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Web 2.0
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Alors le web 2.0, tu vois, c'est le futur. C'est genre des sites où les gens y font des trucs eux-même, tu vois. Genre y'a le site à la base, mais y'a rien. Et pis après les gens y font leur truc et ils construisent le site eux même, comme ils veulent. C'est la liberté !

Commandez une chanson d'amour personnalisée sur Facebook

Posté par 2goldfish le 19.06.09 à 09:25 | tags : web 2.0, rigolo

Sous le pseudonyme Gretel Prinn, l'artiste Annabel Linquist vous propose de composer spécialement pour vous une chanson d'amour sur Facebook. Vous lui désignez le profil de l'être aimé, elle compose et enregistre en quelques dizaines de minutes une "lo-fi love song" et vous pouvez ensuite la dédicacer à l'élu de votre coeur via l'application iLike. Tout ce qu'il vous en coutera, c'est 130 dollars.

 

Les chansons de Gretel Prinn s'appellent toutes "I Heart X" (remplacez X par le nom du sujet de la chanson) et sont toutes un peu nulles. Bien sûr, elles sont écrites par une "non musicienne" autoproclamée qui ne passe jamais plus d'une heure à travailler sur ses compositions. Si vous voulez un conseil romantique, sachez que vous feriez bien mieux d'écrire vous-même la chanson. Faire presque aussi bien qu'elle n'est pas très difficile et sera bien plus apprecié. Il faut cependant reconnaitre à Annabel Linquist un certain don pour l'arnaque 2.0. Si vous avez une guitare et besoin d'un peu d'argent facile, on ne saurait que trop vous conseiller d'être un des premiers à lancer une variante sur ce concept, que ce soit de proposer des chansons d'amour en français, des chansons de haine ou des chansons de fête des mères. Dépêchez-vous par contre, dans trois mois le monde entier le fera pour moins de dix dollars.

 

- Via -




Trent Reznor abandonne le web 2.0 par amour

Posté par 2goldfish le 12.06.09 à 17:48 | tags : rigolo, people, web 2.0

Le leader de Nine Inch Nails a annoncé qu'il se retirait de Twitter. Pourquoi donc ?

 

"J'ai pris Twitter comme un endroit où être moins formel et plus spontané, honnête et "humain". Je ne pensais pas y diffuser des détails sur ma vie amoureuse mais c'est arrivé parce que je suis amoureux et que c'est tout ce à quoi je pense. Si ça vous embête ou si ça a détruit l'image que vous avez projetée sur moi, très bien, il est probablement temps pour vous de vous en aller. Vous avez raison, je ne suis plus la même personne qu'en 1994 (et j'en suis heureux). Et vous ?"

 

Il faut dire qu'il y a quelques semaines, Reznor avait annoncé via Twitter ses fiançailles à Mariqueen Maandig, chanteuse du groupe de rock arriviste West Indian Girl (et accessoirement "babe of the month" de Playboy en janvier 2009). Depuis ses twits sont beaucoup plus joyeux, plein d'amour, d'entrain et d'esprit bon enfant, loins de l'image du héros sombre et torturé que se font les fans de NIN. En particulier celles du site Metal Sludge. Vous ne connaissez pas Metal Sludge ? Reznor vous explique sa vision des choses : "Metal Sludge c'est le refuge des pires personnes que j'ai jamais croisées.Le site est peuplé de filles repoussantes et dodues (sic) qui fantasment publiquement de coucher avec des types dans des groupes. Une sorte de jeu de rôle où des gens avec qui PERSONNE ne baiserait imaginent des aventures avec des personnes avec lesquelles elles RÊVERAIENT de coucher. Ca serait drôle, d'une façon triste et pathétique, mais le fun ne s'arrête pas là : la haine et un bon vieux racisme des familles sont aussi encouragés pour pimenter les choses et vous rappeler combien ces personnes sont moches à l'intérieur (l'extérieur est évident)."

 

Bref, Reznor quitte Twitter en claquant la porte à cause d'une poignée de trolls. Et il a l'air honnêtement surpris, alors qu'il s'exprime sur le forum de nin.com où ses modérateurs gèrent des trolls tous les jours. Bref, Reznor n'est pas content qu'on touche à sa copine alors il se met en colère, ce qui est compréhensible. Bien sûr il pourrait simplement arrêter de lire les trolls mais non, il se lance dans une bonne vieille tirade sur le besoin de contrôler l'internet. Je vous l'épargne, elle est toujours sur nin.com.

 

On ne va pas lui jeter la pierre, on a tous eu un pote un peu geek ou un peu goth qui s'est révélé fleur bleue et qui s'est mis à dire des grosses bêtises dès qu'une fille s'est un peu penché sur son cas. Trent n'est plus le même ado qu'en 1994 quand à l'approche de la trentaine, il mettait du vernis à ongle noir et criait sa haine de la société avec des gros mots. Aujourd'hui il a quarante-quatre ans et il découvre les filles. C'est de son âge, c'est normal, ne nous inquiétons pas.

 

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Essayons 8 tracks, le nouveau Muxtape

Posté par 2goldfish le 05.05.09 à 14:13 | tags : music biz, web 2.0

 

8tracks.com propose très simplement à ses utilisateurs de créer et partager un mix de huit chansons soit à partir de leur propre bibliothèque mp3, soit à partir de celle déjà uploadée par les autres utilisateurs du site. Tout se fait en drag'n'drop de la façon la plus instinctive qui soit, c'est simple et efficace, on se croirait vraiment revenu au temps des débuts de Muxtape, le lecteur "embeddable" en plus. Le gros avantage, par rapport à Deezer ou Spotify, c'est bien la possibilité d'uploader soit-même un morceau. Pour tous les mélomanes un peu pointus qui ne trouvent pas LA chanson qu'ils veulent dans les bibliothèques de plus en plus complètes des sites de streaming légal, c'est une très bonne nouvelle. D'autant plus qu'8Tracks est légal !

 

Malheureusement, pour permettre tout ça, 8tracks doit se plier à une série de dictats absurdes des maisons de disque : en tant que créateur de mix, vous ne pouvez écouter que des extraits de trente secondes des chansons et n'uploader que deux chansons d'un même artiste. En tant que simple auditeur (ou tricheur qui utilise deux browsers) vous pouvez écouter une première fois chaque mix dans l'ordre prévu par son créateur mais si vous voulez l'écouter une seconde fois, l'ordre des chansons deviendra aléatoire ! Tout ça pour que vous ne puissiez pas écouter ce que vous voulez quand vous voulez et vous inciter ainsi à acheter votre musique. Ou à l'écouter gratuitement sur Spotify.

