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Rock'n roll : depuis les années 50, type de musique qui excite les adolescents et énerve les parents.
A lire aussi sur Flu : notre histoire du rock. En écoutant quoi ? Yeah, notre radio rock.

Jacno : Disparition d'un (éternellement) jeune homme chic

Posté par Maxence le 08.11.09 à 12:52 | tags : cimetière, rock, punk

 

 

Jacno est mort hier, des suites d'un cancer.

 

Triste nouvelle, surtout après la mort de Bashung, un artiste avec qui Denis Quilliard (pour l'état civil) partageait de nombreux points communs, obsessions et addictions. Bon vivant à sa façon torturée, Jacno ne faisait pas partie des frileux qui renonçaient à ce qui faisait son personnage et son art. Personnage discret par nécessité, Jacno était de ces artistes avant-gardiste, constamment tiraillé entre les contradictions, résultat d'une vie passé à surfer sur les extrêmes, entre punk rock et pop, synthétiseurs et guitares, Gauloise et pinard, Elli & Jacno.

 

Jacno était surtout un esthète, de ceux qui font de leur vie, même bancale, une oeuvre d'art. Pionnier de la première vague punk, il fonde les Stinky Toys en 1976, aux côtés d'Elli Medeiros. 1976 ! Rendez-vous compte ! Dans la France de Giscard ! En 1979, il sort Jacno, un mini-album six titres dont on pourrait dire à postériori qu'il est emblématique de toute une époque. Croisement des " Novö Visions " d'Yves Adrien et des sorties de " Nightclubbing " d'Alain Pacadis. Partagé entre la pop autoroutière de Kraftwerk et les comptines électroniques d'un Jean-Jacques Perrey, Jacno, l'album, et surtout " Rectangle " morceau ligne claire par excellence, annonce la new wave avec 2 ans d'avance.

 

Contrairement à ce que son invisibilité laissait croire, Jacno fut très occupé de la séparation des Stinky Toys à aujourd'hui. Quand son duo avec Elli prend fin, il travail en solo (7 albums au compteur) ou avec de nombreuses figures de la chanson française, en tant que musicien ou producteur. Toujours classieuses, ces collaborations vont de Daho à Lio, en passant par Françoise Hardy, l'égérie 80 Pauline Lafont, Mathématiques Modernes, Daniel Darc, Les Valentins et Jacques Higelin. L'ex miss France, Mareva Galanter fut sa dernière égérie, juste avant que le crabe ne le ronge jusqu'aux os (qu'il avait fins). Son dernier album, Tant de Temps, date de 2006.

 

Avec la disparition de Jacno, dandy nucléaire, c'est toute la génération novö qui est aujourd'hui en deuil, celle d'Etienne Daho, des Rita Mitsouko, d'Yves Adrien, du Palace et du Rose Bonbon... Le dernier des jeune homme chic, celui pour qui Jean Charles de Castelbajac avait dessiné un costume de scène en 1985, s'en est allé.

 

 

 




Morrissey : la tragicomédie continue

Posté par Myosotis le 08.11.09 à 11:37 | tags : rock, uk, pop, youtube, news

Morrissey - Liverpool Arena

La tragicomédie Morrissey continue et le suspense demeure quant à la réalité des shows français programmés la semaine prochaine, à Lille et Paris. Après un malaise à Swindon, un retour en fanfare sur la scène fétiche du Royal Albert Hall, Morrissey qu'on disait en petite forme a encore fait parler de lui à Liverpool où il se produisait hier soir. Après une entame de concert incisive ("This Charming Man"), Morrissey a été "frappé", semble-t-il, mollement par le jet d'une canette de bière en provenance des premiers rangs au cours du second titre "Black Cloud". Une main sur le crâne, quelques secondes d'interrogation et le chanteur sanctionne les 9000 personnes présentes d'un "Goodbye" solennel et quitte la scène avec ses musiciens. Il ne reviendra pas. Les forums du site de référence se déchaînent et les plus fidèles supporters commencent à marquer leur agacement. "Morrissey est-il fini ?", "est-ce la tournée de trop ?". A côté des habituelles critiques pointues sur la composition de la setlist, sur les chutes de forme du chanteur, on assiste en ce moment à un débat de fond sur la capacité de l'ancien chanteur des The Smiths à mener à bien cette tournée volontairement maousse et, plus globalement, à donner une suite à sa carrière. Réponse les 11 et 12 novembre dans l'Hexagone, peut-être.... Comme beaucoup de fans historiques, on veut encore croire au miracle.







En images : Reformations de groupes, les différents modèles

Posté par LovelyRita le 06.11.09 à 15:12 | tags : rigolo, reformation, pop, rock, gothique

Les années 2000, années des reformations ? Entre les heureuses, les moins heureuses, les improbables, les inutiles... chaque reformation est pourtant unique et répond à un modèle bien précis. Les différents types de reformations, c'est le diapo consacré aux retrouvailles de nos groupes préférés pour le meilleur et/ou le pire !

 

les reformations de groupe



Qu'il s'agisse de reformations pour l'honneur ou le plaisir (Dinosaur Jr, The Jesus And Mary Chain), de reformation pour renflouer les caisses (les Pixies, NTM, Sex Pistols) ou pour tenter de redonner un sens au passé (My Bloody Valentine, The Only Ones), de réunions pour surmonter le passé ou tenter de jouer la musique de demain, les reformations ont ceci en commun : elles ne servent presque toujours à rien.

 

Sans prétendre à l'exhaustivité, on a passé en revue les 20 reformations les plus significatives de ces dernières années... chacune répondant à une problémqtique bien précise (The Smiths, Take That, Skunk Anansie...)

 

Voir aussi nos autres diapo :
- Les gestuelles de guitariste les plus drôles
- Les meilleurs logos de groupe




Mark E Smith nous donne des nouvelles de The Fall

Posté par Maxence le 06.11.09 à 13:01 | tags : rock, punk, new wave, uk

crédit photos : Visi.com

 

Enthousiasmé (une fois de plus !), il y a un an par le dernier opus de The Fall, Imperial Wax Solvent, nous attendons patiemment la suite.

 

Rien ne devrait pourtant plus nous étonner pour ce qui sera le 27 ou 28ème album officiel du groupe de Mark E. Smith (qui est encore capable de faire le compte ?), lui qui a tout exploré, de la disco (voir la reprise de "Lost in Music" de Sister Sledge sur The Infotainment Scan) au reggae ("Why Are People Grudgefull ?" de Lee Perry sur le même) en passant bien sûr par le garage rock, la country, le punk, la new wave, l'hymne footbalistique ("Sparta FC", énorme !), la ballade mélancolique, le brûlot politique, l'improvisation, la techno (avec les souris allemandes de Mouse on Mars), le grand n'importe quoi quand ce n'est pas tout ça sur le même album (ou dans le même morceau !).

