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Rock'n roll : depuis les années 50, type de musique qui excite les adolescents et énerve les parents.
A lire aussi sur Flu : notre histoire du rock. En écoutant quoi ? Yeah, notre radio rock. Chroniques frénétiques : Portrait d'une génération amnésique![]()
L'histoire du rock est toujours intime. Parce que c'est une histoire individuelle, faite de découvertes, d'échanges, de parrainages (des plus vieux ou des plus sages) et de coups de foudre jalousement gardés et jamais partagés. C'est en individu que l'on découvre, le, ou les groupes, qui nous plongeront dans les méandres de la musique notre vie durant.
Aussi, quand un livre sous titré "Une histoire intime du rock" atterrit dans la boite aux lettres, on ne peut que se sentir immédiatement en phase avec son auteur. En l'occurrence, Chroniques Frénétiques, une histoire intime du rock vient de loin. D'un passé provincial toujours présent, même si en réalité à des années lumières de celui que je suis devenu aujourd'hui. Ce petit livre, à l'histoire chaotique (et frénétique) a pourtant failli ne jamais voir le jour alors qu'il fut lauréat du concours manuscrit Technikart en 2006 ! Son auteur, Patrick Bénard, un ami perdu de vue, fut également un mentor. De ces aînés que nous regardions bouche bée et dont nous envions la vie, indépendante, riche, pleine de sons nouveaux et d'évènements musicaux, alors que nous en avions 18 et lui... 30 et des poussières.
Dans ce roman, à la fois une somme de chroniques musicales et un journal intime partagé entre fiction et biographie, Bénard se fait le témoin d'une génération de jeunes français pour qui la musique comptait (et compte encore, malgré les années) plus que tout. Des gamins de province, qui devinrent adultes sous Giscard et Mitterrand, pour qui la musique des années 70/80 ne se résumait pas à Vanessa Paradis, Telephone et Lavilliers, mais emprunte les chemins tortueux du rock progressif et psychédélique (le early Genesis, Pink Floyd), la pop (les incunables Beatles, David Bowie), le rock (Jimi Hendrix, Led Zeppelin, Rory Gallagher, Neil Young, Bruce Springsteen) pour finalement se retrouver cul par dessus tête, tous les repères chamboulés par l'explosion punk et l'arrivée de la new wave (The Stranglers, The Clash, The Sound, Joy Division, Magazine, Opposition, Siouxies & The Banshees et bien sûr, le groupe ultime, The Cure !)
Chroniques Frénétiques, une histoire intime du rock c'est donc l'histoire d'un petit Français des années 80 qui voit plus loin que le petit bout de Bourgogne dans lequel il marine (Auxerre, l'Yonne, c'est dire la distance...avec Londres et Berlin, même si Paris n'est pas si loin). Hadrien, le jeune homme timide double de l'auteur, chroniqueur à ses heures, deviendra au fil des pages et des découvertes musicales, un homme, un salarié, un amant, puis un "autre homme", représentant forcément schizophrène d'un petit morceau de l'histoire vue de la province, pris dans la tourmente d'évènement plus grands (l'élection de Mitterrand, la chute du mur, etc.). Ce livre, c'est l'histoire d'une génération amnésique, celle de la new wave, qu'on décrivait alors comme grise même si elle était pourtant bien trop créative (et bien vivace à l'heure où vous lisez ces lignes) pour seulement correspondre à ce cliché éculé. Une histoire, intime donc, dans laquelle de nombreux lecteurs désormais quadra et toujours en province (ou pas) se reconnaitront certainement.
Patrick Bénard - Chroniques Frénétiques, une histoire intime du rock chez The BookEdition Skip Spence repris par Beck, Wilco, Feist et Jamie LiddellBeck poursuit son travail d'hommage au sein du Record Club en décidant de reprendre l'immense – et malheureusement oublié – Alexander Spence, plus connu sous le pseudonyme de "Skip", auteur du vénéneux Oar, un album de folk à la noirceur incandescente (si c'est possible !). Un sommet du genre enregistré en 1969.
Bob Dylan fait son clip de NoëlCela faisait une dizaine d'années que Bob Dylan n'était pas apparu dans l'un de ses clips, voire qu'il ne faisait pas de clips du tout. C'est chose faite pour ce mini-non-événement de saison : Dylan tient le premier rôle dans cette vidéo de Must Be Santa, l'un des morceaux et le "single" de son album de Noël. Il s'habille presque en Père Noël (un chapeau) et déambule dans une fiesta en bois massif. Le résultat est évidemment assez surprenant, tant sur le plan cinématographique (réalisation Nash Edgerton) que sur le plan musical où la chanson mélange les traditions de Noël et festives des cultures nordiques, saxonnes avec un brin de culture juive. Pour ceux qui aiment les détails, Nash Edgerton est le frère du réalisateur plus connu Joel Edgerton. Nash, auteur d'un unique film, faisait office de doublure d' Ewan Mc Gregor dans son interprétation d'Obi WanKenobi sur la saga Star Wars : Episode 1 - La Menace fantôme prequel. Ca alors ! Cela vous permettra de poser à vos amis fans de Dylan (ou de la Guerre des Etoiles) une belle colle :
- Quel est le rapport entre Dylan et la Guerre des Etoiles ? - Nash Edgerton. (autre réponse plus satirique : ils ont tourné la fin avant le début).