 

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Ten Game, le puzzle magique de Pearl Jam

Posté par Carter le 13.04.09 à 15:22 | tags : anniversaire, rigolo, rock, usa, web 2.0

Pearl Jam démarra sa carrière en 1991 avec l'album Ten. Si les Américains sont depuis devenus un pilier du rock made in Seattle, ils n'ont pourtant jamais réussi a égaler la qualité de ce premier effort.


18 ans après, Eddie Vedder et ses copains ressortent l'album mythique avec un mixage inédit, fait pour proposer un son "plus direct", si l'on en croit Brendan O'Brien (Bruce Springsteen, Audioslave, AC/DC) qui s'est chargé du remix. Une charmante attention qui ne suffit bien sûr pas à rendre les morceaux actuels (le style a inévitablement vieilli) mais qui enchantera les fans se plaignant de la prod originelle.


Mais surtout, les aficionados des chemises à carreaux d'antans seront ravis par la moultitude de chatoyants bonus que réservent les 4 packaging différents. Pour découvrir tout cela, il faut se rendre sur le site pearljamtengame, où vous attends un bien étrange jeu qui vous permettra d'écouter l'album en entier si vous gagnez. C'est en fait un puzzle en 3D rotative qui a le don d'être énervant. Ceci dit, passé le "c'est quoi ce bordel là j'comprends rien et pourquoi Pearl Jam me casse les couilles/ovaires avec des cubes colorés ?", le jeu s'avère rigolo. Ha, quel bonheur de remplir des lignes pour entendre des chansons... Tiens, ça me rappelle qu'il faut que je me refasse la saison 7 de Motus, moi.

 

Pour le jeu, les infos sur le packaging et la musique d'ascenseur incoupable c'est ici.

 

 

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L'application de Nine Inch Nails pour l'iPhone est-elle le futur de la musique ?

Posté par 2goldfish le 09.04.09 à 09:27 | tags : news, geek, ipod, web 2.0, music biz

Il reste aujourd'hui deux types de personnes qui écoutent Nine Inch Nails : les goths et les geeks.Les geeks d'Apple en particulier. Du coup, transformer l'expérience du déjà très complet site Nin.com en application pour l'iPhone était une quasi-obligation pour Trent Reznor.

 

Après le succès du Tap Tap Revenge (le guitar hero de l'iPhone) édition spéciale NIN, "NIN access" pousse les choses encore plus loin. Non seulement vous avez accès à tout le site nin.com en version customisée pour l'écran de l'iPhone, avec les milliers de remixes, de vidéos, de photos et autres goodies mis en ligne gratuitement ainsi qu'aux chats entre fans, avec en prime l'intégration d'un plugin google earth qui vous permet de faire savoir à tout le monde où vous êtes. Si vous prenez une photo avec votre iPhone pendant un concert de NIN via l'application dédiée, cette dernière saura vous localiser et publier automatiquement votre cliché dans la rubrique "photo" de ce concert dans la base de donnée du site. Vous pouvez aussi simplement écouter, mais Trent Reznor a semble-t-il peur que vous vous ennuyiez.

 

Mais tout ça veut aussi dire que vous savez où se trouvent les autres fans de NIN sur le chat, que vous pouvez si vous habitez dans une grande ville trouver un fan de NIN près de vous en moins de deux. Ca n'est sans doute pas l'intention originale de Reznor mais tout ça va probablement finir en site de rencontre pour plans cul entre fans. Comme tout ce qu'à fait Reznor depuis qu'il s'est libéré de son contrat avec Universal, cette application va augmenter la cote de popularité de Trent au près de ses nombreux fans et laisser le reste du monde indifférent.

 

A l'exception du monde de la musique : on imagine bien à l'avenir de telles applications pour chaque artiste un peu populaire. Nombreux sont ceux qui de Lady Gaga aux Black Lips ont déjà proposé une application beaucoup plus rudimentaire mais qui ne demande qu'à être upgradées. U2 a déjà passé un deal avec Blackberry pour la création d'une application semblable (toujours près de leurs sous, ils ont préféré que Blackberry leur paye la création d'une application plutôt que de la financer eux-mêmes pour iPhone).

 

L'avenir appartient-il donc aux artistes qui proposeront une expérience complète du web et de la vie à travers leur propre prisme ? On imagine un futur plein de niches et de fans autistes. Puis on se dit qu'au train où vont les choses, dans quinze ans aucun artiste n'aura probablement encore un nombre suffisant de fans dévoués pour organiser ce genre de choses. Si Nine Inch Nails représente l'avenir de la musique, ce n'est qu'à moyen terme. Les jeunes artistes qui n'ont pas un large public pré-existant doivent encore trouver leur propre business model.

 

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Stereomood, la radio émo

Posté par 2goldfish le 06.04.09 à 09:41 | tags : web 2.0, web, radio

Stereomood se décrit comme une "emotional radio" qui vous propose de la musique adaptée à votre humeur. Ce n'est pas le premier site à proposer des playlists accessibles via un nuage de tags. Sur la page d'accueil, vous avez en effet un tel nuage qui propose des playlists pour chaque occasion : "Sunday Morning", "Cooking Time", "Busy As A Bee"... Les mp3 qui sont joués sont piochés sur des blogs et taggués par les créateurs du site et les utilisateurs. Il n'y a vraiment rien de bien révolutionnaire dans ce concept situé quelque part entre Last.fm et Hype Machine.

 

Stereomood, c'est le B.A-BA du web2.0, donc, mais c'est aussi un lien très cool, parce que neuf et donc pas encore pourri par une armée d'utilisateurs qui taggueront tout et n'importe quoi n'importe comment. Les playlists sont pour l'instant d'une qualité surprenante. Et puis il y a aussi la possibilité de recréer ses propres playlists, même si sur ce terrain là, Stereomood n'est pas près de concurrencer Deezer ou Spotify.




Invitez-vous sur Spotify

Posté par 2goldfish le 12.02.09 à 10:03 | tags : web, music biz, web 2.0

Spotify est vendu comme le logiciel qui pourrait tuer le peer to peer. Il ne tuera certainement que Deezer et Jiwa mais c'est déjà beaucoup.

