquel il faut ajouter une icône féminine du rap, Lady Tigra de L'Trimm.
Autant dire que nous n'avons pas affaire à des amateurs et il faut bien avouer que ce septette (octet selon les besoins en choristes) new yorkais, dans sa tentative réussie de renouer franchement avec le disco funk acoustique des 70's teinté de R&B (pour rythm'n'blues, pas R'n'B), ne peut que déchainer l'enthousiasme des amateurs de bonnes musiques black, et des autres. Le big band est d'ailleurs plébiscité par James Murphy de LCD Soundsystem, mais aussi par Tim Sweeney, In Flagranti, Munk ou encore le rappeur extrémiste Rammellzee.
Psychédélique, disco, cosmic, funky, soul, rythmes afros et même latinos avec un poil de rock et de pop trempés dans un grand bain d'acide, la recette du The Phenomenal Handclap Band s'inscrit dans la lignée des grands groupes funk psychédéliques et le disco acoustique, les Parliament, Funkadelic, KC & The Sunshine Band et Chic bien entendu. Guitare wah-wah, grosse basse rebondie, piano et claviers analogiques (welcome Fender Rhodes, Hohner, Wurlitzer, Clavinet !), tout est là pour réussir le pari tenu par ce groupe phénoménal. Ne manquent que les cordes !
Aussi virtuose que "Cool as fuck", The Phenomenal Handclap Band se déguste d'autant mieux en live, en témoigne cette vidéo captée au Rivington Lounge à New York.
Les jolies choses #2 : Audible Visions par Alexis Le-Tan ![]()
Dans la série, "le CD est mort mais il bouge encore", saluons la sortie du bel objet sonore que notre confrère journaliste Alexis Le-Tan nous propose avec Audible Visions.
Non content d'exhumer régulièrement depuis 2 ans, des trésors psychédéliques et groovy des dédales de la music library (on vous explique bientôt, c'est promis) sous l'étiquette Space Oddities (deux volumes à ce jour, tous sur le label Permanent Vacation), Le-Tan nous offre ici un véritable voyage cosmic, ou au moins un périple jusqu'aux confins de l'espace et du temps, dans la dimension borderline de musiques jusqu'alors reléguées aux oubliettes de l'histoire. Car, en plus d'être une exploration du pan le plus underground de la création musicale, Audible Visions est également un périple spacio-temporel passant en revue plus de trente ans de créations sonores. "A Spaced Out Ceremony", comme l'annonce son sous-titre, dont les vibrations risque fort d'endommager les systèmes nerveux les plus fragiles d'entre vous. Au programme de cette compilation en forme de mixtape (à la tracklist secrète), un déluge de guitare synthé, des rythmes afro-psychédéliques fervents, de l'horror disco hommage au giallo, des hurlements non identifiés, des tambourinements d'outre-tombe, bref, rien que de l'inédit pour vrai amateur de musique hors-normes.
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Le CD en tant qu'objet se présente dans une pochette plastifié aluminium retro-futuriste, accompagné d'un poster à l'esthétique mystico-new-age et un livret sévèrement allumé, signé Le-Tan lui-même. Tirée à 500 exemplaires, la chose est trouvable en ligne sur l'excellent site du fournisseur de punk-funk, post-punk et nu-disco, Sound of The Universe, sur lequel des extraits sont proposés à l'écoute en streaming. Plusieurs exemplaires sont encore disponibles. Vous savez ce qu'il vous reste à faire...
En guise de teaser, le Français S'est fendu d'un trailer chaotique et trancey, qui donne une bonne idée de la folie règnant sur ce mix. Enjoy !
Joakim : Doom Disco![]()
Dans l'entretien qu'il nous a accordé, Joakim nous affirmait : "Je voulais que ce disque soit plus psychédélique, dans un sens plus général que la connotation 70's généralement associée à ce terme (...) Le premier morceau c'est une sorte d'avertissement. Un méchant cerbère à l'entrée du disque. Si l'auditeur passe le morceau, il a le droit de l'écouter. C'est aussi une tentative de lever un malentendu, souvent les gens sont étonnés quand il nous voit en concert parce que c'est beaucoup plus rock et bruyant que ce qu'ils imaginent. (...)"
