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Rock
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Rock'n roll : depuis les années 50, type de musique qui excite les adolescents et énerve les parents.
A lire aussi sur Flu : notre histoire du rock. En écoutant quoi ? Yeah, notre radio rock.

Top des morts les plus bizarres : Brian Jones and co

Posté par 2goldfish le 03.07.09 à 14:13 | tags : cimetière, anniversaire, rock

Il y a 40 ans aujourd'hui, au fond d'une piscine payée par Winnie l'Ourson, on retrouvait le corps de Brian Jones. A cette (morbide) occasion, diaporama des morts les plus insolites dans le monde de la musique...

 



Leader des Rolling Stones à leurs débuts avant de devenir leur homme à tout faire en studio (il jouait de l'accordéon, de la flûte, du cithare et de n'importe quoi pour le groupe qui savait de moins en moins quoi faire de lui) avant de finir simple icône trash de Carnaby Street, Brian Jones était plus qu'un simple mauvais nageur.

 

Il y a un tas de paradoxe dans l'histoire de Brian Jones : puriste du blues, il n'était pas emballé par les aventures en terrain rock et pop de son groupe, pourtant c'est lui qui a apporté la flûte à "Ruby Tuesday" ou la marimba sur "Under My Thumb", faisant des Stones du milieu des années 1960 un groupe plus éclectique qu'il ne sera jamais. Il était aussi passionné de musique arabe, une influence qui fait de Their Satanic Majesties Request autre chose qu'une simple copie de Sergent Pepper's. Le plus gros paradoxe, c'est cependant celui-là : Brian Jones s'est fait virer des Rolling Stones parce qu'il consommait trop de drogues !

 

De l'avis de tout ceux qui le connaissait, dans les dernières semaines de sa vie Jones avait l'air d'aller mieux après des années de dépression et d'abus, ce qu'on peut prendre comme une tragique ironie mais aussi une bonne nouvelle. Jones méritait bien de mourir (relativement) heureux. Voilà une vidéo de "Not Fade Away" de 1964, quand Jones ne s'était pas encore complétement fait volé la vedette par Jagger.

 

 
 
 



Les Dirty Projectors font du R&B

Posté par 2goldfish le 01.07.09 à 09:43 | tags : pop, videos musicales, rock
Premier single extrait de l'excellent album Bitte Orca des Dirty Projectors, "Stillness is the move" est un très bon morceau de R&B moderne.
 
 
Ne vous laisez pas tromper par tous les atours indie rock du groupe de Dave Longsteth : ils ont beau être blancs, mettre des lamas dans leurs clips comme d'autres mettent Wilco, jouent de la guitare comme des Africains, comme Vampire Weekend... Pourtant ce beat qui bégaie, ces voix savamment coupées et collées, même cette ligne de guitare répétitive (imaginez-la jouée par un vieux synthé de l'espace), c'est du pur R&B post Timbaland. Réécoutez donc "Try Again" si vous avez du mal à y croire. Détail qui ne trompe pas, les chanteuses de Dirty Projectors se fendent même d'une petite chorégraphie synchronisée au milieu du clip. Ca n'est pas tout à fait "Single Ladies" et personne ne prendra ce lama pour Timbaland, mais le monde n'a pas besoin de deux égos surdimensionnés de plus.
 
 
 






Rejoignez le Record Club de Beck

Posté par 2goldfish le 30.06.09 à 09:45 | tags : usa, pop, videos musicales, rock, cover

Pour sa dernière transformation en date, Beck abandonne le songwriter ennuyeux qu'il était devenu pour réapparaitre en "cover man", parce qu'après tout, le monde et l'internet avaient sans doute besoin de plus de reprises.

 

En particulier de reprises du Velvet Underground. Sur le site de Beck on découvre en effet que ce dernier a lancé un "record club" : il compte rassembler, régulièrement, des amis et réenregistrer en une journée de travail intensif l'intégralité d'un album qu'il révélera ensuite chanson par chanson à un rythme hebdomadaire sur son site. Et non, son projet de reprendre l'intégralité d'Evol de Sonic Youth ne fait même pas partie du record club.

 

Le premier album à subir ce traitement est The Velvet Underground & Nico, un choix franchement décevant tant on a déjà trop entendu de bonnes et mauvaises reprises d'un des albums les plus connus et les plus faciles à jouer de l'histoire du rock. Toujours est-il que c'est Beck, qu'il reprend "Sunday Morning" avec une bande de potes qui inclue Joey Waronker (célèbre batteur de studio), Nigel Godrich (plus célèbre producteur de Radiohead) et Giovanni Ribisi (moins célèbre acteur, dont on se demande ce qu'il fait là). C'est merveilleux, la Californie, tout le monde est copain.

 

Et la suite ? The Soft Bulletin des Flaming Lips, un album de Wilco ? En tout cas, retrouvez chaque semaine sur Fluctuat, la reprise de Beck.

 

 

Beck - Sunday Morning (reprise The Velvet Underground)

 

 

 

Beck - Waiting For My Man (reprise The Velvet Underground)

 

 

 

Voir aussi
- Sonic Youth : Wipe That Sound (and wipe the world) !
- Sky Saxon est mort aussi




Sonic Youth : Wipe That Sound (and wipe the world) !

Posté par Maxence le 29.06.09 à 14:50 | tags : youtube, punk, rock, usa
THE WIPERS

 

Dans un récent entretien accordé à nos excellents confrères de Noise, Thurston Moore de Sonic Youth, se déclarait fortement influencé, ou du moins, "très attaché", à l'oeuvre magnétique de The Wipers qu'il avait redécouvert sur le tard (il y a deux ou trois ans). The Wipers, infortuné groupe pré-grunge de Portland en Oregon, fondé par Greg Sage à la fin des années 70 (77 et oui, ça ne s'invente pas !), un guitariste et chanteur à la voix mélancolique même dans la rage la plus froide. A trois, nos nettoyeurs (le sens premier de "to wipe") se rendirent responsables d'une poignée de disques séminaux (allons-y) parmi lesquels les incontournables (et introuvables sauf, à certains endroits, mais on ne vous a rien dit), Youth of America et Land of the Lost. A la fois métallique et extrêmement mélodique, la musique des Wipers était pour le moins unique, et elle le reste, près de 30 ans après son invention et, malheureusement, 10 ans après sa complète extinction.



Nous ne sommes donc pas étonné le moins du monde à l'écoute de ce premier titre de The Eternal, dernier album des New Yorkais, un "Sacred Trickster" nettoyé c'est le cas de le dire, jusqu'à l'os et qui sonne comme une outtake inconnue des disparus de Portland. Un morceau à la "hargne harmonieuse" pourrait-on dire, qui bénéficie qui, plus est, d'une étrange vidéo signée Tom Surgal. Ceux qui fustigeaient l'imagerie "branchouille" du "We Own The Sky" de M83, seront certainement étonné de voir ces trois gamines révolutionnaires préparer le grand nettoyage du monde tel que nous le connaissons, habillé en jean slim et coiffé à frange, au milieu des posters de Lydia Lunch et des symboles de la jeunesse "révolté" des 70's.



