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Sélection fraîche et ensoleillée de tubes en vidéo pour passer un été musical
Youtube de l'été #50 : Klaxons - Atlantis To Interzone (2007)Posté par LovelyRita le 05.09.07 à 15:02 | tags : rock, vidéos musicales, tubes de l'été, électro, youtube
Considérés comme les leaders d'une scène new rave qui affiche haut son penchant pour les claviers et le fluo, les Klaxons ont fait leur apparition en ce début d'année avec leur album Myths of The Near Future. L'album a été récompensé hier soir au Mercury Prize, volant le prix du meilleur album britannique aux Arctic Monkeys et à Amy Winehouse. Le single "Atlantis to Interzone" sorti à l'automne 2006 est une double-référence : à la cité perdue Atlantis, évidemment, et à un ouvrage de William S. Burroughs du nom de Interzone. Bien loin de ces référénces, certes intéressantes, le titre introduit en piste 2 de l'album par une sirène hurlante et qui se prolonge en chants/cris et ruptures de rythme a de quoi accélérer le rythme cardiaque juste comme il faut. Youtube de l'été #49 : Hot Chip - Over and Over (2006)Posté par LovelyRita le 04.09.07 à 15:27 | tags : électro, youtube, vidéos musicales, pop, tubes de l'été
En 2006, l'équipe du NME a élu "Over and Over" Track of The Year. Vu que je ne lis pas le NME et que dans ce top 50, il y a 3 singles de Muse de classé, croyez-moi, je ne me suis pas basée sur ce top pour choisir le tube de l'été de 2006, c'est tout simplement Hot Chip qui est venu à moi. Youtube de l'été #48 : Gwen Stefani - Hollaback Girl (2005)Posté par LovelyRita le 03.09.07 à 15:41 | tags : youtube, tubes de l'été, vidéos musicales, pop, rnb
En 2005, nos soirées étaient animées par "Never Win" de Fischerspooner, de "Fa fa fa" de Datarock, du très beau "Sow Into You" de Roisin Murphy, mais aussi de Gorillaz avec "Dare" ou "Dirty Harry", mais celle qui a monopolisé une bonne partie de notre attention et de nos mouvements sur le dancefloor c'est Gwen Stefani. Stefani, l'ex-No Doubt qui revient de manière admirable sur le devant de la scène avec une nouvelle identité. Le nouveau son Stefani on le doit entre autre à André 3000 d'Outkast, aux Neptunes et à Pharrell Williams avec qui elle a co-écrit "Hollaback Girl". Youtube de l'été #47 : Franz Ferdinand - Take Me Out (2004)Formé en 2001, Franz Ferdinand a attendu 2004 et son single "Take Me Out" pour se faire connaître à la face du monde. En quelques semaines/mois le groupe de Glasgow se retrouve en rotation lourde sur les ondes. Surmédiatisé tout comme le groupe The Strokes, Franz Ferdinand est intronisé groupe-leader de la scène rock du nouveau millénaire. Retour du rock ou pas retour du rock, "Take Me Out" reste un single dont l'efficacité n'est pas à prouver, d'où sa place dans la série Youtubes de l'été.
Youtube de l'été #46 : OutKast - Hey Ya! (2003)Posté par LovelyRita le 31.08.07 à 17:22 | tags : youtube, tubes de l'été, vidéos musicales, pop, hip hop
En 2003 sort Speakerboxxx/The Love Below, double album d'Outkast. Double-album, car chacun des membres qui constitue l'entité Outkast a en composé un seul volet. Tandis que Speakerboxxx est l'oeuvre de Big Boi, André 3000, lui, a fourni The Love Below. Alors que Big Boi s'attache à rester dans la pure lignée du style Outkast, le projet "solo" d'André s'en éloigne un peu, allant flirter du côté de la funk, ou de la pop comme en témoigne le premier single extrait de The Love Below, "Hey Ya!". Youtube de l'été #45 : Electric Six - Danger ! High Voltage (2002)Oui, danger ! Ce titre d'Electric Six est une petite tuerie. Guitare funk, paroles sans équivoque ("Danger! Danger! High Voltage!, When we touch, When we kiss"), un featuring de Jack White. Un single dédié à la tension sexuelle, au magnétisme des corps et un clip fendard. "Danger ! High Voltage", tout simplement très excitant !
