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Retrouvez ici les détails de la programmation et toutes les news concernant Rock en Seine, qui prend ses quartiers chaque année dans le domaine national de Saint-Cloud à la fin du mois d'août. Rock en Seine 2009, la programmation officielle![]() Annoncée pour le 8 avril, la prog de Rock en Seine se dévoile sur Fluctuat pour son édition 2009, qui se tiendra les 28, 29 et 30 août 2009.
Chez Flu on trépigne déjà et particulièrement à l'idée de voir la bouille d'Esser et les staches des EODT
Les places sont d'ores et déjà en vente ici-même et pour ceux qui souhaitent se faire rembourser leurs places de 2008, suite à l'annulation d'Amy Winehouse, vous pouvez toujours le faire sur le site de Rock en Seine jusqu'au 7 mai 2009.
Reste encore une vingtaine de groupes à faire jouer... complétez la prog sur le forum musique de Fluctuat
Voir le site de Rock en Seine
Les belles promesses de Rock en Seine 2009![]()
Quelques noms ont été révélés par Zegut pour la septième édition de Rock en Seine, qui aura lieu les 28, 29 et 30 août prochain.
Hé oui, avec le retour des beaux jours on pense forcément aux festivals qui font chaque année vibrer notre mélomanie sous un soleil ardent. Même si nous sommes moins gâtés en France que nos voisins européens, on a tout de même un festival qui a déjà programmé Rage Against The Machine, Björk, Arcade Fire, Muse, Radiohead, etc. Rock en Seine nous promet cette année encore des groupes du même accabit.
On devrait donc voir défiler Oasis, Bloc Party, Fires of Rome, Sammy Decoster, Vampire Weekend, NTM, et... roulement de tambour... Faith No More, avec le line-up d'Album Of The Year s'il vous plaît ! Parmi le déluge de reformations auxquelles on a le droit depuis quelques années, je dois bien avouer que celle-ci me met particulièrement en joie, et que leur présence en France est un cadeau du ciel.
Les rumeurs qui circulaient sur la venue de Pearl Jam seraient en revanche infondées. Dommage car rien qu'avec ces deux monstres ricains, le festival était bien parti pour afficher le plus beau line-up de son histoire. On parle également de The Prodigy pour prendre la tête d'une journée électro. Si c'est le cas je vous conseille d'y foncer car la prestation des britons tazés était tout bonnement jouissive lors de leur concert au Zénith. D'après le blog non officiel du festival, Bloc Party jouerait le vendredi avec Vampire Weekend et The Prodigy le dimanche.
N'oubliez pas que si vous aviez été floué par l'annulation polémique d'Amy Winehouse en 2008, vous disposerez d'une réduction de 18 euros sur le ticket 2009. Toutes les infos pour procéder sont sur le site officiel de Rock en Seine. La programmation officielle sera dévoilée le 8 avril sur Flu. Les places pour le festival seront également en vente à partir de cette date.
Lire aussi Rock en Seine vs Amy Winehouse
"Dans un festival, 95% des artistes arrivent une heure avant (leur prestation)", selon le directeur de Rock en Seine, François Missonnier. Comment alors prévoir l'annulation d'Amy Winehouse (photo)? Les organisateurs de Rock en Seine ont-ils été naïfs ? Tout le monde sait en effet que la chanteuse anglaise cultive l'incons(sis)tance en tournée, entre prestations calamiteuses et annulations pour cause de santé. Tout le monde le sait, et le festival parisien en particulier, qui a déjà subi en 2007 une desertion de la Winehouse. A l'époque, elle avait prévenu quelques jours avant. Cette année, la diva soul a fait plus culotté encore, annulant, depuis sa voiture en Angleterre, seulement deux heures avant le concert ! Par téléphone, sans donner d'explication...Le festival, qui a depuis engagé une procédure judiciaire contre la chanteuse et ses représentants, a pourtant cru au "miracle" jusqu'au bout. Car, contrairement aux apparences, tous les signes étaient plutôt cléments, quelques heures encore avant le coup de théatre. En premier lieu, le contexte : aucune annulation de la diva dans les autres festivals de cet été, ce qui est rare. "On est le seul concert qu'elle a annulé ! ", s'exclame un porte-parole du festival, qui n'en revient toujours pas. " Les musiciens de Winehouse sont venus dans la journée du vendredi 29 août. Son chef lumière était sur place depuis une semaine. Le "sound check" a même été fait le matin de sa prestation...", finalement avortée ! Bref, personne n'était au courant. Et tout le monde l'a un peu mauvaise. Le public, bien sûr, qui a déboursé 45 euros (parfois 90 auros, si l'on compte le lapin de l'an dernier) souvent uniquement pour la voir, elle, et pas Kate Nash ou les Raconteurs. Mais surtout Rock en Seine, qui s'est trouvé ridicule à devoir annoncer le désistement de la star le jour même, prolonger les concerts des Raconteurs et de Justice...et faire jouer The Streets en "prime" sur la Grande Scène - même si Mike Skinner s'en est finalement sorti assez héroïquement. Bien conscient du préjudice causé au public, Rock en Seine a décidé de faire un geste, et va proposer une compensation aux spectateurs, qui sera précisée sur le site du festival mercredi à 18h. Quelle qu'elle soit, elle ne pourra sans doute pas remplacer pour les fans la présence, fut-elle fantômatique, d'Amy Winehouse. Laquelle ne s'est toujours pas excusée.