Connaissant le groupe, leur humour et leur musique, souvent en décalage avec les attentes des fans (voir les rumeurs entretenues par quelques puristes concernant un possible retour au bruitisme expérimental de leur début avant la parution de The Eternal), le clip de "Sacred Trickster" est certainement à prendre (avec des pincettes) au Xième degré, comme un traité ironique sur l'utilité (ou son inverse) supposée de la révolte rock'n'roll en cette ère de consommation culturelle outrancière. Ou alors, a contrario, il faut prendre le message situationniste de cette vidéo très au sérieux !!



Tremblez H&M, les Sonic Youth arrivent !

 

 
 
Et en souvenir, un morceau de The Wipers, "Youth of America", tiré de l'album éponyme, 10 minutes de folies électrique, le "Mother Sky" punk rock (Enjoy !)
 
 
 
 
 
Voir aussi
- la chronique de The Eternal
- la chronique de Bitte Orca des Dirty Projectors




Automator sublime le 3ème album de Kasabian

Posté par Myosotis le 29.06.09 à 10:43 | tags : rock, pop, youtube, uk

Il faut avouer qu'on n'avait pas vraiment pris au sérieux les Kasabian sur leurs deux précédents albums. Le groupe de Leicester alignait pourtant quelques sérieuses références et ressemblances, en proposant une sorte de musique compost composite venue en droite ligne de la mouvance Primal Scream, Stone Roses, soit un mélange d'electro, de rock et de chants sous influence.

 

 

Empire, sorti en 2006, nous avait clairement laissé sur notre faim rappelant plus les errances de... Kula Shaker (on est très méchants là) que la deuxième tentative d'un groupe majeur. Avec The West Ryder Pauper Lunatic Asylum, Kasabian, emmené par son chanteur en chef Tom Meighan, a fait la meilleure pioche de l'année en collaborant avec le (souvent) impeccable Dan The Automator. Le sorcier du premier Gorillaz a habillé les titres punk rock du groupe en majesté et transformé le plomb en or. A l'image de ces deux extraits, "Fire" et surtout le très léché "Vlad The Impaler", Kasabian grimpe en Major League et accède à un niveau jamais atteint jusqu'à présent. Ce qui aurait pu passer sans le travail extraordinaire de mise en sons pour un revival britpop option Madchester, devient une sorte de classique instantané des musiques britanniques. On pense parfois aux misérables Prodigy, à Oasis, à Primal Scream un peu partout mais aussi à PIL et aux Clash pour l'esprit punk.

 

 

 

Là où Empire embrassait clairement la cause politique, Asylum est plus subtil et plus habile à filer la métaphore. L'album occupe le dance-floor mais fait également son effet dans une chambre et en solitaire. Avec ses tubes, ses titres pop, ses quelques titres insupportables (Take Aim, Thick As Thieves surtout en horreur Beatles like) et ses morceaux de bravoure, Asylum est l'une des excellentes surprises de cette première moitié d'année et l'album le plus/moins cohérent musicalement de ces derniers mois. A l'image de Mercury Rev, groupe moyen qui avait réussi avec Deserter's Songs, un album meilleur qu'eux, Kasabian met la main ici sur son Graal.

 

 

 


Kasabian - Vlad The Impaler

 


Kasabian - Fire
 
 

 

Voir aussi
- Other Lives : la nouvelle nouvelle (...) révélation du... mois
- Girls, la rentrée sera-t-elle shoegaze ?




Sky Saxon est mort aussi

Posté par 2goldfish le 26.06.09 à 23:04 | tags : usa, cimetiere, news, rock

On n'en entendra forcément moins parler que de l'autre mort des dernières 24 heures (non, pas celle de Farah Fawcett) mais Sky Saxon, ancien leaders des Seeds, est mort lui aussi.

 

Il avait fondé les Seeds en 1965, l'un des meilleurs groupes de garage proto punk de Los Angeles à l'époque. Très vite cependant, le groupe s'est aventuré vers des terrains psychédéliques qui sentaient fort le cerveau brûlé. Après la séparation du groupe en 1969, Sky Saxon a continué sa carrière entre disques solos, groupes à la vie courte et tentatives de s'établir comme gourou à Hawaï.

 

Aux dernières nouvelles, Sky Saxon avait "reformé" les Seeds avec de tout nouveaux musiciens, tournait à travers le monde pour jouer des classiques garages rock et prêcher sa théorie selon laquelle les cheveux longs sont des antennes vers le cosmos.

 

The Seeds - Can't Seem To Make You Mine



Dead Disco Dancer, mon hommage à Michael Jackson par O.Chlidren

Posté par Maxence le 26.06.09 à 14:15 | tags : new wave, youtube, cimetière, rock


Michael Jackson est mort. Certains vont trouver (à raison peut-être) que nous en faisons un peu trop, mais l'envergure du bonhomme était telle, qu'on ne peut tout de même pas l'ignorer. Son image laissera peut-être autant d'impression négative que positive, peut-être parce que sa vie fut bien triste. Mais on ne refera pas sa biographie d'enfant battu ici, on pointera juste sur l'étrange coïncidence qui fit m'envoyer dans ma boite mail, ce lien vers un groupe dont le single, le ton et l'attitude ne pouvait que me renvoyer au décès du "King of Pop.

 

O.Children dont le single sort sous peu, ne sont certes pas des enfants de Michael Jackson, plutôt de Bauhaus, Joy Division et Sister of Mercy. Il faut bien reconnaître pourtant que ce "Dead Disco Dancer" sonne comme une épitaphe pour celui qui usa ses souliers sa vie durant sur les scènes de tous les stades du monde. MJ n'était pas un "disco dancer" c'est certain, juste un excellent danseur tout court. C'était aussi un noir qui, par dégoût de son enfance et de son père, voulait devenir blanc. O.Children, eux, sont des blancs qui jouent de la new wave chanté par un noir. La boucle est bouclée, c'est peut-être grâce à Michael Jackson (qui sait ?)

 

Sur ceux, laissons-les chanter :

 

 

J'ajouterais mon épitaphe personnelle, chanté par le non moins fameux (King of bonzo punk ?) Johnny Lyndon dans "The Great Rock n' Roll Swindle" :

 

The crime of the century
Who shot little Bambi
Never trust a hippie
'Cause I love punky Bambi
I'll kill to find the killer
In that rotten roll army
All the spikey punkers
Believers in the ruins
With one big shout
They all cry out
Who killed Bambi?
Who?

 

(Sex Pistols)

 

(merci Frz pour celle là)




Beth Ditto, fashion designer (pas trop) grande taille

Posté par 2goldfish le 24.06.09 à 15:10 | tags : people, news, rock

Beth Ditto, de GossipBeth Ditto de Gossip fait un tas de choses bien. Chanter par exemple. S'en prendre à Katy Perry par presse interposée, aussi. Les albums ? C'est à voir. Enfin ce qu'elle fait le mieux, c'est encore de balancer quelques coup de pied dans la fourmilière du joyeux monde des starlettes anorexiques.