 

Bref, The Fall fait partie du patrimoine musical depuis plus de trente ans et les choses ne changeront pas de sitôt pour un groupe qui est "toujours pareil, sans cesse renouvelé, toujours différent" comme le disait le regretté John Peel dont c'était le combo favori.

 

Reste que la suite des aventures de Mr Mark, signée chez Domino, dont le titre de travail est pour l'instant Our Futur - Your Clutter et qui devrait atterrir dans les bacs en janvier 2010, s'annonce plutôt bien : "Je suis très content du résultat", déclarait Mark E. Smith il y a peu dans Mojo. "La rythmique est putain de bonne, les synthés sont vraiment mis en avant. Il y a une sorte de thème sur l'album, un truc municipal, à propos de ce qui arrive en ce moment, genre "votre futur, nos profits", toute cette merde ! Mais ça tourne au surréalisme à un certain point, ce que j'aime par dessus tout. Nous avons passé trois ou quatre mois en studio, nous avons travaillé dur - tous les grands studios sont fermés désormais, tout le monde pense que l'on peut enregistrer un album dans sa chambre, mais je ne suis pas d'accord, The Fall ne peut pas enregistrer séparément. Cela a donc pris du temps par rapport à nos standards. Et deux de nos ingés sons sont devenus fous, ha ha !"

 

Parions qu'il s'agira encore d'un grand cru !

 

Quelques titres ont déjà été joués sur scène dont, "I'm Not From Bury", "Hot Cake", "Cowboy George", "Slippy Floor", "Funnel of Love" (une reprise de Wanda Jackson) et "Chino Splashback"... En avant première sur Playlist, "Hot Cake" en live :

 




Martin Carr lâche son Brave Captain

Posté par Myosotis le 05.11.09 à 15:53 | tags : rock, pop, uk

Ceux qui ont aimé la brit pop mélodique des Boo Radleys se souviennent sûrement de leur artificier en chef, l'inégalable Martin Carr, réfugié depuis la séparation du (grand) groupe derrière le pseudonyme de Brave Captain.

 

Il n'est sans doute pas besoin de préciser aux mêmes que les Boo Radleys ont fait partie des groupes estampillés brit pop notoirement sous-estimés et que quelques uns de leurs albums méritaient une autre place que celle que l'histoire leur a accordée (un strapotin trois étages sous Oasis, Blur et Pulp). Si les Boo Radleys faisaient de la si bonne musique, c'est parce que celle-ci était issue à 90% du cerveau chevelu de Martin Carr, lequel après avoir frôlé plusieurs fois les dangers de l'auto-édition (sur le net), avoir tenté tout ce qu'il a pu pour sortir son Brave Captain de l'anonymat, s'est décidé enfin à publier des disques sous son propre nom. L'album de Martin Carr vient de sortir, est disponible chez Sonny Boy Records et s'appelle Ye Gods and Little Fishes.

 

 

 

 

Ceux qui s'amuseront à écouter les quelques extraits en ligne sauront qu'on parle ici de "pure pop", un art savant pour lequel Carr peut être considéré comme l'un des grands maîtres de son époque, à côté d'un Paddy Mc Aloon (Prefab Sprout) ou d'un Jimmy Webb dont il assure (ce n'est pas un hasard) la première partie sur quelques uns des concerts anglais. Les deux titres livrés, il y a un an, sur scène, figurent tous les deux sur l'album et sont tout à fait représentatifs de l'univers qui fut celui de Carr et de Brave Captain : des guitares mélodiques, quelques larmes et énormément d'émotion. Pour les curieux, il semble bien que la jeune femme qui officie sur le premier morceau soit l'ex-chanteuse d'Echobelly, Sonia Madan. A vérifier tout de même.

En attendant, on peut plonger allègrement sa ligne et remonter quelques uns des petits poissons de Carr, pour une friture pop seul ou entre amis.

 


Martin Carr - Why Are You Gonna Bring Me All This Rain ?

 


Martin Carr - Orpheus Lament



Weezer sont-ils des trolls ?

Posté par 2goldfish le 05.11.09 à 09:39 | tags : youtube, geek, web, rock

Le Snuggie, c'est un "drap avec des manches" qui est vendu aux USA via des infomercials. La cible du snuggie, c'est tout ceux qui aiment leur confort et n'ont pas peur du ridicule. C'est ce qui en a surement fait le produit dérivé idéal dans la tête de Rivers Cuomo, le leader de Weezer. Le résultat, c'est un infomercial totalement ridicule dans lequel les membres de Weezer ont l'air bien à leur place :

 

 

 
 

 

Parce que oui, Weezer se ridiculise constamment, ces derniers temps. Passons sur leurs albums précédents et concentrons-nous sur Raditude, celui qui vient de sortir. D'abord, il s'appelle "raditude". C'est déjà beaucoup. Ensuite, sa pochette, c'est ça :

 

 
 
Et puis il y a les collaborations multiples et improbables : Dr Luke (producteur d'Avril Lavigne et Katy Perry), Lil Wayne ("best rapper alive"), Leighton Meester (actrice de la série Gossip Girl), Chamillionaire (auteur du célèbre "Riding") et Kenny G (le pape de la musique d'ascenceur). Weezer surfe habilement entre ridicule et génie. Parce qu'évidemment Rivers Cuomo rit avec nous.

 
Evidemment ? Cette pochette ne peut pas être prise au sérieux. La collaboration avec Kenny G non plus. Le problème, c'est que ces blagues jettent le discrédit sur les bonnes idées comme la collaboration avec Lil Wayne. Ou pas. Surement que Cuomo joue de nos attentes, lançant plus de balles qu'on ne saurait en rattraper. Il essaye de nous perdre, c'est un truc à la Andy Kaufman, c'est ça ? Peut_être. Le vrai problème, en fait, c'est que ce n'est pas vraiment drôle. Non, attendez, le vrai problème, c'est que la musique est mauvaise. Très mauvaise. Au mieux, elle atteint le statut de médiocre sur les singles. Cuomo peut faire diversion autant qu'il veut, au final on se rendra toujours compte au bout d'un moment qu'il n'a pas écrit de bonne chanson depuis... En a-t-il déjà écrit une seule bonne ? Peut-être que la diversion marche un peu, finalement, parce qu'on n'arrive pas à se souvenir.



Le buzz Bad Lieutenant est-il mérité ?

Posté par Myosotis le 04.11.09 à 14:14 | tags : rock, pop, uk, youtube

Avec un large papier dans Libération, des chroniques par wagon et une présentation royale au festival des Inrockuptibles (retransmise en direct chez Lenoir sur France Inter), le buzz Bad Lieutenant bat son plein cette semaine en France comme si Bernard Sumner, son principal animateur, avait passé les dix dernières années dans une cage (de fer ou dorée au choix) et revenait nous prendre par surprise tel un joyau éclatant soudain ressorti de sa gangue (ouah l'image, la honte !). Il se fait étriller un peu partout ailleurs au motif que Sumner tout seul ne fait pas une tête de gondole.

