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En images : ces albums qui n'ont jamais vu le jour

Posté par Shangri La le 21.10.09 à 16:14 | tags : music biz, label, soul, rock, pop, hip hop, funk, en jpeg

Ce n’est pas une nouveauté : maisons de disques et artistes se retrouvent régulièrement dans des situations de conflit, où ils se chamaillent sur des sujets plus ou moins cruciaux quant à l’avenir d’un album : tracklisting, promotion, teneur des paroles. Dans le pire des scénarios, les différends sont tels que l’album en question ne voit même pas le jour, avec de fâcheuses répercussions sur une partie ou l’autre. Quand en 2000 un type de chez Columbia refuse à 50 Cent la sortie de son premier album, arguant qu’un artiste qui vient de se prendre 9 balles dans le buffet risque plus de devenir une source d’ennui qu’autre chose, il est fort à parier qu’il s’est mordu les doigts en voyant quelques années plus tard Get Rich Or Die Tryin se vendre à 12 millions de copies à travers le monde.

 

Plus tragique, le destin du rappeur américain Ras Kass, dont le 3ème album ne verra finalement jamais le jour pour de sombres histoires de fusion de labels, ce qui aura pour effet de mettre un coup d’arrêt à sa carrière : il n’a depuis sorti que des mixtapes, sombré dans la drogue et passé pas mal de temps derrière les barreaux. Mais les responsables de ce type d’échecs qui rendent fous les fans ne sont pas toujours les mêmes grands méchants de l’industrie musicale. Connus pour défendre leur patrimoine bec et ongles, les Beatles ont notamment empêché la sortie d’un best-of de titres exclusifs issus de différentes sessions d’enregistrement, qu’EMI a désespérément essayé de sortir en 1985 sous le nom de Sessions. Quoi qu’il en soit, entre les versions bootleguées disponibles sur le net et les morceaux casés sur des albums suivants, très peu de titres demeurent aujourd’hui introuvables, et souvent ces albums avortés ont donné une certaine aura à des chansons, comme le désormais célèbre "Andrew’s Blues" des Stones. Flu vous propose un petit tour d'horizon en images de ces albums jamais sortis.

 

 




En exclu : Let's Take a Walk, le dernier clip de Raphael Saadiq

Posté par LovelyRita le 15.07.09 à 10:13 | tags : usa, news, vidéos musicales, soul

C'est en 2008 que l'on fêtait les 50 ans du cultissime label Motown, c'est en 2008 aussi que Raphael Saadiq s'est imposé comme l'une des figures importantes de la nouvelle génération soul. En exclu mondiale sur Fluctuat, son tout nouveau clip, "Let's Take a Walk".

 

Parmi les artistes les plus connus et les "plus jeunes" qui se lancent dans la soul de nos jours, on a déjà parlé de Jamie Lidell et de son très beau Jim, évoqué Mayer Hawthorne (dont le premier album va sortir à la rentrée) et ce serait une erreur de ne pas citer Raphael Saadiq, qui n'est plus tout jeune certes (43 ans !) mais qui a, avec son The Way I See It, réussi à s'imposer comme le leader de cette scène que l'on appelle à tort ou à raison "neo soul". Son album sorti en 2008, année de commémoration pour le label de soul Motown, est un retour aux origines des musiques black et soul. En exclu donc, le clip bien rétro de "Let's Take a Walk".

 

 

 







Michael Jackson, James Brown et Prince : la dream team qui n'exista pas

Posté par Myosotis le 29.06.09 à 17:16 | tags : funk, soul, pop, youtube, usa
Quelque part en 1983, lors d'une célébration à l'américaine (un show en l'honneur de James Brown à Atlanta?), quelques centaines de veinards ont pu voir ce qui n'arriveraient plus jamais par la suite : la réunion de la Dream Team des musiques noires américaines de la seconde moitié du vingtième siècle, Michael Jackson, James Brown et Prince.
 
 
Si on a glosé beaucoup ces derniers jours sur la vie de reclus menée par le Roi de la Pop, il ne faut pas oublier que Michael Jackson, avant d'être un artiste solo extraordinaire, était aussi un homme de compagnonnage : obligé avec sa grande famille au sein des Jackson Five, puis choisi avec Quincy Jones en producteur compositeur majeur, en duo avec son idole Diana Ross, Paul Mc Cartney, puis, plus tard, Will I.Am pour un album perdu et jamais achevé qui, parions-le, surgira sous une forme ou une autre d'ici 1 an ou deux. Jackson cherchait les collaborations et aimait le contact musical. Certains diront que ses alliances de circonstance relevaient d'un plan marketing bien huilé et madonnesque.
 
 
Cette brêve séquence historique dit à peu près tout le contraire. James Brown était pour lui un modèle musical, un monument auquel il payait régulièrement tribut. Avec Prince, les relations auront été assez étranges. Une rivalité fut montée (de toutes pièces?) et trouva son apogée au milieu des années 80. Ceux (même blancs) qui n'ont pas connu la période où les deux se tiraient la bourre en Europe à coups de chefs d'oeuvre : Thriller vs Purple Rain, ne peuvent pas comprendre ce qui se passait alors. Jackson, déjà, était accusé d'avoir trahi ses frères : il essayait de devenir blanc. Prince portait encore une coupe afro (affreuse) en mode mulet et épousait la musique rock. Les deux hommes s'évitent à l'image de cette vidéo et Prince refuse l'invitation de MJ qui lui proposait un duo sur Thriller. Faut-il y chercher là une raison de cet évitement manifeste sur scène ? Prince, un peu shooté, empoigne sa guitare. MJ chante comme un dieu et se met à danser, chacun s'installant d'emblée dans sa spécialité, la danse vs la musique. Etrangement, et bien qu'on préfère nettement le nain de Minneapolis à Bambi, il est à peu près clair aujourd'hui que l'importance du second dans la mort et la légende dépassera (sociologiquement et sûrement musicalement) celle du premier. Dans leur duel à distance, Jackson a tout gagné sauf le droit de sortir à l'air libre et de jouer encore de la musique. Il y a quelques mois les sites de fans de Prince avaient bruissé d'une rumeur folle : puisque les deux stars habitaient désormais la même ville (Los Angeles), une rencontre et un single commun pouvaient-ils de nouveau s'envisager ? Personne n'avait démenti mais l'événement paraissait assez peu crédible. Les deux hommes ont suivi jusqu'à la fin des voies opposées. En 2009, Prince n'avait plus besoin de MJ, de maisons de disque, ni de personne pour exister. Michael Jackson avait abusé du marketing et du marchandising au point d'être un artiste sous assistance commerciale artificielle. Prince revenait avec de bons disques distribués gratuitement, MJ refilait des coffrets brochés et n'enregistrait plus rien qui vaille. Prince aimait les femmes. MJ était l'ami de Liz Taylor. Un jour pourtant, ils s'étaient croisés.
 
 

MJ, James Brown and Prince on stage

 

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- d'ailleurs vous êtes plutôt Michael Jackson ou Prince ?
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Le problème avec Prince

Posté par Myosotis le 27.04.09 à 11:41 | tags : rock, soul, funk, rigolo, youtube
Mieux vaut se dépêcher d'y jeter un oeil avant que la censure aprenne le japonais et débarrasse le net de ce clip (à moins qu'il ne s'agisse tout bonnement d'une publicité, peu importe) : la nouvelle vidéo de Prince donne une bonne idée de ce qu'on peut attendre de son nouvel album Lotusflow3r : à peu près rien.