 

Elle a pour une fois pris la peine de s'habiller pour un photoshoot, et c'est logique puisque le but est de promouvoir la ligne de vêtements qu'elle a designé pour la chaîne de magasin british Evans. Ces vêtements ont un côté rétro eighties plutôt très réussi comme la robe domino que vous voyez ici en illustration. Le petit plus Ditto, bien sûr, c'est qu'Evans est une chaîne de vêtements spécialisée dans les grandes tailles et que les modèles "Ditto" sont disponibles à partir du 42 jusqu'à plus grand qu'aucun convertisseur de tailles de vêtements anglais/français ne savait m'indiquer.

 

C'est donc encore une de ces très bonnes raisons non musicales d'avoir Beth Ditto dans le paysage people international. Elle a vraiment la classe dans cette robe domino. Mais pourquoi, quand on va sur le site d'Evans, tous les autres modèles de la collection sont-ils portés par des mannequins qui remplissent à peine leur 42 ? Apparement, les belles déclarations de Ditto sur sa silhouette qu'elle assume, ça fait toujours moins vendre qu'une image de fille la moins grosse possible.

 

 

 

Gossip - Heavy Cross

 

 

Voir aussi
- Panic Switch : le tube des Silversun Pickups
- Girls, la rentrée sera-t-elle shoegaze ?
- Les 100 albums les plus gays de tous les temps : calculez votre "gay friendlytude"




Nouveau Joakim en septembre, l'évènement psycho-disco

Posté par Maxence le 24.06.09 à 09:53 | tags : rock, vidéos musicales, psychédélique, électro



Décidément Versatile est en très grande forme ! Quelques semaines après l'annonce de la sortie à la rentrée d'un album signé de la moitié du duo Zombie Zombie, Etienne Jaumet produit par le dieu de la techno de Detroit Carl Craig, c'est au tour de Joakim de nous en mettre plein la vue en septembre avec Milky Ways, deuxième véritable album du Français après l'étonnant Monsters & Silly Songs.



Encore une fois privilégié, votre serviteur a eu la chance de mûrement écouter ce disque stupéfiant qui met en évidence les liens qu'entretiennent de manière évidentes psychédélisme et disco. C'est du moins évident depuis la redécouverte de sa branche cosmic, musique hallucinée à la fois profondément lysergique et parallèlement extrêmement dansante. Un monde de sons sans fin qu'illustre parfaitement Milky Ways, Joakim et son groupe (The Disco) évoluant lentement à partir d'une introduction vrombissante et bourdonnante comme du Sunn O))) vers le disco le plus trippy, tout synthés, rythme 4X4 et vocoder dehors.



Encore un disque à suivre pour la rentrée et pour vous donner une idée, n'hésitez pas à aller vous balader sur le fameux site Grandcrew qui en outre du concert complet de Joakim and The Disco à la Flèche d'Or en novembre 2008 que nous vous offrons ici, en propose de nombreux autres parmi lesquels Munk, Zombie Zombie, Carl Craig, Micachu, The Emperor Machine, Black Lips, etc, mais pour l'heure, place à Joakim :

 

Et en exclu, "Love & Romance & A Special Person" extrait de prochain opus

Téléchargez Flash Player pour lire cette vidéo

 

 

 

 

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- Hecuba : Un nom (difficile) qu'il va falloir retenir
- Payons tribut à Love & Rockets




Panic Switch : le tube des Silversun Pickups

Posté par Myosotis le 23.06.09 à 14:21 | tags : youtube, pop, rock
Silversun Pickups - Panic Switch
 
 
Il y a des chansons qui valent mieux que les groupes qui les portent, des chansons qui dépassent la qualité de leurs auteurs et qui s'imposent malgré eux plus que grâce à eux comme des classiques ou des tubes imparables. C'est peut-être le cas de l'impeccable "Panic Switch" des Silversun Pickups, titre magnifique du dernier album, Swoon, de ce groupe de Los Angeles.
 
 
Après un premier album qui évoquait avec bonheur les Smashing Pumpkins, le groupe de Brian Aubert a réglé la mire des guitares et du bruit pour composer cette impressionnante chanson noisy pop qui lorgne du côté de My Bloody Valentine ou d' Asobi Seksu. "Panic Switch" fait fureur sur scène et donne un attrait tout particulier à ce Swoon qui a pas mal de qualités, musicales notamment (la bassiste et chanteuse en second Nikki Monninger est un atout majeur du groupe), mais qui pêche sur des paroles un peu faiblardes et par la voix limitée et agaçante de son chanteur principal. L'ensemble reste de très haute volée, entre indie rock traditionnel, revival shoegaze (encore et toujours) et envolées FM ou rock college un brin attendues.
 
 
Le groupe reste malgré tout l'une des révélations de cette année 2009, l'une des franchises les plus prometteuses du nouveau rock américain, un groupe qui développe un potentiel réel et qu'on aura plaisir à suivre et à retrouver à l'avenir. Au rang des belles surprises sonores, le long développement de "Draining", le pétillant "The Royal We" ou le bondissant hymne pop "There's no secrets This Year" qui ouvre le bal. Le public et les critiques ne s'y sont pas trompés qui font la fête à Swoon depuis Coachella à genoux jusqu'à Bernard Lenoir, le grand manitou de France Inter, lequel a dû passer ce Panic Switch une bonne dizaine de fois déjà. A suivre...
 
 
Silversun Pickups - Coachella Live 2009 - The Royal We

 

Voir aussi
- Hecuba : Un nom (difficile) qu'il va falloir retenir
- Animal Collective met ses habits d'été
- Diaporama Les meilleurs logos de groupe 




Payons tribut à Love & Rockets

Posté par 2goldfish le 22.06.09 à 16:26 | tags : myspace, rock

On vient d'annoncer un album tribute à Love And Rockets intitulé New Tales To Tell. Vous vous direz peut-être que ce n'est pas une grande nouvelle parce que ce genre d'album ne regroupe souvent que deux-trois groupes connus (ici : The Flaming Lips, Frank Black, Puscifer, The Dandy Warhols) qui rendent hommage à une de leurs influences en reprenant vite fait une chanson au milieu d'illustres inconnus qui font la même chose pour se faire mousser. Au final on écoute ça une ou deux fois quand on est fan pour rigoler puis on envoie les 3/4 des mp3 à la corbeille. Ce ne sont pas les quelques extraits du tribute audibles sur Myspace qui vont nous faire revenir sur nos a priori.

 

L'intérêt véritable d'un tribute, bien sûr, c'est de nous rappeler à tous qu'il existait à une époque ce très bon groupe qu'on a un peu trop oublié. Love & Rockets fait vraiment partie de ceux là. Tout le monde les aimait dans les années 1980 et ils ont même eu un tube avec "So Alive" mais aujourd'hui ils ne font pas vraiment partie des noms qu'on cite le plus souvent. Peut-être parce qu'ils sont difficiles à décrire : "Love & Rockets, tu vois, c'est le groupe des anciens musiciens de Bauhaus mais c'est pas gothique. C'est psychédélique et noisy et glam, expérimental et rock'n'roll et dans leurs clips ils sont ultra-lookés comme des néo romantiques et aussi ils portent des costumes d'abeilles". Qui découvrirait le groupe aujourd'hui avec le clip de "Yin and Yang and the Flowerpot Man" ne comprendrait sans doute pas vraiment où ranger le groupe.

