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Mark E Smith nous donne des nouvelles de The Fall![]() crédit photos : Visi.com
Enthousiasmé (une fois de plus !), il y a un an par le dernier opus de The Fall, Imperial Wax Solvent, nous attendons patiemment la suite.
Rien ne devrait pourtant plus nous étonner pour ce qui sera le 27 ou 28ème album officiel du groupe de Mark E. Smith (qui est encore capable de faire le compte ?), lui qui a tout exploré, de la disco (voir la reprise de "Lost in Music" de Sister Sledge sur The Infotainment Scan) au reggae ("Why Are People Grudgefull ?" de Lee Perry sur le même) en passant bien sûr par le garage rock, la country, le punk, la new wave, l'hymne footbalistique ("Sparta FC", énorme !), la ballade mélancolique, le brûlot politique, l'improvisation, la techno (avec les souris allemandes de Mouse on Mars), le grand n'importe quoi quand ce n'est pas tout ça sur le même album (ou dans le même morceau !).
Bref, The Fall fait partie du patrimoine musical depuis plus de trente ans et les choses ne changeront pas de sitôt pour un groupe qui est "toujours pareil, sans cesse renouvelé, toujours différent" comme le disait le regretté John Peel dont c'était le combo favori.
Reste que la suite des aventures de Mr Mark, signée chez Domino, dont le titre de travail est pour l'instant Our Futur - Your Clutter et qui devrait atterrir dans les bacs en janvier 2010, s'annonce plutôt bien : "Je suis très content du résultat", déclarait Mark E. Smith il y a peu dans Mojo. "La rythmique est putain de bonne, les synthés sont vraiment mis en avant. Il y a une sorte de thème sur l'album, un truc municipal, à propos de ce qui arrive en ce moment, genre "votre futur, nos profits", toute cette merde ! Mais ça tourne au surréalisme à un certain point, ce que j'aime par dessus tout. Nous avons passé trois ou quatre mois en studio, nous avons travaillé dur - tous les grands studios sont fermés désormais, tout le monde pense que l'on peut enregistrer un album dans sa chambre, mais je ne suis pas d'accord, The Fall ne peut pas enregistrer séparément. Cela a donc pris du temps par rapport à nos standards. Et deux de nos ingés sons sont devenus fous, ha ha !"
Parions qu'il s'agira encore d'un grand cru !
Quelques titres ont déjà été joués sur scène dont, "I'm Not From Bury", "Hot Cake", "Cowboy George", "Slippy Floor", "Funnel of Love" (une reprise de Wanda Jackson) et "Chino Splashback"... En avant première sur Playlist, "Hot Cake" en live :
Martin Carr lâche son Brave CaptainCeux qui ont aimé la brit pop mélodique des Boo Radleys se souviennent sûrement de leur artificier en chef, l'inégalable Martin Carr, réfugié depuis la séparation du (grand) groupe derrière le pseudonyme de Brave Captain.
Il n'est sans doute pas besoin de préciser aux mêmes que les Boo Radleys ont fait partie des groupes estampillés brit pop notoirement sous-estimés et que quelques uns de leurs albums méritaient une autre place que celle que l'histoire leur a accordée (un strapotin trois étages sous Oasis, Blur et Pulp). Si les Boo Radleys faisaient de la si bonne musique, c'est parce que celle-ci était issue à 90% du cerveau chevelu de Martin Carr, lequel après avoir frôlé plusieurs fois les dangers de l'auto-édition (sur le net), avoir tenté tout ce qu'il a pu pour sortir son Brave Captain de l'anonymat, s'est décidé enfin à publier des disques sous son propre nom. L'album de Martin Carr vient de sortir, est disponible chez Sonny Boy Records et s'appelle Ye Gods and Little Fishes.
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Ceux qui s'amuseront à écouter les quelques extraits en ligne sauront qu'on parle ici de "pure pop", un art savant pour lequel Carr peut être considéré comme l'un des grands maîtres de son époque, à côté d'un Paddy Mc Aloon (Prefab Sprout) ou d'un Jimmy Webb dont il assure (ce n'est pas un hasard) la première partie sur quelques uns des concerts anglais. Les deux titres livrés, il y a un an, sur scène, figurent tous les deux sur l'album et sont tout à fait représentatifs de l'univers qui fut celui de Carr et de Brave Captain : des guitares mélodiques, quelques larmes et énormément d'émotion. Pour les curieux, il semble bien que la jeune femme qui officie sur le premier morceau soit l'ex-chanteuse d'Echobelly, Sonia Madan. A vérifier tout de même. En attendant, on peut plonger allègrement sa ligne et remonter quelques uns des petits poissons de Carr, pour une friture pop seul ou entre amis.
Martin Carr - Why Are You Gonna Bring Me All This Rain ? Martin Carr - Orpheus Lament Le buzz Bad Lieutenant est-il mérité ?Avec un large papier dans Libération, des chroniques par wagon et une présentation royale au festival des Inrockuptibles (retransmise en direct chez Lenoir sur France Inter), le buzz Bad Lieutenant bat son plein cette semaine en France comme si Bernard Sumner, son principal animateur, avait passé les dix dernières années dans une cage (de fer ou dorée au choix) et revenait nous prendre par surprise tel un joyau éclatant soudain ressorti de sa gangue (ouah l'image, la honte !). Il se fait étriller un peu partout ailleurs au motif que Sumner tout seul ne fait pas une tête de gondole.