Prince - Crimson and Clover

Il y a un problème avec Prince et un problème de taille. Ce n'est pas tant que ses nouvelles productions soient décevantes (elles ne sont pas mauvaises), qu'elles soient maintenant seulement accessibles par le net (payantes ou Hadopistyle...) ou assorties de productions moins brillantes (l'album de Bria Valente qui accompagne le disque principal est un désastre), le problème avec Prince, c'est qu'on a du mal à aimer vraiment ce qu'il fait maintenant.


"Crimson and Clover" est un titre qu'il a dû décliner un bon millier de fois depuis la période Purple Rain : ça pétille, ça solo de guitare, ça électrifie et ça divague un peu mais à quoi bon ? Le problème avec Prince c'est que peut-être on en a un peu marre de son personnage et aussi de ses gimmicks musicaux. Lotusflow3r est truffé de longs passages de guitares qui en 2009 ne font plus un effet boeuf. Les métaphores de l'amant surpuissant qui donne des coups de reins clipés dans l'air en assaillant un cul imaginaire ont un peu de mal à passer aujourd'hui. Si c'était Bigard qui s'y collait, on dirait qu'il est vulgaire. Il y a d'autres symptômes inquiétants sur cet album. "The Morning After" qui est objectivement une excellente chanson uptempo ressemble à un titre tombé de Sign O The Times en moins bon. "Feel Good, Feel Better, Feel Wonderful" est un énième boeuf jazzy rock où une clique de choristes cuivrés s'excite alors que Prince balance du cul en rythme. "Love like jazz" est le slow qui mouille la culotte de trop ou un peu trop la même culotte au choix, si bien qu'elle ne mouille plus. Et puis quoi ? Il y a une chanson qui s'appelle "$" et qui n'est pas mal du tout, l'histoire d'une nana (une p*** ?) qui nous aimera toute la nuit. Après plusieurs décennies, il est tout de même étonnant que personne n'ait indiqué à Prince que ce genre de filles n'existait pas et qu'il vivait dans un monde un peu... à part.

 

Enfin bref, j'ai beau avoir dit énormément de bien de son 3121 et même écouté un peu son Planet Earth (chez Prince, mieux vaut le sexe que l'écologie de toute façon), Lotusflow3r marque une rupture. Oui, on peut se fatiguer du génie et surtout du génie qui se répète à l'infini. Il y a eu une période d'une dizaine d'années - ce qui est énorme -, disons entre 1981 et 1991, où Prince inventait la musique du XXème siècle. Il semble qu'il inaugure aujourd'hui une décennie de radotage. Bien sûr, un Prince sur scène vaudra toujours son pesant de cacahuètes mais il n'y a pas un océan entre le Michael Jackson de l'O2, sorte de freaks sublime, et le Prince de cabaret qui remplit des salles pour faire le zouave. Tous les deux sont des monstres plus morts que vivants. L'un est empaillé. L'autre ne vieillit pas sans qu'on sache pourquoi... MJ et Prince se tiraient la bourre dans les années 80 pour savoir qui seraient le meilleur à la fin. Ils ont tous les deux gagné mais pas sûr que ce soit une bonne chose pour nous.


On peut évidemment écouter Lotusflow3r avec plaisir et y trouver des tas de qualités. On peut dire qu'il annonce un retour en forme, un clin d'oeil aux grandes années électriques, la revanche du psychérock sur la concision et le new wave, une tentative d'aller à rebours du nouveau rock. Lotusflow3r est sensuel, sexy, funky, érotique, chaud bouillant mais pas nous. A trop nous tourner autour avec la langue sur le bout des lèvres, Prince nous écoeure un peu. Sa musique n'est plus de notre âge et pas du sien non plus. Jalousie ?

 


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Spandau Ballet revient : tout mais pas ça !

Posté par Myosotis le 02.04.09 à 09:21 | tags : uk, reformation, rock, pop, news, soul, youtube
On n'osait pas y croire tout à fait mais certains s'y étaient résignés depuis que la vague des reformations avait pris forme, enveloppant chaque groupe de rock déposé par l'histoire dans son grand rouleau mercantile : il fallait bien que cela arrive un jour. Spandau Ballet se reforme. Tous aux abris.
 
 
La musique de Spandau Ballet ne peut être décrite par un autre mot que celui de "mixture", mixture de pop, de jazz (entendre de saxo dégoulinant), de soul, de funk, et de synth pop emblématique de ce qui a pu se faire de pire dans les années 80. Le groupe, anglais comme il se doit, a annoncé hier très officiellement sa reformation lors d'une cérémonie (discrète) sur le HMS Belfast, un navire de guerre parqué sur les bords de la Tamise à Londres. Spandau Ballet va se promener en 2009 lors d'une tournée d'échauffement qui sera l'occasion pour les plus jeunes de découvrir leurs plus grands succès : les horribles "Pleasure", "I'll Fly With You" et autres joyeusetés, par exemple, issues de leur meilleur (pire) album, True, sorti en 1983. Avec le Spandau Ballet, on n'imagine que vont revenir à la mode les tenues incroyables de cette époque, le groupe ayant, avec Duran Duran, aidé à façonner les pires associations costumières du vingtième siècle. Esthétique New Romantics, puis look costumé façon années 1940, le Spandau Ballet brilla sur la scène internationale pendant deux ou trois ans (1982-1984, quelque chose comme ça) avant de s'éteindre brutalement après un disque piteux en 1989 (Heart Like A Sky, l'un des 20 plus mauvais disques de tous les temps) qui précipita leur séparation.
 
 
En 2009, leur leader historique Gary Kemp, qui fait l'acteur depuis, sera bien de la partie ainsi que tous les membres originaux dont son compère en chef Steve Norman, responsable (et coupable) des arrangements légendaires du groupe. Rendez-vous sur le site du groupe pour connaître les endroits et les jours où il ne faudra pas se trouver cette année.
 

Spandau Ballet - I'll Fly for You
 



D'Angelo revient parmi nous avec James River

Posté par Edouard le 22.01.09 à 09:48 | tags : news, soul

Près de dix ans après son dernier album, Voodoo, le crooner soul/r&b D'Angelo devrait enfin sortir du silence en 2009 avec un nouveau disque, James River, comportant des invités de premier choix, dont Prince himself.

 

Panne d'inspiration, drogues et accident de voiture

Fer de lance du mouvement dit neo-soul, terme pompeux définissant tout simplement la soul moderne influencée par les rythmiques hip hop, D'Angelo était une star incontestée du milieu des années 90 et au début du troisième millénaire. Réalisant le double exploit de satisfaire les midinettes et de contenter les puristes, cet auteur-compositeur-interprète de talent mit tout le monde d'accord avec deux albums au succès commercial et critique indéniable, Brown Sugar (1995) et Voodoo (2000).

La carrière de D'Angelo prit malheureusement une mauvaise tournure, entre panne d'inspiration, consommation de drogues (marijuana) et passages devant le tribunal. Un accident de voiture faillit même lui coûter la vie en 2005. Roulant sans ceinture, il avait été éjecté de son véhicule après avoir percuté une barrière. Bref, le membre des Soulquarians était à côté de la plaque et apparemment perdu pour la musique.

Les rumeurs annonçant depuis quelques mois un probable comeback, sont pourtant en train de se concrétiser. Initialement prévu pour l'été 2008, l'album James River devrait finalement voir le jour au cours de l'année 2009 sur le label J Records, a déclaré son agent dans un communiqué repris par le site du Billboard. Et pas n'importe quel retour, puisque Prince, Cee-Lo Green, Raphael Saadiq, Mark Ronson et Roy Hargrove figurent parmi les collaborations.

L'apparition de D sur le dernier album de Q-Tip, The Renaissance, n'était donc pas un leurre. Le chanteur à la voix de velours est de retour.