Youtube de l'été #44 : Kylie Minogue - Can't Get You Out Of My Head (2001)Au départ, c'était Sophie Ellis Bextor qui aurait du fredonner ce "la la la" dans "Can't Get You Out Of My Head". Le titre, composé par Cathy Dennis et Rob Davis, lui avait été originellement proposé, on pourrait même dire offert. La chanteuse anglaise a refusé ce beau cadeau, et c'est Kylie Minogue qui en a hérité. Publiée en 2001, la chanson a été un succès mondial, atteignant la 1ère place des charts dans une quarantaine de pays. Autre signe de sa popularité, le titre a été repris plusieurs fois (par les Flaming Lips, Garbage, Coldplay, Tori Amos...) et remixé/mashupé par Soulwax avec le titre de New Order, "Blue Monday". Après une diffusion réussie en club et à la radio de "Cant' Get Blue Monday Out Of My Head", Minogue, a elle-même, interprété cette version lors de la cérémonie des Brit Awards en 2002.
Youtube de l'été #43 : The Avalanches - Since I Left You (2000)En 2000, les Australiens de Avalanches sortent leur seul et unique album à ce jour, Since I Left You. Cet album qui s'est très bien vendu en Australie et dans le reste du monde a été en grande partie, pour ne pas dire entièrement, composé à base de samples. On lit un peu partout que le nombre de samples utilisés varie de 900 à 3500. Sorti en single en Anglettere, le single "Since I Left You", se classe parmi les 20 premiers dans les charts. "Since I Left You" n'est pas le genre de titre que l'on danse, mais plutôt le genre de chanson qui ensoleille une journée. Pour voir la liste des samples utilisés sur l'album, c'est ici. Youtube de l'été #42 : Beck - Mixed Business (1999)Derrière sa pochette toute suintante avec ce fond vert et cet affreux pantalon moulant en latex, Midnite Vultures de Beck, dissumule bien ses tubes de l'été, oui ses, car en plus de "Mixed Business", "Sexx Laws" avait aussi toutes ses chances. "Mixed Business" et son potentiel funk évident...malheureusement pas de clip officiel, alors je vous ai balancé une vidéo amateur. Youtube de l'été #41 : Fatboy Slim - The Rockafeller Skank (1998)Posté par LovelyRita le 25.08.07 à 17:31 | tags : vidéos musicales, électro, pop, youtube, tubes de l'été
On aurait du rebaptiser l'année 98, l'année Norman Cooke, tellement le Brightonien d'adoption a court-circuité les charts, les ondes radios et bon nombre de soirées. Son album You've Come a Long Way, Baby peut se vanter d'avoir au moins trois candidats pour le tube de l'été de cette année. "Right Here, Right Now" et son clip retracant l'évolution de l'homme, "Gangster Trippin" et ce "Rockafeller Skank". 1998 a donc été l'année où on a le plus entendu ce "Right about now, the funk soul brother. Check it out now, the funk soul brother"... Flu en remet une couche. Youtube de l'été #40 : Chemical Brothers - Block Rockin Beats (1997)Posté par LovelyRita le 24.08.07 à 10:29 | tags : vidéos musicales, électro, youtube, tubes de l'été
Au moment où j'écris ces lignes, je suis encore en train d'hésiter, hésitation au sujet du Tube de l'été de 1997 entre le "No Money, No Problems" de Notorious Big, le "Da Funk" de Daft Punk et ce titre des Chemical Brothers. Même après avoir réduit aux Chemical Brothers, je me demande si je n'aurais pas du choisir un autre de leurs singles ("Hey Boy, Hey Girl" en 1990 ou "Galvanize" en 2005). Après tout, il suffit des quelques secondes de l'intro de ce morceau et de cette ligne de basse pour faire voler en éclats toute hésitation. Avec "Block Rockin Beats" et leur précédent single, "Setting Sun", le duo s'impose comme le premier groupe britannique de musique électronique à percer dans les charts américains, et dans le reste du monde la place numéro 1 leur est réservée. Youtube de l'été #39 : Dj Shadow - Organ Donor (1996)Posté par LovelyRita le 23.08.07 à 15:35 | tags : vidéos musicales, youtube, tubes de l'été, électro
