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Chante ta peine, je te dirai que je t'aime. Beaucoup d'esprit (et tellement de coeur) sur Playlist.
Le clip d'Another Day de Jamie Lidell ou comment j'ai parlé à un écureuilOn parlait il y a quelques jours de musique environnementale, et pourquoi pas de musique climatique (qui serait un sous-domaine de l'environnementale) ? Quel est le lien entre le climat d'un lieu et la musique que ses résidents pourront produire ? Quel est le lien entre le titre "Another Day" de Jamie Lidell et l'arrivée du soleil sur une bonne partie de la France ce week-end ? Aucun, sauf si vous avez l'esprit fantaisiste comme moi et que vous êtes persuadé que l'écoute prolongée de "Another Day" dans la semaine du 28/04 a fait venir le soleil, vous a permis de parler à un écureuil au bois de Vincennes et vous a permis de voir un mec qui faisait du roller de fond (un seul de ces faits est le fruit de mon imagination, bien que je ne désespère pas que ça se réalise un autre jour)
Après avoir vu le clip de Lidell, ne pensez-vous pas qu'il faudrait lire la chronique de Jim ? James Brown était un indien
"Une nuit de l'été 2001, après qu'il l'ait recouverte de vaseline ("Il vous aimait complètement graissée",d it-elle. "Comme une côte de porc") et épuisée en essayant de jouir, il abandonna et quitta la pièce et Gloria s'est endormie. Quand elle s'est réveillée, M. Brown était debout au pied du lit, un long manteau de vison sur son torse nu, un chapeau de cowboy noir et un pantalon de pyjama en soie dont une jambe était fourée dans une botte de cowboy et l'autre pendait. Il avait un fusil à l'épaule et une bande blanche de crème sous chaque opeil. "Je suis un indien ce soir, bébé" annonça-t-il. "Viens, on va leur en donner." Puis il a laissé tomber un bocal de pièces sur le sol, lui a dit d'attraper une machette et est parti vers le garage. Il a pris la Rolls, conduit dix miles vers Augusta en zig-zaguant tout le long de la route, shootant des boites aux lettres, fumant encore plus de dope et criant qu'il était un indien."
J'ai hate de voir comment ils vont édulcorer ça dans le biopic. James Brown a été élevé dans un bordel. il considérait les femmes commes des objets, laissait même des "assistants" s'occuper des préliminaires. Il a aussi passé sa vie défoncé, se faisait régulièrement arrêté pour possession ou pour les comportements violents qu'entrainaient ses abus. Dans les biopics hollywoodiens de ces dernières années, l'idée principale est que ces types dont on nous parle ont le droit d'avoir plus de talent et plus de succès que nous parce qu'ils ont beaucoup souffert, ce qui leur donne aussi le droit de se droguer un peu et d'être un peu un salaud avec leur femme... du moment qu'ils finissent clean et gentils. James Brown ressemblait plus à un personnage de Scorcese. Aux dernières nouvelles Spike Lee devait faire le film, on peu espérer qu'il ne nous livrera pas une version trop expurgée du film mais avec toutes les personnes qui risquent de poursuivre le studio si elles n'aiment ce qu'elles voient d'elles à l'écran, on peut parier que les avocats du studio regarderont de près le scénario. Il va falloir marcher sur des oeufs. Strange Breaks & Mr Thing : American BoogieSur le site de BBE Music, le musicien et label manager Peter Adarkwah s'explique, "Mon idée avec BBE, c'est de fournir une plate-forme créative à mes producteurs favoris. La série existe grâce à une suite de coïncidences - une combinaison de hasards et de rencontres qui doivent beaucoup au pouvoir de la culture hip-hop. Cette initiative a été couronnée de succès car elle m'a permis d'intégrer au sein d'un même label les différentes influences qui m'ont inspiré jusqu'ici. La plupart des producteurs que j'admire ont de vastes collections de disques, de musique brésilienne, de rock, de jazz, de disco, de house etc. Avec BBE, j'ai décidé de donner à ces producteurs et musiciens, la possibilité d'exprimer toutes les facettes de leur talent". Et en effet, avec BBE Music (pour "Barely Breaking Even Records", soit "des disques qui dépassent à peine le seuil de rentabilité", en VO) Adarkwah illustre depuis maintenant 12 ans, une certaine idée de la culture black et de la musique en général. Celle du métissage et de l'ouverture, qui reste pourtant en constante connexion avec ses origines.
A suivre, puisque c'est promis, nous reparlerons de ce label riche et passionnant...
