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Minimale, progessive, trancey ou druggy, toutes les musiques à danser dérivées du disco, de la house et de l'electro, sur Playlist.
The Field : Le chant des possibles![]()
Quand le Suédois Axel Willner aka The Field reprend "Everybody's Got to Learn Sometime", l'incunable tube 70 de The Korgis, il se hisse au niveau de Seefeel, de Cocteau Twins, de My Bloody Valentine, de Slowdive. Il accède au sublime. Normal pour celui qui intitulait justement son premier album From Here We Go Sublime.
Avec Yesterday & Today, il reprend le travail là où il l'avait laissé, retrouve le chemin de sa techno mélodique et mélancolique, bâtie sur de microscopiques tranches de samples, répétées à l'infini, pour une musique monochrome et cotonneuse à souhait. Surdoué le Suédois ! Et pas coincé dans le schéma classique du producteur techno trop nerd pour sociabiliser. Après une tournée mondiale aux côtés de pointures aussi différentes de son univers que !!! ou LCD Soundsystem qui l'ont adopté au passage, Willner à invité deux amis à lui sur son nouveau disque, amenant au passage un peu de robustesse rythmique, des basses plus organiques et une batterie plus ronde (celle du track éponyme est même jouée par John Stanier de Battles).
Reste sur cet album, cette fabuleuse reprise, mais aussi "The More That I Do" sur laquelle il sample Cocteau Twins (après avoir utilisé Kate Bush sur From Here We Go Sublime), deux sommets de techno contemporaine, sans oublier "Sequenced", tunnel disco de plus de 15 minutes. Tout le reste est de cette trempe et The Field est déjà dans les bacs. Vous savez ce qu'il vous reste à faire ?
Résultat du concours vidéo Louderbach-M_nus : Shine
On en parlait il y a peu, Autumn du duo Louderbach est certainement l'un des albums minimal techno les plus surprenants qui soit. Futur "culte et bizarre", ce disque au groove dépouillé et rampant produit par l'Américain Troy Pierce et soutenu par les textes sombres de son comparse angeleno Gibby Miller, s'impose comme une évidence tout en faisant le lien entre deux scènes généralement peu réputées pour s'entendre, la cold wave et la techno.
Un album de "Minimal wave" pourrait-on dire (ce que Troy Pierce ne renie pas : "Cela sonne très bien minimal wave, ou minimal post-punk. C'est très pertinent aujourd'hui alors que tout le monde redécouvre cette époque. Ce genre d'étiquette est toujours un peu stupide bien sûr, mais cette scène est pour une bonne part de ce que nous sommes devenus. C'est assez évident si tu écoutes Plastikman, Baby Ford ou Gary Numan et Japan par exemple." éclairera t-il au cours d'un entretien qu'il nous a accordé pour le magazine M&CD)
Organisé par le duo et M_nus, le label de Richie Hawtin, le concours vidéo visant à illustrer la superbe electro-pop désespérée de "Shine" (certainement le meilleur morceau de ce diable d'album) a remporté un franc succès, à l'image de celui de M83 dont nous vous parlions il y a peu. Le robinet à tube propose ainsi de nombreuses versions de cette histoire triste de couple en stase, et comme c'est souvent le cas, ce n'est pas forcément la lauréate qui nous convainc le plus. Parmi celles qui n'ont pas eu la chance d'être choisi, la deuxième que nous vous proposons ici était tout aussi pertinente.
Ceci étant, nous vous laissons seul juge : à vos comment. Prêts ? Partez !
Gagnant : Shine (Directed by Alex Grazioli)
Récalé (et pourtant très bon) le Shine de xepha242 Scratch Massive : Plaisir d'offrir, Joy de recevoir![]() Difficile de suivre l'actu au jour le jour actuellement, la saison des festivals nous empêchant de nous faire l'écho de tous les disques dont nous souhaiterions vous parler. Ceci étant, ce n'est pas une raison pour en oublier. Je profite donc d'une pause dans les festivités pour vous annoncer la sortie de Joy, nouveau mix album du duo français Scratch Massive, le deuxième à ce jour, après un CD/DVD live, deux albums et un travail d'habillage pour le film Broken English (sur lequel ils reprennent superbement le titre éponyme de Marianne Faithfull).
C'est toujours un réel plaisir de retrouver Seb et Maud, leur sélection étant souvent le reflet d'une scène clubbing en plein bouleversement et permettant, à ce titre, de suivre avec attention l'évolution du dancefloor contemporain de manière toujours extrêmement fine et intelligente.