Si on aime DJ Shadow, c'est pour plein de choses et surtout pour son "Organ Donor", qui, à chaque fois qu'il le joue en live, nous donne des secousses sismiques. Ce titre présent sur le premier album studio de Shadow, Endtroducing, repose essentiellement sur un morceau original de Moroder, "Tears". Sur cet album reconnu par le Guinness Book of Records comme le premier à avoir été entièrement composé avec des samples, DJ Shadow réussit à transformer l'orgue spectral de Moroder en orgue "dancable". Youtube de l'été #38 : Supergrass - Alright (1995)Gaz Coombes, tu avais quoi, 18/19 ans quand tu chantais "We are young, We run green", maintenant tu en as plus de 30. "Alright" a été le succès, le tube, le morceau culte de Supergrass et l'est encore, puisqu'il n'est pas rare de l'entendre encore régulièrement sur les radios anglaises. De son piano guilleret en intro, à ses paroles naïves et propices à la déconne, en passant par le clip vidéo, ce morceau vente les mérites du bien-être, de la fête, de la vitalité de la jeune génération, mais aussi de ses dérapages et de ses capacités à se remettre sur pied en un rien de temps ("Lost control, hit a wall, But we're alright"). Même si on voit mal les trentenaires de Supergrass interpréter cette chanson aujourd'hui, le titre lui, est une vrai cure de jouvence. Youtube de l'été #37 : Blur - Girls and Boys (1994)Cette année-là, où nous avions tous fatalement 13 ans de moins qu'aujourd'hui, était une année décisive où il fallait faire un choix, ou du moins c'était comme ça qu'on nous présentait la chose. La Brit Pop que les médias nous vendaient à l'époque, était tout sauf un mouvement de réunification. En quelle année ça a commencé, quel en est l'album fondateur (Parklife de Blur, Definitely Maybe d'Oasis, I Should Coco de Supergrass...? Tout comme ma mère me demandait de choisir la cassette que j'aurais pour Noël (I Should Coco ou Definitely Maybe), on nous demandait de choisir entre Blur et Oasis, entre les riches et les pauvres, entre le sud et le nord de l'Angleterre. Encore toute petiote à l'époque, j'ai donc opté pour les frères Gallagher. En 1994, Oasis sort "Supersonic" et voilà qu'aujourd'hui je lui substitue "Girls and Boys". Je me suis réconciliée avec moi-même, vous me direz ? Oui, non, enfin c'est surtout que "Girls and Boys" hante toujours les playlist de soirée tandis que "Supersonic" n'y a pas sa place. Sa basse est une invitation à la danse, son refrain est fédérateur, et pourtant, "Girls and Boys", ce titre à l'apparence culture club détient son lot de sarcasmes sur la culture de la fête, justement. "Following the herd, Down to Greece, on holiday" chantait Damon Albarn, pour dénoncer les bandes de gamins en vacances, dont le seul but était dans l'ordre de boire, danser et baiser. Critiquer la culture de la sur-fête avec un titre aussi festif, c'était un pari, qui n'a pas été remporté à 100%, puisque le single a été plébiscité en 94 par bon nombre de boîtes de nuit estivales. Titre évocateur du Blur, première mouture, jeune et affilié à la Brit Pop, "Girls