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Quand on groupe splite, que les différents membres dudit groupe jurent leurs grands dieux que jamais, ô grand jamais ils ne rejoueront ensemble, et que limite, cela se termine au tribunal, il y a deux attitudes à adopter. 1) On les croit, et dans ce cas, c'est l'effet Beatles. Ils tiennent parole. 2) On ne les croit pas, et c'est dans 99% des cas ce qu'il faut faire. N'est-ce pas, Led Zeppelin, Genesis, The Police, Blur, Sex Pistols, The Kinks, The Slits, Pink Floyd ? C'est parfois pour le meilleur, souvent pour le pire.

En images : Reformations de groupes, les différents modèles

Posté par LovelyRita le 06.11.09 à 15:12 | tags : rigolo, reformation, pop, rock, gothique

Les années 2000, années des reformations ? Entre les heureuses, les moins heureuses, les improbables, les inutiles... chaque reformation est pourtant unique et répond à un modèle bien précis. Les différents types de reformations, c'est le diapo consacré aux retrouvailles de nos groupes préférés pour le meilleur et/ou le pire !

 

les reformations de groupe



Qu'il s'agisse de reformations pour l'honneur ou le plaisir (Dinosaur Jr, The Jesus And Mary Chain), de reformation pour renflouer les caisses (les Pixies, NTM, Sex Pistols) ou pour tenter de redonner un sens au passé (My Bloody Valentine, The Only Ones), de réunions pour surmonter le passé ou tenter de jouer la musique de demain, les reformations ont ceci en commun : elles ne servent presque toujours à rien.

 

Sans prétendre à l'exhaustivité, on a passé en revue les 20 reformations les plus significatives de ces dernières années... chacune répondant à une problémqtique bien précise (The Smiths, Take That, Skunk Anansie...)

 

Voir aussi nos autres diapo :
- Les gestuelles de guitariste les plus drôles
- Les meilleurs logos de groupe




PIL rempile (sic) : John Lydon reforme son groupe culte

Posté par Myosotis le 16.09.09 à 16:57 | tags : reformation, uk, rock, pop, punk, youtube

Cela faisait quelques mois qu'on n'avait pas eu vent d'une vraie reformation exaltante au point qu'on pouvait croire, avec l'explosion d' Oasis, que le mouvement des particules allait bientôt s'inverser. Après le temps des reformations, celui des déformations.

 

Et puis, hop, la bonne surprise est venue par où on ne l'attendait pas. Le vieux (53 ans) John Lydon, plus habitué ces derniers temps des shows télé et des événements tiroir-caisse (la reformation des Sex Pistols, rejouée plusieurs fois pour maximiser le profit), prend la parole et déclare qu'il est temps de revenir aux sources (du futur) et de relancer PIL, aka Public Image Limited sur les routes. Formé en 1978, après la fin des Pistols, le groupe fit au moins autant avancer l'histoire du rock que son prédécesseur tonitruant. Mêlant rock expérimental, dub et punk, la musique de PIL passa relativement inaperçue malgré quelques hits single comme "Flowers of Romance" ou l'inévitable "This Is Not A Love Song" mais permit à Lydon, associé au bassiste culte Jah Wobble, de révéler pleinement... son potentiel. Le groupe dont le line-up a beaucoup varié entre 1978 et 1992-93, date supposée de sa séparation, laisse derrière lui quelques pépites depuis son premier album First Issue aux accents krautrock et post-gothique jusqu'au provocateur That What Is Not et ses titres bravaches comme "God" ou "Think Tank". Les puristes préfèrent néanmoins le Metal Box où la basse reggae de Jah Wobble fait des merveilles ou encore l'expérimental Flowers of Romance et ses saillies de musique concrète.

 

La reformation devrait s'incarner dans une mini-tournée en Angleterre d'ici la fin de l'année. Les tickets seront mis en vente cette semaine. On ne sait en revanche pas qui accompagnera Lydon, seul élément invariable de la carrière du groupe, dans sa virée déjantée. Jah Wobble qui avait quitté le groupe en 1980 et s'était fâché sérieusement avec Lydon (qui l'accusait d'avoir utilisé des chutes de Metal Box pour son premier album solo) ne devrait malheureusement pas en être, c'est une quasi certitude.

 

PIL - Public Image
 
 






La saga des Libertines (la suite) : Case Reformation ou case Prison ?

Posté par Myosotis le 15.06.09 à 14:49 | tags : uk, news, rock, reformation

Libertines Reunion - Can't stand me now
 

J'ai reçu quelques mails qui disaient à peu près ça : "Alors c***, tu en parles quand de la reformation des Libertines sur ton blog de m**. Toujours le premier à signaler quand Pete déconne grave et puis là, y'a plus personne !" Maudit mois de mai, avec tous ces jours fériés, il y a pas eu moyen d'en placer une sur la débandade à la Barbade d' Amy Winehouse (le titre était déjà tout trouvé), sur le retour de The Only Ones pour leurs premiers concerts en France depuis.... toujours , que Pete Doherty et Carl Barat, hé oui, en profitaient pour se reformer en loucedé à la Rythm Factory et à l'occasion d'une soirée hommage à Johnny Rythm ou Sedassy, ancien musicien et promoteur de concerts avec lequel ils avaient travaillé par le passé.

 

Les trois amis (avec Gary Powell, of course, lequel jouait avec Doherty et ses Babyshambles) ont saisi l'occasion pour interpréter dans une ambiance chaude bouillante quelques uns de leurs anciens titres : "What A Waster !", Up The Bracket et bien sûr cet à peu près audible "Can't Stand Me Now". Les jours qui ont suivi ce 16 mai historique, Barat a confirmé qu'il jouerait à l'avenir et dans l'avenir sûrement à nouveau avec son ancien comparse mais qu'il n'était pas encore prêt pour une reformation en bonne et due forme, ayant programmé de jouer seul en 2009 et 2010. Barat n'a néanmoins pas exclu que les Libs s'alignent le temps de quelques concerts isolés ou dans des festivals pour jouer ensemble, s'apprivoiser à nouveau et donner du plaisir aux kids. Chose promise chose due : quelques jours plus tard, les 2 gars s'alignaient en tête d'affiche (séparés mais personne n'est dupe) pour le Camden Rocks de Londres, le 6 juin. Il y a de l'idylle dans l'air. Il y a de l'Urgo dans l'air.