Live Rock en Seine#3 : sans Amy rien ne vaPosté par Slick Rick le 30.08.08 à 14:33 | tags : électro, hip hop, live, pop, rock, rock en seine, soul
Blue eyed soul culottée
Tout n'avait pas trop trop mal commencé cette après-midi là, sous un soleil revigorant. La foule, plutôt éparse, s'est goinfrée d'amuse-gueules blue-eyed soul, avec d'abord le set charmant de DB Clifford, un canadien jovial mais sans originalité, puis celui de Jamie Lidell. L'Anglais à lunettes a savamment détourné les attentes d'un public majoritairement venu pour écouter "Another Day", son dernier hit soul. Qu'à celà ne tienne ! Le dandy passe la première demi-heure du concert à bidouiller son sampleur, improvisant des vocalises sur ses propres beats et ceux de la batterie, tenue par Mocky (le musicien, pas Jean-Pierre). Et c'est assez jouissif. Après avoir brillamment rappelé son exigence expérimentale désormais estampillée Warp, Jamie Lidell finit par donner au public les tubes qu'ils demandent. Pour "Another Day" et "Multiply", on a même droit à un guest de marque, Gonzales, venu en renfort au piano. Superbe montée en puissance, une réussite culottée.
The Roots, cross-over de génie
The Raconteurs se la racontent 70's
Coup de théatre : consternation
Après 1h30 de spectacle, mauvais pressentiment, articulé en mon cortex en ces termes : "tiens tiens, c'est bizarre c'est pas le dernier concert et ils dépassent l'heure règlementaire". Quand les lumières s'éteignent, un courageux intermittent annonce la terrible nouvelle : Amy Winehouse ne jouera pas ce soir. Consternation générale, mais le public de la Winehouse n'étant pas celui, plus musclé, de Rage Against the Machine, on évite de peu le saccage du Domaine St Cloud. Lot de consolation expliqué par le (suicidaire) intermittent : Justice jouera une demi-heure de plus, et The Streets aussi...Histoire qu'on soit quitte, les gars ! J'attends un éclat de rire général, qui ne vient pas. Quel foutage de gueule !
Hold up de The Streets
Live Rock en Seine#2 : Tricky et REM sont dans la place, tout baigne !
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D'où une certaine appréhension de ma part avant l'arrivée au Domaine Saint-Cloud du bad boy de Bristol. En débardeur blanc, coiffé à l'iroquoise, Tricky ne tarde pas à faire tomber le haut. La bête à dreads impressionne toujours. Ce soir, il est accompagné par la jolie voix de Veronika, sans doute sa dernière muse. "You don't wanna" lance le concert avec sa rythmique à la Eurythmics, pendant que le pape du trip hop s'en roule un gros. Puis débute la messe. Comme traversé par des soubresauts chamaniques, Tricky entre vite en transe. Cramponné au micro, il ébroue sa tignasse à la manière d'un chien fou. La tête rejetée en arrière, yeux fermés, il en appelle à Dieu lui même : magnifique exorcisme de plus de dix minutes, s'apaisant puis repartant de plus belle, entre deux râles gutturaux et nicotinés sortis du plus profond de ses tripes. Le trip est total, à peine perturbé par les exigences techniques de l'homme au torse tatoué. "You're special", susurre Tricky au public parisien, "you're special" s'imprime dans nos corps encore traumatisés par cet assaut aussi languissant que violent, entre punk, trip hop et dub.
Visiblement ravi d'être là, Stipe pète le feu de Dieu, fait la danse du robot, imite Daft Punk avec ses lunettes de soleil, se déhanche comme un beau diable...On oublie vite le statut de "dinosaure" des américains, pour se focaliser sur leurs chansons, d'une exceptionnelle force en live. REM évite donc le "best of" attendu, mais ne coupe pas l'inusable "Losing My Religion", en rappel, et surtout "Man on The Moon", qui achève le concert en apothéose.