and Boys" nous ramène à une certaine époque, tant pour nous que pour le groupe, parti quant à lui explorer d'autres horizons depuis. Et c'est là, que je vous conseille d'aller faire un tour sur le site de Travaux Publics, qui propose à la vente une série de compilations dont une spéciale reprise...compilation sur laquelle vous trouverez une sublime version indian-like de "Girls and Boys". Youtube de l'été #36 : Snoop Doggy Dogg - Who Am I (Wha'ts My Name) ? (1993)Posté par LovelyRita le 20.08.07 à 14:48 | tags : youtube, hip hop, tubes de l'été, vidéos musicales
En 1993, Calvin 'Cordozar' Broadus sort son premier effort solo sous le nom de Snoop Doggy Dogg. A sa sortie, Doggystyle, se hisse directement à la première place des charts grâce à ses singles bien sentis ("Ain't No Fun", "Gin & Juice" et "Who Am I (What's My Name) ?"). Après quelques collaborations dont la récente avec Dr Dre sur son album The Chronic, Snoop réussit avec succès le passage du 1er album. Youtube de l'été #35 : House of Pain - Jump Around (1992)Posté par LovelyRita le 19.08.07 à 14:33 | tags : tubes de l'été, youtube, vidéos musicales, hip hop
House Of Pain fait partie des rares artistes blancs à avoir cartonné dans le milieu du rap, encore n'ont-ils pas eu le succès des Beastie Boys ou d'Eminem. Fondé par Erik Schrody, dit Everlast, House of Pain sort son tout premier album en 1992, album sur lequel on trouve le single "Jump Around". Ce titre a permis au groupe de quitter son Irlande natale pour partir en tournée aux USA. Le groupe a rencontré avec "Jump Around" un succès commercial auquel il ne s'attendait pas et qu'il n'a pas réussi à réitérer par la suite. Trois albums et des soucis avec la justice pour port illégal d'armes ont eu raison du groupe. De House of Pain, il ne reste aujourd'hui qu'Everlast et sa carrière solo et ce "Jump Around" bondissant. Youtube de l'été #34 : REM - Shiny Happy People (1991)Posté par LovelyRita le 18.08.07 à 15:16 | tags : tubes de l'été, youtube, vidéos musicales, usa, pop
Qui aurait cru retrouver un titre de R.E.M. dans un classement des tubes de l'été ? Certainement pas moi et encore moins Michael Stipe au moment où il décide de consacrer sa carrière au groupe d'Athens au début des années 80. Huit ans après un premier, beau et triste album, Murmur, REM publie Out Of Time, opus incontournable dans la carrière du groupe car il contient deux titres, deux hits qui les exposeront à la face du monde. Après la complainte de "Losing My Religion" qui les fait passer du statut de groupe fétiche des "college radios" à celui de gros fournisseur mondial de pop-rock, le groupe sort en single le pire titre qu'un meilleur groupe du monde ait pu écrire ! "Shiny Happy People", un titre "anti-REMesque" au possible, une erreur de parcours, un moment de faiblesse vestimentaire (oui, Michael Stipe, le jaune Amora ne va pas à tout le monde !)...mais un vrai tube de l'été. Un titre que l'on fredonne inconsciemment, qui se glisse en nous sans qu'on ait rien demandé. Un titre qu'on ne devrait pas trop aimer, car REM c'est tout sauf ça, mais "Shiny Happy People" est à prendre tel qu'il est, avec son riff de mandoline entrainant, sa mélodie généreuse, le duo entre Kate Pearson des B-52's et Stipe. Bien qu'il s'agisse de l'un des titres les plus connus de REM, Michael Stipe l'a exclu du tracklisting du best-of sorti en 2003 et le magazine Q l'a classé dans les "10 pires titres de grands groupes" (qu'est-ce que je disais plus haut ?). Youtube de l'été #33 : Deee Lite - Groove Is In The Heart (1990)Posté par LovelyRita le 18.08.07 à 11:16 | tags : funk, pop, vidéos musicales, youtube, tubes de l'été, gro
