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Rock'n roll : depuis les années 50, type de musique qui excite les adolescents et énerve les parents.
A lire aussi sur Flu : notre histoire du rock. En écoutant quoi ? Yeah, notre radio rock. Top des morts les plus bizarres : Brian Jones and coIl y a 40 ans aujourd'hui, au fond d'une piscine payée par Winnie l'Ourson, on retrouvait le corps de Brian Jones. A cette (morbide) occasion, diaporama des morts les plus insolites dans le monde de la musique...
![]() Leader des Rolling Stones à leurs débuts avant de devenir leur homme à tout faire en studio (il jouait de l'accordéon, de la flûte, du cithare et de n'importe quoi pour le groupe qui savait de moins en moins quoi faire de lui) avant de finir simple icône trash de Carnaby Street, Brian Jones était plus qu'un simple mauvais nageur.
Il y a un tas de paradoxe dans l'histoire de Brian Jones : puriste du blues, il n'était pas emballé par les aventures en terrain rock et pop de son groupe, pourtant c'est lui qui a apporté la flûte à "Ruby Tuesday" ou la marimba sur "Under My Thumb", faisant des Stones du milieu des années 1960 un groupe plus éclectique qu'il ne sera jamais. Il était aussi passionné de musique arabe, une influence qui fait de Their Satanic Majesties Request autre chose qu'une simple copie de Sergent Pepper's. Le plus gros paradoxe, c'est cependant celui-là : Brian Jones s'est fait virer des Rolling Stones parce qu'il consommait trop de drogues !
De l'avis de tout ceux qui le connaissait, dans les dernières semaines de sa vie Jones avait l'air d'aller mieux après des années de dépression et d'abus, ce qu'on peut prendre comme une tragique ironie mais aussi une bonne nouvelle. Jones méritait bien de mourir (relativement) heureux. Voilà une vidéo de "Not Fade Away" de 1964, quand Jones ne s'était pas encore complétement fait volé la vedette par Jagger.
Les Dirty Projectors font du R&BPremier single extrait de l'excellent album Bitte Orca des Dirty Projectors, "Stillness is the move" est un très bon morceau de R&B moderne. Ne vous laisez pas tromper par tous les atours indie rock du groupe de Dave Longsteth : ils ont beau être blancs, mettre des lamas dans leurs clips comme d'autres mettent Wilco, jouent de la guitare comme des Africains, comme Vampire Weekend... Pourtant ce beat qui bégaie, ces voix savamment coupées et collées, même cette ligne de guitare répétitive (imaginez-la jouée par un vieux synthé de l'espace), c'est du pur R&B post Timbaland. Réécoutez donc "Try Again" si vous avez du mal à y croire. Détail qui ne trompe pas, les chanteuses de Dirty Projectors se fendent même d'une petite chorégraphie synchronisée au milieu du clip. Ca n'est pas tout à fait "Single Ladies" et personne ne prendra ce lama pour Timbaland, mais le monde n'a pas besoin de deux égos surdimensionnés de plus. Rejoignez le Record Club de BeckPour sa dernière transformation en date, Beck abandonne le songwriter ennuyeux qu'il était devenu pour réapparaitre en "cover man", parce qu'après tout, le monde et l'internet avaient sans doute besoin de plus de reprises.
En particulier de reprises du Velvet Underground. Sur le site de Beck on découvre en effet que ce dernier a lancé un "record club" : il compte rassembler, régulièrement, des amis et réenregistrer en une journée de travail intensif l'intégralité d'un album qu'il révélera ensuite chanson par chanson à un rythme hebdomadaire sur son site. Et non, son projet de reprendre l'intégralité d'Evol de Sonic Youth ne fait même pas partie du record club.
Le premier album à subir ce traitement est The Velvet Underground & Nico, un choix franchement décevant tant on a déjà trop entendu de bonnes et mauvaises reprises d'un des albums les plus connus et les plus faciles à jouer de l'histoire du rock. Toujours est-il que c'est Beck, qu'il reprend "Sunday Morning" avec une bande de potes qui inclue Joey Waronker (célèbre batteur de studio), Nigel Godrich (plus célèbre producteur de Radiohead) et Giovanni Ribisi (moins célèbre acteur, dont on se demande ce qu'il fait là). C'est merveilleux, la Californie, tout le monde est copain.
Et la suite ? The Soft Bulletin des Flaming Lips, un album de Wilco ? En tout cas, retrouvez chaque semaine sur Fluctuat, la reprise de Beck.
