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Mélodies bien roulées, sur Playlist et sur le forum musique de Flu.
A lire aussi en écoutant, Jah !, notre radio reggae. Bob Dylan bien samplé
Naturellement on se méfie de ce genre d'hagiographie d'icônes qui, depuis longtemps, enrichissent plus les vendeurs de t-shirts que nos esprits mais pour le coup, celles-là présentent l'avantage d'être avant tout musicalement irréprochables. Sampler Bob Marley et Fela bien sûr, ça n'a rien d'inédit, mais Dylan a bien plus rarement la faveur des DJ et c'est donc son chapitre qui nous intéresse le plus. J.Period a eu l'intelligence de donner une patine vieillote à ses beats qui se marrient du coup très bien avec le grain des samples de Dylan. K'NAAN n'arrive bien sûr pas à la cheville de son sujet mais s'en sort très bien quand il se cantonne au rôle d'animateur et ne va pas chercher Dylan sur le terrain de la poésie. A notre connaissance, le résultat est le meilleur jamais obtenu par la rencontre de Dylan et du hip hop, mais bien sûr ça n'est pas très difficile.
Pour preuve, jetez une oreille sur ce Don't Think Twice. It's alright.
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Major Lazer : Boom (Boom) Ba Clash !Posté par Maxence le 09.08.09 à 10:26 | tags : reggae, rigolo, hip hop, électro, vidéos musicales, dub
![]() En matière de boom boom - qu'il s'agisse de l'onomatopée qui symbolise les rapports sexuels ou de la transcription phonétique d'une bonne vibration de bass(in) - Major Lazer sait y faire ! Force est de constater qu'en matière de clash (musical), le duo formé de l'Américain Diplo et de l'Anglais Switch s'y connait aussi !
En l'occurrence, Guns Don't Kill People... Lazers Do, premier album de ce couple transatlantique sous le nom de Major Lazer, ne pouvait mieux illustrer la combinaison d'une black musique en constante évolution et d'une culture en partance pour le futur. Sur ce disque, hommage au dance-hall, hymne crunk, riddim et ragga technologique, snap music, électro et reggae se frottent, copulent même, dans l'hystérie et l'allégresse, en compagnie de Santigold et d'une foule d'invités ! Car en plus d'être un des meilleurs disques du moment, Guns Don't Kill People... Lazers Do est une grande et jouissive partouze musicale organisée au fameux studios Tuff Gong à Kingston, Jamaïque ! Qui dit mieux ?
Même à la vue du clip torride et surtout très drôle de "Pon The Floor" (réalisé Eric Roscoe Wareheim, déjà responsable du "Parisian Goldfish" de Flying Lotus), impossible de leur reprocher ce trop plein de phéromones ou l'exploitation des clichés les plus sexes du dance-hall, c'est de saison et c'est également inscrit dans la culture de cette scène ! C'est aussi totalement pertinent puisque cet excellent projet rappellera que nous fêtons aussi cette année les 50 ans du label Island de Chris Blackwell, l'homme qui découvrit Bob Marley, et les 40 ans du reggae.
Visions naïves de la technologie, rétro-futurisme, abondance de super-héros, influence de la science-fiction, audaces techniques et marabou d'ficelles, sexe omniprésent, prise de recul, clin d'oeil et sens de l'humour, Major Lazer célèbre tout ce que nous aimons dans ces musiques ! Par delà le cliché "sea, sex and sun", ce disque s'avère parfait pour la saison (sans rien de péjoratif, on l'écoutera certainement toute l'année) et fera certainement parti de ma playlist de l'été (oui, vous l'avez compris : JE SUIS EN CONGES ! Je vous laisse donc aux bons soins de Céline avec plein de billets en stock ! Bonnes vacances !)