Joy, puisque c'est son titre, présente donc un line-up éclectique du rock à l'electro, la new wave et le punk funk, croisant le "The End" de John Carpenter, Matyas Agayo, WhoMadeWho ("TV Friend" remixé par Hot Chip), l'electro pop pompière de Tears For Fears, les frenchies Poni Hoax (Chloé remix) et Kalabrese (pour n'en citer que quelques-uns). L'ensemble étant également (c'est une constante chez ces deux-là) toujours profondément hypnotique et à leur habitude, extrêmement sensuel (voir le titre de Kalabrese qui devrait se renommer "Kala-braise", et le remix de "Like You Said" par la faussement sage, Chloé)
Histoire d'en remettre une couche en matière d'érotisme et d'electro, on se repasse le magnifique clip du fameux "Like You Said", véritable petit film réalisé pour Scratch Massive par Zoe Cassavetes (excusez du peu) avec Joanna Preiss et Sagamore Stevenin.
Hell, de jour comme de nuitCôté jour, voilà ce qui est certainement l'un des morceaux les plus étranges de Teufelswerk, le dernier album (double !) de Hell, alias " DJ Hell " (à une autre époque, en d'autres temps et peut-être toujours actuellement dans d'autres dimension plus "clubby"). En apesanteur inquiète, "Angst" porte bien son nom et incarne la facette "rock" du Munichois, une nouveauté.
Guitare, rythme downtempo, ambiance et un final légèrement techno... On pourrait presque parler de krautrock en version 2009 et c'est ce qui plaît le plus sur ce nouvel album bicéphale. Les détracteurs et les amateurs de techno pure et dure râleront certainement, toujours est-il qu'il règne une indéniable atmosphère sur cet edit du second titre de Teufelswerk réduit à 4 minutes 40 (l'original faisant en réalité, une douzaine de minutes, initialement suivi par "Angst 2 ", une courte séquelle quasi-symphonique qui enchaîne le track avec "Carte Blanche"). A noter que le titre bénéficie d'un remix du dieu de la house allemande Henrik Schwarz. Absolument magnifique, deep et hypnotique avec une touche vocale froide, c'est dispo en écoute sur youtube et il serait dommage de s'en priver.
Côté nuit, youtube, le robinet à images propose aussi "U can Dance" qui bénéficie d'un featuring de Mr Roxy Music en personne, j'ai nommé Bryan Ferry. De quoi vous donner une bonne idée de l'ensemble, "Night and Day". Globalement, Teufelswerk est certainement l'un des meilleurs albums de Hell, et il semble bien, un de ceux qui restera pour la postérité.
- Tiga : Comeback techno pop Dusty Kid : Here comes the techno en vidéo
Tiga : Comeback techno pop![]()
Tiga Sontag ne chante pas, contrairement à ce qu'annonce l'intéressé lui-même, et tous les médias qui se penchent actuellement sur le cas Ciao!, son nouvel album à paraître le 27 avril. Sur ce nouvel opus, c'est tout juste si le Canadien annone, répète ou slam à sa manière quelques mélodies electro (ou techno) pop. Les plus accros diront que c'est une façon de chanter, et en effet, mais nous sommes tout de même loin du travail de songwriting annoncé ici ou là.
Ceci étant, ça n'a aucune importance car ce qui est plaisant dans l'univers de Tiga, n'est pas forcément traduisible en mots. Prenez par exemple l'acid track saturé de "Mind Dimension" qui a déjà fait le tour du net depuis quelques mois, hormis une phrase répétée à l'envie "Everytime I Look into Your Eyes I See The Future", pas de chanson ici, et on s'en fout d'ailleurs, l'intérêt est clairement ailleurs. Dans les références, les thèmes, l'ambiance, tous les clins d'oeil à une acide culture estampillée 80/90, avec ses fractales, sa dimension spirituelle, son côté prophétique à la Tron, l'évocation d'un cyberespace possible, un psychédélisme digital, bref, une certaine vision du futur qui fleurissait dans l'imaginaire techno il y a une dizaine d'années. C'est pour cela qu'il est d'autant plus important d'apprendre que ce clip a été réalisé par Jeff Minter et Ivan Zorzin de Llamasoft, fameuse société de jeu vidéo fondée en 1982 et dont les spécialistes se souviennent certainement avec émotion (remember Tempest 2000). Sans un mot, juste avec ces visions d'un autre âge, Tiga fait référence au trip que se sont tous pris un jour les technohead de la première heure.
C'est un tout autre trip sur "Shoes", l'hymne electroclash branché "chaussures et coiffures". L'esthétique clairement 80 fait plutôt référence à une certaine idée du luxe, ainsi qu'aux obsessions récurrentes (mêlées d'humour second degré) du Canadien, pour la mode et l'apparence. Son amour des groupes de synth-pop comme Duran Duran, Ultravox, Visage ou Flock of Seagull, également.