 

 

Le premier album de Bad Lieutenant qui sort cette semaine est à l'image de ce premier single très bien, sorte de prolongement naturel du travail de Sumner avec New Order, ni vraiment mieux ni moins bien, juste très cool à écouter et finalement assez vivifiant. Peter Hook, avec lequel Sumner est sévèrement fâché désormais, a été remplacé par Alex James de Blur qui tient sa place sans plus. La batterie est portée disparue et le(s) titre(s) tout en guitares. "Sink or Swim" est aérien porté par la voix d'un Sumner, qui à force d'être taxée d'impersonnelle et sans cachet, est devenue une vraie signature distinctive. Comment un mec qui n'avait rien ou pas grand chose (un physique à la C. Jérôme, l'air pâlot, une position de 2nd couteau chez Joy Division) en est-il arrivé là ? La question demeure. Qu'est-ce qui a fait que New Order est devenu New Order ? Etait-ce Hook qui faisait la différence ? Etait-ce Sumner qui avait du génie ? Morris ? L'alchimie entre la bande passée la disparition de leur leader ? On pourrait débattre de ces questions pendant des années et ne jamais trouver la réponse. New Order a navigué pendant des décennies sur une ligne fine, entre génie et ridicule parfois. L'électropop du groupe pouvait tutoyer le paradis de l'accessibilité pop ou taquiner l'innommable. La musique de Bad Lieutenant navigue dans les mêmes eaux mais avec bon goût, légère comme l'air et souple comme une liane de bananier.

 

Le buzz autour de Bad Lieutenant est ainsi aussi mérité que les louanges (excessives) pour l'ancien groupe de Sumner (N.O bien sûr, pas le premier qui reste hors catégorie). Le boulot est propre, suffisamment emballant pour se laisser écouter, peut-être un peu morne et manquant de grands titres mais n'est-ce pas ce qu'on a reproché parfois à New Order ? Peut-on bâtir un univers si singulier et sans détacher sans cesse ? "Never Cry Another Tear" porte les textes de Sumner qui sont peu ou prou les mêmes que l'année dernière et l'année d'avant. Il n'a pas faibli (ni pris du poids) en route. Y a-t-il une alchimie qui a disparu avec la dissolution du groupe ? Ce n'est pas sûr. Pas sûr non plus que les réactions de défiance ne viennent pas d'un snobisme mal placé. Bad Lieutenant est vraiment bon.

 


Bad Lieutenant - Sink or Swim



Health brise le mur du son au Nouveau Casino

Posté par Shangri La le 03.11.09 à 17:56 | tags : vidéos musicales, usa, rock, live

Samedi dernier, c'était Halloween, mais si vous habitiez Paris, il y avait beaucoup plus excitant à faire que de vous badigeonner de faux sang. Le groupe Health était de passage au Nouveau Casino pour la dernière date de leur tournée européenne, et nous y étions pour filmer deux titres. Fatigués les californiens? Ils n'en avaient pas l'air en tout cas. Venus présenter leur deuxième album Get Color, sorti sur l'excellent label Cityslang, les quatre garçons ont livré un show électrique d'un bout à l'autre. Leur son, un mélange de rock noisy, de dance, de shoegaze, est porté pas une voix androgyne qui lui confère une ambiance tout à fait particulière.

 



Health a l'indéniable qualité (devenue rare) de ne ressembler à aucun groupe, si ce n'est un petit peu à Animal Collective, pour l'aspect tribal de ses percussions. Sur scène, c'est une véritable déflagration, une alternance de bruit pur et de mélodie, portée par des musiciens bondissant, s'agenouillant, transpirant, dans un mouvement perpétuel. 45 minutes de show : ils ne peuvent probablement pas donner beaucoup plus d'eux-mêmes, et ce n'est pas sûr que nos oreilles puissent le faire non plus. Si seulement ils avaient pu éviter de nous souhaiter un "happy halloween", on en aurait presque oublié le jour qu'on était.

 




Les Foo Fighters en live... sur Facebook

Posté par Shangri La le 30.10.09 à 12:10 | tags : usa, rock, live

Pour célébrer les 15 ans d'existence du groupe et la sortie de leur compilation Greatest Hits, les Foo Fighters offrent à leurs fans un concert à suivre en live sur internet. Pas grand chose à voir cependant avec la démarche de U2 le week-end dernier, qui avait retransmis en temps réel sur YouTube leur concert de 97 000 personnes au Rose Bowl Stadium de Los Angeles. Dave Grohl et sa bande ont choisi une option bien plus low-key, en décidant de jouer en direct de leur propre studio (le Studio 606), sans public. La performance sera retransmise sur leur "Fan Page" Facebook.

 

S'ils n'ont pas indiqué quelle sera la technologie utilisée, il est fort à parier qu'ils feront appel à la Live Stream Box que le réseau social avait lancé en juin dernier. Mise en place pour la première fois à l'occasion de l'inauguration d'Obama, elle permet aux personnes connectées sur la page en question d'avoir accès à une vidéo en streaming live, mais aussi de poster des commentaires en temps réel, et donc d'interagir entre eux et si l'évènement le permet, avec ce qu'ils voient à l'écran. C'est en tout cas ce qu'ont promis les Foo Fighters, en invitant leurs fans à communiquer avec eux via Facebook et Twitter pendant le concert. Pour voir l'unique date des Foo aux Etats-Unis avant que Dave ne retourne à sa batterie au sein de Them Crooked Vultures, branchez-vous sur leur page cette nuit aux alentours de 3h du matin, décalage horaire oblige.

 

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Rammstein joue à Dick in a Box

Posté par 2goldfish le 28.10.09 à 13:50 | tags : rigolo, metal, rock, news

Le toujours très fin groupe de métal allemand Rammstein (leur nouveau single, "Pussy", sort accompagné d'un clip interdit aux moins de 18 ans) a décidé d'offrir à ses fans les plus fortunés quelque chose de spécial dans la version deluxe de leur nouvel album Liebe Ist Für Alle Da : un CD bonus, bien sûr, mais aussi des menottes et... des reproductions en plastique des sexes de chacun des membres du groupe, ainsi qu'une bouteille de lubrifiant au cas où vous n'auriez pas seulement envie de les contempler.

 


 

Le coffret coûte 275 euros et n'est disponible qu'en quantité très limitée. Il n'en reste que 7, alors si vous hésitez, n'hésitez pas trop longtemps, c'est sans doute une occasion unique de mettre la main ou ce que vous voulez sur ces futurs objets de collection. Et puis le fabricant précise aussi que le coffret contient plein de surprises. On n'ose pas imaginer. On n'ose même pas plaisanter. Rammstein, c'est vraiment un groupe qui fait peur.