Après les Beatles qui nous assènent que "All You Need Is Love", voilà que Lady Miss Kier se donne corps et âme pour nous faire comprendre que "Groove Is In The Heart". Lady Miss Kier, c'est la voix de Deee-Lite et la crevette rousse qui ondulait si psychédéliquement dans le clip de "Groove Is In The Heart". Deee-Lite fait partie de ces groupes one shot (un tube sinon rien !), bien qu'ils aient sorti 2-3 albums, on les associera ad vitam eternam à ce seul et unique titre. La recette de ce succès ne tient pas seulement à la présence de Bootsy Collins et de Q-Tip de A Tribe Called Quest mais aussi à ce mélange jouissif de funk, disco et groove, de fun et merci à ce refrain aux paroles facilement mémorisables et chantables à 4h du matin, bourré ! Youtube de l'été #32 : Pixies - Here Comes Your Man (1989)Grands papes de la culture indie et pop, les Pixies ont su drainer malgré eux un large public et sans réelles vélléités de descendance artistique. Les Pixies, c'est un peu la force tranquille, l'effet papillon du rock, l'intensité pure de la pop-rock, sans fards ni anicroches. Un an après leur premier album Surfer Rosa, qui ne connut pas un réel succès commercial, les Pixies sortent leur second album Doolittle sur lequel figure "Here Comes Your Man", second single de l'album. Plus pop que leurs chansons habituelles, "Here Comes Your Man" fut le seul single à rencontrer le public populaire avec "Monkey Gone To Heaven". Ecrite par un Blake Francis adolescent et non retenu par Steve Albini pour Surfer Rosa, "Here Comes Your Man" parle de tremblements de terre. On ne dirait pas, hein ? Et pourtant, malgré des textes toujours abscons et parfois incompréhensibles, les Pixies ont su implacablement faire sonner aux oreilles du monde des chansons rock, parfois pop, mais toujours indie, soit à mi-chemin entre les tendances. Idoles non cachées de Kurt Cobain ou de Thom Yorke, soit une grande partie de la culture musicale nineties, les Pixies sont ce groupe qu'on aimerait dire inconnu pour se la raconter, mais que finalement tout le monde aime sans concessions. "Here Comes Your Man" réunit ces grandes lignes des valeurs des Pixies, entre musique accessible et compositions rigoureuses, valant son pesant de cacahouètes pour son intro malicieuse et son coda épique à bout de tout. Here Come The Pixies ! Youtube de l'été #31 : The La's - There She Goes (1988)Posté par Kris le 15.08.07 à 19:06 | tags : pop, tubes de l'été, vidéos musicales, youtube, rock, uk
En 1988, la musique commence à voir se profiler une lame de fond, notamment en Amérique où Sonic Youth sort son chef d'oeuvre Daydream Nation, et où du côté de Seattle la scène grunge commence à bouillonner sévèrement avec le premier album de Mudhoney où figure le single "Touch Me I'm Sick", tandis que Nirvana sort son tout premier single "Love Buzz/Big Cheese". Certes Jackson et Kylie Minogue sont prédominants sur la scène pop internationale, mais sous cette facade se forgent les premières grosses émergeances issues de groupes alors peu connus, mais on ne peut plus importants, comme Sonic Youth ou The Melvins aux States, ou bien les Smiths en Angleterre. Et justement, en Angleterre, du côté de Liverpool, un petit groupe du nom de The La's, formé autour de Lee Mavers et