Bref, nous voilà prévenu, Milky Ways a beau nous emmener dans les étoiles de la house synthétique au disco, il passe aussi par la case "rock", et balance les décibels dans un déluge de drones dignes des doomsters de Sunn O))). Illustration en vidéo (live) avec The Disco, son groupe, pour ceux qui n'ont pas encore écouté l'album, avant d'aller lire notre chronique de Milky Ways et notre interview avec Joakim :
Les jolies choses #1 : RVNG présente The Purple Brain![]()
L'ère est à la fois à la dématérialisation et au retour du vinyl, tout le monde le sait. Deux courants antinomiques qui cohabitent pourtant sans réellement se concurrencer. Le grand perdant dans tout cela, c'est l'abominable CD, objet de toutes les haines. Le CD, c'est laid, le CD, c'est fragile, le CD, c'est petit, bref, le CD a TOUS les défauts.
Turzi : le teaser Big, Black and Beautiful![]()
B, le nouveau Turzi, suite logique de A, atterrit dans les bacs le 27 octobre prochain. Il y a le temps me direz-vous, et c'est vrai. Mais il faudra bien un mois et plus pour se préparer à la déflagration sonique offerte par cet alien du psychédélisme français. Accrochez vos ceintures, décollage immédiat et teaser en 3 B !
En cadeau, un live stupéfiant (ou "sous stupéfiants") de Turzi au Point Ephémère offert par l'excellent site Grandcrew :
Voir aussi - La chronique de A Rainbow Arabia, la découverte ethnotronique de la rentrée![]() Rainbow Arabia à Paris avec Omar Souleyman Dans la lignée de ces artistes influencés par les musiques ethniques plus ou moins mêlées d'électronique brute et primitive (Gang Gang Dance, Mahjongg, Animal Collective, les Français d'NLF3, Fever Ray, mais aussi The Dodos, Vampire Weekend ou Rain Machine), penchons-nous aujourd'hui sur le cas Rainbow Arabia.
Duo californien féminin/masculin (Danny et Tiffany Preston), Rainbow Arabia est à l'origine avec le clip d"Omar K" d'une des vidéos néo-primitives les plus étranges et dérangeantes circulant actuellement sur youtube. Leur musique répétitive, qu'ils taxent d'ethnotronique, porte haut l'ouverture à la world musique dans le sens général de "musique du monde" et non pas de "musique ethnique transformée en soupe fade pour animer les salons de petits blancs en mal d'exotisme ". Ainsi au rang de leurs influences les deux Américains citent aussi bien le Syrien tourbillonnant Omar Souleyman ("so hype" à l'heure où vous lisez ces lignes) que Joy Division, Lee Perry, Congotronics ou Orchestral Manoeuvre in The Dark.
Radicalement déjanté, le clip d' "Omar K" réussit à être à la fois drôle et inquiétant dans sa dénonciation un rien naïve du consumérisme occidental (mais là, on s'avance un peu, peut-être ne s'agit-il que d'un délire de potache réalisé avec le copain gérant d'une superette à Echo Park). Reste qu'en plus d'être une des vidéos des plus cheap - et des plus réussies - du moment, il faut bien avouer que Rainbow Arabia est aussi l'une des incarnations les plus intriguantes et trippantes de cette scène néo-tribale en constant développement depuis quatre ou cinq ans (voir notre article sur le sujet). Artistes à suivre comme on dit, et on ajoutera "de très très près" !
40 ans après, 10 artistes évoquent Woodstock en vidéoLes Beastie Boys, Esser, Little Boots, Chris Garneau... Ils ont tous en commun de ne pas avoir assisté au festival de Woodstock du 15 au 17 août 1969, pour cause ils étaient trop jeunes. Ils ont tous en commun d'avoir eu quelque chose à dire sur cet événement. Pour fêter les 40 ans de Woodstock, 10 artistes qui ont marqué l'année 2009 évoquent devant nos caméras le festival en souvenirs, images et titres et s'improvisent programmateurs d'un jour... pour un potentiel et rêvé Woodstock en 2009.
Depuis 40 ans, le festival de Woodstock ne s'est pas du tout effacé de la mémoire collective... que l'on y ait assisté ou pas, il semble que l'on ait tous un peu de Woodstock en nous. Célèbre pour les artistes mythiques qui ont pu s'y produire (Jimi Hendrix, Janis Joplin, The Who, Jefferson Airplane...), la manifestation constitue le point culminant et le symbole ultime de la culture hippie. Immortalisé par les performances lives de nombreux artistes et par le film de Michael Wadleigh, Woodstock est l'un des événements qui a révolutionné la musique et la culture populaire. Bouleversement qui, 40 ans, après continue à faire sentir ses secousses sur les musiciens. Idéalisé et fantasmé, Woodstock restera donc le festival ultime, fantôme du passé, que 10 artistes de 2009 rappelle au bon souvenir en vidéos. Woodstock vu par 10 artistes, c'est ici.
