Playlist : blog musique
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Tous les billets débarquant de chez l'Oncle Sam des Zétazunis, sur Playlist.

Micah P. Hinson, man in black dans un taxi noir

Posté par Slick Rick le 11.07.08 à 11:24 | tags : vidéos musicales, country, folk, usa
Vous connaissez la Blogothèque, et leurs merveilleux concerts à emporter... Vous devez sans doute aussi avoir entendu parler des Black Cab sessions. Non ? Le principe est simple comme un macadam à deux voies : un artiste joue une chanson dans un taxi. Le taxi est noir, ce qui donne le "Black cab" du tître, vous me suivez où je vais trop vite ?
Allez donc faire un tour sur Black Cab Sessions, vous y trouverez notamment cette vidéo de Micah P. Hinson, étonnante réincarnation de Johnny Cash dans un corps de garçonnet. Ses chansons semblent vieilles comme l'Amérique, presque surannées, mais touchent en plein coeur sans prévenir, à la manière d'un Smog (qui a lui aussi sa session en tacos).
Aussi noir que majestueux et bouleversant, Micah P. Hinson And The Red Empire Orchestra, le dernier album du Texan, vient de sortir. Et y a la critique du disque, qui va avec. Un conseil, cow-boy, jetes-y donc une oreille.

MGMT recalé, Kings of Leon passable, live au Zénith

Posté par LovelyRita le 09.07.08 à 11:45 | tags : live, pop, rock, usa
Le Zénith de Paris accueuillait hier The Whigs et MGMT en première partie du concert des Kings of Leon, une soirée en forme de plateau de fromage avec une sélection alléchante de la scène pop-rock US actuelle.

Avant le concert, la rumeur, ou plutôt la vérité commence à se répandre. A droite, à gauche, on discute, et on avoue ne plus avoir le sommeil tranquille depuis que MGMT a explosé. Découvert il y a quelques mois sur myspace, on se souvient avoir eu du mal à se défaire de leur page où le duo diffusait ses titres à sortir sur son album, Oracular Spectacular. "Time to pretend", "Pieces of What", "Weekend Wars", des titres à la carrure d'hymnes. Un concert en février à la Maroquinerie, des demandes d'interviews/accrèd à gogo, la guerre médiatique est en marche. Un album dont la sortie française a été avancée en raison du buzz, puis c'est le Bataclan, une couv pour Télérama et un Zénith pour une première partie. En quelques mois le groupe est passé de la Maroquinerie au Zénith, de la découverte sympathique au groupe symbole d'une génération que l'on entend dans toutes les soirées en appart. Loin de vouloir critiquer le succès qui a croisé le chemin des deux Américians, on a déploré hier une prestation dont pourtant on attendait pas grand chose. On disait (encore des rumeurs) que le groupe en live n'était pas à la hauteur de ses compositions ultra-léchées. 20h30, on découvre un MGMT un peu pataud, loin des envolées de leur Oracular Spectacular. On découvre un Andrew VanWyngarden à la voie nasillarde et faible, un duo accompagné de musiciens de scènes où tous sont exécuants. David Fridman (producteur et 3ème homme de MGMT sur cet album) n'étant plus là pour les élever, le groupe roule sur une autoroute. Guère un mot pour saluer la foule, aucun écart de folie, le public observe tout comme le groupe assure sa première partie. Pas psyché pour un sou, le set des MGMT se dégraisse un peu lors des trois derniers titres "Electric Feel", "Of Moons, Birds and Monsters" et "Time to pretend" en clôture. "Wouahhh", des bras qui se lèvent...ultime réaction du public, jusque là pas réactif. Un juste retour face à un MGMT engourdi pour qui tout est allé beaucoup trop vite, y compris pour nous.
 
Arrivée, ensuite, des Kings of Leon, emmenés par Caleb Followill. Un concert que l'on attendait et qui aurait mérité de moins de pose et de plus de cambouis. Des albums honnêtes, qui recèlent tout de même de tubes nerveux et jouissifs ("The Bucket", "King of Rodeo", "On Call"). Le concert n'a que mis en valeur les mauvais côtés des compos de la famille Followill, à l'image du slim rose/rouge du guitariste, tape-à-l'oeil et kitsch. Des solos démonstratifs, une basse motorisée, mais un Caleb assez hypnotique. Taillé dans son gilet que laissait voir un débardeur, le chanteur des KoL dépasse la voix éraillée de studio pour un chant puissant, à l'arrière-fond soul. Des déhanchements sexy pour Caleb et un immobilisme pour les frères et cousins Followill, bougez que diable ! Un concert que l'on aurait voulu moins scolaire dans l'instrumentation, avec plus d'âme, de vêtements déchirés, de "rock'n'roll" et de bouteilles de bière explosées. Une déception qui trouve sa source dans le potentiel inexploité des quelques titres rageurs du groupe. Annoncé comme un prélude à leur album (Only By The Night, sortie le 22 septembre), le concert d'hier n'a finalement fait place qu'à très peu de nouveaux titres.