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Le premier album de Bad Lieutenant qui sort cette semaine est à l'image de ce premier single très bien, sorte de prolongement naturel du travail de Sumner avec New Order, ni vraiment mieux ni moins bien, juste très cool à écouter et finalement assez vivifiant. Peter Hook, avec lequel Sumner est sévèrement fâché désormais, a été remplacé par Alex James de Blur qui tient sa place sans plus. La batterie est portée disparue et le(s) titre(s) tout en guitares. "Sink or Swim" est aérien porté par la voix d'un Sumner, qui à force d'être taxée d'impersonnelle et sans cachet, est devenue une vraie signature distinctive. Comment un mec qui n'avait rien ou pas grand chose (un physique à la C. Jérôme, l'air pâlot, une position de 2nd couteau chez Joy Division) en est-il arrivé là ? La question demeure. Qu'est-ce qui a fait que New Order est devenu New Order ? Etait-ce Hook qui faisait la différence ? Etait-ce Sumner qui avait du génie ? Morris ? L'alchimie entre la bande passée la disparition de leur leader ? On pourrait débattre de ces questions pendant des années et ne jamais trouver la réponse. New Order a navigué pendant des décennies sur une ligne fine, entre génie et ridicule parfois. L'électropop du groupe pouvait tutoyer le paradis de l'accessibilité pop ou taquiner l'innommable. La musique de Bad Lieutenant navigue dans les mêmes eaux mais avec bon goût, légère comme l'air et souple comme une liane de bananier. Le buzz autour de Bad Lieutenant est ainsi aussi mérité que les louanges (excessives) pour l'ancien groupe de Sumner (N.O bien sûr, pas le premier qui reste hors catégorie). Le boulot est propre, suffisamment emballant pour se laisser écouter, peut-être un peu morne et manquant de grands titres mais n'est-ce pas ce qu'on a reproché parfois à New Order ? Peut-on bâtir un univers si singulier et sans détacher sans cesse ? "Never Cry Another Tear" porte les textes de Sumner qui sont peu ou prou les mêmes que l'année dernière et l'année d'avant. Il n'a pas faibli (ni pris du poids) en route. Y a-t-il une alchimie qui a disparu avec la dissolution du groupe ? Ce n'est pas sûr. Pas sûr non plus que les réactions de défiance ne viennent pas d'un snobisme mal placé. Bad Lieutenant est vraiment bon.
Bad Lieutenant - Sink or Swim Marina in the sky with Diamonds![]()
“2009, année de la meuf”. Ce slogan d’un goût douteux, que vous avez peut-être entendu beugler par un quelconque ami un peu éméché le jour de l'an, n’est pas si absurde qu’il en a l’air. Cette année a vu l’émergence, tout du moins de l’autre côté de la Manche, d’un certain nombre de nouvelles artistes féminines à succès : La Roux, Florence & The Machine, Little Boots... et Marina & The Diamonds. D’ailleurs, Marina n’est pas très fan de l’idée d’être mise dans le lot. Un peu comme ils l’avaient fait à l’époque avec les groupes estampillés Brit Pop, les journalistes anglais ont usé et abusé de ce label un brin simplificateur, et qui a eu pour résultat de donner l'impression aux potentiels auditeurs que s'ils en ont entendu une, ils les connaissent toutes. Ce qui n'est certainement pas le cas avec Marina & The Diamonds, qui est certainement la plus talentueuse de ces chanteuses pop cru 2009.
De son vrai nom Marina Diamandis (née en Ecosse, elle est d’origine grecque), Marina est bien une artiste solo, mais trouve son nom moins égocentrique tel quel. Si elle est accompagnée d’un groupe sur scène, la jeune chanteuse n’est pas prête pour autant à inclure qui que ce soit dans le processus d’écriture. Car c’est bien ça son dada : pour elle, les paroles sont ce qui vient en premier dans la composition ; elle les veut pittoresques, basées sur ses expériences personnelles. D’histoires d’amour qui tournent en rond aux tracas du quotidien, en passant par l’usage d’alcool en guise d'antidépresseur, Marina navigue entre l’ironie et la mélancolie avec un sens de la formule indéniable. C’est d’ailleurs en tenant un blog qu’elle s'est d'abord exprimée sur ses sujets de prédilection, et c’est aussi par ce biais qu’elle a été repérée par le petit et tout nouveau label new-yorkais Neon Gold, qui s’occupe aujourd’hui de Passion Pit ou encore de ses compatriotes de Yes Giantess.
Son premier single, "Obsessions", est littéralement ovniesque. Si il n’y a aucun doute que la pop est au cœur de la musique de Marina, ce morceau fait le grand écart entre une ballade au piano, un couplet super bouncy où les paroles sont quasiment rappées, et un refrain d’une efficacité diabolique. Tous les tracks de son premier EP, The Crown Jewels EP, sont dans la droite ligne de cette versatilité, et la voix bien particulière de Marina (qui peut faire penser à celle de Kate Bush, tout en hoquet mélodique) se prête aussi bien aux mélodies simples au piano ("I Am Not Robot") qu’aux morceaux plus complexes dans l’orchestration. Un des points forts de la belle, c’est la scène, comme elle l’a prouvé en enchaînant les apparitions marquantes à des festivals cet été, notamment celui de Glastonbury. En interview, elle n'a peur de rien, et n'hésite pas à dévoiler que sa préparation au live a consisté à regarder pas mal de shows de Britney Spears (période "avant", bien sûr), et qu’elle compte sur ses robes à sequins achetées sur eBay à des femmes fortes de l’Ohio pour que l'on se souvienne d'elle. Comme si on avait besoin de ça. Basement Jaxx brise le coeur de Lightspeed ChampionEn tout cas c'est ce qui semble se passer si on regarde ce clip. Et qu'on présume que les ours hip hop qu'on voit s'attaquer au pauvre coeur de l'indie folk rockeux Lightspeed Champion représentent les deux Basement Jaxx. Le fait est qu'ils ont fait appel à lui pour poser sa voix sur un beat aussi énorme que chargé en émotions.