 

Alors qu'on s'acheminait tranquillement vers un été incroyable et solaire, voilà que Pete se fait serrer une fois en Suisse dans un avion et une autre au volant alors qu'il transporte sur lui (comme d'habitude) un peu de matériel prohibé. Jugement le 11 août mais que fait ENCORE la police britannique ? Peter (ne l'appelez plus Pete, désolé) semble avoir clairement remouillé la seringue. Du coup, les festivaliers tremblent à Beauregard (qui en avait fait sa tête d'affiche) et ailleurs. Viendra, viendra pas. Heureusement pour l'économie festivalière, personne n'avait eu l'idée de génie de convier en même temps Joey Starr et Doherty. Il aurait toujours été temps de changer les affiches. "You tried to pull the wool, I wasn't feeling too clever / And you take all that they're lending / Until you needed mending..." Yeah !

 

 

Voir aussi
- Les Only Ones remontent le temps au Trabendo
- Micachu and The Shapes : La pop dans un shaker




Cet été à Hyde Park

Posté par LovelyRita le 22.04.09 à 17:29 | tags : reformation, pop, uk, agenda

 

Début juillet, Londres accueillera à Hyde Park une série de concerts étalés sur 4 jours : concerts de reformation de Blur et Wireless Festival au programme dans la capitale.

 

L'événement qui marquera la saison estivale des grands concerts et festivals dans la capitale anglaise est évidemment le grand retour de Blur en pause depuis leur Think Tank sorti en 2003. Après quelques années d'absence, le groupe avait annoncé l'année dernière une possible reformation, à prendre avec des pincettes dans un premier temps et finalement confirmée par les deux dates (2 et 3 juillet) qu'il assurera à Londres et une petite tournée qui passera par Manchester et Lyon. Et cerise sur le gâteau, les premières parties ont récemment été révélées. Le 2 c'est Foals, Crystal Castles, Friendly Fires et Hypnotic Brass Ensemble qui ouvriront et Vampire Weekend, Amadou & Mariam, Florence And The Machine et Deerhoof pour le 3. Outre l'intérêt de base (la reformation événement de Blur), on pourra retrouver Foals en plein work in progress sur de nouveaux morceaux et en tournée pour les présenter.

 

Après ces deux concerts, c'est le festival Wireless qui s'installera dans le parc les 4 et 5 juillet. Kanye West, Dizzee Rascal, Q-Tip, Filfthy Dukes, N.A.S.A., The Streets, Kid Cudi. Avec une prog à grosses têtes d'affiche, mêlant rock, pop, hip hop le festival devrait attirer les foules. La programmation est pour le moment incomplète et pour la suivre, allez sur le site du Wireless Festival.

 

 

 

 

 

 

Lire aussi
- Black Lips et Liars, furie en prévision à Villette Sonique
- Furia, Werchter et Eurockéennes : le combat des chefs
- Jazz Nomades 2009, le festival qui réfléchit

 




Spandau Ballet revient : tout mais pas ça !

Posté par Myosotis le 02.04.09 à 09:21 | tags : uk, reformation, rock, pop, news, soul, youtube
On n'osait pas y croire tout à fait mais certains s'y étaient résignés depuis que la vague des reformations avait pris forme, enveloppant chaque groupe de rock déposé par l'histoire dans son grand rouleau mercantile : il fallait bien que cela arrive un jour. Spandau Ballet se reforme. Tous aux abris.
 
 
La musique de Spandau Ballet ne peut être décrite par un autre mot que celui de "mixture", mixture de pop, de jazz (entendre de saxo dégoulinant), de soul, de funk, et de synth pop emblématique de ce qui a pu se faire de pire dans les années 80. Le groupe, anglais comme il se doit, a annoncé hier très officiellement sa reformation lors d'une cérémonie (discrète) sur le HMS Belfast, un navire de guerre parqué sur les bords de la Tamise à Londres. Spandau Ballet va se promener en 2009 lors d'une tournée d'échauffement qui sera l'occasion pour les plus jeunes de découvrir leurs plus grands succès : les horribles "Pleasure", "I'll Fly With You" et autres joyeusetés, par exemple, issues de leur meilleur (pire) album, True, sorti en 1983. Avec le Spandau Ballet, on n'imagine que vont revenir à la mode les tenues incroyables de cette époque, le groupe ayant, avec Duran Duran, aidé à façonner les pires associations costumières du vingtième siècle. Esthétique New Romantics, puis look costumé façon années 1940, le Spandau Ballet brilla sur la scène internationale pendant deux ou trois ans (1982-1984, quelque chose comme ça) avant de s'éteindre brutalement après un disque piteux en 1989 (Heart Like A Sky, l'un des 20 plus mauvais disques de tous les temps) qui précipita leur séparation.
 
 
En 2009, leur leader historique Gary Kemp, qui fait l'acteur depuis, sera bien de la partie ainsi que tous les membres originaux dont son compère en chef Steve Norman, responsable (et coupable) des arrangements légendaires du groupe. Rendez-vous sur le site du groupe pour connaître les endroits et les jours où il ne faudra pas se trouver cette année.
 

Spandau Ballet - I'll Fly for You
 



Ces groupes qui ne doivent pas se reformer

Posté par Definitely Maybe le 12.01.09 à 17:07 | tags : top, news, rigolo, reformation

Depuis deux ou trois ans, la reformation de groupes qui avaient souvent juré leurs grands dieux qu'ils ne referaient de musique ensemble, est devenue monnaie courante. Certains tiennent leur promesse, d'autres non et il y a les autres, ceux qui ne doivent jamais, ô grand JAMAIS remettre le couvert. Top 10 des groupes que l'on ne veut pas voir se reformer.

 

The Police, Genesis (bon ok, même s'il n'y avait pas Peter Gabriel), Blur, Happy Mondays, Take That, les Spice Girls, sans oublier Guns N'Roses, qui ont sans doute fait couler en 2008 plus d'encre et de bile que de Dr Pepper (on se comprend). Sans parler de ceux qui tournent sans le chanteur décédé (Queen) et de ceux qui font une mini Star Ac' pour le remplacer (INXS). Bref, les reformations se font bien plus souvent pour le pire que pour le meilleur, et l'on soupçonne fortement qu'il s'agit plus d'aider à payer les traites de la villégiature à Courchevel qu'autre chose. Alors, sans tomber dans le cliché "Nooooonnnn !! Alliage et les Worlds Apart reviennent" (quoique, les Backstreet Boys ont bien osé, eux), nous vous proposons ce petit Top 10 qui ne mange pas de pain.