Beck - Sunday Morning (reprise The Velvet Underground)
Beck - Waiting For My Man (reprise The Velvet Underground)
Voir aussi Sonic Youth : Wipe That Sound (and wipe the world) !![]()
Dans un récent entretien accordé à nos excellents confrères de Noise, Thurston Moore de Sonic Youth, se déclarait fortement influencé, ou du moins, "très attaché", à l'oeuvre magnétique de The Wipers qu'il avait redécouvert sur le tard (il y a deux ou trois ans). The Wipers, infortuné groupe pré-grunge de Portland en Oregon, fondé par Greg Sage à la fin des années 70 (77 et oui, ça ne s'invente pas !), un guitariste et chanteur à la voix mélancolique même dans la rage la plus froide. A trois, nos nettoyeurs (le sens premier de "to wipe") se rendirent responsables d'une poignée de disques séminaux (allons-y) parmi lesquels les incontournables (et introuvables sauf, à certains endroits, mais on ne vous a rien dit), Youth of America et Land of the Lost. A la fois métallique et extrêmement mélodique, la musique des Wipers était pour le moins unique, et elle le reste, près de 30 ans après son invention et, malheureusement, 10 ans après sa complète extinction.
Et en souvenir, un morceau de The Wipers, "Youth of America", tiré de l'album éponyme, 10 minutes de folies électrique, le "Mother Sky" punk rock (Enjoy !) Voir aussi - la chronique de The Eternal - la chronique de Bitte Orca des Dirty Projectors Automator sublime le 3ème album de KasabianIl faut avouer qu'on n'avait pas vraiment pris au sérieux les Kasabian sur leurs deux précédents albums. Le groupe de Leicester alignait pourtant quelques sérieuses références et ressemblances, en proposant une sorte de musique compost composite venue en droite ligne de la mouvance Primal Scream, Stone Roses, soit un mélange d'electro, de rock et de chants sous influence.
Empire, sorti en 2006, nous avait clairement laissé sur notre faim rappelant plus les errances de... Kula Shaker (on est très méchants là) que la deuxième tentative d'un groupe majeur. Avec The West Ryder Pauper Lunatic Asylum, Kasabian, emmené par son chanteur en chef Tom Meighan, a fait la meilleure pioche de l'année en collaborant avec le (souvent) impeccable Dan The Automator. Le sorcier du premier Gorillaz a habillé les titres punk rock du groupe en majesté et transformé le plomb en or. A l'image de ces deux extraits, "Fire" et surtout le très léché "Vlad The Impaler", Kasabian grimpe en Major League et accède à un niveau jamais atteint jusqu'à présent. Ce qui aurait pu passer sans le travail extraordinaire de mise en sons pour un revival britpop option Madchester, devient une sorte de classique instantané des musiques britanniques. On pense parfois aux misérables Prodigy, à Oasis, à Primal Scream un peu partout mais aussi à PIL et aux Clash pour l'esprit punk.
Là où Empire embrassait clairement la cause politique, Asylum est plus subtil et plus habile à filer la métaphore. L'album occupe le dance-floor mais fait également son effet dans une chambre et en solitaire. Avec ses tubes, ses titres pop, ses quelques titres insupportables (Take Aim, Thick As Thieves surtout en horreur Beatles like) et ses morceaux de bravoure, Asylum est l'une des excellentes surprises de cette première moitié d'année et l'album le plus/moins cohérent musicalement de ces derniers mois. A l'image de Mercury Rev, groupe moyen qui avait réussi avec Deserter's Songs, un album meilleur qu'eux, Kasabian met la main ici sur son Graal.
Kasabian - Vlad The Impaler
Kasabian - Fire
Voir aussi Sky Saxon est mort aussiOn n'en entendra forcément moins parler que de l'autre mort des dernières 24 heures (non, pas celle de Farah Fawcett) mais Sky Saxon, ancien leaders des Seeds, est mort lui aussi.
Il avait fondé les Seeds en 1965, l'un des meilleurs groupes de garage proto punk de Los Angeles à l'époque. Très vite cependant, le groupe s'est aventuré vers des terrains psychédéliques qui sentaient fort le cerveau brûlé. Après la séparation du groupe en 1969, Sky Saxon a continué sa carrière entre disques solos, groupes à la vie courte et tentatives de s'établir comme gourou à Hawaï.
Aux dernières nouvelles, Sky Saxon avait "reformé" les Seeds avec de tout nouveaux musiciens, tournait à travers le monde pour jouer des classiques garages rock et prêcher sa théorie selon laquelle les cheveux longs sont des antennes vers le cosmos.
The Seeds - Can't Seem To Make You Mine Dead Disco Dancer, mon hommage à Michael Jackson par O.Chlidren![]() Michael Jackson est mort. Certains vont trouver (à raison peut-être) que nous en faisons un peu trop, mais l'envergure du bonhomme était telle, qu'on ne peut tout de même pas l'ignorer. Son image laissera peut-être autant d'impression négative que positive, peut-être parce que sa vie fut bien triste. Mais on ne refera pas sa biographie d'enfant battu ici, on pointera juste sur l'étrange coïncidence qui fit m'envoyer dans ma boite mail, ce lien vers un groupe dont le single, le ton et l'attitude ne pouvait que me renvoyer au décès du "King of Pop.