 

 
 
 
Voir aussi
- Wavves se décompose à Primavera
- Placebo : pourquoi c'était mieux avant...



Hecuba : Un nom (difficile) qu'il va falloir retenir

Posté par Maxence le 22.06.09 à 12:23 | tags : vidéos musicales, rock, électro, tubes de l'été

A une époque où la plupart des musiciens baissent les bras et commencent à comprendre que l'originalité est une terre qui restera pour beaucoup, totalement inaccessible, il est bon, vraiment bon, de découvrir des groupes comme Hecuba !

 

hecuba

 

Derrière ce nom à coucher dehors (sous les palmiers, un cigare au bec ?) tiré d'une tragédie d'Euripide se cache deux Américains originaires de Los Angeles : Isabelle Albuquerque et Jon Beasley. Affilié (à tort) à la scène néo-hippie des Bat For Lashes et consorts, Hecuba sonne pourtant plutôt comme l'improbable croisement d'un Chuck Berry revisitant le répertoire de Glass Candy en compagnie d'Alan Vega de Suicide (sans oublier une touche de 13th Floor Elevators, fameux groupe de Rocky Ericson, pour le look). Autant dire qu'au sein de la production électro actuelle, ces deux là s'affichent comme de vrais extraterrestres en ces temps de nu disco omniprésent et de minimal agonisante. Electro pop alors ? Pas vraiment. Il n'y a qu'à écouter les percussions minimales, les cuivres, et le vrai souffle soul et rockabilly habillé d'un cuir électronique de "Suffering", leur premier excellent single inclassable.

 

Le clip quant à lui, est tout simplement le "tout meilleur" de 2009. Aussi personnel que leur musique, le duo s'y incarne en rockeurs 50's, amoureux de belles mécaniques mais également amoureux transis. "L'amour fait souffrir", telle est la moral intemporelle de cette adorable pop song décalée sur fond de synthés soutenue par une ryhtmique minimale.

 

Cadeau de Fluctuat, la vidéo de "Suffering" dont on peut assurer qu'il s'agit certainement d'un des singles de 2009 (à noter la présence de Devendra Banhart en guest) :

 

 

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- Animal Collective met ses habits d'été
- Micachu and The Shapes : La pop dans un shaker
- la galerie Les meilleurs logos de groupe




Wavves se décompose à Primavera

Posté par Myosotis le 19.06.09 à 12:39 | tags : news, rock, rigolo
Wavves - Primavera 2009
 
 
Repérés ici comme l'un des meilleurs nouveaux groupes de cette année 2009, pour leur excellent album Wavvves, le duo américain s'est plus ou moins fait chasser de scène lors du très prestigieux festival Primavera, où émargeaient cette année, entre autres, Aphex Twin et My Bloody Valentine.
 
Les Wavves, qui en étaient seulement à leur deuxième date européenne ont tout simplement raté leur concert : un réglage interminable de plus de 20 minutes devant un public qui s'impatiente, une balance jamais au point et un joyeux mélange jamais résolu, apparemment, entre leurs bandes et platines aura eu raison de leurs efforts. Incapables de jouer le moindre titre, meublant par des sons inepts et des impros de batteries sans véritable idée de manoeuvre, les Wavves ont parachevé leur désastre en se battant et en se poursuivant vaguement dans la foule. Le batteur a quitté un instant sa batterie pour déverser un verre de bière sur la tête de son compère et chanteur Nathan, lequel l'a copieusement insulté, tentant de le rattraper alors que l'autre se barrait de scène en jettant ses baguettes à la gueule de sa moitié. Nathan hurla "Espèce d'enculé, reviens ici, on n'a pas encore fini" avant de reprendre le manche et d'improviser quelque chose mais les techniciens avaient préféré arrêter les frais et déjà débranché le jeune groupe. Quelques chaussures, gobelets et noms d'oiseaux ont volé et puis voilà. Le groupe a annulé sa date suivante au Portugal. Puisqu'on est sympa quand même, petit air d'été avec ce "Summer Goth" très sautillant. Qui a dit frais ?
 
 
Wavves - Summer Goth



Placebo : pourquoi c'était mieux avant...

Posté par Myosotis le 16.06.09 à 15:49 | tags : youtube, pop, rock

Placebo - Benicassim 98 - 36 degrees

 

Placebo - For What Is Worth (new single) 2009

 

Battle For The Sun, le nouvel album de Placebo sorti cette semaine, n'est pas un mauvais album. Mais quelque chose s'est brisé entre le groupe et la critique qui faisait de la franchise de Brian Molko l'un des grands espoirs du rock indépendant à la fin des années 90.

 

Entre leur premier album, incandescent et subversif, leur première tournée en accompagnement de David Bowie et Without You I'm Nothing, leur dernier disque intéressant, Molko et les siens dégageaient une énergie brutale, mélancolique qui touchaient encore. Depuis, et malgré un Meds vendu comme le grand album dépressif du groupe, la formule Molko fatigue et ne cesse de décevoir. Qu'est-ce qui ne marche plus au royaume de Placebo, qu'est-ce qui fait qu'entre le Molko de "36 degrees" et celui de "For What Is Worth", leur dernier single en date, on passe dans nos appréciations du prometteur, voire excellentissime, au lourdaud et ridicule ?

 

 

1. Brian Molko parle aujourd'hui beaucoup plus français qu'il ne parle anglais

Il ne faut pas négliger l'intérêt pour un groupe de passer pour un groupe étranger. Lorsque Placebo apparaît sur la scène indie, Molko chante encore dans les jupes de Bowie. Il se présente comme un Anglais d'adoption ayant vaguement passé une partie de son enfance au Luxembourg. Lors de ses premières interviews, son français est maladroit, il hésite, cherche ses mots et passe pour un type charmant, timide qui rappelle le Robert Smith des débuts. D'un chanteur anglais faisant des efforts pour parler notre langue, Molko, qui cible son public, glisse vers le petit fils à papa qui s'est émancipé. Il multiplie les clins d'oeil au public français, chante dans notre langue avec Virginie Despentes, l'affreuse version dite "du doigt dans le cul" et se met à causer avec un accent pédant, précieux et horripilant qui le rend systématiquement peu crédible et insupportable. Placebo passe du statut de fleuron de la pop anglosaxonne à celui de produit européen tout marché. Sa cote de popularité en prend un coup. A trop vouloir séduire et à en cherchant à se faire comprendre, Brian Molko laisse sur le côté ceux qui pensent que le rock est nécessairement un mystère.

 

 

2. Le groupe vire à la caricature et abuse du sursignifiant.

L'ambiguité des débuts est devenue une marque de fabrique banalisée, un déguisement de pacotille, soit. On ne peut pas reprocher au groupe d'avoir séduit la légion EMO mais tout de même un peu à son leader d'avoir fabriqué de toutes pièces (il l'avoue dans certaines interviews) son personnage en en faisant une sorte de matamore dépressif, sexuellement ambigu, aux yeux soulignés de khôl et de larmes artificielles. Lorsque Molko chante qu'il doit changer de "skin", c'est en faire un peu trop. De nombreuses chansons ne sont que des clins d'oeil aux médicaments, au mal-être et au nouveau concept de l'album : on est positifs maintenant. A force, c'est fatiguant comme les cheveux de Molko qui repoussent en catogan.