Mr Thing - Strange Breaks & Mr Thing
Amy Winehouse rafle les Grammy AwardsAmy Winehouse n'était pas à la cérémonie des Grammy Awards qui a eu lieu dimanche soir à Los Angeles et pourtant elle était bien présente ! La chanteuse qui a séduit la terre entière de son "They’re tryin to make me go to rehab" est donc finalemet allée en rehab ("cure de désintox") et a remporté cinq récompenses lors des Grammy ...la plus grosse mise de la soirée !! Meilleur espoir féminin et meilleur titre entre autre avec "Rehab". Elle s'était vue refuser son visa d'entrée aux Etats-Unis, mais on lui a accordé une petite sortie qui lui a permis d'interpréter en direct et par satellite deux titres pour la cérémonie. A la suprise générale, parmi les 5 titres qu'elle a remporté, celui du meilleur album lui a été ravi par Herbie Hancock . Enfin l'autre gagnant de la soirée, c'est Kanye West qui a obtenu quatre récompenses dont celle du meilleur album de rap pour Graduation. Thriller, le mythique album de Michael Jackson fête ses 25 ans![]() Après les anniversaires, les anniversaires de mort, nos calendriers doivent maintenant compter avec les dates-anniversaires d'album. L'année dernière, on fêtait les 10 ans de l'album Ok Computer de Radiohead et les 20 ans de Joshua Tree de U2. Aujourd'hui très précisément c'est l'anniversaire de Thriller de Michael Jackson. Anniversaire qui est marqué par la réédition de l'album dans une vesion enrichie. Après 25 ans d'existence, on ne cesse de souligner ses qualités et les chiffres records qui y sont associés. En 1982, quand l'album sort il s'agit d'une petite révolution. Produit par Quincy Jones, Thriller est un déclic pour la musique noire américaine. Pop, funk, soul mais aussi disco, Thriller est clairement un album ancré dans les années 80. Les collaborations et les tubes que contient le disque en font un album impressionnant. Paul McCartney présent sur "The girl is mine", Eddie Van Halen, des membres du groupe Toto et aussi Vincent Price, acteur de films d'horreur. "Beat It", "Thriller", le fabuleux "Billie Jean" et le "Wanna be startin something" que Rihana ne s'est pas privée de sampler pour son single "Please don't stop the music". Thriller est dopé de tubes et arrive sur le marché du disque au moment opportun où le vinyle est à son apogée. A sa sortie, l'album a passé 80 semaines dans le top 10 aux Etats-Unis, a été certifié 27 fois disque de platine ; en 1984 lors de la cérémonie des Grammy Awards Jackson remporte 12 récompenses dont 7 rien que pour cet album. Il reste encore aujourd'hui l'album le plus vendu au monde. Les chiffres varient de 55 millions à 104 millions d'exemplaires. Disque de tous les records, disques aux influences multiples, Thriller et son single du même nom révolutionnent aussi le monde du clip. Pour ce titre, le chanteur fait appel à John Landis pour réaliser pas seulement un clip, mais un court-métrage célébrissime pour avoir fait danser des morts-vivants. Petit bijou, le clip sera largement diffusé à la télévision et parodié par la suite. Pour cette occasion, sort le 11 février 2008, une réédition avec 7 titres supplémentaires et autres bonus. Des remixes signés par des artistes de la jeune génération (Kanye West, Akon, Fergie et Will.i.am), un inédit issu de la session d'enregistrement originale et les clips de "Thriller", "Beat it" et "Billie Jean" sur la partie dvd. Cette ressortie va-t-elle doper les ventes et va-t-elle momentanément détourner l'attention que les fans portent à l'éventualité d'un nouvel album pour 2008. Bon anniversaire Thriller ! Pour ses 25 ans, Flu vous propose de découvrir cette nouvelle édition de Thriller en écoute spéciale cette semaine sur Radio Flu ! Permanent Vacation : Le retour de l'été sans fin
Tout commence par des vagues bien sûr, un ressac qui introduit le très pop et romantique "On the Beach" (rien à voir avec Neil Young ici, quoique) de l'Anglais Nick Nicely, promoteur d'une pop psychédélique largement influencée par le modèle The Beatles/The Byrds/Syd Barrett. Si ces tendances clairement affichées sur son profil myspace sont évidentes à la première écoute, Nicely qui porte décidément bien son nom, nous offre pourtant avec "On the Beach" un morceau aérien beaucoup plus électro, qui évoque autant Dennis Wilson (le "Beach Boys maudit") qu'une version beaucoup plus 80 d'un été sans fin vocoderisé. Si je m'étends un peu sur ce morceau c'est qu'il introduit merveilleusement cette compilation nonchalante toute de douceur et de groove balearic. Et de fait, suivent une douzaine de morceaux languides au groove liquide, ou gazeux c'est selon, portée parfois par un accord de guitare ou un pied house un peu plus énergique ("Flamingo" de Tomboy, "Losing The Will to Survive" de Findlay Brown, sont de bons exemples) mais l'ensemble reste toujours rêveur et estival (Michoacan - "Walk Away", Home Video - "Penguin", Only Fools and Horses - "Spectacle Wins") pour ne pas dire caribéen (Bostro Pesopeo - "Bisogna"), tandis que certains morceaux vocaux viennent ajouter une touche italo new wave (les désormais incontournables Glass Candy et leur "Rolling Down The Hill", "In The Morning" de Junior Boy remixé par Hot Chip) ou electro pop, du meilleur effet à l'ensemble ("Coming Up For Air" de Parker Lewis). Le plus étonnant étant ce remix de "Kindling For The Master" de l'ex-Pavement Stephen Malkmus* par Hot Chip, décidément très présent. Une incontestable réussite et un pur moment de bonheur, Permanent Vacation 2, c'est vraiment l'été en plein hiver !