Major Lazer "Pon De Floor"
Major Lazer - "Hold The Line" ft. Mr. Lexx and Santigold
Tilt 2009, épisode final : battle of remixes et sound system![]() Il était dit que la troisième soirée du festival Tilt de Perpignan serait placée sous le signe de la compétition, samedi 14 mars 2009. Affrontement de sub-bass d'une part, avec une soirée de clôture musicale dédiée au dub et au reggae/ragga mixés d'électro, qui vit les prestations des pointures britanniques Bush Chemists, chantres du new roots (union de reggae roots et de musiques électroniques), ainsi que celles des Français de Lyricson et de Stani et N'Zeng, les DJ du Peuple de l'herbe, Le son du peuple. Comme chaque année, bonnes vibes et ambiance caraïbes oblige dans notre capitale sudiste, le Mediator fit salle comble. Le dub ici est une histoire de famille, on se précipite de tous les coins du Languedoc Roussillon (même les plus reculés) pour venir onduler sur les hymnes ragga dancehall et les innovations sonores plus que cinquantenaires d'une musique qui n'a jamais oublié ses origines et aime à rivaliser avec ses rimes et ses dubplates. L'énormité du sound-system installé expressément pour l'occasion du festival, n'était pas pour rien dans l'ambiance à la fois enfumée et survoltée de cette soirée.
Mais l'esprit de compétition régnait également du côté des geek catalans, bien décidés à remporter la battle de ciné-vjing proposée par le Mediator. Un concours où les participants devaient, en une journée, composer un véritable live act (en images et sons), à partir d'une vidéo libre de droits imposée d'avance. "Ils partirent 500", comme disait le poète (enfin, un peu moins tout de même), et ne furent au final que 5 à réussir à finaliser leur projet pour le proposer à l'intransigeant jury (dont votre serviteur faisait partie). Celui-ci devant impérativement ne choisir qu'un gagnant. Un jury qui avait fort à faire puisque qu'une heure auparavant, ses membres étaient conviés à examiner pas moins de 38 projets de ciné-remix, envoyés par des concurrents de l'Europe entière, prêts à tout pour remporter le prix final de 1000 euros offert par le festival et ses partenaires. Une fois encore, la dure loi de la compétition ne permettait de récompenser qu'un projet. Magnanime, le jury en a tout de même présenté trois. Un gagnant, Steve Orchard, dont le travail basé sur The Big Shave film d'école de Martin Scorsese nous a séduit, et deux citations avec mentions, l'un pour Damia Armangol avec un exercice de remix plutôt bluffant du Night of The Living Dead de George A. Romero et l'Anglaise Anna McCrickard pour un Velven shoegaze, sophistiqué et onirique.
Au final, une belle édition cette année encore pour un festival très axé vers l'image et ses interactions avec le son. Beaucoup de rencontres humaines également, beaucoup d'excellentes musiques, de débats, d'idées échangées entre les visiteurs et les organisateurs, qui viennent nous rappeler que le Tilt est aussi fait par son public. Perpignan est vraiment une ville à part en France, et on est toujours un peu triste quand ça s'arrête. Ne reste plus qu'à se donner rendez-vous l'année prochaine.
Gagnant du concours : Steve Orchard
Mentions honorifiques : Damia Armengo
Mentions honorifiques : Anna McCrickard Interdiction du sexe et de la violence à la radio jamaïcaine
Il est assez facile dans les cas de censure de dire qu'il vaudrait mieux s'occuper des vrais problèmes plutôt que de se lancer dans une chasse aux épouvantails. On ne va pas s'en priver, surtout que pour le coup, la Jamaïque est une cible facile. Quand on jette un oeil au rapport d'Amnesty International sur la Jamaïque, on se dit que le gouvernement a d'autres chats à fouetter. Le mauvais exemple donné par les chanteurs de dancehall quand il s'agit de violence, par exemple, est sans doute bien moins grave que celui que donne la violence policière. Et les actes sexuels mimés sur les pistes valent sans doute mieux que les viols qui restent très souvent impunis, même sur des mineurs.