Deux clips qui présentent finalement assez bien l'univers de Tiga sur Ciao! Un album qui, s'il est hétéro, est avant tout "hétérogène", balançant entre pop et techno sans réellement choisir. On aime ou on déteste, mais il faut bien avouer que le bonhomme nous fait bien rire à défaut d'autre chose.
Tiga - Mind Dimension
Louderbach in a dark techno room![]()
C'est un événement en soit car en plus d'être un excellent album de techno noir (technoir ?) à prendre ici dans le sens de "roman noir", qui fait suite au non moins bon Enemy Love, Louderbach est véritablement un cas à part dans l'univers actuel de la dance music. Principalement inspiré par les musiques industrielles et la cold wave des années 80 (Coil, Throbbing Gristle, Fad Gadget, Joy Division par exemple), ce duo minimal techno s'affirme comme complètement indépendant du retour aux sources hédonistes, néo disco, electro rock, house et balearic, qui sévit aujourd'hui dans ce domaine.
Drivée entre Los Angeles, où réside Gibbly Miller, et Berlin, où s'est exilé Troy Pierce, la musique de Louderbach est bâtie sur les textes du premier, mi-lus, mi-chantés (avec parfois une voix qui rappelle vraiment celle de Ian Curtis) et la programmation ascetique pleine d'échos du second. Hypnotique, introspective et sombre jusqu'à l'effroi, Autumns reprend les thèmes d'Enemy Love et continue d'explorer la dégradation des sentiments, le tombeau des illusions, la manipulation, les faux-semblants inhérents aux rapports humains (particulièrement en ce qui concerne l'amour) avec une économie de moyens qui n'en est pas moins intensément expressive. Si Autumns est un disque dans lequel il est difficile de pénétrer, les plus audacieux se rendront vite compte qu'il est tout aussi difficile d'en sortir. Mention spéciale à "Shine", véritable hymne, synthétique et entêtant, de ce deuxième opus, sur lequel les internautes ont été appelé à réaliser eux-mêmes une vidéo lors d'un concours proposé par M_Nus. Le résultat devrait être bientôt présent sur youtube et autres robinets à image. L'album quant à lui sort le 24 avril. On en reparle alors.
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Matthew Dear, aka Audion se lance dans un grand et généreux projet : poster sur son site un morceau au format digital (mp3) par mois, et ce pendant une année entière.
Pour avoir le droit de télécharger et d'écouter, puis de compiler les morceaux mensuels, c'est facile, il suffit de s'inscrire sur son site, de donner son mail et d'attendre bien sagement que le serveur de Ghostly International, le label de Matthew Dear, vous envoie le lien sur lequel vous pourrez récupérer le track. Les DJ ne sont pas oubliés puisque l'Américain promet de compiler périodiquement 3 morceaux pour les sortir en vinyl 12". Selon Dear, il s'agit de la nouvelle façon de construire un album. Une manière originale, que l'auditeur peut suivre tranquillement toute l'année comme un parfait work in progress. Le premier titre, viriloïde, s'appelle "I Am The Car" et sonne plutôt, voire même franchement, dark. Beaucoup plus ambient que les productions habituelles du producteur sous ce pseudonyme, "I Am The Car" rappelle le meilleur de Plastikman période Consumed. Les connaisseurs apprécieront. De fait, il est difficile de se faire clairement une idée de là où l'Américain veut nous emmener et ce morceau, lent et sombre, en déstabilisera plus d'un, c'est peut-être là justement qu'est tout l'intérêt du projet : rarement producteur electro aura vu sa production autant attendue auparavant. Ne ratez pas votre dose d'Audion mensuelle donc, c'est gratuit et c'est une manière de suivre l'évolution du bonhomme, qui est, rappellons-le, un des artistes électroniques parmi les plus passionnants du moment. Pour s'inscrire et recevoir le lien vers le morceau d'Audion, c'est par là.
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A l'image de ses collègues du label Citizen mais au contraire du poinçonneur de la chanson, John Lord Fonda n'est pas le genre de gars "que l'on n'remarque pas". C'est même plutôt l'inverse. A ce titre, la plupart de ceux qui ont déjà vu le bonhomme en live s'en souviennent, et pour longtemps. Comme son compère et boss de label Vitalic, John Lord Fonda tabasse méchamment et on a tôt fait de finir la soirée, non plus sur des jambes, mais sur des moignons. Dans le genre, la team Ed Banger peut aller se rhabiller, car dans le domaine du beat qui défonce et de la saturation salace, le Français était là bien avant comme on dit : "ce n'est pas à un vieux singe qu'on apprend à terrasser un dancefloor" (sic).