 

Spotify, donc, c'est un concurrent de Deezer et Jiwa : un service de streaming musical à la demande avec un catalogue impressionnant, la possibilité de créer et partager des playlists, etc... Mais les différences sont nombreuses. D'abord, Spotify est un programme qui se télécharge sur votre disque dur, pas un site. C'est peut-être un tout petit peu plus compliqué au démarrage mais ça n'a que des avantages. D'abord l'ergonomie est parfaite : tout fonctionne en drag & drop et on a l'impression d'utiliser un iTunes light. Le logiciel utilise un mélange entre streaming centralisé et peer to peer qui fait qu'il tourne beaucoup plus rapidement que n'importe lequel de ses concurrents directs.

 

Autre différence de taille : Spotify est financé en partie par la pub et en partie par l'abonnement. On peut y accéder gratuitement sur invitation mais on aura accès à plus de fonctionnalités et de titres en déboursant une dizaine d'euros par mois. On coupera ainsi aux publicités sonores qui s'insèreront entre les titres lus (j'emploie le futur à dessein : pour l'instant, Spotify n'attire pas les annonceurs). Economiquement, le modèle pourrait s'avérer plus viable que celui uniquement publicitaire de la concurrence.

 

Tout dans Spotify est bien pensé : on active le scrobbling Last FM en un clic, les biographies des artistes sont celles d'Allmusic et non pas celles de moindre qualité de Wikipedia (comme sur Jiwa), le logiciel utilise moins de ressources qu'un onglet Firefox... Le concepteur du logiciel avait contribué à la création de l'excellent logiciel de peer to peer uTorrent et aurait utilisé l'argent de la vente de ce dernier pour financer la création de Spotify. Son but serait d'offrir une alternative viable au téléchargement illégal, qui ne réussira jamais à s'imposer si elle n'offre pas une expérience plus simple et plus avantageuse pour le consommateur. Spotify pourrait véritablement être cette alternative... si on pouvait l'emmener avec nous dans notre lecteur mp3. En attendant, on apprécie quand même beaucoup l'initiative et les possibilités qui nous sont offertes, comme celle de créer des playlists collaboratives.

 

Au fait, vous cherchez désespérement une invitation Spotify ? Cliquez, c'est cadeau.




Le Royaume-Uni renonce à la riposte graduée et trouve pire pour la remplacer

Posté par 2goldfish le 31.01.09 à 09:54 | tags : web 2.0, uk, politique, news, music biz, dadvsi

 

Il semble bien que la riposte graduée va bientôt se mettre en place en France envers et contre toutes nos protestations (et surtout celles du parlement européen). Les études montrent qu'elle sera inefficace en tant qu'arme de dissuasion et l'histoire, quant à elle, montre que les plus malins sauront toujours se cacher sur internet. Au Royaume-Uni, par contre, on vient purement et simplement d'abandonner l'idée que le projet était sur les rails et les FAI à bord. David Lammy, ministre de la propriété intellectuelle, vient en effet de déclarer qu'il abandonnait l'idée. Il semblerait que pour Lammy voler un mp3, c'était comme voler un oeuf, pas un boeuf, et qu'il ne fallait pas taper trop fort sur la tête des sujets de la reine pour si peu.

Bien sûr, tout ça est lié au fait que les travaillistes sont bien bas dans les sondages alors que les élections approchent. En France, on n'a pas d'élections avant longtemps... à part les européennes, bien sûr, mais tout le monde s'en fout (cf. la première parenthèse). Par-dessus tout, les gouvernants ne semblent pas croire que l'opinion publique s'intéresse à ce sujet, à tort où à raison.

 

 

Au même moment, cependant, au sein du parlement anglais on propose une taxe de vingt livres par an sur chaque connection haut débit pour financer une Haute Autorité chargée de fournir aux majors du disque et du film les noms et adresses des pirates. En gros, chaque année les Britanniques auraient une taxe à payer pour aider leur gouvernement à dénoncer leurs concitoyens à des organismes privés dont le siège n'est souvent même pas en Europe. Pour à peine plus cher, sur l'île de Man, on propose une licence globale qui permettrait aux habitants de télécharger absolument tout ce qu'ils veulent. Moi je sais où je voudrais vivre.




Top des groupes Facebook musicaux les plus improbables

Posté par 2goldfish le 22.12.08 à 15:49 | tags : top, web 2.0, rigolo

Les groupes ou fans pages autour des musicos se sont multipliés sur facebook, les groupes débiles aussi. Le must (ou le pire) reste de rejoindre un groupe musical, autrement plus farfelu que "The Rolling Stones Network". Pour être fan, distinctif et rendre hommage à la créativité en la matière, voilà un top des dix groupes musicaux de facebook les plus improbables et qui feront bien (ou juste bizarre) dans le feed de vos amis.

 

10. Par principe, je coucherais avec n'importe quel membre de Radiohead : Comme quoi avoir des principes, ça n'est pas toujours une bonne chose.

 

09. Contre les cons qui salissent Seven Nation Army en criant PO POPO POPO PO : Enfin un groupe pour tous ceux qui n'en ont pas déjà plus que marre de l'hymne des White Stripes.

 

08. Maynard James Keenan (de Tool, ndlr) a marché sur l'eau, je l'ai vu faire : Mais alors pourquoi est-il toujours infoutu de faire de la bonne musique ?

 

07. Si vous pouvez le regarder, vous pouvez le regarder en synchro avec Pink Floyd : Pourquoi s'arrêter au Le Magicien d'Oz ?

 

06. Je peux voir mon reflet sur le crâne de Billy Corgan : Le crâne de Billy Corgan, vraiment, on y voit ce qu'on veut.

 

05. Je veux mourir sur une île avec des bouddhistes qui écoutent Pink Floyd : Et moi si ça n'est pas trop demander, je veux mourir à bord d'un avion avec des lapins qui font du yo-yo. Ou du Hula Hoop.

 

04. Les statues de l'Île de Pâques sont en réalité des sculptures de la tête de Mark Lanegan : Franchement, à part la logique, qu'est-ce qui s'y oppose ?

 

03. Je donnerais un coup de poing dans la tête d'un lion pour voir Nirvana en concert avec Kurt Cobain : Ca donne envie de ressuciter Kurt Cobain rien que pour voir ces 779 types se dégonfler.

 

02. J'écoute Sigur Ros quand je fais caca dans des toilettes publiques : Curieusement, ce groupe ne compte qu'un seul membre.