Voir aussi Koudlam : Modern Rites and Ancient Songs![]() Histoire de patienter jusqu'à la sortie prochaine (septembre) du nouveau Turzi (B), penchons-nous sur un autre artiste fascinant hébergé par le très psychédélique label Pan European Recordings, j'ai nommé Koudlam.
Ce Français mystérieux, auteur de Live in Teotihuacan en hommage à la cité maya du même nom (littéralement Teotihuacan voulant dire "Le lieu où l'on devient dieu"), un album à la mystique incroyable en 2008 (uniquement paru en vinyl) surfe sur la mythologie monolithique des grandes civilisations. Sa musique, à cheval entre les délires tribaux et psychédéliques électroniques du dernier Animal Collective, la pop free-form de The Dirty Projectors sur The Getty Address et les nappes cosmic du early Tangerine Dream, est tout simplement unique. Disco sans rythme, kosmische musik contemporaine, musique ethnique de peuplades extra-terrestres, hymnes religieux d'un autre âge, Koudlam y psalmodie également des textes lyriques et visionnaires qui rendent l'ensemble encore plus singulier. De quoi vous faire réellement croire que la vie sur terre vient des étoiles !
Inclassable donc le bonhomme, qui sortira lui aussi son premier album cette année, mais en novembre cette fois, et sera précédé de See You All, un maxi quatre titres déjà plébiscité par de nombreux DJ (dont Scratch Massive, n'hésitant pas à clore leur dernier et excellent mix album, Joy, avec le babylonien "Heavy Metal Valley"). A noter que "See You All", le premier track éponyme de ce sampler, fait partie de la B.O. d'Un Prophète, le dernier film de l'immense Jacques Audiard (Grand Prix du festival de Cannes 2009 !)
Histoire de vous faire une idée plus juste de l'univers de ce musicien hors-normes, prenez donc le temps de visionner "The Great Teotihuacan Empire", une vidéo créée en collaboration avec l'artiste contemporain Cyprien Gaillard. L'esthétique de Koudlam y est entièrement circonscrite, les images comme la musique mêlant le massif et l'aérien, le mythique et le moderne, l'ancien et le nouveau. Impressionnant !
Koudlam - The Great Teotihuacan Empire The Clean : a New Zealand success story
The Clean est un mythe de la pop Néo Zelandaise. Pas le genre de groupe obscur, adepte d'une musique difficile pour esthète en chambre, non, juste un groupe de pop. Mais quel groupe ! Et quelle pop !
Originaire de Dunedin, The Clean n'est qu'un archétype au sein de le fructueuse scène néo-zélandaise qui vaut largement (si ce n'est plus) la brit-pop actuelle et égalait sans peine tout ce que la Perfide Albion a pu fabriquer dans ce domaine, du punk au shoegazing, de 1976 à aujourd'hui.
Il fut un temps (que beaucoup n'ont pas connu) où un magazine de rock (les Inrockuptibles, aujourd'hui malheureusement disparu) se faisait parfois l'écho, avec quelques fanzines (Hyacinth !) de cette scène fabuleuse. De 1976 à 1995 (et encore aujourd'hui dans une moindre mesure) la Nouvelle-Zélande abrita un vivier musical sans pareil. Post-punk, synth-pop, rock indé, folk barré, durant presque 20 ans, l'île connut un éternel été. Non content d'avoir insufflé un peu de mélancolie pop et de poésie dans le rock et le punk, The Chills, Peter Jefferies et son frère Graehm, The Bats, David Kilgour, The Verlaines, The Jean Paul Sartre Experience, Able Tasmans, les Tall Dwarfs, les Terminals, les Gordons, Chris Knox et bien d'autres, composèrent des chansons qui en feraient voir de toutes les couleurs à des génies comme Brian Wilson, Arthur Lee, Morrissey, Lou Reed ou Johnny Thunder.