- Téléphone. Bon, OK, Television avait commencé en matière de nom ridicule (en plus, ils ont réussi à faire leur première partie !), mais honnêtement, Téléphone, ça ne passerait plus en 2008. En plus, maintenant, ça serait "Portable". Blague à part, si la voix de Jean-Louis Aubert était déjà insupportable à l'époque, il n'y a aucune raison qu'elle le soit moins maintenant. Et quelles chansons laisseront-ils à la posterité ? L'agacant "Le jour s'est levé" (et son horripilant tougoudoung tougoudoung doung ?), "Ca, c'est vraiment toi" tout juste bon à passer dans les mariages ? Quand on sait qu'Aubert a refusé que Lou Reed leur écrive des textes, ça fait mal. Je rêvais d'un monde sans Téléphone, moi.
 

- Dire Straits. Je défie QUICONQUE de me trouver une SEULE chanson connue de ce groupe de maroufles à part "Money for Nothing". Un charisme de moule anémique, un leader (Mark Knopfler pour ne pas le citer) qui joue bien de la gratte, ça, rien à dire, mais niveau voix, il est bien loin d'assurer. C'est à se demander comment ce groupe a pu vendre des disques. Insignifiant, séparé depuis longtemps (1995) et, franchement... Qui s'en était aperçu ?

 

 

- JJ72. Alors là, c'est le pompon. Je vois déjà les grimaces en lisant le nom du groupe. "Heiiiiiinnn ? Mais c'est quoi ça ?" Bingo. CECI est mort et CELA ne reviendra plus... Ces Irlandais et leur chanteur au look improbable, mèche péroxydée et tutti quanti, et son HORRIBLE voix de crécelle (de pucelle plutôt), ont osé exister pendant les années 90, et Dieu merci, personne ne s'en souvient. D'ailleurs, je vais très vite m'empresser de les oublier une seconde fois.
 
 

- Alliance Ethnik. Souvenez-vous de cet entêtant refrain entonné par Kamel et sa bande de rappeux post-Benny B : "Simple et funky, simple et funky, si-im-impleeee et funky, make it funky...." Aaah ça, simples elles étaient, les lyrics. Funky... C'est une toute autre paire de manches.

 

 

 

 

- Mecano. Le traumatisme des leçons de chant au collège... "Hijo de la Luna" de Mecano et les hululements de la chanteuse Ana Torroja. Soupir. Et que dire de "Une femme avec une femme" ? Rien. On se tait. Ca vaut mieux.

 

 

 

 

 

 

- Les Innocents. J'ai bien essayé d'être le moins anti-français que possible dans ce top, mais il y a des groupes que je n'ai pu laisser au fond du caveau, tellement leur non-talent était flagrant. Les Innocents (pas si innocents que cela, puisqu'ils ont fait saigner les tympans de biens des personnes dans les années 90) font partie de ces groupes-là. Un espèce de méli-mélo de chants de marins pas complètement assumés, des textes qui sonnent comme du sous-Noir Désir période "Aux Sombres Héros de l'Amer"... N'est pas Bertrand Cantat qui veut.

 

 

- Elmer Food Beat. On a tous rigolé en écoutant Elmer Food Beat quand on était ado (et même quand on ne l'était pas), il faut bien l'avouer. Mais "La petite Caroline a un liquide chaud qui coule entre les jambes", bizarrement, ça ne fait plus rire grand-monde. Sans blague, même Doc Gynéco a fait plus trash avec sa "Vanessa".

 

 

 

 

 

- Dirty Pretty Things. Non, il n'a jamais été catastrophique, le groupe de Carl Barât. Mais ils viennent tout juste de splitter, laissons-leur le temps de se remettre tranquillement de l'échec de Romance At Short Notice et laissons Carl retravailler avec le Doherty pour qu'ils nous refassent un bon vieil album des Libertines. Ils en sont capables, allez.

 

 

- L'Affaire Louis Trio. Pffff....Ca suffit comme argument, non ?

 

 

 

 

 

 

- Modern Talking. Rhooo, allez, la petite blagounette pour la fin ! Le duo teuton à brushing peroxydé, avec un bronzage que ne renierait pas Valentino, des costards blancs avec revers à paillettes et des voix de castrat à faire se briser des flûtes de champ' en cristal d'Arcques ? Allez, et on refait un petit moulinet des bras en chantant "You're My Heart, You're My Soul"... Le genre de "tube" dont tout le monde se moque, mais qu'on entend à chaque mariage, réveillon du 31 et autres bar-mitzva... On adore détester Modern Talking.

 

 

Et en bonus, voici quelques groupes que l'on ne voulait pas revoir, mais qui ne nous ont pas demandé notre avis pour se reformer et hanter les salles de spectacles et autres festivals...

 

- Pow Wow (je sais, ça fait un choc la première fois)
- Manau
- Toto
et le meilleur pour la fin.... UB40 !



Les Sex Pistols menacent de sortir un nouvel album en 2009

Posté par Definitely Maybe le 16.12.08 à 11:10 | tags : punk, uk, news, reformation
Les groupes qui se reforment, c'est la routine : Led Zeppelin, Blur, les Sex Pistols... Les vétérans du punk n'écartent pas la possibilité de faire un nouvel album en 2009. Soit 32 ans après leur seul et unique opus studio, le cultissime Never Mind The Bollocks - Here's The Sex Pistols.

La bande à Johnny Pourri (ouh, c'est moche en V.F !) avait déjà remis le couvert plusieurs fois (la tournée européene de 1996, le concert au Crystal Palace de Londres en 2002, la traversée des Etats-Unis en 2003, quelques concerts en Grande-Bretagne en 2007, et cette année quelques têtes d'affiches dans des festivals). Mais jamais le groupe n'avait voulu enregistrer quoi que ce soit de nouveau (pourquoi se fatiguer, après tout, quand on a à son répertoire "God Save The Queen" et autre "Anarchy In The U.K" ?) Tremblez, malheureux, car cela pourrait changer. C'est le bassiste Glen Matlock qui l'a confié à The Quietus : "Nous avons démenti toutes les rumeurs, comme quoi les Pistols avaient enregistré un nouvel album cette année. Mais on s'est bien bougé, et il est clair que l'on va se retrouver en 2009. On ne sait pas encore exactement ce que l'on va faire, mais l'enregistrement d'un nouveau disque n'est pas du tout exclu."Et d'ajouter : "C'est à double tranchant, car il faudra que ce soit aussi bon que ce que l'on a fait dans les années 70. Les gens sont chiants avec ça, mais après tout, nous on s'en tape, on est maîtres de notre destin, on fait ce qu'on veut !" Hell yeah, man. Encore rebelle à mort, dites donc.

Ceci dit, on a pu constater que Johnny Rotten (John Lydon à la ville) avait gardé toute sa hargne (Kele Okereke de Bloc Party en a fait les frais), et ils ne sont pas si vieux que ça après tout, Paul Cook, Glen Matlock et Steve Jones. Mais l'esprit "no future" est-il toujours là ? Mieux vaut espérer une reformation des Stone Roses (fortement murmurée par les temps qui courent). Cela serait probablement moins casse-gueule.