Scarlett Johansson chante Tom Waits

Posté par LovelyRita le 09.04.08 à 15:31 | tags : news, usa, rock

Scarlett Johansson s'apprête à sortir le 19/05 Anywhere I Lay My Head, un album de reprises de Tom Waits. C'est pendant l'été 2007 que l'actrice a réalisé ce projet en compagnie du producteur David Sitek. Ce dernier est connu pour avoir bossé avec les TV On The Radio et a accompagné Johansson dans son entreprise. C'est dans les studios de Dockside Studios en Louisiane que Sitek a réuni autour de Scarlett Johannsson ses amis multi-instrumentistes. Les cinq semaines d'enregistrement ont donné naissance à un album de 11 chansons, dont une co-écrite par l'actrice et Sitek.
 
C'est après avoir repris un titre de George Gershwin ("Summertime") que l'actrice s'est vu confier par la structure Rhino le projet de faire un album. A ce stade, Tom Waits n'avait jamais été évoqué ; c'est finalement Johannsson elle-même qui a donné cette direction à ce projet. On retrouvera sur l'album des vocaux de David Bowie et d'un membre de TV On The Radio, Tunde Adebimpe ainsi que Nick Zimmer, guitariste des Yeah Yeah Yeahs.

 

 


R.E.M. des premiers murmures à l'accélération du temps

Posté par LovelyRita le 01.04.08 à 15:15 | tags : flu, usa, rock, youtube, à lire
Ceux qui n’ont pas embrassé avec la langue, et de leur vivant, une fille, un mec ou même animal (majeur, s’entend) à la sortie d’une boîte de nuit en écoutant "Losing My Religion" ne comprendront jamais ce que R.E.M. a apporté au rock et à ceux qui l’écoutent. C’était il y a 15 ou 16 ans maintenant mais chacun s’en souvient comme si c’était hier : l’explosion médiatique et commerciale d’un groupe né, comme l’exigent les légendes, dans un magasin de disques d’Athens (Georgie) au début de l’année 1980. Peter Buck était derrière le comptoir et Michael Stipe, sorte de grand échalas (chevelu) et "supposément gay", venait lui acheter les disques qu’il avait tenté de planquer pour sa consommation personnelle. Treize albums ont passé depuis dont Out Of Time et Automatic For The People, leurs deux plus grands succès mais pas nécessairement les meilleurs (Murmur tient la corde, devant le cafardeux Fables Of The Reconstruction, moins connu et produit par le vétéran Joe Boyd). R.E.M. s’est remis de tout et de pas grand-chose. Il aura fallu dix ans et quelques albums moyens (dont le dernier Around The Sun, incroyablement décevant) au groupe pour oublier la perte de leur batteur Bill Berry, pour raisons médicales. Il aura fallu dix ans ou presque pour accepter l’idée d’être R.E.M. et de devoir faire ce qui était prévu par les plans des Dieux du Rock. (Myosotis)
 
Et si Accelerate, sorti en mars 2008 était n'était rien d'autre qu'un album de R.E.M. et qu'il nous renvoyait l'image d'un groupe vieillissant du mieux qu'il peut. Analyse de l'album, grâce au track by track d'Accelerate, (long) portrait de R.E.M. et écoute des albums (Murmur, Out Of Time, Automatic For The People, New Adventures In Hi-Fi, Up et Reveal) sur la radio pop-rock.
 
Côté actu, R.E.M. a balancé sur Youtube une conférence de presse sur les penchants sexuels de ses membres :


Eels compile pour la gloire du songwriting

Posté par Myosotis le 26.02.08 à 15:06 | tags : youtube, rock, usa, vidéos musicales
On avait légitimement fait tout un foin à la sortie du premier album des Eels, en 1996, en portant notamment aux nues le songwriting bizarroïde de son leader Mark Everett, E pour les intimes. Il faut dire que l'album, assez bien représenté ici, reste plus de dix ans après sa sortie, indémodable et l'un des exercices de pop décalée les plus marquants de l'époque moderne. Aveuglé par cette entrée en matière puis éclipsé par les dépressions bien réelles de leur meneur, l'accueil critique des Eels est devenu au fil des années de plus en plus discret et confidentiel, même si le groupe peut se targuer d'avoir fidélisé, tout au long de sa carrière, une clique d'admirateurs inconditionnels. La sortie simultanée d'une sorte de Best-of décennal, Meet the Essentials (1996-2006), en 24 titres, et d'une ample collection (50 titres) de faces B et inédits (Useless Trinkets) vient rappeler à ceux qui l'avaient oublié que la place des anguilles DOIT absolument être réévaluée.
 