Si le gouvernement jamaïcain tenait vraiment à censurer ses chanteurs, il aurait sans doute mieux fait de s'attaquer à ceux qui tiennent des propos homophobes, comme Elephant Man ou Dr Evil. La famille de Bob Marley prête à lever ses droits (d'exploitation)
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Après la participation des Wailers sur les albums de Karl Zero et de Steven Seagal, Bob Marley a encore une fois de quoi se retourner dans sa tombe puisque sa fille, Cedella Marley, s'apprête à vendre les droits d'exploitation de son image, de sa musique et de ses paroles à Hilco Consumer Capital, une grosse entreprise "d'investissements financiers dans des marques proches des consommateurs". Le but de l'opération est d'étendre dans le monde entier la "marque" Bob Marley, en diversifiant l'offre et en rentabilisant le capital sympathie de l'icône auprès des masses populaires. Un programme "peace and love", donc... Bien sûr, il existe déjà des sociétés utilisant l'image de Bob Marley, comme Catch A Fire, Tuff Gong ou Relics of Antiquity, mais celles-ci ne vendent que des bracelets, serviettes, tee-shirts, briquets, petites boîtes pour ranger ses psychotropes, etc. Rien de bien méchant, en somme. Cependant, les produits dont on parle à présent pour arborer l'effigie du King Of Reggae sont des bières, des jeux vidéos, des planches de snowboard ou encore des hôtels et des restaurants ! Pas besoin d'être un fan absolu pour comprendre que ces marchandises rentrent en totale contradiction avec les idéaux du Rasta le plus célèbre de l'histoire. Sa fille a pourtant osé déclarer : "Nous veillons depuis des années à protéger l'héritage de notre père. Il existe une très forte demande de produits perpétuant sa légende. Le partenariat que nous avons conclu avec James Salter et l'équipe Hilco nous permettra de développer le patrimoine qu'il nous a légué en mettant l'accent sur la qualité, tout en préservant son intégrité et son sens artistique inné." Avouez qu'avec un tel plan de com on est bien loin de l'esprit libre et rebelle qu'on croirait inhérant à la famille Marley. Bref, si vous en aviez déjà marre de voir la ganache de Bob en poster dans les chambres des lycéens et en badge sur tous les sacs des néo-hippies, préparez-vous à souffrir. Petit rappel en image de son opinion sur les entreprises comme Hilco et sur le seul produit dont il se ferait volontiers le VRP :
Lire aussi : - John Lennon soutient d'outre-tombe une association - Les Fleet Foxes ne signeront pas chez une major... ils y sont déjà "The System" de Terry Lynn : on achève bien les cochonsTerry Lynn - The System Sur le thème des mises à mort des animaux, on se souvenait de "Meat Is Murder" des Smiths, lugubre chanson assaisonnée de meuglements funèbres. Il y a avait aussi l'album Abattoir Blues / The Lyre Of Orpheus de Nick Cave et ses mauvaises graines...Voilà la version ragga, avec le clip "The System" de Terry Lynn. Impressionnante métaphore visuelle de la situation jamaïcaine, le clip de "the System" a été réalisé par les Richards Brothers, connus pour leurs photos stylisées prise dans les ghettos de l'île. Filmés en fish-eye, les porcs se font trainer dans les ruelles de Waterhouse, "un endroit connu pour être un abattoir" selon Terry Lynn. Une Cité de Dieu, version reggae. La chanteuse de Kingston rappelle avec ce puissant titre, alternant rage et respirations mélodiques, toute la charge politique que peuvent drainer le reggae et le ragga. Pas vrai Sean Paul ? Roots Manuva : les glaces, c'est chaud !Les glaces, c'est chaud ! Rodney Smith, aka Roots Manuva, le prouve avec l'hilarant clip de "Buff nuff"(ci-dessus), où l'on voit une armée de ladies en rût se ruer sur le stand d'ice creams de Manuva. Non content de ringardiser les (pourtant sexys) Milkshake de Kelis, le MC rappelle que le hip hop anglais sait se poiler. Attiffé