O.Children dont le single sort sous peu, ne sont certes pas des enfants de Michael Jackson, plutôt de Bauhaus, Joy Division et Sister of Mercy. Il faut bien reconnaître pourtant que ce "Dead Disco Dancer" sonne comme une épitaphe pour celui qui usa ses souliers sa vie durant sur les scènes de tous les stades du monde. MJ n'était pas un "disco dancer" c'est certain, juste un excellent danseur tout court. C'était aussi un noir qui, par dégoût de son enfance et de son père, voulait devenir blanc. O.Children, eux, sont des blancs qui jouent de la new wave chanté par un noir. La boucle est bouclée, c'est peut-être grâce à Michael Jackson (qui sait ?)
Sur ceux, laissons-les chanter :
J'ajouterais mon épitaphe personnelle, chanté par le non moins fameux (King of bonzo punk ?) Johnny Lyndon dans "The Great Rock n' Roll Swindle" :
The crime of the century
(merci Frz pour celle là) Beth Ditto, fashion designer (pas trop) grande taille
C'est donc encore une de ces très bonnes raisons non musicales d'avoir Beth Ditto dans le paysage people international. Elle a vraiment la classe dans cette robe domino. Mais pourquoi, quand on va sur le site d'Evans, tous les autres modèles de la collection sont-ils portés par des mannequins qui remplissent à peine leur 42 ? Apparement, les belles déclarations de Ditto sur sa silhouette qu'elle assume, ça fait toujours moins vendre qu'une image de fille la moins grosse possible.
Gossip - Heavy Cross
Voir aussi Nouveau Joakim en septembre, l'évènement psycho-disco![]()
Et en exclu, "Love & Romance & A Special Person" extrait de prochain opus
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Voir aussi Panic Switch : le tube des Silversun PickupsSilversun Pickups - Panic Switch Il y a des chansons qui valent mieux que les groupes qui les portent, des chansons qui dépassent la qualité de leurs auteurs et qui s'imposent malgré eux plus que grâce à eux comme des classiques ou des tubes imparables. C'est peut-être le cas de l'impeccable "Panic Switch" des Silversun Pickups, titre magnifique du dernier album, Swoon, de ce groupe de Los Angeles. Après un premier album qui évoquait avec bonheur les Smashing Pumpkins, le groupe de Brian Aubert a réglé la mire des guitares et du bruit pour composer cette impressionnante chanson noisy pop qui lorgne du côté de My Bloody Valentine ou d' Asobi Seksu. "Panic Switch" fait fureur sur scène et donne un attrait tout particulier à ce Swoon qui a pas mal de qualités, musicales notamment (la bassiste et chanteuse en second Nikki Monninger est un atout majeur du groupe), mais qui pêche sur des paroles un peu faiblardes et par la voix limitée et agaçante de son chanteur principal. L'ensemble reste de très haute volée, entre indie rock traditionnel, revival shoegaze (encore et toujours) et envolées FM ou rock college un brin attendues. Le groupe reste malgré tout l'une des révélations de cette année 2009, l'une des franchises les plus prometteuses du nouveau rock américain, un groupe qui développe un potentiel réel et qu'on aura plaisir à suivre et à retrouver à l'avenir. Au rang des belles surprises sonores, le long développement de "Draining", le pétillant "The Royal We" ou le bondissant hymne pop "There's no secrets This Year" qui ouvre le bal. Le public et les critiques ne s'y sont pas trompés qui font la fête à Swoon depuis Coachella à genoux jusqu'à Bernard Lenoir, le grand manitou de France Inter, lequel a dû passer ce Panic Switch une bonne dizaine de fois déjà. A suivre... Silversun Pickups - Coachella Live 2009 - The Royal We
Voir aussi Payons tribut à Love & RocketsOn vient d'annoncer un album tribute à Love And Rockets intitulé New Tales To Tell. Vous vous direz peut-être que ce n'est pas une grande nouvelle parce que ce genre d'album ne regroupe souvent que deux-trois groupes connus (ici : The Flaming Lips, Frank Black, Puscifer, The Dandy Warhols) qui rendent hommage à une de leurs influences en reprenant vite fait une chanson au milieu d'illustres inconnus qui font la même chose pour se faire mousser. Au final on écoute ça une ou deux fois quand on est fan pour rigoler puis on envoie les 3/4 des mp3 à la corbeille. Ce ne sont pas les quelques extraits du tribute audibles sur Myspace qui vont nous faire revenir sur nos a priori.