Sur "My Turn", les Jaxx réussissent à obtenir un rapport gros son/subtilité de l'émotion proche de 1. Pour les nuls en maths, ça veut dire que les deux sont égaux. Comme dans cette reprise accoustique de "Ayo Technology" de 50 Cent et Justin Timberlake qui passe en boucle sur toutes les mauvaises radios en ce moment, sauf que là, les valeurs des deux données sont beaucoup plus élevées. Si vous êtes toujours nuls en maths, ça veut dire que les reprises acoustiques de tubes hip hop, c'est nul mais que "My Turn", c'est bien. Ces reprises sont sans doute aussi un peu racistes, mais pas Basement Jaxx, mais ça nous n'avons pas d'équation pour le prouver.
Bref, on ne l'aurait pas cru il y a encore relativement peu de temps mais Basement Jaxx va finir par nous faire chialer. En dansant. Scars, leur nouvel album, est bourré de ce genre d'électro douce amère qui fait shaker le booty et de featurings bien sentis de Santigold à Yoko Ono en passant par Yo Majesty. Après un Crazy Itch Radio "en demi teinte" c'est ce qu'on appelle dans le métier un "retour en forme". On peut aussi utiliser les termes "album de la maturité". Quel beau métier.
Une version inédite de la pochette de Sgt PepperLa pochette du Sergent Pepper's des Beatles : sa pléthore de stars de l’époque en carton taille réelle, les Fab Four tout en moustache et vestes militaires aux couleurs de l’arc-en-ciel, ses couronnes de fleurs… Lorsque John Tefteller, un collectionneur américain, tombe sur une des pochettes les plus célèbres de la pop musique en fouillant la collection d’une veuve, il s’apprête à remettre l’album à sa place, avant de l’examiner une deuxième fois. « J’ai regardé de plus près, et là, je me suis dit wow, wow. Attends une minute. Y’a pas de Beatles là. Qui sont tous ces gens ? » .
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Lorsqu’il interroge la veuve concernée, il apprend qu’il s’agit d’un exemplaire qui avait été donné à son mari à l’époque où il travaillait chez Capitol Records, et que les visages sur la pochette sont ceux de dirigeants de la maison de disque. John n’a jamais entendu une histoire pareille, mais la pochette ne semblant pas être une reproduction bateau, il part avec toute la collection sous le bras, et s’empresse d’appeler son pote Stan "the Beatleman" Panenka. Celui qui s’était auto-proclamé "fan numéro 1 des Beatles" alors qu’il n’était qu’un gamin est le genre de type qui a de la suite dans les idées : il détient aujourd’hui la plus grande collection d’album des Liverpuldiens. Et Stan le spécialiste toutes catégories avait évidemment entendu parler de cette version de la pochette ; deux exemplaires auraient été vendues il y a 20 ou 30 ans, mais cela fait bien une dizaine année qu’aucune n’a refait surface. Les deux collectionneurs estiment qu’il y aurait une centaine de pochettes version « cadres de Capitol Music », compte tenu du prix de production de l’époque. Impossible donc de déterminer sa valeur, mais Panenka l’a évidemment acheté, et l’album a rejoint sa collection estimée à 1 million de dollars qu’il garde bien au chaud dans le coffre de sa banque. Avis aux amateurs : il cherche un acheteur unique pour la totalité de son butin depuis maintenant plus d’un an. Le malaise de Morrissey inquiète
Malheureusement, et après une seule date et un concert que les fans ont trouvé décevant (Morrissey en petite voix, une setlist comme souvent contestée et offrant assez peu de surprises, un entrain écorné, un son médiocre mais de jolis jeux de lumière !), Morrissey s'est écroulé pendant son concert de Swindon. La vidéo du malaise est assez spectaculaire. Morrissey entre sur scène, souhaite une bonne soirée aux convives avant de se lancer dans un "Charming Man" affreux. Alors que la chanson s'achève, il s'avance sur le devant de la scène, vraisemblablement pour serrer quelques mains, et s'effondre lourdement.
