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Rejoignez le Record Club de Beck

Posté par 2goldfish le 30.06.09 à 09:45 | tags : usa, pop, videos musicales, rock, cover

Pour sa dernière transformation en date, Beck abandonne le songwriter ennuyeux qu'il était devenu pour réapparaitre en "cover man", parce qu'après tout, le monde et l'internet avaient sans doute besoin de plus de reprises.

 

En particulier de reprises du Velvet Underground. Sur le site de Beck on découvre en effet que ce dernier a lancé un "record club" : il compte rassembler, régulièrement, des amis et réenregistrer en une journée de travail intensif l'intégralité d'un album qu'il révélera ensuite chanson par chanson à un rythme hebdomadaire sur son site. Et non, son projet de reprendre l'intégralité d'Evol de Sonic Youth ne fait même pas partie du record club.

 

Le premier album à subir ce traitement est The Velvet Underground & Nico, un choix franchement décevant tant on a déjà trop entendu de bonnes et mauvaises reprises d'un des albums les plus connus et les plus faciles à jouer de l'histoire du rock. Toujours est-il que c'est Beck, qu'il reprend "Sunday Morning" avec une bande de potes qui inclue Joey Waronker (célèbre batteur de studio), Nigel Godrich (plus célèbre producteur de Radiohead) et Giovanni Ribisi (moins célèbre acteur, dont on se demande ce qu'il fait là). C'est merveilleux, la Californie, tout le monde est copain.

 

Et la suite ? The Soft Bulletin des Flaming Lips, un album de Wilco ? En tout cas, retrouvez chaque semaine sur Fluctuat, la reprise de Beck.

 

 

Beck - Sunday Morning (reprise The Velvet Underground)

 

 

 

Beck - Waiting For My Man (reprise The Velvet Underground)

 

 

 

Voir aussi
- Sonic Youth : Wipe That Sound (and wipe the world) !
- Sky Saxon est mort aussi




Michael Jackson, James Brown et Prince : la dream team qui n'exista pas

Posté par Myosotis le 29.06.09 à 17:16 | tags : funk, soul, pop, youtube, usa
Quelque part en 1983, lors d'une célébration à l'américaine (un show en l'honneur de James Brown à Atlanta?), quelques centaines de veinards ont pu voir ce qui n'arriveraient plus jamais par la suite : la réunion de la Dream Team des musiques noires américaines de la seconde moitié du vingtième siècle, Michael Jackson, James Brown et Prince.
 
 
Si on a glosé beaucoup ces derniers jours sur la vie de reclus menée par le Roi de la Pop, il ne faut pas oublier que Michael Jackson, avant d'être un artiste solo extraordinaire, était aussi un homme de compagnonnage : obligé avec sa grande famille au sein des Jackson Five, puis choisi avec Quincy Jones en producteur compositeur majeur, en duo avec son idole Diana Ross, Paul Mc Cartney, puis, plus tard, Will I.Am pour un album perdu et jamais achevé qui, parions-le, surgira sous une forme ou une autre d'ici 1 an ou deux. Jackson cherchait les collaborations et aimait le contact musical. Certains diront que ses alliances de circonstance relevaient d'un plan marketing bien huilé et madonnesque.
 
 
Cette brêve séquence historique dit à peu près tout le contraire. James Brown était pour lui un modèle musical, un monument auquel il payait régulièrement tribut. Avec Prince, les relations auront été assez étranges. Une rivalité fut montée (de toutes pièces?) et trouva son apogée au milieu des années 80. Ceux (même blancs) qui n'ont pas connu la période où les deux se tiraient la bourre en Europe à coups de chefs d'oeuvre : Thriller vs Purple Rain, ne peuvent pas comprendre ce qui se passait alors. Jackson, déjà, était accusé d'avoir trahi ses frères : il essayait de devenir blanc. Prince portait encore une coupe afro (affreuse) en mode mulet et épousait la musique rock. Les deux hommes s'évitent à l'image de cette vidéo et Prince refuse l'invitation de MJ qui lui proposait un duo sur Thriller. Faut-il y chercher là une raison de cet évitement manifeste sur scène ? Prince, un peu shooté, empoigne sa guitare. MJ chante comme un dieu et se met à danser, chacun s'installant d'emblée dans sa spécialité, la danse vs la musique. Etrangement, et bien qu'on préfère nettement le nain de Minneapolis à Bambi, il est à peu près clair aujourd'hui que l'importance du second dans la mort et la légende dépassera (sociologiquement et sûrement musicalement) celle du premier. Dans leur duel à distance, Jackson a tout gagné sauf le droit de sortir à l'air libre et de jouer encore de la musique. Il y a quelques mois les sites de fans de Prince avaient bruissé d'une rumeur folle : puisque les deux stars habitaient désormais la même ville (Los Angeles), une rencontre et un single commun pouvaient-ils de nouveau s'envisager ? Personne n'avait démenti mais l'événement paraissait assez peu crédible. Les deux hommes ont suivi jusqu'à la fin des voies opposées. En 2009, Prince n'avait plus besoin de MJ, de maisons de disque, ni de personne pour exister. Michael Jackson avait abusé du marketing et du marchandising au point d'être un artiste sous assistance commerciale artificielle. Prince revenait avec de bons disques distribués gratuitement, MJ refilait des coffrets brochés et n'enregistrait plus rien qui vaille. Prince aimait les femmes. MJ était l'ami de Liz Taylor. Un jour pourtant, ils s'étaient croisés.
 
 

MJ, James Brown and Prince on stage

 

Voir aussi
- d'ailleurs vous êtes plutôt Michael Jackson ou Prince ?
- diapo, meilleurs clips, portrait, vidéos... c'est l'hommage de la rédac de Flu à Michael Jackson







Sonic Youth : Wipe That Sound (and wipe the world) !