 

01. Les chansons des Smiths sont au fond de mon coeur et je t'encule : Toute la poésie et l'ambiguïté sexuelle des paroles de Morrissey en une seule phrase. Le ciel sait que je suis malheureux maintenant.




Jiwa : mieux mais moins

Posté par 2goldfish le 26.11.08 à 15:28 | tags : geek, mp3, music biz, web, web 2.0
 
Bon, nous avons déjà testé les lecteurs exportables de Last FM et Deezer, feu Muxtape et même un peu iMeem... Jiwa remporte la palme de la qualité et de la simplicité : mettons que vous êtes en train d'écouter sur leur site l'excellent premier album de The Sundays, Reading, Writing & Arithmetic, et que vous vouliez le partager : en un copié/collé vous avez ce petit lecteur qui propose l'album streamable en intégralité partout où on accepte le HTML et même sur Facebook. Pas des extraits de trente secondes, pas des mp3 surcompressés, pas de lecture aléatoire forcée... Vous pouvez proposer un album(ou même plus) entier, en mp3 de bonne qualité etécoutable autant de fois que l'auditeur le désire.

Le seul point faible de Jiwa face à son rival direct Deezer, c'est un catalogue beaucoup moins fourni. Un accord a été signé avec Universal, ce qui est déjà pas mal, mais on ne trouve pas toujours ce qu'on cherche, loin de là. Gageons que les choses vont forcément aller en s'améliorant. La concurrence c'est souvent une bonne chose et le business du streaming audio sur le web devenant de plus en plus un enjeu majeur, il ne faudrait pas qu'on se retrouve avec un seul géant qui dicte ses conditions comme iTunes le fait dans le domaine de la vente en ligne. Faites comme moi : ajoutez le moteur de recherche Jiwa à côté de celui de Deezer et utilisez les deux.



Deezer : Selection automne / hiver 2008 - 2009

Posté par Maxence le 20.11.08 à 14:51 | tags : egographie, électro, punk, rock, techno, web 2.0

Qu'on se le dise, je ne vais jamais sur Deezer, ou presque. J'en ai encore fait l'expérience aujourd'hui en composant cette playlist dédiée à vous mes lecteurs (et les autres de passage), cet outil n'est pas pratique du tout. Changement de page quand on tape "enter", noms de groupes mal orthographiés (allez chercher "Chk Chk Chk" ou " !!! " par exemple), etc. Pourtant, je l'avais déjà dit il y a un an, c'est une alternative agréable au P2P (il y en a d'autres évidemment) et un moyen d'échanger vos coups de cœur musicaux avec ceux que vous aimez et qui sont loin. Ce blabla pour dire que je me suis amusé à recréer ici un mix qui ressemble à ce que je joue (rarement et jamais seul, trop mauvais DJ) en soirée, ou ce que je rêverais de jouer (pour certains titres que je n'ai pas en vinyl). Un constat consternant cependant : pas beaucoup de titres de 2008. En partie la faute à Deezer, en partie la faute à l'âge je crois. Voilà, c'est pour vous, ça commence volcanique, ça continue funky, puis hypnotique et enfin mélancolique. On est en hiver non ? Enjoy !

 




Le futur de la musique est-il vraiment rose ?

Posté par 2goldfish le 27.10.08 à 10:40 | tags : music biz, myspace, web 2.0

Un jour Myspace Music nous tuera tousOn a tous un peu tendance, moi le premier, à fantasmer à voix haute sur l'avenir radieux de la musique sur internet. Fini les majors, fini les radios commerciales, fini les monopoles, les ententes, les matraquages publicitaires... Les gens vont écouter par eux-mêmes, les artistes leur vendre sans intermédiaires et la musique produite en sera forcément meilleure. Ce serait la fin de l'Histoire au sens marxiste du terme. Nous sommes tout de même bien naïfs de croire que pour la première fois dans l'histoire du monde on va avoir droit à un happy end.

 

Qu'est-ce qui pourrait gâcher notre beau rêve ? Pourquoi pas Deezer, Last FM et surtout Myspace Music ? On a tous bien ri quand les majors ont arrêté de poursuivre Napster pour investir dedans, c'était au moins aussi drôle que Titanic. Avec Myspace Music, même si Myspace pourrait tout aussi bien être leur Hindenburg, Universal et tous ses ennemis pourraient bien avoir trouvé leur planche de salut. Les majors sont en effet copropriétaires d'un énorme appareil de promotion pour leurs artistes et d'un potentiellement tout aussi énorme réseau de distribution. Les lois antitrust, plus personne ne sait ce que ça veut dire à l'ère 2.0, de toute façon.

 

Du coup les artistes signés sur des majors reçoivent de l'argent au moindre streaming sur Myspace Music, tandis que les indépendants se contentent des miettes qu'on veut bien leur accorder. Il est évident à tout le monde que les revenus des streamings gratuits représenteront très vite une grosse part du business. Sur Deezer, vous avez intérêt à faire partie d'une maison de disque ou d'un label qui a signé avec eux, sinon, vous ne pourrez même pas y trouver votre propre musique. Sur Last FM, on essaie de rémunérer les artistes de façon équitable qu'ils soient sur une major ou non... Mais combien de temps Last FM tiendra sur cette position ? Les accords globaux avec des multinationales, c'est tellement plus facile... Et si elles venaient à racheter une part de Last FM pour le contrôler comme Myspace Music ? Dans le futur, être un artiste indépendant, ça paiera peut-être, mais pas forcément autant. La suppression des intermédiaires ne sera peut-être pas rentable pour tous les groupes.

 

La centralisation de la musique sur des sites "web 2" va aussi faire qu'on n'aura jamais, semble-t-il, le total contrôle de sa diffusion : c'est l'effet minitel 2.0 appliqué à la musique. Oh, oui, bien sûr on peut balancer le lien Deezer d'un groupe qu'on aime bien à tous ces amis et peut-être même qu'ils en feront autant, mais le bouche à oreille sur le web n'aura jamais le même poids que quelques dizaines de milliers de dollars de bandeaux publicitaires. Les sucess story myspace bidonnées de Lily Allen ou Arctic Monkeys en attestent.