 

 

3. Le groupe a perdu son mojo

Il suffit de jouer consécutivement les deux vidéos ci-dessus pour se rendre compte de ce qui a changé dans le son de Placebo. D'un côté, un punk rock pétillant, fringant et agressif, de l'autre un single pataud, sans mélodie, une production riche mais standardisée (Battle for the Sun est à cet égard, un vrai bijou de production et d'expérimentation qui réussit à camoufler le manque d'inspiration du groupe) et un contenu qui se cherche. On peut supposer que les graves différends artistiques qui ont conduit au remplacement du batteur reposaient là-dessus, même si Stephen Hewitt n'était sûrement pas le garant de la qualité indie du trio. En embauchant un jeune californien tatoué et BLOND (gothique et blondeur ne font jamais bon ménage), en faisant produire le disque par David Bottrill, le nouveau architecte en chef des nu-métalleux, Molko donne des indices : l'ère rock s'achève et on s'achemine tranquillement vers la recherche d'un son volontairement travaillé. Comme chez The Cure, les guitares tombent et glissent moins pour être remplacées par des lignes de clavier cache-misère ou des cliquetis électroniques posés là pour faire bien. Sur Battle for the Sun, les riffs de guitare vraiment enthousiasmants se comptent sur les doigts d'une main. Le groupe semble jouer (encore bien) en mode pilotage automatique et obliger de gorger le disque de fillers plus ou moins achevés ("Julien").

 

 

4. La qualité des textes a fléchi

C'est un euphémisme. Les paroles du jeune Molko avaient une légéreté et une capacité à suggérer le charme et l'angoisse de la jeunesse, que les textes du Molko adulte n'arrivent pas à égaler. Sur Battle For The Sun, Molko a bossé ses rimes mais cela donne des séquences un peu forcées où on imagine le jeune homme en jupe en train de peiner sur son carnet à spirales. Exemple : "You don't know how you're coming across / Acting like you don't give a toss / Walking around like you're on some kind of cross / And it's a shame on you the irony's lost." Pas mauvais en soi mais juste laborieux et surécrit. Ailleurs, Molko ne peut pas résister à la facilité d'un enfilage de clichés forcément décevant. Sur Breathe Underwater, il reprend l'imagerie traditionnelle du gars qui étouffe. Sur Devils in the details, cela devient carrément le petit manuel du poète rimbaldien pour les nuls. On est loin des belles inspirations des débuts, lorsque Molko chantait par exemple sur Lady of The Flowers : "She stole the keys to my house/ And then she locked herself out". Quelle différence ? Pas grand chose sûrement mais une belle idée vous change parfois le plomb en or.




La saga des Libertines (la suite) : Case Reformation ou case Prison ?

Posté par Myosotis le 15.06.09 à 14:49 | tags : uk, news, rock, reformation

Libertines Reunion - Can't stand me now
 

J'ai reçu quelques mails qui disaient à peu près ça : "Alors c***, tu en parles quand de la reformation des Libertines sur ton blog de m**. Toujours le premier à signaler quand Pete déconne grave et puis là, y'a plus personne !" Maudit mois de mai, avec tous ces jours fériés, il y a pas eu moyen d'en placer une sur la débandade à la Barbade d' Amy Winehouse (le titre était déjà tout trouvé), sur le retour de The Only Ones pour leurs premiers concerts en France depuis.... toujours , que Pete Doherty et Carl Barat, hé oui, en profitaient pour se reformer en loucedé à la Rythm Factory et à l'occasion d'une soirée hommage à Johnny Rythm ou Sedassy, ancien musicien et promoteur de concerts avec lequel ils avaient travaillé par le passé.

 

Les trois amis (avec Gary Powell, of course, lequel jouait avec Doherty et ses Babyshambles) ont saisi l'occasion pour interpréter dans une ambiance chaude bouillante quelques uns de leurs anciens titres : "What A Waster !", Up The Bracket et bien sûr cet à peu près audible "Can't Stand Me Now". Les jours qui ont suivi ce 16 mai historique, Barat a confirmé qu'il jouerait à l'avenir et dans l'avenir sûrement à nouveau avec son ancien comparse mais qu'il n'était pas encore prêt pour une reformation en bonne et due forme, ayant programmé de jouer seul en 2009 et 2010. Barat n'a néanmoins pas exclu que les Libs s'alignent le temps de quelques concerts isolés ou dans des festivals pour jouer ensemble, s'apprivoiser à nouveau et donner du plaisir aux kids. Chose promise chose due : quelques jours plus tard, les 2 gars s'alignaient en tête d'affiche (séparés mais personne n'est dupe) pour le Camden Rocks de Londres, le 6 juin. Il y a de l'idylle dans l'air. Il y a de l'Urgo dans l'air.

 

Alors qu'on s'acheminait tranquillement vers un été incroyable et solaire, voilà que Pete se fait serrer une fois en Suisse dans un avion et une autre au volant alors qu'il transporte sur lui (comme d'habitude) un peu de matériel prohibé. Jugement le 11 août mais que fait ENCORE la police britannique ? Peter (ne l'appelez plus Pete, désolé) semble avoir clairement remouillé la seringue. Du coup, les festivaliers tremblent à Beauregard (qui en avait fait sa tête d'affiche) et ailleurs. Viendra, viendra pas. Heureusement pour l'économie festivalière, personne n'avait eu l'idée de génie de convier en même temps Joey Starr et Doherty. Il aurait toujours été temps de changer les affiches. "You tried to pull the wool, I wasn't feeling too clever / And you take all that they're lending / Until you needed mending..." Yeah !

 

 

Voir aussi
- Les Only Ones remontent le temps au Trabendo
- Micachu and The Shapes : La pop dans un shaker




Beck ré-enregistre Evol de Sonic Youth !

Posté par Maxence le 15.06.09 à 11:54 | tags : rock, news, youtube

 

Certains d'entre vous ont certainement entendu parler (et même fait l'acquisition) du split single réunissant Sonic Youth et Beck sorti le 18 avril dernier et sur lequel chacun exécutait une cover de l'autre dans son style propre.

 

D'un côté le Californien avait choisi de reprendre "Green Light" tiré de E.V.O.L.. Un choix surprenant pour le petit prince de L.A. qui transforme allègrement l'essai et donne à voir un nouveau pan de son talent en adaptant ce morceau d'une manière proprement bluffante. C'est bien simple, "Green Light" dans ses mains, devient l'un des meilleurs morceau de Beck !

 

De l'autre côté, les New-Yorkais massacraient, il n'y a pas d'autre mot, le pourtant magnifique "Pay No Mind", dans un style totalement no wave, transformant la mélodie neurasthénique de l'original en un exercice de saccage en règle, hurlé, mâchouillé, rendu dégoulinant de bave à son propriétaire, tel un joujou en corne de bœuf régurgité par un doberman en furie enfermé toute une nuit dans un sac plein de chats vivants.