Posté par Maxence le 29.06.09 à 14:50 | tags : youtube, punk, rock, usa
THE WIPERS

 

Dans un récent entretien accordé à nos excellents confrères de Noise, Thurston Moore de Sonic Youth, se déclarait fortement influencé, ou du moins, "très attaché", à l'oeuvre magnétique de The Wipers qu'il avait redécouvert sur le tard (il y a deux ou trois ans). The Wipers, infortuné groupe pré-grunge de Portland en Oregon, fondé par Greg Sage à la fin des années 70 (77 et oui, ça ne s'invente pas !), un guitariste et chanteur à la voix mélancolique même dans la rage la plus froide. A trois, nos nettoyeurs (le sens premier de "to wipe") se rendirent responsables d'une poignée de disques séminaux (allons-y) parmi lesquels les incontournables (et introuvables sauf, à certains endroits, mais on ne vous a rien dit), Youth of America et Land of the Lost. A la fois métallique et extrêmement mélodique, la musique des Wipers était pour le moins unique, et elle le reste, près de 30 ans après son invention et, malheureusement, 10 ans après sa complète extinction.



Nous ne sommes donc pas étonné le moins du monde à l'écoute de ce premier titre de The Eternal, dernier album des New Yorkais, un "Sacred Trickster" nettoyé c'est le cas de le dire, jusqu'à l'os et qui sonne comme une outtake inconnue des disparus de Portland. Un morceau à la "hargne harmonieuse" pourrait-on dire, qui bénéficie qui, plus est, d'une étrange vidéo signée Tom Surgal. Ceux qui fustigeaient l'imagerie "branchouille" du "We Own The Sky" de M83, seront certainement étonné de voir ces trois gamines révolutionnaires préparer le grand nettoyage du monde tel que nous le connaissons, habillé en jean slim et coiffé à frange, au milieu des posters de Lydia Lunch et des symboles de la jeunesse "révolté" des 70's.



Connaissant le groupe, leur humour et leur musique, souvent en décalage avec les attentes des fans (voir les rumeurs entretenues par quelques puristes concernant un possible retour au bruitisme expérimental de leur début avant la parution de The Eternal), le clip de "Sacred Trickster" est certainement à prendre (avec des pincettes) au Xième degré, comme un traité ironique sur l'utilité (ou son inverse) supposée de la révolte rock'n'roll en cette ère de consommation culturelle outrancière. Ou alors, a contrario, il faut prendre le message situationniste de cette vidéo très au sérieux !!



Tremblez H&M, les Sonic Youth arrivent !

 

 
 
Et en souvenir, un morceau de The Wipers, "Youth of America", tiré de l'album éponyme, 10 minutes de folies électrique, le "Mother Sky" punk rock (Enjoy !)
 
 
 
 
 
Voir aussi
- la chronique de The Eternal
- la chronique de Bitte Orca des Dirty Projectors




Sky Saxon est mort aussi

Posté par 2goldfish le 26.06.09 à 23:04 | tags : usa, cimetiere, news, rock

On n'en entendra forcément moins parler que de l'autre mort des dernières 24 heures (non, pas celle de Farah Fawcett) mais Sky Saxon, ancien leaders des Seeds, est mort lui aussi.

 

Il avait fondé les Seeds en 1965, l'un des meilleurs groupes de garage proto punk de Los Angeles à l'époque. Très vite cependant, le groupe s'est aventuré vers des terrains psychédéliques qui sentaient fort le cerveau brûlé. Après la séparation du groupe en 1969, Sky Saxon a continué sa carrière entre disques solos, groupes à la vie courte et tentatives de s'établir comme gourou à Hawaï.

 

Aux dernières nouvelles, Sky Saxon avait "reformé" les Seeds avec de tout nouveaux musiciens, tournait à travers le monde pour jouer des classiques garages rock et prêcher sa théorie selon laquelle les cheveux longs sont des antennes vers le cosmos.

 

The Seeds - Can't Seem To Make You Mine



En images : visitez Neverland, le ranch délirant de Michael Jackson

Posté par Easywriter le 26.06.09 à 15:38 | tags : usa, pop, cimetière

 Petite visite guidée en images du ranch que Michael Jackson a acquis en 1988 pour 17,5 millions de dollars. Onirique et mégalomaniaque, le domaine Neverland - dont le nom est inspiré du monde de Peter Pan - résume assez bien la personnalité de notre sympathique Bambi.

Voir le diaporama de Neverland, le ranch de Michael Jackson


 

Portrait de Michael Jackson

Diaporama Michael Jackson et ses amis

Dossier "Michael Jackson, roi déchu de la pop"

Chroniques de ses albums : Bad, Thriller, 25eme Anniversaire et Off The Wall


 




Michael Jackson est mort

Posté par Easywriter le 26.06.09 à 00:42 | tags : cimetière, usa, pop, news

Michael Jackson est mort. C'est le site du LA Times qui a été l'un des premiers médias a avoir annoncé la nouvelle. Flu vous propose de revenir sur l'existence hors du commun du génie de la pop.

 

 

MICHAEL JACKSON


"Nous avons appris que Michael Jackson avait été emmené en ambulance dans un hôpital à Los Angeles", explique le site amériain TMZ. Toujours d'après le site, le "King of Pop" a succombé à un arrêt cardiaque à l'hopital. Joe Jackson, son père, avait déclaré que l'état physique de son fils était critique, sans parler de mort certaine. Rumeurs, infos à prendre avec des pincettes... Les services d'urgence n'ont en fait pas été en mesure de réanimer le chanteur vraisemblablement mort peu de temps avant son arrivée à l'hopital, à 0h30 passé. C'est dans sa demeure, dans le quartier d'Hollywood, que le chanteur a été victime de cette attaque qui survient alors qu'il s'apprêtait à donner une série de concerts à Londres, concerts qui devaient marquer son grand retour sur la scène musicale.

 

 

Hommage Michael Jackson sur Flu

Portrait de Michael Jackson

Diaporama Michael Jackson et ses amis

Dossier "Michael Jackson, roi déchu de la pop"

Chroniques de ses albums : Bad, Thriller, 25eme Anniversaire et Off The Wall

Michael Jackson was an actor

 

 

Vous pouvez aussi réagir sur le forum dédié à la mort de Michael Jackson




Das Racists : Pizza Hut & Taco Bell, le tube gras de l'été

Posté par 2goldfish le 25.06.09 à 09:26 | tags : tubes de l'été, rigolo, youtube, videos musicales, usa

Il existe apparement des endroits sur terre qui sentent deux fois plus le fromage chaud et la graisse que n'importe quel fast food. Ces endroits, ce sont les "combinations" Yum, du nom du géant qui possède à la fois Pizza Hut, Taco Bell et KFC. Des fast foods à double enseigne pour des artères bouchées deux fois plus vite. C'est le duo de rappeurs comiques Das Racists qui nous l'a appris avec son morceau "I'm at the combination Pizza Hut And Taco Bell".

