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Tous les billets en provenance du Royaume Uni (la pays de la menthe), sur Playlist.

Speech Debelle Featuring Micachu

Posté par 2goldfish le 02.07.09 à 10:22 | tags : uk, videos musicales, hip hop
On n'aura jamais entendu l'hyperactive Micachu aussi calme et posée que sur le refrain qui entrecoupe les raps de Speech Debelle, jeune londonienne qui emporte le crédit et laisse le featuring à Mica sur ce "Better Days" mélancolique.

Le premier album de Speech Debelle s'appelle simplement Speech Therapy et on l'aura compris, elle fait dans le rap confession.Comme Diam's quand elle fait des duos avec Vitaa, oui, sauf qu'elle est signée chez Big Dada et Ninja Tune et que Mica n'est pas Vitaa.

 

 
 
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- la chronique de Jewellery de Micachu



Automator sublime le 3ème album de Kasabian

Posté par Myosotis le 29.06.09 à 10:43 | tags : rock, pop, youtube, uk

Il faut avouer qu'on n'avait pas vraiment pris au sérieux les Kasabian sur leurs deux précédents albums. Le groupe de Leicester alignait pourtant quelques sérieuses références et ressemblances, en proposant une sorte de musique compost composite venue en droite ligne de la mouvance Primal Scream, Stone Roses, soit un mélange d'electro, de rock et de chants sous influence.

 

 

Empire, sorti en 2006, nous avait clairement laissé sur notre faim rappelant plus les errances de... Kula Shaker (on est très méchants là) que la deuxième tentative d'un groupe majeur. Avec The West Ryder Pauper Lunatic Asylum, Kasabian, emmené par son chanteur en chef Tom Meighan, a fait la meilleure pioche de l'année en collaborant avec le (souvent) impeccable Dan The Automator. Le sorcier du premier Gorillaz a habillé les titres punk rock du groupe en majesté et transformé le plomb en or. A l'image de ces deux extraits, "Fire" et surtout le très léché "Vlad The Impaler", Kasabian grimpe en Major League et accède à un niveau jamais atteint jusqu'à présent. Ce qui aurait pu passer sans le travail extraordinaire de mise en sons pour un revival britpop option Madchester, devient une sorte de classique instantané des musiques britanniques. On pense parfois aux misérables Prodigy, à Oasis, à Primal Scream un peu partout mais aussi à PIL et aux Clash pour l'esprit punk.

 

 

 

Là où Empire embrassait clairement la cause politique, Asylum est plus subtil et plus habile à filer la métaphore. L'album occupe le dance-floor mais fait également son effet dans une chambre et en solitaire. Avec ses tubes, ses titres pop, ses quelques titres insupportables (Take Aim, Thick As Thieves surtout en horreur Beatles like) et ses morceaux de bravoure, Asylum est l'une des excellentes surprises de cette première moitié d'année et l'album le plus/moins cohérent musicalement de ces derniers mois. A l'image de Mercury Rev, groupe moyen qui avait réussi avec Deserter's Songs, un album meilleur qu'eux, Kasabian met la main ici sur son Graal.

 

 

 


Kasabian - Vlad The Impaler

 


Kasabian - Fire
 
 

 

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Le gang des DJ qui escroquaient les charts

Posté par 2goldfish le 25.06.09 à 14:31 | tags : uk, rigolo, news
Le Daily Mail nous apprend que la police britannique a arrêté neuf personnes qui ont acheté de la musique sur Amazon et iTunes avec des cartes bancaires volées. Serait-ce les premiers criminels au monde à plus respecter la propriété intellectuelle que la propriété matérielle ? Oui, tant qu'il s'agit de la leur, puisque c'était leurs propres morceaux qu'ils téléchargeaient, récupérant ainsi au passage des royalties sur chaque vente.
 

Ils ont uploadé via Tunecore les morceaux d'un complice DJ londonien (pour seulement 18£ par an) puis avec 1500 cartes bancaires volées ont acheté pour 460 000£ de musique, récoltant 200 000 £ en royalties. A 0.79£ la chanson sur iTunes, ça fait près de 600 000 ventes. Les criminels avaient donc le double bénéfice de blanchir l'argent via les plateformes de téléchargement et de faire de leur complice DJ une star des charts anglais. Le Daily Mail ne révèle malheureusement pas de qui il s'agit. On pourra jouer aux devinettes tant qu'on veut, le nombre d'artiste au succès inexplicable est bien trop grand. Toujours est-il que si Helmut Fritz continue à vendre de la musique, les forces de polices devraient peut-être se pencher sur son cas.

 

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La saga des Libertines (la suite) : Case Reformation ou case Prison ?

Posté par Myosotis le 15.06.09 à 14:49 | tags : uk, news, rock, reformation

Libertines Reunion - Can't stand me now
 

J'ai reçu quelques mails qui disaient à peu près ça : "Alors c***, tu en parles quand de la reformation des Libertines sur ton blog de m**. Toujours le premier à signaler quand Pete déconne grave et puis là, y'a plus personne !" Maudit mois de mai, avec tous ces jours fériés, il y a pas eu moyen d'en placer une sur la débandade à la Barbade d' Amy Winehouse (le titre était déjà tout trouvé), sur le retour de The Only Ones pour leurs premiers concerts en France depuis.... toujours , que Pete Doherty et Carl Barat, hé oui, en profitaient pour se reformer en loucedé à la Rythm Factory et à l'occasion d'une soirée hommage à Johnny Rythm ou Sedassy, ancien musicien et promoteur de concerts avec lequel ils avaient travaillé par le passé.

 

Les trois amis (avec Gary Powell, of course, lequel jouait avec Doherty et ses Babyshambles) ont saisi l'occasion pour interpréter dans une ambiance chaude bouillante quelques uns de leurs anciens titres : "What A Waster !", Up The Bracket et bien sûr cet à peu près audible "Can't Stand Me Now". Les jours qui ont suivi ce 16 mai historique, Barat a confirmé qu'il jouerait à l'avenir et dans l'avenir sûrement à nouveau avec son ancien comparse mais qu'il n'était pas encore prêt pour une reformation en bonne et due forme, ayant programmé de jouer seul en 2009 et 2010. Barat n'a néanmoins pas exclu que les Libs s'alignent le temps de quelques concerts isolés ou dans des festivals pour jouer ensemble, s'apprivoiser à nouveau et donner du plaisir aux kids. Chose promise chose due : quelques jours plus tard, les 2 gars s'alignaient en tête d'affiche (séparés mais personne n'est dupe) pour le Camden Rocks de Londres, le 6 juin. Il y a de l'idylle dans l'air. Il y a de l'Urgo dans l'air.