Blur revient... Vraiment, et sur scène !

Posté par Definitely Maybe le 09.12.08 à 16:47 | tags : news, uk, rock, pop, reformation

Il y a quelques semaines, on se demandait encore si, oui ou non, Damon Albarn et Graham Coxon allaient mettre leurs vieilles rancoeurs de côté pour permettre à Blur de se reformer. Eh bien - roulements de tambour - non seulement le groupe culte revient au grand complet, mais avec un concert-événement à la clef, s'il vous plaît.

C'est la grosse grosse news qui fait la couverture du NME de cette semaine : Albarn, Coxon ainsi que le bassiste Alex James et le batteur Dave Rowntree se rejoindront sur scène le vendredi 3 juillet 2009 dans le cadre enchanteur de Hyde Park. Ce sera le premier concert du groupe (dans sa configuration originelle) depuis 2002. Car, bien entendu, Graham Coxon n'avait pas participé à la tournée Think Tank en 2003, ayant démissionné avant l'enregistrement de l'album. Les deux ex-ennemis posent d'ailleurs bras dessus-bras dessous à la une du magazine british, en bons potos.

"On a mis les vieilles disputes de côté et on a dit : on fonce !", a expliqué l'ami Damon. "On a vraiment envie de rejouer ensemble, alors on y va. Nous n'en avions pas fini avec Blur, il nous reste des choses à faire." Le chanteur n'a pas confirmé d'autres dates, même si la rumeur d'une apparition à Glastonbury l'an prochain se murmure fortement, mais promet qu'il annoncera ses projets futurs au public au fur et à mesure. Les places pour le concert de Hyde Park seront disponibles ce vendredi à partir de 9h sur le site du NME.

Ce fut long et pénible pour les nerfs fragiles des fans, mais ça y est, on y est arrivé !



Les Kinks au travail sur un nouvel album

Posté par Definitely Maybe le 06.11.08 à 12:56 | tags : uk, pop, news, reformation

 

La rumeur avait enflé, enflé... Ce fut d'abord oui, et puis non, et puis on ne sait pas. Eh bien, amis nostalgiques des années 60, réjouissez-vous : les Kinks sont bel et bien de retour. C'est le chanteur, Ray Davies, qui l'a annoncé hier à la chaîne BBC News.

 

Le groupe pop culte des sixties (actif jusqu'en 1996), auteur des tubes "Waterloo Sunset", "Lola" et du ultra-repris "You Really Got Me", est en train de travailler sur de nouveaux morceaux "en vue d'un potentiel futur album", selon Ray Davies. "On a enregistré des petits bouts de chansons à droite à gauche. Mais il est un peu tôt pour juger de la qualité de l'ensemble. Tout dépend de ce qui va en ressortir, si cela sera bon ou non. Nous voulons vraiment faire quelque chose de neuf et de bon. Et que ce soit plus collaboratif que par le passé, plus soudé." Et il est fort probable que Dave Davies, guitariste des Kinks et frère de Ray, soit également de la partie malgré de récents soucis de santé.

 

Le leader de ce qui fut l'un des groupes les plus influents de l'histoire du rock britannique ne compte cependant pas mettre sa carrière solo de côté pour autant. Il désire enregistrer un album avec une chorale, puis un autre de duos. "Je voudrais collaborer avec Johnny Borrell (de Razorlight, nldr), Snow Patrol et avec l'un de mes héros, Chuck Berry". Et pourquoi pas, enchaîner avec une grande tournée américaine. Du pain sur la planche pour Mr. Davies.

 

 

 

 

 




Les Slits remettent le couvert

Posté par Definitely Maybe le 04.11.08 à 17:10 | tags : uk, punk, reformation, news

 

Punk is not dead, ça, on le sait depuis belle lurette. Les Sex Pistols refont des festivals, les Clash se vendent encore comme des petits pains (cf. leur live au Shea Stadium, en passe de devenir plus culte que celui des Beatles), et le style néo-punk est partout, dans la rue comme sur les podiums de mode.

 

Marchant sur les plates-bandes de la délurée Siouxsie et ses Banshees, il y eut dans le panthéon des punkettes pures et dures les britanniques Slits (dont le nom signifie ni plus ni moins "les Fentes"), réputées pour leur prestations live déchaînées et hurlantes. D'une durée de vie limitée (cinq ans, de 1976 à 1981) le groupe se composait d'Ari Up (de son vrai nom Ariana Foster) la chanteuse, Viv Albertine la guitare et de Tessa Politt à la basse.

 

A l'instar de leur grand frère Johnny Rotten et des Sex Pistols, les trois copines ont décidé de rejouer ensemble sur scène. Le 9 novembre, elles seront les têtes d'affiches du festival Ladyfest de Manchester, où elles se produiront à deux reprises. Le 3 décembre, c'est la prestigieuse scène londonienne de l'Astoria qu'elles fouleront. Le détonateur de cette réunion exceptionnelle est en fait un livre (toujours en cours d'écriture - le titre de travail est Typical Girls ?) de l'Anglaise Zoe Street Howe destiné à célébrer les 30 ans de la sortie de l'album-légende des Slits, Cut. "Le livre de Zoe est la raison qui a fait que je me suis remise à m'intéresser de nouveau aux Slits", confie la chanteuse Ari Up. "Quelqu'un d'aussi cool et intelligent qui met tellement de coeur à reconstituer point par point notre carrière, ça a eu un impact énorme sur moi. La sortie de ce livre, c'est l'occasion de montrer que les Slits ne sont pas mortes et qu'elles méritent toujours le respect qu'on leur doit !" Ca, c'est parlé.




La reformation des Smiths n'aura pas lieu

Posté par Definitely Maybe le 27.10.08 à 17:57 | tags : uk, pop, news, reformation

 Le tabloïd anglais The Sun avait fanfaronné bien trop vite dans son édition du vendredi 24 octobre, en clamant qu'une reformation du groupe culte des années 80 The Smiths était hautement probable à l'occasion de l'édition 2009 du festival californien de Coachella. "Une source proche du groupe" y avait alors confirmé que les ex têtes pensantes du groupe, Morrissey et Johnny Marr étaient (enfin) en passe d'enterrer la hache de guerre et prêts à rejouer ensemble, accompagnés de leur bassiste Andy Rourke et leur batteur Mike Joyce.