 

Financièrement, donc, être indépendant pourrait ne s'avérer un bon choix que si vous êtes Max Tundra ou Nine Inch Nails, beaucoup plus problématique si vous êtes Of Montreal. Côté auditeur, l'internet reste une très bonne nouvelle : on pourra de plus en plus écouter ce qu'on veut légalement, quand on veut... mais il ne faut certainement pas s'attendre à ce que tout le monde le fasse pour autant.

 




Myspace Music, l'union sacrée contre iTunes

Posté par 2goldfish le 30.09.08 à 11:59 | tags : music biz, myspace, news, web 2.0

Myspace Music vient d'être lancé aux USA et c'est censé être un événement. "Les majors du disque et le vieux réseau social malade et Amazon réunissent leurs forces pour vous prendre votre argent ! Youpi !". En gros, ça veut dire qu'il y a beaucoup plus de titres en streaming sur le site, souvent la discographie entière d'un artiste d'une major, et des liens pour les acheter en mp3 sans DRM via Amazon. Bref, on a à peu près exactement la même chose qu'avec Deezer, Jiwa, Last FM... Mais avec une intégration accrue du magasin mp3. Bon, et le fait que les artistes ont tous une page Myspace qui leur appartient, un gigantesque réseau déjà existant, que les millions d'utilisateurs de Myspace qui n'ont pas encore fuit se transforment en clients potentiels et que même les gens qui n'ont pas de Myspace ont souvent pris l'habitude d'utiliser le site pour y découvrir de nouveaux artistes. Ca fait du positif dans la balance pour l'argument "Myspace va sauver les majors".

 

Sur le plateau "contre" de la balance, il y a la situation des labels indépendants, grands "oubliés" de l'union sacré des ennemis de Steve Jobs. Et puis il y a le fait que tout ça a été mis en place dans l'urgence, il y a de gros trous dans le catalogue au lancement et semble-t-il des trous aussi dans le personnel : Myspace Music n'a toujours pas trouvé de PDG, personne de suffisamment expérimenté dans le domaine ne semble se battre pour ce poste, ce n'est pas vraiment bon signe.

 

Le vrai problème de Myspace Music, c'est que Myspace en tant que réseau social est en grosse perte de vitesse. L'interface est vieillote et sa customisation trop compliquée (on attend avec fatalisme les complaintes de tous ceux dont cette nouvelle update de Myspace aura foutu en l'air la page qu'ils avaient mis si longtemps à mettre en place). De nombreux artistes ont effacé leur page Myspace à cause des gros trous laissés béants dans l'interface de base et dont profitent de nombreux hackers... Moi ça ne me donne pas vraiment envie d'entrer mon numéro de carte de crédit.




Blippr, le futur de la critique musicale

Posté par 2goldfish le 08.09.08 à 18:03 | tags : rigolo, web, web 2.0

Tro for, j pe pa testJe suis très inquiet. Le site Blippr va-t-il me mettre au chômage ? Le site propose aux internautes d'écrire des critiques en 160 caractères ou moins et de les accompagner d'un smiley allant de =D à =( et en tire des tops. Et moi je n'ai même pas réussi à écrire moins de 300 caractères sur le sujet. Le web 2.0, c'est plus fort que moi.




Internet mon amour, téléchargement mon chéri

Posté par 2goldfish le 08.09.08 à 11:07 | tags : music biz, news, politique, web 2.0

Le projet de loi "Internet et Création" qui doit passer devant le Parlement Français cet automne a, entre autres particularités amusantes, été rédigé sans la consultation des créateurs. Les industriels, les distributeurs et les politiques ont tous eu leur mot à dire (du moins le croyait-on jusqu'à ce qu'on apprenne les méthodes douteuses de Denis Olivennes et Christine Albanel pour obtenir des signatures) et il s'est bien trouvé a posteriori des artistes pour courageusement s'élever pour le projet de loi de leurs patrons et du gouvernement dans une tribune du Monde en juillet dernier intitulé "Culture ne rime pas avec gratuité". Alain Corneau, Costa Gavras ou Jean-Jaques Annaud n'ont pas un instant réfléchi que leurs noms non plus ne rimaient pas avec toute la culture mais ils semblent en tout cas certains que "gratuit" ne fait pas partie de leur vocabulaire.

Il y a des artistes qui ont envie de distribuer leur production gratuitement ou du moins qui refusent qu'on empêche sa circulation et son partage. Signataires de la pétition "Internet Mon Amour" ils veulent être pris en compte dans le projet de loi et demandent à être téléchargés, "piratés". Il semble que personne au gouvernement n'a entendu parler des licences Creative Commons et des artistes qui mettent volontairement leurs oeuvres sur les réseaux peer to peer ou des net-artistes qui créent des sites gratuits. Tous les modèles développés depuis des années par les artistes de demain (d'aujourd'hui même) sont simplement ignorés alors qu'ils pourraient être encouragés.


Il suffit de regarder un peu les chiffres publiés par Numérama il y a peu : aux USA et au Royaume Uni, les revenus reversés aux artistes par les équivalents locaux de la SACEM sont plus haut que jamais. ils n'ont jamais baissés et en France non plus même si la hausse est bien plus timide. C'est en fait l'explosion des moyens de diffusion des oeuvres, en particulier sur le net, qui fait que la chute des ventes de disques est largement compensée pour les artistes. Elle ne l'est évidement pas pour les maisons de disques ou les distributeurs traditionnels mais dans les pays anglo-saxons, plutôt que de ne s'adresser qu'à eux pour pondre des lois rétrogrades (ces pays en ont pourtant aussi leur lot) on n'a pas freiné le business du futur.




Favtape, la mixtape instantanée

Posté par 2goldfish le 29.08.08 à 09:00 | tags : web, web 2.0
Avec les playlists Deezer (qui ont perdu pas mal de leurs fonctionnalités les plus intéressantes récemment) et Muxtape (qui vient de fermer temporairement le temps de régler ses problèmes avec la RIAA, nous dit-on), la mixtape qu'on s'échange entre amis ou amants a fait un grand come back ces derniers mois. Personnellement réarranger mes morceaux favoris au feeling ou selon une logique compliquée incluant beaucoup de tractations internes idiotes ("Mettre Medevac et Running Up That Hill ensemble, c'est une insulte ou un hommage ? Pour Kate Bush ou pour Siobhan Donaghy ? Et si je mettais la reprise de Chromatics ?") ça me manquait depuis l'époque où je n'ai plus de lecteur de cassette dans ma voiture.