L'album lui-même est tout aussi étonnant. Christmas in the heart regroupe quelques classiques du genre pour un ensemble qu'on peut qualifier, en étant gentil, d'assez... horrible. Pas sûr du moins que les gamins aient intérêt à écouter ces versions de standard par un Dylan nasillard au possible et visiblement artistiquement bourré sur ce coup-là. La meilleure nouvelle, c'est qu'on tient un nouvel ensemble de chansons à fourrer dans nos tops marronniers de fin d'année. Sinon, la pochette est chouette...
Bob Dylan - Must Be Santa
Dan Treacy a la forme et c'est une bonne nouvelleLa chose ne saute peut-être pas aux yeux pour qui n'a pas suivi la (longue) carrière des Television Personalities mais il y a entre ces deux vidéos, l'enregistrement live à Londres fin septembre du toujours fringant "Three Wishes" (si j'avais trois souhaits/j'en voudrais trois de plus...) et le premier volet d'un remarquable documentaire sur Dan Treacy en 4 parties, un peu plus d'une année et surtout une excellente nouvelle : le retour en bonne forme de Dan Treacy, l'un des songwriters les plus doués et remarquables de ces 30 dernières années.
Depuis son retour officiel en 2006 (l'album My Dark Places), avec son collègue Ed Ball d'abord puis sans, Dan Treacy a alterné les bonnes et les mauvaises phases, comme c'est plus ou moins le cas depuis ses débuts. L'homme souffre depuis toujours de "désordres mentaux" qui l'ont fait disparaître pendant près de 10 ans, perdu dans une addiction au krach redoutable, des séjours en institution et un emprisonnement de 6 mois sur une prison-péniche, en bout de course (pour des vols et agressions) qui lui aurait sauvé la vie.
Aujourd'hui, Treacy joue à nouveau. On l'avait vu bourré en 2006-2007 et en assez piteux état vocal. Il était venu récemment en France pour un concert assez moyen (et brouillon) en janvier 2009 à la Flèche d'or. Il a enchaîné plusieurs dates dans des salles miteuses de Londres (3 ou 4 livres l'entrée dans des pubs, des mini-boîtes, des fish'n'chips presque) et s'apprête à faire un petit tour d'Espagne qui devrait l'amener dans les derniers jours de décembre, à Toulouse, où on ne peut que recommander aux fans et aux autres de se presser. Treacy est en voix, tient debout et chante plutôt juste. Ses textes sont toujours incroyablement bons, truffés de références pop ou littéraires, faisant de lui la dernière merveille souterraine de la pop music, une sorte de chaînon manquant entre The Fall (pour la déglingue, l'origine populaire, la gouaille), The Smiths (pour la qualité des textes, les références, la classe british) et Daniel Johnston (pour la légèreté, le caractère naïf et fragile des chansons). Au top 50 des chanteurs les plus fous, Treacy gagne à tous les coups, mais il figure aussi en très haute position sur la liste des types qui savent que composer une pop song est un boulot à temps plein.
Savoir que ce type là est revenu à son meilleur niveau (comme on dit en sport) et pourrait tout aussi bien mourir demain, fais partie des excellentes nouvelles de cette fin d'année. La meilleure peut-être.
Television Personalities - Three Wishes (Live London 30 septembre 2009) Television Personalities - Documentary (Part 1)
Gossip a explosé le public du Bataclan... les vidéos...façon pop corn ! Le groupe de Beth Ditto était en concert dimanche soir au Bataclan et remet ça les 16 et 17 novembre. On y était et on vous a ramené des vidéos.
Passage en revue efficace, et on pourrait dire sans surprise (connaissez-vous quelqu'un qui a pu vous dire du mal de ce groupe en live ?) des deux albums de Gossip : Standing In The Way Of Control et le petit dernier Music For Men. Beth Ditto, toujours plus en forme que jamais, endosse tour à tour les rôles de diva, secouriste (quand elle distribue des bouteilles d'eau) avant de se mettre à l'aise en sous-vêtements. Extravagante au possible, c'est surtout une grande entertaineuse, dont la présence éclipse souvent celle des trois autres musiciens. En avant-goût de ces prochains concerts au Bataclan, 3 titres tournés lors du premier soir : "Dimestore Diamond", "Pop Goes The World" et "2012". On ne vous dévoile pas tout, mais hier pour le dernier morceau... Ditto a tout donné.
Le clip nudiste des Flaming Lips"Watching The Planets" est un des nombreux morceaux chaotiques du double album Embryonic. La mélodie est réduite à sa plus simple expression mais les "oh oh oh" et "yes yes yes" que chantent Wayne Coyne sont sans doute ce qu'il y a de plus catchy sur un album très pauvre en refrains et autres éléments accrocheurs alors pourquoi ne pas en faire un single ?