*Malkmus dont on apprend qu'il sort donc un maxi de nu electro disco aux côtés de The Empereur Machine, Hot Chip et Polmo Polpo ! Permanent Vacation 2 selected and mixed by Tom Bioly & Benji Frölich (Permanent Vacation/Nocturne) James Brown, c'était il y a un an...Noël 2006, on découvrait nos cadeaux au pied du sapin et en allumant la télé ou la radio on apprenait cette triste, trop triste nouvelle. James Brown, the Godfather of Soul venait de mourir. Il avait 73 ans et est mort le jour de Noël, le jour de la naissance de Jésus. Une date de mort hautement symbolique pour ce chanteur qui était, avant même son décès, culte. Des albums à en pleuvoir, des standards plein le tiroir-caisse pour ce chanteur de soul-funk aimé de tous (ou presque ?!). A plus de 60 ans, James Brown avait encore la patate sur scène à en rendre jaloux les plus jeunes artistes. Aujourd'hui 25 décembre 2007, Fluctuat vous souhaite un Joyeux Noël et rend un hommage à JB ! Pour en savoir plus sur le Godfather, sa jeunesse, sa carrière, son succès et son influence dans le rap, lire la bio de James Brown. Albums cultes des géants du normal #1 : Stevie Wonder - Fulfilingness' First Finale
La question que vous vous posez peut-être, c'est "pourquoi Fulfilingness' First Finale ?". Personne ne cite jamais cet album perçu (avec de bonnes raisons) comme un remake de Talking Book ou un brouillon de Songs In The Key Of Life. Je suis peut-être le seul qui vous dira que Fulfilingness' est le meilleur mais peu importe, c'est moi qui écrit. Cet album contient tout : l'intro pop parfaite "Smile Please" qui contrairement à d'autres ne vous fait pas penser à Cofidis malgré vous, le gospel spacial avec "Heaven Is 10 Zillion Light Years Away", un précoce et rare reggae américain réussi en "Boogie On Reagge Woman", un morceau samba, des chansons d'amour à pleurer et un sens de la mortalité rassurant (je ne sais pas vous, mais moi c'est plutôt les gens qui chantent des "never get old" et des "live forever" qui me font froid dans le dos). Ce qui fait la force des disques de Wonder des seventies et en particulier de celui ci, c'est que Stevie Wonder nous aime. Qu'il chante sur sa mort dans le sombre gospel "They Won't Go When I Go" ou qu'il pousse Nixon hors de la Maison Blanche avec le furieux funk "You Haven't Done Nothing" (avec les Jackson Five aux choeurs), Stevie garde toujours au coeur son indéfectible foi en la nature humaine. Je suis un pécheur et vous aussi et au moment de l'Ecstase ou de Ragnarok nous prendrons tous cher. Nous ne nous en sentons pas forcément pas digne mais Il nous aime. Cet amour, qui aurait chez un être moindre viré amer, aura donné à la suite de la carrière de Stevie Wonder des accents sirupeux mais peu importe, en 1974 cet amour a trouvé son expression parfaite. Je n'écoute jamais Fulfilling en été (qui est plutôt la saison d'Innervisions et Music Of My Mind) parce qu'en hiver il me tient littéralement chaud. Pour cent balles t'as plus rien
Il y a un petit problème cependant : ne seront produits que cent exemplaires du disque avec dix pochettes différentes réalisées pour l'occasion par dix jeunes artistes britanniques qui montent. Les cent livres sont justifiées par autre chose que la musique, du coup : ce n'est pas la chanson que vous payez, c'est l'objet. Si vous n'êtes qu'un cynique calculateur ce ne sera peut-être pour vous qu'un investissement spéculatif à risque. Peu importe en fait, on ne va pas reprocher à un jeune artiste de se faire de la pub d'une façon un peu maline. Peu importe aussi que la chanson soit un peu nulle, ça arrive. L'arrangement de cordes est pas mal. C'est un peu dommage d'apprendre qu'il a passé deux ans dessus mais que voulez vous y faire ? Il est moche aussi, ce jeune homme, le pauvre. Au fait, ce billet était le premier billet à cent euros de Playlist. Envoyez votre réglement à 2goldfish@fluctuat.net via paypal, merci. Youtube de l'été #14 : Marvin Gaye - What's Going On (1971)Si notre série les Youtube de l'été avait été un