Ces trois disques chargés à ras bord sont une démonstration de force sans équivalent et amènent à la conclusion suivante : tout est bon dans l'anguille. Qu'on se replonge dans les titres les plus connus (le tryptique sacré "Susan's House", "Novocaine for the Soul", "Beloved Monster") ou qu'on réécoute des morceaux moins évidents ("Last Stop : This Town" et sa construction alambiquée, le burtonien "Flyswatter", le triste "It's A MotherFucker" et ses 2 minutes 10 de mélancolie, le sautillant et extrapur "Fresh Feeling" ou encore l'énergique "Saturday Morning"), on est frappé par la virtuosité musicale d'un groupe qui évolue dans à peu près tous les registres rock-pop sans jamais perdre son identité et son inspiration. La poésie de E est aussi habile que les meilleurs twists d'un Babybird, suscitant l'émotion autour de "petits faits vrais" qui transforment la réalité en une bizarrerie faite d'accidents, d'épines dans le pied et déceptions. Les chansons d'Eels finissent et commencent mal en général mais sont des chansons qui font systématiquement lever les yeux au ciel et toucher des oreilles un monde (musical) meilleur. L'équilibre entre le clavier omniprésent et la section rythmique (impeccable tout du long et qui donne au groupe sa dynamique si particulière, cette impression de s'épancher sans jamais s'étaler) est un miracle de positionnement sur chaque morceau. On pourrait passer trois pages à aligner les titres marquants ("Love of The Loveless", le magnifique "I Need Some Sleep") ou insister sur la présence sur Useless Trinkets de titres réellement passionnants, enregistrés sur scène ou en studio, qui montrent la capacité d'exploration et l'ouverture d'esprit d'un groupe qui n'hésite pas à servir des variations incessantes de ses propres morceaux ("Susan's Appartement", la série des "Beloved Monster"). Parmi les 50 titres présents, on citera, entre autres, le beau "Manchester Girl", le parfait "Flower", enregistré pour la BBC, ou encore la reprise aventureuse (pas si réussie mais intéressante) du "If I Was Your Girlfriend" de Prince. Parmi les raretés relatives, l'impeccable "It's Gonna Be Cool This Christmas", le sinistre "Funeral Parlor", l'incongru et sarcastique "Vice President Fruitley", l'étrange reprise tronquée de "Cant Help Falling In Love", ou encore le beau "SkyWriting". On devrait, si on était honnête (et avec un peu plus de place), citer chaque titre un par un, s'attarder sur les qualités de la voix de E, qui contrebalance son manque de puissance par un grain et une âpreté remarquables, et même dire qu'on pourrait aisément trouver sur ces 74 titres, 4 ou 5 tentatives qui ne fonctionnent pas comme il faudrait.

 

Cette double livraison place les anguilles quelque part entre XTC, Felt et les... Beatles sur la carte de la pop moderne, soit, avec Grandaddy peut-être et les Beach Boys, le meilleur groupe de vraie pop américaine jamais né et pas encore mort.

 

http://www.eelstheband.com/


Graduation est le plus fort

Posté par 2goldfish le 11.09.07 à 10:27 | tags : hip hop, news, usa, myspace

Ce qui surprend vraiment à la première écoute de Graduation, c'est combien le disque est "humble". Je vous rassure, il n'est humble que lorsqu'on le compare à College Dropout et Late Registration. Il y a toujours quelques choeurs grandiloquents, quelque samples d'une facilité éhontés et un égocentrisme évident chez Kanye West. Il n'y a par contre que peu de guest stars, seulement treize chansons et dieu merci aucun des pénibles "skits" des albums précédents (on les jetait tous à la corbeille de toute façon). Pour l'homme qui a pondu "Jesus Walks" et laissé Jon Brion donner libre cour à sa vision grandiloquente sur son dernier disque, Graduation c'est presque du light.