 

das racists


Ce titre c'est à peu près tout le texte de leur rap qui atteint des profondeurs intellectuelles oubliées depuis (au moins) "Who Let The Dogs Out". Pourtant (ou plutôt évidemment, diront les cyniques) ce petit morceau indépendant qui n'a même pas encore de clip gagne sans cesse en ubiquité depuis quelques mois aux USA et pourrait devenir le hit de l'été le plus entêtant depuis le "Chihuahua" de DJ Bobo. C'est stupide et suffisamment accrocheur pour que l'inexistence en France de ces "combinations" en France, ou celle des Taco Bell, ne soit même pas un obstacle au succès du titre chez nous.

Le pire, sans doute, c'est qu'on trouve même ça plutôt sympa au début. A moins que ce ne soit que le morceau incite les journalistes en mal de profondeur à y voir une critique du consumérisme. Quoi qu'il en soit, cet été, ce truc va être gros.

 


 

Quoiqu'on pense de la supposée intelligence du truc, le remix de Wallpaper rend la chanson bien meilleure :

 

 

 

Voir aussi
- Girls, la rentrée sera-t-elle shoegaze ?
- West Coast Theory : les dessous du hip-hop californien
- 50 ans de tubes de l'été




Girls, la rentrée sera-t-elle shoegaze ?

Posté par LovelyRita le 23.06.09 à 17:13 | tags : usa, pop, news

Ca sera sûrement l'un des groupes à suivre à l'automne 2009, soit parce que vous l'adorerez, soit parce que vous le détesterez et surtout parce que le shoegaze est revenu de ses cendres depuis quelques années. Girls, duo de San Francisco, vient de sortir le clip de son titre "Hellhole Ratrace" et sortira son album, Album, en septembre 2009.

 

Girls, duo de San Francisco, auteur du single


Sur "Hellhole Ratrace", Christopher Owens et Chet Jr White tentent sur presque 7 min (oui, c'est long) d'accompagner le revival shoegaze relancé par la reformation de son groupe la plus médiatisé, My Bloody Valentine. Depuis leur comeback live en 2008, bon nombre de nouvelles formations reprennent, comme elles le peuvent, le flambeau du mouvement que l'on dit éteint depuis le milieu des années 90. On en parlait il y a peu : The Pains of Being Pure At Heart, Stuck In The Sound qui a baptisé son 2nd album sous forme de clin d'oeil au genre, les Anglais de The Big Pink (dont le premier album devrait sortir cet automne) ou encore School Of Seven Bells.

 

Girls arrive donc à point nommé, entre le début de l'été et la hype autour du shoegaze, avec ce titre qui suce jusqu'à la moelle, la mélancolique du genre. C'est à partir du leitmotiv "and i dont want to cry my whole life through" qu'Aaron Brown (qui a déjà réalisé la vidéo de "Morning Light") illustre le single du duo par une virée nocturne de jeunes bohèmes. C'est en slowmotion, chiadé... ça a un peu trop vocation à être la bande-originale d'une génération perdue. Derrière des paroles gavées de miel ("I'm all alone with my deep thoughts", "I've got a sad song in my sweet heart"), "Hellhole Ratrace" shoegaze ou pas, est à prendre comme la petite ballade qui va nous emmener tout doucement vers la rentrée. Album sortira le 22 septembre chez True Panther Sounds/Matador et s'en suivra une tournée européenne du duo.

 

Girls - Hellhole Ratrace

 

 

Girls - Morning Light

 

 

 

Voir aussi
- The Pains Of Being Pure At Heart : Connaissez-vous votre twee ?
- Découvrez The Big Pink et The XX en live
- La chronique de Shoegazing Kids
- Notre Histoire du Shoegaze
- My Bloody Valentine sur le retour




West Coast Theory : les dessous du hip-hop californien

Posté par Edouard le 17.06.09 à 17:08 | tags : hip hop, usa, vidéos musicales
Documentaire réalisé par les Français Maxime Giffard et Felix Tissier, West Coast Theory nous offre une plongée rare au cœur d'une des scènes majeures du rap américain : Los Angeles et ses environs. Terre du gangsta rap popularisé par NWA, Too $hort ou Snoop Dogg, mais aussi d'une scène hip-hop alternative incarnée par Dilated Peoples, DJ Revolution ou DJ Khalil, collaborateur de Dr Dre et producteur méconnu de Self Scientific.

 

 

Passées quelques considérations sur les particularités du son californien, fortement influencé par l'écoute en voiture (on voit même Evidence de Dilated sortir de son studio pour tester un morceau dans sa caisse), les palmiers et la guerre des gangs, West Coast Theory quitte assez rapidement l'analyse musico-sociologique de la West Side pour se concentrer sur l'univers des rats de studios qui fabriquent en coulisses les tubes qui font vibrer les dancefloors du monde entier. L'occasion pour certains de découvrir la vraie nature du travail d'un concepteur Hip-Hop, loin des clichés sur l'absence de créativité de la musique rap. Ici, les beatmakers sont de vrais touche-à-tout qui ne se contentent pas de séquencer une boucle en deux minutes. Ça découpe, ça gonfle, ça rejoue. Ça passe du sampler au clavier, de l'ordinateur à la basse. Le tout sous la houlette d'ingénieurs du son de légende, comme Richard "Segal" Huredia. Le mec qui rend fou vos voisins avec ses masterings de dingue chargés en basse.


En prime joliment monté, West Coast Theory réunit une foule de grands noms (Snoop, DJ Muggs, Defari, Battlecat, Fredwreck, Will.I.am, DJ Babu, etc.) qui partagent leur point de vue sur l'histoire du son local et les nouveaux défis auxquels doit face l'industrie du disque.


Les aspirants producteurs se régaleront aussi des nombreux bonus présents sur le DVD, dont la visite de la collection d'instruments vintage de Fredwreck ou le battle entre son analogique et numérique. Flu vous a dégoté en sus un extrait inédit où Focus, fils de Bernard Edwards de Chic et membre de l'équipe de producteurs de Dr Dre, dévoile comment il confectionne un beat, du choix du sample aux ultimes arrangements. Bienvenue dans les cuisines des chefs de la côte Ouest.