top, ce titre de Marvin Gaye aurait sûrement été très bien placé, voire à la première place ex-aequo avec "God Only Knows" des Beach Boys, "Temptation" de New Order et bien d'autres. Au lieu de ça, "What's Going On" se voit vulgairement attribué le n° 14 dans notre décompte chronologique. Co-écrite par Renaldo "Obie" Benson des Four Tops, Al Cleveland et Marvin Gaye lui-même, la chanson ne devait au départ pas sortir en single. Le dirigeant de La Motown jugeait ce titre beaucoup trop engagé sur le plan politique et préssentait un échec commercial qui ne s'est finalement pas du tout fait sentir. Le titre, une fois commercialisé, a été un succès, jamais un titre de la Motown ne s'était vendu aussi rapidement. Merci à Marvin Gaye d'avoir tenu tête à Berry Gordy de la Motown ! Youtube de l'été #4 : Ray Charles - Hit The Road Jack (1961)Tandis que JFK prend ses fonctions de Président et inaugure une nouvelle ère démocrate après Eisenhower et que la France de De Gaulle se trouve en pleine guerre d'Algérie, Ray Charles signe l'un de ses plus grands tubes. "Hit The Road Jack" sort en 1961, et est un hommage au roman culte s'il en est Sur La Route de Kerouac sorti en 1957, mais qui ne connaîtra son explosion qu'une décénnie plus tard avec la beat generation. "Hit The Road Jack", "Georgia On My Mind" ou encore "Unchained My Heart" furent le point culminant de la carrière de Charles durant la période 1959 - 1962, réussissant le tour de force de conjoindre les publics blanc et noir à sa musique, et ne plus être uniquement un artiste noir faisant de la bonne musique noire. Cependant la suite sera plus morose, avec le déclin, la drogue, la prison. Ses belles années sont - déjà - derrière lui... Pas étonnant que ce soit cette partie de sa vie qui ait été relaté dans le biopic Ray avec Jamie Foxx. Misery loves company. Hollywoodien. En 2004, deux grands personnages importants de l'histoire contemporaine américaine décèdent à quelques jours d'intervalle : Charles et Reagan. Un blanc et un noir. Reagan recevra tous les honneurs malgré son bilan à la Maison Blanche plus que mitigé (vente d'armes à l'Iran notamment), tandis que celui qui aura enchanté des générations entières d'amateurs et amatrices de soul et rythm'n'blues et aidé à rassembler une Amérique encore sujette à la ségrégation raciale, ne fera au mieux que quelques unes de journaux. Le monde est injuste.
Youtube de l'été #3 : Sam Cooke - Wonderful World (1960)Ca, c'était des belles et magnifiques chansons de l'été, des amples ôdes à l'être aimé, des déclarations d'abnégations pour toute la vie. Que c'est beau et utopique. D'un autre temps. Naïf aussi. Sam Cooke chante en cet été 1960 "Wonderful World" (sa meilleure chanson) et cartonne dans les charts américains et anglais. Alors que l'homonyme "What A Wonderful World" de Louis Armstrong, plus connue, sortie en dix-sept ans plus tard faisait l'apologie du monde simple tel qu'on devait le voir, le "Wonderful World" de Cooke est une jolie chanson d'amour, chantée par le précurseur de la soul, influence première Smokey Robinson, Otis Redding ou Marvin Gaye. Mais tout n'est beau que dans les chansons, et les histoires d'amour finissent mal en général. Malgré son talent énorme, certains ne pouvèrent s'empêcher de dénigrer Cooke et son rôle fondamental dans la soul music, lui reprochant ses velléités entrepreneuriales en créant son propre label dans les années 60. Arriviste pour l'époque. Puis en 1964, Cooke sera retrouvé criblé de trois balles dans le corps, achevé à coups de club de golf par le gérant d'un motel, accusé d'avoir tenté de violer sa compagne d'un soir dans le motel. On parle de complot, on parle de canonisation forcée du martyr black, mais on ne saura jamais l'histoire, la face cachée ou non de Sam Cooke. Mais peu importe quelque part, on aime juste cette superbe chanson. "Don't know much about history [...] / But I do know that I love you / And I know that if you love me too / What a wonderful world this would be". Utopique non ?