comme un Rick James déguisé en Flavor Flav, ce membre émérite de l'écurie Ninja Tune n'en est pas à sa première blague clippée. Avant l'appel à la lubricité décalée de "Buff Nuff", l'incroyable vidéo de "Witness the fitness" (ci-dessous) nous avait déjà généreusement flatté les zygomatiques en 2001 : Roots Manuva incarnait cet insensé trentenaire qui revenait en short dans l'école primaire de son enfance pour...prendre sa revanche à la compèt' sportive de fin d'année ("eggs end spoon race", "three legs race"...) Au-delà de son délectable humour potache post Dumb and Dumber, Roots Manuva est un fabuleux MC. "Buff Nuff", single de son album à venir en août Slime & Reason, déploie un beat contagieux, bien dans le style jamaïcain du South London. Le tître est produit par des fines lames grime/dancehall de Sheffield, Toddla T et Ross Orton (Arular de M.I.A.), tous deux adeptes de la basse qui tabasse. Roots Manuva, qui sera en concert au Zénith le 26 juin dans le cadre de Paris Hip Hop 2008, n'a plus qu'à dérouler son flow ragga-cynique, aussi funky que burlesque. Le tube (underground) de l'été ? Fete de la musique 2008 : Marseille sans frontières Du lard et du cochon à Marseille cette année pour la fête de la musique: métal, punk, reggae et ovnis en tous genres sont attendus. Commençons par le rock'n'roll. Direction L'intermédiaire; où la programmation privilégie les décibels à la dentelle. Du métal bien gras sous influence Metallica avec Overdrive, du rock lourd et vénère avec Splash Macadam, et du punk n'importe quoi avec les, tenez vous bien, Nous sommes a little beat rush. Rigolos, ces derniers prétendent venir de Londres, éructent des textes abscons avec un accent Québequois et clament qu'ils n'aiment pas le rock'n'roll...Leur performance risque de valoir le détour. Si vous êtes plutôt du genre pépère-quiquil, branché world, ou plus banalement fan de Patrice, passez donc au Café Julien: Jehro vous y attend avec son sympatique reggae teinté de calypso. D'autant que le Marseillais sera suivi de Siwana, une très bonne formation d'afro-beat acoustique, et surtout de Chet Nuneta. Ce quintet (en video ci-dessus) a mis les musiques du monde dans son shaker magique, et le résultat est un cocktail assez inédit: un neo-folk lunaire et apatride, convocant autant l'Europe de l'Est que le Mexique ou le Maghreb. Déjà repérés par Christian Olivier, le leader des Têtes Raides, ce groupe (quatre chanteuses et un percussioniste) aime aussi l'art du spectacle, et se voit donc en live. Have a nice trip, folks !
Programme: -Splash Macadam, Overdrive, Nous sommes a little beat rush à l' Intermédiaire 63, place Jean Jaurès la plaine, 13006 Marseille -Jehro, Siwanya, Chet Nuneta à l'Espace et Café Julien, 13006 – Marseille
Plus d'infos sur le Fête de la musique à Marseille Le MySpace de Nous sommes a little beat rush
Lee "Scratch" Perry : le biopic qui démange![]() Lee Scratch Perry, celui que son compatriote, le chanteur et poète du reggae, Linton Kwesi Johnson, appelait à juste titre "le Salvador Dali du dub", se voit enfin honorer d'un biopic retraçant sa carrière.
De sa naissance dans la Jamaïque rurale à la création de son studio, le Black Ark, à Kingston, puis son exil en Suisse, le film retrace la carrière et la vie de Lee Perry, né Rainford Hugh Perry à Hanover, Jamaïque en 1936. On y suit l'excentrique producteur durant sa jeunesse, une période où Lee Perry travaillait pour l'important producteur Clement "Coxsone" Dodd, repérant et enregistrant de nouveaux chanteurs pour son label Studio One. Lui-même chanteur, Perry enregistra un certain nombre de singles pour Dodd et d'autres producteurs. Suite à de nombreux désaccords et une sévère dispute, Lee Perry pas encore "Scratch", se sépare de Studio One et forme son propre label, Upsetter ("L'emmerdeur", "le fâcheux"), d'après cette anecdote.