 

 
 
Le teaser de West Coast Theory

 

 

Sortie du dvd le 18/06/09 chez Potemkine

 

Voir aussi
- la chronique de The Ecstatic de Mos Def
- la galerie des meilleurs logos de groupe




Kanye West et Lady Gaga présentent... le mégalo tour

Posté par Edouard le 12.06.09 à 10:13 | tags : usa, hip hop, live, news, rigolo

kanye west & lady gagaPériode propice aux tournées multi-artistes, l'été s'annonce chaud du côté des Etats-Unis où Kanye West a annoncé qu'il tournerait avec la nouvelle diva de la pop, Lady Gaga, lors de l'émission The View.

 

"Elle est talentueuse et tellement incroyable qu'elle ne fera pas ma première partie. Nous faisons ça ensemble, sans première partie", a balancé Kanye, tout fier de son scoop, sans toutefois donner plus de détails sur les dates de cette tournée dont les billets risquent de s'arracher comme des petits pains.

 

Kanye - Gaga ? L'attelage peut sembler bancal, surtout avec deux égos aussi surdimensionnés. Pourtant, il n'y a pas de quoi être surpris quand on connait le virage pop pris par le rappeur-producteur depuis quelques temps. Sans oublier que Ye a repris la version acoustique de "Poker Face" sur un titre de Kid Cudi, "I Maker Her Say" (ou "Poke Her Face" comme il est surnommé). Et puis, quand on a fait des duos avec Chris Martin de Coldplay ou Adam Levine de Maroon 5, on peut bien monter sur scène avec Lady Gaga, non ?

 

Ce qu'il faudra en revanche éclaircir, c'est si Kanye était sérieux lorsqu'il a posté ça sur son blog il y a quelques semaines :
"Je regarde les superstars d'aujourd'hui comme des légendes en devenir... Justin (Timberlake) est le nouveau Mike (Michael Jackson), Beyonce la nouvelle Tina Turner, Gaga est Madonna, Jay (Jay Z) est Sinatra... (Lil) Wayne est (Jimi) Hendrix, Thom Yorke est Roger Waters, ce sont les champions et ils doivent être pris comme tels."

Et Kanye West, à votre avis, c'est qui ?

 

Lire aussi
- Jay-Z enterre l'autotune sur D.O.A. (Death of Auto-Tune)




Jay-Z enterre l'autotune sur D.O.A. (Death of Auto-Tune)

Posté par Edouard le 09.06.09 à 10:18 | tags : usa, news, hip hop
Diffusé ce week-end sur la radio new yorkaise Hot 97, le nouvel extrait de Jay Z, "D.O.A", annonce la sortie de son 11è album studio, The Blueprint 3, programmée pour le 11 septembre.

 


Depuis l'été dernier et le titre "Jockin' Jay-Z", où il réglait notamment son compte à Liam Gallagher d'Oasis, on était sans nouvelle du prochain disque de Hov. Libéré de son contrat avec Def Jam, qu'il aurait racheté pour 5 millions de dollars, le vétéran a signé son grand retour médiatique en balançant un son qui fait déjà couler beaucoup d'encre : "D.O.A (Death of Auto-Tune)", où il déclare la guerre aux rappeurs qui poussent la chansonnette sous assistance technique ("Y'all n----s singing too much / Get back to rap, you T-Painin' too much"), ainsi qu'aux jeans serrés, aux couleurs flashy, aux mélodies ringtone et autres plaies du rap mainstream.

"Je suis un multimillionnaire, alors comment se fait-il que je sois encore le plus dur", balance même Jigga à ses collègues, jugés trop soft.

 


Mais, ceux qui pensent que Jay-Z vise là T-Pain, Lil Wayne ou son compère Kanye West, les premiers noms qui viennent à l'esprit quand on parle d'auto-tune, vont rester sur leur faim. Dans la foulée de la diffusion de "D.O.A.", Jay a dédouané le trio suscité sur l'antenne d'HOT 97, précisant que ses trois là avaient leur niche. Jay-Z s'en prendrait donc plutôt à ceux qui ont suivi la mode de l'auto-tune (Ron Brownz ?). En gros, l'auto-tune, c'est comme les chasseurs : il y a les bons et les mauvais.


Reste que ce titre est une bombe qui préfigure un Jay-Z en grande forme pour le très attendu Blueprint 3, qui arrivera dans les bacs le 11 septembre 2009, date anniversaire du mythique The Blueprint qui était sorti le jour des attaques terroristes de 2001.

 

Voir aussi
- Discutez-en sur le forum Jay Z déclare la guerre à l'auto tune
- Kanye et Rihanna sont Paranoid
- Rap chop, l'infomercial remixé




Kanye et Rihanna sont Paranoid

Posté par 2goldfish le 02.06.09 à 09:58 | tags : usa, hip hop, videos musicales, people, rnb
Kanye West est le co-auteur d'un livre intitulé "Thank You And You're Welcome" et il le vend comme ça : "Parfois les gens écrivent des romans et ils sont si verbeux et si auto-suffisants... Je ne suis pas fan des livres. Je ne voudrais jamais d'autographe sur un bouquin. Je suis un fier non lecteur de livres. J'aime obtenir des informations en faisant des trucs comme réellement parler aux gens et vivre une vraie vie.". En d'autres termes, les livres, c'est pour les nuls et les geeks et Kanye n'est certainement ni l'un ni l'autre. Mais alors, son livre à lui, c'est quoi ?
 
 
Le livre fait cinquante deux pages. Certaines sont blanches, sur d'autres ne sont imprimés que quelques mots. Il n'en faut pas plus pour résumer la philosophie de Kanye : "La vie c'est 5% de choses qui arrivent et 95% de comment tu y réagis" ; "Je hais le verbe haïr". Pour écrire ces "Kanye-isms" comme il les désigne lui-même, il a tout de même eu besoin d'un collaborateur.
 
 
N'oublions pas que malgré tout Kanye est une sorte de génie, capable d'un excellent morceau comme ce "Paranoid", espèce de vieux Depeche Mode hip hop sorti du magnifique 808's & Heartbreak et capable aussi d'inviter Rihanna à être l'héroïne de son clip. Et même si elle n'y danse pas très bien, qu'elle joue encore moins bien la comédie et qu'elle ne chante même pas, elle est simplement parfaite pour le rôle.
 