Les trois de The Clean, totalement décomplexés, la quarantaine passée, sont pour leur part, plus concrètement influencés par le Velvet Underground, le psychédélisme 60's ou le garage de la même époque. Sa pop, issue du terreau punk de la fin des 70's, est toujours primitive, nerveuse et rebelle. Pas de grosse production chez ces trois-là, pas de grandes ambitions non plus, si ce n'est de faire de la musique pour tous. Malheureusement, c'est déjà là une grande ambition dans un monde uniquement fasciné par ce qui brille. C'est peut-être pourquoi, The Clean, fondé par les frères David et Amish Kilgour, auparavant The Great Unwashed, groupe pionnier dont sont issues bien d'autres formations (de The Bats au "fantabuleux" Straightjacket Fits en passant par Bailter Space et JPS Experience) se sont séparés maintes fois.
Ceci étant, l'ère est au grand retour, aux mirifiques reformations, The Clean ne pouvait qu'en être. Mais évidemment c'est la reformation de The Clean. Un groupe de pop, rien de plus. Un groupe pour qui la mélodie prime, les délires référencés à la culture pop aujourd'hui du tout venant, sont une part indissociable de notre modernité. C'est peut-être pour cela qu'il ont ironiquement intitulé leur prochain album, Mister Pop (à paraître en septembre sur le label de The Notwist et de Tarwater, Morr Music). Un disque encore une fois égal à lui même, ou plutôt égal à ses auteurs. Une sorte de pastiche, un pied dans le punk, un autre dans la pop, un peu de Kinks, un peu des Sonics, des clins d'oeils aux Beatles ("In a Dream Life You Need a Rubber Soul"), une pointe d'électronique, un très beau field recording mélancolique avec bruit d'otariez (on est en Nouvelle-Zélande) et surtout, surtout, ce souffle dans la production, fruit du mariage de mélodies solaires et du bon air des antipodes.
Pas de quoi faire trembler le landernau pop international, pas de quoi tenir éveiller les fans de brit-pop non plus. Les autres passeront encore quelques nuits blanches à écouter Mister Pop de The Clean.
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Black Meteoric Star et Nisennenmondai : The Motorik Sound of 2009![]()
Incontournable (je sais c'est laid, mais c'est le mot) le Motorik Sound, le vrai, est de retour en 2009.
Suite logique d'une année fortement psychédélique, certains artistes se retrouvent désormais plus dans la répétition à effet tunnel que dans les circonvolutions échevelées qui firent les beaux jours du genre depuis son invention. Rappelons, comme je le faisais dans un billet sur les excellents edits du Français Pilooski, que le terme "Motorik" en allemand désigne, peu ou prou, le son répétitif, parfois hypnotique et souvent trépidant, de certaines formations du krautrock des 70's (pensez Neu! sur "Hallogallo"). Pourtant, en 2009, le Motorik Sound nous arrive d'endroits où on ne l'attendait pas forcément.
Ainsi, les Japonaises de Nisennenmondai sur le recommandable label Smalltown Supersound, loin d'être des fans de Hello Kitty, sont plutôt connues comme les mères porteuses de micro-hymnes noisy ("Ikkkyokume") et comme accoucheuse d'un punk progressif à cheval entre le Pop Group de Mark Stewart et Sonic Youth (elles vont même jusqu'à intituler leurs morceaux "Pop Group", "This Heat" et "Sonic Youth" sur Neji/ Tori deux EP parus en 2008). De son côté, Gavin Russom, nous avait offert un magnifique exemple de kosmische musik planante américaine en compagnie de Delia Gonzalez sur l'exemplaire The Days of Mars (DFA, 2005).
Ces deux formations, ou du moins, cette formation et ce solo act, puisque Russom revient seul aux commandes de son terrifiant Black Meteoric Star, s'inscrivent pourtant toutes deux dans la tradition Motorik. Que ce soit sur l'album éponyme de l'Américain signé chez DFA ou sur le Destination Tokyo de Nisennenmondai, tout n'est que longues plages répétitives, mouvements immobiles, rythmiques empruntant autant au disco qu'au krautrock (voir le "Death Tunnel" de BMS et le "Souzousuru Neji" de Nisennenmondai), techno primitive (tout l'album de Russom est enregistré sur de vieux synthés analogiques avec une guitare et ceux des japonaises sont le fruit d'une seule et même session capturée live), musique autoroutière par excellence, à la fois hommage à l'immémorial "Autobahn" de Kraftwerk et aux bourdonnements synthétiques de Moroder sur "The Chase" par exemple, Black Meteoric Star et Destination Tokyo, sont les deux derniers avatars d'une musique qui se veut sans fin, sans but peut-être, si ce n'est une forme bionique de transe dans laquelle l'homme et la machine ne font plus qu'un.