Embryonic n'est certainement pas un disque facile à vendre, mais on peut compter sur les Flaming Lips pour la mise en scène. Dans ce clip réalisé par Wayne Coyne et George Salisbury, une foule de jeunes gens nus émerge d'une énorme boule poilue par une ouverture qui ressemble fort à l'origine du monde, et ça n'est que le début de leurs aventures. Les gens nus, évidemment, ça marche toujours, vous avez forcément envie de les regarder. Morrissey en impose au ZénithOn le disait affaibli, épuisé, en petite voix et au bord de l'implosion. Morrissey a fait mentir hier soir les plus sceptiques de ses admirateurs en offrant au Zénith (en configuration rikiki) une performance vocale impressionnante de justesse et d'énergie. Soutenu par un groupe qui n'aura eu pour seul défaut que de massacrer en ouverture le cultissime "This Charming Man", Morrissey a montré tout au long d'un spectacle ramassé (1h15, rappel inclus) mais intense que, même accompagné de musiciens plus à l'aise lorsqu'il s'agit de lâcher les chevaux que de sauter les obstacles mélodiques, il restait l'un des meilleurs chanteurs en activité.
Plus en jambes que lors de son dernier passage parisien, ayant perdu quelques kilos, l'ancien chanteur de The Smiths a rendu justice aux titres de son solide Years Of Refusal du début d'année, flamengo-ant sur le superbe "When I Last Spoke To Carol", roucoulant en terre conquise sur "I'm Throwing My Arms Around Paris", faisant son numéro sur "One Day Goodbye Will Be Farewell", ou affirmant sa posture de héros solitaire sur le magnifique "I'm Ok By Myself", sans doute le morceau le plus difficile à interpréter et ici rendu à la perfection.
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Côté vieilleries patrimoniales, peu de surprises par rapport à la setlist trimballée un peu partout cet automne mais du solide : un "Ask" souverain, "Death At One's Elbow" incisif et iconoclaste, "Is It Really So Strange ?", "How Soon Is Now", meilleur morceau du lot, et "Cemetry Gates", quelque peu étouffé par le groupe mais aussi les "The Loop" solo et "Why Dont You Find Out For Yourself ?", seul survivant de Vauxhall And I.
Puisqu'il s'agissait aussi de soutenir la nouvelle compilation Swords, qu'on continue de recommander, Morrissey a lâché quelques faces B, trop peu à notre goût, tirées de cette jolie collection : l'engagé "Ganglord", le social "Teenage Dad On His Estate", l'affreux "Dont Make Fun of Daddy's Voice", transcendé par l'interprétation et c'est à peu près tout. On aurait aimé évidemment entendre "Christian Dior", "Friday Mourning" ou "Never Played Symphonies". Il faudra repasser, ceux-ci ayant été délaissés au profit de quelques titres de la reconquête dont on se fatigue un peu à la longue comme "The World is Full of Crashing Bores" ou "Irish Blood English Heart". Seule ombre au tableau : la conclusion de cet excellent concert, brutale, est intervenue trop vite sur un "Something Is Squeezing My Skull" agressif mais qu'on aurait aimé prolongé d'un ou deux autres morceaux. Après ses récentes péripéties, Morrissey se ménage. A 50 ans et quelques mois, l'aventure continue donc en beauté pour le Mancunien solitaire. Le lobby interne a encore de beaux jours devant lui... Le Club Folamour est de retour jeudiLe Club Folamour est de retour au Point Ephémère pour sa deuxième soirée mensuelle, jeudi prochain. Attention, pas de Windmill pour cette édition ; ils seront finalement en première partie de Wild Beasts le 27 novembre, au même endroit. En revanche, l'Italien exilé à Londres Banjo Or Freakout est bien là. Celui qui s'était attiré les louanges des plus grands blogs et de la presse outre-Manche avec ses covers bien senties (d'Amy Winehouse à Battles) a sorti son premier EP en mai dernier, et a la réputation d'offrir des shows explosifs. A ses côtés, on retrouvera le quator parisien Nelson ainsi que Løzninger et ses mélodies folk.
Réservez vos places pour le Club Folamour #2. Le site de Super Mon Amour L'album de Them Crooked Vultures à écouter en intégralitéUne semaine avant sa sortie, l'album éponyme de Them Crooked Vultures est écoutable en entier sur Youtube. Le groupe étant constitué de Dave Grohl, John Paul Jones et Josh Homme, beaucoup attendaient de l'entendre avant de pouvoir faire leur top de fin d'année (on est déjà en novembre, rendez-vous compte, vous êtes en retard !) et si trois musiciens pouvaient se montrer à la hauteur de la hype qu'ils ont engendré, on se disait que c'était bien eux.
Dave Grohl a-t-il jamais été mauvais derrière les futs ? Josh Homme a-t-il jamais manqué de riffs décastateurs ? Et John Paul Jones n'est-il pas resté le membre le plus classe de Led Zeppelin, choisissant toujours plutôt bien ses rares apparitions depuis la fin du groupe ?
Le résultat de cette collaboration, on est encore en train de le digérer mais... Il faut se calmer. Ca ressemble beaucoup à une bande de vieux pros qui s'amusent plutôt bien ensemble. Ca ressemble beaucoup à Queens Of The Stone Age. Il y a Homme qui promène son falsetto au dessus de sa bonne vieille guitare barbelée, Grohl qui tape fort et juste, Jones qui ne se fait pas plus remarquer que ça, si ce n'est pour un petit solo de clavinet funky ressorti de "Trampled Underfoot" sur "Scumbag Blues". Il est trop tôt pour vraiment parler de chef d'oeuvre ou de catastrophe, de toute façon, l'album est là pour une semaine encore, le temps pour chacun de se faire un avis.