Kathy Diamond : La nouvelle créature de Maurice FultonPosté par Maxence le 12.07.07 à 18:12 | tags : disques de l'été, électro, soul, funk, myspace, disco
Sur Miss Diamond To You, Fulton s'est donc lancé dans la création d'un nouveau personnage : une diva soul et néo-disco blanche, à la voix plutôt moyenne, mais qu'il va transcender pour l'envoyer dans l'espace, grâce à la puissance de son méga-pouvoir spectro-laser millésimé Moroder/Summer 70. De "Between The Lines" à "Another Life/Original", le bonhomme et Diamond balancent une série de pur tracks növo disco barjots, gorgés de soul dans lesquels Fulton laisse libre court à son fétichisme pour les arrangements carrément pervers (voir le plan de clavier des 4 dernières minutes du tueur "All Woman", ou la lente évolution ambient groove du planant "I Need You"), quand ce n'est pas une obsession quasi compulsive pour les instrumentaux cosmic ("I Need You Here Right Now", "Racing Thru Time") et les trips totalement hypnotiques ("Over", "Another Life/Original") évoquant un hybride de "I Feel Love" et de "Tainted Love". Miss Diamond To You est donc une vraie histoire d'amour qui se joue en direct sous vos yeux. D'ailleurs, tandis que monsieur fait des massages à ses machines, palpe ses claviers, pelote ses laptops et fait reluire ses samples, "madame rêve", ou plutôt dérive tranquillement dans les allées ombragées du psychédélisme électronique et soul de cette fin de siècle. Ne rougissez pas, comme le dit le titre, c'est pour vous ! Et puis c'est typiquement un album pour l'été, si tant est que ce genre de chose ait la moindre importance. Kathy Diamond - Miss Diamond To You (Permanent Vacation/Nocturne, juin 2007) Jimi Tenor, Benny at Home : Soul & Jazz in the House
Jimi Tenor & Kabu Kabu - Joystone (Sähkö/Differt-ant, avril 2007) Soulsavers : It's not how far you fall it's the way you land
L'album s'ouvre sur un titre somptueusement lascif (et gospel) "Revival" dont la douceur est immédiatement balayée par les âpres "Ghost Of You & Me" et "Paper Money". Les titres de It's Not How Far You Fall It's The Way You Land tombent alors comme les séquences d'une bande originale de film, reposant sur des structures atmosphériques et planantes qui ne sont pas sans rappeler les boucles élégantes et simples du Dead Elvis de Death in Vegas. C'est vers ces groupes phare tels que Massive Attack et Death In Vegas que semble s'orienter l'inspiration du duo, agitée de collaborations discrètes mais assez hétérogènes : Will Oldham (le François Berléand du rock - impossible de sortir un disque sans qu'il chante dessus) ou Jimi Goodwin des Doves passent la tête. Oldham intervient notamment pour un titre singulier : la reprise multivoix du "Through My Sails" de Neil Young, rendue parfaitement ici. L'album se clôt sur un lourdaud et country "Jesus Of Nothing" avant de s'élever une dernière fois sur "No Expectations". Pétri de bonnes intentions, It's Not How Far n'est pas un album révolutionnaire mais un album qui fait un bien énorme et parvient tant bien que mal à accoucher d'une transmusique nouvelle, faite de rock, de folk, de soul et de hip-hop. Il n'y a guère que les touches bluesy qui dénotent ici et tirent l'ensemble vers le bas. En tout état de cause, l'album (modeste) des Soulsavers est un album dont on aurait dit, il y a quelques années, que son ouverture d'esprit est étonnante et particulièrement agréable à l'oreille, ce qu'on réaffirmera, sans hésiter, quelques années plus tard, et après en avoir écouté des bien pires et quelques meilleurs. www.myspace.com/soulsavers Clara Morgane chante avec la bouche La scène RnB reçoit un renfort de choix avec l'arrivée sur le marché de l'ex-star du X Clara Morgane (qui avait déjà lancé quelques sondes musicales sous forme de... sonneries de portable) et de son single J'aime. Disponible en écoute sur le site de la miss, J'aime est un titre efficace qui s'appuie sur deux atouts : un rythme arabisant soutenu par un beat puissant et très lourd ET la présence du très rocailleux Lord Kossity en contrepoint. Si les paroles font sourire comme souvent ("je ne suis pas celle que tu crois" et patati et patata ou encore un très élégant "je veux te caresser jusqu'à l'agonie"), le mélange des deux voix est finalement assez harmonieux dans le genre la Belle et la Bête. Le travail de production est suffisamment roublard pour nous faire croire que Clara Morgane sait chanter et pour donner à Lord Kossity de faux airs de Joey Starr. Si l'on ajoute à ça, le brin de sensualité et de stupre inhérent au recyclage d'une actrice qui est habituée à d'autres contorsions, le single fonctionne aussi bien que les productions américaines équivalentes, tendance dub aux Caraïbes. Lord Kossity, aussi vulgaire qu'il soit et englué dans une imagerie pourrie héritée du gangstarap, représente la seule vraie alternative française aux producteurs des Etats-Unis et de Jamaïque. S'il est encore loin de ses idoles, Dr Dre ou Public Enemy, Lord Kossity a en lui une évolution sonore qui permettrait de précipiter le RnB français dans une autre dimension en lui intégrant des éléments de dub et de soul, hérités de ses origines caribéennes. Quelques cours d'écriture (les paroles restent affligeantes) auraient pu faire de ce J'aime autre chose qu'une merde curieuse et porteuse de promesses. Avec deux minutes de moins au compteur, le titre aurait même pu faire figure de petite bombe et transformer Clara Morgane, chanteuse surimi, en une nouvelle Rihanna.A James Brown ChristmasPosté par 2goldfish le 26.12.06 à 09:39 | tags : people, news, funk, youtube, cimetière, vidéos musicales, soul