 

Mal en a pris au Sun : quelques heures plus tard, l'information était formellement démentie via les sites Internet du NME et d'Uncut, les deux bibles en matière de presse musicale outre-Manche. De même, les organisateurs de Coachella ont nié toute présence des Smiths sur scène. Un proche de Johnny Marr aurait écrit à Uncut que toute cette histoire n'était qu'un "amas de conneries". Pas étonnnant, lorsqu'on relit les déclarations récentes des deux compères Moz et Marr qui, en gros, préféreraient être pelés vifs que de reprendre les instruments ensemble. Morrissey avait même confié il y a deux ans s'être vu offrir la modique somme de 40 millions de livres sterling pour que les Smiths soient reformés. Police et Led Zeppelin ont bien accepté pour moins que cela...

 

Mais, à défaut de les revoir jouer en chair et en os, on se réjouira de la sortie le 10 novembre prochain d'un double best-of du groupe de Manchester, intitulée The Sound of the Smiths, truffée d'inédits et de faces B rares.




The Sound of the Smiths : les voies de la réconciliation sont...commerciales

Posté par Myosotis le 03.10.08 à 10:30 | tags : reformation, uk, rock, pop

La maison Rhino est à la manoeuvre sur cette opération et dans le registre qu'elle connaît le mieux : l'édification des légendes et la mise en mausolée des grands groupes séparés. Morrissey aurait fourni le titre (The Sound of The Smiths, où diable va-t-il chercher tout ça?), son compadre, guitariste et néanmoins ami Johnny Marr, nouveau membre des Cribs, aurait, quant à lui, supervisé la setlist et coordonné la mastérisation de la compilation. Et pour quel résultat ? Une compilation disponible en un ou deux CD, au choix et selon les ressources, disponible à partir du 3 novembre 2008 et qui tient lieu, en attendant mieux, de coffret tant attendu d'un groupe essentiel et qui, jusqu'ici, n'a pas été gâté par les mises en boîte.

The Sound of The Smiths succède, en effet, avec l'aval des deux têtes pensantes du groupe mancunien à une série de trois ou quatre compilations de singles et autres non-singles, aux pochettes douteuses et à l'esthétique "à la façon de", condamnées pour n'être que des opérations marketing par les deux compositeurs divorcés. Cette fois-ci donc, ce sont Morrissey et Marr qui s'y collent pour un résultat finalement pas si différent de ce qu'on avait vu jusqu'ici mais sans aucune fausse note (Oscillate Wildly ?). Le premier CD est sans réelle surprise une reprise des singles du groupe, depuis l'inaugural This Charming Man jusqu'au conclusif et superbe Last Night I Dreamt That Somebody Loved Me, soit une revue de quatre années de succès et de compositions qui ont bouleversé la vie des adolescents et jeunes adultes entre 1983 et 1986. Les curiosités apparaissent sur le CD 2 mais ne révolutionneront pas la grande Eglise Morrisséenne pour être connus d'à peu près tout le monde. On trouve ainsi quelques raretés issues des Troy Tate Sessions (le premier album, rappelons le, avait été enregistré une première fois avec un producteur, remplacé par la suite, et dont le travail, au fil des années, a été réévalué par les fans au point de constituer une version plus légitime que celle sortie dans le commerce), quelques titres live plus ou moins rares (London, la reprise What's the world) et des titres un peu moins connus, Jeane bien sûr mais aussi le joli I Keep Mine Hidden, ou l'instrumental Money Changes Everything.

Au final, cette compilation s'annonce précieuse mais pas décisive, un bon moyen sûrement de rendre hommage au dynamic duo le plus important depuis les Beatles, de le découvrir et/ou le chérir un peu plus, en attendant un VRAI VRAI coffret de raretés.

Ci-dessous la tracklist complète des 2 disques :

1. Hand in Glove
2. This Charming Man
3. What Difference Does It Make ? (Peel Session version)
4. Still Ill
5. Heaven Knows I'm Miserable Now
6. William, It Was Really Nothing
7. How Soon Is Now? (12" version)
8. Nowhere Fast
9. Shakespeare's Sister
10. Barbarism Begins At Home (7" version)
11. That Joke Isn't Funny Anymore
12. The Headmaster Ritual
13. The Boy With The Thorn In His Side
14. Bigmouth Strikes Again
15. There Is A Light That Never Goes Out
16. Panic
17. Ask
18. You Just Haven't Earned It Yet, Baby
19. Shoplifters of the World Unite
20. Sheila Take a Bow
21. Girlfriend in a Coma
22. I Started Something I Couldn't Finish
23. Last Night I Dreamt That Somebody Loved Me
1. Jeane
2. Handsome Devil (Live)
3. This Charming Man (New York Vocal)
4. Wonderful Woman
5. Back To The Old House
6. These Things Take Time
7. Girl Afraid
8. Please, Please, Please Let Me Get What I Want
9. Stretch Out And Wait
10. Oscillate Wildly
11. Meat Is Murder (Live)
12. Asleep
13. Money Changes Everything
14. The Queen Is Dead
15. Vicar in a Tutu
16. Cemetery Gates
17. Half a Person
18. Sweet And Tender Hooligan
19. I Keep Mine Hidden
20. Pretty Girls Make Graves
21. Stop Me If You've Heard This One Before
22. What's The World? (Live)
23. London (Live)




Pete Doherty et Carl Barat : le vrai reretour des Libertines ?

Posté par Myosotis le 22.09.08 à 18:03 | tags : youtube, uk, rock, reformation
 
On avait tendu l'oreille l'année dernière lorsque Doherty et Barat avaient repassé, l'histoire d'un soir, leur tenue de Libertines. Voilà que les deux coleaders de la franchise la plus expéditive de la petite histoire du rock ont remis ça, il y a quelques jours, sur la scène du Prince de Galles, un pub ultrabranché de Kentish Town, hanté par les beautiful people, les mannequins et les déprimés de la City. Cette fois, il n'y avait pas vraiment d'excuses : un concert secret et mystère de Doherty solo avait été annoncé un peu plus tôt dans la journée mais dès l'entame, Barat était présent et les Libertines prêts pour un set acoustique en rangs serrés. Le groupe a interprété sur la petite scène du pub quelques uns de ses titres fétiches : "Horror Show", "Time for Heroes", "Dont look back into the Su"n, ainsi qu'une reprise d'Oasis, "Dont Look Back In Anger", tout à fait symbolique du contexte de la réunion.