 

Alors qu'on s'acheminait tranquillement vers un été incroyable et solaire, voilà que Pete se fait serrer une fois en Suisse dans un avion et une autre au volant alors qu'il transporte sur lui (comme d'habitude) un peu de matériel prohibé. Jugement le 11 août mais que fait ENCORE la police britannique ? Peter (ne l'appelez plus Pete, désolé) semble avoir clairement remouillé la seringue. Du coup, les festivaliers tremblent à Beauregard (qui en avait fait sa tête d'affiche) et ailleurs. Viendra, viendra pas. Heureusement pour l'économie festivalière, personne n'avait eu l'idée de génie de convier en même temps Joey Starr et Doherty. Il aurait toujours été temps de changer les affiches. "You tried to pull the wool, I wasn't feeling too clever / And you take all that they're lending / Until you needed mending..." Yeah !

 

 

Voir aussi
- Les Only Ones remontent le temps au Trabendo
- Micachu and The Shapes : La pop dans un shaker




Micachu and The Shapes : La pop dans un shaker

Posté par Maxence le 12.06.09 à 12:12 | tags : électro, pop, rock, uk

 

 

 

Mica Levi, alias Micachu, c'est un peu "Bécassine au GRM" (sauf qu'elle est anglaise, mais passons). Une gamine décoiffée de 21 qui pond des tubes pour aspirateur ("Lips") et se fout complètement de savoir si sa pop lo-fi et punky plaira au plus grand nombre du moment qu'elle lui plait à elle. Ceci étant, le succès ne l'épargne pas, à notre plus grande surprise, ce qui tend à prouver que tout n'est pas complètement foutu dans ce bas monde.

 

Héritière certainement malgré elle, d'une partie de la pop indé des 80's, celle des fameuses C86 (The Moldy Peaches, Pastels, TV Personnalities, etc.), Micachu est aussi une fille de son temps. Elle aime le hip hop, a grandi avec Nirvana (comme toutes les ados de sa génération, celle d'avant Justiiiiice), compose des symphonies post-modernes pour le Philharmonique de Londres à ses heures perdues (rien que ça) et fréquente de grands producteurs, en l'occurrence Matthew Herbert, le sampleur fou ultra-engagé et novateur (en son temps) de Around The House (1998) qui concoctait déjà sa dance music décomplexée à l'aide de batteurs à oeufs, d'un shaker, et d'un set de table complet (couteau, fourchette, cuillère), inventant en quelque sorte la house concrète !

 

Nul étonnement de voir ces deux-là s'entendre comme larrons en foire, Herbert produisant pour le coup, Jewellery, étonnant premier album de l'Anglaise Micachu et de ses amis The Shapes. Un album dont nous vantons les mérites sur Fluctuat, et comme si cela ne suffisait pas, nous proposons ici la dernière vidéo en date.

 

Plus encore que "Lips", le clip de "Golden Phone" est symbolique de la musique du trio. Saccadé, limite hystérique et pourtant mélodique, Micachu & The Shapes c'est tout le sucre de la pop alliée à l'acidité du punk. Exemple en musique et en images :


Micachu - Golden Phone

 

 

(Via PTV)

 

Voir aussi
- les clips de Micachu
- Notre chronique de Jewellery




Les Only Ones remontent le temps au Trabendo

Posté par Myosotis le 09.06.09 à 16:18 | tags : uk, rock, live, pop

A peine contrariés par une pluie torrentielle et le rock juvénile des Lipstick Traces, power trio punk rock mod bien en place techniquement et dont la capitale regorge désormais (pour notre plus grand désespoir), les dieux du rock avaient dépêché, pour la première fois en terre parisienne, leurs plus étranges émissaires : The Only Ones.

 

The Only Ones - Flaming Torch - Live Canal + 2009

 

Depuis notre précédente rencontre au Shepherd's Bush de Londres , il y a 2 ans, le groupe de Peter Perrett a parfait sa santé musicale et s'est redonné surtout un semblant d'avenir. Commencée par des concerts espacés de plusieurs semaines pour cause d'ennuis respiratoires de leur leader, la reformation du quatuor venu des années 1978-1979 s'offre une belle tournée européenne, loin des programmes de stakhanoviste de certains mais tout à fait consistante pour un groupe mort et enterré il y a trente ans.

 

Le groupe parle d'un nouvel album en 2009 et tout semble pour le mieux dans le pire des mondes. D'où qu'on le prenne, le concert parisien du 8 juin aura donné le sentiment aux anciens, en nombre, et aux plus jeunes, de serrer la louche à l'Histoire du rock elle-même sur la scène du Trabendo : soit un mélange de classe impressionnante, de morgue et de spectres hideux du triptyque sexe, drogues et rock n'roll. Le physique ravagé de Perrett, chemise blanche sur l'os, fait son effet sur ceux qui ne l'avaient pas vu depuis des lustres et contraste avec sa voix incroyable. Peter Perrett a gardé cet aspect de mort-vivant d'il y a deux ans : il est affreusement maigre, un peu voûté, semble avoir des crampes aux doigts lorsqu'il lâche sa guitare et sourit d'un de ces sourires qui font peur et avec lesquels on n'a pas envie d'échanger nos souvenirs. Sa voix est plus forte que lors de son retour. Ses nasales sont puissantes, agressives et, s'il tient encore difficilement la note, Perrett est suffisamment en forme (il tient sur pied, il fait quelques pas, il dira même quelques mots) pour faire de ce retour une sorte d'apparition de science-fiction, un miracle et une bénédiction. Sur "You Gave Birth", un vieux titre un brin moins sombre que d'autres, Perrett est enveloppé dans un éclairage avantageux qui lui redonne un semblant de beauté.