L'intérêt véritable d'un tribute, bien sûr, c'est de nous rappeler à tous qu'il existait à une époque ce très bon groupe qu'on a un peu trop oublié. Love & Rockets fait vraiment partie de ceux là. Tout le monde les aimait dans les années 1980 et ils ont même eu un tube avec "So Alive" mais aujourd'hui ils ne font pas vraiment partie des noms qu'on cite le plus souvent. Peut-être parce qu'ils sont difficiles à décrire : "Love & Rockets, tu vois, c'est le groupe des anciens musiciens de Bauhaus mais c'est pas gothique. C'est psychédélique et noisy et glam, expérimental et rock'n'roll et dans leurs clips ils sont ultra-lookés comme des néo romantiques et aussi ils portent des costumes d'abeilles". Qui découvrirait le groupe aujourd'hui avec le clip de "Yin and Yang and the Flowerpot Man" ne comprendrait sans doute pas vraiment où ranger le groupe.
- Wavves se décompose à Primavera - Placebo : pourquoi c'était mieux avant... Hecuba : Un nom (difficile) qu'il va falloir retenirA une époque où la plupart des musiciens baissent les bras et commencent à comprendre que l'originalité est une terre qui restera pour beaucoup, totalement inaccessible, il est bon, vraiment bon, de découvrir des groupes comme Hecuba !
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Derrière ce nom à coucher dehors (sous les palmiers, un cigare au bec ?) tiré d'une tragédie d'Euripide se cache deux Américains originaires de Los Angeles : Isabelle Albuquerque et Jon Beasley. Affilié (à tort) à la scène néo-hippie des Bat For Lashes et consorts, Hecuba sonne pourtant plutôt comme l'improbable croisement d'un Chuck Berry revisitant le répertoire de Glass Candy en compagnie d'Alan Vega de Suicide (sans oublier une touche de 13th Floor Elevators, fameux groupe de Rocky Ericson, pour le look). Autant dire qu'au sein de la production électro actuelle, ces deux là s'affichent comme de vrais extraterrestres en ces temps de nu disco omniprésent et de minimal agonisante. Electro pop alors ? Pas vraiment. Il n'y a qu'à écouter les percussions minimales, les cuivres, et le vrai souffle soul et rockabilly habillé d'un cuir électronique de "Suffering", leur premier excellent single inclassable.
Le clip quant à lui, est tout simplement le "tout meilleur" de 2009. Aussi personnel que leur musique, le duo s'y incarne en rockeurs 50's, amoureux de belles mécaniques mais également amoureux transis. "L'amour fait souffrir", telle est la moral intemporelle de cette adorable pop song décalée sur fond de synthés soutenue par une ryhtmique minimale.
Cadeau de Fluctuat, la vidéo de "Suffering" dont on peut assurer qu'il s'agit certainement d'un des singles de 2009 (à noter la présence de Devendra Banhart en guest) :
Voir aussi Wavves se décompose à PrimaveraWavves - Primavera 2009 Repérés ici comme l'un des meilleurs nouveaux groupes de cette année 2009, pour leur excellent album Wavvves, le duo américain s'est plus ou moins fait chasser de scène lors du très prestigieux festival Primavera, où émargeaient cette année, entre autres, Aphex Twin et My Bloody Valentine. Les Wavves, qui en étaient seulement à leur deuxième date européenne ont tout simplement raté leur concert : un réglage interminable de plus de 20 minutes devant un public qui s'impatiente, une balance jamais au point et un joyeux mélange jamais résolu, apparemment, entre leurs bandes et platines aura eu raison de leurs efforts. Incapables de jouer le moindre titre, meublant par des sons inepts et des impros de batteries sans véritable idée de manoeuvre, les Wavves ont parachevé leur désastre en se battant et en se poursuivant vaguement dans la foule. Le batteur a quitté un instant sa batterie pour déverser un verre de bière sur la tête de son compère et chanteur Nathan, lequel l'a copieusement insulté, tentant de le rattraper alors que l'autre se barrait de scène en jettant ses baguettes à la gueule de sa moitié. Nathan hurla "Espèce d'enculé, reviens ici, on n'a pas encore fini" avant de reprendre le manche et d'improviser quelque chose mais les techniciens avaient préféré arrêter les frais et déjà débranché le jeune groupe. Quelques chaussures, gobelets et noms d'oiseaux ont volé et puis voilà. Le groupe a annulé sa date suivante au Portugal. Puisqu'on est sympa quand même, petit air d'été avec ce "Summer Goth" très sautillant. Qui a dit frais ? Wavves - Summer Goth Placebo : pourquoi c'était mieux avant...Placebo - Benicassim 98 - 36 degrees
Placebo - For What Is Worth (new single) 2009
Battle For The Sun, le nouvel album de Placebo sorti cette semaine, n'est pas un mauvais album. Mais quelque chose s'est brisé entre le groupe et la critique qui faisait de la franchise de Brian Molko l'un des grands espoirs du rock indépendant à la fin des années 90.