Pour d'autres cependant, la mixtape c'est beaucoup moins compliqué, il suffit de choisir dix ou quinze titres qu'on aime bien et de les mettre ensemble. Pour ceux là, Favtape c'est l'idéal : vous rentrez le nom d'un compte Pandora ou Last FM et l'appli retrouve les favoris de ce compte, en récupère une version streamable et vous crée une page pour tout écouter. Bien sur il faut être le genre de geek qui a un compte Last FM ou Pandora, qui a téléchargé un scrobbler, qui aime ce genre d'application web obscures... c'est à dire surement exactement le même genre de geek qui aime s'acharner sur la création de la mixtape parfaite plutôt que de laisser un robot la faire à sa place mais il y a bien une ou deux personnes dans le monde qui utiliseront tout de même Favtape.



52 artistes contre le téléchargement illégal

Posté par Slick Rick le 23.06.08 à 16:23 | tags : mp3, news, politique, web 2.0

Alain Bashung, Zita Swoon et Abd Al Malik sont au moins d'accord sur un point avec M Pokora, Jenifer et Liane Foly: le téléchargement illégal, c'est pas bien. "Ne pillez pas nos oeuvres", supplient-ils en choeur dans un appel collectif.

Publié dans le Journal du Dimanche du 22 juin, le texte, signé par 52 artistes aux profils variés et variables (cf liste complète ci-dessous), s'oppose au piratage des oeuvres. "Nous sommes inquiets, très inquiets. La France a créé les droits d'auteur. La France adore la culture", affirme le texte des 52. "Aujourd'hui, de bonnes âmes essaient de faire croire que la liberté de tout faire, donc de faire tout et n'importe quoi sur Internet est un droit de l'homme que rien ne saurait contrarier sauf à tomber dans une forme de dictature préhistorique. Eh bien non!"

L'appel soutient ouvertement le projet de loi "Création et Internet" défendu par la Ministre de la Culture et de la Communication Christine Albanel. Cette dernière se pose en ennemie numero 1 des pirates du web. Selon Albanel, le téléchargement illégal aurait entraîné une chute de 50 % des revenus de l'industrie musicale ces cinq dernières années. Issu du rapport Olivennes, le projet "Hadopi" ne plait pas à tout le monde. Notamment à cause des sanctions qu'il prévoit : la suspension de l'abonnement Internet après deux avertissements.

Ce projet de loi devrait être examiné en première lecture au Sénat avant l'été.

 

 

Les 52 signataires de l'appel: Etienne Daho, Christophe Maé, Kery James, Sinik, Francis Cabrel, Patrick Bruel, Jean-Jacques Goldman, Jenifer, Stanislas, Raphaël, M Pokora, Keren Ann, Thomas Dutronc, Eddy Mitchell, Isabelle Boulay, Maxime Le Forestier,Martin Solveig, Marc Lavoine, Calogero, Gérard Darmon, Pascal Obispo, Jacob Devarrieux, Elie Semoun, Alain Bashung, Bernard Lavilliers, Rachid Taha, Bob Sinclar, Psy 4 de la rime, Abd Al Malik, Anis, André Manoukian, Charles Aznavour, Alain Souchon, Mademoiselle K, Soprano, Arthur H, BB Brunes, Liane Foly, Emmanuelle Seigner, Ridan, Renan Luce, Zita Swoon, Johnny Hallyday, Empyr, Kenza Farah, Shine, Camaro,Diam's, Renaud, Romane Cerda, Cali et la Grande Sophie.

 




Deezer se rabiboche avec Universal

Posté par Slick Rick le 16.05.08 à 13:49 | tags : economie, médias, news, web, web 2.0

Ils se faisaient la gueule, ils se sont retrouvés. Le géant du disque Universal music a finalement signé le 14 mai un accord portant sur 35 pays (Europe, Maghreb, Moyen-Orient) avec le géant du streaming musical Deezer. L'internaute peut désormais écouter gratos des artistes tels que Portishead, Amy Winehouse, Kanye West, Bashung. Un million de titres supplémentaires sont disponibles.

 

Les deux fondateurs de Deezer, leader du streaming en France, ne cachent pas leur joie : "Cet accord unique démontre encore une fois, qu'il existe des solutions et des démarches positives pour répondre à une nouvelle configuration de la demande, reposant sur un accès libre et légal à la musique." Pascal Nègre, PDG d'Universal Music France, aussi : « Les services d'écoute de musique financés par la publicité font partie de ces nouvelles offres qui permettent au plus grand nombre de découvrir les artistes et leurs oeuvres, tout en respectant le droit des artistes et des producteurs ». Tout le monde est content, les oiseaux chantent.

Mais avant de s'envoyer des mots doux, les deux géants s'étaient un peu frités. On se souvient qu'Universal n'avait pas trop apprécié que ses artistes figurent sur la plate-forme de streaming gratuit, sans rien percevoir en retour. En septembre dernier, la major avait même menacé Deezer de représailles judiciaires. Depuis, Deezer a tout fait pour légaliser et légitimer son offre, d'abord en signant un accord avec la Sacem (pour les droits d'auteur), puis avec Sony BMG, et enfin avec la SPPF, qui représente les labels indépendants, en octobre dernier.

Universal est content, Deezer est content. Mais les artistes ? Les artistes aussi, puisqu'ils touchent de 15 à 20% sur leur passage en web radio, et jusqu'à 50% pour l'écoute à la demande. Personne n'y trouve à redire, Deezer poursuit sa conquête effrénée, actuellement en négociation avec Warner et EMI. Et le perdant dans l'histoire, parce qu'il y en a forcément un...toujours le même: ce bon vieux CD, cet abracadabrant anachronisme à l'heure de l'i-pod, encore défendu par une curieuse race, mais en voie d'extinction : le disquaire. Souvent reconnaissable à son look de nerd débraillé, sa barbe de trois jours, ses goûts pointus, et à son désir de propager la bonne parole... Désormais, le disquaire est presque un antiquaire.