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Signe particulier : ce show hebdomadaire plébiscité par James Murphy, Lindstrøm ou Morgan Geist est également diffusé en podcast à l'échelle mondiale grâce à la magie du net. Sweeney est de l'école des 2 Many DJ's, Optimo ou Rub n Tug. Sur Rvng Prsnts Mx3 by Tim Sweeney, son mix album paru en 2005, ce New Yorkais d'adoption fait se télescoper le "Bbydhyon Chord" d'AFX avec un extrait du E2- E4 de Gottsching, "Vitamin C" de Can (revisité par Unkle), "Nurtur" de LFO, "Techno City" de Cybotron, "Walking In The Rain" de Grace Jones et "Free" de Cat Power. Festival Tilt : pixels et musiques électroniques en folie à Perpignan
Bel exemple de constance et de dynamisme régional, le Tilt Festival de Perpignan est le symbole d'une ville qui vibre chaque année pour les arts numériques et les musiques électroniques.
Salle de spectacle high tech, située au cœur de Perpignan, El Mediator, s'inscrit cette année encore à la pointe de la création contemporaine. Spectacles multimédia, djing, vjing, cinéma, débats & conférences, nuit électronique, soirée sound system, spectacles et performances, du 12 au 15 mars l'évènement mêle pointures et jeunes pousses avec le même enthousiasme.
- Prefuse 73 : Hip hop non-stop - Moderat : la réunion d'Apparat et de Modeselektor - DJ Hell : Retour de l'enfer Podcast du week-end : Shadow Dancer, I feel electric !
Mais la foi ne fait pas tout, un bon background sonore, une culture open minded est aussi importante. Duo érudit, les Anglais nous prouvent qu'ils connaissent leurs classiques, tous genres confondus, sur ce podcast imparable créé pour le magazine XLR8. En vrac, Grace Jones, LFO, Zoot Woman, Franz Ferdinand (remixé par Beyond the Wizard's Sleeve), Pet Shop Boys, Daft Punk, Visage, Telex, New Order, Prince, Herbie Hancock, et c'est toute l'internationale new wave-pop-punk-funk et electro qui s'emballe sur pas moins de 42 titres en seulement 51 minutes. Du grand art !
Shadow Dancer XLR8 podcast, c'est par là !
Tracklist: 01. The Parallax Corporation - "Whore of the Floor" DJ Hell : Retour de l'enfer
L'enfer, c'est celui du quasi-anonymat dans lequel était injustement tombé DJ Hell depuis quelques années. Alors que son excellent mix italo disco nous secoue encore les os un an après sa parution (voir la chronique de Hellboys Mixed, Helmut Geier revient en avril avec un double CD intitulé Teufelswerk ("L'oeuvre du démon" en VF).
Au programme, nuit et jour : une face "Night" et une face "Day". La première étant (logiquement dans le monde de la nuit qu'est la culture électro) réservée aux morceaux les plus dansants, la seconde étant une relecture personnelle de l'histoire de la musique électronique allemande, du Krautrock à la techno. Une histoire déjà évoquée sur "Night" dans le sublime morceau "Electronic Germany", où Hell s'amuse à passer en revue les capitales de la techno allemande, Munich, Francfort, Dusseldorf et bien sûr Berlin. Vocoder, réminiscence kraftwerkienne, évocation de Detroit et Chicago, ambiance techno disco moite, "Night" invite même le crooner Bryan Ferry le temps d'un hymne club classieux, "You Can Danse", ainsi que P. Diddy sur "The DJ". Côté "Day", l'auditeur découvre un Hell inspiré, presque cosmique (sur un "Germania" aux accents de Cluster et Harmonia), souvent ambiant et, surprise, instrumental ! ("The Angst part 1 & 2"). Epaulé pour l'occasion par les musiciens Christian Prommer et Roberto Di Gioia, Elmut Geier s'autorise même une reprise des Anglais space-rock Hawkwind et rend ici hommage aux pionniers de la musique électronique et expérimentale allemande en redonnant vie avec audace à l'esprit Krautrock des origines. Un son qui a bercé toute la jeunesse du Munichois. A noter que Teufelswerk est produit par le chantre du trip hop viennois Peter Kruder. En attendant, ce double album est d'ores et déjà l'un des disques les plus prometteurs du printemps.
Voir la tracklist de Teufelswerk
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Dans le domaine du minimalisme pur, l'Allemand originaire de Cologne est un véritable précurseur. Studio 1 précède même de trois ans les projets ascétiques de Thomas Brinkmann et Richie Hawtin quand ils collaborèrent autour de la série Concept de 1998. Radicale, la techno de Studio 1 est un exercice équilibriste de statisme et d'hypnose. La persistance du beat, d'une rigueur implacable, est ici à peine déséquilibrée par des basses omniprésentes qui élèvent l'ensemble à l'expression ultime d'un immobilisme impossible. Studio 1 est un appel à la danse qui n'arrive jamais. Un pur exercice de frustration, totalement cérébral et pourtant, totalement fascinant. Aujourd'hui, réécouter cette série de 10 morceaux tirés de maxis sortis sur une période de trois ans, est une véritable expérience. Un album indispensable pour comprendre ce que l'on appelle aujourd'hui "la minimal techno", qui, semble-t-il, n'a pas encore dit son dernier mot. Avis aux amateurs !