Entre leur premier album, incandescent et subversif, leur première tournée en accompagnement de David Bowie et Without You I'm Nothing, leur dernier disque intéressant, Molko et les siens dégageaient une énergie brutale, mélancolique qui touchaient encore. Depuis, et malgré un Meds vendu comme le grand album dépressif du groupe, la formule Molko fatigue et ne cesse de décevoir. Qu'est-ce qui ne marche plus au royaume de Placebo, qu'est-ce qui fait qu'entre le Molko de "36 degrees" et celui de "For What Is Worth", leur dernier single en date, on passe dans nos appréciations du prometteur, voire excellentissime, au lourdaud et ridicule ?
1. Brian Molko parle aujourd'hui beaucoup plus français qu'il ne parle anglais
2. Le groupe vire à la caricature et abuse du sursignifiant.
3. Le groupe a perdu son mojo
4. La qualité des textes a fléchi La saga des Libertines (la suite) : Case Reformation ou case Prison ?Libertines Reunion - Can't stand me now J'ai reçu quelques mails qui disaient à peu près ça : "Alors c***, tu en parles quand de la reformation des Libertines sur ton blog de m**. Toujours le premier à signaler quand Pete déconne grave et puis là, y'a plus personne !" Maudit mois de mai, avec tous ces jours fériés, il y a pas eu moyen d'en placer une sur la débandade à la Barbade d' Amy Winehouse (le titre était déjà tout trouvé), sur le retour de The Only Ones pour leurs premiers concerts en France depuis.... toujours , que Pete Doherty et Carl Barat, hé oui, en profitaient pour se reformer en loucedé à la Rythm Factory et à l'occasion d'une soirée hommage à Johnny Rythm ou Sedassy, ancien musicien et promoteur de concerts avec lequel ils avaient travaillé par le passé.
Les trois amis (avec Gary Powell, of course, lequel jouait avec Doherty et ses Babyshambles) ont saisi l'occasion pour interpréter dans une ambiance chaude bouillante quelques uns de leurs anciens titres : "What A Waster !", Up The Bracket et bien sûr cet à peu près audible "Can't Stand Me Now". Les jours qui ont suivi ce 16 mai historique, Barat a confirmé qu'il jouerait à l'avenir et dans l'avenir sûrement à nouveau avec son ancien comparse mais qu'il n'était pas encore prêt pour une reformation en bonne et due forme, ayant programmé de jouer seul en 2009 et 2010. Barat n'a néanmoins pas exclu que les Libs s'alignent le temps de quelques concerts isolés ou dans des festivals pour jouer ensemble, s'apprivoiser à nouveau et donner du plaisir aux kids. Chose promise chose due : quelques jours plus tard, les 2 gars s'alignaient en tête d'affiche (séparés mais personne n'est dupe) pour le Camden Rocks de Londres, le 6 juin. Il y a de l'idylle dans l'air. Il y a de l'Urgo dans l'air.
Alors qu'on s'acheminait tranquillement vers un été incroyable et solaire, voilà que Pete se fait serrer une fois en Suisse dans un avion et une autre au volant alors qu'il transporte sur lui (comme d'habitude) un peu de matériel prohibé. Jugement le 11 août mais que fait ENCORE la police britannique ? Peter (ne l'appelez plus Pete, désolé) semble avoir clairement remouillé la seringue. Du coup, les festivaliers tremblent à Beauregard (qui en avait fait sa tête d'affiche) et ailleurs. Viendra, viendra pas. Heureusement pour l'économie festivalière, personne n'avait eu l'idée de génie de convier en même temps Joey Starr et Doherty. Il aurait toujours été temps de changer les affiches. "You tried to pull the wool, I wasn't feeling too clever / And you take all that they're lending / Until you needed mending..." Yeah !
Voir aussi Beck ré-enregistre Evol de Sonic Youth !![]()
Certains d'entre vous ont certainement entendu parler (et même fait l'acquisition) du split single réunissant Sonic Youth et Beck sorti le 18 avril dernier et sur lequel chacun exécutait une cover de l'autre dans son style propre.
D'un côté le Californien avait choisi de reprendre "Green Light" tiré de E.V.O.L.. Un choix surprenant pour le petit prince de L.A. qui transforme allègrement l'essai et donne à voir un nouveau pan de son talent en adaptant ce morceau d'une manière proprement bluffante. C'est bien simple, "Green Light" dans ses mains, devient l'un des meilleurs morceau de Beck !
De l'autre côté, les New-Yorkais massacraient, il n'y a pas d'autre mot, le pourtant magnifique "Pay No Mind", dans un style totalement no wave, transformant la mélodie neurasthénique de l'original en un exercice de saccage en règle, hurlé, mâchouillé, rendu dégoulinant de bave à son propriétaire, tel un joujou en corne de bœuf régurgité par un doberman en furie enfermé toute une nuit dans un sac plein de chats vivants.