Le batteur de !!! victime d'un accident mortel![]()
Gerhardt Fuchs, batteur au sein des groupes !!! et The Juan MacLean est mort hier matin, à l’âge de 34 ans. Coincé dans un ascenseur alors qu’il partait d’un gala de charité, il aurait tenté de sauter à l’étage d’en-dessous, mais est finalement tombé de quatre étages. Figure respectée de la scène de Brooklyn, les hommages se sont succédés depuis la triste nouvelle ; James Murphy, notamment, a salué l’un des plus grands batteurs qui lui ait jamais été donné d’entendre. Coïncidence macabre, c'est la deuxième fois qu'un batteur au sein de !!! meurt tragiquement : en 2005, Mikel Gius était victime d'un accident de vélo.
Voir aussi Lire notre interview avec Chk Chk Chk et la chronique de leur album Myth Takes Liars : L.A. ConfidentialLa rumeur enfle sur le net concernant Sisterworld, le prochain album de Liars, qui devrait sortir début 2010 chez Mute. En effet, une fois n'est pas coutume, ce mystérieux opus s'inscrit dans un concept global illustrant une "certaine idée du monde selon Liars" (remember Drums Not Dead qui nous plongeait déjà dans les méandres d'un album concept énigmatique à souhait).
Après un exercice de haute-voltige consistant à créer en étant séparé par plusieurs continents (Allemagne, Australie, Angleterre, USA), ce nouvel opus est annoncé comme enregistré pour la première fois entièrement aux Etats-Unis, plus exactement à Los Angeles, aux côtés de Tom Biller (collaborateur de Jon Brion qui s'est illustré sur les albums de Robyn Hitchcock, Evan Dando (The Lemonheads), Fiona Apple, Rufus Wainwright, mais aussi Kanye West et Beck). Tout mystérieux qu'il peut encore être à l'heure où vous lisez ces lignes, Sisterworld s'annonce aussi comme un défi. Les membres du groupe ayant en effet déclaré qu'ils s'étaient donnés pour contrainte de rester totalement en dehors de l'influence que peut avoir Los Angeles sur les artistes, et en particulier sur les musiciens, ignorant donc le mythe L.A., son Sunset Boulevard, Venice Beach, Hollywood, le désert, Laurel Canyon, Mulholland Drive et toute la mythologie "rock" entourant la ville. Aaron, Angus et Julian, nos trois Liars, se sont donc enfermés en studio pour créer leur propre univers, le "sisterworld". Un lieu encore bien mystérieux, isolé du monde, qui pourrait faire référence à la nature (Gaïa ?) au vu des petits clips présentant l'album sur le site officiel, mais rien n'est moins sûr, les Liars n'étant jamais là où on les attend comme on a pu le constater sur l'étourdissant Liars, album éponyme de 2007.
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Voir notre interview vidéo avec Liars Jacno : Disparition d'un (éternellement) jeune homme chic![]()
Jacno est mort hier, des suites d'un cancer.
Triste nouvelle, surtout après la mort de Bashung, un artiste avec qui Denis Quilliard (pour l'état civil) partageait de nombreux points communs, obsessions et addictions. Bon vivant à sa façon torturée, Jacno ne faisait pas partie des frileux qui renonçaient à ce qui faisait son personnage et son art. Personnage discret par nécessité, Jacno était de ces artistes avant-gardiste, constamment tiraillés entre les contradictions, résultat d'une vie passée à surfer sur les extrêmes, entre punk rock et pop, synthétiseurs et guitares, Gauloise et pinard, Elli & Jacno.
Jacno était surtout un esthète, de ceux qui font de leur vie, même bancale, une oeuvre d'art. Pionnier de la première vague punk, il fonde les Stinky Toys en 1976, aux côtés d'Elli Medeiros. 1976 ! Rendez-vous compte ! Dans la France de Giscard ! En 1979, il sort Jacno, un mini-album six titres dont on pourrait dire a postériori qu'il est emblématique de toute une époque. Croisement des "Novö Visions" d'Yves Adrien et des sorties de "Nightclubbing" d'Alain Pacadis. Partagé entre la pop autoroutière de Kraftwerk et les comptines électroniques d'un Jean-Jacques Perrey, Jacno, l'album, et surtout "Rectangle" morceau ligne claire par excellence, annonce la new wave avec 2 ans d'avance.
Contrairement à ce que son invisibilité laissait croire, Jacno fut très occupé de la séparation des Stinky Toys à aujourd'hui. Quand son duo avec Elli prend fin, il travaille en solo (7 albums au compteur) ou avec de nombreuses figures de la chanson française, en tant que musicien ou producteur. Toujours classieuses, ses collaborations vont de Daho à Lio, en passant par Françoise Hardy, l'égérie 80 Pauline Lafont, Mathématiques Modernes, Daniel Darc, Les Valentins et Jacques Higelin. L'ex miss France, Mareva Galanter fut sa dernière égérie, juste avant que le crabe ne le ronge jusqu'aux os (qu'il avait fins). Son dernier album, Tant De Temps, date de 2006.