La suite est dramatique : hospitalisation, rumeurs alarmistes pour que finalement un communiqué rassure la fandom. Morrissey souffrirait (à nouveau) de difficultés respiratoires, dont on ne connaît pas bien la gravité. Sorti le lendemain, il a annulé une nouvelle date mais pour le moment pas différé ses concerts londoniens. Après la campagne difficile du premier semestre, ce nouvel incident laisse planer les pires doutes sur le reste de la tournée qui devait repasser par la France en novembre. A 50 ans, Morrissey est-il encore capable de soutenir le rythme imposé par ses tourneurs ? A-t-il vraiment récupéré ? Ces incidents cachent-ils un mal plus sérieux qui mettrait en danger la suite de la carrière scénique du King of Mope ? Habitué à se relever quand on ne l'attend pas et à se nourrir de l'adversité, il est probable que le Moz mettra bientôt tout le monde d'accord. La transparence n'étant pas son fort, gageons qu'il saura apporter des éléments de réponse au sceptique sur la scène du Royal Albert Hall qui l'avait vu renaître en 2002. "Losing in front of your homecrowd, you wish the ground would open up and take you down", chantait-il sur le sublime "Boxers". A Swindon, on y était presque.
Le malaise de Morrissey Micachu passera-t-elle l'aspirateur à la Maroquinerie ?
Si on doute que la Londonienne se ramène avec un aspirateur sur scène, on compte sur elle pour avoir gardé de côté, pour ce concert parisien, un peu d'énergie et de fraîcheur de ses sessions d'enregistrements. Vue aux côtés de Speech Debelle sur le titre "Better Days" de la rappeuse, Micachu a notamment travaillé avec Matthew Herbert... qui d'autre que lui aurait pu produire son premier opus. Coup d'essai, coup gagnant avec cet album et avec les concerts que l'Anglaise a déjà donné cette année. Retrouvez ci-dessous en vidéo, un live, c'était au Point Ephémère (Paris) et filmé par Grandcrew... en attendant de pouvoir voir Micachu à la Maroquinerie le 01/11.
On vous offre également des places pour ce concert, dans la rubrique concours.
Morrissey brandit son Swords de faces BEn réunissant cette collection de faces B (agrémentée, en édition limitée, d'un excellent enregistrement live en 8 titres capté en Pologne sur sa dernière tournée), Morrissey indique qu'il faut compter avec lui et sûrement qu'il est redevenu un petit poids lourd de l'industrie discographique. Morrissey vend des disques et remplit les salles. Il n'a quasiment jamais fait aussi bien en 25 ans de carrière.
Sur le plan artistique, les titres de Swords confirment ce que l'on savait depuis longtemps : les faces B de Morrissey sont souvent supérieures à nombre des titres qui figurent sur les albums principaux. Cela vaut d'autant plus que les derniers albums You Are the Quarry, Ringleader Of The Tormentors et Years Of Refusal, abritaient quelques morceaux décevants. Si la démarche reste hasardeuse (pourquoi continuer de vendre des singles dont l'intérêt réside dans les faces B si c'est pour les rassembler un an plus tard ? à qui s'adresse cette compilation ? Tient-on désormais à essorer les fans jusqu'au dernier centime ?), le spectacle est total et soutient la dépense.
Certaines chansons sont excellentes et parmi les meilleures enregistrées par le Moz depuis son retour en 2002. On ne va pas se lancer dans une énumération rébarbative mais "Ganglord", "The Never Played Symphonies", "My Dearest Love", "Friday Mourning" ou "Shame Is The Name" sont grandioses et impeccables pour différentes raisons (les textes, les mélodies, la classe ou la grandiloquence au choix ou ensemble). Le bizarroïde "Sweetie-Pie" fait un peu tâche là-dedans rappelant les heures sombres du spirite "Ouija Board" de la fin des années 80. "It's Hard To Walk Tall When You're Small" gagne la palme de la laideur rockab. On se demande aussi ce que vient faire l'ancienne reprise live de Bowie, "Drive In Saturday", sur ce disque mais elle est bonne à prendre parce qu'elle est très très réussie et un bon signe pour le futur : Morrissey n'a pas changé tant que ça depuis le temps où il animait depuis Manchester le fan-club des New York Dolls. Pour ceux qui ne le savent pas encore, le chanteur revient en France en novembre avec Boz et sa bande de tatoués du biceps. Il sera à Paris le 12. On espère qu'il trimballera quelques raretés dans sa setlist et se présentera le glaive à la main.
Morrissey - Because of My Poor Education (Swords) Liam Maher de Flowered Up meurtAvec la mort surprise de Liam Maher, c'est encore une petite partie de l'esprit Madchester qui s'évanouit. Flowered Up, dont nous avions parlé dans nos oubliés de la pop il y a assez longtemps, faisait partie des seconds couteaux de la scène baggy, ceux qui avec les Inspiral Carpets (un grade en dessous encore), avaient accompagné ou précédé le succès interplanétaire (anglais) de Primal Scream et des Happy Mondays.
Mondays du pauvre, les Flowered Up, originaires de Londres, n'avaient réalisé qu'un unique album, A Life With Brian, sacrément imparfait mais sacrément jouissif et attachant. Sautillant, grande gueule, shooté jusqu'au trognon, Liam Maher avait dans son jeune temps des allures de héros indie. Le groupe avait connu son heure de gloire avec deux titres étonnants : "It's On", tout bonnement superbe, et leur unique tube, un titre envoûtant de 12 minutes et quelques, appelé "Weekender" (coupé en 2 ici). Maher dont la mort n'a pas été expliquée encore avait signé en 2001 avec le label Poptones d' Alan Mc Gee mais n'avait jamais sorti aucun album sous cette bannière. En 2007, une tentative de reformation avait avorté lamentablement à la veille d'une série de concerts parce que l'un des membres du groupe s'était désisté. Ceux que ça intéresse peuvent aller jeter une oreille à l'édition rééditée en 2007 (?) d'A Life With Brian ou à un récent best-of du groupe. En attendant, it's off.