Le top 10 Motown de Mayer Hawthorne, fils de Detroit

Posté par LovelyRita le 19.01.09 à 17:31 | tags : news, soul, label, top

Qui de mieux placé que Mayer Hawthorne, jeune chanteur soul de la région de Detroit et signé chez Stones Throw, pour rendre hommage au label Motown, qui fête ses 50 ans en janvier 2009. Auteur du single "Just Ain't Gonna Work Out", il nous livre son top 10 des titres Motown.

 

Mayer Hawthorne, Mayer Hawthorne And The County ou encore Haircut c'est ce jeune Américain de Ann Arbor (à proximité de Detroit) qui a récemment sorti l'excellent single "Just Ain't Gonna Work Out". Detroit, ville de l'industrie automobile, des pionniers de la techno et de la soul/R&B, avec le label Motown. Hawthorne le dit lui-même, "les plus belles musiques jamais écrites viennent pour la plupart de Detroit". Vrai, faux ? Toujours est-il que le chanteur-compositeur, multi-instrumentiste et également DJ et producteur en est tellement convaincu que sa musique inspire et expire l'air de la Motor Town...pas l'air pollué des usines, mais le souffle chaud de Tamla Motown (fondé par Berry Gordy en janvier 1959).

Quel plus bel hommage que celui rendu sur son single aux productions du mythique label ? Elevé aux sons de Smokey Robinson, Curtis Mayfield, signatures Motown et autres artistes soul, Mayer Hawthorne a publié l'an dernier sur le label Stones Throw son premier single : "Just Ain't Gonna Work Out" qui nous replonge 50 ans auparavant. Janvier 1959, Gordy demande 800 $ à ses parents pour monter Motown et en faire l'un des plus grands labels de l'histoire avec The Supremes, Marvin Gaye, Stevie Wonder...et pourquoi pas Mayer Hawthorne. Installé à Los Angeles avec un projet d'album qui serait en cours, le chanteur s'est associé à Flu pour fêter les 50 ans de Motown en nous passant son top 10 des titres du label.

Smokey Robinson & The Miracles - "Once I Got To Know You"
Brenda Holloway - "Till Johnny Comes"
The Four Tops - "I'll Turn To Stone"
Stevie Wonder - "Hold Me"
Martha & The Vandellas - "In My Lonely Room"
The Supremes - "You Keep Me Hanging On"
Marvin Gaye - "Your Unchanging Love"
The Marvelettes - "What's Easy For Two"
Mary Wells - "You Beat Me To The Punch"
Martha & The Vandellas - "Come and Get These Memories"

Ecouter le titre "Just Ain't Gonna Work Out"

Téléchargez Flash Player pour lire cette vidéo




Rick Astley : meilleur showman de tous les temps... pour MTV

Posté par Myosotis le 22.11.08 à 10:07 | tags : news, pop, rigolo, soul, youtube
Rick Astley - Never Gonna Give you Up
 
On n'avait vraiment rien contre, ni pour lui avant ça mais cette fois-ci, le mal est fait : on en rigole. Lors des traditionnels MTV Europe Awards, remis à Liverpool, le chanteur Rick Astley, revenu sur le devant de la scène cette année avec un mégavendeur Ultimate Collection et une tournée triomphale, a reçu, en clôture d'une cérémonie aussi kitsch que l'Eurovision, l'Award du Best Act Ever, devant Tokio Hotel, U2, Green Day (pourquoi Green Day) et Britney Spears, excusez du peu. Les internautes ont voté massivement, dixit MTV, et les internautes ont toujours raison. Au palmarès de cette cérémonie riche en révélations, et parmi d'autres scoops, ont été dévoilés :
 
1. Que Tokio Hotel était le meilleur Headliner, devant The Cure, Metallica, Linkin Park et les Foo Fighters
2. Que Britney Spears était la meilleure Chanteuse 2008 devant Amy Winehouse, Coldplay et Rihanna
3. Que "So What" de Pink était la chanson la plus addictive de l'année devant "Viva la Vida" de Coldplay, "I Kissed A Girl" de Katy Perry et "Mercy" de Duffy.
4. Que Paul Mc Cartney était une "Ultimate Legend".

Rick Astley qui n'avait pas l'air d'être là a déclaré qu'il était super content et tout ressemblait à un épisode de science-fiction. Rappelons qu'il devait son élection à un nouveau phénomène apparu autour de la vidéo de "Never Gonna Give You Up" et baptisé, en son nom, le RickRoll ou comment une vieille m**** soul pop de 1987 a réussi à être visionnée par les internautes des dizaines de millions de fois par un mouvement irrationnel des foules et un système de classement au plus vu sur youtube. Enorme, on vous dit. Il faut avouer qu'à 42 ans, le chanteur anglais a presque aussi bien vieilli que Roch Voisine. Pour ceux que ça botte, Rick fera partie en 2009 d'une tournée européenne incroyable où il sera tête d'affiche aux côtés de Banarama, Kid Creole et ses Coconuts, Nik Kershaw et Curiosity Killed The Cat....




Les Jackson 5 reviennent au grand complet... en 2009

Posté par Myosotis le 31.10.08 à 10:01 | tags : funk, news, soul
Ils étaient séparés depuis près de 20 ans et l'album 2300 Jackson St (1989). Ils n'étaient pas réapparus ensemble depuis 7 ans, pour un concert événement donné à l'occasion du trentième anniversaire de carrière de leur jeune frère Michael. Les Jackson 5 ont annoncé, par l'intermédiaire de leur frère Jermaine, le premier à avoir quitté le groupe, au départ de Motown, qu'ils engageraient une grande tournée dans le courant de l'année 2009 en appui d'un album à venir.
 
Jermaine a confirmé, ce que personne n'osait espérer, que Michael, le plus jeune élément et aussi le plus célèbre, serait bien de la partie. Leur soeur Janet, qui ne fait pas partie du groupe original, sera également invitée à participer à la fête de famille internationale et ouvrira chaque concert par une performance en solo. "Cela a pris un certain temps pour réunir la famille et mettre tout le monde dans le coup", a confié Jermaine, qu'on disait, en coulisses, le plus attaché (sentimentalement et financièrement) au retour de l'un des groupes soul funk les plus célèbres de l'histoire. "Actuellement, tout ce que nous avons fait, c'est de travailler sur la musique et les questions d'organisation. Nous sommes en studio et nous devrions être prêts pour une sortie en 2009."
 

Formés sous le nom de Jackson Five en 1965 et managé par le patriarche Joe Jackson, les Jackson, dont Jermaine était le leader originel et Michael la recrue la plus douée, ont enchaîné les tubes à partir de 1968 après avoir rejoint le label Motown. Ils enchaînent les numéros 1 au début des années 70 dans un genre baptisé Bubblegum Soul pour son côté léger, festif et dansant, parmi lesquels "ABC", "Mama's Pearl" ou "I'll Be There". Michael Jackson ne s'est pas encore exprimé sur cette reformation mais avait laissé entendre, lors de la sortie de la compilation King Of Pop à l'occasion de son 50ème anniversaire, qu'on aurait de ses nouvelles en 2009. Les fans se demandent aujourd'hui s'il faudra se contenter de cet album annoncé des J5 ou si Michael sortira cette même année, ce qui paraît assez peu probable, son premier album véritable depuis l'Invincible de 2001.