Etonnamment, on retrouve cette obsession sur le prochain album du Français Etienne Jaumet, à la fois cosmic et motorik. Décidément, en ce milieu d'année 2009, ce son est partout...
Nisennenmondai - "Destination Tokyo" :
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Black Meteoric Star - "Death Tunnel"
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Spectrum : Sonic Boom en majesté
Cela faisait longtemps que l'on n'avait plus vraiment de nouvelles sérieuses de Sonic Boom alias Peter Kember, ex-comparse du mollasson Jason Pierce (Spiritualized) au sein de Spacemen 3, le monstre rock psychédélique amorphe à cheval entre 80's et 90's.
Autant dire qu'on attend l'album avec impatience ! Mais ce petit morceau aidera certainement à faire patienter...
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Spectrum - War Sucks
On y ajoutera une vidéo sur laquelle notre héraut sous stupéfiants reprend le "Hall of Mirrors" de Kraftwerk :
Air : coup de vent psychédélique en octobre![]()
C'est dit ! Le duo Air (Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin) sortira un nouvel album en 2009. Love 2, c'est son titre, est prévu pour le mois d'octobre.
The Black Angels : Parade psychédélique, troisième volet pour bientôt![]()
Après l'accueil réservé à The Black Angels et leur excellent Directions To See A Ghost sacré "album de l'été 2008" par votre serviteur l'an passé, mon souhait le plus cher est que l'annonce du travail en studio des Texans lysergiques en réjouisse plus d'un (ce qui sera certainement le cas) ! Plus généralement, il faut avouer que la simple perspective d'un prochain album de ce combo d'Austin est une sacrée belle nouvelle en soit.
Même s'il est vrai que l'époque ne manque pas de groupes pratiquant assidûment le revival psychédélique (on citera en vrac, The Dolly Rocker Movement, The Warlocks, Wolfmother, The Black Moutain, le nouveau Spectrum, etc.) on se dit aussi qu'une petite dose d'audio LSD (vous savez cette substance que vous prenez virtuellement à l'écoute de certains héros psychédéliques des 60's et d'aujourd'hui) ne peut pas faire de mal de temps en temps.
C'est donc avec impatience que l'on attendra avec de plus amples nouvelles de ces glorieux envapés enragés. Comme ces gens là sont généreux, les moins patients d'entre nous pourront ronger leur frein en écoutant "Drone (in G# Major)", le nouveau morceau disponible sur le profil myspace du groupe. Rien de neuf à première vue, toujours ce mélange de 13th Floor Elevators, de Spacemen 3, de Velvet Underground et de new wave (la basse sonnant parfois comme celle de The Cure), mais si vous désirez du neuf, vous n'écoutez pas The Black Angels de toute façon...
Pour finir en beauté, une petite vidéo tirée du précédent opus des "good ol' boys" :
Nouveau Joakim en septembre, l'évènement psycho-disco![]()
Et en exclu, "Love & Romance & A Special Person" extrait de prochain opus
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Voir aussi Siestes Electroniques 2009 - Horizontal Music #2 : Ariel Pink![]()
Ariel Pink est définitement psychédélique (lisez cette mini-interview, vous comprendrez !). Proche des tarés géniaux d'Animal Collective, le personnage et son groupe originaire de Los Angeles poursuivent à leur manière la grande tradition des freaks des éternelles sixties. Surréaliste, grotesque, totalement déjanté mais toujours poétique, Ariel Pink risque d'en étonner plus d'un aux Siestes Electroniques de Toulouse, avec son folk rock azimuté, présenté au Théâtre de Garonne le 26 juin à partir de 20 heures. Interview croisé en Ariel Pink et son groupe, actuellement en tournée mondiale.
Voir aussi Deezer : Cosmic springtime (printemps 2009)Voilà, on me l'a réclamé, elle est là. La playlist du printemps.