 


- via -
Voir aussi
- la chronique de 808's & Heartbreak



Paul Banks d'Interpol devient Julian Plenti

Posté par Myosotis le 29.05.09 à 10:09 | tags : usa, news, youtube, rock

C'est le buzz du mois sur la planète indie rock. Alors que leur site indique que les membres du groupe sont à deux pas d'entrer en studio pour enregistrer leur quatrième album, le chanteur d'Interpol, son meilleur atout, Paul Banks, a confirmé qu'il s'offrirait à partir du mois d'août sur Matador, sa première escapade solo.

 

Sous le pseudonyme de Julian Plenti, nom de jeunesse avec lequel il avait débuté il y a quelques années, Paul Banks sortira un album de 11 titres dont quelques morceaux commencent à circuler à droite à gauche. Le site de Matador a diffusé plusieurs teasers ainsi que le premier extrait de l'album, "All The Fun That We Have", premier single et titre assez bizarre s'il en est où l'on retrouve à côté d'une guitare Interpolienne, la voix du beau Paul dans un registre et un grain assez singulier. Les réactions sont mitigées à l'écoute de ce premier titre officiel un brin mollasson et qui surtout choisit d'afficher la voix du chanteur, l'une des plus intéressantes de l'époque pour son timbre post-Ian Curtis, dans un registre méconnaissable et qu'on pourrait qualifier d'à contre-emploi.

 

Les autres titres qu'on a pu entendre ("On The Esplanade" ici, ou encore "Cellophane") laissent entendre que l'album ressemblera à du Interpol apaisé. Accompagné simplement à la guitare, globalement en mode downtempo confessional, Banks étonne par sa sobriété, la qualité de ses productions et par le caractère générique (confusion des sentiments, images gothiques de vampire amoureux,..) de ses textes. Après le décevant (mais à succès et pas si mauvais) Our Love To Admire, on savait que les membres d'Interpol cherchaient une direction générale à leur musique. Carlos Dengler, le bassiste, a beaucoup mixé, envisagé un temps d'enregistrer lui aussi en solitaire avant, sans doute, de se raviser. Le prochain album du groupe pourrait s'appeler Clandestination et devrait sortir avant la fin de l'année. En attendant, on pourra déguster ce "Skyscraper" de Julian Plenti pour patienter.

 

 


Paul Banks aka Julian Plenti - On the Esplanade Live
 
 

Julian Plenti - All The Fun That We Have

 

 

 

Voir aussi
- Notre interview vidéo avec Interpol
- Vidéo des Black Lips en concert privé à Cannes
- Phoenix, interview vidéo avec le groupe de pop international




Vidéo des Black Lips en concert privé à Cannes

Posté par Slick Rick le 28.05.09 à 09:53 | tags : usa, live, rock

 

Soirée privée sur la Croisette. Les très hype Black Lips doivent mettre le feu à la Terrazza Martini, plage du grey d'Albion. Toujours sur la brèche, Flu s'invite et filme le set.

 

Set court (30 mn) certes mais nerveux, devant quelques happy few lors du dernier festival de Cannes. Le groupe gratifie même le public d'une reprise de Jacques Dutronc. Son cradosse, mais grosse pêche et Martini à volonté. En live donc : Staring Over, Hippie Hippie Hourra (reprise de J.Dutronc) et Bad Kids. Le groupe (et c'est à noter) sera en concert le jeudi 28/05 avec Liars et Ariel Pink dans le cadre du festival Villette Sonique.

 

 

(photo Marc BUCHY)

Lire aussi
- la chronique de 200 Million Thousand
- Black Lips et Liars, furie en prévision à Villette Sonique
- 50 ans : le rock fait-il grossir les idoles ?
- Le festival Villette Sonique passe Mach 2 en 2009




Gossip à la Boule Noire : le show d'une Beth de scène

Posté par Definitely Maybe le 19.05.09 à 15:05 | tags : news, usa, live

 

En allant voir un concert de Gossip à la Boule Noire, on s'attend à une prestation énorme - sauf le respect de miss Ditto, dont on connaît les frasques. On espère un truc survitaminé, déchaîné, on veut hurler, rigoler, gigoter dans tous les sens. On veut que le groupe originaire d'Olympia nous fasse oublier la disparition des groupes phares du mouvement Riot Grrrl, comme Le Tigre ou Sleater-Kinney. En une heure top chrono, tout cela a été fait.

 

Dans la salle, tout le monde bavarde ensemble, gays et lesbiennes affichés, hétéros venus en célibataire ou en couple. Les lumières s'éteignent, la tension monte d'un cran et voilà qu'une main me tapote gentiment l'épaule et qu'une voix de petite fille me dit "Escousez-moi, sivouplay". Je me retourne : c'est la Ditto, qui fend la foule avec un sourire jusqu'aux oreilles pour pouvoir rejoindre sur scène son guitariste-claviériste au look improbable Brace Paine (d'un côté il a des cheveux, de l'autre non), son bassiste et sa batteuse, la très tatouée et longiligne Hannah Billie. Vêtue d'une sorte d'edredon rose fuschia qu'elle a transformé en gilet (il y a des trous plus grands pour les bras), d'un t-shirt diforme frappé d'un faux dollar américain cachant un body en lycra noir et maquillée façon Morticia dans La Famille Addams, Beth Ditto se hisse sur la scène et c'est parti mon kiki.

 

Non seulement Beth Ditto chante remarquablement bien, mais en plus elle est drôle. Le concert donne lieu à un festival de blagues. Elle fait croire que son guitariste Brace lui fait la tronche, alors elle en profite pour le taquiner ("On se croirait au Muppet Show, non ? Je suis Piggy la Cochonne, et lui (Brace, nldr) c'est Kermitt la Grenouille !"). Et vas-y qu'elle fait des bruits de pets avec sa bouche, qu'elle rote un coup (tout le monde se marre), qu'elle fait des fautes de français tellement attendrissantes que ça ne sonne même pas culcul. Elle déclare son amour à Paris, communique avec son public et dédie une chanson aux gays qui hululent de plaisir.

