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Festival de musique qui bouge et qui respire. Electro-fun, rock'n flamme, live supersonique. Son petit nom avant, c'était Feedback, et c'était déjà bien ! Black Lips et Liars, furie en prévision à Villette Sonique![]()
Parmi la toujours très chouette programmation de Villette Sonique, cette année on ne saurait trop que vous conseiller de vous déplacer le 28/05 en particulier au Cabaret Sauvage pour voir Ariel Pink, Liars et Black Lips.
Pas évident de suivre Liars, formation rock, brouilleuse de pistes en tous genres. En même pas 10 ans d'existence officielle et 4 albums, le groupe d'Angus Andrew a eu l'occasion de poser ici et là les bases d'une musique mouvante, qui puise tant dans le groove, le psychédélisme, le punk ou la noise pop. Auteur d'un réussi et homogène Liars en 2007, la formation présente aussi l'avantage d'être un groupe de scène. Entre live rageux et sorcellerie rock, chacun de leurs passages est une extension bien souvent expérimentale du support cd. A ne pas manquer donc, et bonne nouvelle, le trio présentera les compos d'un nouvel album à sortir, on ne sait pas quand, pour le moment. Ajoutez à la présence des Liars, celle des Black Lips, dont la réputation de "Bad Kids" (d'Inde à Dijon) n'est plus à faire, mais à savourer, et vous avez clairement l'une des plus belles soirées de la Villette Sonique 2009.
Avec un format plus traditionnel (des titres d'une moyenne de 3 min) et plus pop-rock songs que Liars, Black Lips cultive un rock hérité des Kinks et des Sonics où son crade, chants braillards, psychédélisme et décomplexion ont contribué à en faire l'un des groupes de 2009. En live, projections de fluides et riffs crasseux se cotoient dans une ambiance étrangement bon enfant, si, si.
Jamais mentionné ici, c'est Ariel Pink Haunted Graffiti (de l'écurie Paw Tracks), qui chauffera les murs du Cabaret Sauvage avec sa pop bizarre, qui réussit le pari de mêler son lo-fi (se rapprochant d'un son émis par une vieille cassette audio) à une dimension mélodique (sur les titres "Berverly Kills", "Can't Hear My Eyes" sur leur page myspace). La petite découverte de la soirée.
Villette Sonique c'est du 27 au 31 mai et la billeterie est déjà ouverte ici
Liars - Plaster Casts of Everything (live)
Black Lips - Bad Kids (acoustique)
Ariel Pink Haunted Graffiti - Can't Hear My Eyes
Plus d'infos sur la prog complète du festival et sur le tarif préferentiel de lancement (jusqu'au 15/04) sur le site de Villette Sonique
A voir aussi Le festival Villette Sonique passe Mach 2 en 2009
L'événement principal est la présence des rares et géniaux Jesus Lizard, qui joueront avec les droneux (géniaux eux aussi) de Sunn O))) et les Men Without Pants, soit l'alliance de Russel Simmins et de Dan The Automator, le producteur de Gorillaz. Voilà une affiche qui a de la gueule, et ce n'est que le premier jour ! On aura aussi droit aux frasques des Black Lips, qui sont réputés pour leurs prestations live rock'n roll (trop, même, pour certains pays), à Omar Souleyman, Deerhoof, Diplo, Liars, etc. Voir la prog complète ici. Bref, si l'édition précédente avait marqué les esprits, le cru 2009 devrait consacrer la Villette Sonique comme un rendez-vous incontournable pour les amateurs musique indé. Pour rappel, en 2008 le Parc de la Villette avait vu se succéder, entre autres, Devo, Chrome Hoof, Dizzee Rascal, Deerhunter et Shellac. Désolé pour le name dropping sauvage, mais au moins quelques uns de ces noms devraient vous faire "tilt", ou sinon n'hésitez pas à y jeter une oreille, c'est du bon labellisé "Good to go" par Flu. Petite note moins référencée pour finir, vous pourrez apprécier l'excellente facture du visuel de cette année, proposant un ours qui vend des haches. D'ailleurs leurs affiches précédentes représentaient aussi de gentils animaux de la forêt détenteurs d'outils. Si quelqu'un a une explication à ce phénomène je suis tout ouïe. Peut-être est-ce pour exprimer le retour à la bestialité dans la musique ?
Lire aussi : Live: soirée électro-maso à la Villette Comme le prouvent ces images, certains se sont amusés "grave" à la soirée The Go!Team de la Villette Sonique. Enfin lui - le monsieur ci-dessus - c'est sûr: tout mini-short dehors, cet improbable afro-danseur-tennisman des 70's animait à lui seul l'aile droite de la salle "Le Club".