Les rumeurs ont circulé de plus belle, à l'issue de ce beau moment chaotique (et globalement assez... faux, à en croire les vidéos qui circulent sur la toile), quant à la possible réunion des Libertines et aux retrouvailles officielles et en studio du dynamic duo. Malheureusement (ou heureusement), c'est l'un des membres des Babyshambles, Adam Ficek, qui est venu à la rencontre des journalistes un peu plus tard dans la semaine pour se réjouir de la "bonne entente entre Pete et Carl", ajoutant que "ces deux-là avaient encore beaucoup à se dire avant de remonter sur scène ensemble." Le Babyshamble a confirmé que de retour des Libs, il n'était pas question pour le moment et que les Babyshambles entreraient d'ailleurs très prochainement en studio pour enregistrer leur troisième album, après le semi décevant Shotters Nation, dont la sortie serait calée pour le début d'année prochaine. Ah, que d'émotions au petit royaume d'Albion....



Les Pixies en route vers un nouvel album : hip hip hip hourrah ?

Posté par Myosotis le 01.09.08 à 10:25 | tags : youtube, rock, pop, news, reformation


 

C'est l'événement n°1 de cette fin d'été, le scoop décroché par le NME de cette semaine lors d'une interview donnée par Frank Black durant la tournée anglaise organisée autour de ses deux dernières productions Svn Fngrs et BlueFinger : les Pixies sont en route vers un nouvel album. 17 ou 18 ans après Trompe Le Monde (1991), le mal-aimé, Frank Black alias Black Francis a admis qu'il ne s'agissait désormais plus que d'une question de temps. Il a déclaré qu'il allait faire prochainement un dernier tour des popotes Deal, Santiago et Lovering, pour s'assurer que tout le monde en avait autant envie que lui et engager la manoeuvre. Un peu plus loin, toujours lors de cette interview, le gros Charles a ajouté avec beaucoup de bon sens qu'il lui semblait que cette réunion en studio avait une signification aujourd'hui, à la fois parce que tout le monde avait fait son truc (Kim Deal ses Breeders, lui son folkeux depuis une bonne décennie, les autres des nems) et surtout parce qu'ils ne pouvaient pas indéfiniment rejouer leurs vieux titres sans jamais rien amener de nouveau. Les Pixies ne sont pas les Beach Boys, les Police ou les Doors, encore que.

Enfin voilà. C'est évidemment un peu bref pour le moment : pas de date de rencontre programmée, pas de nom de studio à dévoiler, pas de nouveau titre à se mettre sous la dent si ce n'est le titre Bam Thwok, lâché dans l'indifférence générale en téléchargement fin 2004. Tous les espoirs sont permis concernant ce futur nouvel album : Kim Deal a su redonner de la vigueur à sa franchise sororale Breeders, Frank Black a, de son côté, livré quelques excellents titres tout au long de ses albums désastreux (comme l'excellent "Treshold Apprehension", sa meilleure chanson depuis des années), la tournée interminable de reformation a été plutôt convaincante sur le plan de l'interprétation. Chiche qu'ils arrivent à doubler les My Bloody Valentine sur le fil !

On suit ça de près...

http://www.nme.com/news/pixies/39327

 




My Bloody Valentine : la polémique qui fait rire (le retour)

Posté par Myosotis le 12.07.08 à 14:14 | tags : rock, elucubration, youtube, reformation

On s'interroge un peu partout sur le net (et à Fluctuat aussi) pour savoir ce qu'il faut penser du retour de My Bloody Valentine. Opération commerciale uniquement ou volonté de se rassembler autour d'un vieux pot (bruyant) avant de reprendre la route hypothétique des studios. Les prestations du groupe sur scène divisent entre ceux qui n'entendent là qu'un amas de bruit informe, difforme et difficilement supportable et ceux qui, les oreilles en lambeaux, prétendent avoir vu la lumière blanche du Grand Son Qui Tue, dans un process un rien surjoué, d'autointoxication chamanique.

 

Pour avoir été comme quelques autres de la tournée 1991, il faut avouer que la reconstruction (ou la sublimation comme on l'appelle parfois) a joué à plein depuis 17 ans : avoir été du concert 1991 (on doit être 100 000 à prétendre aujourd'hui avoir vu le groupe ce jour-là) et faire mourir les autres de jalousie n'est pas le moindre des plaisirs qu'on peut se payer quand on a vieilli et qu'on pose à l'ancien combattant indie. Si j'essaie de me restituer dans le contexte de l'époque, la réalité est plus prosaïque : quelques silhouettes taillées dans l'ombre, des aliens à guitares détachés en contre-nuit sur des spots incandescents, des voix angéliques qui semblent venir de l'intérieur du crâne plutôt que du dehors et ce bourdonnement affolant, qu'à l'époque on ne connaissait pas encore par coeur. L'expérience MBV tient sûrement tant du plaisir masochiste que de la mélomanie. Depuis, un certain nombre de groupes sont passés par là et ont offert, en matière de conjonction de pop et d'hyperbruit, des shows qui paraissaient mieux taillés pour la scène : les Boo Radleys du début ne perdaient pas la mélodie, les Ride, dans la tornade sonique, réussissaient toujours à faire surnager le chant, tandis que les Ecossais de Mogwai, en évacuant la question des voix, offraient à leurs instrumentaux une lisibilité que Kevin Shields et les siens ne parvenaient pas à proposer systématiquement (sans doute). Jesus and Mary Chain n'étaient pas si loin de la vérité du genre lorsqu'ils soufflaient le chaud et le grésil. La modulation fait loi.

 

Ceux qui comme moi ont essayé de sonder le net pour télécharger des enregistrements live de My Bloody Valentine savent qu'il est quasiment impossible, en dehors de quelques échantillons digestes, de réécouter un concert du groupe auquel on n'a pas assisté. L'expérience MBV tient de la Near (-Ear) Death Experience, l'une de ces tortures qu'on peut s'infliger en espérant y trouver une once de plaisir. "Chacun sa came", serait-on tenté de dire, mais l'affaire n'est pas si simple. Dans un concert de ce type, l'auditeur alterne les phases de concentration extrême, les phases d'absorption profonde par le flux sonore, les phases de communion et les phases de rejet. Le mouvement est inévitable et les instants de bonheur (rares) se pêchent au coeur de la vague (la vibe). Lorsque certains prétendent s'ennuyer ou sortir de leur corps, être éjectés du monde environnant, lorsqu'ils contemplent la foule, hagards, hagarde, c'est qu'ils expérimentent le mouvement de transe in/out que connaissent les amateurs de fête techno. Tout est vrai. Ils plongent, cessent de respirer, manquent s'évanouir et reviennent. Les débats rock sur MBV ont toujours amusé les milieux ravers. On en trouve la trace de-ci de-là sur le net. La polémique en soi n'existe pas si l'on considère qu'il ne s'agit que de rock. Pour s'en amuser, il suffit de zieuter en poussant sa sono à fond quelques tentatives de captation prises au hasard sur le net : entre le mélodique (un "I Only Said" d'ouverture somptueux à Paris), l'innommable, l'inécoutable et le mélodieux, c'est le souvenir qui tranche ou alors la qualité du téléphone portable, le positionnement (aléatoire) face, contre, sous, ou devant le mur du son. Chez MBV, plus qu'ailleurs, on n'est (on ne naît) pas égaux devant l'espace, pas égaux devant la mémoire, devant la souffrance ou le thrill, pas égaux devant la jouissance. En cela, cette musique nous rend plus humains qu'humains, fragiles comme l'épaisseur d'un tympan et d'un pavillon qui vibre. Amusant, non ?