Pour les 50 ans de Motown, votez pour vos titres préférés

Posté par Definitely Maybe le 27.10.08 à 11:47 | tags : anniversaire, news, soul
Detroit, mégalopole industrielle du nord des Etats-Unis, peut se vanter d’avoir assisté à la naissance de nombreux mythes musicaux (plus ou moins bien portants aujourd’hui) : Madonna, Eminem, Alice Cooper, les White Stripes, la musique techno mais surtout, il y a près de cinquante ans (en janvier 1959 plus exactement), a vu l’éclosion de ce qui sera le label de music soul, funk et r’n’b le plus prestigieux et prolixe de tous les temps : Motown. Diana Ross et les Supremes, Stevie Wonder, Lionel Richie, Smokey Robinson, Michael Jackson, tous ont arpenté les couloirs de l’écurie fondée par Berry Gordy.

La rutilante quinquagénaire méritait un anniversaire digne de ce nom, et quoi de mieux qu’une triple compilation exceptionnelle pour fêter cinquante ans de tubes ? Le coffret de 3 CD, baptisé M50, dont la sortie est prévue pour le 1er décembre 2008, contiendra 50 titres dont cinq auront été choisis par les inconditionnels de Motown. Un vote est proposé aux fans sur le site Motown50 parmi une sélection de titres inoxydables, tels le "You can’t Hurry Love" des Supremes (repris quelques années plus tard par Phil Collins), "I Want You Back" des Jackson 5 ou encore "Quiet Storm" de Smokey Robinson. Le choix sera cornélien, mais quand il s’agit d’un tel événement, il faudra savoir faire contre mauvaise fortune bon cœur !



Rock en Seine vs Amy Winehouse

Posté par Slick Rick le 02.09.08 à 11:53 | tags : news, people, pop, rock en seine, soul

amy winehouse

"Dans un festival, 95% des artistes arrivent une heure avant (leur prestation)", selon le directeur de Rock en Seine, François Missonnier. Comment alors prévoir l'annulation d'Amy Winehouse (photo)? Les organisateurs de Rock en Seine ont-ils été naïfs ? Tout le monde sait en effet que la chanteuse anglaise cultive l'incons(sis)tance en tournée, entre prestations calamiteuses et annulations pour cause de santé. Tout le monde le sait, et le festival parisien en particulier, qui a déjà subi en 2007 une desertion de la Winehouse. A l'époque, elle avait prévenu quelques jours avant.

Cette année, la diva soul a fait plus culotté encore, annulant, depuis sa voiture en Angleterre, seulement deux heures avant le concert ! Par téléphone, sans donner d'explication...Le festival, qui a depuis engagé une procédure judiciaire contre la chanteuse et ses représentants, a pourtant cru au "miracle" jusqu'au bout. Car, contrairement aux apparences, tous les signes étaient plutôt cléments, quelques heures encore avant le coup de théatre. En premier lieu, le contexte : aucune annulation de la diva dans les autres festivals de cet été, ce qui est rare. "On est le seul concert qu'elle a annulé ! ", s'exclame un porte-parole du festival, qui n'en revient toujours pas. " Les musiciens de Winehouse sont venus dans la journée du vendredi 29 août. Son chef lumière était sur place depuis une semaine. Le "sound check" a même été fait le matin de sa prestation...", finalement avortée !

Bref, personne n'était au courant. Et tout le monde l'a un peu mauvaise. Le public, bien sûr, qui a déboursé 45 euros (parfois 90 auros, si l'on compte le lapin de l'an dernier) souvent uniquement pour la voir, elle, et pas Kate Nash ou les Raconteurs. Mais surtout Rock en Seine, qui s'est trouvé ridicule à devoir annoncer le désistement de la star le jour même, prolonger les concerts des Raconteurs et de Justice...et faire jouer The Streets en "prime" sur la Grande Scène - même si Mike Skinner s'en est finalement sorti assez héroïquement. Bien conscient du préjudice causé au public, Rock en Seine a décidé de faire un geste, et va proposer une compensation aux spectateurs, qui sera précisée sur le site du festival mercredi à 18h. Quelle qu'elle soit, elle ne pourra sans doute pas remplacer pour les fans la présence, fut-elle fantômatique, d'Amy Winehouse. Laquelle ne s'est toujours pas excusée.

 




Live Rock en Seine#3 : sans Amy rien ne va

Posté par Slick Rick le 30.08.08 à 14:33 | tags : électro, hip hop, live, pop, rock, rock en seine, soul

La question du jour : viendra-t-elle, ou pas, la diva destroy ? La réponse, advenue 10 minutes avant l'EVENEMENT : non. Voilà résumée en quelques mots la journée du 29 août à Rock en Seine. A attente démesurée, déception...démesurée. Car Amy Winehouse, bon, tout le monde le sait, a quelques problèmes de boisson, et du coup, n'assure pas tellement en live depuis quelques temps. Non, le problème, c'est que c'est la deuxième fois d'affilée qu'Amy nous pose un lapin, à nous festivaliers parisiens...

 

Blue eyed soul culottée

 

Tout n'avait pas trop trop mal commencé cette après-midi là, sous un soleil revigorant. La foule, plutôt éparse, s'est goinfrée d'amuse-gueules blue-eyed soul, avec d'abord le set charmant de DB Clifford, un canadien jovial mais sans originalité, puis celui de Jamie Lidell. L'Anglais à lunettes a savamment détourné les attentes d'un public majoritairement venu pour écouter "Another Day", son dernier hit soul. Qu'à celà ne tienne ! Le dandy passe la première demi-heure du concert à bidouiller son sampleur, improvisant des vocalises sur ses propres beats et ceux de la batterie, tenue par Mocky (le musicien, pas Jean-Pierre). Et c'est assez jouissif. Après avoir brillamment rappelé son exigence expérimentale désormais estampillée Warp, Jamie Lidell finit par donner au public les tubes qu'ils demandent. Pour "Another Day" et "Multiply", on a même droit à un guest de marque, Gonzales, venu en renfort au piano. Superbe montée en puissance, une réussite culottée.

 

The Roots, cross-over de génie

 

Les Jon Spencer Blues Explosion suivent, mais leur blues-rockabilly brute de décoffrage ne convient pas à l'ambiance pique-nique estival. Leurs larsens semblent ne concerner personne, dommage. Ce qui n'est pas le cas des The Roots, aka "le meilleur groupe de hip hop en live au monde". Fidèles à leur réputation, les rois du hip hop acoustique mettent la misère à la Grande Scène. Leur tubes comme "You got me" prennent une dimension étonnament épique, entre impro free jazz et héroïsme technique. Sur scène, la crême des instrumentistes : un guitariste né de la cuisse de Jimmy Page, un corniste qui joue au houla-hoop avec son cuivre géant, un bassiste blanc très heavy, et bien sûr l'innénarable ?uestlove, sa coupe afro dépassant derrière les fûts. Leur show joue la carte du cross-over, pour contenter les rockeux, les rappeux, et les souleux, passant allègrement d'une référence à Led Zeppelin (cri de "Immigrant Song"), Lil Wayne ("Lollipop") ou Curtis Mayfield ("Move on up"). Rassembleur les Roots, donc, mais sans perdre leur âme hip hop : au cours d'une ultime salve rappée, longue de plus de 10 minutes, Black Thought se charge de le montrer. Ce sera le meilleur show de la journée.

 

The Raconteurs se la racontent 70's

 

Viennent ensuite les Raconteurs, le super groupe de Jack White et des Greenhornes. Le concert commence par une mauvaise blague de Jack White : " By the way, Amy Winehouse is not playing tonight". En passant. Bizarrement, personne ne relève (la barrière de la langue...), c'est qu'il a de l'humour le bonhomme, se dit-on. Les Raconteurs assurent un show très seventies, avec solos de guitares à répétitions, cris suraigus à la Led Zep (décidément), démonstration de roulements de batterie et duels basse/guitare. Comme si le punk et les années 1980 n'avaient pas existé. White et sa clique ont zappé le truc. A part cet aspect anachronique, les Raconteurs n'ont que des qualités, leur songs sont pop et rock à la fois, vintage mais souvent très efficaces ("Steady as she goes", "The switch and the spur", "Together"). La foule bat des mains. Moi, j'ai l'impression de voir une reformation du groupe (fictif) Stillwater dans Presque Célèbre (Almost Famous) de Cameron Crowe...Avec les moustaches, les moumoutes et tout. Un concert "d'époque", quoi.