Flowered Up - It's On
Flowered Up -Weekender
Les Arctic Monkeys réalisent leur fan video pour CornerstoneAprès "The Crying Lighting", les Arctic Monkeys viennent tout juste de sortir le clip de "Cornerstone", deuxième single de leur album Humbug.
Clip à budget très très faible, dans l'esprit des "fan videos" postées sur Youtube. Zéro pépettes ou presque pour cette vidéo qui aurait pu être faite par une groupie des Arctic Monkeys, avec une caméra posée dans sa chambre, parce qu'il n'y a personne d'autre pour lui filer un coup de main. Plan fixe, aucune coupe ou montage... parce qu'elle ne sait pas faire et qu'elle veut surtout centrer la vidéo sur son interprétation qu'elle pense être émouvante et unique. Alex Turner joue le jeu et se met en scène avec des touches d'humour ici-et-là. Regard rivé sur la caméra et à terme sur celui qui visionnera le vidéo, geste visant à reproduire les quelques faits décrits par les paroles, un regard dans le vague, un petit tour sur-lui même pour l'un des titres très réussis de ce nouvel album.
Coldplay et Oasis, grands vainqueurs des UK Music Video AwardsMardi dernier avait lieu la cérémonie des UK Music Video Awards à Londres, l’évènement outre-Manche qui récompense ce qui se fait de mieux en matière de collaboration entre le son et l’image : les vidéoclips certes, mais aussi les teasers de sorties d’album ou les synchros de publicités.
A l’honneur cette année, le groupe Coldplay, qui avec le trailer de son morceau "Strawberry Swing" a raflé le "gros" prix de la meilleure vidéo de l’année, mais aussi celui de la meilleure vidéo rock et de la meilleure animation. Depuis sa sortie, cette vidéo est sujette à de multiples controverses (accusations de plagiat, de mensonge sur la réalisation supposément faite entièrement à la main), mais l’œuvre du talentueux collectif Shynola vaut le coup d’œil.
Autre prix notable, celui accordé à la vidéo Dig Out Your Soul d’Oasis. Réalisée par The Malloys (clippeurs des White Stripes), elle retrace l’aventure des deux frangins qui avaient décidé en septembre 2008 de partir à New-York afin d’apprendre à des musiciens de rue quatre des morceaux de leur album qui n’était pas encore sorti. Une très belle vidéo en noir et blanc qui montre les répétitions et les performances, assez brillantes d’ailleurs, de ces musiciens de la Grosse Pomme.
Parmi les autres artistes récompensés, deux vidéos valent particulièrement le détour, celle, originale et très bien réalisée de Department Of Eagles, dans la catégorie Indie/Alternative, et celle du rappeur anglais Wiley pour son titre "Cash In My Pocket", à 1000 lieues des clichés des vidéos de rap US, mais à fond dans ceux des financiers de la City.
Ont aussi été récompensés : Speech Debelle pour le clip de "The Key", catégorie "budget video" (vidéo à petit budget), Lady GaGa et son "Paparazzi" pour la meilleure vidéo internationale, "If I Know You" de The Presets a raflé le titre de meilleure vidéo dance, et Will Young celui de la meilleure vidéo pop avec "Changes".
Charlotte Hatherley, la guitariste de Charlotte HatherleyIl est peut-être temps d'arrêter d'introduire Charlotte Hatherley comme "l'ex-guitariste d'Ash". Elle va en effet sortir son troisième album solo, et puisqu'elle joue sur sa dernière tournée, on pourrait peut-être aussi bien l'appeler "la guitariste de Bat For Lashes". Sauf que pas grand monde n'a écouté ses deux premiers album solos et qu'on ne voit pas pourquoi ça changerait avec New Worlds, le prochain, puisque même s'il est très bon, les deux autres l'étaient aussi.
On va donc continuer à parler d'Ash, mai c'est peut-être une erreur parce que visiblement ça n'arrive pas à activer la curiosité des fans du groupe et ça suscite chez les autres des préconceptions erronées sur le genre de musique qu'elle joue. Ash, c'était un groupe de gamins qui jouait du rock pas transcendant mais terriblement efficace. Charlotte Hatherley en solo, ça reste du rock, et ça garde un côté nineties très prononcé mais c'est un peu plu complexe, un peu plus posé et réfléchi. Hatherley est une sorte de guitar heroine discrète, qui sait très bien jouer de son instrument mais met à profit son talent pour en tirer des choses plus originales que demonstratives. L'air de rien, elle fait prendre des tournants inattendus à ses chansons. On avait presque oublié que le rock pouvait être inattendu. Les deux ou trois surprises qu'on découvre en écoutant "Alexender" par exemple excusent largement sa tenue dans le clip.
Quand à "White", clip sorti un peu plus tôt, voit la blanche Charlotte soumise à un bukkake arc en ciel, un gimmick toujours un peu ringard/nineties mais qui acompagne un vrai bon morceau qui aurait pu être l'oeuvre de la moins idiote des riot grrrls.
Ombre et lumière pour The XX au Point Ephémère, les vidéos du liveThe XX, la sensation cold wave de cette rentrée débutait sa tournée européenne à Paris, le 9 octobre au Point Ephémère. Retrouvez des vidéos de ce concert.