L'intérêt du personnage Kanye West a toujours été dans son inconfort. Il célèbre le mode de vie hédoniste de tout rappeur qui vend ses disques par millions et il n'a de cesse de répéter qu'il est le meilleur mais il ressent toujours le besoin de se justifier. Il sort son troisième album sur sa décision de laisser tomber ses études et continue de s'expliquer à ce sujet. C'est d'ailleurs là qu'il pêche : son égocentrisme était charmant mais au bout de cinq ans on a l'impression d'avoir fait le tour d'un sujet qui le fascine lui toujours autant. Pour le style, l'équilibre "flow moyen/traits d'esprits rigolos" habituel n'a pas changé.

La production, elle est impeccable. Kanye fait semblant d'avoir inventé Daft Punk avec aplomb sur "Stronger" (un sample bien moins évident qu'il peut paraître vu d'ici où on vit toujours dans le mythe de "Daft Punk, petit duo français devenu méga stars internationales"). On lui a pas mal reproché de n'avoir rien changé à l'original mais une écoute au casque révèle comme toujours une foule de petits détails qui font de Kanye plus qu'un nouveau P. Diddy. Ailleurs le détournement de "Sing Swan Song" de Can pour "Drunk And Hot Girls" ressemble trop sur le papier à une blague de music-geek pour ne pas fonctionner à merveille dans la réalité. On pourra aussi s'amuser à reconnaître Steely Dan et un featuring tout à fait correct de Chris Martin de Coldplay (on serait étonné si Kanye n'avait pas déjà réussi à faire quelque chose du mec de Marroon 5 sur Late Registration).

Le reste est partagé entre des morceaux à base de vieux samples soul faciles mais efficaces qui sont la marque de fabrique de West et une obsession toute nouvelle pour des synthés (cf. le magnifique "Flashing Lights") qui promettent un avenir intéressant à West, surtout s'il se tient au concept originel et élargit enfin ses horizons au delà de l'université sur son prochain disque.

Ce disque est bon mais peut-être un peu plus faible que les précédents. Il est en tout cas bien meilleur que celui de 50 Cent dont j'avoue n'avoir pas pu écouter un morceau en entier. Malgré l'abscence d'un single aussi évident que "Through The Wire" ou "Gold Digger", Graduation a tout pour gagner face à Curtis.

myspace.com/kanyewest


Youtube de l'été #34 : REM - Shiny Happy People (1991)

Posté par LovelyRita le 18.08.07 à 15:16 | tags : tubes de l'été, youtube, vidéos musicales, usa, pop

Qui aurait cru retrouver un titre de R.E.M. dans un classement des tubes de l'été ? Certainement pas moi et encore moins Michael Stipe au moment où il décide de consacrer sa carrière au groupe d'Athens au début des années 80. Huit ans après un premier, beau et triste album, Murmur, REM publie Out Of Time, opus incontournable dans la carrière du groupe car il contient deux titres, deux hits qui les exposeront à la face du monde. Après la complainte de "Losing My Religion" qui les fait passer du statut de groupe fétiche des "college radios" à celui de gros fournisseur mondial de pop-rock, le groupe sort en single le pire titre qu'un meilleur groupe du monde ait pu écrire ! "Shiny Happy People", un titre "anti-REMesque" au possible, une erreur de parcours, un moment de faiblesse vestimentaire (oui, Michael Stipe, le jaune Amora ne va pas à tout le monde !)...mais un vrai tube de l'été. Un titre que l'on fredonne inconsciemment, qui se glisse en nous sans qu'on ait rien demandé. Un titre qu'on ne devrait pas trop aimer, car REM c'est tout sauf ça, mais "Shiny Happy People" est à prendre tel qu'il est, avec son riff de mandoline entrainant, sa mélodie généreuse, le duo entre Kate Pearson des B-52's et Stipe. Bien qu'il s'agisse de l'un des titres les plus connus de REM, Michael Stipe l'a exclu du tracklisting du best-of sorti en 2003 et le magazine Q l'a classé dans les "10 pires titres de grands groupes" (qu'est-ce que je disais plus haut ?).


Elvis, pas si mort que ça !

Posté par LovelyRita le 16.08.07 à 12:42 | tags : anniversaire, télévision, rock, usa
Père du rock parmi d'autres, Elvis Presley s'est éteint il y a tout juste 30 ans, victime d'une crise cardiaque. Alors que les festivités s'étalent sur une semaine à Graceland, les télés françaises y vont de leur petit hommage. Arte propose ce soir un théma "Elvis Forever" à partir de 20h40. Au programme, GI Blues de Norman Taurog. Le King avait commencé une carrière au cinéma dès 1956, on se souvient de Love Me Tender qui avait remporté un succès inatendu, puis les apparations d'Elvis au grand écran se font de plus en plus nombreuses. Le film GI Blues met en scène Elvis au retour de son service militaire effectué en Allemagne. Après le King devant la caméra, la chaîne balancera Elvis-O-Rama, une émission spéciale de Hannes Rossacher. Interviews, extraits de concerts, images d'archives pour témoigner et illustrer l'importance capitale d'Elvis sur la musique. Cine Cinéma Premier programmera ce soir à 20h45 un téléfilm en deux parties avec Jonathan Rhys Meyers dans le rôle du chanteur. La musique, rien que la musique sur Paris Première qui diffuse à 16h30 Elvis Presley en concert privé, enregistrement vidéo d'un concert en studio du King.