 

Coup de théatre : consternation

 

Après 1h30 de spectacle, mauvais pressentiment, articulé en mon cortex en ces termes : "tiens tiens, c'est bizarre c'est pas le dernier concert et ils dépassent l'heure règlementaire". Quand les lumières s'éteignent, un courageux intermittent annonce la terrible nouvelle : Amy Winehouse ne jouera pas ce soir. Consternation générale, mais le public de la Winehouse n'étant pas celui, plus musclé, de Rage Against the Machine, on évite de peu le saccage du Domaine St Cloud. Lot de consolation expliqué par le (suicidaire) intermittent : Justice jouera une demi-heure de plus, et The Streets aussi...Histoire qu'on soit quitte, les gars ! J'attends un éclat de rire général, qui ne vient pas. Quel foutage de gueule !

 

Hold up de The Streets

 

Tout crucifix dehors, Justice fait sa prévisible messe à grosse basse devant des kids à fond dans le trip neo Daft Punk - tant mieux pour eux. Pas le moral à ça, put###, deux fois qu'elle annulle rabachais-je dans mon coin d'herbe avec ma bière. Puis les Streets sur la Grande Scène, la belle affaire. Mike Skinner, le petit malin, parvient - à la surpise générale ! - à mettre les frustrés dans sa poche de jean. Le hold up parfait."I am not Amy Winehouse" nous rassure-t-il, au cas où on aurait eu un doute, "and I know you're not coming to see me". Sans blague ! Mais le ton humble de Skinner, mimi tout plein, fait son effet, et l' Anglais donne tout ce qu'il a, saute sur place et se désape. La foule reprend ses tubes, se baisse puis se relève à ses ordres...Les spectateurs, lobotomisés, disent même "je t'aime" à leur "voisin inconnu" sur les conseils autoritaires du (parfois trop) sentimental MC...Allez dans la paix du Christ, aurait-il pu déclamer pour finir, le public, converti, en avait presque oublié Amy !!!

 

 

 

 

 




Janet Jackson déballe sa lingerie en famille

Posté par Myosotis le 21.08.08 à 10:19 | tags : rigolo, soul

Vous en rêviez depuis le désormais fameux épisode du Superbowl 2004 durant lequel le beau Justin Timberlake lui avait sauvagement découvert le nichon : Janet Jackson a décidé de capitaliser sur ce moment cocasse et sa nouvelle célébrité mammaire en lançant, d'ici la fin de l'automne, une ligne complète de lingerie. Les ustensiles sexy qui seront dessinés avec un styliste australien, seront vendus à des prix accessibles (à partir de 30 euros) un peu partout et spécialement dans la grande distribution. La collection s'appellera Pleasure Principle et sera centrée sur le confort et le côté pratique. Janet Jackson a dit qu'il y "en aurait pour tous les goûts". Elle a déclaré qu'elle avait trop souffert, dans sa chair (sic) de soutiens-gorge mal adaptés et qui font mal pour ne pas avoir eu en tête le confort de chaque femme. "Je veux, a-t-elle confié, que toutes les poitrines puissent se retrouver dans ce que je fais : les grosses, les petites, les rondes, les poires..." Alors que son dernier album, Discipline, a été un flop en France mais un succès aux Etats-Unis (n°1 des charts pendant 3 semaines), la plus jeune des Jackson a aussi en tête de sortir un livre sur ses récurrents problèmes de poids.

Janet Jackson n'a effectué aucune déclaration concernant la reformation possible des Jackson 5, dont, rappelons-le, elle ne faisait pas partie, pour avoir été un peu trop jeune à l'époque. A l'exception de quelques pas de danse sur scène, elle n'avait, en effet, pas fait partie de l'aventure menée par ses frères Jermaine, Tito, Michael, Jackie et Marlon qui les avait menés à être les fleurons de la Motown à la fin des années 70.

 

 




Route du rock 2008 : The Breeders, Cold War Kids et Foals

Posté par 2goldfish le 15.08.08 à 16:56 | tags : live, pop, rock, route du rock, soul

copyright 2008 marielle meurisseQuand The Breeders arrivent, la soirée peut enfin vraiment commencer pour nous. Elles sont l'exact opposé des Tindersticks avant elles : elles jouent mal, vite, fort, simple. On danse. Quand elles jouent "Cannonball", toute la foule a à nouveau douze ans. Quand elles annoncent une reprise des Beatles on s'attend à tout sauf à "Happiness Is A Warm Gun" et on est d'autant plus étonnés que ça marche. Enfin on danse un peu (comme dans les années 1990, en bougeant beaucoup la tête. Dommage qu'on n'ait plus les cheveux longs). Les choses se décantent trop vite malheureusement avec des morceaux heavy (en français : relous) puis des ballades sur lesquelles Kelly Deal fait semblant de savoir jouer du violon. On préfère quand elle fait semblant de savoir jouer de la guitare.

copyright 2008 marielle meurisseLes Cold War Kids jouent un mélange d'indie rock et de blue eyed soul plutôt mauvais mais assez efficace quand même. D'un côté le chanteur en fait des caisses et nous donne immédiatement envie de lui attacher les bras dans le dos et les chansons souffrent d'un grave déficit mélodique, d'un autre les musiciens ont la pêche, quelques bonnes idées et encore plus de bonne volonté et surtout d'une variété rythmique inhabituelle chez un groupe indie rock blanc. Nos oreilles s'ennuient mais pas nos pieds. On prend son plaisir où on le trouve.

 

Foals clôt la soirée avec le set qu'on attendait d'eux : efficace, prétentieux, lassant après deux ou trois morceaux parfaitement indentiques de math rock syncopé et très lointainement africain. Ils passent étonnamment de temps à tripoter leurs instruments entre les morceaux pour des types qui jouent toujours la même chose. Demain sera meilleur, forcément.

 




Isaac Hayes est mort

Posté par 2goldfish le 11.08.08 à 10:21 | tags : cimetière, funk, news, rnb, soul

 

Sans lui le label Stax aurait eu deux cent chansons de moins dont il pourrait être fier. Sans lui on jouerait sans doute la soul beaucoup plus vite aujourd'hui. Sans lui on se souviendrait de Dionne Warwick. Sans lui on n'aurait peut-être jamais eu l'idée de rapper et on aurait en tout cas eu beaucoup moins à sampler. Sans lui le terme "bling" n'aurait jamais été inventé. Sans lui Pink Floyd n'aurait jamais vendu tant de millions de son Space Rock. Sans lui Otis Redding aurait eu moins de tubes. Sans lui un million de bébés n'auraient jamais été conçus. Sans lui Mr T, Barry White et Samuel L. Jackson ne seraient rien. Sans lui on n'aurait peut-être jamais eu l'idée de mettre des violons dans le disco. Sans lui les musiciens noirs ne se seraient peut-être jamais lancés dans une course à l'égo. Sans lui, pas de Hot Buttered Soul.

 

 

 

Il va falloir faire avec, Isaac Hayes, 65 ans, a été retrouvé mort chez lui dimanche après midi.