"Il aura été dramatique jusqu'au bout, mourant le jour de Noël. Un moment presque dramatique, poétique. Il sera dans tous les journaux, dans tout le monde aujourd'hui. Il ne voudrait pas que ce soit autrement." a déclaré hier son pote le révérend Jessie Jackson.En 1988, James Brown, défoncé à la Poussière d'Ange, fait irruption dans un séminaire d'assureurs avec un fusil en demandant qui a utilisé ses toilettes. L'histoire s'est terminée quand, après l'avoir pourchassé pendant une demi heure la police a tiré dans ses pneus. Dans ses meilleurs moments, c'est exactement comme ce que sa musique peut nous faire ressentir. C'est exactement ça. Let's go ! Lire aussi la saga James Brown sur Flu. Ce que je n'aime pas chez Pitchfork Tout le monde connaît Pitchfork, "the" média des popeux geeks qui chroniquent tout en 4000 signes, jusqu'à l'excès, mêlant les genres et éclatant les frontières musicales dans le même élan hyperspatial. Ne me comprenez pas mal, dans l'absolu, c'est très bien. En pratique, Pitchfork nage pas mal. Et cela en partie à cause de la pire idée imaginable pour un mag', et pourtant érigée sur le réseau en trouvaille et référence majeure : la notation sur dix. Une superbe fausse bonne idée, aussi ludique que désastreuse pour le propos. Le résumé minimaliste ultime d'une critique entièrement subjective, qui sur Pitchfork n'est définie par aucune marge ni aucun domaine. Tout juste apprendra-t-on en furetant sur le site qu'un 10 n'a jamais été donné (il me semble pourtant qu'à une époque, le premier disque de Clogs jouissait de cet extrême), et que la plus haute note, un 9,7 sert une collection de singles de la Motown, tandis qu'un 0 (avec une vidéo de singe qui boit son pipi) éclate l'album de Jet. Pour l'entre-deux, tout est permis. En floutant par un référentiel absolu les différences entre les artistes, les genres et les albums, Pitchfork infantilise les lecteurs, propage le fight du chiffre, la polémique de la décimale. Le dernier album de Nelly Furtado est-il réellement un tiers mieux que le double des Red Hot ? Le nouveau Justin Timberlake (8,1) vaut-il autant que le dernier Animal Collective, auquel cas vaut-il mieux s'acheter l'album de Lily Allen (8,3 !) ? En tout cas, évitez Beirut (7,7), ils n'ont même pas un point de plus que le Best of de Moby, d'ailleurs Devendra Banhart a un 8. Et dire qu'on vous a bassiné avec Akron/Family alors que leur Meek Warrior (7,2) vaut 0,1 de moins que l'affreux Reality de Bowie. Si Pitchfork a, au fil des ans, su se donner une réelle importance en terme de médias musicaux en ligne, le site se dévore désormais à force d'élargir son autorité. En février 2006, Ryan Schreiber déclarait en interview à JM d'Interprétations Diverses avoir lancé Pitchfork (sous un ancien nom) en 1996 pour palier à la pénurie de résultats sur les moteurs de recherche dès qu'on tapait le nom d'un artiste un peu confidentiel. Dix ans plus tard, Pitchfork est partout, distribuant ses notes aux derniers nés d'Outkast à Madonna en passant par Moby et le tube des Pussycat Dolls. Mais a oublié Père Ubu sur le quai. Ce qui pourrait n'être qu'une faille dans la machine apparaît comme un symptôme. La case Recent Highlights (mises en avant) propose 4 fois sur 5 des albums qui n'ont pas grand chose de sexy, souvent démolis par le site, mais qui font partie de ses pages les plus visitées. En prenant de l'espace et du poids sur le Web, la référence se tarit. Soyons honnêtes, au jeu de l'équilibre entre le populaire qui fait de la visite et assure une audience plus-value au site et la critique pure et dure qui lui confère sa popularité critique, Pitchfork s'en sort encore très bien. Mais il est loin le temps où La Fourche (traduction de Pitchfork) était le symbole d'un site qui distribuait les coups de piques aux mauvais élèves et se faisait l'arme des pauvres, en lutte contre les puissants déjà en place. Le site est en conversion (PAS reconversion, notez bien), et incarne de plus en plus le type même du média Web capable de survivre dans la jungle en trois W.Tous les grands magazines musicaux ont amorcé ce virage en leur temps et très peu l'ont réussi. Dans le cas des critiques pop-rock, il semblerait même que la norme soit de finir vieux con un jour ou l'autre, qu'on le veuille ou non. Reste à espérer que le Webzine à la fourche réussira à tenir sans trop se trancher les oreilles. Al Green for a day
L'ami flyer étant dans sa période soul revival, je ne résiste pas à l'envie de partager avec vous (et lui) cette vidéo d'Al Green. A l'heure où la soul est en passe d'être ré-habilitée par le biais du R'n'B commercial et des pseudos soul lovers (et en l'occurence ici, "suckers"), qui vident ce genre si riche de son sens pour en faire un produit de supermarché assimilable par un public blanc et bien pensant, il est - comme qui dirait - pertinent de citer les paroles de Dr. Octagon (encore lui !) dans son morceaux hommage à "Al Green", justement : "Are you mother fucker try to be Al Green ? In one fucking a week ? Soul sucker, pack your shit." Encore une bonne raison de se ruer sur le dernier album du bon "docteur" et de visionner toutes les vidéos d'Al Green, ce héros, sur YouTube.