Lire également : Swayzak : Réédition attendue d'un classique techno Gui Boratto : Déjà à bout de souffle ?![]()
Les rumeurs vont bon train sur le net (et c'est surtout à ça qu'il sert, le net aujourd'hui) : You Take My Breath Away, le dernier Gui Boratto serait décevant ! Comment ? Après seulement un album exemplaire (le vivifiant Chromophobia, voir notre chronique), notre héros d'il y a deux ans serait déjà à plat, sur les genoux, le souffle court, en un mot : à bout de souffle ?! Impossible ! Et pourtant, si son album est annoncé pour le 23 mars prochain, de nombreux extraits eux, sont déjà disponibles sur Youtube, et il est vrai que les premières écoutes ne s'avèrent pas à la hauteur des espoirs que nous avions (peut-être naïvement) misé sur le jeune brésilien représentant d'une minimal techno qui sait aussi se faire soulful et chaleureuse. Certains diront que le tube à vidéo n'est certes pas le support privilégié d'une écoute attentive et tout en finesse. C'est vrai. Mais malheureusement, les journalistes, dont je suis, ont bel et bien reçu l'album, eux, et il est malheureusement vrai que You Take My Breath Away, malgré sa très belle pochette, n'emportera pas la palme de la nouveauté, ni de l'originalité cette année… Mais ce n'est que partie remise, n'est-ce pas Monsieur Boratto ? Swayzak : Réédition attendue d'un classique techno![]() Soyons bien clair, en matière de minimal techno, vous savez ce genre roi des années 90 et début 2000 qui semble aujourd'hui fatiguer tout le monde (même ceux qui en font encore), il y a deux écoles : 1. Celle des pionniers majoritairement originaires de Detroit, les Robert Hood, Daniel Bell, Jeff Mills ou Richie Hawtin et 2. Celle des Studio 1, Mike Ink, etc, (aka Wolfgang Voigt, également connu sous les pseudos de GAS) ou encore Maurizio/Basic Channel et consorts, côté européen (principalement Berlinois). Ceci étant dit, la techno appelée "minimal" aujourd'hui (sans "e", c'est de l'anglais), n'a que peu de choses à voir avec cette musique janséniste, rigoureuse, ascétique, bref en un mot sévère du début des années 90, principalement basée sur le rythme. En effet, à partir de 1997, 1998, des labels comme Kompakt ou Italic sortirent le genre de son carcan. Plus mélodique, vaporeuse, voire enfumée (dubby parfois), usant volontiers de nappes, elle devient largement plus mélodique, même si toujours économe en ce qui concerne les effets ascensionnels du genre. Ainsi chez Kompakt, oubliez les sifflets et sirènes, oubliez les progressions compliquées, les digressions et autres circonvolutions. Pourtant, début 2000, ce sous-genre, soudain devenu populaire, se voit revendiqué par de très (trop) nombreux producteurs et DJ. On peut citer en vrac Gui Boratto, MIA, Damian Schwartz, Jürgen Paap, Stewart Walker ou même Sutekh, Ricardo Villalobos et Luciano (qu'on m'explique ?? Luciano, Villalobos, minimal ? Enfin…) Reste que cette école, très prolifique, bénéficia de vrais chef-d'œuvres impérissables, parmi lesquels on trouve le magnifique Snowboarding in Argentina du duo britannique Swayzak, qui fait justement parfaitement le lien entre les stances rigoureuses de la première manière (celle des Hood et des Bell) et les mélodies voluptueuses de la seconde (l'école Kompakt pour faire court). Les amateurs seront donc heureux d'apprendre la réédition (enfin!) de cet opus incontournable de la techno minimal ET mélodique. Un album qui en remontre même à Michael Mayer, Superpitcher ou Gui Boratto, c'est dire la qualité de l'ensemble. Autant dire que même en extase les mains en l'air sur le floor, on applaudit des deux mains cette initiative inattendue ! Le Personal Soundtrack T-Shirt : Pensez geek, pensez relou
Ce produit de la boutique en ligne ThinkGeek vient rejoindre le t-shirt equalizer et le t-shirt détecteur de signal wi-fi au rayon des objets trop geeks pour être portés en société. Heureusement pour ces gentils boutiquiers, leur business plan prend bien en compte le fait que les geeks ne comprennent rien à la bonne tenue en société. Du coup attendez vous à voir le Dwight Srhute de votre bureau se promener avec ce t-shirt et en utiliser la télécommande pour lancer le thème de Star Wars à tout va sur son haut parleur pectoral. Vous allez le détester. Lui va se croire génial. Rien ne va changer.