John Power s'insurge musicalement contre l'envahissante et remuante scène de Madchester. Alors que les Stone Roses ou les Happy Mondays exultent sur scène menant large sur l'éclectisme de leur musique, les La's annoncent une soft revolution, marquée par un retour aux sources, puisant dans le folk des sixties pour revenir à l'essentiel. Les Liverpudliens, soutenus par Morrissey, sortent leur second single en 1988, "There She Goes" qui paraît en catimini, mais promettant un bel avenir aux La's. Le single ressortira en 1990 pour une réédition triomphante pour la sortie du premier et unique album du groupe, simplement appelé The La's. Hymne pop à l'ancienne alors que l'époque vénère les sons hybrides, les expérimentations et autres facéties musicales, "There She Goes" assène un revival pop-rock à une Angleterre ne berçant alors qu'au rythme de Madchester et ses dérivés. On voit bien d'ailleurs sur cette vidéo du passage des La's à la télévision anglaise leur anachronisme musical et social, avec son public dansant et extatique dans un décor psychédélique alors que "There She Goes", chanson d'amour et folk est chantée par des anti-sex symbols, statiques et scéniquement stoïques. The La's annonceront la future scène britpop (au moins sur le versant Oasis, Supergrass, The Verve) qui sévira dans les années 90, bien plus que les Stone Roses, tant dans l'attitude que dans la musique. Youtube de l'été #30 : Beastie Boys - (You Gotta) Fight for Your Right (to Party!) (1987)Coup du sort, incompréhension du message, malentendu couronné de succès, comme "Born In The USA" de Springsteen sorti deux ans auparavant, "(You Gotta) Fight For Your Rights (To Party!)" connaitra un énorme succès aux Etats-Unis sur un message qui n'est pas le sien, basé sur une fausse métonymie, un faux-semblant où nombreux se sont engouffrés pensant trouver un fort slogan à grand renfort de crédibilité artistique. Les Beastie Boys sont de grands clowns, créatifs et fulgurants, mais à l'époque de leur premier album Licensed To Ill sorti en 1986, on ne le savait pas encore réellement. Ainsi, sur un riff de Deep Purple, les Beastie Boys chantent cette parodie de chanson contestataire, rappant sur un thème alors récurrent des jeunes des blocks, bien que la ségrégation des noirs se soit quelque peu résorbée, et que les Beastie trouvent parfois poussif. Aux paroles triviales et teen-friendly ("You wake up late for school, man you don't wanna go" / "You ask you mom, "Please?", but she still says, "No!"") et au refrain en figure de cri de guerre contre la société répréssionnaire, il n'en faut pas plus pour faire de "(You Gotta) Fight For Your Rights (To Party!)" un succès et lancer les Beastie Boys sur les routes de la notoriété. Prise à contre-sens par la grande majorité du public alors que les paroles demeurent tout de même explicitement dépréciatives et infantilisantes, cette chanson est un cadeau empoisonné au début de la carrière des New-Yorkais. Les Beastie Boys n'assument d'ailleurs pas tout à fait ce premier succès (ils n'ont plus joué "(You Gotta) Fight For Your Rights (To Party!)" en live depuis 1987) "La seule chose qui m'embête est que cette chanson ait pu renforcer des valeurs chez notre public alors que les nôtres sont totalement différentes" déclare Mike D. Si le message ne sera pas bien passé, la musique des petits protégés de Rick Rubin en revanche fera date en popularisant un genre qui ne fera que s'émanciper de plus en plus...