Julian Casablancas au Tonight Show, la sortie pop du leader des Strokes

Posté par LovelyRita le 28.10.09 à 11:42 | tags : news, vidéos musicales, rock, usa, pop

Après Albert Hammond Jr, Fabrizio Moretti et Nikolai Fraiture, voilà que Julian Casablancas, leader des Strokes, se met aussi à l'aventure solo avec la sortie de son premier et très attendu album, Phrazes For the Young, le 2 novembre. En extrait vidéo, "11th Dimension", 1er single, interprété sur le plateau de Conan O'Brien.

 

Les 8 titres de l'opus circulent déjà sur le net et Casablancas sera de passage au Bataclan (Paris le 8 décembre). Le chanteur entame aussi en novembre une résidence Downtown Palace Theatre à Los Angeles et était hier soir sur le plateau du Tonight Show présenté par Conen O'Brien sur NBC. Alors que l'album des Strokes devrait, selon le groupe, devrait voir le jour courant 2010, Casablancas explore en 2009 son côté pop à l'image de ce premier single. Des guitares moins présentes au profit de claviers et boites à rythme, le tempo s'emballe moins que sur un opus du groupe, mais le phrasé traînant de Casablancas est toujours là.

 




Une version inédite de la pochette de Sgt Pepper

Posté par Shangri La le 27.10.09 à 16:22 | tags : uk, rock, pop

La pochette du Sergent Pepper's des Beatles : sa pléthore de stars de l’époque en carton taille réelle, les Fab Four tout en moustache et vestes militaires aux couleurs de l’arc-en-ciel, ses couronnes de fleurs… Lorsque John Tefteller, un collectionneur américain, tombe sur une des pochettes les plus célèbres de la pop musique en fouillant la collection d’une veuve, il s’apprête à remettre l’album à sa place, avant de l’examiner une deuxième fois. « J’ai regardé de plus près, et là, je me suis dit wow, wow. Attends une minute. Y’a pas de Beatles là. Qui sont tous ces gens ? » .

 

 

Lorsqu’il interroge la veuve concernée, il apprend qu’il s’agit d’un exemplaire qui avait été donné à son mari à l’époque où il travaillait chez Capitol Records, et que les visages sur la pochette sont ceux de dirigeants de la maison de disque. John n’a jamais entendu une histoire pareille, mais la pochette ne semblant pas être une reproduction bateau, il part avec toute la collection sous le bras, et s’empresse d’appeler son pote Stan "the Beatleman" Panenka.

Celui qui s’était auto-proclamé "fan numéro 1 des Beatles" alors qu’il n’était qu’un gamin est le genre de type qui a de la suite dans les idées : il détient aujourd’hui la plus grande collection d’album des Liverpuldiens. Et Stan le spécialiste toutes catégories avait évidemment entendu parler de cette version de la pochette ; deux exemplaires auraient été vendues il y a 20 ou 30 ans, mais cela fait bien une dizaine année qu’aucune n’a refait surface.

Les deux collectionneurs estiment qu’il y aurait une centaine de pochettes version « cadres de Capitol Music », compte tenu du prix de production de l’époque. Impossible donc de déterminer sa valeur, mais Panenka l’a évidemment acheté, et l’album a rejoint sa collection estimée à 1 million de dollars qu’il garde bien au chaud dans le coffre de sa banque. Avis aux amateurs : il cherche un acheteur unique pour la totalité de son butin depuis maintenant plus d’un an.




La Flèche d'Or est de retour

Posté par Shangri La le 26.10.09 à 16:41 | tags : rock, agenda

En avril dernier, la salle parisienne de la Flèche d’Or fermait ses portes, après 4 ans de bons et loyaux et services. Malgré une forte mobilisation de la part des habitués de ce lieu de concerts unique en son genre, défricheur de talents sans égal dans la capitale, l’équipe avait jeté l’éponge face aux récurrents soucis de nuisance sonore et aux problèmes financiers, comme ils nous l’avaient indiqué à l’occasion d’un entretien. Six mois plus tard, la salle du XXème reprend du service avec une première soirée le 23 novembre prochain aux accents indie rock. Au programme : Evan Dando des Lemonheads, les Nantais d’Anoraak et le duo rock acoustique The Two. Les places sont désormais à 8 euros (avec consommation), et de nouvelles dates devraient bientôt être annoncées pour le mois de décembre.




The Drums, le revival surf music

Posté par 2goldfish le 26.10.09 à 14:22 | tags : rock, pop, usa

Dans notre liste des groupes à surveiller en 2009, nous avions mis en bonne position Surf City, un groupe de néo-zélandais qui joue de la surf music. Le groupe n'a rien fait, il n'y aura pas d'album avant l'an prochain personne n'en a parlé et on se demande tout de même un peu aujourd'hui qu'est-ce qui pouvait justifier un tel enthousiasme de notre part.

 

Bien sûr, avec The Drums, c'est totalement différent puisque ces revivalistes surf sont de Brooklyn et qu'ils ont presque déjà sorti un EP presque déjà hype. On y croit vraiment : "Let's Go Surfing" a une ligne de basse sautillante irrésistible, "I Felt So Stupid" intègre de façon assez maline des samples vocaux dans une new wave bondissante, "Down By The Water" est l'obligatoire morceau lent pour les moments où la planche de surf se retourne et leurs deux autres morceaux sur leur myspace sont tout aussi surftastiques.

 

Bref, il est tôt pour s'enflammer pour The Drums, et l'histoire nous a appris à être prudent, mais vous pouvez aller écouter "Let's Go Surfing" sur Radio Flu, c'est franchement pas désagréable si ce n'est que ça nous rappelle que l'été est bel et bien fini.

 

 

 




En images : avoir l'air idiot avec une guitare en dix leçons

Posté par 2goldfish le 23.10.09 à 12:23 | tags : rock, rigolo, metal

La guitare, c'est un instrument comme un autre. Pourtant, depuis les débuts du rock, on s'en sert sur scène comme une strippeuse se sert d'un mat. Qu'y-a-t-il donc de si phallique dans la guitare ?

 

Les pianistes ne peuvent pas faire grand chose, les violoncellistes sont assez limités dans leurs mouvements à part faire tourner leur instrument. Les saxophonistes, les batteurs, les DJ... Alors oui, c'est ridicule, de jouer de la guitare derrière sa tête, mais les autres membres du groupe aimeraient bien pouvoir en faire autant. Les mouvements de guitare, c'est un peu comme de l'air guitar, mais avec une guitare entre les mains (ou ailleurs, si vous êtes particulièrement créatif). Découvrez les gestuelles de guitariste les plus drôles.