Live Rock en Seine #1: These New Puritans, Hot Chip et Kaiserchiefs
![]() Deuxième journée de Rock en Seine 2008, première partie : Début des hostilités par les These New Puritans, dont la mine blafarde est plutôt raccord avec la grisaille parisienne. Les Anglais très "mode" (Hedi Slimane les a-do-re), maigres et impassibles, jouent un post punk robotique de bonne facture, mais la lumière du jour n'a pas l'air de convenir à leurs yeux aveuglés...Muni d'un improbable t-shirt à écailles de féraille, genre armure du Moyen Age, Jack Barnett parvient néanmoins à emporter l'adhésion des kids agglutinés dans la fosse. Leurs ainés sont plus circonspects. Témoin , ce commentaire d'un spectateur barbu, saisi à la volée par votre reporter à l'affût : "mouais bof, une chanson style New Order, une chanson style Joy Division, et ainsi de suite pendant tout le concert !" On ne lui donne pas tort. Direction les Hot Chip qui jouent de l'autre côté. Allez, on se remotive. Et grosse impression des Anglais. Emmenés Alexis Taylor (photo), sorte de François Hollande qui aurait : - perdu 20 kilos, - acheté sur e-bay les lunettes à cadrans de l'inspecteur Derrick, - décidé de porter une camisole de force sous une veste jaune et de se piercer l'oreille gauche, les Hot Chip ressemblent à des geeks, certes, mais enflamment rapidement la foule avec leur electropop sautillante et stylée. Il fait grand jour, mais la Grande Seine se croit en boîte un saturday night, lève les bras et siffle tout son bonheur...puis sa pinte de bière tiède, à l'écoute de la scie princière "Nothing compares 2 u", joliment interpétée en rappel. On comprend pourquoi la coolitude pop-rock-electro actuelle (Le Tigre, Jamie lidell, M.I.A, The Chap...) s'arrache les remixes de ces joyeux zinzins. On enchaine avec un léger creux : que choisir entre Serj Tankian (la voix de System Of a Down), The Do (la sensation finno-française de l'année) et Narrow Terrence (personne ne le connait mais le guide le vend comme un mélange de Tom Waits, Morricone et Deus. Ah...les guides !) Bref, nos pas nous conduisent malencontreusement vers le beau Serj. Les filles du premier rang connaissent les morceaux par coeur. Les autres (garçons compris) rongent leur frein en espèrant un petit "Chop Suey", "Atwa" ou "Forest", bref une bonne chanson de SOAD, et pas une reprise-massacre d'Abba - il l'a faite, le bougre. On bat en retraite vers The Do, sans trop d'entrain non plus, mais bon , "Ils ont une ou deux très bonnes chansons sur leur album, quand même", dit la rumeur. C'est vrai, enfin plutôt une : "on my shoulder", qui est effectivement une vraie bombinette pop, assez imparable. Le reste du set est d'une grande platitude, malgré les pénibles efforts vocalistico-vestimentaire de la chanteuse en leggin rose paillette. La nuit tombe sur Carl Barât et ses Dirty Pretty Things, mais rien ne se passe sur scène : ça déroule, ça déroule...Des chansons interchangeables, plutôt efficaces mais sans relief, qui font une fois de plus regretter la split des explosifs Libertines. Les groupies de 15 ans, elles, semblent apprécier le placebo. Rayon Brit Pop toujours, moins detroy mais plus enthousiaste : les Kaiser Chiefs s'emparent de la Grande Scène. Devant un gigantesque panneau siglé "Kaiser chiefs" - en relief et tout - Ricky Wilson en fait des caisses. Le leader des Kaiser fait quasiment son jogging sur scène, monte sur les échafaudages, fend la foule pour grimper sur un autre échafaudage plus haut...Et ça fonctionne ! "Everyday i love you less and less", "Rudy", "I predict a riot"...Que des tubes ! Le quintet de Leeds ne sait faire que ça, des "tubes" avec, en rituel, le refrain en onomatopée ("la lalala la", "na nana na", "toudou doou", etc) : du Prêt-à-Chanter en quelque sorte. Le public français, venu en majorité pour REM, semble assez friand de cette brit pop tapageuse. "Oh my god", leur meilleure chanson, clôt en beauté ce show survitaminé.
Live : Rage Against the Machine, et toujours le poing levé![]() On le savait, la journée 20 août de Rock en Seine, c'était Rage Against the Machine. Et rien d'autre. Une date spéciale pour les fous furieux "fusion" : privilège inédit à St Cloud. Grosse attente donc, pour un public venu spécialement voir le retour de leurs idoles splittées depuis 8 ans.
Casquettes de keupons, pantacourts et T-Shirt du Che semblaient être de rigueur pour honorer l'évènement. Les autres concerts, tous programmés sur la grande scène, faisaient figure d'amuses-gueules. Hormis les sexy Blood Red Shoes, duo anglais énervé, efficace et finalement très pop, qui ont fait une prestation courte mais sans fioriture. Sinon, quoi ? Les Lostprophets, sortes de Linkin Park "emo", affectés et péroxydés, aussi délicats qu'un Nickelback. Puis le set impersonnel de Mix Master Mike, DJ légendaire des Beastie Boys, qui s'efforce de contenter un public "hip hop/rock" en enchainant Eminem avec "Seven Nation Army". "Do you want to see Rage?" Début d'ébullition dans la fosse.
Les brancards défilent
Machine de guerre
Coiffé de son éternelle casquette de base ball, Tom Morello saigne sa gratte comme un chirurgien sadique, tandis que le tatoué Tim Commerford tripote violemment sa basse en secouant sa tête rasée. Brad Wilk donne le tempo, martial. Le riff de "Bombtrack" déclenche un délire collectif, bientôt suivi de "Bulls on Parade" et son imparable effet wah wah, funk en diable... Balayant l'espace de ses jambes raides, dans une danse chaotique et saccadée, Morello s'impose en fin stratège de la Machine de guerre. Allure de Guevara mâtiné de Marley, révolutionnaire et christique, De la Rocha tient son rôle de frontman charismatique, politisé jusqu'à la moelle.
Quand, à l'heure du rappel, l'"Internationale" retentit (!), la foule entonne l'hymne communiste, sans sourciller. Car, il faut bien le dire, à défaut de subtilité, un show RATM se doit d'être polémique et engagé. Chose promise, chose dûe : en ce sens, les Californiens tiennent leur statut, et prouvent au passage que le folklore Rouge/guevaro-zapatiste a encore de beaux jours devant lui. Retour au rock : la scie "Killing In the Name", tranchante et toujours pas rouillée, vient découper ce qui reste de nos pauvres articulations. Et la foule...lève le poing.