La suite, viite! Les frenchies de Zombie Zombie ont un peu relevé le niveau avec leur transe vaudou répétitive, sans parvenir à déclencher la rave party escomptée. Sans doute la faute à leur absence totale de jeu de scène : penchés sur leur machines electroniques "vintage", ils en ont oublié le public, comme deux nerds découvrant un nouveau logiciel. La salle n'a pas dansé mais a quand même applaudit...Je n'ai pas osé demander pourquoi à mon bizarre voisin, coiffé d'un bonnet de bain en latex véritable, et visiblement en plein kif intersidéral. Il y a des jours comme ça où l'on se sent bien, enfin avec les gens qui nous ressemblent et nous comprennent. Désespéré, on misait alors tout sur The Go! Team, pour lesquels on s'était déplacé, non mais sans blague. En retard d'une demi-heure, la troupe de foux furieux (deux batteries, trois chanteuses, une guitare et une basse, mais ça varie selon les chansons, c'est compliqué) a balancé tout dès le premier morceau. Le micro de la chanteuse black, défaillant, nous privait malheureusement de ses cris apparemment enjoués. L'ensemble, plus bruyant que mélodique, n'atteignait pas le qualité de leurs enregistrements studios. De surcroit, la balance des sons, mal règlée, nous a imposé cette tornade sonore (mélange de pop et de soul-funk des 70's) en version suraiguë. Nos oreilles, déjà affaiblies par les assourdissantes premières parties électro, s'en souviennent encore. Finalement, la programmation du jour était plus cohérente qu'elle n'y semblait : tout était...bruyant. Live : Dizzee Rascal fait trembler la Villette
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Hétéroclite, la population qui s'amasse devant la Grande Halle de la Villette pour voir le phénomène grime Dizzee Rascal : un mélange de bobos en mal de sensations fortes, de branchés excentriques aux fringues flashy et de fans hardcore de hip hop. Un look hybride domine, et résume bien l'affaire : jean slim ou collants, grosse casquette US portée sur le côté, le tout assorti de baskets et de polos fluos.
La première partie s'adresse plutôt aux polos fluos (dont je ne fais pas partie), c'est-à-dire aux amateurs de TTC (idem). Cuizinier et DJ Orgasmic ont beau augmenter le son de leur musique à tuning bobo, la sauce ne prend pas. L'arrivée de l'énorme Tekilatex, dont le micro ne marche pas, nous prive de son fatigant flow à l'helium. Quelques pénibles morceaux plus tard, le leader de TTC se retire de la scène - dans l'indifférence générale - laissant ses deux compères très seuls face à un public peu friand de leur dance-rap ironique. On retrouve le crâne chauve de Teki à la buvette, où l'on s'est également retiré : ménageons nos tympans.
Les deux frangins de The Clipse débarquent alors, tout de noir vêtus. Le son est énorme, les basses concoctées par les Neptunes heurtent violemment les parois métalliques de l'Espace Charlie Parker. Devant un écran projetant des flammes et des têtes de mort, Pusha T et Malice développent leur rap efficace et nonchalant, dissertant sur le deal de coke (leur ex-job) sur de beats funky imparables. Bientôt rejoints sur scène par leur collègue du Re-Up Gang, l'imposant Ab-Liva, les deux frères de Virginie déroulent leurs tubes "Grindin", "Mr me Too" et "Wamp wamp" devant de nombreux fans, visiblement connaisseurs de leur albums Lord Willin' et Hell Hath No Fury. Alors qu'on commence à se dire que le set des Américains, très carré, manque un peu de rebondissements, les Clipse achèvent leur show, sous des applaudissements fournis. Bon timing donc, avant le gros morceau de la soirée.
Pause, histoire de laisser refroidir nos oreilles dans l'air frais de la cour. On n'a pas fini de griller sa clope qu'un tremblement de terre secoue la Villette. Puis un autre, plus fort. Pas de doute, Dizzee Rascal is in da house! Oyyyy, en plus c'est "I luv U", la chanson d'amour timbrée qui déboite le synthé : ruons-nous dans la fosse. Les infrabasses de l'Anglais, à faire tomber les échafaudages des tribunes, détruisent tout sur leur passage. Gosh! Nos pieds n'ont même pas besoin de bouger, le sol se gondole tout seul. Le flow sismique de Dizzee, totalement incompréhensible (pour les gens qui ne pratiquent pas l'argot du ghetto sud londonien, en tout cas), impressionne par sa vitesse et ses brutaux changements de cadence. Nos cheveux encore ébourriffés par le l'ouragan électro de "Where the G's", voilà que le frêle bad boy à casquette nous invective avec son accent à couper au cutter: "I'm not sure you understand what I'm saying, but i want that all you people say my name. Dizzee Rascaaaaal" Et là, jubilation: l'instru de "Jus a rascal" retentit, suivie de près par ses tétanisantes infra-basses. La salle, déchainée par cet ego-trip explosif, reprend le refrain sur des riffs coulés dans le plomb, entre deux attaques kalashnikof du MC. Puis petite accalmie, célébrée par mes voisins à capuche par un gros spliff clandestin.