La trance aujourd'hui, pour moi, en cette année psychédélique 2009, illustrée par une poignée de titres immémoriaux et rien de vraiment réçent. Du krautrock bien sûr, mais des plus obscurs (Michael Rother, Cluster ou Harmonia, histoire de changer de la trilogie Can, Neu!, Faust (même si c'est très bien, la preuve, il y aura du Neu!), son adaptation anglaise parmi les plus réussies (Fujiya & Miyagi), de la techno minimale rugueuse (Nazi Trance Fuck Off! de feu-Black Strobe période Rebotini-Smagghe, remixé par James Holden roi du druggy sound), de la musique psychotique (Tuxedomoon, "Desire"), avec une petite accélération en milieu de playlist, incarnée par le néo-disco-metal (Chrome Hoof), le space rock (at his best) des Anglais Hawkwind, le proto-punk épiletpique des Allemands de Neu! donc, le néo disco sous kétamine du "Front Man" de The Emperor Machine, revu et corrigé par The Idjut Boys), pour finir dans l'ivresse du soft rock de Fleetwood Mac et de Dennis Wilson (tout sauf "soft" pour le coup, mais du vrai désespoir qui se cache derrière des cuivres pleureurs, enjolivés d'un sombrero en papier ridicule sur un verre de mezcal).
Bref, de la musique pour sortir de soi, pour l'ivresse des sens, histoire d'oublier un temps le monde qui nous entoure... Vous l'avez voulu, vous l'avez eu. Enjoy !
Note importante : Un bug de Deezer peut apparaître à partir de "Front Man" (Idjut Boys version), pour éviter cela, vous pouvez recliquer sur le morceau et relancer la playlist à partir de celui-ci. cela devrait marcher...
Lire aussi Le nouveau The Horrors : Couleur primaire = noir !
Le combo britannique The Horrors serait-il l'ultime aboutissement des tentatives d'hybridations musicales qui semblent obséder notre époque ? C'est la question que l'on se posera à l'écoute de Primary Colors, le deuxième opus de ce quintet de freaks goths-rock-garage-punk (rayez la mention inutile et ajoutez celle de votre choix) originaire de Londres, à paraître le 5 mai prochain.
Pas désagréable, mais cela suffit-il à faire un bon groupe ? Pour répondre à cette question, une seule solution, se faire sa propre opinion. La vidéo de "Sea Within a Sea" (en soit un choix de single pas évident puisque le morceau fait presque 8 minutes, ce qui est tout à leur honneur) vous y aidera peut-être.
The Horrors - Sea Within a Sea
Lire aussi Le retour des Dukes Of StratosphearEn 1985, le meilleur des poissons d'avril au monde aura certainement été The Dukes Of Stratosphear, un faux groupe psyché des sixties dont on aurait retrouvé l'EP perdu "25 O'Clock". Quiconque avait déjà entendu Andy Partridge chanter a du se rendre compte immédiatement que ceux qui jouaient ces pastiches des Beatles, Pink Floyd, Beach Boys, Small Faces, etc... ne pouvaient être autres que XTC, un peu comme quiconque avait déjà entendu Blur reconnait immédiatement le chanteur de Gorillaz. Peu importe, le disque a mieux marché que tout ce qu'enregistrait XTC à l'époque et a appellé une suite, le tout aussi excellent album Psonic Psunspot (et peut-être même, dans une ceetaine mesure, le virage psyché-light d'un des chefs d'oeuvre de XTC, l'album Skylarking). Les deux disques ont par la suite été compilés sous le titre "chips from the chocolate fireball" avant que cette année on leur redonne leur indépendance à l'occasion de deux éditions deluxe pleines à craquer de bonus tracks. Animal Collective, My Girls en mieuxOn avait beaucoup aimé le clip officiel de "My Girls" d'Animal Collective, malgré ses faux airs d'audition pour une pub iPod. Il tressautait et hypnotisait un peu comme la chanson mais il oubliait aussi totalement les paroles. Il faut dire que tout le monde les a oublié au moment de s'extasier sur la musique, et c'est plutôt généreux. Les paroles de "My Girls" sont mauvaises. On ne peut même pas dire que c'est une question de goût, ces paroles, c'est simplement n'importe quoi : "I don't mean to seem like I care about material things like a social status". Un statut social, ça n'est pas une chose matérielle ! Comment aucun membre du groupe ne s'en est-il aperçu ? Peut-être est-ce parce que les mots "social status" ne collent pas vraiment avec la chanson et que Panda Bear est obligé de manger la dernière syllabe ?
Quoi qu'il en soit, "My Girls" est censé être une chanson qui parle de soucis matériels, de responsabilité, de famille... Pas de lampes à bulles et de LSD. C'est une des raisons pour lesquelles ce clip non officiel signé Rob Chesnutt est bien meilleur, avec ces vidéos multiples qui suivent le rythme de la chanson et ces images nostalgio-psychédéliques.