L'entreprise semblait donc vouée à s'arrêter là, à la manière d'une bonne blague de potache. C'était oublier un précédent. En effet, Beck et son groupe reprenait déjà "Starpower" sur scène lors de la tournée de son dernier album Modern Guilt en novembre dernier, et donc, bien avant de signer ce split single avec ses amis de l'Est. Alors, EVOL album favori de Beck ? Il y a des chances, puisque Thurston Moore annonçait il y a peu sur un site japonais, la sortie en 2010 d'un coffret Sonic Youth (la "Sonic Youth Art Box") dans laquelle le Californien reprend l'intégralité d'EVOL !
En attendant la sortie de l'objet (et autant vous dire qu'on attend !), profitons des bienfaits de l'usine à tube pour s'écouter la version de "Green Light" par Beck :
Beck - Green Light
Lire aussi Micachu and The Shapes : La pop dans un shaker
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Mica Levi, alias Micachu, c'est un peu "Bécassine au GRM" (sauf qu'elle est anglaise, mais passons). Une gamine décoiffée de 21 qui pond des tubes pour aspirateur ("Lips") et se fout complètement de savoir si sa pop lo-fi et punky plaira au plus grand nombre du moment qu'elle lui plait à elle. Ceci étant, le succès ne l'épargne pas, à notre plus grande surprise, ce qui tend à prouver que tout n'est pas complètement foutu dans ce bas monde.
Héritière certainement malgré elle, d'une partie de la pop indé des 80's, celle des fameuses C86 (The Moldy Peaches, Pastels, TV Personnalities, etc.), Micachu est aussi une fille de son temps. Elle aime le hip hop, a grandi avec Nirvana (comme toutes les ados de sa génération, celle d'avant Justiiiiice), compose des symphonies post-modernes pour le Philharmonique de Londres à ses heures perdues (rien que ça) et fréquente de grands producteurs, en l'occurrence Matthew Herbert, le sampleur fou ultra-engagé et novateur (en son temps) de Around The House (1998) qui concoctait déjà sa dance music décomplexée à l'aide de batteurs à oeufs, d'un shaker, et d'un set de table complet (couteau, fourchette, cuillère), inventant en quelque sorte la house concrète !
Nul étonnement de voir ces deux-là s'entendre comme larrons en foire, Herbert produisant pour le coup, Jewellery, étonnant premier album de l'Anglaise Micachu et de ses amis The Shapes. Un album dont nous vantons les mérites sur Fluctuat, et comme si cela ne suffisait pas, nous proposons ici la dernière vidéo en date.
Plus encore que "Lips", le clip de "Golden Phone" est symbolique de la musique du trio. Saccadé, limite hystérique et pourtant mélodique, Micachu & The Shapes c'est tout le sucre de la pop alliée à l'acidité du punk. Exemple en musique et en images : Micachu - Golden Phone
(Via PTV)
Voir aussi Prepare Your Coffin : Le clip du retour de Tortoise![]()
Même si la musique de Tortoise sur leur premier album éponyme est véritablement menée à un train de tortue arthritique, pleine qu'elle est des influences du folk, du blues, du dub, du krautrock, du cool jazz, des avant-gardes et du minimalisme américain des 60's, il ne faut pourtant pas uniquement voir le nom de ce mythique groupe de Chicago, celui par qui le post-rock est quasiment né (selon une expression du journaliste britannique Simon Reynolds dans The Wire) comme une éloge de la lenteur, mais comme l'expression d'une complexité, d'une touffeur et d'un amour-passion non démenti pour tout ce qui prend des chemins détournés dans la musique d'aujourd'hui (et d'hier). Prédominance de la production, du processing, choix de l'électronique vs acoustique, plages instrumentales, mélodies aventureuses, la musique de Tortoise est d'une richesse peu commune en ces temps de créations uniformisées sous perfusion informatique, cette musique donc, est tout simplement tortueuse.
Un avis qui ne se démentira pas à l'écoute de leur nouveau - et magnifique - nouvel album Beacons Of Ancestorship, dont "Prepare Your Coffin", à la fois furibard, saturé, cavaleur et mélodique, est certainement l'un des plus remarquables extraits.
Pour preuve, cette vidéo, à titre d'exemple pour la postérité
Hommage à David Carradine : la chanson qu'il vous fautHe Hanged Himself in Bangkok - Hommage De Kung Fu à Kill Bill : volume 1, David Carradine aura baladé sa longue silhouette nonchalante dans l'imaginaire collectif pendant près de 40 ans avant de se pendre par les couilles et le cou, dans un hôtel de Bangkok. Il aura fallu attendre cette masturbation qui a mal tourné, semble-t-il, pour qu'on lui rende hommage en musique. C'est fait et par un tout jeune homme dans sa chambre, guitare en bandoulière : un très bel hommage à la simplicité et à la sincérité hypnotique, une petite balade entêtante et qui rappelle le Yul Brynner de Stephen Malkmus sur son premier album solo. Personne ne sait si ce jeune homme aura la chance d'enregistrer ce titre là mais il est déjà pas mal qu'on puisse l'écouter. R.I.P Carradine. La mort (des autres), au moins, ne rend pas sourd.