Photos de Nicolas Messayasz (blog de Rock en Seine) et David Atlas (site officiel de RATM). Prog complète de Rock en Seine 2008![]() Les 20, 28 et 29 août, le Domaine de St Cloud accueillera la 6ème édition du festival Rock en Seine, qui depuis quelques années, s'est taillé une belle place sur la scène des festivals d'été. A quelques semaines du rassemblement pop-rock, annonce de la prog complète, histoire de vous faire un guide perso et absolument subjectif des "à avoir"/"à ne pas voir". Mercredi 20 août Rage Against The Machine, Mix Master Mike, Lostprophets, Blood Red Shoes Jeudi 28 août R.E.M., Kaiser Chiefs, Tricky, Serj Tankian, The Do, Apocalyptica, Dirty Pretty Things, Hot Chip, Wax Tailor, Plain White T's, These New Puritans, The Infadels, Narrow Terence, Da Brazilians, The Latitudz Vendredi 29 août Amy Winehouse, The Raconteurs, Justice, The Roots, The Streets, Kate Nash, Jamie Lidell, Louis XIV, Black Kids, DB Clifford, The Jon Spencer Blues Explosion, Scars on Broadway, Brooklyn, Molecule, Fortune. Il plâne tout de même sur cette édition le "mystère de Amy Winehouse, viendra/viendra pas ?". Sinon avec des moyennes têtes d'affiches telles que R.E.M. (une plus grosse avec RATM certes) et une prog dans son ensemble moins pointue que celle de 2007, RES 2008 remplira-t-il le Domaine de St Cloud autant que l'année précédente (65 000 personnes en 2007) ? Et pour finir si on peut se permettre un tout petit conseil, veillez à ne pas rater la prestation du dandy déjanté Jamie Lidell, dont Flu parraine le concert de Rock en Seine.
Lire notre entretien avec Jamie Lidell Achetez vos places pour Rock en Seine sur la billeterie concert de Flu. Le site de Rock en Seine Rock en Seine vol.6, du beau monde![]() Comme chaque année, le festival Rock en Seine en met plein la vue. La sixième édition ne déroge pas à la règle, la barre est donc encore placée très haut : R.E.M., Amy Winehouse, Rage Against The Machine pour les big stars. Zach de La Rocha et ses sbires joueront d'ailleurs au Domaine St Cloud leur 2ème seule date française. Jamie Lidell, dont Flu parraine le concert, viendra aussi tester les irrésistibles titres funky de son dernier album Jim. Voici le reste de la programmation (encore partielle) : Mercredi 20 Août: Rage Against The Machine + invités... Jeudi 28 Août: REM, Keziah Jones, Tricky, The Do, Kaiser Chiefs, Wax Tailor, Serj Tankian, Apocalyptica, Plain White T's... Vendredi 29 Août: Amy Winehouse, The Raconteurs, The Roots, Jamie Lidell, Justice, Kate Nash, The Jon Spencer Blues Explosion, The Streets, Black Kids, Louis XIV, DB Clifford...
La billeterie est déjà ouverte, pour choper vos places, c'est par ici (là-dessous) : Acheter vos places pour le concert de Rage Against the Machine Acheter vos places pour le Festival Rock En Seine
Pour en savoir plus: le site de Rock en Seine
Rock en Seine 2008 : nouveaux noms et billeterie ouverte
![]() Rock en Seine avait annoncé au début du mois les premiers noms de la prog de son édition 2008. Après Amy Winehouse et R.E.M., d'autres artistes sont venus enrichir le line up. Depuis la semaine dernière, Rock en Seine a ajouté The Roots, Justice, The Do, The Streets, Kaiser Chiefs et Serj Tarkan (de System Of A Down).
A noter aussi : les forfaits 2 jours à 75 euros sont en vente dès aujourd'hui. Achetez vos places pour Rock en Seine sur la billeterie concert de Flu.
Rock en Seine 2008, Amy Winehouse et R.E.M.
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Rock en Seine vient de dévoiler les premiers artistes programmés pour sa 6ème édition qui se tiendra cette année sur deux jours : jeudi 28 et vendredi 29 août. R.E.M. et Amy Winehouse ont été confirmés. Le groupe de Michael Stipe, ne faisant jusque là que deux dates cet été pour promouvoir Accelerate, à Nice et à Lyon, contentera ainsi les Parisiens qui pestaient contre leur non-passage dans la capitale. Et pour Amy Winehouse, elle n'aura pas droit à l'erreur, l'année dernière elle avait déjà été programmée et avait du annuler son concert quelques jours avant pour cause de cure de désintox. Une trentaine de concerts sont annoncés pour le festival...on attend le reste.
Les forfaits 2 jours seront en vente dès le 15/04 au prix de 75 €.