Avec la disparition de Jacno, dandy nucléaire, c'est toute la génération novö qui est aujourd'hui en deuil, celle d'Etienne Daho, des Rita Mitsouko, d'Yves Adrien, du Palace et du Rose Bonbon... Le dernier des jeunes hommes chic, celui pour qui Jean-Charles de Castelbajac avait dessiné un costume de scène en 1985, s'en est allé.
Morrissey : la tragicomédie continueLa tragicomédie Morrissey continue et le suspense demeure quant à la réalité des shows français programmés la semaine prochaine, à Lille et Paris.
Après un malaise à Swindon, un retour en fanfare sur la scène fétiche du Royal Albert Hall, Morrissey, qu'on disait en petite forme, a encore fait parler de lui à Liverpool où il se produisait hier soir. Après une entame de concert incisive ("This Charming Man"), Morrissey a été "frappé", semble-t-il, mollement par le jet d'une canette de bière en provenance des premiers rangs au cours du second titre "Black Cloud". Une main sur le crâne, quelques secondes d'interrogation et le chanteur sanctionne les 9000 personnes présentes d'un "Goodbye" solennel et quitte la scène avec ses musiciens. Il ne reviendra pas. Les forums du site de référence se déchaînent et les plus fidèles supporters commencent à marquer leur agacement. "Morrissey est-il fini ?", "est-ce la tournée de trop ?". A côté des habituelles critiques pointues sur la composition de la setlist, sur les chutes de forme du chanteur, on assiste en ce moment à un débat de fond sur la capacité de l'ancien chanteur des The Smiths à mener à bien cette tournée volontairement maousse et, plus globalement, à donner une suite à sa carrière. Réponse les 11 et 12 novembre dans l'Hexagone, peut-être.... Comme beaucoup de fans historiques, on veut encore croire au miracle.
Morrissey - Liverpool Arena En images : Reformations de groupes, les différents modèlesLes années 2000, années des reformations ? Entre les heureuses, les moins heureuses, les improbables, les inutiles... chaque reformation est pourtant unique et répond à un modèle bien précis. Les différents types de reformations, c'est le diapo consacré aux retrouvailles de nos groupes
Sans prétendre à l'exhaustivité, on a passé en revue les 20 reformations les plus significatives de ces dernières années... chacune répondant à une problémqtique bien précise (The Smiths, Take That, Skunk Anansie...)
Voir aussi nos autres diapo : Mark E Smith nous donne des nouvelles de The Fall![]() crédit photos : Visi.com
Enthousiasmé (une fois de plus !), il y a un an par le dernier opus de The Fall, Imperial Wax Solvent, nous attendons patiemment la suite.
Rien ne devrait pourtant plus nous étonner pour ce qui sera le 27 ou 28ème album officiel du groupe de Mark E. Smith (qui est encore capable de faire le compte ?), lui qui a tout exploré, de la disco (voir la reprise de "Lost in Music" de Sister Sledge sur The Infotainment Scan) au reggae ("Why Are People Grudgefull ?" de Lee Perry sur le même) en passant bien sûr par le garage rock, la country, le punk, la new wave, l'hymne footbalistique ("Sparta FC", énorme !), la ballade mélancolique, le brûlot politique, l'improvisation, la techno (avec les souris allemandes de Mouse on Mars), le grand n'importe quoi quand ce n'est pas tout ça sur le même album (ou dans le même morceau !).
Bref, The Fall fait partie du patrimoine musical depuis plus de trente ans et les choses ne changeront pas de sitôt pour un groupe qui est "toujours pareil, sans cesse renouvelé, toujours différent" comme le disait le regretté John Peel dont c'était le combo favori.
Reste que la suite des aventures de Mr Mark, signée chez Domino, dont le titre de travail est pour l'instant Our Futur - Your Clutter et qui devrait atterrir dans les bacs en janvier 2010, s'annonce plutôt bien : "Je suis très content du résultat", déclarait Mark E. Smith il y a peu dans Mojo. "La rythmique est putain de bonne, les synthés sont vraiment mis en avant. Il y a une sorte de thème sur l'album, un truc municipal, à propos de ce qui arrive en ce moment, genre "votre futur, nos profits", toute cette merde ! Mais ça tourne au surréalisme à un certain point, ce que j'aime par dessus tout. Nous avons passé trois ou quatre mois en studio, nous avons travaillé dur - tous les grands studios sont fermés désormais, tout le monde pense que l'on peut enregistrer un album dans sa chambre, mais je ne suis pas d'accord, The Fall ne peut pas enregistrer séparément. Cela a donc pris du temps par rapport à nos standards. Et deux de nos ingés sons sont devenus fous, ha ha !"
Parions qu'il s'agira encore d'un grand cru !
Quelques titres ont déjà été joués sur scène dont, "I'm Not From Bury", "Hot Cake", "Cowboy George", "Slippy Floor", "Funnel of Love" (une reprise de Wanda Jackson) et "Chino Splashback"... En avant première sur Playlist, "Hot Cake" en live :
Martin Carr lâche son Brave CaptainCeux qui ont aimé la brit pop mélodique des Boo Radleys se souviennent sûrement de leur artificier en chef, l'inégalable Martin Carr, réfugié depuis la séparation du (grand) groupe derrière le pseudonyme de Brave Captain.