Il occupa longtemps une place centrale dans l'évolution du reggae en s'occupant, entre autre de la carrière d'un jeune chanteur du nom de Bob Marley. Scratch Perry, qui hérita de ce surnom grâce à sa facilité à déranger, démanger et gêner dans le petit monde du reggae, connaît un large succès, à la fois en Jamaïque et sur l'île britannique, et il ouvre son propre studio d'enregistrement, le Black Ark Studio, dans les années 70, où il continue de produire. Avec King Tubby, Lee Perry invente la technique du "dub" (voir notre dossier) et en enregistre des plus extravagants. À la fin des années 70, il passe par une période psychologiquement agitée, alimentée par les frustrations de l'industrie du disque jamaïcaine, les abus de drogues, et la perte (après un incendie volontaire) du Black Ark. Après quoi celui-ci fuit la Jamaïque pour l'Europe et s'installe en Suisse.
Il continue un temps à sortir des disques explorant les musiques électroniques (entre autre avec les musiciens de Yellow), les relations entre la folie, les voyages spatio-temporels, la religion (l'ancien testament) et l'identité africaine. Aujourd'hui malgré sa relative discrétion, Lee Perry est toujours une institution. Après le livre "People Funny Boy" de David Katz, un film était le moins que l'on puisse faire pour rendre hommage à cet extra-terrestre de la musique.
http://www.theupsettermovie.com Allergique à Sean Paul
Selon le site du Daily News, un jour Stacey Gayle a réalisé que ses crises en apparence imprévisibles étaient en fait causées par la chanson "Temperature" de Sean Paul (mais aussi "Umbrella" de Rihanna et "Beautiful Girls" de Sean Kingston, autant de chansons difficiles à éviter). Elle souffrait en fait d'un cas très rare d'épilepsie "musicogène". Il n'y aurait que cinquante à cent cas repertoriés par la médecine moderne. Stacey Gayle est allée voir un neuro chirurgien plutôt dubitatif. Elle a lancé la chanson de Sean Paul et a provoqué devant lui une crise pour lui ôter le moindre doute. Le neurochirurgien lui a enlevé un petit bout de son lobe frontal et depuis mademoiselle Gayle dit être enfin capable d'apprécier la chanson de Sean Paul. Moi je n'aime toujours pas "Temperature" mais j'imagine qu'il serait de trop mauvais goût pour moi de suggérer qu'il faudrait me lobotomiser pour me faire aimer le reggaeton. Je dirais donc juste que même si je veux bien céder du terrain sur Diam's, même moi j'ai mes limites. Jahcoozi : Move your ass, and your mind will follow
Sur Blitz'n'Ass Robot Koch et Oren Gerlitz, pratiquent en effet de subtils (et radicaux) décalages r'n'b (on n'est pas à Pop Star ici !), technoïdes et noirs, en usant d'instruments sans pour autant négliger les dérapages numériques impromptus et les moments de pures transes industrielles ("Double Barrel Name"). De son côté, Sasha Perera, un improbable mélange de Grace Jones (voir la pochette rappelant le Slave to The Rhythm de la Jamaïcaine) et de Nina Hagen période African Reggae, cultive une sensualité de tigresse et un sens de la syncope à vous faire tomber à la renverse. Ce qui ne l'empêche pas de s'engager aussi, en relevant discrètement le niveau du booty originel. Car, contrairement à ce que son titre laisse penser Blitz'n'Ass (en fait un clin d'œil au classique stéreotype du "tits'n'ass"), l'album ne se contente pas d'aligner les tracks dansants au groove malsain comme "BLN", le très dubstep "Style", "Disposable" (feat. Stereoptyp) et "Gameboy", le quarté gagnant de cet album, il fait également étalage du talent de songwriting de sa chanteuse. Celle-ci défend par exemple la cause gay sur "Rainbow Colored Rizzla" ou dénonce la dictature d'une certaine image de la "plastique" féminine sur "Collagen". Le groupe excelle également dans la composition de morceaux baroques et insolites comme le provocateur "Getyoshitout", une track non dénuée de mélancolique, le mélodique et sombre "Your hand in your pocket", l'imparable "Chill Jill" ou l'inquiétant "Takin' Your Street". A noter que des invités de marque sont également présents sur l'album, parmi lesquels MC Sayid, l'ex-Antipop Consortium et actuel Airborn Audio, et rien que pour ça, il faut poser une oreille attentive sur Blitz 'n' Ass "tropical grindcore" !