Achetez vos places pour Rock en Seine sur la billeterie concert de Flu. Lire la chronique d'Accelerate Rock en strophes, 5ème édition Avant Rock en Seine, la Ville de St Cloud organise un concours d'écriture en deux temps en partenariat avec le festival. Rock en Strophes, c'est dans un premier temps un appel aux meilleurs textes écrits par les Franciliens et c'est enfin la mise en musique de ce texte et une présence assurée sur la compil qui sera distribuée lors du festival Rock en Seine, qui se tient chaque année au mois d'août dans le Domaine National de St Cloud.Le principe est de permettre aux habitants d'Ile-de-France de proposer leurs textes avant le 29/02. Une fois choisi, le texte sera proposé à des musiciens de la région et mis en musique dans des styles différents : rock, hip hop, slam... Les cinq meilleures créations musicales pourront ensuite figurer sur la compilation Rock en Strophes. Après Jacques Higelin, Cali et Olivia Ruiz, c'est au tour de Mathias Malzieu, chanteur de Dionysos, de parrainer cette 5ème édition. En 2007, c'était le titre "Oubliez-moi" qui avait remporté le concours, écoutez les cinq versions sur le myspace de Rock en Strophes. Pour les modalités d'inscription, c'est sur le site de la Ville de St Cloud.
Live report : Jesus & Mary Chain en concert à Rock en Scène![]() On annonçait une possible reformation du groupe culte des 80's, Jesus & Mary Chain. C'est aujourd'hui chose faite puisqu'ils se sont produits à Paris le 25 août dernier au festival Rock en Seine. En exclusivité Fluctuat et Playlist, un live report et deux photos, signés Guillaume B. : Difficile de critiquer les Jesus and Mary Chain. Aussi c'était cool de les voir de nouveau sur scène, même si on n'entendait que les basses qui vous massaient les intestins, même si William Reid, énorme, était sans doute déjà assez bourré pour se planter dans tout les passages clef et pour détruire "Some Candy Talking". Même si Jim Reid avait l'air de vouloir se barrer pendant tout le concert, lucide, comprenant que décidément jamais ils ne reussiront à avoir le succès qu'ils ont merité (du moins jusqu'à Honey's Dead). Le public a tout de même eu droit a deux nouveaux morceaux, laissant présager un nouvel album malheureusement caricatural. Et puis il y a eu la fin, très belle, reverence contre toute attente, avec enfin le son de guitare de JMC, et là je me suis dit que ca valait le coup encore. Il manquait juste ça ! ![]() Tool vs Björk à Rock en Seine Après Arcade Fire, très belle tête d'affiche de vendredi à Rock en Seine, Tool et Björk ont eux aussi tenté de remplir cette mission. Samedi pendant la journée, quelques porteurs de t-shirts Tool ou A Perfect Circle parsemaient ici et là le Domaine National de St Cloud. L'effet grande scène d'un festival oblige, le public était déjà assez nombreux avant le début du concert ; certes rien à voir avec celui venu en masse pour les Canadiens la veille...je me demandais alors combien on serait à la fin du concert, voire dans une demi-heure. Chez Tool, il n'y a presque rien à voir, ou du moins ce n'est pas vraiment sur scène que ça se passe. Le groupe propose une sorte de concert virtuel, une sorte car les membres de Tool sont quand même bien présents. Ils sont quatre, et Maynard James Keenan, le chanteur, se place à l'arrière de la scène sur une estrade. En ombre chinoise, Keenan entretient le culte que les fans vouent à sa voix si particulière dans le domaine du rock métal/progressif. Une voix étonnamment douce et apaisante à certains moments et d'autres fois carrément plus rageuse. Les autres membres se cachent derrière leurs instruments ou leur cheveux. Le spectacle n'est à pas à proprement dit sur la scène, mais plutôt sur l'ensemble du dispositif qui comprend deux écrans disposés aux cotés de la scène. Deux écrans qui diffusent continuellement les clips et autres créations visuelles apparentées au groupe. Certaines images sont assez vilaines et relèvent au mieux des animations du lecteur Windows Media, tandis que le reste frôle étrangement le très beau. Etrangement oui, car l'univers de Tool est sans lumière et habité de corps désarticulés et malades. Difficile de ne pas se laisser happer par ce concert, par cette chape de plomb sonore qui s'abat, par ces images en boucles... L'aspect visuel prend parfois beaucoup trop le dessus sur le concert en lui-même. Pendant la première partie du set le groupe plante son ambiance pesante et atmosphérique. Côté setlist, j'ai retenu "Stinkfist" et son riff en intro qui ravit à chaque fois comme un coup de massue, et "Vicarious" extrait du dernier album. A une bonne moitié du concert, le temps se fait pourtant long, il se fait tard et avouons-le, même si le succès du groupe n'est plus à prouver, leur programmation en tant que tête d'affiche d'un festival assez grand public comme Rock en Seine m'interpelle. Le lendemain, la présence de Björk en tant que tête d'affiche n'étonnera personne, son statut n'est plus à prouver. Tout concorde à faire de son concert, un moment d'exception : sa présence vocale, la section de cuivres qui l'accompagne, la qualité des chansons, sa capacité à réinterpréter ses compositions...Et Björk