Youtube de l'été #29 : New Order - Bizarre Love Triangle (1986)Qui l'aurait cru ? En quelques années, après la mort tragique de leur leader et chanteur Ian Curtis, les musiciens de Joy Division dès lors New Order deviennent l'un des piliers de la new wave et de la musique synthétique. En 1980, alors que l'Angleterre résonne à la léthargique et sombre cold-wave, Joy Division groupe emblématique de cette période perd son chanteur, trouvé pendu dans sa cuisine. Le reste du groupe, Peter Hook, Bernard Sumner et Stephen Morris, à qui l'ont promettait de ne plus pouvoir se relever après un évènement comme celui-ci, firent totalement l'inverse et fondèrent New Order, créant une rupture nette entre le post-punk de Joy Division et leur nouvelle orientation, synthétique, hybride et clairement plus lumineuse. En 1986 paraît le quatrième album de New Order, Brotherhood, époque où le groupe est noyé dans sa quête d'expérimentations électroniques et synthétiques. Le single phare "Bizarre Love Triangle" est un succès et bastonne les charts américains, et n'atteint étonnamment pas le même succès au Royaume Uni. Totalement imprégné du son eighties avec ses synthés à tout va et ses séquenceurs à gogo, "Bizarre Love Triangle" brille par l'absence de la guitare qui était encore présente dans les albums précedents, qui ne refera sa réapparition notable qu'avec l'album Get Ready en 2001. New Order est alors un groupe de la culture club, composant des hymnes populaires comme ce "Bizarre Love Triangle" ou "Blue Monday". On aurait donné peu cher de leur peau après le suicide de Curtis, et les voici pourtant dans les années 80 sur les chemins tracés par Kraftwerk et Moroder. Et si Doherty était mort en 2003, vous auriez vu Barat et les Libertines se reconvertir dans le grime ? Aujourd'hui, Hook et Sumner ont annoncé le split de New Order... pour combien de temps ? Youtube de l'été #28 : Madonna - Into The Groove (1985)Cyndi Lauper ouvrant la voie aux femmes dans la pop, Madonna va prendre le relais avec son second album Like A Virgin, qui sort en fin d'année 1984. Après avoir galeré de nombreuses années, la Madonne, forte d'un premier album Madonna vendu à 10 millions d'exemplaires, veut frapper un grand coup, un énorme. Like A Virgin se vend à 25 millions d'exemplaires et devient l'équivalent féminin de Michael Jackson. Chanteuse, danseuse, icône glamour et sex-symbol, frivole, pétillante, charismatique, Madonna n'aura jamais été autant à sa place que dans les années 80. Nettement plus que dans les années 2000 en tout cas... "Into The Groove" est une des grandes chansons de Madonna, symboliquement et musicalement, elle atteint à cette période la meilleure formule de son style rythmé, faussement candide, réellement allumeur et à l'identité pop flamboyante. Empruntant à la disco, au funk et au R&B, Madonna donne une vivacité à ses prestations et à ses chansons taillées sur mesure pour elle. "Into The Groove" faillit ne jamais se faire remarquer, ne faisant même pas partie initiallement de l'album Like A Virgin, mais de la bande originale de Recherche Susan Désespérement dans lequel Madonna joue. Le single sera intégré à Like A Virgin en 1985 lors de sa sortie en Europe, et fera un carton partout sauf aux Etats-Unis, qui a privilégié (à tort) le single "Angel". Figure du rêve américain, impétueuse et provocatrice, la Madone des années 80 reste encore l'une des références d'une génération allant de Philippe Manoeuvre (sic) à Sally Shapiro, en passant par Sonic Youth dont l'un des side-project s'appelera d'ailleurs Ciccone Youth en hommage à la chanteuse, et en reprenant "Into The Groove". Certes la Madonna d'aujourd'hui semble complètement à la ramasse, il n'empêche que comme Michael Jackson, il y a vingt ans, la demoiselle était un monument de la pop, de la musique, et dancing queen des années 80. Ca me parait déjà pas mal. Youtube de l'été #27 : Cyndi Lauper - Girls Just Want To Have Fun (1984)Les synthés cheap nous avaient manqués. Les années 80 commencent à s'imprégner de plus en plus, prédominant et trouvant ses marques au sein de la société. Cyndi Lauper, chanteuse américaine, fait partie de ces figures institutionnelles de la pop sucrée et colorée de l'époque. Excentrique, éxubérante et marginale, Cyndi Lauper sera la première figure musicale populaire féminine à s'imposer de manière aussi significative, et surtout indépendante. Son