Youtube de l'été #9 : The Mamas and The Papas - California Dreaming (1966)

Posté par LovelyRita le 24.07.07 à 14:48 | tags : usa, pop, tubes de l'été, youtube
Comment est-il possible d'avoir pu écrire une chanson pareille avec un nom aussi pourri (Les Mamans et les Papas) ? Composé en 1963 à New York par le couple Phillips des Mamas and The Papas, "California Dreaming" a été inspiré par le mal du pays que Michelle Phillips éprouvait pour sa Californie natale : "I'd be safe and warm if I was in L.A". Le titre, s'il n'a pas atteint la place number one des charts, est resté classé pendant 17 semaines.
Petit passage du groupe à Hullabaloo, avec à 1min16 le retour des danseuses déchaînées et sous extas !!!


Le bébé de Nevermind a 17 ans

Posté par 2goldfish le 02.07.07 à 11:10 | tags : usa, rigolo, en jpeg, rock

J'ai pensé un instant jouer au malin et lire tout un tas de choses dans cette photo (sa casquette ridicule c'est l'influence désastreuse de Nirvana sur la culture adolescente occidentale, ses boutons au menton c'est la production de Butch Vig, etc...) mais j'ai eu peur de sonner comme un vieux schnoque. Il me rend terriblement conscient de mon âge, le p'tiot. Du coup je ne me moquerais pas non plus des acheteurs des Converse Ramones.

De toute façon de nos jours, on voit partout des gamins de cet âge avec des t-shirts au smiley déglingué (derrière Spencer sur la photo). On pense à un vieux pote qui avait pleuré en apprenant le suicide de Kurt quand on entend "Smells Like Teen Spirit" sur Europe 2 et on se dit que ce disque n'est à la fois plus le nôtre et l'est aussi encore plus que jamais. Je n'ai sans doute besoin d'expliquer à personne en quoi Nevermind représente l'ambivalence de tout un tas de choses par rapport à tout un tas d'autres choses (l'art, le rock, le commerce, nous, etc...). Nevermind est la meilleure raison de ne pas se plaindre d'un tas de trucs ou la meilleure de le faire. Ce disque veut (aujourd'hui) tout et rien dire à la fois, probablement exactement ce que le gamin a à dire dans l'interview de la photo.


Si Peter Hook tapait sur un piano...

Posté par 2goldfish le 03.05.07 à 10:12 | tags : vidéos musicales, pop, youtube, usa
 
En bon post-moderne qu'il est, James Murphy de LCD Soundsystem empile les allusions et les références dans cette vidéo d'"All My Friends", la chanson Steve Reich vs. New Order extraite de Sound Of Silver : maquillage à la Peter Gabriel, pluie et feux d'artifices très eighties et puis jeu de miroir au cas où on aurait pas pigé l'allusion. Ca ne s'arrête pas là puisque sur les myspace du groupe et du label de James Murphy, on peu entendre les reprises de la chanson par Franz Ferdinand et John Cale , qui résument assez bien son art du grand écart et sa philosophie du recyclage.