Mais Dizzee repart à l'assaut. Après avoir enchainé "Sirens", "Stand up tall" et "Temptation", avec Alex Turner des Artic Monkeys en invité virtuel, le gringalet Rascal fait péter le beat massif de "Pussyhole" ("Old Skool" pour les prudes), basé sur le gimmick mythique (les "Whoo!Yeah" de James Brown) déja samplé en 1988 par MC Rob Base & DJ E-Z Rocksur leur méga tube "It Takes Two". Fracassant, dansant, on en redemande ! Cerise sur le pudding dance-hall, le déjà classique "Fix up look sharp" vient conclure le show, en rappel. "I got the big beaaaaaaaaaat", dit le refrain. C'est sûr, personne ne viendra le contredire. Q : Are We Cats ? A : We Are Devo![]()
Foule extatique, en transe sous les coups de butoirs de "Uncontrollable Urge" ou "Whip It", choeurs brouillons du public sur la plus célèbre reprise des Rolling Stones… Egarés dans un couloir temporel, les fans hardcore (45 euros la place tout de même) et gentillets de Devo ont agités leur crête rose fluo, comme si rien n’avait changé en 25 ans. Il y avait du vieux et beaucoup du jeune, on a vu du parisien attentiste perché sur les gradins et ma voisine, une anglophone d’à peine la vingtaine, qui m’a enivré de ces longs cheveux fraîchement shampouinés et détruit les oreilles de ses glapissements stridents.
![]() Villette Sonique 2008 affiche sa programmation, riche et pointue![]() Pour son cru 2008, la Villette Sonique poursuit son bonhomme de chemin, hors de sentiers battus, à la pointe de l'avant-garde sonique. Pendant six jours (du 3 au 8 juin), entre le Parc et la Grande Halle (rénovée) de la Villette, les amateurs avisés de rock et de hip hop expérimental, ou d'electro aventureuse auront de quoi se mettre sous la dent. Parmi les nombreux groupes "indie" invités, on retient le grand retour de Devo. Ces adeptes de la "devolution", hilarants et en avance sur leur temps (ils ont débuté en 1972!), cartoonesques et précurseurs de la new wave, feront à la Villette leur première date française depuis...25 ans. Show délirant garanti. Autre évènement, la "carte blanche" délivrée cette année à Shellac, le mythique groupe de Steve Albini, qui sera notamment épaulés par les excellents vétérans du post-punk Mission of Burma. Signalons aussi la venue d'artistes aussi divers que créatifs, du grime turbo de Dizzee Rascal aux agressions sonores des pionniers radicaux de la musique industrielle Throbbing Gristle, en passant par la pop déglinguée de Deerhunter ou encore les hymnes soul-funk-rock de The Go! Team. Un éclectisme sans concession.
Le programme en détails : -Mardi 3 juin / 2Oh à la Grande-Halle/Boris Vian Tarifs : 12€/9€
-Vendredi 6 / 2Oh30 à la Grande-Halle/Charlie Parker Tarifs : 25€
Pour plus d'infos, consultez le site du festival Villette Sonique
Villette Sonique : petit amuse-bouche...