 

L'entreprise semblait donc vouée à s'arrêter là, à la manière d'une bonne blague de potache. C'était oublier un précédent. En effet, Beck et son groupe reprenait déjà "Starpower" sur scène lors de la tournée de son dernier album Modern Guilt en novembre dernier, et donc, bien avant de signer ce split single avec ses amis de l'Est. Alors, EVOL album favori de Beck ? Il y a des chances, puisque Thurston Moore annonçait il y a peu sur un site japonais, la sortie en 2010 d'un coffret Sonic Youth (la "Sonic Youth Art Box") dans laquelle le Californien reprend l'intégralité d'EVOL !

 

En attendant la sortie de l'objet (et autant vous dire qu'on attend !), profitons des bienfaits de l'usine à tube pour s'écouter la version de "Green Light" par Beck :

 

Beck - Green Light

 

 

Lire aussi
- Micachu and The Shapes : La pop dans un shaker
- Les Only Ones remontent le temps au Trabendo




Micachu and The Shapes : La pop dans un shaker

Posté par Maxence le 12.06.09 à 12:12 | tags : électro, pop, rock, uk

 

 

 

Mica Levi, alias Micachu, c'est un peu "Bécassine au GRM" (sauf qu'elle est anglaise, mais passons). Une gamine décoiffée de 21 qui pond des tubes pour aspirateur ("Lips") et se fout complètement de savoir si sa pop lo-fi et punky plaira au plus grand nombre du moment qu'elle lui plait à elle. Ceci étant, le succès ne l'épargne pas, à notre plus grande surprise, ce qui tend à prouver que tout n'est pas complètement foutu dans ce bas monde.

 

Héritière certainement malgré elle, d'une partie de la pop indé des 80's, celle des fameuses C86 (The Moldy Peaches, Pastels, TV Personnalities, etc.), Micachu est aussi une fille de son temps. Elle aime le hip hop, a grandi avec Nirvana (comme toutes les ados de sa génération, celle d'avant Justiiiiice), compose des symphonies post-modernes pour le Philharmonique de Londres à ses heures perdues (rien que ça) et fréquente de grands producteurs, en l'occurrence Matthew Herbert, le sampleur fou ultra-engagé et novateur (en son temps) de Around The House (1998) qui concoctait déjà sa dance music décomplexée à l'aide de batteurs à oeufs, d'un shaker, et d'un set de table complet (couteau, fourchette, cuillère), inventant en quelque sorte la house concrète !

 

Nul étonnement de voir ces deux-là s'entendre comme larrons en foire, Herbert produisant pour le coup, Jewellery, étonnant premier album de l'Anglaise Micachu et de ses amis The Shapes. Un album dont nous vantons les mérites sur Fluctuat, et comme si cela ne suffisait pas, nous proposons ici la dernière vidéo en date.

 

Plus encore que "Lips", le clip de "Golden Phone" est symbolique de la musique du trio. Saccadé, limite hystérique et pourtant mélodique, Micachu & The Shapes c'est tout le sucre de la pop alliée à l'acidité du punk. Exemple en musique et en images :


Micachu - Golden Phone

 

 

(Via PTV)

 

Voir aussi
- les clips de Micachu
- Notre chronique de Jewellery




Prepare Your Coffin : Le clip du retour de Tortoise

Posté par Maxence le 10.06.09 à 18:13 | tags : youtube, news, rock, electro

 

Même si la musique de Tortoise sur leur premier album éponyme est véritablement menée à un train de tortue arthritique, pleine qu'elle est des influences du folk, du blues, du dub, du krautrock, du cool jazz, des avant-gardes et du minimalisme américain des 60's, il ne faut pourtant pas uniquement voir le nom de ce mythique groupe de Chicago, celui par qui le post-rock est quasiment né (selon une expression du journaliste britannique Simon Reynolds dans The Wire) comme une éloge de la lenteur, mais comme l'expression d'une complexité, d'une touffeur et d'un amour-passion non démenti pour tout ce qui prend des chemins détournés dans la musique d'aujourd'hui (et d'hier). Prédominance de la production, du processing, choix de l'électronique vs acoustique, plages instrumentales, mélodies aventureuses, la musique de Tortoise est d'une richesse peu commune en ces temps de créations uniformisées sous perfusion informatique, cette musique donc, est tout simplement tortueuse.

 

Un avis qui ne se démentira pas à l'écoute de leur nouveau - et magnifique - nouvel album Beacons Of Ancestorship, dont "Prepare Your Coffin", à la fois furibard, saturé, cavaleur et mélodique, est certainement l'un des plus remarquables extraits.

 

Pour preuve, cette vidéo, à titre d'exemple pour la postérité

 




Hommage à David Carradine : la chanson qu'il vous faut

Posté par Myosotis le 10.06.09 à 14:21 | tags : rock, pop, youtube, rigolo

He Hanged Himself in Bangkok - Hommage
 

De Kung Fu à Kill Bill : volume 1, David Carradine aura baladé sa longue silhouette nonchalante dans l'imaginaire collectif pendant près de 40 ans avant de se pendre par les couilles et le cou, dans un hôtel de Bangkok. Il aura fallu attendre cette masturbation qui a mal tourné, semble-t-il, pour qu'on lui rende hommage en musique. C'est fait et par un tout jeune homme dans sa chambre, guitare en bandoulière : un très bel hommage à la simplicité et à la sincérité hypnotique, une petite balade entêtante et qui rappelle le Yul Brynner de Stephen Malkmus sur son premier album solo. Personne ne sait si ce jeune homme aura la chance d'enregistrer ce titre là mais il est déjà pas mal qu'on puisse l'écouter. R.I.P Carradine. La mort (des autres), au moins, ne rend pas sourd.

 

 


Stephen Malkmus - Jo Jo's Jacket

 

 

 

Lire aussi
- notre portrait de David Carradine
- Les Only Ones remontent le temps au Trabendo
- L'affaire David Carradine sur le blogsexe




Les Only Ones remontent le temps au Trabendo

Posté par Myosotis le 09.06.09 à 16:18 | tags : uk, rock, live, pop

A peine contrariés par une pluie torrentielle et le rock juvénile des Lipstick Traces, power trio punk rock mod bien en place techniquement et dont la capitale regorge désormais (pour notre plus grand désespoir), les dieux du rock avaient dépêché, pour la première fois en terre parisienne, leurs plus étranges émissaires : The Only Ones.

 

The Only Ones - Flaming Torch - Live Canal + 2009

 

Depuis notre précédente rencontre au Shepherd's Bush de Londres , il y a 2 ans, le groupe de Peter Perrett a parfait sa santé musicale et s'est redonné surtout un semblant d'avenir. Commencée par des concerts espacés de plusieurs semaines pour cause d'ennuis respiratoires de leur leader, la reformation du quatuor venu des années 1978-1979 s'offre une belle tournée européenne, loin des programmes de stakhanoviste de certains mais tout à fait consistante pour un groupe mort et enterré il y a trente ans.