 

Les Only Ones enchaînent magnifiquement vieux titres ("In Betweens", "As My Wife Says", "Big Sleep"), des standards de leur répertoire ("The Beast", "Flaming Torch", "Lovers of Today", "Why Dont You Kill Yourself ?") et quelques nouveaux morceaux. Ces nouvelles chansons ("Black Operations", "Magic Tablets", "Is This How Much You Care ?") sont solides et plutôt bien accueillies. Le groupe joue serré, soutenu par le jeu de guitare souverain de John Perry qui gratifiera le public de son fameux effet slide sur la meilleure chanson du set en rappel : "Me And My Shadow".
Mike Kellie martèle sa batterie à l'ancienne, moins rapide que certains mais d'une précision métronomique. Des quatre, il semble le plus joyeux, le plus fier d'être revenu. La joie se lit sur son visage ou lorsqu'en plein milieu d'un de ces solos dont le groupe a désormais le monopole (personne n'oserait plus faire ça aujourd'hui, mais eux le faisaient déjà en pleine vague punk), il adresse un clin d'œil humide à Perry sur le côté droit de la scène. A la basse, Alan Mair est gigantesque avec ses airs de C.Jérôme à ne pas y toucher. Sa basse tient "Trouble In The World", l'un des grands morceaux du groupe à bout de cordes. Perrett enchante sur "The Big Sleep" et fait évidemment fureur sur l'unique hit du groupe : le légendaire "Another Girl, Another Planet". On n'ose pas se demander ce que peuvent inspirer au chanteur les paroles d'une chanson en forme de déclaration d'amour à ce qui lui a pris 30 ans de sa vie. Perry et Mair soutiennent les refrains par des chœurs incongrus (Perry chante affreusement faux au début avant de se régler) et confèrent à l'ensemble une texture un peu moins dramatique que les chansons d'origine.

 

Les Only Ones sont un témoignage musical perdu : ils jouent comme des punks au ralenti de la fin des années 70, ont incorporé depuis des lustres des caractères post-punk, ont l'intensité de Stones qui se seraient reposés 25 ans dans un caisson étanche. Perry tente d'entraîner son chanteur dans un"we take requests tonight" qui les mène à jouer le très beau "The Whole of the Law". Perrett qui fatigue ne rentre pas dans ce jeu-là. Il réclame lui-même "Miles from Nowhere" qu'il délivre à la perfection et qui clôt leurs sets depuis quelques mois. Retour vers le futur et magie noire.

 

Il ne fallait pas rater les Only Ones. Leurs albums viennent d'être réédités. Tout est là. Pendant ce temps là, l'un de leurs plus grands fans, Pete Doherty se faisait serrer puis relâcher pour s'être fait un shoot d'héroïne dans un avion suisse. Il n'y a pas de justice. Vraiment pas.

 

Voir aussi
- Notre interview avec The Only Ones
- Retour sur leur reformation à Londres
- Notre Histoire du Rock




Portrait de Mark E. Smith en oeuvre d'art

Posté par Maxence le 13.05.09 à 15:00 | tags : rigolo, punk, rock, uk

 

Il fallait oser, ils l'ont fait ! Un groupe international d'artistes, constitué d'une bonne partie de ceux qui ont contribué à établir l'esthétique du groupe en réalisant ses pochettes, a organisé une seconde exposition entièrement inspirée par l'increvable leader Mark E. Smith et de son groupe culte The Fall.

 

Cette manifestion qui fait suite, à une première expérience du même genre, est organisée par Praxis-Hagen, un curateur berlinois, et bénéfice de l'aide et du soutien de Simon Armitage, Jeffrey Lewis et de l'ex-Swell Maps, Jowe Head.

 

Paintwork#2, puisque tel est son nom, ouvrira ses portes pour un vernissage, le 14 mai prochain et aura lieu du 15 au 29 mai à Londres à la Galerie SW1. Elle présentera, entre autre, les oeuvres de Pascal le Gras, responsable de plus d'une trentaine de pochettes de The Fall et d'autant de groupes de Manchester. Seront également présenter, les oeuvres de Claus Castenskiold, Anthony Frost et Knud Odde.

 

Quelques exemples, ci-dessous :

 


Voir aussi
- la belle et longue discographie de The Fall
- Jarvis Cocker devient prof d'aérobique pour bambins
- Esser : les Anglais ont du talent
- Bombay Bicycle Club en tête du peloton




Glastonbury annulé à cause de la grippe porcine

Posté par Carter le 06.05.09 à 17:10 | tags : news, live, uk

Ce n'est qu'une rumeur mais le prestigieux festival de Glastonbury pourrait être annulé à cause des risques d'épidémie dus à la grippe A.

137 500 billets sont déjà vendus pour cet événement et les organisateurs se demandent s'il sera possible de maintenir le festival, qui devrait avoir lieu du 24 au 28 juin 2009. Selon leurs dires, si le gouvernement anglais décrétait que les réunions en public devaient être limitées, ils annuleraient Glastonbury immédiatement. Ils réfléchissent aussi à des plans de secours pour empêcher les risques de propagation de la grippe du cochon pendant le festival.

Pour rappel, Glastonbury est LE festival référence d'Angleterre et doit accueillir entre autres Bruce Springsteen, Blur, White Lies, Lily Allen, Neil Young, tandis que d'autres artistes devraient être annoncés dans les jours à venir (La présence de Lady Gaga vient d'être confirmée). Il va de soi qu'une telle annonce est de fort mauvais augure pour les autres festivals de cet été, et que si jamais l'épidémie se répandait plus rapidement qu'on ne le croit on pourrait s'attendre à un flot d'annulation.

Sur ces mauvaises nouvelles, je vous laisse avec le clip de The Streets (merci Eric !) qui détaille à merveille le scénario catastrophe qui nous attend à cause de notre amour du saucisson. Attention à éloigner les petits enfants de l'écran, quand même, ça pourrait leur faire peur.

 

The Streets - He's Behind You, He's Got Swine Flu

Lire aussi :
- Défense de rire de la grippe porcine
- Glastonbury affiche complet sans révéler ses groupes
- La grippe porcine n'était qu'un jeu



Esser : les Anglais ont du talent

Posté par LovelyRita le 01.05.09 à 10:03 | tags : pop, uk, youtube
 

On en remet une petite couche sur Esser, notre petit protégé. Avec un look travaillé, qui appelle au bon goût du Moz et des Clash, ce Londonien, un ex-Ladyfuzz sort son album solo en mai 2009. Bonne bouille de petit voyou, Ben Esser, pourrait se faire une belle place sur la scène des musiques urbaines anglaises aux côtés de Lily Allen, Just Jack ou The Streets.

 

Foutraque et joviale, la musique de l'Anglais a déjà prouvé son addiction potentielle avec le tubesque "Headlock" en 2008, puis "Satisfied" et le dernier single en date "Work It Out". Et il sera présent à Rock en Seine fin août.