Lindstrom & Prins Thomas, deuxième round![]()
Retour de Lindstrom et Prins Thomas, le duo phare du néo disco norvégien dans une version plus krautrock et funky que jamais.
Le mélange peut sembler apocryphe à certains et pourtant, bien des chantres du genre underground allemand des 70's l'ont tenté avant eux (voir le "Let's get cool in the pool" d'Holger Czukay en 1980 et toutes ses autres expériences krautdisco). Un son plus chaud, plus organique aussi, proche de sessions instrumentales, à l'image des derniers remixes de Prins Thomas et ainsi que le désirait Hans-Peter Lindstrom après son escapade synthétique et cosmique de l'été (Where You Go I Go Too). C'est aux Siestes électroniques de Toulouse en effet, que le producteur nordique nous avouait son envie de jouer une musique qui sonne comme celle d'un groupe. Un désir qu'il cultive depuis des années, mais qu'il semblait avoir quelques difficultés à mettre en place. Avec le sobrement intitulé II, on peut dire que c'est aujourd'hui chose faite.
Si l'album s'annonce déjà comme un grand moment pour les amateurs, il ne faut pas oublier ce qu'il doit à la complicité qui unit les deux amis. Il leur aura tout de même fallut trouver le temps de se réunir pour travailler ensemble et au vu des agendas chargés de nos barbus favoris cela n'a pas été facile. Reste qu'à la manière de Can ou de Faust en son temps, ce Lindstrom & Prins Thomas II, qui sonne très 70's, risque une nouvelle fois d'imposer son rythme insolent, ses percussions languides et ses déconstructions à toute la planète disco (A l'inverse du dernier Lindstrom qui jouait sur la longueur, le duo a en effet travaillé sur le collage de plus de 98 pistes pour réussir ce monstrueux disque !)
Lindstrøm - The Long Way Home (Prins Thomas Edit)
Lire aussi : Spiritualized : un flop de l'espace en HD sur youtube
![]() Ceux qui n'ont pas encore vu ce film, du moins sa version musicale, ou qui sont passés à côté de ce projet (même s'il s'agit concrètement d'un échec), seront sans doute intéressés d'apprendre que 2001 : A Spiritualized Odyssey est enfin disponible sur youtube en HD, depuis le 09 janvier dernier. Mais résumons : En septembre 2008, le collectif américain The Almighty Sound finalisait en effet son projet pharaonique, 2001 : A Spiritualized Odyssey, une adaptation musicale du film mythique de Stanley Kubrick, 2001 l'Odyssée de l'espace. La bande son devant être assurée par, nul autre que Spiritualized ! Qui mieux que Jason Pierce et son groupe était à même de poser sa musique sur ce film métaphysique, cosmique et psychédélique, référence de toute une génération ? C'est certainement ce que se sont dit les américains quand ils ont choisi ce groupe. Erreur ! L'adaptation, présentée comme révolutionnaire, n'est en fait qu'une vaste supercherie.
2001 l'Odyssée de l'espace étant quasiment sans dialogue, la superposition de la bande son des anglais avec les images de Kubrick ne posait pas réellement de problème. C'était sans compter sur la fainéantise chronique de Jason Pierce qui n'a tout simplement pas proposé un morceau nouveau, se contentant de poser sa musique sur les images du réalisateur culte. De fait, la version de The Almighty Sound et Spiritualized n'apporte rien de nouveau. L'union de ces deux géants, l'un cinématographique, l'autre pop et psychédélique, était tellement évidente qu'on aurait pu y penser nous même, et pourtant, les " auteurs " ont bel et bien réussi à se planter, transformant ce qui aurait pu être un vrai voyage en exercice de veejaying totalement vain. Reste un grand (long) moment d'ennui à déguster impérativement dans un état second (ce qui risque de vous arriver de toute façon au bout des 156 minutes de projection). En attendant de le trouver en DVD (où ailleurs...) ceux qui le désirent toujours et ne l'ont pas encore vu peuvent profiter de ce trailer bizarrement excité qui dénote d'emblée avec les images proposées : Rayon Alien : La TV de Psychic TV![]()