 

Côté musique, les chansons, assez courtes pour la plupart, s'enchaînent dans un rythme infernal. C'est un mélange parfait et équitable de titres des quatre albums (celui à venir donc, Music for Men, et des trois précédents datés de 2001, 2003 et 2006), auquel le public est parfaitement réceptif. C'est tellement bon que cela passe bien, bien trop vite. C'est l'explosion générale au moment de "Standing in the Way of Control", LE tube de l'album éponyme, tout le monde chante "wooo wooo wowowo ouhouhohou" en choeur, Beth balance son micro dans la foule, Brace envoie sa guitare valdinguer dans le public et un heureux élu réceptionne la baguette d'Hannah en pleine poire. La folie ambiante est palpable, les corps ne se contrôlent plus, Ditto (qui se retrouve en body noir) secoue sa cellulite comme une possédée, cheveux longs collés le visage. Le rappel ne comportera qu'une seule chanson - "Listen Up!", mais gorgée d'une telle énergie que ce n'est pas possible, on ne peut pas en rester là. Il faudra pourtant se faire une raison.

 

Lire aussi
- Gonzales, 27 heures de concert, la vidéo des dernières minutes
- Vincent Moon, le Neil Young de la video




Eminem : le clip de 3am commence à nous faire peur

Posté par Carter le 05.05.09 à 10:08 | tags : youtube, news, vidéos musicales, hip hop, usa

Les cris d'effroi qui fuseront devant les écrans d'ordinateur à la lecture de ce billet ne seront pas tous dus à l'univers très axé "film d'horreur" du nouveau clip d'Eminem, "3am". J'imagine sans peine ceux des fans découvrant la piètre qualité de ce morceau, à peine meilleur que "We Made You", qui nous avait déjà désappointé.

Exit l'univers "caca dans le ventilo" du précédent clip, et bonjour l'ambiance hôpitaux, gros couteaux et froid dans le dos de "3am". On y voit donc Eminem prendre un bain de sang, s'automutiler ou contempler des membres déchiquetés. On le voit aussi faire le rappeur torse poil qui danse en forêt. De nombreux autres thèmes chers aux films d'horreur sont repris (mais pas détournés), comme des plans en caméra infra-rouge à la Blair Witch, une double personnalité meurtrière, des hôpitaux abandonnés, etc. D'ailleurs les ressemblances avec le teaser d'Halloween 2 de Rob Zombie sont assez flagrantes et le dernier plan semble être un hommage au Evil Dead de Sam Raimi.


Mieux vaut parler un peu cinéma car même si le morceau n'est pas nul, côté musique on est loin des sommets... Si l'on reconnaît le phrasé faussement mâché d'Eminem et sa voix narguante, on constate que le flow dévastateur de Slim Shady n'est plus vraiment là. L'instru de Dr Dre est soigné, original et s'adapte à merveille avec l'univers angoissant du morceau, mais tout ça reste un peu mollasson et on reste sur sa faim côté mélodie.


C'est dommage, car avec "Crack a Bottle" et "Having a Relapse" (qui ne figure malheureusement pas sur l'album) on s'était mis à espérer un retour en grande forme du King of Rap. On sera fixé le 18 mai jour de la sortie de Relapse.

 

Eminem - 3am

Lire aussi :



Sonic Youth rend hommage à ses artistes favoris

Posté par Maxence le 28.04.09 à 15:30 | tags : rock, usa
 


Sur The Eternal, leur prochain album à paraître le 9 juin prochain, les Sonic Youth rendent un hommage appuyé aux artistes qui participent, de près ou de loin, à l'élaboration de leur esthétique depuis près de trente ans maintenant (28 pour être exact).

 

C'est tout d'abord Kim Gordon avec "Sacred Trickster", un titre sur lequel elle salue à la fois le peintre Yves Klein et le groupe américain expérimental Noise Nomads. "Anti-Orgasm" serait inspiré par Uschi Obermeier, héraut de la contre-culture allemande, fondateur d'Amon Düül et théoricien de la communauté qui vivait autour de ce mythique groupe de Krautrock allemand avant de partir à Berlin fonder Kommune 1, un autre projet communautaire, artistique et révolutionnaire. Parmi les morceaux dont le tribute est le plus identifiable, figure "Leaky Lifeboat (for Gregory Corso)", track inspiré par le fameux poète beat, ami de Burroughs et de Ginsberg. Quant au plus obscur, "Thunderclap for Bobby Pyn", il parle du leader suicidaire des Germs, légende du punk-rock angeleno également admiré par Kurt Cobain et plus connu sous le pseudonyme Darby Crash.

 

Plus généralement, The Eternal comporte de nombreux clins d'oeil directement empruntés à la cosmogonie "youthienne", riffs et citations rythmiques empruntés aux Allemands de Neu!, aux Néo-Zélandais de The Dead C, à l'Anglais Kevin Ayers (un temps membre de The Soft Machine), aux regrettés Wipers et aux méconnus Sonic's Rendezvous Band. La pochette elle-même est un hommage puisqu'il s'agit d'une peinture rare du légendaire guitariste free folk John Fahey.

 

Un pelletée de références qui expliquerait peut-être le titre du nouvel album des New Yorkais, celui-ci étant empli des échos de chef-d'oeuvres impérissables du rock. Sonic Youth signe ainsi un des premiers albums contemporains de "méta-rock". Un album de rock qui parle de ce qui fait le rock, ses figures, ses gimmicks, ses icônes et ses idoles. Avec le temps, les quatre fers de lance d'une jeunesse sonique de moins en moins chaotique, mais non moins magnifique, semblent renoncer, le temps d'un album au moins, au fameux slogan "Kill Your Idols".

 

Lire aussi
- Black Lips et Liars, furie en prévision à Villette Sonique
- Réédition des premiers albums de Nick Cave & The Bad Seeds 




Passion Pit dévoile The Reeling en clip

Posté par LovelyRita le 23.04.09 à 12:50 | tags : youtube, usa, pop, news

Embarqués dans la machine hype, les Bostoniens de Passion Pit viennent tout juste de sortir le clip du titre "The Reeling", extrait de leur premier album Manners.

 

Un clip à l'esthétique arty-punk qui contraste avec l'univers mélancolique et psyché du titre et de leur premier ep Chunk Of Change. Manners pas encore sorti (ça arrive pour le 18 mai chez Columbia/Sony BMG) s'est déjà attiré les faveurs d'une bonne partie des médias ("Toutes les planètes sont désormais alignées dans l'attente de leur premier album" pour Libération, "'Passion Pit se pose déjà comme le groupe phénomène de l'année" pour Magic...). Leur ep, premier coup d'essai (plutôt réussi) et ce nouvel extrait confirment de plus en plus le statut du groupe, ammené à devenir la next big thing de 2009. Passion Pit sera en concert aux Eurockéennes de Belfort et à Rock en Seine.