Il n'est sans doute pas besoin de préciser aux mêmes que les Boo Radleys ont fait partie des groupes estampillés brit pop notoirement sous-estimés et que quelques uns de leurs albums méritaient une autre place que celle que l'histoire leur a accordée (un strapotin trois étages sous Oasis, Blur et Pulp). Si les Boo Radleys faisaient de la si bonne musique, c'est parce que celle-ci était issue à 90% du cerveau chevelu de Martin Carr, lequel après avoir frôlé plusieurs fois les dangers de l'auto-édition (sur le net), avoir tenté tout ce qu'il a pu pour sortir son Brave Captain de l'anonymat, s'est décidé enfin à publier des disques sous son propre nom. L'album de Martin Carr vient de sortir, est disponible chez Sonny Boy Records et s'appelle Ye Gods and Little Fishes.
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Ceux qui s'amuseront à écouter les quelques extraits en ligne sauront qu'on parle ici de "pure pop", un art savant pour lequel Carr peut être considéré comme l'un des grands maîtres de son époque, à côté d'un Paddy Mc Aloon (Prefab Sprout) ou d'un Jimmy Webb dont il assure (ce n'est pas un hasard) la première partie sur quelques uns des concerts anglais. Les deux titres livrés, il y a un an, sur scène, figurent tous les deux sur l'album et sont tout à fait représentatifs de l'univers qui fut celui de Carr et de Brave Captain : des guitares mélodiques, quelques larmes et énormément d'émotion. Pour les curieux, il semble bien que la jeune femme qui officie sur le premier morceau soit l'ex-chanteuse d'Echobelly, Sonia Madan. A vérifier tout de même. En attendant, on peut plonger allègrement sa ligne et remonter quelques uns des petits poissons de Carr, pour une friture pop seul ou entre amis.
Martin Carr - Why Are You Gonna Bring Me All This Rain ? Martin Carr - Orpheus Lament Weezer sont-ils des trolls ?Le Snuggie, c'est un "drap avec des manches" qui est vendu aux USA via des infomercials. La cible du snuggie, c'est tout ceux qui aiment leur confort et n'ont pas peur du ridicule. C'est ce qui en a surement fait le produit dérivé idéal dans la tête de Rivers Cuomo, le leader de Weezer. Le résultat, c'est un infomercial totalement ridicule dans lequel les membres de Weezer ont l'air bien à leur place :
Parce que oui, Weezer se ridiculise constamment, ces derniers temps. Passons sur leurs albums précédents et concentrons-nous sur Raditude, celui qui vient de sortir. D'abord, il s'appelle "raditude". C'est déjà beaucoup. Ensuite, sa pochette, c'est ça :
![]() Et puis il y a les collaborations multiples et improbables : Dr Luke (producteur d'Avril Lavigne et Katy Perry), Lil Wayne ("best rapper alive"), Leighton Meester (actrice de la série Gossip Girl), Chamillionaire (auteur du célèbre "Riding") et Kenny G (le pape de la musique d'ascenceur). Weezer surfe habilement entre ridicule et génie. Parce qu'évidemment Rivers Cuomo rit avec nous. Evidemment ? Cette pochette ne peut pas être prise au sérieux. La collaboration avec Kenny G non plus. Le problème, c'est que ces blagues jettent le discrédit sur les bonnes idées comme la collaboration avec Lil Wayne. Ou pas. Surement que Cuomo joue de nos attentes, lançant plus de balles qu'on ne saurait en rattraper. Il essaye de nous perdre, c'est un truc à la Andy Kaufman, c'est ça ? Peut_être. Le vrai problème, en fait, c'est que ce n'est pas vraiment drôle. Non, attendez, le vrai problème, c'est que la musique est mauvaise. Très mauvaise. Au mieux, elle atteint le statut de médiocre sur les singles. Cuomo peut faire diversion autant qu'il veut, au final on se rendra toujours compte au bout d'un moment qu'il n'a pas écrit de bonne chanson depuis... En a-t-il déjà écrit une seule bonne ? Peut-être que la diversion marche un peu, finalement, parce qu'on n'arrive pas à se souvenir. Le buzz Bad Lieutenant est-il mérité ?Avec un large papier dans Libération, des chroniques par wagon et une présentation royale au festival des Inrockuptibles (retransmise en direct chez Lenoir sur France Inter), le buzz Bad Lieutenant bat son plein cette semaine en France comme si Bernard Sumner, son principal animateur, avait passé les dix dernières années dans une cage (de fer ou dorée au choix) et revenait nous prendre par surprise tel un joyau éclatant soudain ressorti de sa gangue (ouah l'image, la honte !). Il se fait étriller un peu partout ailleurs au motif que Sumner tout seul ne fait pas une tête de gondole.