 


Esser - Satisfied (version acoustique)

 

 


Esser - Work It Out

 

Aux dernière nouvelles, Braveface sort lundi prochain en Angleterre (il est en écoute sur le site du NME), et à la mi-mai en France, mais la chronique arrive sur Fluctuat dès la semaine prochaine.

 

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- Bombay Bicycle Club en tête du peloton
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Bombay Bicycle Club en tête du peloton

Posté par LovelyRita le 29.04.09 à 16:51 | tags : uk, rock, news

 

Dans la course folle des groupes qui vont faire parler d'eux en 2009, bienvenue à BBC, Bombay Bicycle Club. Les jeunes Londoniens s'apprêtent à sortir, I Had The Blues But I Shook Them Loose, leur premier album, cet été. Outre-Manche ça s'excite déjà depuis un certain temps autour du groupe dont les membres approchent tout juste de la majorité. La dernière fois que l'Angleterre s'était prise en affection pour un groupe de jeunes c'était en 2005/2006 avec les Arctic Monkeys (qui avaient plus ou moins la majorité).

 

A voir l'enthousiasme (on est d'accord, souvent démesuré) de la presse anglaise pour certaines formations et actuellement pour les BBC, on ne peut qu'avoir envie de dire le contraire. Seulement depuis leur programmation au Club NME Paris en juin 2008, on suit le groupe à tâtons de single en single, de vidéo en vidéo et aussi prudes que nous puissions être à l'égard de certaines nouvelles têtes, l'opération séduction est en passe d'aboutir.

 

Répéré en Angleterre, après un set au V-Festival en 2006, Bombay Bicycle Club s'est fait désirer (pour cause, il n'avait que 15 ans à l'époque) en sortant plusieurs eps (The Boy I Used To Be et Evening/Morning). Fin 2008, les choses ont pris une tournure plus concrète (les membres du groupes sont déchargés de leurs obligations scolaires) grâce au titre Evening/Morning, avec son intro ascendente qui ouvre la voie à un condensé de Sonic Youth et d'indie pop (réminiscence Foals). Une compo bien ficellée, qui ne laisse pas entrevoir la jeunesse de ses auteurs, qui approchent à présent de la majorité ou presque.

 

Dernier titre en date, "Always Like This" explore la face la plus pop des quatre Londoniens du nord avec boucles de voix célestes et groove en guitare. Leur album est à présent attendu pour début juillet 2009 chez Island.

 

Bombay Bicycle Club - Always Like This



Le nouveau The Horrors : Couleur primaire = noir !

Posté par Maxence le 29.04.09 à 09:47 | tags : rock, psychédélique, uk, pop, youtube

 

Le combo britannique The Horrors serait-il l'ultime aboutissement des tentatives d'hybridations musicales qui semblent obséder notre époque ? C'est la question que l'on se posera à l'écoute de Primary Colors, le deuxième opus de ce quintet de freaks goths-rock-garage-punk (rayez la mention inutile et ajoutez celle de votre choix) originaire de Londres, à paraître le 5 mai prochain.


Tout d'abord il y a le titre de ce second opus : Primary Colors, qui rappelle le "Primary" de The Cure dont ils partagent l'accoutrement et la coupe de cheveux. A l'extrême opposé de la jeunesse fluo qui papillonne, The Horrors cultive d'ailleurs un look qui en rappelle d'autres. On citera au hasard, l'inquiétante noirceur de The Sonics, The Screaming Lord Such (dont ils reprennent le "Jack The Ripper" sur Strange House, leur premier disque paru en 2007, dont le titre rappelait déjà un autre groupe mythique, Siouxsie And The Banshees), mais aussi Bauhaus, Spacemen 3, The Velvet Underground ou The Jesus and Mary Chain. Un fameux gloubiboulga, auquel il faudra ajouter les références musicales (plus que des "influences", The Horrors étant un groupe de fans, ils ne s'en cachent pas). Celles-ci empruntent tour à tour au shoegazing, au garage rock des 60's, au psychédélisme torturé, à la new wave, au batcave, voire à la musique électronique des pionniers Raymond Scott, White Noise ou Wendy Carlos.


Ainsi, à l'écoute de l'album à venir, l'auditeur ne doit pas s'étonner d'assister à d'improbables croisements. Sur "Mirrors Image" par exemple Spiritualized croise Joy Division. Sur "Three Decades", c'est My Bloody Valentine qui bataille avec les Buzzcocks. Sur "Who Can Say", Jesus and Mary Chain et Interpol s'essaient à jammer ensemble tandis que sur le réussi "New Ice Age", c'est au tour de Sonic Youth et Public Image Ltd. Pour finir, sur "Sea Within a Sea", Neu! et Can rencontrent New Order et The Cure... Chaque morceau est facilement étiquetable, chaque référence, parfaitement reconnaissable.

 

Pas désagréable, mais cela suffit-il à faire un bon groupe ? Pour répondre à cette question, une seule solution, se faire sa propre opinion. La vidéo de "Sea Within a Sea" (en soit un choix de single pas évident puisque le morceau fait presque 8 minutes, ce qui est tout à leur honneur) vous y aidera peut-être.

 

The Horrors - Sea Within a Sea

 

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Découvrez The Big Pink et The XX en live

Posté par LovelyRita le 24.04.09 à 12:23 | tags : concours, agenda, rock, uk


"Shoegaze I love you" clame, ces derniers temps, une génération de jeunes artistes qui remettent au premier plan le genre qui a eu son heure de gloire dans les années 90. Parmi eux, The Big Pink et The XX, en concert à Paris le 29/04.

 

La sanctification des My Bloody Valentine ou autres Ride n'a pas empêché, ceux trop jeunes pour avoir connu de plein fouet la période 1990-95, de copier, perpétuer ou dépoussiérer le genre. Simplement cité en référence comme chez les Stuck In The Sound pour leur album Shoegazing Kids, évoqué chez School of Seven Bells ou encore plus présent du côté des Pains Of Being Pure At Heart, le shoegaze renaît de ses belles cendres.