Le groupe s'est notamment fait connaître avec sa reprise de "Teardrops" (titre de Womack & Womack des années 80), puis a essaimé ça et là des singles, comme "Basic Space", compo disco-organique et condensé de leur savoir-faire. Une musique qui souffle le chaud et le froid, savamment rythmée sans tomber dans la surenchère de beats et jouant à cache-cache entre lumière et obscurité.
Dejà de passage en avril au Point Ephémère avec The Big Pink, The XX avait, dit-on, quelque peu volé la vedette à la tête d'affiche. Le bouche-à-oreille des blogs a fait son effet et a bati une solide réputation au groupe londonien. Avec, XX, un premier album dépouillé, le jeune quatuor a réussi à se poser comme la grosse révélation de cet automne 2009. Complet en assez peu de temps, ce concert inaugurait la première vraie tournée du groupe, qui les emménera dans toute l'Europe, aux Etats-Unis avant de les déposer en mars 2010 à la maison (à Londres) dans la salle du Sheperds Bush Empire.
On s'y attendait : un show minimal, des titres joués dans une quasi obscurité rompue de temps à autre par des néons suspendus et par des X de lumière. Sobre, dans la continuité de leur album, The XX donnera ce soir là une heure de concert, jouant uniquement des titres de leurs opus et la reprise de "Teardrops". Ci-dessous à voir en vidéo, les titres "Crystalised", "VCR" et "Islands".
Voir aussi Des nouvelles de Massive Attack
Après maintes rumeurs de séparations, de cessation d'activité, de poursuite en solo puis finalement de tournées, Massive Attack surprend une nouvelle fois tout le monde en balançant le vidéo clip bizarre de "Splitting The Atom".
Tauromachie, s'interroge plus d'un internaute ? Et pourquoi donc ? Certains optent pour une dénonciation de ce sport décrié alors que le groupe va bientôt se produire à Lisbonne au Campo Pequeno (rien à voir avec les habitants de nos campagnes), d'autres au contraire s'offusquent que l'emblème de Bristol persiste dans sa tournée alors qu'il devrait annuler la date en question pour montrer à quel point il combat ces jeux barbares... Bref, sans déclaration du groupe, difficile d'y voir clair. Reste le morceau lui-même, "Splitting The Atom" donc, un peu en deçà de la moyenne tout de même, au regard de leur répertoire.
Une nouvelle beaucoup plus intéressante tout de même nous vient de Clash Magazine, il s'agit de la future collaboration entre Burial, le mystérieux projet dubstep du label Hyperdub dont nous encensions l'album Untrue, de l'an passé. C'est le site de référence Resident Advisor qui reprend les propos de Daddy G déclarant : " je ne sais pas si je dois en parler... Bon, vous vous souvenez de ce disque que nous avons fait avec Mad Professor (No Protection en 1995, NDA) et bien cela reprendra à peu près le même principe. Burial va remixer une bonne partie de nos nouveaux titres et d'autres nombreux morceaux que nous avons faits. "
Connaissant le son à la fois très sombre et très riche de Burial, c'est en effet une très bonne nouvelle pour les fans de la dark side de Massive Attack. Surtout que Daddy G. ajoute : "Nous avons déjà écouté beaucoup de choses qu'il a faites avec nos morceaux, et c'est simplement hallucinant ! La façon dont il empile les couches de sons, dont il pose ses rythmes et tout ses trucs. Le dubstep est vraiment une chose étonnante. Il y a beaucoup de gens vraiment bons dans cette scène - Kode9 est très talentueux aussi. Ces garçons sont tout simplement incroyables et nous voulons faire partie de cela. "
Même si le projet n'a pas encore de date fixe ni de calendrier établi, autant dire que nous sommes sur les dents ! A suivre (avec impatience) donc ! Babybird reviendra bien en 2010Stephen Jones nous avait annoncé la nouvelle lors de l'interview qu'il nous avait accordée à l'occasion de la sortie de l'album Death Of The Neighbourhood : il y aura bien un album de Babybird en 2010, en février même. L'album devrait s'intituler Ex-Maniac et comportera une douzaine de titres dont 3 sont déjà diffusés en écoute streaming sur le site tout nouvellement créé pour l'événement. Le premier single de ce nouvel album devrait se trouver parmi ces 3 compositions de très bonne facture : "Handsome Bastard", "Roadside Girl" et le magnifique "Unloveable" (difficile à imaginer en tête de gondole d'un album à succès tout de même). L'album sort sur le label américain Unison et bénéficiera de l'appui promotionnel non négligeable d'un clip réalisé par Johnny Depp en personne. Comme nous l'avait confié Stephen Jones l'année dernière, le chanteur compositeur a fait équipe sur ce disque enregistré à Los Angeles avec l'un des amis personnels de l'acteur et membre de son ancien groupe de rock, d'où la connexion inattendue pour un type condamné à la clandestinité et à un relatif anonymat depuis des années.
Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seul, Babybird a annoncé quelques concerts en Angleterre en novembre de cette année et ajouté en bonus toujours sur le site un film de 7 minutes et quelques pour rappeler à ceux qui ne le connaîtraient pas l'univers dans lequel il évolue avec brio depuis ses débuts. Aucune autre information n'a filtré encore mais il ne serait pas impossible que l'on aperçoive de nouveau l'oisillon du côté de Paris où il n'a pas joué depuis plus de 10 ans si ma mémoire est bonne (1998). Pour la bonne bouche, extrait de sa précédente rentrée en 2006 et du single Old Skin, tout en délicatesse, tiré du très bon Between My Ears There's Nothing But Music, dont on avait dit, comme à chaque fois, le plus grand bien.