Ce que je n'aime pas sur les blogs musicaux

Posté par Flyer le 15.11.06 à 22:02 | tags : usa, politique, web 2.0
Le blog est une chose extraordinaire. Voilà, c'est dit. J'ai l'impression de balancer un cliché de cinquantenaire ébloui par l'éclat d'une nouveauté déjà adolescente (ou d'être un homme politique), mais c'est la vérité vraie. Ils colportent parfois n'importe quoi, disent souvent des bêtises, mais dans le tas se planquent évidemment des pépites. Celles-ci, avec le temps, finissent légitimement par se détacher du lot et former une naturelle intelligentsia du Web. La "blogeoisie" (le terme semble être né sur Metafilter le 15 novembre 2000) s'est installée.
RéunionEn musique, la tendance qui gangrène les blogs américains et commence à toucher la trentaine de blogs musicaux frenchy  que je passe en revue chaque jour (merci le RSS !), c'est cette manie horripilante de chercher à créer du buzz, à dégoter des nouvelles révélations de rien du tout, à coller le dernier Youtube dont tout le monde parle, à la façon d'un NME sous ecstasy. En plus, David F a pris sa retraite.
De nouveau en encore plus nouveau, les Mp3 (vite, vite, toujours plus vite) défilent jusqu'à l'indigestion, et au fil des semaines, les blogs finissent par s'harmoniser, se refilant les groupes comme des patates chaudes, et dans la grande famille semblent apparaître les prémices de dégénérescences consanguines. Sous l'envolée éclatante et méritée d'Arcade Fire, on s'est vu refilé les médiocres Clap Your Hands Say Yeah, tandis qu'au niveau marketing, l'explosion inattendue des Arctic Monkeys pavait la voie à un nouveau type de promo, hybride d'un web participatif couplé à la force de frappe des majors, dont Lily Allen fut la grande reine.
Meilleur groupeLa blogosphère s'organise de plus en plus autour de références phares, le plus souvent mises en lumière par des blogueurs américains. Ce n'est pas un hasard si toute la nouvelle scène pop américaine est couverte dans tous les sens par les blogs de l'hexagone. Playlist y compris. Peut-être l'explication est-elle culturelle, la France n'ayant jamais été un phare aveuglant l'univers en termes de musique (populaire, màj). Mais si "notre" blogosphère n'est encore qu'à un stade larvaire de cet état de fait, il y a des chances que la blogosphère frenchy suive l'exemple de son cousin toujours à la recherche DU buzz.
Le blogueur américain moyen n'étant pas moins intelligent (ou stupide, c'est selon) qu'un blogueur français (géographie mise à part, d'accord...), et sachant que nous sommes la première puissance blogueuse mondiale dans leur sillage, la question de savoir pourquoi nos sources et nos buzz musicaux proviennent tant des anglo-saxons, tandis que notre pays se situe au confluent de cultures européennes extrêmement variées, mérite d'y chercher une solution.
Et la réponse n'est pas simplement Beirut.

La country, c'est pour les rednecks

Posté par 2goldfish le 25.10.06 à 10:56 | tags : usa, country, politique
Sheriff, fais moi peur.C'est dur d'aimer la country en France. On vous regarde de travers dès que vous jouez un morceau avec un peu de banjo. On se moque du yodelling. On ne sait pas ce que veut dire Twang. Bien sûr, on veut bien faire une exception pour Johnny Cash parce que... bah c'est Johnny Cash. Et puis Wild Horses c'est les Stones, alors c'est du blues mon bon monsieur, pas de la country. Tout le reste, c'est de la musique de redneck , qui aime sa viande rouge, son président religieux et ses soldats en Irak. Qui croient que vous êtes soit avec eux, soit contre eux. Et si vous écoutez de la country en france, vous êts forcément avec eux.
Evidemment, quand on entend des trucs comme Johnny Tex & The Texicans, ça ne joue pas vraiment en notre faveur à nous, les fans de Hank Williams. Sur le mode satirique, la chanson "So Long Texas, Hello Mexico !" parle d'un américain qui décide d'émigrer illégallement au mexique et d'y demander des droits, de chanter l'hymne mexicain en anglais, profiter de la couverture sociale locale (elle existe au mexique ?).
La chanson marche un peu au Texas et doit surtout son exposition internationale à des gens qui, comme moi décident de la brandir comme un épouvantail à un public qui ne l'aurait surement jamais entendu autrement. Le truc, c'est qu'on ne peut s'empêcher de prendre un plaisir pervers à écouter cette chanson, comme on peut en prendre à écouter de la country (de la vraie, de la bonne) dans un pays qui la déteste, et comme on est sûrement un peu fier quand on est mexicain de ne pas être accepté aux Etats Unis. Donc allez-y, écoutez, la country, c'est ça.

Moby n'aime pas Georges W Bush

Posté par Flyer le 02.10.06 à 13:13 | tags : rigolo, web, usa, politique
MobyBush"Nous ne sommes pas votre pute bon marché, à venir sonner dès que vos sondages tombent dans les chiottes."
C'était Moby, le 10 septembre 2006 sur son blog. La veille de la venue officielle de Georges W Bush, pour le cinquième anniversaire des attentats qui ont transformé un pays qui s'occupait essentiellement d'une petite fellation de président en pays soucieux d'abattre des tyrans sanguinaires dans des pays géographiquement nébuleux.

Bon anniversaire : Nevermind !