La reine Genesis P-Orridge, leader transgenre de PTV (Psychic Tv pour les intimes) revient avec un album plus lysergique que jamais. Certains pourraient s'étonner, voir s'offusquer de constater l'abandon des machines, de la transe électronique et industrielle (trip vaudou, yeux blancs retournés dans les orbites, bras en l'air et cris d'orfraie) ou de l'electro pop extatique de "Roman P", pour un concept rock plus proche de The Black Angels, ou des Spacemen 3. Composé après la disparition brutale et traumatisante de Lady Jaye Breyer, la compagne du gourou anglais, Mr. Alien Brain vs The Skinwalker est un album au psychédélisme rampant dans la veine immémoriale d'un Rocky Erickson ou d'un Captain Beefheart qui jammerait avec Syd Barrett et le Velvet Underground (cet album de PTV3 reprend d'ailleurs le "Foggy Notion" des New Yorkais, un track caché de "Reverberation" du Thirteen Floor Elevators et propose une adaptation libre du "No Good Trying" du Pierrot Lunaire de la pop anglaise des 60's). Mais après tout, il fut déjà dit que nulle véritable séparation (autre que celle qui règne dans l'esprit des puritains) n'existe entre électronique et psychédélisme, voire entre psyché et techno. PTV en son temps fut également une histoire de trip, fut-il électronique. L'important ici, étant de retenir que ce nouvel opus de PTV est absolument stupéfiant, indispensable. L'autre information d'importance, c'est bien évidemment la présence sur ce CD d'un deuxième disque DVD de 30 minutes. Support sur lequel le groupe de sauvages réunis par notre diva post-indus, donne toute la mesure de son talent d'hypnotisme. Filmés sur scène, en tournée, ou pendant les répétitions, P-Orridge et ses amis donnent l'impression d'atterrir tout droit des 60's. On peut aussi y retrouver Lady Jaye Breyer, juste avant son ultime départ vers d'autres cieux. Mr. Alien Brain vs The Skinwalker, en somme, c'est "la TV de PTV".
Et en bonus, le "No Good To Trying" de Barrett revu et corrigé en live à Barcelone :
Le cercle des reprises improbables #7 : In-A-Gadda-Da-VidaDans la série des reprises vraiment improbables, un sommet du hard rock psychédélique, l'inoxydable "In-A-Gadda-Da-Vida" d'Iron Butterfly (par ailleurs cité dans le top des plus grands morceaux hard-rock) a connu une destinée plutôt cocasse, entre disco, trash métal et jungle. Il faut dire qu'avec sa basse énorme et sa rythmique lourde, le morceau de cette formation de San Diego se prête finalement assez bien aux transformations dansantes.
C'est certainement ce qu'à dû se dire le producteur allemand Franck Farian, l'homme derrière Boney M, quand il a décidé de créer une reprise calibrée pour les pistes de danses et interprétée par le fameux groupe disco vocal jamaïco-antillais. Des trois reprises présentées ici, c'est d'ailleurs à la fois la plus improbable et la plus réussie, surtout dans sa version maxi de plus de 7 minutes, qui en remontre sans complexe à Lindstrom, Skatebård, Prins Thomas et consort.
Slayer, pour le coup, fait figure de petit joueur avec leurs riffs assourdissants, et roulements de grosses caisses, sans aucun intérêt, même s'ils tentent vainement de pérenniser le côté sulfureux de la mélodie hypnotique et répétitive de l'original par des beuglements animaux, ils n'en tirent pas, comme on dit, "la substantifique moelle".
Idem pour l'étrange version drum'n bass du Gallois High Contrast, pourtant normalement versé dans l'art de la danse saccadée au mètre, qui n'arrive décidément pas à faire décoller le morceau. Comme quoi, au final, ce n'est pas aux vieux singes qu'on apprend à faire des grimaces : Boney M = 1, Slayer et les autres = 0.
Iron Butterfly - In-A-Gadda-Da-Vida, 1968
Boney M - In-A-Gadda-Da-Vida, 1980
Slayer - In-A-Gadda-Da-Vida, 1989
High Contrast - In-A-Gadda-Da-Vida, 2007
Noël sur Mars : Les Flaming Lips en DVD
Croisement improbable entre l'inquiétant Eraserhead de David Lynch, Cosmos 1999 et 2001: L'odyssée de l'espace, Christmas On Mars, puisque tel est son titre, ne raconte rien à proprement parler si ce n'est la colonisation de la planète rouge par d'étranges "lutins du père Noël". On prendra ce document éloquent comme une nouvelle preuve de la santé mentale pour le moins écornée de leur leader Wayne Coyne après des années d'addiction à l'héroïne.
Pour l'occasion, Warner sort un stand-alone DVD et une édition spéciale CD + DVD. Avec Christmas On Mars, le psychédélisme a enfin son film de Noël !
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