en elle-même, petit bout de femme aux pieds nus et empapillotée dans une robe-couverture de survie. "Yoga", "Pagan Poetry", "Earth Intruders", "Declare Independance", "Army of Me", "Hidden Place" interprétés avec savoir-faire par Björk et ses musiciens. Le concert alternera moments calmes et passages techno sur la fin. Tout est savamment mis en oeuvre pour magnifier ce concert. La scène a été redécorée à l'aide d'étendards (à l'éffigie d'animaux), certains musiciens/choristes ont le front maquillé et le bouquet final c'est cette explosion de cotillons dorés. Tout était donc là pour en faire un concert parfait. Etait-ce trop ? Trop préparé, trop parfait ? Björk a-t-elle encore les moyens de nous suprendre en live ? Rock en Seine sous une arcade en feu![]() Un titre poétique pour un concert au lyrisme assumé. Un concert oui, mais aussi un spectacle, une mise en scène. L'arrivée du groupe est précédée par une vidéo pour le moins étrange : une bonne femme aux allures de prédicatrices parlant dans une langue indéterminée. Il fait noir sur le Domaine de St Cloud et Arcade Fire arrive devant un public plein d'attentes et sur une scène transformée en choeur d'église. Un orgue trône à l'arrière de la scène tandis que des grands livres ouverts, pour ne pas dire des bibles, en néon illuminent le décor. On ne les compte pas, les Arcade Fire sont assez nombreux sur scène mais chacun d'entre eux y trouve sa place. Un violon pour souligner la finesse de leurs compositions, une section de cuivres pour magnifier le tout et des choeurs sur scène et dans le public pour la communion. Pour sa setlist, pas de fausses notes : équilibre parfait entre leurs deux albums Arcade Fire et le dernier en date Neon Bible. Expérience mystico-spirituel quand Régine Chassagne se place derrière l'orgue pour jouer les premières notes de "Intervention". Petit temps mort au moment du titre "Neon Bible" puis le concert reprend de ses forces grâce à l'enchaînement parfait des titres suivants (de mémoire) : "Ocean of Noise", "Neighborhood 1 (Tunnels)", "Power Out" et "Wake Up". Un final, avant un rappel, époustouflant et magnifique. Comme si les gens n'attendaient que ça, comme si le public pressentait la fin du set et ses derniers moments d'émotions, tout le monde chante et gueule sur "Wake Up", comme s'il ne restait plus que ça à faire. Oui, Wim Butler a des allures de prêtre, oui, on l'a vu faire le signe de croix à la fin d'une des chansons et oui, l'image est facile mais flagrante. Ce concert avait tout d'une messe, d'une communion exceptionnelle entre le groupe et son public, le plaisir était sur scène et en dehors. Voir et entendre des milliers de personnes chanter derrière un groupe reste une des plus belles images de ce concert, qui a été le plus réussi de ce festival. Crédit photo : Nicolas Joubard Le magic de Les Hives![]() Ce Pelle Almqvist a tout de l'empereur mégalo : grand, ego surdimensionné, toujours au devant de la scène, toujours en train de blablater, de se croire sur la scène d'une tragédie romaine. Le concert de The Hives ce n'était finalemrnt pas qu'une pièce de théâtre, mais juste un pur moment de bonheur à base de "j'ai des crampes dans ma jambe droite", "j'ai la hanche qui me démange"...mais qu'est-ce qui m'arrive ? Derrière leurs costards bicolores, les Hives ont quelque chose de coincé, mais au contact de leur instruments les cinq Suédois sont fantastiques ! Ce n'est pas le chanteur du groupe qui vous dira le contraire. Le jeune homme s'était fixé comme mission de nous faire passer un bon moment et pour s'en assurer chaque titre était précédé de son petit show. Dans le rôle du Suédois qui parle anglais avec l'accent français, Almqvist interpelle donc la foule à base de "Hmm, les Hives c'est bon", "c'est fantastique", "alors les french people"...et ce "c'est le magic de Les Hives". Quand il ne discourt pas, le leader des Hives chante également et s'agite comme un pantin. Le concert en lui-même a été fort en décibels, en riffs claquant sur les fesses, en cris sauvages. Le temps d'une setlist où presque aucun tube du groupe n'a manqué, le public de la Grande Scène s'est vite transformé en une armée de poings levés...des manifestants prêts à suivre au pied de la lettre, les instructions de leur leader bien-aimé....Walk Idiot, Walk !!! Moi, c'est tout vu, demain je m'achète une paire de chaussures blanches et je fais le grand écart...comme Pelle. Ce qui transparait déjà à l'écoute de leurs cds, éclate ici au grand jour. Le constat est simple et sans appel : si The Hives c'est bien sur CD, en concert c'est juste magique et on ne peut que constater les dégâts ! The Hives ou l'art de rendre au live rock ses lettres de noblesse. Crédit photo : Miller Extraits de Rock en Seine![]() Rock en Seine et ses trois pôles : la Grande Scène, la Scène de la Cascade et la Scène de l'Industrie. L'espace ne manque pas au Domaine National de Saint Cloud, alors on passe plus de temps au téléphone et à faire des aller-retours telles des fourmis travailleuses entre chaque scène. Conclusion de la première journée et là je ne vous apprends rien : il est assez difficile de voir un concert en entier, si ce n'est le tout