 

The Big Pink, signé récemment sur 4AD, fait partie de ses formations qui convoque le mouvement, sans non plus en faire son ingrédient spécial. MBV et The Jesus and Mary Chain plânent sur les compositions du duo londonien, mais pas que. Robbie Furze et Milo Cordell, en plein noise industriel à leurs débuts, ont à présent adoucit leur propos avec The Big Pink, décrit ici et là comme un Velvet Underground version électronique. Chants éthérés, beats électro et guitare noise pour le duo qui n'a pour le moment sorti que deux singles (le très réussi "Velvet" et "Too Young To Love" qui rappelle Maps, pour ceux qui s'en souviennent). A découvrir en live mercredi prochain au Point Ephémère en compagnie de The XX.

 

Flu a quelques places à vous faire gagner pour cette soirée Beggars Mon Amour, c'est dans la rubrique concours.

 

 

The Big Pink - Velvet

 

 

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Cet été à Hyde Park

Posté par LovelyRita le 22.04.09 à 17:29 | tags : reformation, pop, uk, agenda

 

Début juillet, Londres accueillera à Hyde Park une série de concerts étalés sur 4 jours : concerts de reformation de Blur et Wireless Festival au programme dans la capitale.

 

L'événement qui marquera la saison estivale des grands concerts et festivals dans la capitale anglaise est évidemment le grand retour de Blur en pause depuis leur Think Tank sorti en 2003. Après quelques années d'absence, le groupe avait annoncé l'année dernière une possible reformation, à prendre avec des pincettes dans un premier temps et finalement confirmée par les deux dates (2 et 3 juillet) qu'il assurera à Londres et une petite tournée qui passera par Manchester et Lyon. Et cerise sur le gâteau, les premières parties ont récemment été révélées. Le 2 c'est Foals, Crystal Castles, Friendly Fires et Hypnotic Brass Ensemble qui ouvriront et Vampire Weekend, Amadou & Mariam, Florence And The Machine et Deerhoof pour le 3. Outre l'intérêt de base (la reformation événement de Blur), on pourra retrouver Foals en plein work in progress sur de nouveaux morceaux et en tournée pour les présenter.

 

Après ces deux concerts, c'est le festival Wireless qui s'installera dans le parc les 4 et 5 juillet. Kanye West, Dizzee Rascal, Q-Tip, Filfthy Dukes, N.A.S.A., The Streets, Kid Cudi. Avec une prog à grosses têtes d'affiche, mêlant rock, pop, hip hop le festival devrait attirer les foules. La programmation est pour le moment incomplète et pour la suivre, allez sur le site du Wireless Festival.

 

 

 

 

 

 

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Little Boots, premier essai au Bataclan

Posté par LovelyRita le 21.04.09 à 17:02 | tags : uk, pop, youtube, live, news

Que vaut Little Boots, la jeune allumeuse du web ? La jeune Anglaise dont on parle beaucoup depuis des semaines est à Paris pour une série de concerts et d'interviews. Après avoir suivi d'assez près ses pérégrinations sur le net, dernière ligne droite pour l'artiste qui va sortir son album en juin.

 

Il y a six mois quand on l'a découverte au détour d'une vidéo, elle était brune, tenori-on à la main au fin fond de sa chambre. Depuis, la jolie blonde alimente son blog et son compte Twitter fréquemment et continue de prêcher la bonne parole à coups d'interviews et concerts donnés à travers le monde. A Paris, pour deux concerts en première partie des Ting Tings et un passage chez Régine, Victoria Hesketh a interprêté hier soir "Stuck On Repeat", le tube qui l'a lancé. Sortis de leur chambre, le titre, tout comme l'artiste, n'ont plus rien à voir avec la compo originale de geekette romantique... Sur son 31, Little Boots renforcée par un backing band a hypisé son morceau. L'avant/après, voir les vidéos ci-dessous.

 

La chanteuse donne encore un concert ce soir au Bataclan et demain chez Régine. Son premier album Hands est attendu pour début juin.

 

Little Boots - Stuck On Repeat (Tenori-On version)

 

 

Little Boots - Stuck On Repeat (Live au Bataclan, 20.04.2009)

 

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Bat For Lashes se fait du mouron pour le Karate Kid

Posté par Carter le 21.04.09 à 14:41 | tags : youtube, pop, uk
Dans son dernier clip, "Daniel", la jeune Natascha Khan aka Bat For Lashes subit les assauts dansants de ses idées noires avant de partir en voiture retrouver son aimé. Cette histoire romantique est ici agrémentée d'une esthétique "hippie glam des 80's" plutôt ridicule (les costumes des tourmenteurs sont nanardesques).


Si ça n'était que ça, on oublierait le clip et on conserverait juste le morceau, qui est pour sa part vraiment réussi. Mais un élément fort surprenant modifie totalement l'idée qu'on se fait de ce premier extrait de Two Suns. Accrochez-vous : son aimé, l'être qui est sa lumière lorsqu'elle subit son désespoir, l'arc en ciel de ses pleurs, bref, Daniel, n'est autre que le Karaté Kid !


Oui oui, LE Karate Kid officiel, celui du film avec le maître chinois et la position de la grue-qui-tue-tout. La preuve ? Le nom du jeune karateka dans le film est Daniel LaRusso. Daniel ! Et l'on retrouve également sa frimousse à bandana peinte dans le dos de Natascha sur la jaquette du single. Il n'y a donc pas de doutes, le Daniel de la chanson est bien le Karate Kid. Voilà qui a de quoi déboussoler ceux qui s'appropriaient les textes de la chanson.


Est-ce juste une référence hasardeuse aux années 80 ? Succombe-t-elle vraiment au charmant minois de l'adolescent ninja ? Veut-elle promouvoir les mérites des arts martiaux auprès des jeunes ? Est-ce une façon d'avouer qu'elle est fan de Larusso ? Personnellement je pencherais plutôt sur un gros n'importe quoi dû à une séance psychotropique corsée. La jeune Anglaise montrait déjà en 2007 dans "Prescilla" des propensions au trip farfelu. En attendant d'en savoir plus sur cette affaire hautement intriguante, on peut essayer de déchiffrer ses messages cachés dans la vidéo que vous attendiez tous depuis le début de ce billet, à savoir "Daniel" de Bat For Lashes.

 

 



Bat For Lashes - Daniel

 

 

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Just Jack fait sa rentrée dans l'Histoire

Posté par Myosotis le 13.04.09 à 13:02 | tags : uk, hip hop, youtube

Just Jack - Embers
 
Ce n'est pas le titre de l'année mais le nouveau single de Just Jack, annonciateur de son prochain album All Night Cinema (qui sortira en mai), est suffisamment divertissant pour qu'on en parle. Just Jack alias Jack Allsopp marque le renouveau de la scène urbaine britannique après le semi-effondrement de The Streets, l'année dernière. Rappeur de 35 ans, Allsopp n'a éclaté en 2007 qu'à la faveur de son single "Starz in Their Eyes", lequel a atteint le n°2 des charts britanniques.
 