succès avec son premier album She's So Unusual marquera l'ouverture à la fois à l'extravagance assumée, mais également aux femmes, sous les spotlights de la notoriété. Elle ouvrira ainsi le bal aux futures starlettes de la pop comme Madonna ou Kylie Minogue. Grande chanson kitsch, tant par les allures de déjantées de Lauper que par ce son typiquement eighties, "Girls Just Want To Have Fun" est un appel à la joie, à la libération de soi et à l'insouciance, entre la tendresse d'un claquot sur les fesses, la sophistication précieuse des Cramps et la finesse d'un clip de Wham. En cela, cette chanson s'est vue réapproriée par les féministes, enchantées de voir un message tel que celui-ci entendu à travers le monde, véhiculé à grande échelle par la future toute puissante chaîne MTV. Le clip termine d'ailleurs meilleur clip de l'année sur la chaîne, et la chanson, comme l'album sur lequel il figure, font de Cyndi Lauper l'hégérie (presque) malgré elle d'une époque où presque tout était permis. Youtube de l'été #26 : Michael Jackson - Beat It (1983)On aura sûrement tout dit sur Michael Jackson : sa précocité, son talent, son succès, sa descente aux enfers, ses enfants, des enfants, son nez... Il est l'un des plus grands mystères de la musique, tant son numéro de grand huit (succès, chute) aura été vertigineux, dangereux et triste, sa faramineuse popularité aura atteint des sommets rarement vus dans le domaine musical. Thriller sort en décembre 1982 est, et est toujours, l'album le plus vendu de l'histoire avec plus de 100 millions d'exemplaires vendus dans le monde. Les superlatifs pullulent, les éloges pleuvent pour celui qui aura réussi à remettre sur le devant de la scène une culture noire, un peu en retrait des spotlights depuis les années 70. Thriller place sept de ses neuf titres dans le haut des charts, restant 37 semaines en tête des ventes, mais surtout permet à un public de revenir vers le marché de la musique et ainsi relancer l'industrie musicale. Pourtant, comme bien souvent, le point culminant d'une carrière marque aussi le signe d'une difficile descente de pente. Et celle de Michael Jackson après Thriller sera spectaculaire, sans précédent et forcément sur-médiatisée. Sans aucun doute, Michael Jackson restera la figure numéro 1 des années 80, mêlant tous les éléments nécéssaires pour créer une culture populaire, ralliant tous et toutes à une nouvelle culture, sa culture. Thriller est une petite merveille, avec Quincy Jones aux commandes, qui rend Michael Jackson de 1982 à 1985 indépassable et sera à l'époque la figure artistique la plus importante du monde. Malgré tout, malgré le statut iconique de la star, la personnalité de Jackson prendra les devants. Rétrospectivement (oui, c'est facile), l'image que donnait déjà the King Of Pop à l'époque laissait paraître certaines idées directrices, certaines visions de la société qui causeront la perte de Michael Jackson. Notamment, sur la chanson et le clip de "Beat It", puis un message similaire relayé plus tard avec "Bad", où Michael Jackson révèle sa vision d'une société non seulement décadente mais surtout violente. Sur les thèmes de la confrontation, du clivage et de l'affrontement, les chansons de Michael varient de la soul-disco et R&B de Off The Wall à une pop plus rock sur Thriller. Le choix d'inclure le rock est significatif, rendant la teinte musicale plus rude, plus hargneuse et combative. Bien que clichés et un poil kitsch (scènes de combat sur fond de chorégraphie), les clips de "Beat It" ou "Thriller" montrent la manière dont Jackson voit le monde, en constante opposition, en constant affrontement les uns des autres, un monde où la réponse que peut apporter Jackson est son art, sa musique fédératrice, ses pas de danse frénétiques, comme lorsqu'il illumine la vie d'un SDF dans "Billie Jean". En soi, cela explique que Michael Jackson ait été l'un des plus généreux donateurs à des oeuvres humanitaires avec 300 millions de dollars de dons. Mais aussi, cela est révélateur du futur renfermement que va connaître Bambi, en proie à une maladive insécurité, un mal-être intérieur qui le ronge et le dévorera. Alors il chantera, dansera, jusqu'à ce que la mort à petit feu qu'on lui connaît et qu'il va connaître s'en suive. Un éventuel retour laisse dubitatif, même si une Le Roi de la Pop est mort. Vive le Roi !
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