 

Passion Pit - The Reeling

 

 

Voir aussi
- le clip de Sleepyhead
- Cet été à Hyde Park
- Condo Fucks : Yo La Tengo vous emmerde chez Matador




Black Lips et Liars, furie en prévision à Villette Sonique

Posté par LovelyRita le 14.04.09 à 18:06 | tags : youtube, villette sonique, rock, agenda, usa

 

Parmi la toujours très chouette programmation de Villette Sonique, cette année on ne saurait trop que vous conseiller de vous déplacer le 28/05 en particulier au Cabaret Sauvage pour voir Ariel Pink, Liars et Black Lips.

 

Pas évident de suivre Liars, formation rock, brouilleuse de pistes en tous genres. En même pas 10 ans d'existence officielle et 4 albums, le groupe d'Angus Andrew a eu l'occasion de poser ici et là les bases d'une musique mouvante, qui puise tant dans le groove, le psychédélisme, le punk ou la noise pop. Auteur d'un réussi et homogène Liars en 2007, la formation présente aussi l'avantage d'être un groupe de scène. Entre live rageux et sorcellerie rock, chacun de leurs passages est une extension bien souvent expérimentale du support cd. A ne pas manquer donc, et bonne nouvelle, le trio présentera les compos d'un nouvel album à sortir, on ne sait pas quand, pour le moment. Ajoutez à la présence des Liars, celle des Black Lips, dont la réputation de "Bad Kids" (d'Inde à Dijon) n'est plus à faire, mais à savourer, et vous avez clairement l'une des plus belles soirées de la Villette Sonique 2009.

 

Avec un format plus traditionnel (des titres d'une moyenne de 3 min) et plus pop-rock songs que Liars, Black Lips cultive un rock hérité des Kinks et des Sonics où son crade, chants braillards, psychédélisme et décomplexion ont contribué à en faire l'un des groupes de 2009. En live, projections de fluides et riffs crasseux se cotoient dans une ambiance étrangement bon enfant, si, si.

 

Jamais mentionné ici, c'est Ariel Pink Haunted Graffiti (de l'écurie Paw Tracks), qui chauffera les murs du Cabaret Sauvage avec sa pop bizarre, qui réussit le pari de mêler son lo-fi (se rapprochant d'un son émis par une vieille cassette audio) à une dimension mélodique (sur les titres "Berverly Kills", "Can't Hear My Eyes" sur leur page myspace). La petite découverte de la soirée.

 

Villette Sonique c'est du 27 au 31 mai et la billeterie est déjà ouverte ici

 

 


Liars - Plaster Casts of Everything (live)

 

 

Black Lips - Bad Kids (acoustique)

 

 

Ariel Pink Haunted Graffiti - Can't Hear My Eyes

 

Plus d'infos sur la prog complète du festival et sur le tarif préferentiel de lancement (jusqu'au 15/04) sur le site de Villette Sonique

 

A voir aussi
- la chronique de 200 Million Thousand
- la chronique de Liars + interview vidéo avec Liars




Crystal Antlers : clip vs. live

Posté par Carter le 14.04.09 à 09:26 | tags : live, usa, vidéos musicales, rock, punk

Le son des Crystal Antlers est inépuisablement efficace, et si fouillé qu'il peut être intéressant de le voir sous différents angles pour mieux cerner la bête ou encore en découvrir d'autres facettes. Attardons-nous aujourd'hui sur le single de Tentacles si vous le voulez bien, "Andrew", dans lequel on découvre - en dehors de la moustache afriolante du chanteur - leur relation avec les forces de la nature, mises en parallèle avec les lignes métalliques qui strient les villes. Malheureusement le clip ne magnifie pas les sensations éprouvées lors de l'écoute du morceau :

 


Crystal Antlers - Andrew
 

Réexaminons maintenant le même morceau en live. Cette deuxième vidéo a été réalisée lors de leur dernier concert à la Flèche d'Or (qui, pour rappel, est menacée de fermeture). Ils venaient y présenter leur premier album le 20 février dernier. L'occasion pour ceux qui n'y étaient pas de les découvrir sur scène, leur lieu de prédilection :


Crystal Antlers - Andrew (Live Flèche d'Or)
 

Chant torturé, énergie palpable, grandeur et décadence... Oui, le live dévoile bien tout le potentiel des génies californiens. Cependant, il peut être dur de se rendre compte de l'intensité dégagée en live avec une simple vidéo, alors ne les manquez pas le 26 mai lors de leur passage à Paris au Point Ephémère. Réservez vos places sur Flu'
 

Voir le reste du concert sur le site de Grandcrew
 
 
Lire la critique de Tentacles
Lire l'interview des Crystal Antlers



Ten Game, le puzzle magique de Pearl Jam

Posté par Carter le 13.04.09 à 15:22 | tags : anniversaire, rigolo, rock, usa, web 2.0

Pearl Jam démarra sa carrière en 1991 avec l'album Ten. Si les Américains sont depuis devenus un pilier du rock made in Seattle, ils n'ont pourtant jamais réussi a égaler la qualité de ce premier effort.


18 ans après, Eddie Vedder et ses copains ressortent l'album mythique avec un mixage inédit, fait pour proposer un son "plus direct", si l'on en croit Brendan O'Brien (Bruce Springsteen, Audioslave, AC/DC) qui s'est chargé du remix. Une charmante attention qui ne suffit bien sûr pas à rendre les morceaux actuels (le style a inévitablement vieilli) mais qui enchantera les fans se plaignant de la prod originelle.


Mais surtout, les aficionados des chemises à carreaux d'antans seront ravis par la moultitude de chatoyants bonus que réservent les 4 packaging différents. Pour découvrir tout cela, il faut se rendre sur le site pearljamtengame, où vous attends un bien étrange jeu qui vous permettra d'écouter l'album en entier si vous gagnez. C'est en fait un puzzle en 3D rotative qui a le don d'être énervant. Ceci dit, passé le "c'est quoi ce bordel là j'comprends rien et pourquoi Pearl Jam me casse les couilles/ovaires avec des cubes colorés ?", le jeu s'avère rigolo. Ha, quel bonheur de remplir des lignes pour entendre des chansons... Tiens, ça me rappelle qu'il faut que je me refasse la saison 7 de Motus, moi.