premier de la journée, celui de Dizzee Rascal. Oui, le festival en question s'appelle ROCK en Seine et inaugure sa 5ème édition avec le plus connu des représentants de la scène grime. Et voilà comment on se retrouve à 15h30 à écouter le phrasé percutant et le son froid de ses compositions. Il était certes tôt, et on aurait plus vu, Dylan Mills se produire en soirée, dans la nuit noire, mais tout de même, il était là, accompagné d'un autre MC et d'un Dj. Equipement minimal donc : "2 MCs and one Dj !!", mais à eux trois ils ont réussi à éveiller l'attention du public massé devant la Grande Scène. Le titre "Temptation" en duo avec Alex Turner des Arctic Monkeys (présent sur la platine, pas sur scène !), son "Fix Up, Look Sharp", Dj Semtex (lointain sosie de Shaun Ryder des Happy Mondays) qui "mixe" avec son nez et le tour est joué, Rock en Seine a commencé, sans riffs de guitare et sur un très bon concert. Pour les bouts de concerts : M.I.A., vu de loin, ça ressemblait à une petite poupée en legging doré et en veste de sécurité routière orange. Un son qui crachait un peu, elle qui chante faux, la sauce n'a pas vraiment pris...enfin sur 3 titres mon jugement n'est pas défintif. Côté extraits, les 2 Many Dj's sont des experts en la matière. Impossible de se poser sur un seul titre pour danser et profiter de l'instant présent...un remix de Gossip qui commence et hop on vous coupe l'herbe sous les pieds, agaçant sur la fin. La première journée, prendra fin, sur le final du concert de Unkle, que je croyais presque mort. Arrivée au moment de "Rabbit In Your Headlights"/"An Eye for An Eye", je me demande alors s'ils ont joué des titres plus récents. Rock en Seine, le grand départ![]() La vie est belle pour les rédacteurs de Playlist : tandis que certains sont envoyés en Bretagne à la Route du Rock, d'autres sont expatriés à la Porte de Saint-Cloud à Rock en Seine...mouais, pas très équitable tout ça. Donc pas de galette-saucisse, pas de Fort de St-Père, pas de navette, a priori pas de bottes Aigle chopées au Décathlon du coin, non, juste son ticket de métro et un courage absolu pour affronter la ligne 10 du métro parisien et atteindre Rock en Seine. Donc 3 jours à arpenter le Domaine National de St Cloud à la recherche du ou des concerts ultimes parmi tout ça : VENDREDI 24 AOÛT Dizzee Rascal, Mogwaï, The Hives, Arcade Fire, Dinosaur JR, The Shins, M.I.A., Emilie Simon, 2 Many DJ’s, Rodeo Massacre, Rock & Roll, Hey Hey My My, Biffy Clyro, Noisettes, Unkle SAMEDI 25 AOÛT The Fratellis, Cold War Kids, Jarvis Cocker, The Jesus And Mary Chain, Tool, Puppetmastaz, Hellogoodbye, Erik Truffaz, CSS, Les Rita Mitsouko, I Love UFO, Pravda, Calvin Harris, Terry Poison, Alpha DIMANCHE 26 AOÛT Björk, The Horrors, Mark Ronson, Kings Of Leon, Faithless, Bat For Lashes, Devotchka, Kelis, Just Jack, Craig Armstrong, Housse de Racket, Nelson, Albert Hammond JR, Bromheads Jacket, Enter Shikari Verdict à suivre à partir de demain ! Radiohead en seine : apothéose ou chant du cygne ? 1. PréambuleTout le monde était là pour ça. Des gens partout, sur les pentes à droite, derrière la régie au loin (entre le stand Levis et la boutique Coca), peut-être sur la Seine en péniche, et surtout partout, très serré autour de moi, sur mes pieds, devant ma tête ou accoudés à mon sac à dos. Une tartiflette géante de fans attend l'évènement : l'unique passage en France de Radiohead. 2. Avertissement Les propos qui suivent m'appartiennent. C'est un point de vue qui n'a aucune portée universelle. 3. Les Faits J'ai trouvé le concert décevant. Sur le plan technique, une fois de plus la sonorisation du festival a laissé à désirer. Trop, trop, trop de basses. Ceux qui connaissaient les morceaux par coeur pouvaient se préparer à la catastrophe, lorsque par exemple la basse de Colin Greenwood entrait dans la danse macabre de "You and Whose Army ?". Certains, mieux avisés, s'étaient réfugiés sur les hauteurs où, paraît-il, le son était meilleur. Mais quand on veut voir ses idoles, on ne s'attend pas forcément à être assaisonné de fréquences désagréables même à 30 mètres de la scène. La prestation m'a peiné davantage. Oh non, le groupe n'a pas été mauvais. Il n'a pas fait de faux pas, il a pioché dans les morceaux les plus emblématiques de son répertoire : "Paranoïd Androïd", "Everything In Its Right Place", "My Iron Lung", "There There", "Karma Police"... Mais quelle manque de génie ! Quelle manque d'originalité dans l'abord du live ! Toutes les versions jouées ce soir étaient identiques à celles jouées trois ans, cinq ans, dix ans auparavant. Globalement, tous les morceaux suivent la rigide trame d'un travail en studio certes magnifique, mais qui semble bien chiche pour un cadre live. Les versions scéniques de la période Kid A / Amnesiac, si excitantes en 2001, sont reproduites quasi parfaitement en 2006. Rejouer une chanson à la mesure près, à l'accord près, on peut apprécier, mais toutes ?... Parfois, Jon Greenwood arrache un son extraterrestre de sa guitare, une fois ou deux Thom Yorke remodèle sa plaintive mélopée, mais l'ensemble transpire le conformisme, la copie intégrale d'une oeuvre jugée trop parfaite, ou trop lourde à porter ?