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Le premier album de Bad Lieutenant qui sort cette semaine est à l'image de ce premier single très bien, sorte de prolongement naturel du travail de Sumner avec New Order, ni vraiment mieux ni moins bien, juste très cool à écouter et finalement assez vivifiant. Peter Hook, avec lequel Sumner est sévèrement fâché désormais, a été remplacé par Alex James de Blur qui tient sa place sans plus. La batterie est portée disparue et le(s) titre(s) tout en guitares. "Sink or Swim" est aérien porté par la voix d'un Sumner, qui à force d'être taxée d'impersonnelle et sans cachet, est devenue une vraie signature distinctive. Comment un mec qui n'avait rien ou pas grand chose (un physique à la C. Jérôme, l'air pâlot, une position de 2nd couteau chez Joy Division) en est-il arrivé là ? La question demeure. Qu'est-ce qui a fait que New Order est devenu New Order ? Etait-ce Hook qui faisait la différence ? Etait-ce Sumner qui avait du génie ? Morris ? L'alchimie entre la bande passée la disparition de leur leader ? On pourrait débattre de ces questions pendant des années et ne jamais trouver la réponse. New Order a navigué pendant des décennies sur une ligne fine, entre génie et ridicule parfois. L'électropop du groupe pouvait tutoyer le paradis de l'accessibilité pop ou taquiner l'innommable. La musique de Bad Lieutenant navigue dans les mêmes eaux mais avec bon goût, légère comme l'air et souple comme une liane de bananier. Le buzz autour de Bad Lieutenant est ainsi aussi mérité que les louanges (excessives) pour l'ancien groupe de Sumner (N.O bien sûr, pas le premier qui reste hors catégorie). Le boulot est propre, suffisamment emballant pour se laisser écouter, peut-être un peu morne et manquant de grands titres mais n'est-ce pas ce qu'on a reproché parfois à New Order ? Peut-on bâtir un univers si singulier et sans détacher sans cesse ? "Never Cry Another Tear" porte les textes de Sumner qui sont peu ou prou les mêmes que l'année dernière et l'année d'avant. Il n'a pas faibli (ni pris du poids) en route. Y a-t-il une alchimie qui a disparu avec la dissolution du groupe ? Ce n'est pas sûr. Pas sûr non plus que les réactions de défiance ne viennent pas d'un snobisme mal placé. Bad Lieutenant est vraiment bon.
Bad Lieutenant - Sink or Swim Health brise le mur du son au Nouveau CasinoSamedi dernier, c'était Halloween, mais si vous habitiez Paris, il y avait beaucoup plus excitant à faire que de vous badigeonner de faux sang. Le groupe Health était de passage au Nouveau Casino pour la dernière date de leur tournée européenne, et nous y étions pour filmer deux titres. Fatigués les californiens? Ils n'en avaient pas l'air en tout cas. Venus présenter leur deuxième album Get Color, sorti sur l'excellent label Cityslang, les quatre garçons ont livré un show électrique d'un bout à l'autre. Leur son, un mélange de rock noisy, de dance, de shoegaze, est porté pas une voix androgyne qui lui confère une ambiance tout à fait particulière.
Health a l'indéniable qualité (devenue rare) de ne ressembler à aucun groupe, si ce n'est un petit peu à Animal Collective, pour l'aspect tribal de ses percussions. Sur scène, c'est une véritable déflagration, une alternance de bruit pur et de mélodie, portée par des musiciens bondissant, s'agenouillant, transpirant, dans un mouvement perpétuel. 45 minutes de show : ils ne peuvent probablement pas donner beaucoup plus d'eux-mêmes, et ce n'est pas sûr que nos oreilles puissent le faire non plus. Si seulement ils avaient pu éviter de nous souhaiter un "happy halloween", on en aurait presque oublié le jour qu'on était.
Les Foo Fighters en live... sur FacebookPour célébrer les 15 ans d'existence du groupe et la sortie de leur compilation Greatest Hits, les Foo Fighters offrent à leurs fans un concert à suivre en live sur internet. Pas grand chose à voir cependant avec la démarche de U2 le week-end dernier, qui avait retransmis en temps réel sur YouTube leur concert de 97 000 personnes au Rose Bowl Stadium de Los Angeles. Dave Grohl et sa bande ont choisi une option bien plus low-key, en décidant de jouer en direct de leur propre studio (le Studio 606), sans public. La performance sera retransmise sur leur "Fan Page" Facebook.
S'ils n'ont pas indiqué quelle sera la technologie utilisée, il est fort à parier qu'ils feront appel à la Live Stream Box que le réseau social avait lancé en juin dernier. Mise en place pour la première fois à l'occasion de l'inauguration d'Obama, elle permet aux personnes connectées sur la page en question d'avoir accès à une vidéo en streaming live, mais aussi de poster des commentaires en temps réel, et donc d'interagir entre eux et si l'évènement le permet, avec ce qu'ils voient à l'écran. C'est en tout cas ce qu'ont promis les Foo Fighters, en invitant leurs fans à communiquer avec eux via Facebook et Twitter pendant le concert. Pour voir l'unique date des Foo aux Etats-Unis avant que Dave ne retourne à sa batterie au sein de Them Crooked Vultures, branchez-vous sur leur page cette nuit aux alentours de 3h du matin, décalage horaire oblige.
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Rammstein joue à Dick in a BoxLe toujours très fin groupe de métal allemand Rammstein (leur nouveau single, "Pussy", sort accompagné d'un clip interdit aux moins de 18 ans) a décidé d'offrir à ses fans les plus fortunés quelque chose de spécial dans la version deluxe de leur nouvel album Liebe Ist Für Alle Da : un CD bonus, bien sûr, mais aussi des menottes et... des reproductions en plastique des sexes de chacun des membres du groupe, ainsi qu'une bouteille de lubrifiant au cas où vous n'auriez pas seulement envie de les contempler.