Et dire que tombée entre de meilleures mains une telle invention pourrait être utilisée à des fins tellement plus nobles, On pourrait utiliser ce t-shirt pour exprimer les sentiments qu'on n'ose pas dire tout haut. On pourrait le remplir de phrases utiles lors d'un voyage à l'étranger. On pourrait en équiper tous les muets du monde. Ou pas. On ferait peut-être aussi bien de le laisser aux types qui ressentent le besoin d'avoir des rires enregistrés sur eux pour ponctuer leurs blagues. Kill The DJ : Le gang des platines frappe encore !
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La techno millimétrée rase tout le monde et le clubbing, on est bien d'accord, c'est très surfait. Certains seront donc heureux d'apprendre qu'une bande de dangereux trentenaires, connue pour leurs nombreuses activités criminelles sous le nom de code "Pulp", tout d'abord, puis en tant qu'éditeurs des fameux manuels du parfait éliminateur de DJ, ensuite, sévit à nouveau !
Après How To Kill A DJ part.1 (signé Ivan Smagghe, le Julien Coupat du dancefloor international) et How To Kill A DJ part.2 (que l'on doit cette fois à la mouvance autonome écossaise Optimo, dite, de la "Glasgow Connection", voir le magazine Trax de ce mois), le groupuscule présente Kill The DJ, une nouvelle leçon de destruction massive des canons du clubbing contemporain. Au programme de ce manifeste terrifiant, l'electro rock ascétique "Radio Rod" et "Kevin" (Andrew Weatherall Stadium dub) du trio Battant, l'inclassable "Be Kind To Me" de Chloé, "Veron" et "Hardstick" du duo dark electro Remote, dont le second bénéficie d'un remix de La Horse (soit Ivan Smagghe et Danton Eeprom), le folk neurasthénique de Jason Edwards remixé par Tigertiming ou encore "Rock Hard in A Funky Place" de Krikor (dans une version de George Issakidis). Autant dire que l'objet est, encore une fois, hors normes et indéfinissable.
Une nouvelle pièce maîtresse à verser au dossier de ses terroristes, qui viendra compléter avec bonheur, celle de deux autres bandes de l'ultra-radicaux et d'activistes électro, j'ai nommé "le club Versatile" qui s'était rendu coupable d'une autre compilation d'incunables en 2008 et le collectif D.I.R.T.Y. à l'origine de l'aggravant Dirty Edits vol.2. Des poursuites sont d'ores et déjà engagées vous vous en doutez bien. Affaire à suivre donc...
Lire aussi : Final Song : Sortez vos mouchoirs
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L'idée est simple, le concept est banal, mais les intervenants, eux, le sont moins. En effet, Get Physical a proposé à Ricardo Villalobos, Richie Hawtin, DJ Hell, Francois K, Coldcut, David Holmes, Gilles Peterson ou Laurent Garnier, de choisir la musique qu'ils aimeraient que l'on joue à leurs funérailles, ou durant leur agonie. A cette question morbide, le gratin de la techno internationale a bien voulu répondre. Résultat, un peu plus d'une douzaine de titres (en fait, 13 évidemment !) qui vont de Brian Eno ("Ascent") à Erik Satie ("Gymnopédie"), en passant par Photek ("Modus Operandi"), The Stranglers ("Golden Brown") , The Beach Boys ("'Till I Die") ou encore Radiohead ("Sit Down Stand Up").
Allez, pour égayer l'atmosphère, un petit jeu : Saurez-vous relier les producteurs cités ci-dessous et la musique de leur enterrement (sur 8) ? Le gagnant recevra un exemplaire promo de l'album Final Song.
Producteurs : A - Coldcut
Musiques choisies : 1 - Link - Amenity Circlesquare : Empêcheur de danser en rondAvec sa gueule d'amour, ses tâches de rousseur, ses yeux bleus et sa mèche un rien bêcheuse, Jeremy Shaw, alias Circlesquare, aurait pu décider de prendre une guitare et de devenir le leader d'un groupe pop à la Franz Ferdinand. A la place, le Canadien expatrié à Berlin a décidé de se lancer dans la production de musique électronique. Ce fut, un hymne funèbre pour célébrer un tremblement de terre d'abord (Pre-Earthquake Anthem chez les défricheurs d'Output en 2003), un territoire déjà passablement accidenté pour l'auditeur d'electro moyen, comme pour le fan de pop. C'est aujourd'hui, Songs About Dancing And Drugs, nouvel album signé chez les Allemands pointus de K7! Cette fois. Danse immobile, transe de dandy, electro morbide et pop disloquée, Songs About Dancing And Drugs c'est un peu Richie Hawtin qui ferait de la pop, ou Chris Isaak qui s'enfermerait en studio, seul, entouré de machines. Un album à la fois froid et moite, idéal en fin de soirée, au moment où l'amour prend dédaigneusement ses distances avec hauteur, sans prévenir, sans explication. Comme dans la vraie vie quoi.