Retrouvons la passivité

Posté par 2goldfish le 15.05.08 à 11:28 | tags : geek, web 2.0, youtube

Le très haut débit et Youtube ont aboli pour beaucoup la tradition de ragarder passivement des clips à la télé, ce qui n'est pas un mal, bien sûr, puisqu'on sait tous que la télé, c'est mal, et qu'on a souvent gachées des heures de notre jeunesse parce que "peut-être que le prochain clip sera bon". Sur Youtube, si vous faites un petit effort, tous les clips sont bons. Sauf qu'on n'a pas toujours envie de faire un petit effort. Se vautrer dans le canapé et laisser les images défiler, c'était souvent un acte de fainéantise mais parfois, c'était aussi la seule chose qu'on était capable de faire. Je n'ai pas toujours envie de racler le fond de mon cerveau pour trouver une idée de clip à regarder, taper les mots qu'il faut sur mon clavier, sélectionner la bonne vidéo parmi les résultats et recommencer toutes les trois minutes.

 

Les fainéants, les idiots, les mous et les manchots salueront donc l'arrivée de ce site : Last FM+Youtube qui vous propose de créer une chaine musicale rien qu'en entrant le nom d'un compte Last FM ou d'un artiste. Tapez le nom d'une personne au goût sûr (pas vous, vous êtes un idiot/fainéant/mou) et c'est tout, vous n'avez plus qu'à vous enfoncer dans votre fauteuil et regarder les clips défiler d'un oeil bovin, comme au bon vieux temps de Best Of Trash sur M6.

 




De la musique sur Myspace ?!

Posté par 2goldfish le 07.04.08 à 11:02 | tags : music biz, myspace, news, web 2.0

Myspace vient d'annoncer que "Myspace Music" allait bientôt offrir avec l'accord de trois des quatre majors encore debout un truc révolutionnaire qui va tout révolutionner dans la révoltuion actuelle de la musique. Révolution révolution révolution. Ce truc, c'est, tenez vous bien... du streaming financé par la publicité et la vente de mp3 sans DRM. Comme d'autres rédactions ont les nécrologies de Jean Paul II Fidel Castro Amy Winehouse et Britney Spears, Playlist devrait peut-être d'ores et déjà rédiger le billet pour l'annonce historique que Facebook ne manquera pas de faire très prochainement.

Ce qu'on peut dire de particulier à propos de l'annonce de Myspace c'est que, bien que cela semble échapper à ses dirigeants, elle va à l'encontre de ce qui a fait une grosse part du succès du site jusqu'ici. Généralement, quand on annonce qu'on a signé avec les majors, on précise aussi, même si ça ne fait pas les gros titres, qu'on a signé avec un millier de petits labels indépendants. Myspace Music "pourrait les inclure" nous dit-on, mais la nature de l'accord avec les majors leur laisse peu de place : MM va devenir une entitée séparée de Myspace.com dont les trois majors (enfin, quatre, on a gardé une place pour EMI qui n'est pas encore à bord) seront actionnaires. Quelle que soit la place accordée aux labels indépendants, de toute façon, Myspace a fait son succès avec les milliers d'artistes non signés qui, grace à la "longue queue" attirent tout de même une grosse partie de l'audience et qui seront les laissés-pour-compte dans cette histoire. Oubliez la success story/légende urbaine du petit artiste sans label qui s'est fait connaitre via myspace, l'histoire du petit artiste sans label qui a fait gagner beaucoup de revenus publicitaires aux majors est encore mieux !




Votre mp3blog en dix minutes

Posté par 2goldfish le 04.04.08 à 10:46 | tags : mp3, web 2.0

Ca semblera peut-être difficile à croire pour certains mais la plupart des gens ignorent ce qu'est un mp3blog (même s'ils le devineront sans doute en entendant le mot). Pour ces personnes, donc, un mp3 blog c'est un site internet où un type écrit de longs textes passionnés sur la musique qu'il écoute mais que personne ne lit parce que le blogueur a attaché un mp3 à télécharger ou écouter et que tout le monde n'est là que pour ça. Il semble que ce soit tout de même excellent pour booster l'opinion qu'ont les gens d'eux-même (comme n'importe quel autre type de blog, vraiment).

Mettons que vous êtes un peu geek et que vous vouliez vous aussi votre mp3blog mais que vous êtes fainéant et réaliste : vous n'avez pas envie de passer du temps à écrire des textes ou choisir des chansons, les uploader etc... Il existe maintenant une solution simple pour créer votre propre mp3blog automatique en dix minutes ! L'intérêt est peut-être limité mais la façon dont ça fonctionne est simplement brillante.

Les explications en détail sont sur cette page. En gros, vous créez un compte last FM, le programme yahoo pipes récupère les données de ce compte pour déterminer ce que vous écoutez et recherche les mp3 correspondants sur hype machine et skreemr et en fait un flux RSS que vous envoyez vers la plateforme de blogs Tumblr. Le résultat, c'est ça. Vous pouvez toujours bien sûr ajouter du texte si ça flatte votre égo mais juste comme ça, la simplicité de la chose est magnifique.

(via La Blogothèque)




Muxtape, hold up 2.0

Posté par 2goldfish le 31.03.08 à 10:37 | tags : web 2.0
 

Muxtape.com, c'est le site le plus cool du moment. Tout simplement, il vous permet d'uploader une douzaine de chansons de votre choix et crée une page dont vous pouvez partager l'URL. C'est simplement le principe de la mixtape... ou de Deezer avant que toutes ces histoires de respect du copyright ne viennent rendre le service beaucoup moins intéressant.

Comment c'est possible ? C'est simple : en bas de la page d'upload, il y a un petit message qui dit qu'en uploadant une chanson vous certifiez que vous avez le droit de la diffuser comme ça et hop', ni vu ni connu, ça passe. Evidemment c'est une approche qui ne durera que le temps que les avocats des ayant droits se réveillent. Bien sûr les majors demandent tellement d'argent à l'entrée de nos jours que violer le copyright est la seule façon de se lancer dans la musique sur le web. Presque tous les grands sites "agrées" par l'industrie de la musique aujourd'hui ont commencé comme ça.

En attendant, il y a déjà des centaines (des milliers ?) de muxtapes dont on imagine si on le veut bien qu'elles sont "légales". A l'heure du peer to peer faire une petite mixtape et la partager avec ses amis n'est bien sur qu'un crime bénin, mais si vous tombiez par hasard sur une muxtape faite par un certain 2goldfish, sachez que c'est un homonyme sans aucun rapport avec moi. Un homonyme qui a très bon goût, certes, mais un homonyme quand même. D'accord ?