Stephen Malkmus - Jo Jo's Jacket
Lire aussi Les Only Ones remontent le temps au TrabendoA peine contrariés par une pluie torrentielle et le rock juvénile des Lipstick Traces, power trio punk rock mod bien en place techniquement et dont la capitale regorge désormais (pour notre plus grand désespoir), les dieux du rock avaient dépêché, pour la première fois en terre parisienne, leurs plus étranges émissaires : The Only Ones.
The Only Ones - Flaming Torch - Live Canal + 2009
Depuis notre précédente rencontre au Shepherd's Bush de Londres , il y a 2 ans, le groupe de Peter Perrett a parfait sa santé musicale et s'est redonné surtout un semblant d'avenir. Commencée par des concerts espacés de plusieurs semaines pour cause d'ennuis respiratoires de leur leader, la reformation du quatuor venu des années 1978-1979 s'offre une belle tournée européenne, loin des programmes de stakhanoviste de certains mais tout à fait consistante pour un groupe mort et enterré il y a trente ans.
Le groupe parle d'un nouvel album en 2009 et tout semble pour le mieux dans le pire des mondes. D'où qu'on le prenne, le concert parisien du 8 juin aura donné le sentiment aux anciens, en nombre, et aux plus jeunes, de serrer la louche à l'Histoire du rock elle-même sur la scène du Trabendo : soit un mélange de classe impressionnante, de morgue et de spectres hideux du triptyque sexe, drogues et rock n'roll. Le physique ravagé de Perrett, chemise blanche sur l'os, fait son effet sur ceux qui ne l'avaient pas vu depuis des lustres et contraste avec sa voix incroyable. Peter Perrett a gardé cet aspect de mort-vivant d'il y a deux ans : il est affreusement maigre, un peu voûté, semble avoir des crampes aux doigts lorsqu'il lâche sa guitare et sourit d'un de ces sourires qui font peur et avec lesquels on n'a pas envie d'échanger nos souvenirs. Sa voix est plus forte que lors de son retour. Ses nasales sont puissantes, agressives et, s'il tient encore difficilement la note, Perrett est suffisamment en forme (il tient sur pied, il fait quelques pas, il dira même quelques mots) pour faire de ce retour une sorte d'apparition de science-fiction, un miracle et une bénédiction. Sur "You Gave Birth", un vieux titre un brin moins sombre que d'autres, Perrett est enveloppé dans un éclairage avantageux qui lui redonne un semblant de beauté.
Les Only Ones sont un témoignage musical perdu : ils jouent comme des punks au ralenti de la fin des années 70, ont incorporé depuis des lustres des caractères post-punk, ont l'intensité de Stones qui se seraient reposés 25 ans dans un caisson étanche. Perry tente d'entraîner son chanteur dans un"we take requests tonight" qui les mène à jouer le très beau "The Whole of the Law". Perrett qui fatigue ne rentre pas dans ce jeu-là. Il réclame lui-même "Miles from Nowhere" qu'il délivre à la perfection et qui clôt leurs sets depuis quelques mois. Retour vers le futur et magie noire.
Il ne fallait pas rater les Only Ones. Leurs albums viennent d'être réédités. Tout est là. Pendant ce temps là, l'un de leurs plus grands fans, Pete Doherty se faisait serrer puis relâcher pour s'être fait un shoot d'héroïne dans un avion suisse. Il n'y a pas de justice. Vraiment pas.
Voir aussi Modest Mouse a la peau d'un satellite"Satellite Skin" est le nouveau single de Modest Mouse qui est sorti en édition limitée vynil fin mai, en même temps que sur iTunes, accompagné de la face B "Guilty Cocker Spaniel". Sur "Satellite", Isaac Brock n'a jamais autant chanté comme Frank Black. Musicalement, le titre ayant un côté très "classic rock" assez loin des débuts du groupe, on se rappelle de l'époque dans les années 1990 où Black sortait des albums avec les Catholics pas forcément mauvais mais loins de la folie de ses premiers albums.
Puisqu'on a déjà fait notre deuil de l'ancien Modest Mouse avec We Were Dead Before The Ship Even Sank on peut s'autoriser à trouver "Satellite Skin" plutôt réussi. Il y a une bonne mélodie et des solos plutôt sympas même s'ils ne sont pas des plus inspirés. La chanson aurait pu relever la moyenne dans le dernier album et c'est bien dommage de se dire ça puisqu'elle provient des mêmes sessions avec Johnny Marr.
Le clip quant à lui est une réussite, reprenant les thèmes de folie forestière chers au groupe mais on ne peut pas s'empêcher d'imaginer qu'il aurait bien mieux collé à une des vieilles chansons, celles qui étaient folles, justement. On imagine que tant que Modest Mouse ne nous pond pas l'équivalent d'Honeycomb, on peut s'estimer heureux.