Posté par Myosotis le 21.09.06 à 12:12 | tags : people, web, news, usa, youtube, vidéos musicales, nirvana
Nirvana - Nevermind Le NME célèbre cette semaine le 15e anniversaire de l'album Nevermind de Nirvana en le présentant comme l'un des albums les plus importants de l'histoire du rock.
En 1991, le second album de la bande à Cobain aura permis au groupe d'exploser dans les charts et de passer d'une semi-confidentialité à un rayonnement planétaire. Emmené par ses deux singles "Smells like teen spirit" et "Come As You are", mais aussi par une iconographie inoubliable imaginée par Kurt Cobain lui-même, l'album a une double importance : il marque, tout d'abord, l'invasion du mainstream par l'underground, et, deuxièmement, donne un coup de jeune aux musiques bruitistes (coupant avec la tradition "hair metal" des années 80 où le rock fort était associé aux cheveux longs, aux voitures rouges et aux pantalons moule-burnes en cuir), amorçant un courant majeur des musiques contemporaines. Dans la foulée de Nirvana, on assistera à l'explosion de Pearl Jam ou de Soundgarden, groupes certainement moins intéressants et complexes, mais plus globalement à une réévaluation par les masses de tout ce qui peut s'apparenter au rock et au métal.
Pour la petite histoire, le gosse qui figure sur la photo aurait été rémunéré 200 dollars pour le cliché. La maison de disques aurait tenté, jusqu'à la dernière minute, d'imposer une photo où le pénis du gamin n'était pas visible (voire de l'effacer), ce sur quoi Kurt Cobain ne transigea pas. C'est à partir de cette époque que les situations de tension entre Cobain et, ce qu'on appelle communément l'industrie musicale, se multiplieront.




Sur le plan strictement musical, les jugements divergent sur l'importance du disque. Certains (dont je suis) considèrent que Nirvana a su faire péter le coffre-fort qui aurait dû légitimement revenir aux Pixies (ces derniers, auront fait péter la banque 15 ans plus tard), influence n°1 revendiquée par Cobain au moment où il composait "Smells Like Teen Spirit", et que l'album ne représente pas une rupture essentielle dans le paysage d'alors. On a parlé des grands prédécesseurs du groupe tel que les Jesus and Mary Chain (Psychocandy sort en 1985) et Sonic Youth évidemment (Bad Moon Rising en 1985) ou même Pavement, groupe contemporain (qui émerge au même moment avec un mélange encore plus savant et peut-être trop intelligent) mais la filiation punk est aussi évidente. Quoi qu'on en pense, la synthèse des genres (punk, metal, pop) proposée par Nirvana est unique en son genre et Nevermind une réserve de titres en or. Difficile de trouver du déchet entre "Lithium", le merveilleux "In Bloom", et le joli "Polly". Il faut aller chercher vers la fin de l'album ("Something in the Way") pour trouver un titre un peu faiblard.
Pour beaucoup, Nirvana aura été une révélation. Avec le recul, on peut penser que ce qui en découla (le cirque grunge et ses dérivés) n'était pas de la meilleure étoffe mais c'est clairement une autre histoire. Quant à savoir si Nevermind est le meilleur album du groupe, c'est une affaire de spécialistes. Pour ma part, j'ai tendance à dire que c'est le mieux écrit et discipliné, In Utero étant déjà un album de réaction.

Grab your dick and double click !

Posté par Flyer le 01.09.06 à 12:12 | tags : vidéos musicales, youtube, usa, rigolo
Non, malgré ce que mon titre pourrait laisser penser, vous n'êtes pas sur Sexe, Love n Gaudriole actuellement. Apparues il y a quelques temps sur YouTube, les vidéos de la comédie musicale Avenue Q ont donné une portée mondiale aux chansons drôles et gentiment dérangeantes d'une formation délirante. Lancée en mars 2003 à New York au Vyneyard Theatre (une salle hors-Broadway qui ne fait pas de profit), elle a connu un joli succès, remporté un Tony Award, et fût jouée sur Broadway dès le mois de juillet 2003. Ses chansons sur le racisme, le porno sur internet, l'homosexualité et les difficultés de la vie sont portées par des personnages qui sont tous (sauf trois)... des marionettes, largement inspirées de Sesame Street.
Une nouvelle saison fût ouverte en septembre 2005 à l'hotel / casino Wynn de Las Vegas, mais les faibles ventes de tickets la firent s'arrêter. Libéré de leur contrat avec le Wynn, la comédie musicale fût relancée sur Broadway, et est encore programmée six jours par semaine. Ayant même fait un petit à Londres, qui joue depuis le 28 juin 2006.
En attendant un passage (plus qu'hypothétique) par la France, jetez donc un oeil à leur jolies compositions, dont la plus célèbre (et la plus détournée par les geeks du web), reste "The Internet is For Porn".