 
Son clip roublard qui présente son personnage filant l'histoire de l'homme depuis la préhistoire jusqu'à nos jours devrait faire son effet associé à son phrasé mi-chav, mi-loulou. La réussite graphique est, en tous les cas, indéniable et le résultat presque plus sympathique à regarder qu'à écouter. Pour le moment, Embers n'émarge qu'à la 17ème place des tops de la semaine mais il pourrait bien grimper un peu à force d'être diffusé par la BBC et d'autres grosses stations. En France, c'est l'un de ses descendants directs, OrelSan qui fait l'actualité pour les mauvaises raisons qu'on sait. Des deux côtés de la Manche néanmoins, ce sont les mêmes braises (Embers en anglais) qui chauffent et sur lesquelles quelques gogos soufflent pour se faire peur.
 
 



Le retour des Dukes Of Stratosphear

Posté par 2goldfish le 11.04.09 à 10:09 | tags : uk, videos musicales, youtube, psychedelique, pop
En 1985, le meilleur des poissons d'avril au monde aura certainement été The Dukes Of Stratosphear, un faux groupe psyché des sixties dont on aurait retrouvé l'EP perdu "25 O'Clock".
 
 
Quiconque avait déjà entendu Andy Partridge chanter a du se rendre compte immédiatement que ceux qui jouaient ces pastiches des Beatles, Pink Floyd, Beach Boys, Small Faces, etc... ne pouvaient être autres que XTC, un peu comme quiconque avait déjà entendu Blur reconnait immédiatement le chanteur de Gorillaz.
 
 
Peu importe, le disque a mieux marché que tout ce qu'enregistrait XTC à l'époque et a appellé une suite, le tout aussi excellent album Psonic Psunspot (et peut-être même, dans une ceetaine mesure, le virage psyché-light d'un des chefs d'oeuvre de XTC, l'album Skylarking). Les deux disques ont par la suite été compilés sous le titre "chips from the chocolate fireball" avant que cette année on leur redonne leur indépendance à l'occasion de deux éditions deluxe pleines à craquer de bonus tracks.
 
 



Les Beatles (vivants) se reforment pour promouvoir la méditation...

Posté par Myosotis le 07.04.09 à 09:36 | tags : uk, youtube, pop, rock

Cela n'arrive (en moyenne) que tous les 7 ans : les Beatles (vivants - c'est-à-dire sans... John Lennon et George Harrison, excusés pour cause de mort) se sont reformés l'espace d'un demi-soir lors d'une manifestation "caritative" à New York organisée par le réalisateur David Lynch.

 

Il faut dire que la cause défendue par le cinéaste en vaut la peine (sic) : il s'agit de récolter de l'argent en faveur de l'enseignement dans les écoles américaines (et du monde) de la méditation transcendantale. Lynch est un fervent défenseur de cette sous-école de la pensée magique ou du "positive thinking" qui aurait la vertu de transcender le mal pour faire le bien, de résoudre les problèmes du monde et de faire accéder l'homme à un niveau de sagesse (transcendantale donc) supérieur à un état normal de conscience. Hum..... Paul McCartney faisait la tête d'affiche à cette petite soirée entre amis du show-bizz allumé et Ringo Starr (par principe) plus ou moins l'ouverture - compte tenu de son état de célébrité et de son talent légendaire. Bon prince, Mc Cartney a invité son ancien batteur (quand il ne lui piquait pas ses baguettes) à partager avec lui quelques morceaux dont "With A Little Help From My Friends" et "Cosmically Conscious" (titre 100% Mc Cartney). En l'invitant sur scène, Mc Cartney joueur a annoncé la venue de Billy Shears, pseudo de Ringo utilisé sur l'albumSergent Pepper's. On s'amuse comme on peut. Rendez-vous dans quelques années pour la revanche.... Question : quel sera celui des 2 derniers Beatles qui pourra donner un concert hommage en faveur de l'autre ?
 
 

Ringo Starr & Paul Mc Cartney - Charity Show in NY
 



Mongrel est dans la place : politique et hip hop

Posté par Myosotis le 06.04.09 à 15:23 | tags : youtube, hip hop, uk

Mongrel ressemble à un super-groupe sans en être un tout à fait. Formé en 2008 par le bassiste des Arctic Monkeys Andy Nicholson, le bassiste des Babyshambles Drew Mc Connell, John Mc Clure et Joe Moskow des Reverend and the Makers, la superstructure est finalement meilleure que la somme de ses parties, oeuvrant, il faut l'avouer, dans un tout autre registre que les groupes à guitares.

 

Si Mongrel (bâtard/mélangé en anglais, référence au melting pot musical et ethnique qui compose le groupe) est la révélation hip hop (musiques urbaines, sic) de ce début d'année, ce n'est pas tant parce que, pour la première fois, l'album d'un nouveau groupe a été distribué gratuitement par un journal (de gauche) : The Independant, que parce que le groupe renoue de bien belle manière avec l'engagement politique et fait exactement ce qu'il faut pour plaire à tout le monde. Engagement. Bons sentiments. Anti militarisme. Solidarités raciales...

 

Organisée autour de musiciens et de rappeurs invités, la musique de Mongrel est une critique en règle du gouvernement, du racisme ethnique et social qui, selon ses têtes pensantes, ravage l'Angleterre. Avec son rappeur d'origine irakienne, Low Key, le groupe bénéficie d'un porte-voix terriblement original et légitime pour parler de terrorisme et de la multiplication des contrôles au faciès. L'album est un mélange sonore aussi audacieux que son affreuse pochette. On y entend de la soul, du rap, des riffs assez puissants, de la guimauve ainsi que beaucoup de prêchi-prêcha en faveur ou en défaveur de tas de trucs cool ou uncool : la guerre, la paix, les noirs, le rock, l'aide sociale, l'Irak, le terrorisme... Les voix sont tantôt époustouflantes, tantôt horripilantes, sans que cela retire au disque sa fraîcheur, son énergie et sa formidable envie de faire le show, comme on dit à la Nouvelle Star. Un peu fatigant par son engagement justement, le groupe parvient grâce à Mc Clure notamment (et à son bel organe) à livrer quelques titres imparables comme le flippant "Julian", à la limite du psychédélisme et du grand n'importe quoi qui marche. A l'échelle du disque, Better Than Heavy/ Better Than Dub ferait passer n'importe quel album de Gorillaz comme un modèle de cohérence sonore.
 