Circlesquare - Fight Sounds Pt 1
Lire aussi : La Love Parade aura un train de retard cette année![]() C'est désormais officiel (on peut d'ailleurs le lire un peu partout sur internet), la 20ième édition de la "Love Parade" n'aura pas lieu. Le grand raout techno mondial annuel a été annulé par ses organisateurs pour des raisons de logistique. En effet, la fameuse manifestation ayant déménagé depuis 2007 de Berlin à Bochum, dans la région de la Ruhr, serait trop lourde à porter pour cette petite ville de l'ancien bassin industriel. Selon un communiqué de la mairie "la ville n'est pas en mesure de fournir les infrastructures nécessaires pour recevoir le public attendu en masse". De plus, des travaux ferroviaires auront lieu sur les voies censées alimenter le trafic de la capitale au lieu de rassemblement au moment de l'événement. Les trains ne pourront donc pas circuler ce jour-là. Intox de la part de la mairie de Bochum ou prétexte de la Deutsche Bahn, la compagnie de transport ferroviaire allemande ? On peut se le demander tant cette manifestation techno de référence était décriée depuis quelques temps. Souvenons-nous qu'elle doit déjà son éloignement de Berlin à la mauvaise réputation des participants, ceux-ci étant accusés, même par les Verts, de jeter emballage de boissons vides et sacs sur tout le parcours de la parade, et de soulager leur vessies (quand ce n'est pas autre chose) dans les parcs environnants et les recoins des bâtiments. Tout ceci n'est que supposition mais nous pouvons deviner que cet ultime affront jette une ombre plutôt épaisse sur ce qui fut un temps le symbole de la house nation, rapidement devenu pour certains celui d'une techno tapageuse et décérébrée, bien loin de ce qui se fait de plus créatif dans le genre. A noter tout de même que l'édition 2006 avait rameuté plus de 1,6 millions de personne à Dortmund (chiffre AFP). Cette annonce sera donc une mauvaise nouvelle pour les fêtards, mais une bonne pour les amateurs de bonne musique électronique et les petits oiseaux. The Subs : New Religion ?Nouvelle religion The Subs ? Peut-être pas encore, mais il est certain que Soulwax a du souci à se faire, tant le premier album de ce trio dont les membres sont respectivement issus du rock et du monde de la nuit gantoise, s'annonce d'ores et déjà comme l'une des meilleures blagues belges de l'année 2009 ! De manière tout à fait imprévue, The Subs fout un grand coup de pied dans la fourmilière electro avec Subculture, un premier album de dance punk au premier degré, décomplexé, hédoniste et jouissif, à l'image de ce que fut le phénomène electro à la fin des années 80 et au début des 90's. Clin d'œil appuyé à New Order ("Subculture" étant, bien sûr, un des titres phares des Mancuniens sur le mythique Low Life), reprise électrisante du "Breath" de Prodigy, l'album signé sur le label Lektroluv, réunit new wave, big beat, transe, musique industrielle et disco, rappelant ce que l'electro doit à son passé quand il s'agit de se bâtir un futur qui lui est propre. Avec un humour typiquement flamand, les trois excités de The Subs s'en prennent de manière frontale et ironique à une scène techno devenue un peu trop cérébrale et balancent bombe sur bombe avec un sens de la fête et de l'excès que l'on croyait disparu (et surtout beaucoup de second degré). Du malade "My Punk", en passant par le lyrique "In Cold Blood", l'hystérie de "Fuck That Shit" ou encore "Music is The New Religion" et "Kiss My Trance", présentés ici dans deux vidéos malines et hilarantes, The Subs est le groupe que vous allez adorer détester.
The Subs - Music is The New Religion
The Subs - Kiss My Trance Kraftwerk : Bye bye Florian![]() En 1987, Blaine L. Reininger du groupe Tuxedomoon sortait un album solo (plutôt médiocre par ailleurs) intitulé Bizantium sur lequel figurait "Ralf And Florian Go Hawaiian", titre hilarant pour tous ceux qui connaissent un tant soit peu Kraftwerk et ses deux austères leaders. Il semblerait aujourd'hui que "le couple" à la tête de la "centrale électrique" (sens original de leur nom de groupe) se sépare et que Ralf parte tout seul à Hawaï cette année. En effet, c'est désormais officiellement annoncé sur leur site, Florian Schneider, membre originel et co-fondateur du groupe de robots musiciens de Düsseldorf, quitte la formation pour poursuivre une carrière solo.