Marvin en soloPosté par Flyer le 01.10.06 à 09:09 | tags : web, label, youtube, vidéos musicales, soul, marvin gaye
Hier, je parlais du duo Marvin Gaye / Tammi Terrell. Je reprend l'histoire là où je l'avais arrêté, avec What's Going On, un album extrêmement important pour Gaye, parce qu'il devait tenir le haut du pavé sur énormément de front à la fois : politiquement, socialement, émotionnellement, artistiquement, personnellement. Et ça marche. Ce qui est une performance incroyable pour un album écrit, composé et enregistré en 15 jours. Oui. 15 jours. Au moment où Marvin Gaye enregistre la chanson titre "What's going on", Berry Gordy, alors directeur en chef de la Motown refuse de sortir "ce truc démodé avec du scat à la Dizzie Gillepsy au milieu" en single. Tandis que Berry est en déplacement à Los Angeles, Harry Balk, un vétéran de la Motown, reçoit une copie du single par erreur et en tombe amoureux. Il joue le single partout dans la maison-mère mais personne ne l'aime, excepté Stevie Wonder.Quoi qu'il en soit, la Motown a besoin de sortir un disque de Gaye, mais celui-ci refuse de retourner en studio si personne ne sort son single. La Motown n'ayant pas d'autre matériel de Gaye, Harry Balk décide de sortir le disque sans en parler au grand patron. Quand Berry Gordy apprend ça, il devient dingue, rentre furax à la Motown, mais le temps que son avion atterrisse, la Motown enregistre une demande exceptionelle de réimpression du single, complètement épuisé dès le premier jour de vente. "What's going on" apparaît comme le plus gros carton de la Motown et l'attitude de Gordy change immédiatement. Il commande un album entier à Gaye, qui est sur le point de partir pour le tournage d'un film en Californie. Marvin regroupe ses collaborateurs en une dizaine de jours, et tous ensemble, ils entament l'écriture - rapide, précise, géniale - de l'album What's going on. *La vidéo ci-dessus enchaîne "What's going on" et "What's happening brother", une chanson inspirée du récit de Frankie Gaye, frère de Marvin, revenu de trois ans de service militaire au Viet Nam et constatant la misère de sa famille restée au pays. Marvin & TammiPosté par Flyer le 30.09.06 à 09:09 | tags : web, label, youtube, vidéos musicales, soul, marvin gaye
A l'époque ou Marvin Gaye jouait encore les jolis coeurs pour la Motown, qui polissait son image de black lover à destination d'un public bichrome allant grandissant, il collabora avec trois chanteuses du label qui, chacune à leur tour, allaient lui donner un contrepoint à sa mesure : Mary Wells, Kim Weston et Tammi Terrell. Celle avec qui il allait faire son meilleur travail serait Tammi, une jeune chanteuse ambitieuse qui débarque à la Motown à 19 ans, après avoir été la collaboratrice / amante / femme battue de James Brown.