 
A l'image de ce qu'il sert sur scène, Mongrel est une belle machine de guerre un brin hype mais qu'il ne faut ni surestimer, ni sous-estimer. Une bonne surprise comme on en a eu un certain nombre déjà en 2009.
 
 
Edit : Pour rappel le groupe devait être en concert en France dans les jours à venir, mais les dates de Marseille, Lille, Strasbourg et Paris ont été annulées.
 




Metronomy, séance cardio au Trabendo

Posté par LovelyRita le 03.04.09 à 12:52 | tags : youtube, uk, pop, live

On est forcé de dire que l'on s'y attendait, mais que notre coeur a quand même pris un sacré coup hier au concert de Metronomy à base de vas-y que je te fasse une première partie disco tempo avant de t'emmener à l'abbatoir.

 

Metronomy live concertOriginellement programmé à la Maroquinerie, le concert de Metronomy a tenu ses promesses et plus, auprès du public du Trabendo qui depuis la sortie de leur "premier" album n'avait pas vu le groupe depuis novembre 2008 (?). Plusieurs mois d'attente pendant lesquels Nights Out est passé d'album sympathique mais inégal à un disque obsessionnel et incidieux. Un sacré coup bas tout comme leur prestation d'hier, qui on s'en doutait, allait nous faire monter le sang à la tête... on ne savait juste pas à quel moment. Joseph Mount, leader du groupe, entame le concert en restant dans le ton de la soirée donné par la première partie Jupiter (auteur d'un remix de "Heartbreaker") : pop, disco, tapissé de nappes de claviers. Le début du concert est plus que bien, le public suit le chemin indiqué par les trois Anglais, conscient qu'il est que le concert passera vite de 3 à 5 étoiles. On évolue entre décor de film mis en musique par John Carpenter, boîte de nuit heureuse et salle de sport.

 

Si la qualité du concert d'hier doit beaucoup à la prestation du groupe, l'enthousiasme de la salle fût également un atout de la soirée, l'un se nourrissant de l'énergie de l'autre et inversement. A ce petit jeu, on se demande même si nous n'avons pas plus payé de notre personne que le groupe lui-même, actif, lumineux, un brin luisant, certes mais pas aussi humides et frénétiques que nous. Derrière leurs instruments, on imagine bien le groupe et en particulier Joseph Mount (méconnu en 2007 et considéré comme l'un des génies de la production en 2008) se délecter, comme tout prof d'aérobic qui se respecte, de voir son assemblée enchaîner des séries de mouvements incohérents et les épidermes de chacun luire. Les bouches s'ouvrent à souhait sur les refrains de "Heartbreaker" ou sur "Radio Ladio", sans que chacun ne sache vraiment ce qu'il chante. Ayant réservé les morceaux les plus dopés pour la fin du set : le désaxé "The End of You Too", "Radio Ladio", "A Thing For Me", le magnifique "Heartbreaker", Metronomy aura accélèré dangereusement le rythme cardiaque d'une assistance dont le coeur aura pris hier quelques années au compteur. Le groupe poursuit sa route ce soir à Poitiers, avant de revenir à Paris en septembre à la Cigale.

 

Metronomy - My Heart Rate Rapid (live)

 

Lire aussi
- Les Femmes s'en Mêlent 2009 : la prog à frange
- La Flèche d'Or et la Miroiterie : que cachent les fermetures de ces salles ?




Spandau Ballet revient : tout mais pas ça !

Posté par Myosotis le 02.04.09 à 09:21 | tags : uk, reformation, rock, pop, news, soul, youtube
On n'osait pas y croire tout à fait mais certains s'y étaient résignés depuis que la vague des reformations avait pris forme, enveloppant chaque groupe de rock déposé par l'histoire dans son grand rouleau mercantile : il fallait bien que cela arrive un jour. Spandau Ballet se reforme. Tous aux abris.
 
 
La musique de Spandau Ballet ne peut être décrite par un autre mot que celui de "mixture", mixture de pop, de jazz (entendre de saxo dégoulinant), de soul, de funk, et de synth pop emblématique de ce qui a pu se faire de pire dans les années 80. Le groupe, anglais comme il se doit, a annoncé hier très officiellement sa reformation lors d'une cérémonie (discrète) sur le HMS Belfast, un navire de guerre parqué sur les bords de la Tamise à Londres. Spandau Ballet va se promener en 2009 lors d'une tournée d'échauffement qui sera l'occasion pour les plus jeunes de découvrir leurs plus grands succès : les horribles "Pleasure", "I'll Fly With You" et autres joyeusetés, par exemple, issues de leur meilleur (pire) album, True, sorti en 1983. Avec le Spandau Ballet, on n'imagine que vont revenir à la mode les tenues incroyables de cette époque, le groupe ayant, avec Duran Duran, aidé à façonner les pires associations costumières du vingtième siècle. Esthétique New Romantics, puis look costumé façon années 1940, le Spandau Ballet brilla sur la scène internationale pendant deux ou trois ans (1982-1984, quelque chose comme ça) avant de s'éteindre brutalement après un disque piteux en 1989 (Heart Like A Sky, l'un des 20 plus mauvais disques de tous les temps) qui précipita leur séparation.
 
 
En 2009, leur leader historique Gary Kemp, qui fait l'acteur depuis, sera bien de la partie ainsi que tous les membres originaux dont son compère en chef Steve Norman, responsable (et coupable) des arrangements légendaires du groupe. Rendez-vous sur le site du groupe pour connaître les endroits et les jours où il ne faudra pas se trouver cette année.
 

Spandau Ballet - I'll Fly for You
 



Les Super Furry Animals en majesté

Posté par Myosotis le 26.03.09 à 15:00 | tags : rock, pop, uk, youtube
Il n'y aura personne (ou presque - on y revient tout de même en chronique) pour chanter la louange du nouvel album des Super Furry Animals. Le groupe de Gruff Rhys est globalement mésestimé depuis des années, chéri dans son pays de Galles natal, dans les faubourgs de Cardiff, un peu sur les Iles Britanniques où il remplit les salles mais pas franchement gâté ailleurs où on considère son travail comme trop foutraque, atypique et bizarroïde pour mériter les qualificatifs élogieux qu'on réserve à des nouveautés (Animal Collective ?) qui peut-être n'en méritent pas tant.
  