Deezer a une longueur d'avance sur Last FM

Posté par 2goldfish le 28.01.08 à 12:01 | tags : mp3, news, web 2.0
free music

 

 

Alors que Last FM vient d'annoncer son "révolutionnaire" streaming gratuit, Deezer en est déjà à lancer une seconde version de son widget qui permet non seulement de jouer les morceaux disponibles sur le site mais aussi ceux que vous y uploadez vous-même. Deezer est en fait une évolution de Radio Blog Club Blogmusik, un site communautaire pour écouter, créer et partager des playlists. Comme un peu partout, vous pouvez devenir fan d'un groupe, amis d'autres auditeurs ou juste autiste profiteur (au passage, je vous invite tous à devenir mon ami sur Deezer, mon pseudo est le même qu'ici et j'ai des playlists désolantes à vous faire écouter !).

Deux widgets sont disponibles pour votre blog/site : le premier que vous pouvez voir à l'oeuvre ici même vous permet de streamer une simple chanson -ici l'excellent chaos joyeux et altermondialiste de Yeasayer- le second a remplacé celui que Maxence vous présentait en Novembre et permet de partager des playlists entières... à cette exception près que les morceaux sont coupés avant la fin, ils sont financés par la pub après tout et si vous voulez écouter tout le mix de Maxence vous devrez maintenant vous rendre sur le site Deezer et être exposé à la pub. C'est logique, en fait.

Deezer en sait beaucoup moins long sur vous que Last FM et ses pubs sont moins ciblées. Last FM, rappelons le, c'est l'inventeur du scrobbler, en pratique un spyware que vous installez volontairement sur votre machine et qui alimente une base de donnée gigantesque en information sur vous. Oh, pas des informations vitales, certes, mais à partir de la musique que vous écoutez Last FM prétend déterminer votre catégorie socio-professionelle et vos habitudes de consommation. Ils le font sans trop se tromper, je parie. Pour l'instant on est beaucoup à se préter au jeu mais est-ce bien prudent ? Deezer fait figure de David face à Goliath ici mais a de bons arguments pour lui : malgré un catalogue de titres plus réduits, Deezer permet pour l'instant de les écouter autant de fois que vous le voulez, d'uploader vous-même les titres manquants et surtout, le streaming sur Deezer est déjà fonctionnel.




Last FM : trois streams et tu sors

Posté par 2goldfish le 24.01.08 à 11:49 | tags : mp3, music biz, news, web 2.0

Last FM vient d'annoncer une nouvelle plutôt bonne qui suscite une réaction chez nous quelque part entre une excitation modérée et un baillement dubitatif. Comment devrions nous réagir, vraiment ? Difficile à dire. Au cours d'une conférence de presse mercredi, les dirigeants de Last FM et CBS (propriétaires de la web radio 2.0 depuis mai dernier) ont annoncé avoir signé des accords avec tous les plus gros labels et 150.000 indépendants pour développer une offre de streaming financée par la pub. En clair les morceaux dont vous ne pouvez pour l'instant entendre que des clips de 30 secondes seront bientôt écoutables en integralité à la demande... trois fois, après quoi on vous orientera gentillement vers Amazon, iTunes et consorts. Last FM propose déjà plusieurs millions de chansons et compte continuer d'en ajouter tant qu'il restera un morceau de musique qui leur échappera.

Un bandeau de pub ciblé (last FM en sait un paquet sur vous, rappelons-le) financera ces trois premiers streaming en redistribuant une part des revenus aux ayant-droits... du moins à quelqu'un, puisqu'on ne connait pas le contenu des accords passés, différents pour chaque label nous dit-on, et ce n'est pas comme si les majors du disque avaient l'habitude de rémunérer équitablement leurs artistes, en particulier dès qu'il s'agit des revenus du numérique. Et puis Last FM lance cette annonce après que Deezer et Imeem aient fait à peu près la même et que SpiralFrog perd des sommes astronomiques en streamant du Universal qui devrait être payé par la pub depuis longtemps déjà. En tout cas, ça montre un changement d'attitude de la part des majors qui ont abandonné le vieux réflexe de taper à gros coup d'avocat sur tout ce qui bouge sur le net. Reste à voir si Last FM parviendra à tirer suffisamment d'argent de la pub pour satisfaire leur appétit ou si les majors vont juste sucer le sang de Last FM avant de l'abandonner dans le caniveau.

D'un autre côté un artiste sans label pourrait tout aussi bien profiter du streaming de ses titres directement, comme Rien, par exemple, excellent groupe français qui marche plutôt bien sur Last FM ou encore nos chers Ask The Dust qui vont peut-être enfin être contents que je les ai poussé à s'inscrire. Les modalités de rémunération sont encore inconnues pour l'instant.

D'un autre côté encore, il n'y aurait selon Wired pas besoin d'être inscrit sur le site pour profiter du streaming, le décompte des trois streams seraient donc logé dans vos cookies et il suffirait de les effacer (ctrl+shift+suppr sous firefox) pour remettre le compteur à zéro et réécouter les chansons autant que vous voulez. Mais ça serait de la triche, évidemment.

 




The Sixty One Donne La Chanse Aux Chansons

Posté par 2goldfish le 05.01.08 à 12:41 | tags : rigolo, web 2.0

Le principe de The SixtyOne est le suivant : à votre inscription sur le site, vous disposez de cent points que vous distribuez par cinq aux chansons que vous voulez parmi celles qui sont en écoute sur le site. Plus une chanson reçoit de points, plus elle est mise en avant sur le site et plus vous recevez de nouveaux points à distribuer si vous avez voté pour elle.

 

Au premier abord on croit avoir à faire au millionième site qui propose de nous faire découvrir de la musique à travers le consensus des auditeurs. Un concours de popularité, en somme. Sauf qu'en pratique, thesixtyone est avant tout un jeu : on est là pour gagner des points, si on découvre de la musique c'est juste un bonus. On se prend donc à investir ses points non pas dans nos morceaux favoris (désolé Menomena, j'ai bien fini par comprendre que moi seul vous aimais) mais dans les titres dont on présume du fort potentiel de popularité. Peu importe que la chanson soit bonne : au moment ou j'écris, la reprise de "Mr Blue Sky" d'ELO par Lily Allen réalisée pour la pub pour les machin-choses, est parvenue jusque sur la page d'accueil. Personne n'écoute vraiment ça mais ça cartonne parce que tout le monde croit que les autres le font. On appelle ça une bulle spéculative et même si ça a mauvaise réputation, si vous vous y prenez bien vous pouvez faire fortune. Mon conseil d'investissement : pariez toujours sur la médiocrité.






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