Stephen Jones Babybird - Old Skin Live The Big Pink voit la vie en noir... doréLe premier album des Londoniens de The Big Pink était l'un des plus attendus de la planète indie en cette rentrée 2009. Sorti le 14 septembre, il n'a pas déçu la planète rock qui s'était montée la tête à coups de buzz shoegaze, de nappes bruitistes et de rumeurs de ressemblances avec les premiers travaux de My Bloody Valentine.
L'album, pour un premier essai s'entend, est une surprise énorme : illustration sublime, production impeccable, album concept qui tourne autour de... l'amour (A Brief History Of Love) et une atmosphère romantique qui transpire sur chaque note de guitare. Le duo à la manoeuvre ici, Robbie Furze et Milo Cordell, a enregistré pour 4AD à New York où il a pu bénéficier de la production de Rich Costey, l'affreux jojo roublard qui a piloté pas mal de trucs qui marchent ces derniers temps comme le 3ème album d'Interpol, Glasvegas, Mew et surtout Muse. Costey qui est connu avant tout pour son efficacité (il a taquiné tous les gens du gothique My Chemical Romance/Bloc Partouze, à la crooneuse Fiona Apple), réalise pour The Big Pink une cathédrale sonore un peu froide mais qui donne une dimension majestueuse aux chansons du groupe. Le tout est si bien emballé que l'album passerait facilement (bien ou mal ?) pour un seul titre élégiaque, porté à bout de guitares.
Qu'il s'agisse de cette version incandescente sur scène de "Velvet" ou du moins intéressant single "Dominos", la dynamique Big Pink s'appuie sur des guitares et des voix emmêlées. La ressemblance avec le MBV des premières années est patente. Parfois c'est Massive Attack qui rencontre les Cocteau Twins qui rencontrent Bloc Party option math-rock, Pivot qui rencontrent les Smashing Pumpkins en forme. La musique de Big Pink ne sonne pas radicalement neuve mais dans sa manière de se poser là donne le sentiment de figurer une forme de modernité. A côté de titres fébriles ou qui font tâche dans cet environnement séduisant (le merdique "Tonight"), le groupe propose (avec "Velvet", "Count Backward from Ten", "At War with the Sun", "Crystal Visions",...) quelques uns des morceaux les plus excitants de ces derniers années. Histoire de calmer les enthousiasmes sur ce groupe à découvrir, le groupe sera en ouverture des affreux jojos de Muse sur sa tournée britannique, après avoir fait sur une date en octobre l'ouvreuse pour les Pixies à Londres. The Big Pink - Velvet (Live in Bruxelles) Warp 20 ans : trop jeune pour une overdose ?![]() ![]()
Non content de sortir l'énorme coffret collector que l'on sait (le Warp 20 Box Set dont nous parlons ici) à l'occasion de ses 20 ans, Warp continue son offensive en proposant tout ou partie de ce même coffret à la vente au détail.
Voir aussi Editors papillonne du côté de chez Depeche ModeOn aime bien Editors et sûrement aussi leur nouvel album In This Light and On This Evening qui sort le 12 octobre. On aime bien leur nouveau single "Papillon" et aussi son clip.
On aimera sûrement ce troisième disque qui néanmoins s'annonce comme le grand album qui fera définitivement basculer le groupe dans le mainstream (Tom Smith et son équipe ont promis des morceaux fédérateurs, plus électriques, plus brutaux). Mais tout de même, et avec cette vibe si singulière ajoutée par le producteur Flood (l'homme derrière Violator et quelques succès majeurs des années 80, chez Nick Cave, Cabaret Voltaire, etc), on ne peut pas s'empêcher de se poser la question : Editors ne serait-il pas en train de devenir le Depeche Mode du XXIème siècle ? Tom Smith ne se prendrait-il pas pour Dave Gahan ? Le son du futur ne ressemble-t-il pas comme deux gouttes d'eau à un son indus cold wave années 80 ?
Darling, now just don't put down your guns yet,
Editors - Papillon
Depeche Mode - Enjoy The Silence (live 1990)
Dizzee Rascal : avant - aprèsMais qu'est-il donc arrivé à Dizzee Rascal ? C'est la question que l'on peut se poser à l'écoute du dernier disque du rappeur anglais, Tongue N' Cheek, qui atteint des sommets de racolage.
Pour illustrer cette dérive de Dizzee, qui n'a cessé d'édulcorer son style au fil de ses quatre albums studio, pas besoin de longs discours. Une comparaison entre deux singles du MC londien, le tube grime "Fix Up, Look Sharp" (2003) et son dernier méfait en date, "Holiday", suffit amplement.
Alors, certes, Dizzee reste sur une série de trois singles numéro 1 en Angleterre ("Dance Wiv Me", "Bonkers" et donc "Holiday"), mais à quel prix ? Retraite anticipée pour Lily AllenAprès avoir pris position contre le piratage dans la musique, été critiquée pour avoir mis à disposition des titres en téléchargement illégal, la chanteuse Lily Allen a fermé ce matin son blog et aurait mis la clé sous la porte, ne garantissant pas la sortie d'un 3ème album. A 24 ans, Allen metterait-elle fin à sa success story ?