Bien sûr, certains argueront que Kraftwerk n'est plus le groupe novateur qu'il était en son temps, que Schneider n'était pas un showman de première et que 38 ans de carrière, ça fait vraiment long, mais on peut tout de même s'attrister du fait que Ralf devient le dernier membre original des Beach Boys de Düsseldorf. Reste que leur prestation annoncée en première partie (on aura tout vu !) de la tournée sud américaine de Radiohead reste d'actualité. Par ailleurs, le site confirme également la sortie prochaine de nouveaux projets pour le groupe, ainsi que pour Florian Schneider. A suivre donc... Top 10 des mixes et compilations électros 2008Objets emblématiques et incontournables de la culture électronique, la compilation et le mix sont souvent l'occasion de réunir et de (re)découvrir des morceaux uniquement disponibles en vinyle, et introuvables ailleurs. Dans ce domaine, entre les bilans de fin d'année, les cartes de visite, les occasions de fêter un anniversaire ou de manifester les intentions d'un jeune label, l'année 2008 a été, une nouvelle fois, riche en émotions. Revue des troupes avant de se faire la bise sous la boule à facettes :
10. Elaste Vol. 2 - Space Disco (Compost/Modulor)
Deuxième volume de la série Elaste compilé par Compost, une nouvelle salve électronique spatiale encore une fois impeccable, entre raretés funk house et classiques cosmic disco. A la fois imparable et meilleur que le volume précédent.
Au rayon bricolo du disco, professeur Tournesol de l'electro et encyclopédie vivante de la musique "culte et bizarre" du moment qu'elle est dansante, je voudrais Alexis-Le-Tan. Ce collaborateur du magazine Trax et du fameux blog Alainfinkelkrautrock se fait plaisir en nous offrant cette compilation de titres obscurs entre génériques TV des années 50 et pépites introuvables de space disco.
Sélection de raretés, de face b, d'outakes et d'inédits enfin disponibles à la vente (en ligne pour l'instant), Deep Gems finit d'imposer Glass Candy comme le Blondie des années 00. Le parfait dessert de Noël, chaud et froid à la fois.
Carte d'anniversaire d'un label dont les qualités ne sont plus à prouver, cette collection deep-house-electro-rock-kraut-funk-punk est une belle manière de rappeler qu'il y a une vie pour l'électro française, en dehors de Justice et Daft Punk.
Rares, classieux, érudits, les edits du crew Dirty ne sont pas sales, c'est juste la musique qui change ! D'ailleurs, Pilooski et ses amis n'ont plus rien à prouver et leurs travaux sur la musique des autres font déjà le tour du monde... entier !
Avec ce premier volume d'une collection dont on attend déjà beaucoup, Dirk, capitaine à bord du cargo (de nuit !) belge Eskimo Records, nous offre un pur moment de balearic qu'il envoie dans la stratosphère à grand coup de beats !
Le prince de la house new yorkaise Morgan Geist nous offre avec cet opus 43 de Fabriclive à la sélection royale, le parfait pendant underground disco du volume 36 compilé par James Murphy & Pat Mahoney. Pure disco shit !
Deuxième meilleure chose qui soit arrivé au dancefloor, le label britannique DC Recordings ne lâche pas la bride et continue de pourvoir le monde du clubbing underground de pépites kraut-funk et d'electro vintage particulièrement velue. DC, la petite bête qui monte ?
Mis en avant par James Murphy de DFA/LCD Soundsystem et ses potes, le label Supersoul est une des meilleures découvertes de cette année. Avec son mélange d'electro spacey et de house new wave, Supersoul fait encore plus fort que les tenants du cosmic disco et invente la cosmic techno.
Retrouvez tous les tops de la rédaction The Polar Mix, le cadeau de Trentemoller![]() A l'origine un bootleg distribué gratuitement sur le net, The Polar Mix de Trentemoller est devenu une référence au fil des mois depuis sa sortie non officielle en 2007. The Polar Mix, paru en plein été, était complètement décalé à l'époque. Il est absolument parfait en décembre. Avec son mélange d'électro, de new wave et de rock mélancolique remixé par le petit maitre (entre The Cure et Chris Isaak pour ceux qui veulent des pistes), c'est aussi une base de références vraiment utile pour ceux qui ne connaissent pas Trentemoller et qui souhaitent s'y plonger (et en général, ils le souhaitent à la vue du tracklisting du Danois. Ceux qui comme nous à Flu', avaient déjà craqué sur l'album absolument sublime du bonhomme et qui n'ont pas encore mis la main sur cette perle, seront également comblés. Allez-y, c'est bientôt noël et c'est cadeau ! Au passage, une petite visite sur le chronique de The Last Resort et une relecture de son interview exclusif pour Fluctuat.net, ne sont pas surperflus non plus.
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