 

Le groupe parle d'un nouvel album en 2009 et tout semble pour le mieux dans le pire des mondes. D'où qu'on le prenne, le concert parisien du 8 juin aura donné le sentiment aux anciens, en nombre, et aux plus jeunes, de serrer la louche à l'Histoire du rock elle-même sur la scène du Trabendo : soit un mélange de classe impressionnante, de morgue et de spectres hideux du triptyque sexe, drogues et rock n'roll. Le physique ravagé de Perrett, chemise blanche sur l'os, fait son effet sur ceux qui ne l'avaient pas vu depuis des lustres et contraste avec sa voix incroyable. Peter Perrett a gardé cet aspect de mort-vivant d'il y a deux ans : il est affreusement maigre, un peu voûté, semble avoir des crampes aux doigts lorsqu'il lâche sa guitare et sourit d'un de ces sourires qui font peur et avec lesquels on n'a pas envie d'échanger nos souvenirs. Sa voix est plus forte que lors de son retour. Ses nasales sont puissantes, agressives et, s'il tient encore difficilement la note, Perrett est suffisamment en forme (il tient sur pied, il fait quelques pas, il dira même quelques mots) pour faire de ce retour une sorte d'apparition de science-fiction, un miracle et une bénédiction. Sur "You Gave Birth", un vieux titre un brin moins sombre que d'autres, Perrett est enveloppé dans un éclairage avantageux qui lui redonne un semblant de beauté.

 

Les Only Ones enchaînent magnifiquement vieux titres ("In Betweens", "As My Wife Says", "Big Sleep"), des standards de leur répertoire ("The Beast", "Flaming Torch", "Lovers of Today", "Why Dont You Kill Yourself ?") et quelques nouveaux morceaux. Ces nouvelles chansons ("Black Operations", "Magic Tablets", "Is This How Much You Care ?") sont solides et plutôt bien accueillies. Le groupe joue serré, soutenu par le jeu de guitare souverain de John Perry qui gratifiera le public de son fameux effet slide sur la meilleure chanson du set en rappel : "Me And My Shadow".
Mike Kellie martèle sa batterie à l'ancienne, moins rapide que certains mais d'une précision métronomique. Des quatre, il semble le plus joyeux, le plus fier d'être revenu. La joie se lit sur son visage ou lorsqu'en plein milieu d'un de ces solos dont le groupe a désormais le monopole (personne n'oserait plus faire ça aujourd'hui, mais eux le faisaient déjà en pleine vague punk), il adresse un clin d'œil humide à Perry sur le côté droit de la scène. A la basse, Alan Mair est gigantesque avec ses airs de C.Jérôme à ne pas y toucher. Sa basse tient "Trouble In The World", l'un des grands morceaux du groupe à bout de cordes. Perrett enchante sur "The Big Sleep" et fait évidemment fureur sur l'unique hit du groupe : le légendaire "Another Girl, Another Planet". On n'ose pas se demander ce que peuvent inspirer au chanteur les paroles d'une chanson en forme de déclaration d'amour à ce qui lui a pris 30 ans de sa vie. Perry et Mair soutiennent les refrains par des chœurs incongrus (Perry chante affreusement faux au début avant de se régler) et confèrent à l'ensemble une texture un peu moins dramatique que les chansons d'origine.

 

Les Only Ones sont un témoignage musical perdu : ils jouent comme des punks au ralenti de la fin des années 70, ont incorporé depuis des lustres des caractères post-punk, ont l'intensité de Stones qui se seraient reposés 25 ans dans un caisson étanche. Perry tente d'entraîner son chanteur dans un"we take requests tonight" qui les mène à jouer le très beau "The Whole of the Law". Perrett qui fatigue ne rentre pas dans ce jeu-là. Il réclame lui-même "Miles from Nowhere" qu'il délivre à la perfection et qui clôt leurs sets depuis quelques mois. Retour vers le futur et magie noire.

 

Il ne fallait pas rater les Only Ones. Leurs albums viennent d'être réédités. Tout est là. Pendant ce temps là, l'un de leurs plus grands fans, Pete Doherty se faisait serrer puis relâcher pour s'être fait un shoot d'héroïne dans un avion suisse. Il n'y a pas de justice. Vraiment pas.

 

Voir aussi
- Notre interview avec The Only Ones
- Retour sur leur reformation à Londres
- Notre Histoire du Rock




Modest Mouse a la peau d'un satellite

Posté par 2goldfish le 08.06.09 à 09:58 | tags : videos musicales, rock

"Satellite Skin" est le nouveau single de Modest Mouse qui est sorti en édition limitée vynil fin mai, en même temps que sur iTunes, accompagné de la face B "Guilty Cocker Spaniel". Sur "Satellite", Isaac Brock n'a jamais autant chanté comme Frank Black. Musicalement, le titre ayant un côté très "classic rock" assez loin des débuts du groupe, on se rappelle de l'époque dans les années 1990 où Black sortait des albums avec les Catholics pas forcément mauvais mais loins de la folie de ses premiers albums.

 

Puisqu'on a déjà fait notre deuil de l'ancien Modest Mouse avec We Were Dead Before The Ship Even Sank on peut s'autoriser à trouver "Satellite Skin" plutôt réussi. Il y a une bonne mélodie et des solos plutôt sympas même s'ils ne sont pas des plus inspirés. La chanson aurait pu relever la moyenne dans le dernier album et c'est bien dommage de se dire ça puisqu'elle provient des mêmes sessions avec Johnny Marr.

 

Le clip quant à lui est une réussite, reprenant les thèmes de folie forestière chers au groupe mais on ne peut pas s'empêcher d'imaginer qu'il aurait bien mieux collé à une des vieilles chansons, celles qui étaient folles, justement. On imagine que tant que Modest Mouse ne nous pond pas l'équivalent d'Honeycomb, on peut s'estimer heureux.

 

 
 
 
 
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- Albums concept, les meilleurs de l'histoire de la musique
- Rock'n'roll dating : sortez avec un rocker 



My Bloody Valentine en studio cet été ("y parait")

Posté par Maxence le 06.06.09 à 09:14 | tags : rock, news

 

C'est l'arlésienne de la scène indie rock depuis des lustres : voilà bientôt 18 ans, que Kevin Shields et sa bande nous annoncent la sortie d'un nouvel album. Il est vrai que depuis plus d'un an les choses se précisent puisque la rumeur auparavant concernait plutôt la possibilité - ou non - d'une reformation du groupe. De ce côté là, c'est réglé puisque les plus veinards d'entre nous on pu voir My Bloody Valentine sur scène l'an dernier (et dernièrement un peu partout dans le monde). Concernant l'album, malgré toute la bonne volonté des intéressés, c'est tout de même plus flou.

 

Interrogé à ce sujet, Shields aurait déclaré récemment "qu'il existait en effet un squelette enregistré en 1996 sur lequel le groupe aurait tenté de travailler sans succès cet été, mais que les séances de répétitions reprendraient dès le mois de juin et courant juillet". Kevin Shields envisagerait même une finalisation des titres à la fin de l'été, pour un résultat "plus mélodique, mais moins pop" (pour ce que cela veut dire) et envisagerait même d'agrandir son line-up afin "d'étendre ses possibilités sonores et son niveau d'amplification" (préparez les boules du docteur Quies !!)