El Perro Del Mar, Lykke Li et le Wu Tang en larmes avec Wendy René

Posté par Slick Rick le 07.08.08 à 11:44 | tags : folk, hip hop, pop, soul, youtube

Lykke Li & El Perro Del Mar - After Laughters (comes Tears)
Il y a des jours - souvent en vacances, au milieu de l'été - où l'on se dit que la vie est assez chan-mé, tout de même. Des jours, comme ça, où un site jubilatoire (La Blogotheque) réunit à San Fransisco les deux voix les plus envoûtantes de Suède (la fée de Göteborg El Perro Del Mar et ma chouchoute Lykke Li au sourcil glamoureusement froncé), et les fait reprendre un des plus beaux joyaux de la reine Stax : "After Laughters (Come Tears)". Larmes fatales !
Millésimé 1964, aussi bizarre - cette incroyable voix d'enfant ! - que déchirant, ce standard de Wendy René n'est pas étranger aux fans du Wu Tang Clan (et des fumantes compils "dérivées" Shaolin Soul I et II ). Le gang de Staten Island l'avait doublement samplé sur la géniale "Tearz", dans leur non moins classique "Enter The Wu-Tang (36 Chambers)". Décidément épris de la belle complainte soul, RZA s'en était même à nouveau servi, à des fins plus salaces, sur l'inquiétant "Black Widow Pt. 2" avec (feu) Ol' Dirty Bastard.

Lykke Li et Sarah Assbring (El Perro Del Mar) revisitent l'unique tube de Mary Frierson Cross (aka Wendy René) en toute simplicité, en claquant dans leur mains, sous un arbre, les cheveux au vent...C'est charmant, simple, sans prétention... Il y a des jours comme ça, où le rap hardcore de Brooklyn, la soul des 60's et l'indie pop suédoise vivent en harmonie.


Wendy René - After laughters (Comes Tears)




Le clip d'Another Day de Jamie Lidell ou comment j'ai parlé à un écureuil

Posté par LovelyRita le 05.05.08 à 15:49 | tags : pop, soul, vidéos musicales, youtube

On parlait il y a quelques jours de musique environnementale, et pourquoi pas de musique climatique (qui serait un sous-domaine de l'environnementale) ? Quel est le lien entre le climat d'un lieu et la musique que ses résidents pourront produire ? Quel est le lien entre le titre "Another Day" de Jamie Lidell et l'arrivée du soleil sur une bonne partie de la France ce week-end ? Aucun, sauf si vous avez l'esprit fantaisiste comme moi et que vous êtes persuadé que l'écoute prolongée de "Another Day" dans la semaine du 28/04 a fait venir le soleil, vous a permis de parler à un écureuil au bois de Vincennes et vous a permis de voir un mec qui faisait du roller de fond (un seul de ces faits est le fruit de mon imagination, bien que je ne désespère pas que ça se réalise un autre jour)

 


 
 
Après avoir vu le clip de Lidell, ne pensez-vous pas qu'il faudrait lire la chronique de Jim ?
 



James Brown était un indien

Posté par 2goldfish le 18.04.08 à 13:00 | tags : funk, rnb, soul

Sur le site de GQ (je suis aussi étonné que vous de ce lien) Gloria Daniel, une des dernières ex de James Brown raconte cette petite anecdote :

 

"Une nuit de l'été 2001, après qu'il l'ait recouverte de vaseline ("Il vous aimait complètement graissée",d it-elle. "Comme une côte de porc") et épuisée en essayant de jouir, il abandonna et quitta la pièce et Gloria s'est endormie. Quand elle s'est réveillée, M. Brown était debout au pied du lit, un long manteau de vison sur son torse nu, un chapeau de cowboy noir et un pantalon de pyjama en soie dont une jambe était fourée dans une botte de cowboy et l'autre pendait. Il avait un fusil à l'épaule et une bande blanche de crème sous chaque opeil. "Je suis un indien ce soir, bébé" annonça-t-il. "Viens, on va leur en donner." Puis il a laissé tomber un bocal de pièces sur le sol, lui a dit d'attraper une machette et est parti vers le garage. Il a pris la Rolls, conduit dix miles vers Augusta en zig-zaguant tout le long de la route, shootant des boites aux lettres, fumant encore plus de dope et criant qu'il était un indien."

 

 

J'ai hate de voir comment ils vont édulcorer ça dans le biopic. James Brown a été élevé dans un bordel. il considérait les femmes commes des objets, laissait même des "assistants" s'occuper des préliminaires. Il a aussi passé sa vie défoncé, se faisait régulièrement arrêté pour possession ou pour les comportements violents qu'entrainaient ses abus. Dans les biopics hollywoodiens de ces dernières années, l'idée principale est que ces types dont on nous parle ont le droit d'avoir plus de talent et plus de succès que nous parce qu'ils ont beaucoup souffert, ce qui leur donne aussi le droit de se droguer un peu et d'être un peu un salaud avec leur femme... du moment qu'ils finissent clean et gentils. James Brown ressemblait plus à un personnage de Scorcese. Aux dernières nouvelles Spike Lee devait faire le film, on peu espérer qu'il ne nous livrera pas une version trop expurgée du film mais avec toutes les personnes qui risquent de poursuivre le studio si elles n'aiment ce qu'elles voient d'elles à l'écran, on peut parier que les avocats du studio regarderont de près le scénario. Il va falloir marcher sur des oeufs.




Strange Breaks & Mr Thing : American Boogie

Posté par Maxence le 22.02.08 à 20:40 | tags : funk, hip hop, label, rock, soul

Sur le site de BBE Music, le musicien et label manager Peter Adarkwah s'explique, "Mon idée avec BBE, c'est de fournir une plate-forme créative à mes producteurs favoris. La série existe grâce à une suite de coïncidences - une combinaison de hasards et de rencontres qui doivent beaucoup au pouvoir de la culture hip-hop. Cette initiative a été couronnée de succès car elle m'a permis d'intégrer au sein d'un même label les différentes influences qui m'ont inspiré jusqu'ici. La plupart des producteurs que j'admire ont de vastes collections de disques, de musique brésilienne, de rock, de jazz, de disco, de house etc. Avec BBE, j'ai décidé de donner à ces producteurs et musiciens, la possibilité d'exprimer toutes les facettes de leur talent". Et en effet, avec BBE Music (pour "Barely Breaking Even Records", soit "des disques qui dépassent à peine le seuil de rentabilité", en VO) Adarkwah illustre depuis maintenant 12 ans, une certaine idée de la culture black et de la musique en général. Celle du métissage et de l'ouverture, qui reste pourtant en constante connexion avec ses origines.

 

Pochettes classieuses, sélections impeccables, pointures incontournables (DJ Spinna,Kenny Dope, Keb Darge and Cut Chemist, j'en oublie), autant le dire tout de suite, BBE Music est LE label des fans de musique dont les racines plongent dans la black culture. Ainsi sur Strange Break & Mr Thing, sous-titré avec justesse "Rock, Funk, Soul, Jazz & Soundtrack Breaks for Modern Living", le funky homosapiens qui nous habite redécouvre avec bonheur le pouvoir du funk, au sens large du terme. A l'origine Mr Thing est un membre respecté du fameux crew de turntablistes connu sous le nom de Scratch Perverts. Aujourd'hui son travail de producteur dans le domaine du hip hop lui donne l'occasion d'explorer la musique sous tous ses angles. Sur Strange Break & Mr Thing, il nous offre surtout une rétrospective brillante et chaleureuse du son des 60's et des 70's. Celui de la blackspoitation et des relectures hilarantes de Quentin Tarantino. De Sky King à Steve Smith en passant par The Discoettes, Strange Break & Mr Thing est un trip enfiévré sur la route du groove, une vision américaine du boogie des origines (The Crystal Mansion - "Boogie Man"), métissé avec l'ambiance hyperactive et trépidante de notre époque. Une musique enfin, dont les fondations sont allègrement recyclées et samplées aujourd'hui et dont vous retrouverez certainement les vibrations, rien que des bonnes vibrations, dans les musiques actuelles.