 

http://musique.fluctuat.net/blog/31936-my-bloody-valentine-au-zenith-les-boules-quies-.html

http://www.fluctuat.net/6380-My-Bloody-Valentine-sur-le-retour

http://www.fluctuat.net/6421-Histoire-du-Shoegaze








My Bloody Valentine au Zénith : les boules (Quiès)

Posté par Slick Rick le 10.07.08 à 12:41 | tags : live, culte et bizarre, rock, reformation

 

 

Quadras cools, trentenaires branchés, indie-rock fans, geeks, curieux et ingénieurs du son en mal de sensations attendaient ce moment depuis plus de 15 ans. Aaah, le retour de My Bloody Valentine. Historique, incontournable, culte et tout ce que vous voulez, l'évènement s'est finalement produit hier, au Zénith de Paris. Et ce fut un pétard, que dis-je, une dynamite...mouillée.

 

Beaucoup de "vieux" de 40 ans dans la salle quasi-comble, souvent mal rasés ou avec un reste de cheveux longs, une boucle d'oreille, des pattes un peu rebelles ou quelque chose, un petit détail attestant de leur (ex) rock'n'roll attitude. Je croise même un clone (= fan) de Morrissey au bar. A 21h10, l'impatience commence à poindre dans l'assistance : "Grouillez-vous My Bloody Valentine, ça fait déjà 15 ans qu'on attend !" s'exclame une rigolote.

 

21h15. Belinda Butcher, Colm Ó Cíosóig et Debbie Googe entrent en scène. Kevin Shields aussi, mais on ne le voit pas très bien: le discret sorcier shoegaze porte une tenue aussi sombre que le mur d'amplis implanté derrière lui. Ainsi camouflé, et fidèle aux principaux points de la doctrine du shoegazing ( 1/"tu ne diras pas bonsoir au public", 2/"D'ailleurs, tu ne t'adresseras pas au public avant la moitié du concert", 3/"Tu conserveras ta mine d'enterrement quoi qu'il arrive", et surtout "Tu ne quitteras pas des yeux tes baskets à moins bien sûr qu'un problème technique majeur ne se produise") Kevin Shields honore sa légende, restant imperturbable, immobile et renfrogné (presque) toute la soirée.

 

Acoustique déplorable

 

Dès la première note, le public comprend violemment pourquoi on lui a distribué des boules Quiès, d'office, à l'entrée. Une question de survie: le son, véritable maelstrom, coupe le souffle - au sens propre. Ma bière en tremble d'effroi, dans son misérable gobelet de plastique. Mais ça, l'ouragan sonique, on s'y attendait: c'est même ce qu'on était venu chercher. Non, le souci, parce qu'il y en avait un, c'était le Zénith et son acoustique déplorable. C'est simple, on n'entendait pas le chant de Kevin Shields. Ni trop d'ailleurs celui de Belinda Butcher. Le souvenir émerveillé de Loveless, des magnifiques feulements de Belinda, en sublime lévitation sur le magma de larsens telluriques propagé par Kevin Shields ont vite été rattrapés par la triste et triviale réalité de ce mercredi 9 juin...Une bouillie sonore, ennuyeuse au bout de 20 minutes pour ma part. Bouillie d'où émergeait parfois, avec peine, l'ombre d'une chanson, amorçant un début d'émotion, finalement toujours cantonnée à un état larvaire.

 

Quelle frustration, quel massacre quand on sait le soin d'orfèvre maniaque avec lequel Shields mixe et produit ses morceaux en studio. Ainsi, la somptueuse "Only shallow" portait bien son nom hier soir. Et les My Bloody Valentine n'y ont été pour rien. Si les images organico-strobosco-pouetpouet n'avaient guère d'intérêt, les musiciens quant à eux ont fait le boulôt avec classe. Colm Ó Cíosóig a laminé ses fûts sans relâche, Debbie Googe a fait souffrir sa basse avec hargne et volupté, tandis que Kevin Shields assurait avec flegme son taux vital de larsens, et que Belinda Butcher, éternelle adolescente de 47 ans, en mini-jupe, martirisait sa guitare d'un air angélique et naîf.

 

On a dû se contenter de cette pâle impression de mythe souillé (Kevin Shields ouvrant la bouche pour la première fois, au bout d'une demi heure de show, pour s'excuser de la mauvause acoustique; Kevin Shields interrompu dans son cultissime final bruitiste de "You made me realise" par...un problème technique!?), se satisfaire de ce vain déchainement noisy, pourtant amputé de ce qui constitue son complément essentiel, voire sa raison d'être chez les MVB: la mélodie pop.

 

 

Setlist:
1. I only said
2. When you sleep
3. When you wake
4. You never should
5. Cigarette in your bed
6. Come in alone
7. Only shallow
8. Thorn
9. Nothing much to loose
10. To here knows when
11. Blown a wish
12. Slow
13. Soon
14. Feed me with your kiss
15. Sue is fine
16. You made me realise

 

Pour plus d'infos, lire notre article sur le retour de My Bloody Valentine et notre Histoire du shoegaze

 

 

 

 




The Organ : reformation et nouvel EP ?

Posté par Slick Rick le 11.06.08 à 17:50 | tags : youtube, news, new wave, reformation
L'info est à prendre avec des pincettes : ni leur MySpace, ni leur site ne confirment l'annonce...The Organ, puisqu'il s'agit d'elles, seraient sur le point de sortir un nouvel EP, intitulé Thieves, selon le site de la radio 3 de CBC. Le girl group de Vancouver, splitté il y a deux ans, avait sorti un unique et prometteur album (Grab That Gun) en 2004.

Les Canadiennes auraient un EP de 6 tîtres en stock, composé en toute discrétion depuis fin 2007. En voici le (probable) tracklisting :

1. Even In The Night

2. Oh What A Feeling

3. Let The Bells Ring

4. Fire In The Ocean

5. Can You Tell me One Thing

6. Don't Be Angry

 

Pour l'instant, pas de date de concert annoncée pour The Organ. (Et aux dernières nouvelles, les excellentes Electrelane n'auraient pas suivi le mouvement de reformation général des groupes féminins dissous.)