 

 


 




Micachu passera-t-elle l'aspirateur à la Maroquinerie ?

Posté par LovelyRita le 23.10.09 à 10:12 | tags : concours, rock, pop, live, agenda, uk

micachu en concertC'est avec ce titre, référence au morceau "Turn Me Well" de la musicienne que l'on annonce avec plaisir la venue de Micachu à la Maroquinerie le 1er novembre. Auteur d'un très créatif Jewellery, Mica Levi de son vrai nom, s'est distinguée cette année par sa pop lo-fi faite, entre autre, avec tout ce qu'elle avait à portée de mains dans son appartement (batteur à oeufs, couverts et le fameux aspirateur).

 

Si on doute que la Londonienne se ramène avec un aspirateur sur scène, on compte sur elle pour avoir gardé de côté, pour ce concert parisien, un peu d'énergie et de fraîcheur de ses sessions d'enregistrements. Vue aux côtés de Speech Debelle sur le titre "Better Days" de la rappeuse, Micachu a notamment travaillé avec Matthew Herbert... qui d'autre que lui aurait pu produire son premier opus. Coup d'essai, coup gagnant avec cet album et avec les concerts que l'Anglaise a déjà donné cette année. Retrouvez ci-dessous en vidéo, un live, c'était au Point Ephémère (Paris) et filmé par Grandcrew... en attendant de pouvoir voir Micachu à la Maroquinerie le 01/11.

 

On vous offre également des places pour ce concert, dans la rubrique concours.

 

 




Morrissey brandit son Swords de faces B

Posté par Myosotis le 22.10.09 à 12:05 | tags : pop, uk, youtube, rock
En réunissant cette collection de faces B (agrémentée, en édition limitée, d'un excellent enregistrement live en 8 titres capté en Pologne sur sa dernière tournée), Morrissey indique qu'il faut compter avec lui et sûrement qu'il est redevenu un petit poids lourd de l'industrie discographique. Morrissey vend des disques et remplit les salles. Il n'a quasiment jamais fait aussi bien en 25 ans de carrière.

 

Sur le plan artistique, les titres de Swords confirment ce que l'on savait depuis longtemps : les faces B de Morrissey sont souvent supérieures à nombre des titres qui figurent sur les albums principaux. Cela vaut d'autant plus que les derniers albums You Are the Quarry, Ringleader Of The Tormentors et Years Of Refusal, abritaient quelques morceaux décevants. Si la démarche reste hasardeuse (pourquoi continuer de vendre des singles dont l'intérêt réside dans les faces B si c'est pour les rassembler un an plus tard ? à qui s'adresse cette compilation ? Tient-on désormais à essorer les fans jusqu'au dernier centime ?), le spectacle est total et soutient la dépense.

 

Certaines chansons sont excellentes et parmi les meilleures enregistrées par le Moz depuis son retour en 2002. On ne va pas se lancer dans une énumération rébarbative mais "Ganglord", "The Never Played Symphonies", "My Dearest Love", "Friday Mourning" ou "Shame Is The Name" sont grandioses et impeccables pour différentes raisons (les textes, les mélodies, la classe ou la grandiloquence au choix ou ensemble). Le bizarroïde "Sweetie-Pie" fait un peu tâche là-dedans rappelant les heures sombres du spirite "Ouija Board" de la fin des années 80. "It's Hard To Walk Tall When You're Small" gagne la palme de la laideur rockab. On se demande aussi ce que vient faire l'ancienne reprise live de Bowie, "Drive In Saturday", sur ce disque mais elle est bonne à prendre parce qu'elle est très très réussie et un bon signe pour le futur : Morrissey n'a pas changé tant que ça depuis le temps où il animait depuis Manchester le fan-club des New York Dolls.

 

Pour ceux qui ne le savent pas encore, le chanteur revient en France en novembre avec Boz et sa bande de tatoués du biceps. Il sera à Paris le 12. On espère qu'il trimballera quelques raretés dans sa setlist et se présentera le glaive à la main.

 

Morrissey - Because of My Poor Education (Swords)



En images : ces albums qui n'ont jamais vu le jour

Posté par Shangri La le 21.10.09 à 16:14 | tags : music biz, label, soul, rock, pop, hip hop, funk, en jpeg

Ce n’est pas une nouveauté : maisons de disques et artistes se retrouvent régulièrement dans des situations de conflit, où ils se chamaillent sur des sujets plus ou moins cruciaux quant à l’avenir d’un album : tracklisting, promotion, teneur des paroles. Dans le pire des scénarios, les différends sont tels que l’album en question ne voit même pas le jour, avec de fâcheuses répercussions sur une partie ou l’autre. Quand en 2000 un type de chez Columbia refuse à 50 Cent la sortie de son premier album, arguant qu’un artiste qui vient de se prendre 9 balles dans le buffet risque plus de devenir une source d’ennui qu’autre chose, il est fort à parier qu’il s’est mordu les doigts en voyant quelques années plus tard Get Rich Or Die Tryin se vendre à 12 millions de copies à travers le monde.

 

Plus tragique, le destin du rappeur américain Ras Kass, dont le 3ème album ne verra finalement jamais le jour pour de sombres histoires de fusion de labels, ce qui aura pour effet de mettre un coup d’arrêt à sa carrière : il n’a depuis sorti que des mixtapes, sombré dans la drogue et passé pas mal de temps derrière les barreaux. Mais les responsables de ce type d’échecs qui rendent fous les fans ne sont pas toujours les mêmes grands méchants de l’industrie musicale. Connus pour défendre leur patrimoine bec et ongles, les Beatles ont notamment empêché la sortie d’un best-of de titres exclusifs issus de différentes sessions d’enregistrement, qu’EMI a désespérément essayé de sortir en 1985 sous le nom de Sessions. Quoi qu’il en soit, entre les versions bootleguées disponibles sur le net et les morceaux casés sur des albums suivants, très peu de titres demeurent aujourd’hui introuvables, et souvent ces albums avortés ont donné une certaine aura à des chansons, comme le désormais célèbre "Andrew’s Blues" des Stones. Flu vous propose un petit tour d'horizon en images de ces albums jamais sortis.

 

 




Liam Maher de Flowered Up meurt

Posté par Myosotis le 21.10.09 à 10:06 | tags : uk, rock, cimetière

Avec la mort surprise de Liam Maher, c'est encore une petite partie de l'esprit Madchester qui s'évanouit. Flowered Up, dont nous avions parlé dans nos oubliés de la pop il y a assez longtemps, faisait partie des seconds couteaux de la scène baggy, ceux qui avec les Inspiral Carpets (un grade en dessous encore), avaient accompagné ou précédé le succès interplanétaire (anglais) de Primal Scream et des Happy Mondays.