Si Villette Sonique ne commence pas avant le 7 juin, chez Flu, on a décidé de prendre un peu d'avance. Kékécé Villette Sonique me direz-vous ? Festival se déroulant sur les scènes du Cabaret Sauvage, du Trabendo, à la Géode ainsi que dans les parcs de la Villette, cet évènement sonique et iconoclaste avait réussi pour sa première édition l'an dernier à rassembler des artistes comme Faust, Andrew Bird, Stuart A. Staples ou encore le fantasque Katerine. Cette année, la programmation se veut encore plus éclectique, marriant artistes accomplis mais souvent peu exposés et jeunes pousses prometteuses. Ainsi, on retrouvera pêle-mêle la collaboration sulfureuse entre le contemporain Christian Fennesz et le créatif Mike Patton, les lyriques et beaux Mùm, le patriarche Bernard Parmegiani, le multi-facettes Jamie Lidell, ou les mythiques et mystérieux Black Devil Disco Club, qui partageront les scènes avec le folkeux Jens Lekman, le DJ Daniele Baldelli, la jeune Uffie ou encore les fougueux japonais de Polysics. Plein de bonnes choses à déguster dans les salles parisiennes ou bien sous le temps (que l'on espère) clément dans les parcs de la Villette... A cette occasion, Flu vous offre une radio spéciale Villette Sonique, diffusant des titres d'artistes figurant dans la programmation du festival. A l'image de l'évènement, de bonnes surprises, différentes pour tous les goûts, mais toujours pertinentes et cools, à se mettre dans les oreilles. Electro synthétique, rock nébuleux, folk énergique, découvrez ce qui vous attend pour ce début de mois de juin... Comment ça, ça vous a donné envie ? http://www.villettesonique.com/
Matmos, c'était gratuit à la Villette Sonique À 16 heures pile poil, les deux trublions électroniques de Matmos lancent leur mini concert en plein air. Ils sont accompagnés d'une improbable paire de batteurs qui utilisent des bouquets de roses en guise de baguette. Qu'importe si l'on n'entend pas ces derniers, tant que la performance prête à sourire ou à poétiser la musique tordue des américains. Le set de 4 morceaux est plié en 35 minutes arty et doucement rigolotes. Déflagrations bruyantes, samples de cuivres ou jeu en direct de derboukas et de guitare, le groupe distille son univers avant-gardiste baigné de mélodies catchy et de grooves dance floor. Le public est captivé, intrigué ou carrément conquis par l'originalité du concert - à moins que ce ne soit la superbe chemisette éponge à losanges bleus de Drew Daniel qui l'ait fasciné. Nouvelles stars de la musique électronique (ils accompagnent l'incontournable Björk en tournée et en album), Matmos n'échappent pas à une razzia de fans et improvise une séance d'autographes. Pour ceux qui n'étaient pas là, voilà à quoi ça ressemblait en son. Matmos - "Steam and Sequins for Larry Levan" MàJ : Et sur Flu, le mag, une délicieuse (et longue) interview de Matmos, autour du passionnant concept de leur dernier album, The Rose has teeth in the Mouth of a Beast. Photo - Clément Mallet
Villette Sonique Playlist Pop électronique pour toujours et à jamais, la Villette Sonique commence dans une semaine chrono (du 22 au 25 juin).On vous le promettait déjà, Flu vient de mettre en ligne un chouette player de 17 titres, histoire de vous mettre l'eau à la bouche et vous convaincre de venir hanter le parc de la Villette pour gorger vos tympans de son rafaîchissant. La playlist Villette Sonique, c'est par ici. Il reste même un peu de gâteau des années précédentes : les playlists 2003, 2004 et 2005. C'est monsieur The Boom and the Arty qui nous a fait le lecteur et il est très gentil. Villette (Super) SoniquePosté par Syl le 13.06.06 à 13:11 | tags : agenda, arts visuels, copinage, électro, live, rock, villette sonique
La Fête de la musique c'est le 21 juin. Si après une nuit de folie, vos oreilles ne sont toujours pas rassasiées, rendez-vous à la première édition de la Villette Sonique (anciennement Feedback).Du 22 au 25 Juin, la Villette et son joli parc accueillent une sélection d'artistes prometteurs et de figures majeures de la création musicale contemporaine, sous la forme d'un parcours musical en plein air et de concerts (gratuits pour ceux qui se tiennent dans le parc) le soir. Une programmation éclectique, à base de pop, folk, rock et électro. Parmi laquelle : Jeudi 22 Juin : - à 21h à la Géode : Arpanet (aka. Dopplereffekt) pour 10€ Samedi 24 Juin : - à partir de 16h, gratuitement dans le parc de la Villette : les pionniers de Matmos, Volcano !, Mugison, Food for Animals et Afrirampo. - et à 20h30, au Cabaret Sauvage : Pierre-Yves Macé, Andrew Bird et Stuart A. Staples (20€) Dimanche 25 Juin : - à 16h30, pour zéro euro, au Jardin des îles : Faust et Sister Iodine - et à 18h, au Kiosque à musique (et toujours gratuitement !) : The Spankings et Katerine, accompagné de la Secte Machine. Plus d'infos ici. Fluctuat est partenaire de l'évenement, c'est dire si c'est du bon ! Pour la peine, et parce qu'on est gentils, vous aurez droit mes chers lecteurs et ce dès cet après-midi, à un player permettant l'écoute des titres de chaque artiste présent sur les scènes de la Villette Sonique ! M à J : le player promis arrive très bientôt, nous avons eu un petit contretemps pour sa mise en ligne. |
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