Mais pour se remettre dans le bain, on peut toujours réécouter "Steven Smith", magnifique hommage de l'androgyne Katie Sketch aux Smiths de Morrissey :

 




NTM se reforme, live au Grand Journal

Posté par LovelyRita le 14.03.08 à 11:28 | tags : youtube, télévision, news, live, hip hop, agenda, reformation
On vous en parlait déjà hier, NTM se reforme et était sur le plateau du Grand Journal de Canal+ pour jouer "Seine Saint Denis Style". Live enflammé, Olivier Besancenot dans le public, réactions sur le plateau de Ramzy (Eric et Ramzy), d'Omar et Fred, de Pascal Obispo et de Clotilde Courau.
 
"On doit jouer en septembre à Bercy, on a fait un morceau, on est morts !" (Joey Starr)
 


Pourquoi un retour de NTM ? Une envie mutuelle évidemment et aussi une volonté de prouver que le rap de scène, plutôt moribond actuellement, peut revenir en force, selon Joey Starr. Un rendez-vous manqué pour un concert prévu au Stade de France en 1998, à cause des démélés avec la justice de Starr et donc une série de concerts à Bercy en septembre 2008. Les deux gaillards semblent rabibochés, se vannent mutuellement, mais n'évoquent pas encore la réalisation d'un album. Mais comme dit Starr "L'année dernière, Kool Shen avait arrêté le rap, donc tout est possible".
 
Réservez dès le 15/03 vos places pour les trois Bercy de NTM de septembre 2008, dans la rubrique sortir de Flu.



NTM, la suprême reformation

Posté par LovelyRita le 13.03.08 à 15:53 | tags : news, live, hip hop, agenda, reformation

 
Alors que IAM ne s'est jamais séparé et que le groupe s'apprête à fêter ses 20 ans d'existence avec un concert événement au pied des Pyramides du Caire le 14/03, un autre groupe majeur de la scène hip hop française a annoncé sa reformation. Depuis la sortie de leur Best Of en novembre 2007, les deux fortes têtes de NTM, Kool Shen et Joey Starr avaient assuré la promo du dit-cd séparément excluant de fait l'idée de leur réconciliation et de la reformation du groupe dans la foulée. Mais parallèlement, les rumeurs concernant leur possible retour ne faisaient que s'amplifier. Le groupe a finalement officialisé sa reformation par l'annonce d'une série de concerts prévus pour les 18, 19 et 20 septembre 2008 à Paris Bercy. 
 
Les places seront en vente à partir du 15/03. Pour réserver vos places, pensez à la rubrique sortir de Flu.



Genesis torture jusqu'au bout de la nuit...

Posté par Myosotis le 21.02.08 à 14:50 | tags : rock, pop, reformation

Il y a dans le succès artistique une part insondable et mystérieuse qui échappe parfois à l'entendement. On peut préférer tel genre à tel autre et éprouver de la surprise, de la colère ou de la déception à voir certains groupes rafler la mise et ce qui va avec quand d'autres qu'on juge plus valeureux, inspirés ou novateurs sont voués à la disparition, faute, comme on dit, de "rencontrer leur public". Le succès de Genesis, jamais démenti depuis 30 ans, reste, dans ce registre là, l'un des mystères les plus honteusement gardés des musiques populaires. Pourquoi après le départ de Peter Gabriel en 1975 qui avait eu le mérite de faire d'une bande de tâcherons une belle machine à activer l'imaginaire, les gars qui composaient le groupe ont-ils réussi à surnager et à devenir, défiant tous les pronostics, l'un des groupes les plus imposants de la planète ? Le DVD/CD Live Over Europe qui reprend en 21 titres une captation de la bande à Phil Collins dans un stade ou une mégasalle se pose, à cet égard, comme un énorme point d'interrogation. Les 4 minutes d'intro instrumentale ("Duke's Intro") qui ouvrent le concert suffisent à désespérer n'importe quel auditeur normalement constitué. La chanson qui suit, "Turn It On Again", est aussi baveuse que bavarde, avec ses guitares invasives, sa mélodie rudimentaire et surtout le chant d'un Collins qui, sur chaque seconde, vient vérifier l'une des règles fondatrices du rock : ne jamais laisser chanter le batteur ! (sauf s'il s'appelle Ringo).

 

Sans qu'on sache si Genesis fait aujourd'hui de la new wave ou du rock progressif, de la daube FM ou une musique-jadis-désignée-sous-le-terme-de-rock, le moins que l'on puisse dire est qu'on ne comprend pas pourquoi les gens applaudissent entre les prises. On aurait pu trouver quelques qualités à "No Son of Mine", pour son texte et son allure fringante, si le groupe n'avait poussé le vice jusqu'à nous en donner pour 7 minutes qui épuisent notre bonne volonté. La version du sympathique et engagé "Land of Confusion" est plutôt agréable mais se prolonge sur une série de titres plus horribles les uns que les autres. Le sentimental "Afterglow" fout le cafard tandis que l'interminable "Hold On My Heart" cherche toujours après plus de 4 ou 5 minutes son idée de refrain. A 12 minutes, "Home By The Sea" donne l'envie de se jeter dans la mer un jour de grande marée et spécialement lorsqu'à mi-course, le titre nous offre un pont instrumental que les idiots de Sigue Sigue Spoutnik auraient trouvé trop laid pour figurer sur l'une de leurs faces B. La dimension expérimentale de Genesis est aussi douloureuse aujourd'hui qu'elle était exaltante lors de ses premières années, tutoyant un psychédélisme baroque et boursouflé qui repousse les limites du supportable."Mama" ressemble à un long tunnel d'autoroute où l'on serait poursuivi par le fantôme de Frankie Goes To Hollywood. On vous passe les horreurs qui suivent pour signaler que "Los Endos", en 17ème position, est à découvrir et qu'il vaut mieux ensuite aller se fendre la pêche avec le final : "Invisible Touch" (single et album éponyme estampillé 1986) est dans ce désastre un titre qui vous paraîtra aussi bon que n'importe quel Cock Robin, "I Cant Dance" vous passera l'envie de danser, voire d'écouter de la musique, jusqu'à la fin de votre vie.

 

Ceux qui prétendent qu'il en faut pour tous les goûts et toutes les couleurs sont des menteurs. Il n'est résolument pas possible d'écouter ça et de se revendiquer de la race humaine.

 






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