- Albums concept, les meilleurs de l'histoire de la musique - Rock'n'roll dating : sortez avec un rocker My Bloody Valentine en studio cet été ("y parait")![]()
C'est l'arlésienne de la scène indie rock depuis des lustres : voilà bientôt 18 ans, que Kevin Shields et sa bande nous annoncent la sortie d'un nouvel album. Il est vrai que depuis plus d'un an les choses se précisent puisque la rumeur auparavant concernait plutôt la possibilité - ou non - d'une reformation du groupe. De ce côté là, c'est réglé puisque les plus veinards d'entre nous on pu voir My Bloody Valentine sur scène l'an dernier (et dernièrement un peu partout dans le monde). Concernant l'album, malgré toute la bonne volonté des intéressés, c'est tout de même plus flou.
Interrogé à ce sujet, Shields aurait déclaré récemment "qu'il existait en effet un squelette enregistré en 1996 sur lequel le groupe aurait tenté de travailler sans succès cet été, mais que les séances de répétitions reprendraient dès le mois de juin et courant juillet". Kevin Shields envisagerait même une finalisation des titres à la fin de l'été, pour un résultat "plus mélodique, mais moins pop" (pour ce que cela veut dire) et envisagerait même d'agrandir son line-up afin "d'étendre ses possibilités sonores et son niveau d'amplification" (préparez les boules du docteur Quies !!)
Reste que la tournée mondiale suit quant à elle son court, donnant tout de même quelques nouveaux indices concernant ces nouvelles productions puisque certains morceaux ont tout de même été joués sur scène aux Etats-Unis entre le Coachella Festival, Seattles et le Primavera Festival les 28 et 29 mai derniers.
Souhaitons que tous ces effets d'annonce ne soient pas encore une fois autant de fakes, car pour le dire simplement : les fans attendent de pied ferme des nouvelles de l'ex-plus grand groupe indie pop du monde pour 2009 ! L'année étant dédiée au retour du shoegazing, il serait d'ailleurs logique de voir apparaître un nouvel album de ceux qui, par leur jusqu'au-boutisme ont bien failli enterrer le genre (bien malgré eux, on leur concède, mais tout de même). Reste qu'en la matière, les spécialistes savent aussi que la voix du Kevin Shields est impénétrable (surtout aux sirènes du marketing)... So, wait and see, comme disent nos voisins Grands-Bretons...
Voir aussi Albums concept, les meilleurs de l'histoire de la musique![]() Qu'est-ce qu'un album concept ? Le Blonde On Blonde de Boby Dylan est-il vraiment le premier album concept de l'histoire de la musique. Explications et classement en images des meilleurs albums du genre en rock, pop, soul et hip hop.
C'est à Dylan que revient l'honneur d'avoir le premier présenté un album avec un concept... cette théorie est remise en question par certains, il ne serait en fait pas le premier, ni le dernier. Depuis, l'album concept a bonne pub auprès des artistes de tous bords : indie, pop, rock, opéra rock, rap. Parfois prétentieux dans leurs ambitions, souvent fumeux, les concept albums consistent pour un artiste à déclarer que son album est constitué de titres qui, ensemble, sont censés raconter une histoire ou créent entre elles une oeuvre unique autour d'une figure, d'un personnage, d'un thème particulier. Petit classement maison (et subjectif) des 10 meilleurs albums concept de tous les temps avec des oublis complètement volontaires.
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Rock'n'roll dating : sortez avec un rocker
Pourquoi voudriez-vous absolument rencontrer un/une fan de Tool, on se le demande, mais il s'agit d'un des groupes les plus popualires sur le site avec Radiohead, Led Zeppelin et Sublime. Réflechissez quelques minutes aux gens que vous avez rencontré dans votre vie et qui partageaient vos goûts musicaux. Vous vous rendrez vite compte que ce n'est certainement pas un bon critère pour savoir si vous les voulez dans votre lit ou pas. Ne serait-ce que parce que quelqu'un qui partage votre passion de Radiohead peut tout aussi bien écouter le groupe que vous détestez le plus au monde entre deux complaintes dépressives de Thom Yorke.
Quoi qu'il en soit, le site offre une belle collection d'interviews parmi lesquelles celle de Wayne Coyne des Flaming Lips à qui on ne demande malheureusement aucun sage conseil sur la vie amoureuse. A noter : le vieux site makeoutclub propose depuis des années la même chose pour les fans d'indie pop. On se croirait en 1993...![]()
Acheté pour la première fois en me rendant à Lyon le week-end dernier, je découvre avec bonheur Noise Mag, un bimensuel dont on m'a beaucoup parlé mais dont les couv' barbues et bruyantes ne m'avaient pas tentées jusque-là.
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