Ses fans se sont sentis visés et trahis, la chanteuse a tenté de se justifier sur cette histoire de piratage illégal en déclarant qu'à l'époque elle ne maîtrisait pas tous les rouages de l'industrie musicale (!!!)... bref Allen s'est embourbée jusqu'au cou et a décidé de fermer son blog aujourd'hui et plus radical encore, d'arrêter sa carrière. Sur son compte twitter, deux messages de Lily Allen attestent de sa position actuelle : "Je suis fière du fait d'avoir été impliquée dans ce débat, mais je passe le relai à d'autres artistes" et "j'ai fermé le blog, il y avait trop d'abus.". Des commentaires ? Des menaces ? Impossible de vérifier, le blog affiche aujourd'hui une page noire.
Une crise qu'elle subit de plein fouet et qui, aux dernières nouvelles, l'a amené à mettre un terme à sa carrière. La chanteuse devrait vraisemblablement assurer les dates de sa tournée, mais ne comptez pas sur un 3ème album de la londonienne... Fuck you !!!
Voir aussi Noah and The Whale nous offre le printemps et une session acoustiqueThe First Days Of Spring , le deuxième album des mélancoliques Noah and The Whale est sorti. Une escapade printanière sur cd que Charlie Fink, le chanteur, nous offre également en acoustique à l'arrivée de l'automne.
A quelques pas de la salle, Fink s'arrête, guitare à la main, pour interprêter deux titres en acoustique : "Blue Skies" et un instru... une parenthèse acoustique avant un concert aux accents plus électriques.
The XX : soft rock en live acoustique et en interview![]()
... et en prime, deux titres acoustiques spécialement enregistrés par la rédaction de Fluctuat.net, rien que pour vous ainsi qu'une interview avec Romy et Oliver de The XX En vidéo : Metronomy live à la CigaleHier soir à Paris, Joseph Mount présentait la nouvelle mouture de Metronomy : nouveaux membres, nouveaux titres et nouvelle direction, un peu plus rock. Dans une Cigale en chaleur, le quatuor offre un concert énergique et jouissif, entre rock et pop à danser. Deux vidéos live ("My Heart Rate Rapid" et "On The Motorway") pour preuve.
Le groupe anglais, Metronomy, est passé cette année du trio au quatuor, il reste à présent Joseph Mount, le cerveau et Oscar Cash, assistés d'Anna Prior à la batterie et de Gbenga Adelekan à la basse. Un changement de line-up qui intervient des mois après la sortie de son premier opus, Nights Out, et en pleine tournée. Pas un mal, au contraire, pour le groupe qui s'embarque en live dans une nouvelle voie, plus chaude, plus rock. Moins nappée de claviers, un poil moins frénétique, que lors de leur concert époustoufflant au Trabendo, la prestation d'hier a livré un nouvel éclairage aux compos et quelques titres issus du maxi Not Made For Love. On attend la suite et pour le moment, retrouvez deux morceaux live du concert d'hier filmé par Fluctuat (remerciements à Because et à la Cigale).
PIL rempile (sic) : John Lydon reforme son groupe culteCela faisait quelques mois qu'on n'avait pas eu vent d'une vraie reformation exaltante au point qu'on pouvait croire, avec l'explosion d' Oasis, que le mouvement des particules allait bientôt s'inverser. Après le temps des reformations, celui des déformations.
Et puis, hop, la bonne surprise est venue par où on ne l'attendait pas. Le vieux (53 ans) John Lydon, plus habitué ces derniers temps des shows télé et des événements tiroir-caisse (la reformation des Sex Pistols, rejouée plusieurs fois pour maximiser le profit), prend la parole et déclare qu'il est temps de revenir aux sources (du futur) et de relancer PIL, aka Public Image Limited sur les routes. Formé en 1978, après la fin des Pistols, le groupe fit au moins autant avancer l'histoire du rock que son prédécesseur tonitruant. Mêlant rock expérimental, dub et punk, la musique de PIL passa relativement inaperçue malgré quelques hits single comme "Flowers of Romance" ou l'inévitable "This Is Not A Love Song" mais permit à Lydon, associé au bassiste culte Jah Wobble, de révéler pleinement... son potentiel. Le groupe dont le line-up a beaucoup varié entre 1978 et 1992-93, date supposée de sa séparation, laisse derrière lui quelques pépites depuis son premier album First Issue aux accents krautrock et post-gothique jusqu'au provocateur That What Is Not et ses titres bravaches comme "God" ou "Think Tank". Les puristes préfèrent néanmoins le Metal Box où la basse reggae de Jah Wobble fait des merveilles ou encore l'expérimental Flowers of Romance et ses saillies de musique concrète.
La reformation devrait s'incarner dans une mini-tournée en Angleterre d'ici la fin de l'année. Les tickets seront mis en vente cette semaine. On ne sait en revanche pas qui accompagnera Lydon, seul élément invariable de la carrière du groupe, dans sa virée déjantée. Jah Wobble qui avait quitté le groupe en 1980 et s'était fâché sérieusement avec Lydon (qui l'accusait d'avoir utilisé des chutes de Metal Box pour son premier album solo) ne devrait malheureusement pas en être, c'est une quasi certitude.
PIL - Public Image Voir aussi - Ces groupes qui ne doivent pas se reformer |
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