En 1967, à 22 ans, Tammi entame une série de duo avec la star montante de la Motown, Marvin Gaye. La jeune fille défie constemment Gaye, qui dépasse ainsi ses paresses naturelles, et les deux se forgent une complicité passionnée qui laisseront planer à jamais le doute sur la véritable nature de leur relation "professionelle" (chacun était marié à quelqu'un d'autre). Le classique "Ain't no mountain high enough" date de leur album duo United (1967). Le 14 octobre 1967, lors d'un concert du duo, Tammi s'effondre dans les bras de Gaye et part en u rgence pour l'hopital, où on lui diagnostique une tumeur cérébrale. La santé de Tammi se détériore constament et Gaye tombe dans une sérieuse dépression. La Motown sortira 4 autres albums du duo, jusqu'à la mort de Tammi en 1970, à 24 ans. Marvin ne réapparaîtra plus sur scène pendant deux ans, et composera l'un de ses chefs d'oeuvres, l'album What's going on en 71, en réaction à la guerre du Viet Nam, la politique raciale américaine et l'état déplorable de la société, mais aussi par opposition envers la Motown et son fonctionnement interne de "machine à tubes", et évidemment, sous l'influence du fantôme de Tammi Terrell.Elysian Fields. Sur place ou à emporter ?Posté par Flyer le 13.09.06 à 16:03 | tags : news, copinage, dailymotion, vidéos musicales, soul, elysian fields, pop
La série de Concerts à Emporter de la Blogothèque s'étoffe joliment et commence à s'expatrier. Le quinzième est ainsi dédié à Elysian Fields, ce qui est déjà bien, et a été filmé à New York, ce qui est tellement mieux. Deux morceaux, "Jezabel" (une reprise de Piaf) et "We're in Love" de leur dernier album Bum Raps & Love Taps, sont à déguster des oreilles (pas forcément des yeux sur "We're in love", à moins de risquer un léger mal de mer) sur le site, ou sur TuTubes, ou un peu partout.
Stevie Wonder et la famille HuxtableLe Cosby Show n'était pas qu'une série à prétention comique vantant le mérite des familles unies et des petites filles aux répliques rigolotes répiquées au Gary Coleman de Arnold et Willy. Ce n'était pas non plus qu'une série que votre grand-mère vous forçait à regarder en mangeant votre soupe aux légumes. C'était aussi une émission culturelle, assurant le prosélytisme des grands noms des musiques noires à travers le petit écran. C'est ainsi que la série invita plusieurs guest stars de renom dans son histoire : Sammy Davis Jr, B.B King, Dizzy Gillespie... et Stevie Wonder. C'était en 1986.
C'était bien, hein ? La petite fille a même fait une blague sur la cécité. Marvin Gaye, entre sexualité et spiritualité... "Si vous voulez vraiment vivre de manière à éprouver la vie comme un embryon humain devrait l'éprouver, vous devez vous placer sur un plan spirituel. Et vous devez vous maintenir là et montrer une foi considérable en quelque chose qui vous, qui nous dépasse. Ensuite, vous devez vous soumettre totalement à cette puissance, et cette puissance prendra soin de vous. Et là, et seulement là, vous respirerez et vous vous sentirez comme vous devriez vous sentir. C'est ça, vivre. Quand des personnes parviennent à une grande discipline physique et personnelle, c'est qu'elles s'y sont mises dès l'enfance, pratiquement, et il faut être élevé d'une certaine façon pour avoir la force de passer outre à la chair, aux désirs matériels et aux désirs d'une âme faible. Moi aussi, je suis un être humain. J'imagine que je fais aussi bien que n'importe qui d'autre, mais je crois que je pourrai faire beaucoup mieux. Et j'aurai voulu être une âme pure, sainte et vertueuse. Mais les gens détestent ce genre de personnes, vous le savez bien. C'est vrai, ils ne peuvent pas les supporter. Je ne jurais pas et je ne buvais jamais. Je ne touchais ni aux joints ni à d'autres trucs qui peuvent m'intéresser maintenant. J'aurais voulu ne pas être à ce point sensible aux jolies filles, aux femmes. J'aurai voulu un tas de choses. J'aurais voulu être un moine. J'aurais voulu être assez fort pour renoncer entièrement à la chair. Tout ça est parfois si difficile. La chair, cette satanée chair."Marvin Gaye, fils d'un révérend pentecôtiste strict, en lutte avec son image de lover, les facilités du show biz et ses aspirations spirutelles. Extrait de Marvin Gaye, l'ange de la soul. Pour plus d'extraits, faîtes donc un tour sur Millefeuilles, le blog livres de Flu. Diam's, directrice artistique de la Motown Oui, vous avez bien lu. La Motown, le célèbre label de musique noire dont l'objectif purement commercial (faire acheter la musique noire au public noir et blanc) soutint en grande partie la vague soul et R'n'B des années 60 et 70, et permit de faire émerger des artistes aussi cruciaux que Marvin Gaye, Stevie Wonder ou les Supremes, et qui s'occupe - maintenant qu'elle a été phagocytée par Universal - d'artistes moins cruciaux comme Crazy Frog, les Kaiser Chiefs ou Rammstein (mais rendons-leur justice, ils éditent aussi Damian Marley et le dernier Prince), bref la Motown ! Et bien, le fameux label ouvre une filiale française, Motown France, sous la houlette d'Universal Music France. À cette nouvelle, un doute nous étreint déjà. Mais le doute devient déception profonde lorsqu'on apprend qu'Universal a demandé à Diam's de s'occuper de la direction artistique du label, pour "faire émerger les artistes de demain". À ses côtés, Sebastien Catillon, l'homme qui fit signer Sinik, Wallon... et Diam's. Le R'n'B et la soul française sont entre de bonnes mains... hum hum. |
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