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Le coffret coûte 275 euros et n'est disponible qu'en quantité très limitée. Il n'en reste que 7, alors si vous hésitez, n'hésitez pas trop longtemps, c'est sans doute une occasion unique de mettre la main ou ce que vous voulez sur ces futurs objets de collection. Et puis le fabricant précise aussi que le coffret contient plein de surprises. On n'ose pas imaginer. On n'ose même pas plaisanter. Rammstein, c'est vraiment un groupe qui fait peur. Julian Casablancas au Tonight Show, la sortie pop du leader des StrokesAprès Albert Hammond Jr, Fabrizio Moretti et Nikolai Fraiture, voilà que Julian Casablancas, leader des Strokes, se met aussi à l'aventure solo avec la sortie de son premier et très attendu album, Phrazes For the Young, le 2 novembre. En extrait vidéo, "11th Dimension", 1er single, interprété sur le plateau de Conan O'Brien.
Les 8 titres de l'opus circulent déjà sur le net et Casablancas sera de passage au Bataclan (Paris le 8 décembre). Le chanteur entame aussi en novembre une résidence Downtown Palace Theatre à Los Angeles et était hier soir sur le plateau du Tonight Show présenté par Conen O'Brien sur NBC. Alors que l'album des Strokes devrait, selon le groupe, devrait voir le jour courant 2010, Casablancas explore en 2009 son côté pop à l'image de ce premier single. Des guitares moins présentes au profit de claviers et boites à rythme, le tempo s'emballe moins que sur un opus du groupe, mais le phrasé traînant de Casablancas est toujours là.
Une version inédite de la pochette de Sgt PepperLa pochette du Sergent Pepper's des Beatles : sa pléthore de stars de l’époque en carton taille réelle, les Fab Four tout en moustache et vestes militaires aux couleurs de l’arc-en-ciel, ses couronnes de fleurs… Lorsque John Tefteller, un collectionneur américain, tombe sur une des pochettes les plus célèbres de la pop musique en fouillant la collection d’une veuve, il s’apprête à remettre l’album à sa place, avant de l’examiner une deuxième fois. « J’ai regardé de plus près, et là, je me suis dit wow, wow. Attends une minute. Y’a pas de Beatles là. Qui sont tous ces gens ? » .
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Lorsqu’il interroge la veuve concernée, il apprend qu’il s’agit d’un exemplaire qui avait été donné à son mari à l’époque où il travaillait chez Capitol Records, et que les visages sur la pochette sont ceux de dirigeants de la maison de disque. John n’a jamais entendu une histoire pareille, mais la pochette ne semblant pas être une reproduction bateau, il part avec toute la collection sous le bras, et s’empresse d’appeler son pote Stan "the Beatleman" Panenka. Celui qui s’était auto-proclamé "fan numéro 1 des Beatles" alors qu’il n’était qu’un gamin est le genre de type qui a de la suite dans les idées : il détient aujourd’hui la plus grande collection d’album des Liverpuldiens. Et Stan le spécialiste toutes catégories avait évidemment entendu parler de cette version de la pochette ; deux exemplaires auraient été vendues il y a 20 ou 30 ans, mais cela fait bien une dizaine année qu’aucune n’a refait surface. Les deux collectionneurs estiment qu’il y aurait une centaine de pochettes version « cadres de Capitol Music », compte tenu du prix de production de l’époque. Impossible donc de déterminer sa valeur, mais Panenka l’a évidemment acheté, et l’album a rejoint sa collection estimée à 1 million de dollars qu’il garde bien au chaud dans le coffre de sa banque. Avis aux amateurs : il cherche un acheteur unique pour la totalité de son butin depuis maintenant plus d’un an. La Flèche d'Or est de retourEn avril dernier, la salle parisienne de la Flèche d’Or fermait ses portes, après 4 ans de bons et loyaux et services. Malgré une forte mobilisation de la part des habitués de ce lieu de concerts unique en son genre, défricheur de talents sans égal dans la capitale, l’équipe avait jeté l’éponge face aux récurrents soucis de nuisance sonore et aux problèmes financiers, comme ils nous l’avaient indiqué à l’occasion d’un entretien. Six mois plus tard, la salle du XXème reprend du service avec une première soirée le 23 novembre prochain aux accents indie rock. Au programme : Evan Dando des Lemonheads, les Nantais d’Anoraak et le duo rock acoustique The Two. Les places sont désormais à 8 euros (avec consommation), et de nouvelles dates devraient bientôt être annoncées pour le mois de décembre.
The Drums, le revival surf music
Bien sûr, avec The Drums, c'est totalement différent puisque ces revivalistes surf sont de Brooklyn et qu'ils ont presque déjà sorti un EP presque déjà hype. On y croit vraiment : "Let's Go Surfing" a une ligne de basse sautillante irrésistible, "I Felt So Stupid" intègre de façon assez maline des samples vocaux dans une new wave bondissante, "Down By The Water" est l'obligatoire morceau lent pour les moments où la planche de surf se retourne et leurs deux autres morceaux sur leur myspace sont tout aussi surftastiques.
Bref, il est tôt pour s'enflammer pour The Drums, et l'histoire nous a appris à être prudent, mais vous pouvez aller écouter "Let's Go Surfing" sur Radio Flu, c'est franchement pas désagréable si ce n'est que ça nous rappelle que l'été est bel et bien fini.
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