 

Mondays du pauvre, les Flowered Up, originaires de Londres, n'avaient réalisé qu'un unique album, A Life With Brian, sacrément imparfait mais sacrément jouissif et attachant. Sautillant, grande gueule, shooté jusqu'au trognon, Liam Maher avait dans son jeune temps des allures de héros indie. Le groupe avait connu son heure de gloire avec deux titres étonnants : "It's On", tout bonnement superbe, et leur unique tube, un titre envoûtant de 12 minutes et quelques, appelé "Weekender" (coupé en 2 ici). Maher dont la mort n'a pas été expliquée encore avait signé en 2001 avec le label Poptones d' Alan Mc Gee mais n'avait jamais sorti aucun album sous cette bannière. En 2007, une tentative de reformation avait avorté lamentablement à la veille d'une série de concerts parce que l'un des membres du groupe s'était désisté. Ceux que ça intéresse peuvent aller jeter une oreille à l'édition rééditée en 2007 (?) d'A Life With Brian ou à un récent best-of du groupe. En attendant, it's off.

 


Flowered Up - It's On

 


Flowered Up -Weekender

 




The Declining Winter : mi-Hood mi-Lumière

Posté par Myosotis le 21.10.09 à 08:43 | tags : rock, pop, electro

The Decling Winter - Video "Hey EFD" Instrumental
 

Rien de tel qu'un petit instrumental pour se remettre de l'arrivée de l'automne, préparer l'hiver et digérer la rentrée. The Declining Winter, le groupe formé par Richard Adams, la moitié de Hood, et quelques amis a mis en ligne il y a quelques jours un morceau tiré de leur récent mini-disque, sorti confidentiellement sur le label Home Assembly Music. Comme souvent avec les frères Adams, Haunt the Upper Hallways (le titre du disque) se passe de commentaires et de blabla. Des guitares, de la lumière, des clichés sépia et une bonne dose de mélancolie et voilà qu'on flotte entre ici et là-bas, la tête en forêt et le corps en ville, dans un univers qui ne ressemble à aucun autre. Le titre éponyme est lui-même incroyable. Du côté du groupe maître, pas encore de nouvelles. Chris s'amuse toujours avec Bracken qui devrait sortir un nouvel album prochainement. Comme l'indique le site du groupe relooké au printemps, "the band is continuing its extended hiatus". Rien en vue donc si ce n'est d'obscures rééditions (en vinyl) de vieux enregistrements. Du Yorkshire, il semble que Hood est retourné à la clandestinité.

 

 


The Declining Winter - Haunt The Upper Hallways



Atlas Sound : L'été en plein hiver

Posté par Maxence le 20.10.09 à 18:12 | tags : électro, pop, rock

 

Logos, l'album d'Atlas Sound sort aujourd'hui ! L'occasion, évidemment, de parler de ce side-project de Bradford James Cox, chanteur du quatuor d'Atlanta, Deerhunter, dont c'est le deuxième album après Let the Blind Lead Those Who Can See but Cannot Feel paru en 2008 chez Kranky.

 

Personnellement, Deerhunter m'a toujours semblé surestimé. A cheval entre rock progressif "tape-sur-les-nerfs" et punk boursouflé, improvisation et j'm'en-foutisme (pour "foutage de gueule"), avant-garde et pop, ce groupe me fatigue alors que, connaissant mon goût pour le bizarre, il devrait me combler. Pourtant, je l'avoue bien humblement, la musique de Deerhunter m'est toujours passée par dessus la tête - et ce n'est pas faute d'avoir eu mon content d'expérience indie, ayant peu ou prou écouté tout le catalogue Kranky, Domino première période, Matador, Fat Cat, Thrill Jockey et autres promulgateurs post-rock de la première heure.

 

Reste qu'à l'instar de Noah Lennox et ses incursions solo sous le nom de Panda Bear que j'adore - alors qu'Animal Collective finalement, ne me touche pas des masses non plus -, j'ai un faible pour Atlas Sound, sujet de ce billet donc, et émanation solo du leader/chanteur des "chasseurs de cerfs" en question. Sur Logos, impossible de ne pas tomber amoureux des mélodies captives de Bradford James Cox ("The Light That Failed", "Shelia", "Quick Canal" feat. Laetitia Sadier de Stereolab, et bien d'autres). Toujours à moitié étouffées dans la brume (qu'on imaginerait aisément californienne, mais du nord cette fois, Oakland, San Fransisco), les chansons lo-fi et les bricolages électroacoustiques du bonhomme me touchent au coeur. Et comment faire plus beau titre que ce "Walkabout" magnifiquement interprété par Panda Bear justement ?

 

Harmonie de l'âme, morceaux qui nous fait vivre l'été en plein hiver ou "Teenage Symphony to God" volume 2, ce titre sonne comme si les Beach Boys de Pet Sounds s'étaient reformés et étaient retourné ensemble en studio pour découvrir les machines d'aujourd'hui sans savoir vraiment s'en servir ! "Walkabout" célèbre l'innocence éternelle de la pop, intemporelle - et toujours pareil - mais on ne s'en lasse jamais !

 

Titre à écouter : "Walkabout" (feat. Panda Bear):

Téléchargez Flash Player pour lire cette vidéo

 




Dead Man's Bones, les Tim Burton du rock indé

Posté par Shangri La le 20.10.09 à 16:19 | tags : rock, usa, youtube

En 2005, l’acteur canadien Ryan Gosling rencontre à Toronto Zach Shields, le petit ami de la sœur de la fille avec laquelle il sort (vous suivez?). Ce qui n'aurait du être qu'une corvée mondaine débouche sur une belle entente, quand les deux réalisent au détour d'une conversation qu’ils partagent une passion pour le moins particulière : le train fantôme de Disneyland.

 

dead man's bonesL’ancien pensionnaire du Mickey Mouse Club devenu beaugosse d’Hollywood a même fait de la thérapie à ce sujet étant gamin, ses parents jugeant son obsession pour les fantômes quelque peu inquiétante. Sur un coup de tête, les deux nouveaux meilleurs potes décident de monter une pièce de théâtre, mettant en scène une histoire d’amour teintée de surnaturel, avec fantômes, monstres et autres réjouissances d'Halloween, tout un attirail que ne renierait pas Tim Burton. Faute de temps, d’argent, et on a envie d'ajouter par un heureux coup du destin, le projet ne voit pas le jour sous cette forme. Sa bande-son, en revanche, se révèle être plus qu'un passe-temps.