Jahcoozi - Blitz'N'Ass (A-Sound/PIAS, octobre 2007) Roots, Rock, Remixed : Bob Marley reloaded
Bob Marley & The Wailers - Roots, Rock, Remixed (Quango/Discograph) Audio Active : Happy Shopper, dub in japanDub from Japan ! Absolument aucune actualité sur ce coup là, mais c'est l'été, et puis je suis dans une phase dub. je ne peux donc pas m'empêcher de partager mon enthousiasme pour ce morceau d'Audio Active, "Happy Shopper", une de mes "all time favorite toune" (comme disent les Québécois). Notre collègue Laurent Diouf en a parlé dans son excellent dossier dub, Audio Active est un des groupes pionniers du dub nippon. Egalement à l'origine du projet reggae roots Dry and Heavy, le groupe est aujourd'hui plus profondément investi d'une mission dub-rock à laquelle nous préférions (je sais que Laurent partage mon avis) la version taré sous hypnose ganja précédente. "Happy Shopper" fait clairement figure de modèle dans le genre "dub-rock" mais reste cependant inégalé... Enfin, à vous de voir, "the customer is always right". Tiens, ils sont aussi sur myspace ! Les Radios Flu pour toutes les cages à mielPosté par LovelyRita le 03.05.07 à 13:49 | tags : dub, électro, hip hop, pop, psychédélique, punk, radio, radioflu, reggae, rock
Plaisir des yeux, plaisir des oreilles ! Chez Flu, la musique se lit et depuis cette semaine elle s'écoute aussi. On a essayé de monter un groupe, on a répété dans la cuisine, mais notre roadie (James Murphy) est parti à New York avec toutes les bandes et une partie du matos... Le bougre nous a quand même laissé une platine, des enceintes et , et...moults cds. On avait le choix d'en faire des freesbees ou de les écouter et finalement on a réussi à faire les deux ! Le résultat de ces semaines de lancés de CD, c'est un nez coupé, un orteil en moins, des tympans crevés et dans tout ce chaos, la naissance des Radios Flu. Des milliers de cd passés à la moulinette et huit radios thématiques (en version beta) que vous pouvez écouter ici : Comment dire, c'est le meilleur du meilleur, le pot-pourri de tout ce qu'on aime en ce moment toutes tendances confondues (Jamie T, El-P, Apparat, Montgomery, Maps, Laura Veirs, The Roots, Wax Tailor...) Parce qu'il n'y a rien de mieux que d'avoir une guitare entre les mains (Elvis Costello, Calexico, Arab Strap, The Clash, Arcade Fire, Hey Hey My My, Leonard Cohen, Blonde Redhead, David Bowie, PJ Harvey...) RADIO DUB Une radio pour arpenter les voies inexplorées de ce genre musical et accompagnée de d'un dossier histoire du dub (Keith Hudson, Horace Andy, Mad Professor, Zenzile, Elephant System, Inner Circle, Trojan All Stars, Lee Scratch Perry...) Du bon son, des bons mots et une bande de mecs sympas (The RZA, Mos Def, Beastie Boys, De La Soul, The Game, The Streets, Dr Dre, Talib Kweli...) RADIO REGGAE Ils font de la bonne musique et en plus on comprend tout ce qu'ils disent car ils chantent en français (Serge Gainsbourg, Arman Méliès, Dominique A, Georges Brassens, Alain Bashung, Valérie Leulliot...) Pour accompagner la lecture du dossier sur la musique psychédélique, pour triper (encore une fois) et sans LSD, en tout cas on ne vous le fournit pas (Syd Barrett, XTC, Sigur Ros...) WORLD : RADIO MUSIQUE DU MONDE Pour surfer aux rythmes de Ravi Shankar, Nusrat Fateh Ali Khan ou Oum Kalsoum, la radio de Flu dédiée aux musiques des cinq continents : turques, arabes, indiennes, africaines, sud-américaines... Une fréquence unique pour (re)découvrir le meilleur de la sono accoustique mondiale. My FM is Bond, une playlist en guise de retour musical sur la saga Bond (Shirley Bassey, John Barry, Nancy Sinatra...) Attention travaux : Il s'agit encore de premières versions, beaucoup de choses ont été déjà faites sur ces radios et des améliorations sont à venir. En attendant, faites-nous part de vos commentaires. Et remember : Internet didn't kill the radio stars, la preuve iciY'a pas que le dub dans la vie Du côté du du Val-de-Marne, ce sont les afro-beats et le chouval bwa créole qui font campagne. Ou plutôt non-campagne puisque leurs ouailles sont successivement les détenus de Fresnes et quelques CM1 réunis dans des ateliers slam, autrement dit la foire aux non-votants ! A l'origine du mouvement : le ragga-zoukeux Dédé Saint-Prix qui, depuis 2005, pose ses tambours et sa flûte contre les commémorations bonapartistes dans les Dom-Tom - pas un copain de Dominique de Villepin donc -, ou encore Ismaël Wonder, le Tiken Jah Fakoly abidjanais, militant depuis sept ans pour la cause des sans-papiers.Outre ces rencontres, les compères élisent résidence au théâtre d'Ivry, cette fois-ci pour tous, du 9 mars au 1er avril prochains. Un concert de percussions métissant blues, reggae, zouk et... dub. Jah man.Lily Allen et la réhabilitation de la valeur travail Notre bonne vieille amie Lily Allen continue dans ce que ses fans appellent du franc parler et ce les autres de la connerie des dérapages. En imposant son look personnel "robes et baskets", elle a déja reçu plein de cadeaux de la part des gentils philantropes de Nike et, appelons ça du mécénat, si vous voulez, elle devrait prochainement apparaitre dans une de leurs pubs."Je ne ferais pas des choses dont je penserais qu'elles pourraitent mettre en danger." déclare-t-elle. Si pour vous cette phrase cette phrase ne veux rien dire, vous n'êtes pas le seul. "Je ne ferais pas Coca-Cola." parce que, tu sais, Nike c'est tellement différent. "Mais j'aime vraiment les baskets Nike. J'admets volontiers le fait que c'est comme un plaisir coupable pour moi, même avec tout le côté "camps de travail en Asie". Quelle bravitude ! On ne va pas lui reprocher de faire de la pub, parce que, même si on est tous d'accord que c'est mal, personne n'a trouvé l'énergie de protester quand James Murphy s'est acoquiné avec les mêmes il n'y a pas si longtemps. En plus elle doit avoir besoin d'argent depuis qu'on a kidnappé son chien. On ne peut par contre qu'être touché qu'elle se soucie suffisament de son image pour éviter de travailler avec Coca mais pas assez des personnes qui travaillent plus de soixante heures par semaine à fabriquer ses chaussures pour refuser le chèque de Nike. Quel franc parler, vraiment... Reggae-live.com, un site avec de belles dreadsLes magazines Reggae sur la toile sont souvent un peu chiches, mais même un non-initié au jaune-vert-noir tel que moi est resté baba devant l'avalanche de contenus proposés par Reggae Live. Chroniques à gogo, sensations festivalières, un espace réservé aux artistes et aux professionnels qui souhaitent communiquer sur leur actualité, un fanzine (presque) papier, Ride-On, à télécharger en .Pdf, un agenda des évènements par région, et une jolie liste de dossiers très complets, dont un sur le cinéma Reggae.