Quand aux nouveaux morceaux (4 au total), ils confirment les craintes que j'avais eu en écoutant les lives disponibles sur la toile : peu de charisme, des mélodies plates, des structures sans surprises, voire des effusions un peu mièvre... Leur manque de pertinence a alourdi encore un concert sans remous. Ça et là, quelques compositions raniment mon intérêt : l'efficacité de "2+2=5", l'ambiance apocalyptique poussée à son comble sur "The Gloaming", où les vocaux chahutés de Yorke sur "Everything In Its Right Place". Mais la vedette, ce soir-là, c'était Beck Hansen. Le Bon Beck et ses Truands (Rock en Seine) La nuit n'est pas encore tombée, et nous (... mon colocataire, surtout) patientons pour Beck. A vrai dire, je n'attendais rien, vu que "Sea Change" m'avait laissé sur le rivage de la déception et que "Guero" n'était pas venu me recueillir. Les rumeurs d'un nouvel album plus hip hop me chatouillaient un peu les jambes, mais ce n'était vraiment rien comparé à la déferlante que j'allais prendre en pleine face. Dès l'intro facile mais néanmoins tonitruante de "Loser", l'électricité du Beck cru 2006 nous pénètre pour ne plus nous quitter. Cocktail détonnant de gros riffs bien gras et de rythmes groovy - monsieur Hansen s'est entouré de 3 percussionistes - la première demi-heure passée à sauter partout nous épuise sans nous labourer les oreilles : le miracle technique s'est donc finalement produit. Que ce soit dans une partie plus acoustique où les musiciens se retrouvent autour d'une table et frappent sur tout corps sonore (verres plus ou moins remplis, assiettes et couverts), ou lors d'un film de marionnettes où le groupe fout le boxon dans les loges de Radiohead, pratique la chasse au pigeon ou se fend de blagues scato, Beck et ses acolytes font preuve d'un humour contagieux. Le chanteur passe à la moulinette scénique un peu toutes ces époques sauf ma favorite (Midnite Vultures), et pourtant un sourire béat creuse mes joues. La prestation devient mythique, le public hilare chante Na naa naaaa, j'en perd ma voix et oublierai presque la cause première de ma venue. Mais de partout, la foule déboule et s'installe. L'espace devient compté, puis étriqué, puis inexistant. Les corps s'imbriquent sous la pression, Radiohead doit jouer dans 45 minutes. Un samedi à Rock en seine : éclaircies Ca commence très tôt pour le festivalier (même s'il est parti avant minuit la veille), puisque le combo Broken Social Scene était sur scène dès 14h55. Dommage pour les retardataires, car la prestation des canadiens valait son pesant de beurre de cacahuètes. Une quinzaine de musiciens, de chanteurs et de chanteuses se sont succédés sur la Scène de la Cascade pour délivrer leurs morceaux tantôt bizarroïdes (une ouverture entre Godspeed, Do make say think et... Zappa dans l'éclatement des structures) tantôt carrés (un petit côté Arcade Fire pour l'énergie collective et le son, un chouïa de Sonic Youth pour les guitares). Ca fait beaucoup de références, mais le collectif mérite ce chapeau bas. Des explosions rageuses à la finesse d'un duo féminin (dont Feist) en passant par les éclatantes mélodies des cuivres, Broken Social Scene a su captiver son auditoire et concrétiser tout le potentiel présent sur Broken Social Scene, leur dernier disque.Le temps de réunir la joyeuse troupe de ses connaissances, et nous nous pressions vers la grande scène pour y "planter la tente". Quand Phoenix, Beck et Radiohead se succèdent, que faire d'autre ? Des premiers, nous retiendrons le meilleur - des morceaux variés, taillés pour faire danser et rendus encore plus agressifs en live - pour oublier le pire : un son atroce dû à un kick de batterie bien trop fort et une basse qui tenait davantage du larsen que de la machine-à-groover. De toute façon, le groupe n'est pas à incriminer : en moins de 40 minutes, tous les tubes étaient joués, de "If I Ever Feel Better" à "Napoleon Says" (interprêtés deux fois, comme un enfant se repasse sa vidéo préférée) en passant par "Run Run Run". Les versions s'allongent pour le plus grand plaisir des fans, apparament peu nombreux si l'on tient compte des personnes dansant dans la foule passive. Une fois de plus, le public a montré un visage relativement austère... qu'il a heureusement perdu par la suite.The Dead 60's possède un nom en "the" et la musique peu originale qui va avec. La grande machine à recycler les tubes a cette fois jeté son dévolu sur les Clash. Cela donne un son propre et percutant, mais on s'ennuie ferme. Au mieux, une vague nostalgie fait ressortir les échos lointaints de "The Guns Of Brixton"... au mieux. Alors, on oublie et on remue son popotin, parce que c'est pas Radiohead qui nous fera guincher ce soir ! Rock en Peine : un vendredi terne
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