 

Soucieux de garder la fraîcheur et l’amateurisme de leur musique, quelques règles sont posées d’emblée : les deux jouent tous les instruments eux-mêmes (Ryan touche un violoncelle et un piano pour la première fois de sa vie, Zach s’initie à la batterie), ils se limitent à trois prises et ne corrigent pas leur voix. Après deux ans de bidouillages et de tatonnements, les deux amis mystiques passent aux choses sérieuses : ils s’enferment en studio pour produire un premier album au titre éponyme (sorti aux Etats-Unis le 6 octobre), et créent dans la foulée leur propre label, Werewolf Hearts Records. Soyons honnêtes : Dead Man's Bones a tout du projet qui pourrait retomber comme un soufflé : le toujours difficile passage de star d’Hollywood à celui de musicien (n'est-ce pas, Joaquin ?), le recours à des chœurs d’enfants, l’univers fantasmagorique comme fil directeur omniprésent, le mélange des genres musicaux... Les écueils sont nombreux, et pourtant, l’équation fonctionne parfaitement. Mieux que cela, il se dégage de ce coup d'essai une atmosphère magnétique.

 

 

Pour ce qui est des influences, on ne manquera pas de penser à Arcade Fire ou à Grizzly Bear ; la comparaison est flatteuse, et même si le niveau technique n’est pas le même, elle reste pertinente. Le son est un patchwork de sonorités, du doo-wop, de la pop à synthétiseurs, de la folk gothique, un mélange qui donne pourtant un son particulièrement cohérent d’un bout à l’autre de l’album. L’instrumentation est simple, lo-fi, et compte le plus souvent sur un ensemble guitare, piano et voix, accompagné des fameux chœurs d’enfants. Ryan Gosling et Zach Shields se sont entourés de la chorale d’enfants du Silverlake Conservatory de L.A. ; si cette mode pourrait devenir lassante (Passion Pit, Karen O des Yeah Yeah Yeahs en ont usé récemment), leur présence est ici loin d'être gratuite. En contre-poids de l’atmosphère triste qui se dégage des mélodies et de la voix assez grave de Ryan, les chœurs joyeux apportent une légèreté qui se marie parfaitement à cet univers lugubre. Et même si le procédé n’est pas nouveau, le décalage entre la candeur de leur timbre de voix et les paroles ouvertement macabres ("comme un agneau à l’abattoir") fait toujours son petit effet.

 

Avec son côté artisanal et sa simplicité, le premier album des Dead Man’s Bones n’en est pas moins réellement habité, et il offre de belles surprises, voire même un ou deux morceaux qui pourraient faire office de sérieux concurrents au titre de tube indé de l’année (en particulier la chanson "Pa Pa Power", ou le premier single, "My Body’s A Zombie For You"). Dans la lignée de leur idée de départ qui était de faire une comédie musicale, chacun des 12 titres de l’album devrait être accompagné d’un clip. Le premier, celui de "Dead Hearts", est un bijou d'animation qui met en scène une des "sculptures mobiles" d'Arthur Ganson.

 




Les Pixies doolittlent au Zénith

Posté par Myosotis le 19.10.09 à 10:24 | tags : live, rock, pop
Ne comptez pas sur nous pour faire la fine bouche. On ne dira jamais "non" à un concert des Pixies tant qu'ils joueront comme cela. Et tant pis pour les rabat-joie et les ayatollahs du rock qui ne s'achètent pas. Passer du statut de groupe iconique qui a raté le jackpot à celui de tiroir-caisse à guitares n'est pas donné à tout le monde : les Pixies s'y emploient depuis cinq années maintenant, comme il se doit, en jouant comme ils l'ont toujours fait, vite, très bien et plutôt fort. Ceux qui les avaient vus au tout début de leur tournée de reformation en 2004 auront apprécié le changement : gros moyens, communication au poil, limite étouffante et jeu millimétré, son poli et d'une netteté sidérante contre énergie à revendre, (petites) fautes de cordes et (tendre) bruit brouillon comme au sortir des répéts il y a 4 ans. Le Zénith n'accueillait pas jeudi et vendredi un quatuor venu du fin fond des années 90, mais une franchise composée de musiciens professionnels venus faire une razzia sur la schnouf.

 

pixiesLes Pixies entrent sur scène après 4 ou 5 minutes du Un chien andalou de Bunuel, histoire de faire un clin d'œil à la veine surréaliste qui parcourt leur œuvre et qui les a amenés dans cette position qui ne l'est pas moins. Le gros Frank marche en tête, bidon en avant et les pieds à 15h10, suivi de près par son alter ego Santiago, le plus fringant des quatre, sérieux comme un pape. Le magicien Lovering se faufile jusqu'à ses fûts tandis que la petite fiancée de l'Amérique moyenne, Kim Deal, qui a repris quelques kilos depuis la dernière fois mais n'a pas perdu son sourire éclatant, pousse son tee-shirt informe des débuts jusqu'à sa basse légendaire. Pas de mise en bouche, ni d'introduction : le groupe enquille d'emblée quelques morceaux apéritifs tirés des faces B du plat de résistance : "Dance the Manta Ray" fait un effet bœuf, chanté un peu bas par Frank Black, "Baileys Walk" redécouvert pour l'occasion, et puis file assez vite vers Doolittle, l'album de 1989. Le son est ramassé, très net. Kim Deal semble avoir (par contrat ?) hérité seule du droit de s'adresser au public. A moins que les autres ne s'en tamponnent.

 

Rares sont les groupes où le leader ne dit pas bonjour, au revoir ou ne serait-ce qu'un petit "merci" dans la langue indigène entre deux titres. Frank Black ne desserrera pas les lèvres en dehors du chant et on l'en remercie. Sa voix est un joyau qu'il serait bête de gaspiller en civilités. On s'en aperçoit sur chacun des titres de Doolittle. Il le fait vraiment et comme à la parade. Tout ce que vous avez jamais pu imaginer dans votre chambre en écoutant les disques : il le fait, en aussi bien ou mieux. Doolittle est un monument de noirceur, de stupre biblique et de violence pubère. Frank Black y croit autant que nous aujourd'hui : cela se voit tout de même un peu à son regard. Entre les morceaux (chose inédite chez les Pixies), il s'interrompt parfois jusqu'à vingt secondes pour discuter avec Santiago en tournant le dos à la scène. Si l'on était méchant (et on ne l'est pas assez), on dirait qu'il se moque de ce concert comme de sa deuxième Chevrolet. Frank Black fait Black Francis comme il veut, un peu comme Yves Lecoq et Laurent Gerra peuvent faire Johnny Halliday ou Jacques Chirac. Il se glisse dans le rôle quand il en a envie et peut tromper son monde sans que personne s'en aperçoive, au café du coin comme sur une scène de plusieurs milliers de personnes.