Il faut dire que les Gallois se sont amusés à chanter en gallois, ont souvent torpillé leurs meilleures tentatives (Guerilla, l'énorme Rings Around The World) en les entourant de chansons fragiles, peu lisibles ou carrément foireuses. Le groupe est aussi l'un des seuls à ne pas réserver un traitement privilégié aux voix pendant le mixage des albums ce qui place celles-ci rigoureusement à égalité avec les autres instruments à l'écoute : une particularité à laquelle on peut avoir un peu de mal à s'habituer. Dark Days/Light Years, leur 9ème album studio, qui a été dévoilé le 16 mars sur le net lors d'un concert gratuit et événementiel on line (qu'on retrouve déjà à droite à gauche) est une petite pépite comme seuls les SFA savent en concevoir. L'album sortira officiellement le 13 avril mais est déjà accessible en téléchargement payant depuis quelques jours. Mélodique comme un Beach Boys sous acide, psychédélique, monté sur des dynamiques rythmiques survoltées, incroyablement inventif à l'image de l'épique "Inaugural Trams" accompagné en allemand par Nick Mc Carthy des Franz Ferdinand, mais aussi riche en ballades sublimes ("Mt" en extrait, le magnifique "Cardiff in the Sun" ou "The Very Best of Neil Diamond"), le nouvel album invite à se replonger dans la discographie du groupe et à se demander si on n'a pas raté quelque chose en passant si vite sur certaines de leurs compositions.
 
Les SFA sont graphiquement irréprochables, musicalement imprévisibles, radicalement inclassables. Pour ne rien arranger, ce sont aussi des bêtes de scène mais qui malheureusement ne viennent pas souvent en France. Que demander de plus ? Pas grand chose. Attendre le 13 avril et économiser.
 

Super Furry Animals - Mt
 
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PJ Harvey et John Parish nous trompent

Posté par 2goldfish le 23.03.09 à 11:25 | tags : rock, uk, news, videos musicales

PJ Harvey et John Parish nous mentent presque avec "Black Hearted Love", le premier extrait d'A Woman A Man Walked By, leur nouvel album collaboratif. On aurait pu croire à un album de retour au rock nineties, à la place on a un album expérimental. Pas vraiment surprenant non plus et un peu daté tout de même, certes, mais l'album n'est pas aussi conservateur que ce single. "Black Hearted Love", en fait, est un vieux morceau sur lequel PJ Harvey est retombée un peu par hasard et qu'elle a retravaillé avec John Parish pour cet album. Ca s'entend.

Ce n'est pas qu'il soit mauvais bien sûr, mais on n'attend pas de ces deux là qu'ils se répètent. "Black Hearted Love", c'est comme la structure gonflable qu'on voit dans son clip, un artefact du passé qu'on est content de retrouver le temps de quelques minutes de nostalgie mais certainement pas un endroit où on peut en tant qu'adulte respectable s'attarder plus que de raison.

 

PJ Harvey & John Parish - Black Hearted Love

 


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Dead Weather : Jack White monte sa dream team

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Doherty streame son Grace/Wastelands gratuitement

Posté par Myosotis le 17.03.09 à 12:18 | tags : youtube, rock, pop, news, live, uk

Ce n'est pas parce qu'on en a dit un peu de mal qu'il ne faut pas saluer l'initiative du plus indépendant des rockeurs anglais : Pete Doherty, ou plutôt Peter Doherty, a autorisé sa maison de disques à diffuser gratuitement et en intégralité l'ensemble de son album Grace/Wastelands sur sa page myspace.

 

Toutes les chansons y sont et c'est une bonne occasion de voir si, comme nous, vous préférez le premier album des Libertines à cette collection de chansons gentillettes (et charmantes) élaborées avec Graham Coxon et Stephen Street.

En petit bonus, petite séquence tirée de son concert au Bataclan (Paris) du 10 mars : l'un des meilleurs titres de l'album "Broken Love Song". De l'avis général, les concerts parisiens ont été très bien cette fois, même si les fans ont regretté l'imposante place prise dans la setlist par le nouvel album (c'était un peu normal, non ?). Doherty en forme, Doherty qui chante et joue bien de la guitare, se jette dans le public mais n'assure mystérieusement pas de rappel sur l'une des dates... Un brin de déception chez certains, ce qu'il faut d'adoration chez la plupart des kids. Tout est bien dans le meilleur des mondes pourris.

 

Peter Doherty - Broken Love Song - Paris Bataclan 2009
 
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- Il faut sauver le soldat Morrissey...
- La Roux va-t-elle tourner en 2009 ?
- la chronqique de Grace/Wastelands



La Roux va-t-elle tourner en 2009 ?

Posté par LovelyRita le 13.03.09 à 14:49 | tags : news, pop, uk
Elly Jackson, aka La Roux, auteur du tube

La Roux, cette jeune britannique sur laquelle on s'est enthousiasmé l'année dernière devrait sortir son album en juin 2009. L'occasion de confirmer ce que l'on peut déjà penser de sa synth-pop ou au contraire de voir ce qu'elle pourrra nous offrir de plus en 2009.

 

Découvert sur la compil Kitsuné Maison, son titre "Quicksand" avait de quoi emballer les oreilles déjà converties en 2008 à la crossover pop de Santogold ou de Ladyhawke... le tube de l'une succèdant à ceux des deux autres. Avec une production synth-pop qui la place au centre de la hype, des médias qui prennent le pari après seulement un titre d'en faire l'une des artistes à suivre en 2009 (le Guardian, la BBC, Fluctuat), la carrière de la chanteuse en passe de décoller prendra une tournure plus concrète en juin, date à laquelle elle sortira son premier album chez Polydor.

Devra-t-on se contenter de voir en La Roux une belle faiseuse de tubes rétro, une Lady GaGa plus subtile ou sera-t-on ravie de voir que derrière "Quicksand" se cache autre chose que la sensation certes agréable d'un cocktail dans notre gosier. Après un premier passage en France en février, Elly Jackson de son vrai nom, sera en concert en avril (avec WhoMadeWho, The Juan MacLean) au Point Ephémère.

 






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