 

 

Dans le même esprit et sur le même label, ruez-vous sur Better Days, de The Million Dollar Orchestra. Réalisé et enregistré à l'ancienne dans un luxe de son chaud et soyeux, Better Days est la biographie musicale funky et imaginaire, d'Al Kent, DJ écossais organisateur des fameuses soirées Million Dollar Disco. Ici, il s'invente une histoire fabuleuse dans laquelle, exilé à New York, il devient "ami de Nicky Siano à l'époque mythique du "Loft" et se retrouve victime d'une expulsion pour cause de trafic de stupéfiants. Ce projet rétro funk full groove pourrait être le manifeste du label BBE. Un parfait pont entre l'imagerie disco funk des 70's (incarné par Salsoul, Prelude, Sugarhill) et notre époque, dans une orgie soul cuivrée qui atteint parfois une dimension extatique et frénétique peu commune.

 

 

A suivre, puisque c'est promis, nous reparlerons de ce label riche et passionnant...

 

Mr Thing - Strange Breaks & Mr Thing
The Million Dollar Orchestra - Better Days
(chez BBE Music/Pias)

 

 

http://www.myspace.com/bbemusic




Amy Winehouse rafle les Grammy Awards

Posté par LovelyRita le 11.02.08 à 18:11 | tags : music biz, news, pop, soul, youtube
Amy Winehouse n'était pas à la cérémonie des Grammy Awards qui a eu lieu dimanche soir à Los Angeles et pourtant elle était bien présente ! La chanteuse qui a séduit la terre entière de son "They’re tryin to make me go to rehab" est donc finalemet allée en rehab ("cure de désintox") et a remporté cinq récompenses lors des Grammy ...la plus grosse mise de la soirée !! Meilleur espoir féminin et meilleur titre entre autre avec "Rehab". Elle s'était vue refuser son visa d'entrée aux Etats-Unis, mais on lui a accordé une petite sortie qui lui a permis d'interpréter en direct et par satellite deux titres pour la cérémonie. A la suprise générale, parmi les 5 titres qu'elle a remporté, celui du meilleur album lui a été ravi par Herbie Hancock. Enfin l'autre gagnant de la soirée, c'est Kanye West qui a obtenu quatre récompenses dont celle du meilleur album de rap pour Graduation.



Thriller, le mythique album de Michael Jackson fête ses 25 ans

Posté par LovelyRita le 11.02.08 à 11:31 | tags : anniversaire, funk, news, pop, radioflu, soul
 

Après les anniversaires, les anniversaires de mort, nos calendriers doivent maintenant compter avec les dates-anniversaires d'album. L'année dernière, on fêtait les 10 ans de l'album Ok Computer de Radiohead et les 20 ans de Joshua Tree de U2. Aujourd'hui très précisément c'est l'anniversaire de Thriller de Michael Jackson. Anniversaire qui est marqué par la réédition de l'album dans une vesion enrichie. Après 25 ans d'existence, on ne cesse de souligner ses qualités et les chiffres records qui y sont associés.
 
En 1982, quand l'album sort il s'agit d'une petite révolution. Produit par Quincy Jones, Thriller est un déclic pour la musique noire américaine. Pop, funk, soul mais aussi disco, Thriller est clairement un album ancré dans les années 80. Les collaborations et les tubes que contient le disque en font un album impressionnant. Paul McCartney présent sur "The girl is mine", Eddie Van Halen, des membres du groupe Toto et aussi Vincent Price, acteur de films d'horreur. "Beat It", "Thriller", le fabuleux "Billie Jean" et le "Wanna be startin something" que Rihana ne s'est pas privée de sampler pour son single "Please don't stop the music". Thriller est dopé de tubes et arrive sur le marché du disque au moment opportun où le vinyle est à son apogée. A sa sortie, l'album a passé 80 semaines dans le top 10 aux Etats-Unis, a été certifié 27 fois disque de platine ; en 1984 lors de la cérémonie des Grammy Awards Jackson remporte 12 récompenses dont 7 rien que pour cet album. Il reste encore aujourd'hui l'album le plus vendu au monde. Les chiffres varient de 55 millions à 104 millions d'exemplaires.
 
Disque de tous les records, disques aux influences multiples, Thriller et son single du même nom révolutionnent aussi le monde du clip. Pour ce titre, le chanteur fait appel à John Landis pour réaliser pas seulement un clip, mais un court-métrage célébrissime pour avoir fait danser des morts-vivants. Petit bijou, le clip sera largement diffusé à la télévision et parodié par la suite.
 
Pour cette occasion, sort le 11 février 2008, une réédition avec 7 titres supplémentaires et autres bonus. Des remixes signés par des artistes de la jeune génération (Kanye West, Akon, Fergie et Will.i.am), un inédit issu de la session d'enregistrement originale et les clips de "Thriller", "Beat it" et "Billie Jean" sur la partie dvd. Cette ressortie va-t-elle doper les ventes et va-t-elle momentanément détourner l'attention que les fans portent à l'éventualité d'un nouvel album pour 2008.
 
Bon anniversaire Thriller ! Pour ses 25 ans, Flu vous propose de découvrir cette nouvelle édition de Thriller en écoute spéciale cette semaine sur Radio Flu !



Permanent Vacation : Le retour de l'été sans fin

Posté par Maxence le 31.12.07 à 14:48 | tags : disco, électro, label, myspace, soul

"Le retour de l'été sans fin", quel drôle de titre pour une chronique écrite au cœur de l'hiver ! Et bien justement, oublions un peu l'hiver et profitons des moments que nous passons tous un peu plus longtemps sous la couette pour nous remémorer les merveilleux instants d'oubli et de détente vécus cet été. Il faut dire que l'invitation ne vient pas de moi mais de Permanent Vacation le sympathique label autrichien à qui l'on doit Miss Diamond To You, le bel album de Kathy Diamond produit par Maurice Fulton en juin dernier (encore un que vous aviez oublié, allez, avouez !). Pas très loin des émanations psychédélico-balnéaires de Lindstrom ou Prins Thomas, nos vikings disco favoris, assez proches aussi des arômes italo 80 de Glass Candy ou The Chromatics du label Italians do it Better, ce volume 2 de Permanent Vacation s'amuse avec les clichés nostalgiques souvent attachés à la fin de l'été, et mieux encore, aux souvenirs que l'on en garde les premiers froids venus. Ici les bribes de synthétiseurs nous parviennent de loin, comme portées par le vent, tandis que le rythme se fait nonchalant, comme alangui après une trop longue exposition à l'astre du jour. Un voile de brume s'élève, on peut y aller, car cette compilation est une vraie invitation au voyage.