L'envers du miroir, c'est que leur contenu important rend parfois la navigation un peu lourde... mais je me rappelle d'un temps où Fluctuat était exactement dans le même cas. ![]() Paix à vous, joie, bonnes vibes, etc... Illus : Big Youth, le monsieur chez qui Sonic Youth piqua la deuxième partie de son nom... Damian Marley : fraîcheur de revivre A peu près tout les gens de Fluctuat (surtout le tyrannique Gflu) pourront vous le confirmer : le reggae et moi, on est pas copains. Comme j'ai tout un tas de griefs, probablement sans fondements, concernant ce genre musical, j'évite d'en parler. Mais voilà, nous sommes aux Eurockéennes, et nous avons vu Damian Marley (le dernier fils de Bob) jouer, et c'était plein de clichés avec des Rastafaris, et ça brandissait un gros drapeau Jamaïcain sur scène, et ça reprenait un standard de Bob (mais j'imagine que Damian a une entière légitimité pour le faire), et franchement... c'était très bien.Sous le chapiteau (dont le son était - c'est assez rare pour le signaler - extrêmement bien ciselé), Damian (ou Jr Gong) et ses musiciens fusionnaient avec talent le reggae roots au R'n'B et au hip hop avec un soupçon bien senti de son digital. Le résultat, outre l'aspect " foire au Rasta" dégagé par la troupe, tombait carrément juste. Parfois simplement dansant, joli mélange de beats et de mises en voix, qui rendait le goût du rythme et de la danse à une foule constellée de coups de soleil, parfois revendicatif et gentiment reggaeisant, Damian Marley a produit un live tout en équilibre, entraînant, calme sans être ennuyeux. Le fiston Marley n'essaye pas d'imiter son père, mais plutôt de faire évoluer ses racines reggae vers un univers plus dance-floor. Une démarche moins politique que celle de son père Bob ? Pas sûr. Réussir à refaire adhérer, par le biais de la musique, le grand public au message Rastafari, même sans politiser toutes les chansons, est sûrement la marque d'un Damian Marley moins engagé que son père, mais plus en accord avec son temps. Ps : Par contre, ça ne sentait pas tellement le chichon. Hum... le jour où les reggaemen se mettront à la coke, le genre sera définitivement mort. Matisyahu : Ragga Rabbin Le reggae n'est pas réservé aux rastas (contrairement à ce que certains peuvent penser sur le forum musique). Preuve en est le succès rencontré aux states par Matisyahu, reggaeman et accessoirement juif orthodoxe à tendance hassidique. Son premier album, King Without a Crown l'a fait rentrer directement dans le top 10 yankee, gage que le monsieur n'est pas qu'un épiphénomène (de foire). Matisyahu est un mec bien, déja parce qu'il soigne nos petites oreilles, mais aussi parce qu'il diffuse un message de paix que son appartenance, revendiquée par son look et quelques mots en yiddish lachés ça et là, rend d'autant plus retentissant. Surtout lorsqu'il est accompagné de Kenny Muhammad, beat boxeur musulman (bien que notre homme soit lui aussi très doué pour ce genre d'exercice). A voir en concert (il est déja passé par la Scène Bastille), mais prévoyez de vous libérer en semaine... eh oui les vendredi et samedi soirs c'est shabbat ! Hop, un morceau live en cadeau bonux :
(via All Due Respect) Le débat du lundi...
"Je n'incite personne à aller tuer ou brûler qui que ce soit". Aujourd'hui dans Libé, les arguments de Capleton concernant les annulations successives de ses concerts en France, en raison des discours homophobes tenus dans certaines de ses chansons.
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