 

Pour le jeu, les infos sur le packaging et la musique d'ascenseur incoupable c'est ici.

 

 

Lire aussi :
- The Daft Punk Console
- Kurt Cobain, adulé et parodié
- Wavves, les nouveaux Pavement ?




We Made You, le retour d'Eminem en clip

Posté par 2goldfish le 07.04.09 à 14:58 | tags : videos musicales, rigolo, usa, news, hip hop
C'est aujourd'hui qu'a été dévoilé sur MTV le clip "We Made You", le premier single extrait de l'album Relapse.
 
Eminem s'y déguise en au moins une dizaine de personnages, fait des blagues sur une vingtaine d'autres et hop, on se croirait revenus en 2002. Même les blagues sont un peu datées, d'ailleurs : Jessica Simpson, Kim Kardashian, Sarah Palin... On se croirait sur le blog de Perez Hilton en 2007-2008. Où sont Rihanna et Chris Brown, Lady Gaga et Obama ?
 
Personne ne sera choqué par cette chanson, si ce n'est par le flow rouillé d'Eminem, le beat mou et le refrain qui ne parvient pas vraiment à nous rester en tête. Finalement, 2002 semble bien loin.
 
 

 

Lire aussi
- Mongrel est dans la place : politique et hip hop
- Phoenix à Saturday Night Live




Phoenix à Saturday Night Live

Posté par LovelyRita le 06.04.09 à 10:08 | tags : rock, pop, live, télévision, usa

Le groupe français Phoenix, finalement plus aimé aux USA qu'en France, était sur le plateau de l'émission Saturday Night Live ce week-end où ils ont joué 2 titres de leur album à venir Wolfgang Amadeus Phoenix (sortie le 25/05).

 

Avec des têtes d'affiche comme Daft Punk, Air ou plus récemment Justice, le groupe versaillais fait partie des bons ambassadeurs de la scène française à l'étranger et pop-rock en particulier. Si jusqu'ici, l'électro française se laisse apprécier à l'étranger, ce n'est pas vraiment le cas de notre scène pop-rock. Très écouté aux Etats-Unis, le groupe de Thomas Mars a eu l'honneur d'être le premier groupe français à être invité sur le plateau de la très regardée émission Saturday Night Live. Quelques semaines avant la sortie de Wolfgang Amadeus Phoenix, Phoenix était donc le 4 avril à SNL pour interpréter "Lisztomania" et "1901".

 

Phoenix - Lisztomania
 
 



Neil Young et la crise

Posté par 2goldfish le 01.04.09 à 10:10 | tags : rock, rigolo, folk, videos musicales, usa

Ce qui est terrible, quand on est un artiste un peu vieux comme Neil Young, c'est que plus personne ne s'intéresse à vos nouveaux projets. Nombre de ses fans ont pris l'annonce de la sortie de son nouvel album Fork in the Road comme une mauvaise nouvelle.

 

Ce n'est pas cette sortie que les fans attendent mais celle d'un coffret anthologique de ses raretés des seventies qu'on annonce depuis longtemps et qui pour des raisons de marketing évidentes ne pourra pas sortir tant que le cycle promo de Fork In The Road ne sera pas terminé. Heureusement, ce cycle promo devrait être assez court puisque Fork in The Road est un album concept consacré aux voitures éléctriques Lincvolt.

 

Le public ne sera peut-être pas intéressé par ce millionième album de Young et de son concept sorti de nulle part, mais Neil Young fait ce qu'il veut, comme toujours. La preuve avec cette nouvelle vidéo pour la chanson "Cough Up The Bucks" qui présage d'un album terrible dans tous les sens du mot. Terrible mais rigolo.

 

 
Et en effet, au moment même où je tapais ces mots, tombe la nouvelle que le coffret Neil Young Archives volume 1 : 1963-1972 va finalement sortir le 2 juin. Il couvrira la carrière de Young de ses débuts dans le groupe canadien The Squires à son seul réel succès commercial en solo, l'album Harvest. Il contiendra, selon les éditions, huit à dix disques, CD, DVD ou Blu Ray et il peut d'ores et déjà être pré-commandé pour une somme allant de cent à trois cent dollars. Chaque coffret contient aussi un gros bouquin plein de textes et de photos, de quoi rendre fou n'importe quel fan. Personnellement, j'attends surtout un second coffret qui couvrirait le reste des années soixante-dix, de Tonight's The Night à Rust Never Sleeps. Je risque d'attendre longtemps.
 
 



Black Lips en live intégral sur GrandCrew !

Posté par LovelyRita le 31.03.09 à 09:48 | tags : rock, live, usa, copinage

Capté lors du festival dijonnais, Generiq, le concert des furieux Black Lips se donne à voir en intégralité sur le site de GrandCrew.

 

De passage à Paris à la Maroquinerie en février, juste avant la sortie de leur 200 Million Thousand, les Américains étaient également programmés au Festival Generiq la même semaine. C'est dans une ambiance toujours aussi moite que les Black Lips font les 400 coups en concert : crachant, ravalant le crachat, pissant sur scène...et terminant souvent à poil. Je-m'en-foutiste au point de sortir entre deux chansons : "I'm just gonna play with my cock out, because I don't care" ("je vais tout simplement jouer avec ma bite à l'air, parce que je m'en fous"), le groupe cultive effectivement cette imagerie crade et rock'n'roll à chacun de ses passages (voir leurs aventures en Inde) mais sans délaisser la musique qui les anime. Essaimant depuis leur premier opus jusqu'au dernier, des titres rock puisant dans le psychédélisme, le power punk ou le rock garage, les Black Lips se définissent eux-mêmes comme un groupe de "flower punk". En live, mieux vaut éviter de les rater... l'équipe de GrandCrew était aux premières loges pour filmer leur concert du 12 février à La Vapeur, jusqu'à la dernière goutte !

 

Voir la vidéo de "Sea Of Blasphemy" ci-dessous et le reste du concert, soit 14 titres sur le site de GrandCrew

 

 
Lire aussi
- Stuck In The Sound à la Maroquinerie : interview et live en vidéo
- Roots Manuva le live à l'Alhambra en vidéo





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