Et pour continuer sur la même pente, allez donc jetez un oeil et une oreille à "It Sucks to be Me", "Everyone is a little bit Racist" et "If you were Gay" (pour celle ci je n'ai trouvé qu'une version "faite à la maison"). Bougez la tête au rythme des marionettes !
(et bien sûr un très grand merci à David Koresh pour ceci !)

La Nouvelle Orléans renaît...

Posté par Flyer le 16.08.06 à 13:55 | tags : news, en jpeg, usa, jazz
... en tout cas, elle essaye. Un an après l'ouragan Katrina, qui a dévisagé la superbe cité à jamais, The Observer publie un diaporama musical et joliment imagé sur le retour au bercail des musiciens, et sur leurs efforts pour rendre ses sonorités cuivrées à la capitale du jazz.
Nouvelle Orléans
Un reportage (en anglais) accompagne le diaporama, relatant le rétablissement difficile d'une identité culturelle qui était déjà mise à mal avant la destruction physique de la plus grande partie de la ville par l'ouragan, le retour laborieux des musiciens dans la ville, le tourisme sauvage qui s'y développe... Tout perdre et repartir de presque rien.

Independance Day

Posté par 2goldfish le 04.07.06 à 15:51 | tags : rigolo, web, usa, mp3
america is awesome - Natalie DeeLes Etats Unis sont nos amis, alors souhaitons leur à tous un joyeux anniversaire ! Il y a trois cent trente ans aujourd'hui que treize états américain ont dit merde à la monarchie britannique, précédant les Sex Pistols de trois siècles (puisqu'on vous dit que le punk est une invention américaine !).
Il y a un tas de façon de célébrer dignement la naissance du pays qui nous a donné la liberté, le Coca-Cola, Brian Wilson et la lune. Pour beaucoup d'américains, ce sera en faisant exploser une petite party avec des fusées et autres pétards. Pour Robert du blog Trees Lounge, c'est en postant un récapitulatif de son 50 states project, la version mp3 blog de la folie de Sufjan Stevens : un rassemblement de toutes les chansons possibles sur chaque état uni. Il n'en est en fait qu'à 23 sur 50 (c'est quand même 21 de mieux que Sufjan), mais ça fait déjà plus de mp3 que je ne peux en compter avant de me lasser, c'est à dire beaucoup. Vraiment beaucoup.
Evidemment, le Delaware est moins bien servi que la Californie, mais si vous avez toujous révé d'une bonne compilation de chansons sur l'Idaho, votre bonheur est là.

Magnetic Fields, oh oui ! Sortez les lames de rasoirs !

Posté par Flyer le 11.05.06 à 13:06 | tags : usa, mp3, pop
Stephin MerrittOn ne parle sans doute pas suffisament des Magnetic Fields sur Playlist. Les bons new yorkais menés par la contrebasse vivante Stephin Merritt (l'exact antithèse vocal de Wayne Coyne) font pourtant le bonheur (et la déprime) des plus fervents zoophiles de ce blog. Ceux là vous conseilleront en boucle l'écoute du triple album 69 love songs (la plus belle collection d'ironies sentimentales surréalistes jamais écrite). Et ils auront bien raison.
Mais en attendant, vous prendrez bien une petite rasade de banjo et de gorge profonde sur leur belle reprise de "If I were a rich man" ? C'est servi par You ain't no Picasso.

La vieille et les bêtes

Posté par 2goldfish le 09.02.06 à 16:18 | tags : news, usa, madonna, vidéos musicales, gorillaz, pop

Mais qui c'est?
Hier soir, avaient lieu les Grammy Awards, les victoires de la musique américaine. On pourrait vous embêter avec la liste des gagnants mais elle est plus longue que mon bras (108 catégories), et puis à partir du moment où l'on sait que U2 en a eu cinq et Mariah Carey trois, étrangement, notre intérêt disparaît comme Pete Doherty un soir de concert.
Bref, ce qu'il faut retenir de cet évènement, c'est que les Gorillaz ont joué en direct, et comme chacune de leurs apparitions est le fruit de plusieurs mois de labeur ingrat, on est au moins un peu intéressés par la vidéo si on a du respect pour la valeur "travail", malgré la vieille déguisée en Véronique et Davina qui les accompagne pour une raison obscure. Et puis il y a De La Soul, ce qui est autrement plus intéressant.
Bon, en tout cas, vous pouvez voir la vidéo sur cette page.




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