 

Reste que la tournée mondiale suit quant à elle son court, donnant tout de même quelques nouveaux indices concernant ces nouvelles productions puisque certains morceaux ont tout de même été joués sur scène aux Etats-Unis entre le Coachella Festival, Seattles et le Primavera Festival les 28 et 29 mai derniers.

 

Souhaitons que tous ces effets d'annonce ne soient pas encore une fois autant de fakes, car pour le dire simplement : les fans attendent de pied ferme des nouvelles de l'ex-plus grand groupe indie pop du monde pour 2009 ! L'année étant dédiée au retour du shoegazing, il serait d'ailleurs logique de voir apparaître un nouvel album de ceux qui, par leur jusqu'au-boutisme ont bien failli enterrer le genre (bien malgré eux, on leur concède, mais tout de même). Reste qu'en la matière, les spécialistes savent aussi que la voix du Kevin Shields est impénétrable (surtout aux sirènes du marketing)... So, wait and see, comme disent nos voisins Grands-Bretons...

 

Voir aussi
- tout savoir sur le culte My Bloody Valentine
- notre histoire du shoegaze 




Albums concept, les meilleurs de l'histoire de la musique

Posté par Myosotis le 05.06.09 à 18:56 | tags : pop, rock, top, rigolo

Qu'est-ce qu'un album concept ? Le Blonde On Blonde de Boby Dylan est-il vraiment le premier album concept de l'histoire de la musique. Explications et classement en images des meilleurs albums du genre en rock, pop, soul et hip hop.

 

C'est à Dylan que revient l'honneur d'avoir le premier présenté un album avec un concept... cette théorie est remise en question par certains, il ne serait en fait pas le premier, ni le dernier. Depuis, l'album concept a bonne pub auprès des artistes de tous bords : indie, pop, rock, opéra rock, rap. Parfois prétentieux dans leurs ambitions, souvent fumeux, les concept albums consistent pour un artiste à déclarer que son album est constitué de titres qui, ensemble, sont censés raconter une histoire ou créent entre elles une oeuvre unique autour d'une figure, d'un personnage, d'un thème particulier. Petit classement maison (et subjectif) des 10 meilleurs albums concept de tous les temps avec des oublis complètement volontaires.

 

Voir aussi
- le forum des meilleurs albums concept de tous les temps
- Rock'n'roll dating : sortez avec un rocker





Rock'n'roll dating : sortez avec un rocker

Posté par 2goldfish le 05.06.09 à 15:39 | tags : rigolo, sexe en musique, web, rock

En ces temps de crise économique, les sites de rencontres constituent l'un des refuges les plus sûrs pour qui veut encore faire un peu d'argent sur internet. Voici donc Rocknrolldating.com, un site de rencontres qui se propose de vous aider à trouver la fan de psychobilly, de swamp rock ou de stoner metal dont le coeur bat peut-être pour vous quelque part dans votre région (enfin dans une région des USA en tout cas).

 

Pourquoi voudriez-vous absolument rencontrer un/une fan de Tool, on se le demande, mais il s'agit d'un des groupes les plus popualires sur le site avec Radiohead, Led Zeppelin et Sublime. Réflechissez quelques minutes aux gens que vous avez rencontré dans votre vie et qui partageaient vos goûts musicaux. Vous vous rendrez vite compte que ce n'est certainement pas un bon critère pour savoir si vous les voulez dans votre lit ou pas. Ne serait-ce que parce que quelqu'un qui partage votre passion de Radiohead peut tout aussi bien écouter le groupe que vous détestez le plus au monde entre deux complaintes dépressives de Thom Yorke.

 

Quoi qu'il en soit, le site offre une belle collection d'interviews parmi lesquelles celle de Wayne Coyne des Flaming Lips à qui on ne demande malheureusement aucun sage conseil sur la vie amoureuse. A noter : le vieux site makeoutclub propose depuis des années la même chose pour les fans d'indie pop.




On se croirait en 1993...

Posté par Maxence le 29.05.09 à 14:39 | tags : médias, metal, rock

 

Acheté pour la première fois en me rendant à Lyon le week-end dernier, je découvre avec bonheur Noise Mag, un bimensuel dont on m'a beaucoup parlé mais dont les couv' barbues et bruyantes ne m'avaient pas tentées jusque-là.


Bonne pioche et merci à ceux qui me l'ont conseillé, car c'est un excellent magazine. Sous une superbe couv' dédiée aux Sonic Youth (rare en France, même à une époque où les New-Yorkais se sont calmés), je découvre de nombreuses signatures, dont celle de notre excellent confrère, le fameux Lelo J. Baptista, ainsi que d'autres, moins connues mais tout aussi bonnes, avec, en prime, un nombre important de filles dans la rédaction (autre fait rare dans le journalisme musical français!).


Au sommaire : de longs papiers sur Isis, Tortoise (presque 5 pages avec discographie détaillée par Doug McCombs himself), Sonic Youth donc (un phoner hillarant et rondement mené avec Thurston Moore), un long interview de Skiz Fernando (aka Spectre), boss du label Wordsound qui revient sur le devant de la scène après des années d'hibernation (et à qui le dubstep doit tout, il faut bien le dire), un autre des trublions free noise électronique de Black Dice, un très bon papier sur Depeche Mode (" le groupe vit ses derniers jours ", annonce Martin L. Gore), un autre sur les cultes Liquid Liquid, le retour de Hint, pape de l'ambient dub industriel français, une découverte avec Celan, soit la réunion de Chris Spencer de Unsane (Unsannnne !!), Ari Benjamin Meyer, claviériste de Einstruzende Neubauten, Niko Wenner, guitariste d'Oxbow, etc. le tout dans un style décomplexé, sans détour, souvent très drôle (voir le papier de Baptista sur Goblin) et irrévérencieux. Sans oublier la dose nécessaire dans ce genre d'exercice, de subjectivité salvatrice et d'ouverture (techno, chroniques des albums de DC Recordings,...)



Un sommaire audacieux en 2009, mais en même temps daté (Sonic Youth, Liquid Liquid, Depeche Mode, Goblin, Tortoise, Wordsound, Hint) qu'on aurait plutôt vu dans les pages d'un fanzine pointu en 1993 (au hasard le mythique Hyacinth, prédécesseur d'Octopus). Ceci n'est pas une critique, au contraire, la musique peinant actuellement à faire du neuf et c'est bien normal. Non, il s'agit juste d'une constatation, ou plutôt d'un constat positif : finalement dans la jungle darwiniste des musiques dites "actuelles" ce sont ceux sur lesquels nous avions misé en 93 qui gagnent et sont toujours debout. Noise Mag a su, contre vents et marées, rester fidèle à cet esprit et surtout continue de se passionner pour les musiques bruyantes qui connurent un bouillonnement sans commune mesure dans les 90's aux côtés de l'electro qui montait.


Bref, un retour au bruit drivé par les grands anciens du genre (SY, Dinosaur Jr, Unsane, Hint...) semble se profiler à l'horizon et on ne s'en plaint pas. En attendant, félicitations à l'équipe de Noise Mag pour son excellent boulot alors que la presse est "en crise", et longue vie !


Voir aussi
Jim Jarmusch at the control avec Boris Sunn O))) et Earth
- Géant vert : Dinosaur Jr fait sa rentrée






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