 

"Tame", monté en vidéo Deluxe comme tous les autres titres, nous renvoie à cette idée morbide d'un faux Black Francis en train de réfléchir à l'ironie de tout cela. La mécanique n'en est pas moins belle. On n'aime pas "Here Comes Your Man", assorti d'un clip bouclé un poil ironique. Le batteur ne sait pas chanter, ce qui est tout à fait approprié pour la balade amoureuse "La la Love You", exercice de style assez génial à l'époque et qui arrache un sourire aujourd'hui à Santiago (c'est dire). Cela ne vaut tout de même pas "Crackity Jones" qui reste une tuerie. Ouh. Ouh. "Hey" passe en karaoké. Les paroles s'affichent en fond d'écran dans une police qui ressemble à la police The Cure pour l'album Wish. C'est assez affreux en soi et on ne peut s'empêcher de remarquer que Frank Black est en retard d'un dixième sur le clip. Dépêche-toi bon sang, tu vas rater le refrain. La performance est millimétrée, débarrassée de ce qui fâche. Dire que cela ne gâche pas un petit peu le plaisir serait mentir. On voudrait être un "Debaser" et envoyer tout cela valser. Prendre les Pixies dans un coin et leur rappeler 1989. Kim Deal fait un "Into The White" mémorable dans un nuage de fumée blanche. Tout est parfait comme dans un parc d'attraction. On en oublierait les vingt années de plus. Le public remue comme dans un DVD, des types nagent sur les mains. Les clips soulignent les textes au premier degré. "I Bleed" dégouline de bulles sanguines. Deux rappels en 2+4, joués au galop et Frank Black qui salue par anticipation avant même d'être vraiment revenu, un œil sur sa pendule commerciale. Une sortie en trombe avec un superbe "Planet of Sound" venu tromper son monde. Le groupe montre les muscles. Rien à redire. Vamos. C'est votre dernier mot ? Tout le monde est content ? "Gigantic". Et hop ! On rallume. Ca ira pour tout le monde, vous êtes sûr ? Ce qu'on ne ferait pas pour se sentir jeunes et beaux. "Where is My Mind ?", c'était le jeudi soir. Au suivant. Au suivant. Que c'est beau le rock n'roll à l'âge industriel.

 

 

Pixies - La la Love You



Les sorties Constellation de l'automne 2009 : passage en revue

Posté par éèëê le 18.10.09 à 15:23 | tags : rock, folk, jazz

Cela doit bien faire six mois que je n’ai pas pipé mot sur mon label favori, Constellation. Six mois durant lesquels je n’ai pourtant pas cessé d’écouter certaines galettes du label.

 

Ça a commencé par Elfin Saddle. À l’écoute de Ringing the Bell Again, la première chose qui m'est venu à l'esprit était cette idée de "Paper Folk". Etaient-ce les sonorités japonaises qui me rappelaient les fins murs de papiers des maisons de maître ? Etait-ce un côté diaphane, presque transparent, dans la façon d'utiliser des instruments pourtant archi connus ? Il y a incontestablement un aspect éphémère à la musique d'Elfin Saddle et si le disque, parfois, manque légèrement de consistance, son exotisme est toujours aussi charmeur. Prometteur, davantage que génial, le paper folk d'Elfin Saddle est un bol d'air frais irremplaçable.

 

Et puis il y a eu l’album de Clues, merveilleuse collection de chansons rock concoctées entre autre par un ex-Arcade Fire et un ex-Unicorns. La musique n’est pas pile poil entre les deux formations mais un peu plus loin, lorgnant vers le punk, l’arty ou le carrément déprimant, mais sans perdre une verve quasi adolescente (et vous rappeler la nôtre : Fugazi, Blonde Redhead…). Saupoudrez le tout de trompettes, de claviers et de batteries bien crades, vous obtenez des morceaux imparables comme le single "Perfect Fit", le déhanché "Remember Severed Head", ou encore un cathartique "Ledmonton" à beugler dans les grands moments de solitude. A tester en concert le 29 octobre au Glaz’Art !

 

La rentrée annonce le retour des poids lourds. L’événement, c’est la sortie du nouvel album de Vic Chesnutt, At The Cut, en compagnie de la même équipe que son album précédent : A Silver Mount Zion et Gui Picciotto. Le résultat, peut-être un peu en dessous de North Star Deserter, apporte malgré tout son lot d’émotions. L’écriture à vif de "Coward", la verve de "Philip Guston" ou de "Chinaberry Tree" et ses guitares acides, l’intense mélancolie de "We Hovered With Short Wings", le contrepied champètre de "Flirted With You All My Life" (le meilleur morceau ?) ou le touchant "Granny"… Les perles s’enchaînent dans un album incroyablement riche et cohérent. Pas de doute, Chesnutt a trouvé un écrin adapté à son songwriting hors pair en s’épaulant des gars de Constellation. Le groupe semble n’avoir été qu’un depuis toujours !

 

Quant à Do Make Say Think, leur sixième album trace une courbe parfaite dans leur discographie. Avec son air d’album manifeste (quatre morceaux, intitulés "Do", "Make", "Say", "Think"), Other Truths explore patiemment chaque facette du groupe – jazz, post rock, morriconisme – et développe de superbes architectures pour décrire chacun des verbes. Immédiat et hédoniste, loin des atermoiements geignards habituels au post rock, le groupe de Toronto jouera sa dernière merveille en concert le 31 Octobre à la Maroquinerie.

 

 


 




Ida Maria dans la mauvaise idée du jour : le featuring d'Iggy Pop

Posté par 2goldfish le 17.10.09 à 15:02 | tags : youtube, videos musicales, rock

Ca fait plus d'un an qu'Ida Maria devrait être une star. Ses chansons "Stella, "I Like You So Much Better When You're Naked" et "Oh My God" sont suffisamment bonnes, elle a une personnalité débordante, tout un album (Fortress Round My Heart) vraiment pas mal... Elle a eu la "chance" outre atlantique d'être repérée par l'horrible Perez Hilton, le blogueur people qui se prend pour un découvreur de talent parce qu'il lit Popjustice. Malheureusement, Ida Maria s'est laissée embringuer dans la tournée "Perez Hilton Presents..." à travers les USA aux côtés de Ladyhawke et Sliimy, entre autres. Le résultat : des concerts dans des salles de 3000 places qui n'accueillent que 250 spectateurs, un désastre qui a fini par faire craquer Ida Maria. Il y a quelques semaines, elle s'arrête en plein concert et laisse tomber la tournée.

 

Aujourd'hui, Ida Maria revient avec un nouveau titre, une version d"Oh My God" réenregistrée avec Iggy Pop. On a bien sûr toujours beaucoup de sympathie mais après Préliminaires, le moins que l'on puisse dire c'est que l'iguane n'est pas en forme. Il gache la chanson, et l'animation gentillette du clip en totale décalage n'aide pas vraiment. La comparaison des deux vidéos fait peine à voir et à entendre. Ce n'est encore pas comme ça qu'Ida deviendra une star.

 

 






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