 

Tout commence par des vagues bien sûr, un ressac qui introduit le très pop et romantique "On the Beach" (rien à voir avec Neil Young ici, quoique) de l'Anglais Nick Nicely, promoteur d'une pop psychédélique largement influencée par le modèle The Beatles/The Byrds/Syd Barrett. Si ces tendances clairement affichées sur son profil myspace sont évidentes à la première écoute, Nicely qui porte décidément bien son nom, nous offre pourtant avec "On the Beach" un morceau aérien beaucoup plus électro, qui évoque autant Dennis Wilson (le "Beach Boys maudit") qu'une version beaucoup plus 80 d'un été sans fin vocoderisé. Si je m'étends un peu sur ce morceau c'est qu'il introduit merveilleusement cette compilation nonchalante toute de douceur et de groove balearic. Et de fait, suivent une douzaine de morceaux languides au groove liquide, ou gazeux c'est selon, portée parfois par un accord de guitare ou un pied house un peu plus énergique ("Flamingo" de Tomboy, "Losing The Will to Survive" de Findlay Brown, sont de bons exemples) mais l'ensemble reste toujours rêveur et estival (Michoacan - "Walk Away", Home Video - "Penguin", Only Fools and Horses - "Spectacle Wins") pour ne pas dire caribéen (Bostro Pesopeo - "Bisogna"), tandis que certains morceaux vocaux viennent ajouter une touche italo new wave (les désormais incontournables Glass Candy et leur "Rolling Down The Hill", "In The Morning" de Junior Boy remixé par Hot Chip) ou electro pop, du meilleur effet à l'ensemble ("Coming Up For Air" de Parker Lewis). Le plus étonnant étant ce remix de "Kindling For The Master" de l'ex-Pavement Stephen Malkmus* par Hot Chip, décidément très présent. Une incontestable réussite et un pur moment de bonheur, Permanent Vacation 2, c'est vraiment l'été en plein hiver !

 

*Malkmus dont on apprend qu'il sort donc un maxi de nu electro disco aux côtés de The Empereur Machine, Hot Chip et Polmo Polpo !

Permanent Vacation 2 selected and mixed by Tom Bioly & Benji Frölich (Permanent Vacation/Nocturne)

http://www.myspace.com/permanentvacationrecords




James Brown, c'était il y a un an...

Posté par LovelyRita le 24.12.07 à 11:27 | tags : à lire, cimetière, funk, soul
Noël 2006, on découvrait nos cadeaux au pied du sapin et en allumant la télé ou la radio on apprenait cette triste, trop triste nouvelle. James Brown, the Godfather of Soul venait de mourir. Il avait 73 ans et est mort le jour de Noël, le jour de la naissance de Jésus. Une date de mort hautement symbolique pour ce chanteur qui était, avant même son décès, culte. Des albums à en pleuvoir, des standards plein le tiroir-caisse pour ce chanteur de soul-funk aimé de tous (ou presque ?!). A plus de 60 ans, James Brown avait encore la patate sur scène à en rendre jaloux les plus jeunes artistes. Aujourd'hui 25 décembre 2007, Fluctuat vous souhaite un Joyeux Noël et rend un hommage à JB !    
 
Pour en savoir plus sur le Godfather, sa jeunesse, sa carrière, son succès et son influence dans le rap, lire la bio de James Brown.
 



Albums cultes des géants du normal #1 : Stevie Wonder - Fulfilingness' First Finale

Posté par 2goldfish le 13.11.07 à 14:52 | tags : culte et normal, funk, rnb, soul

Un sourd pourrait s'étonner de me voir entamer avec Stevie Wonder cette nouvelle rubrique consacrée à la musique normale des gens normaux, qui aiment leurs parents et le monde et qui ont vendu des disques à la pelle ou, comme on dit nous les critiques, "auraient du". Sur le papier, ça ne peut pas être "normal" un gamin noir aveugle qui a connu le genre de starification infantile qui a fait péter les plombs à Michael Jackson et qui dans les années soixante-dix, à peine agé de vingt ans, a décidé de s'enfermer en studio pour enregistrer en jouant lui même de tous les instruments (personne ne faisait ça, à l'époque) et des synthétiseurs (bis) des disques à l'ambition démesurée, mêlant gospel, funk, R&B, pop et apparement tout ce qui passait à portée d'oreille. Sauf que nous ne sommes pas sourds et il est évident dès qu'on entend une note des albums de Stevie Wonder des années 1970 que nous sommes tous bizarres. Lui seul est normal. Les nombreux publicitaires qui ont profité de son talent (avant que ce soit la mode d'utiliser des groupes branchés dans les pubs) et les rappeurs family friendly qui l'ont samplé sont là pour en attester.

 

 

La question que vous vous posez peut-être, c'est "pourquoi Fulfillingness' First Finale?". Personne ne cite jamais cet album perçu (avec de bonnes raisons) comme un remake de Talking Book ou un brouillon de Songs In The Key Of Life. Je suis peut-être le seul qui vous dira que Fulfilingness' est le meilleur mais peu importe, c'est moi qui écrit. Cet album contient tout : l'intro pop parfaite "Smile Please" qui contrairement à d'autres ne vous fait pas penser à Cofidis malgré vous, le gospel spacial avec "Heaven Is 10 Zillion Light Years Away", un précoce et rare reggae américain réussi en "Boogie On Reagge Woman", un morceau samba, des chansons d'amour à pleurer et un sens de la mortalité rassurant (je ne sais pas vous, mais moi c'est plutôt les gens qui chantent des "never get old" et des "live forever" qui me font froid dans le dos).

Ce qui fait la force des disques de Wonder des seventies et en particulier de celui ci, c'est que Stevie Wonder nous aime. Qu'il chante sur sa mort dans le sombre gospel "They Won't Go When I Go" ou qu'il pousse Nixon hors de la Maison Blanche avec le furieux funk "You Haven't Done Nothing" (avec les Jackson Five aux choeurs), Stevie garde toujours au coeur son indéfectible foi en la nature humaine. Je suis un pécheur et vous aussi et au moment de l'Ecstase ou de Ragnarok nous prendrons tous cher. Nous ne nous en sentons pas forcément pas digne mais Il nous aime.

Cet amour, qui aurait chez un être moindre viré amer, aura donné à la suite de la carrière de Stevie Wonder des accents sirupeux mais peu importe, en 1974 cet amour a trouvé son expression parfaite. Je n'écoute jamais Fulfilling en été (qui est plutôt la saison d'Innervisions et Music Of My Mind) parce qu'en hiver il me tient littéralement chaud.




Pour cent balles t'as plus rien

Posté par 2goldfish le 27.08.07 à 10:58 | tags : myspace, news, soul, web

Ou juste un quarante cinq tours. Le premier single du chanteur de soul canadien The Thurston Revival sera vendu au prix de cent livres sterling par le nouveau label britannique Victorious Kiam. Monsieur The Thurston Revival nous explique : "Ce prix élevé est un commentaire sur la valeur de la musique en général. La valeur de la musique est subjective. Combien vous aimez une chanson n'a rien à voir avec combien vous l'avez payée. Somewhere There's An Angel (c'est le nom de la chanson) est sur ma page Myspace et n'importe qui peut l'écouter gratuitement. Cela veut-il dire que la chanson n'a aucune valeur ? Bien sûr que non. Pourtant c'est ce qu'on nous dit constamment." Hmm... C'est pas complètement con ce qu'il dit.

Il y a un petit problème cependant : ne seront produits que cent exemplaires du disque avec dix pochettes différentes réalisées pour l'occasion par dix jeunes artistes britanniques qui montent. Les cent livres sont justifiées par autre chose que la musique, du coup : ce n'est pas la chanson que vous payez, c'est l'objet. Si vous n'êtes qu'un cynique calculateur ce ne sera peut-être pour vous qu'un investissement spéculatif à risque.

Peu importe en fait, on ne va pas reprocher à un jeune artiste de se faire de la pub d'une façon un peu maline. Peu importe aussi que la chanson soit un peu nulle, ça arrive. L'arrangement de cordes est pas mal. C'est un peu dommage d'apprendre qu'il a passé deux ans dessus mais que voulez vous y faire ? Il est moche aussi, ce jeune homme, le pauvre.

Au fait, ce billet était le premier billet à cent euros de Playlist. Envoyez votre réglement à 2goldfish@fluctuat.net via paypal, merci.






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